hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez Agnes Baker à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens et mini-liens sont également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions, n'hésitez pas à
les poser dans ce sujet ou si vous voulez passer par MP,
veuillez contacter le staff sur le compte @The Observer.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
Le Deal du moment : -17%
Manette Xbox Series sans fil nouvelle ...
Voir le deal
49.99 €

 

 golden cage (h/r)


F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: The World
Aller en bas 

Riley Campbell

behind
messages : 1733
name : all souls (maryne)
face + © : gabriella cutie wilde ▬ @mooncalf
multinicks : ezra, madd, gaby, jean & jace

age (birth) : 26 (18.04)
♡ status : single
work : former escort, now receptionist at the vet center
activities : worrying over and over about jake, tryin' to make a good life, reading, being pissed of by ayden
home : in the north of windmont bay, in an appartment, with jake.
points : 2421
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off | casey, daphne, joseph, ayden & shiloh (bee, have)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· golden cage (h/r) · Mar 10 Mar - 21:33
 

“ a golden cage is still a cage ”
(@Have Trask - 8th March 2020)

Le corps trop frêle qui se retrouve brutalement poussé contre le mur, à l’abri des regards et de la grande salle. Riley la sentait déjà mal cette soirée. Elle n’appréciait pas vraiment Alec. Trop bourru, des blagues vaseuses et souvent lourdes. Il avait du mal à prendre non comme réponse acceptable. Elle était même étonnée qu’il continue à demander ses services. Pourquoi pas aller avec une autre qui lui aurait accordé volontiers quelques extras. Elle préfère Nick –son client de la semaine dernière-, et de loin. Elle était souvent plus à le considérer comme un pote que comme un client. Il était agréable, respectait les limites, et son humour était bien plus sympa que celui d’Alec. « Soit un peu plus agréable, Riley. » « Tu me fais mal » qu’elle lache, un peu plus fort en dégageant son poignet de sa main. Le bracelet qui se casse et ses opales qui se posent dessus comme si c’était un élément essentiel de sa vie qui venait de se briser. Pas vraiment. Quoique. Juste une chainette sans grande valeur monétaire mais qu’elle affectionnait depuis plusieurs années. Il a un rire gras qui lui donne envie de gerber. « T’as tout gagné » qu’il lache en regardant le bracelet en commençant à s’éloigner. Il s’arrête, se tourne en la regardant « et rêve pas, t’auras rien ce soir »  c’est avec un léger sourire qu’il s’éclipse, là laissant ici, pathétique et des larmes aux yeux, qu’elle ravale. Pleure pas Riley. Pas à cette foutue soirée, pas pour un truc pareil. Y’a que des cons friqués en costard qui mériterait pas d la voir ainsi. C’est ce qu’elle essaie de se dire pour se réconforter, au moins un peu.

Et elle soupire, ramasse la chainette et avance, la tête baissée, perdue et à manquer de rentrer dans un autre mec en costard en tournant pour aller vers le vestiaire. « Exc’… » elle s’arrête. Have. Have en costard. Sublime. Qu’est-ce qu’il fait là ? Peut-être qu’il est là pour se faire de nouvelles relations, de nouvelles opportunités… Qu’est ce qu’elle en sait ? Elle tourne brièvement la tête vers l’endroit où se trouvait Alec, puis elle revient à lui. Est-ce qu’il a vu quelque chose ?
A croire qu’elle était destinée à rentrer dans Have –ou à manquer de se le prendre de plein fouet. Elle a un pas de recul, à cause de la surprise. C’est qu’il lui aurait presque fait peur. L’impression de se faire prendre sur le fait d’un truc dont elle est pas fière… C’est pas un secret qu’elle soit escort, mais c’est pas quelque chose qu’elle crie sur tous les toits non plus. Elle pensait assumer, elle se rend compte que non. Elle n’arrive pas à le dire à Keats, et même là, face à son ex, elle se sent honteuse. Comme une scène à laquelle il n’aurait pas dû assister. C’est que dans cette robe, elle ressemblerait plus à Ava qu’à Riley.. ça les ramène à un an en arrière. Pourtant, c’est bien en Riley qu’elle est là. Juste un air plus hautain flanqué sur le visage… Un air qui ne lui sied absolument pas pour ceux qui la connaissent. La robe lui va à ravir, mais le reste… la vérité, c’est que c’est un mensonge de plus, pas l’un de ceux qu’elle avait l’habitude de livrer à Have, mais un mensonge quand même. Elle a une boule dans la gorge, à cause de tout ça, de ce que ça ramène. Qu’il est vu dans une position si faible aussi. Non pas qu’elle soit un jour passée pour une femme qui tenait tête à n’importe qui ou pour une dure à cuire –mais elle était au moins une femme qui avait appris à survivre par ses propres moyens-, là, c’était violent. Plus qu’elle ne l’aurait imaginé.  « Je t’en prie, vas y, jubile » qu’elle lache, la mâchoire serrée, blessée sans trop savoir pourquoi en jouant nerveusement –distraitement- avec le bracelet cassé. Peut-être de se rendre qu’une fois encore, elle était empêtrée dans des mensonges à la con, et que celui qu’elle se répète depuis qu’elle est môme –tout pour survivre- n’a plus grand sens.


