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 if we choose to turn and let these walls fall down.


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· if we choose to turn and let these walls fall down. · Mar 10 Mar - 13:29
@donna gaynor
(8 mars 2020 / ocean avenue, west windmont)
but i still believe in they dreams we’ve been dreaming
the hope that we build on
it’s never too far, it’s never too far
if we choose to turn and let these walls fall down.


C’est toujours la même sensation lorsqu’il démarre sa voiture et presse la pédale du pied pour rejoindre, en le moins de temps possible, Leonardo. Une appréhension mêlée d’excitation, un gigotis dans les entrailles, une raideur légère de la nuque, un agacement face à tout ce qui peut le ralentir : feux, autres conducteurs, piétons qui prennent leur temps ou traversent lorsque ce n’est pas leur tour. Dingue, ça lui rappelle ses premiers dates d’enfant. Lorsqu’il était certain de passer un moment merveilleux, de créer un souvenir à chérir, au terme d’un effort concret (gagner l’amour de la fille, du moins son accord pour un moment rien qu’à deux). La peur, aussi, de n'être pas à la hauteur. Toutes ces sensations ont disparu à l’adolescence, à mesure que les filles sont devenues plus prévisibles parce qu’il connaissait « le truc », quand les dates ont fini par tous se ressembler. La mère de Leo avait longtemps joué à lui résister, probablement  pour se démarquer de ce qu’elle imaginait comme une horde d’ex identiques ayant toutes cédé beaucoup trop vite et sans opposer le moindre challenge à Virgil Visintini. Sans doute s’était-elle persuadée que l’envoyer bouler la rendait plus lointaine, moins accessible, plus désirable, et Virgil n’avait jamais cherché à la contredire. La vérité était tout autre : elle se serait décidée à coucher avec lui dès le premier soir, il n’en aurait pas été moins amoureux. Il essayait autant que possible de communiquer à Leonardo les souvenirs épars, un peu jaunis, de son amour avec sa mère. De la dépeindre sous son meilleur jour, de la lui présenter comme l’amour d’une vie, un amour qui méritât bien qu’en naisse un fruit merveilleux : lui. Il faisait le taff qu’elle se refusait à faire, celui de maintenir leur lien vivant pour leur fils. Ils savaient tous deux qu’ils ne recommenceraient jamais à s'aimer tous les deux. La famille de Virgil avait eu raison de la patience de son ex, et il devait lui reconnaitre qu’elle n’avait pas tort… Mais qu’y pouvait-il ? Il avait retiré une lettre de son nom comme on se coupe un doigt, comme les yakuzas pour réparer une faute, il avait déménagé dans un coin perdu de l’Amérique pour qu’elle accepte de le laisser voir son fils, que pouvait-il faire de plus pour racheter la conduite d’hommes et de femmes qui n’étaient pas lui et sur lesquels il n’avait aucun contrôle ? Il se gare devant la maison de Donna dans un crissement de pneus agacé. Ils ne vivent pas loin l’un de l’autre, sur Ocean Avenue, et c’est à elle que son ex dépose Leo, préférant ne pas avoir à le croiser, lui. Trop aimable. Il sait bien qu’elle s’inflige ça pour ne pas replonger, pour se retenir de tomber à nouveau dans ses bras, mais ils n’ont plus quinze ans, si ? Il grimpe les marches quatre à quatre, retrouvant au creux du ventre cette émotion parfaite, cette peur mêlée à l’extase symptomatique de l’attente. La petite tête de Leo va bientôt entrer dans son champ de vision, de même que sa voix, ses doigts potelés, ses idées dingues, son intelligence : un tout qui le méduse d’admiration et le remplit d’une indicible fierté. Ce petit mec brillant, impressionnant, n’est autre que son fils, à lui et à aucun autre, et il l’aime plus qu’aucun être humain ne l’a jamais aimé. Ce que Virgil a fait pour mériter un tel amour ? Rien. Rien d’autre que l’aimer en retour, le regarder, le prendre dans ses bras, l’écouter. L’amour tel que vous l’enseignent les enfants est une bénédiction qui vaut le coup d’être vécue avant de mourir. Elle rend la vie belle, même lorsque rien ne va. Le visage de Donna apparait au fond du couloir au moment où Virgil le traverse. — Heureusement que tu es là, dit-il en ouvrant les bras pour lui offrir son étreinte. C’est Donna qui récupère son neveu lorsque sa sœur passe à Windmont pour le laisser un week-end à son père. C’est Donna qui garde Leo les soirs de rush. Donna est sans le moindre doute la meilleure tatie qu’un enfant puisse espérer obtenir de la vie. — Eason est sorti ? Il regarde autour de lui, sachant bien qu’il ne remarquera le colocataire de son ex belle-soeur qu’en le cherchant des yeux. Pas du genre à s’annoncer en gueulant, Eason. Il y a quelque chose de très rassurant, chez Eason, une force qui fait qu’on se sent protégé, avec lui, mais aussi un quelque-chose de déroutant qui inquiète un peu Virgil quand il sait que son fils est dans le coin. Appréhension inutile, il le sait mais son inconscient est têtu. Il sait bien que le traumatisme d’Eason dû à l’Irak est dur à vaincre, il le sait pour avoir lui-même souvent vu des boxeurs de retour de l’armée frapper pour oublier l’existence. Ce genre de profil lui plait bien, mais s’il peut tenir Leo éloigné de tout ça… Soudain, le « papa » qu’il entend crier depuis une autre pièce lui vrille aux tympans comme un chant de sirène. Son regard s’illumine tandis que de petits « tap tap tap » typiques des chaussures de Leo martelant le plancher résonnent jusqu’à lui. Depuis le bout du couloir, Leonardo entame son sprint et termine dans les bras de son père, ses mains entourant son cou tandis que Virgil le soulève du sol. — Mon garçon, murmure-t-il en embrassant le front de son fils. A cet instant, plus rien d’autre ne compte. Plus rien hormis Donna, et son regard plein de sourire posé sur eux. Leur famille.
 
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