_________________


 HEART OF GOLD
she possesses an innocence so destructive. she put angels to shame.

Have Trask

behind
messages : 428
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : -

age (birth) : thirty three
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy
points : 999
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Mer 11 Mar - 18:08
 

“ Nobody called it a starfall
Come out the blue”
(@Riley Campbell - 8th March 2020)


Vivre à New York ou n’importe quelle grande mégalopole vous apprend incontestablement à vous complaire de tous les inconvénients d’une vie urbaine du genre (les gens qui se donnent des airs, des règles tacites de conduite qu’on promeut face aux simples marques de civilité, le bruit qui ne s’atténue jamais) et à s’accorder aux pressions sociales encourageant à tresser des cordes ; des liens avec les autres, la démarche est souvent infligée et cumule les manifestations caustiques, comme des vagues de remontées gastriques – fréquentes, d’intensité variable (n’encourageant pas la récidive).
- Rappelle-moi comment on appelle ce genre de digestif ? - Lou a fait le voyage jusqu’à Portland. Il a accepté de quitter sa zone de confort (c’est à dire : gotham, son paddock habituel situé à quelques blocs du Locanda Verde (où il déjeune tous les jeudis de rigatonis à la truffe)) pour les beaux yeux d’Have ; arguant ‘qu’il lui manquait terriblement’ (ce qui équivaut à dire qu’il a  salement besoin de fric et qu’il a  bien l’intention de vendre ses infos à Trask, via une négociation serrée). - Du Moët grogne-t-il, agitant le contenu de son verre – rien de tel qu’un bon whisky – avant d’y porter les lèvres ; il a croisé trois gars qui bossent au parquet et qui jurent que le cours de la bourse actuel est affolant. Have se fait la remarque qu’il passera un coup d’fil à son trader as soon as possible tandis qu’il jette un coup d’œil circulaire autour de lui ; quelques attroupements éparses, des animaux sociaux qui se donnent le change – tous élégamment vêtus, bombant le torse, bienheureux de pouvoir déblatérer de leurs prochaines vacances dans un paradis fiscal – et de la somme d’argent déjà investie dans la scolarité d’enfants qui finiront probablement aussi profondément cons et bornés que leurs parents (l’avis de l’expert en litige bien tranché, corrompu par la lutte contre les facteurs de l’environnement dans lequel il est né s’assoit sur le bénef du doute sans scrupules).
Dernière goutte du liquide ambré, mouvement sous le regard du new yorkais véreux le natif d’Austin échappe au second tour d’un bref signe de tête ; il a une clope à fumer (qui sait, peut-être arrivera-t-il à échapper à toutes ces cabrioles pro sans que son absence ne soit remarquée par son patron qui lui a déjà conseillé d’être un peu plus « « accommodant » »  ce qui peut également être traduit par « être nettement moins texan et raboteux qu’un cattleman élevé en plein air » ). Il jurerait que l’exercice perd de sa saveur originelle ; il plonge une main dans la poche intérieure de son costard, avise la présence de son paquet de cigarettes et celle de son briquet – qui lui manque à l’appel. - Un canapé, Monsieur ? - l’intervention est grossièrement snobée ; son attention passe du plateau garni au profil qui s’offre à lui à quelques mètres et vers lequel il se surprend presque à s’élancer. La bousculade est amortie par ses mains qu’il dépêche vers l’avant : easy, easy.
Ses yeux se posent sur la blonde, se baladent, contemplent silencieusement, s’abandonnent furtivement sur les détails, toujours sur les détails. Le bracelet disloqué qu’elle tient entre les mains, par exemple. Il suffirait d’un rien, d’un sourire esquissé pour que la salle soit dépeuplée et qu’il ne reste dans ce couloir qu’eux. Mais, déjà se rebiffe-t-elle, déjà le gifle-t-elle d’une réplique blessante (et contre laquelle il s’aperçoit ne pas avoir de munition).
- Ne sois pas odieuse – offusqué, il secoue la tête ; Have Trask a eu le cœur brisé mais il reprend du poil de la bête , il s’extirpe progressivement du gouffre, parce qu’il sait se battre, surtout parce qu’il ne sait pas faire autrement.
Il ne posera jamais plus les yeux sur la blonde sans que l’on y décèle de la déception et il n’aura plus jamais envie de la prendre dans ses bras – mais, Have Trask se dégonfle aussitôt distingue-t-il des globes humides. S’il a vu la scène, il se tait et préfère garder pour lui toute remarque paternaliste ; ça ne le regarde pas. Il n’est pas stupide ; du moins aime-t-il le penser. Sa main droite plonge  et contre toute résistance, attrape la breloque tenue par la jeune femme. Riley Campbell est partout ;
et pas qu’un rêve. - Je t'avais dit que j'avais besoin de temps -lâche-t-il, relevant le fermoir à bonne distance de ses mirettes pour en observer la brisure; ça, il peut le réparer. Ça, il sait le réparer. Peut-être ne peut-il pas en dire autant du reste ? Celle qu'il peine à appeler Riley et qui semble désemparée, fagotée comme une reine de beauté à laquelle on aurait brisé bien plus qu'une couronne.

_________________


“'Without the past to cast its long shadow, might you see the future more clearly?'”


Dernière édition par Have Trask le Dim 15 Mar - 11:01, édité 1 fois

Riley Campbell

behind
messages : 1733
name : all souls (maryne)
face + © : gabriella cutie wilde ▬ @mooncalf
multinicks : ezra, madd, gaby, jean & jace

age (birth) : 26 (18.04)
♡ status : single
work : former escort, now receptionist at the vet center
activities : worrying over and over about jake, tryin' to make a good life, reading, being pissed of by ayden
home : in the north of windmont bay, in an appartment, with jake.
points : 2421
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off | casey, daphne, joseph, ayden & shiloh (bee, have)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Sam 14 Mar - 19:20
 

“ a golden cage is still a cage ”
(@Have Trask - 8th March 2020)

Riley savait que c’était des choses qui pouvaient arriver. Ce n’était pas la première fois qu’on lui demandait plus que ce qui était convenu. Plus de services, plus d’elle et de son corps. Hors de question. Si certains ne se vexaient –il tentait plus le coup qu’autre chose, du style sur un malentendu, ça peut marcher- d’autres avaient bien plus de mal à accepter non pour réponse.
Et dans ces cas là, elle se retrouvait comme là, face à Alec. Des situations désagréables et malaisantes. Presque dangereuses. Des menaces à peine voilées, et un respect qui se faisait bien vite la malle. Elle se sentait presque… salie. Et c’est les yeux humides et brillants, la breloque cassée entre les doigts qu’elle cherche à faire demi-tour sans trop savoir où aller. Si bien qu’elle manque de se prendre une masse en pleine face. Have. Toujours Have. Comme s’il était destiné retomber sur lui depuis quelques temps. Est-ce qu’on cherchait à lui faire passer un signe quelconque ?

Elle secoue la tête et soupire, il a raison. L’attaque comme défense. Ou l’inverse, elle ne sait plus vraiment, lorsqu’elle se sent acculée et surtout plus vulnérable que jamais. Sauf qu’elle oublie qu’il a jamais été l’ennemi. Elle retient l’excuse qui menace de s’échapper de ses lèvres. Pas qu’il ne le mérite pas, mais elle ne sait pas bien comment ça sera réceptionné. « c’était pas mérité » une excuse différente mais moins fade, bien plus personnelle. Et justifié. Il ne lui a rien fait. Il ne lui a jamais rien fait. Et ce soir, il était juste là au mauvais endroit, à un moment où elle aurait préféré qu’il ne la voit pas. Le premier à subir des foudres injustement envoyées. Puis doucement, elle relève ses yeux azurs sur le brun. Un instant, elle observe ses traits, et se dit qu’il n’a pas changé. Elle aurait peut-être préféré, ça aurait peut-être été plus simple. Elle le laisse attraper la breloque en plaqué or, sans même résister. Qu’est ce qu’elle va en faire de toute façon ? Cassé, qu’elle pense. Comme elle, comme eux.
« je sais » répond-elle simplement en baissant la tête, lui épargnant un « je suis désolé » qu’elle pense pourtant alors qu’elle fixe le bracelet entre les doigts de son ex.  « tu crois que me pardonneras un jour ? » qu’elle articule difficilement avant de déglutir. Pourtant, la tête est toujours baissée, toujours honteuse. D’abord de ce qu’elle lui avait fait, de la douleur qu’elle avait provoqué. Mais aussi de ce à quoi il venait d’assister. Au fond, elle n’assumait plus grand-chose. Ni ce qu’elle devait faire pour avoir du fric, ni les regards parfois malsains des mecs qu’elle devait fréquenter. Alors ça laissait une Campbell triste et profondément touchée. Ça se lisait sur son visage, exceptionnellement marqué. « Je crois que j’ai besoin d’un verre » Une phrase plus qu’étonnante dans sa bouche, et qu’elle n’aurait jamais prononcé en temps normal. Ou qu’il n’a même jamais dû entendre dans celle d’Ava. Il lui arrivait de boire une coupe d’un vin pétillant ou de prendre un cocktail, mais elle n’avait jamais besoin d’un verre. Ça lui rappelait bien son alcoolique –et junkie, pourquoi faire les choses à moitié ?- de défunte mère. D’un revers de main habile, elle essuie ses yeux humides sans détruire son maquillage, mais ça n’efface ni sa peine, ni son embarras face à tout ça. Elle se sent fragile et surtout, plus franchement à sa place. Comme si tout ça lui avait rappelé qu’une fois encore –mais d’une manière différente- ce n’était qu’une mascarade et rien de tout ça n’était son monde. Que Riley Campbell, elle appartenait aux choses plus simples –voire plus pauvres- loin des artifices, des paillets ou des gens bien habillés aux robes et costumes sublimes. Seulement elle n’avait pas envie de rentrer. Elle n’avait envie de faire face à son frère, et elle n’avait pas non plus envie de se retrouver seule. « tu veux bien rester un peu avec moi ? » ose-t-elle demander. Il y avait bien une chance sur deux –peut-être même plus- que Have refuse. Il lui en voulait, elle le savait. Tout comme elle savait qu’elle l’avait horriblement blessé. Ce serait totalement légitime qu’il ne veuille pas passer beaucoup plus de temps avec la blonde ou de se rappeler à leurs souvenirs. Ce n’est pas franchement ce qu’elle avait envie de faire. Mais Riley se rendait qu’elle n’avait pas envie de s’éloigner. Inconsciemment, sa présence lui faisait un peu de bien, malgré le fiasco total de cette soirée, et le manque de salaire que ça allait générer.



_________________


 HEART OF GOLD
she possesses an innocence so destructive. she put angels to shame.

Have Trask

behind
messages : 428
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : -

age (birth) : thirty three
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy
points : 999
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Dim 15 Mar - 11:40
 

“ Nobody called it a starfall
Come out the blue”
(@Riley Campbell - 8th March 2020)


C’est le genre de chaînette en plaqué que l’on trouve dans des boutiques de souvenirs ; elle ne la quittait jamais à l’époque de.
L’idée qu’il existe une autre « « époque » » le dérange profondément. Il y a d’un côté cet avant – enrobé d’une nostalgie bâtarde (contre laquelle il se sent parfois trop vulnérable) et de l’autre côté cet après – où le quotidien est observé d’un œil suspicieux, les femmes à peine dignes de sa confiance, les jours ont un arrière goût inconnu au bataillon.
Il pourrait en faire colin-tampon ; de cette façon stupide d’accorder de l’importance à un simple objet ornemental – qui n’aurait absolument aucune valeur pécuniaire si ce n’est la valeur accordée par un cœur chétif, fragile.
Comme l’importance qu’il a longtemps accordé au lieu qui avait vu leur histoire débuter, celui où il comptait également lui faire sa demande : un endroit quelconque mais qui lui semblait particulièrement significatif. Il n’aurait même pas pensé rire de lui même, de sa connerie de romantique chiatique développée à côtoyer la douceur du Top model. Have Trask est pourtant un homme censé ; quelqu’un qui va au bout des choses. Il n’a pas fait montre de lucidité, ni de détermination car dès qu’il s’est rendu compte de la supercherie, il s’est tout bonnement contenté d’accuser le coup – comme l’aurait fait l’individu le plus couard, le plus faible, le plus sentimental ayant un jour foulé la croûte. Erika-Ray avait et a raison ; son fils n’est pas taillé pour une vie pareille. - Probablement – souffle-t-il, le bracelet toujours en main se retrouve enfermé dans son poing tandis qu’il oriente à nouveau ses azurées sur la jeune femme. Il ne l’a pas souvent vu dans cette position d’abattement, frêle , repliée sur elle-même ; la honte exsudant de chaque pore de sa peau. Ava aurait relevé la tête et se serait fendue d’un commentaire impudent ; douce mais pas docile, naïve mais pas idiote, fatale jusqu’à l’os. Il se demande jusqu’où elle serait prête à aller pour du fric ? N’a-t-elle pas déjà menti, n’a-t-elle pas feint d’éprouver de l’amour, ne s’est-elle pas entièrement donnée, partout où ils le pouvaient, de Portland à TriBeCa, aux Hamptons ?
Probablement qu’il lui pardonnera ; peut-être l’a-t-il déjà fait. Have n’est pas homme à  tenir les comptes ; pas de rancune (car rien ni personne n’en vaut le coup), pas d’avarice (il a connu la dèche et ne la souhaite à personne), pas de méchanceté gratuite (il faut toujours mériter son indolence et son mordant) – en revanche, il accepte difficilement la trahison, le mensonge. Deux travers dont Riley a fait preuve ; mais, peut-il seulement envisager une existence sans qu’elle n’en fasse de près ou de loin partie ?
De près, même de loin, ça pourrait lui suffire. - Attends – gronde-t-il. D’un geste de la main qui tient encore la breloque, il lui fait comprendre de rester dans ce hall. Le grand brun retourne auprès de Lou, lui murmure quelques mots à l’oreille. Le natif de la grosse pomme s’éloigne, disparaît quelques instants par un long couloir  - probablement mène-t-il aux cuisines -  quoiqu’il en soit, une minute plus tard, il revient avec une bouteille du « digestif » dont il n’arrivait pas à retenir le nom pas plus de dix minutes auparavant (moyennant l'échange d'un billet de cent). Un clin d’oeil lancé dans sa direction et l’oeil torve orienté sur Riley, Lou lui souhaite « bonne baise ».  Have n’a que le temps d’esquisser un majeur , déjà reprend-t-il la direction du Hall.  - Personne ne devrait te voir dans cet état. Tu veux boire, tiens – il cale la bouteille entre les mains de la blondinette et d’un mouvement de tête lui désigne la porte de sortie de secours qu’il emprunte, du pied, il bloque – attend que la jeune femme le dépasse pour ensuite lui emboîter le pas. Il hèle le portier – demande des allumettes et c’est un paquet présentant le nom de l’hôtel abritant les festivités qui se retrouve dans sa paume. Le bracelet passe de sa main au fond de sa poche. Une cigarette coincée entre ses lèvres, il l’allume et en prend une longue inspiration.
Elle lui a demandé de rester avec elle. Il aurait aimé refuser; s'il avait un tant soit peu d'instinct de survie. - Très jolie...robe; non, Have ne lui posera aucune question inappropriée, ils n'ont plus cette proximité, s'il n'a jamais eu aucun droit sur elle, ne lui appartient plus le droit, en tout cas, de poser ce genre de question. Elle viendra à lui, si jamais elle en éprouve le besoin.  

_________________


“'Without the past to cast its long shadow, might you see the future more clearly?'”

Riley Campbell

behind
messages : 1733
name : all souls (maryne)
face + © : gabriella cutie wilde ▬ @mooncalf
multinicks : ezra, madd, gaby, jean & jace

age (birth) : 26 (18.04)
♡ status : single
work : former escort, now receptionist at the vet center
activities : worrying over and over about jake, tryin' to make a good life, reading, being pissed of by ayden
home : in the north of windmont bay, in an appartment, with jake.
points : 2421
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off | casey, daphne, joseph, ayden & shiloh (bee, have)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Dim 15 Mar - 16:33
 

“ a golden cage is still a cage ”
(@Have Trask - 8th March 2020)

Au moins, il n’a pas fui, et ça la rassure un peu, Riley, sans franchement savoir pourquoi. Se dire qu’il est encore là, malgré ce qu’elle lui a fait, et ce qu’elle les a empêché de faire. C’est qu’elle s’en veut encore, presque incapable de se pardonner quand elle ne se souvient quasiment d’aucun nom des autres qu’elle a arnaqué. Parce qu’il est le seul avec qui ça a été aussi  loin. Le seul qui a compté –une erreur dans le schéma, si on demande l’avis de son frangin. Le seul de qui elle s’était amourachée.
Probablement. Le sourire de la blonde est timide. Encore un énième désolé qui y passe, mêlé à un merci silencieux. Parce qu’elle se rend compte qu’elle ne le veut pas hors de sa vie. Elle sait pas non plus quelle place il y aura, mais le aime quand il est là. Alors cette réponse, c’est e contraire d’une porte fermée. C’est un petit espoir pour plus tard. Mais c’est loin de retenir les nombreux si qui se bousculent dans son crâne. Elle pensait en avoir fini avec ça, faut croire que pas tant que ça. Peut-être parce qu’il est là, face à elle. Si proche et pourtant hors d’atteinte.
Elle redresse subitement la tête alors qu’elle comprend qu’Have souhaite qu’elle reste ici. Un ordre déguisé comme il avait l’habitude d’en donner lorsqu’il prenait les choses en mains. Et lorsqu’il est hors de sa vue, elle regarde autour d’elle, comme pour être sûre qu’Alec ne va pas réapparaitre dans un coin pour la récupérer. Ce serait un putain de cauchemar. Mais la seule personne qu’elle voit revenir, c’est la présence rassurante de son ex, une bouteille à la main. Elle ne peut s’empêcher de retrouver un léger sourire en le voyant arriver, plus encore avec ce qu’il lui lance. Toujours protecteur, même quand elle a tout fait pour l’éloigner. « Merci » la bouteille entre ses mains, elle porte le goulot à ses lèvres, et grimace dès la première gorgée. Non, elle n’’a vraiment pas l’habitude. Ça la rassure au moins un peu, c’est qu’elle n’est en rien comme sa mère. Les gênes ne font sans doute pas tout. Du moins elle l’espère. Mais c’est pour ça qu’elle reste toujours autant que possible loin de l’alcool et encore plus des différentes drogues. La porte de sortie tenue, elle lui passe devant, les bras croisés pour avoir le moins froid possible, et la bouteille contre elle.
Elle a du mal à détacher ses yeux, l’impression d’être transporté dans un passé qu’il ne lui semble plus si loin et d’une étrange manière, qui ne lui semble pas non plus être le sien. « T’en veux ? » demande-t-elle en désignant la bouteille d’un signe de tête avant de rougit aux mots du brun. C’était la dernière chose à laquelle elle s’était attendue : un compliment de sa part. Elle pensait avoir déjà poussé en lui demandant de rester Elle n’en attendait pas tant. Pourtant, la surprise est agréable bien déconcertante. « Je… Tu sais, je couche pas avec ces gars-là » qu’elle se justifie malgré elle, parce qu’elle n‘a pas envie qu’il ait une opinion encore plus basse de sa personne. « je les accompagne. Et ça donne… ça avec certains, quand ils n’ont pas ce qu’ils veulent » ajoute-t-elle dans un soupir. Parce qu’au fond, pour ces mecs-là, elle n’était qu’une acquisition de plus. Une transaction d’un autre ordre dans ils espèrent tirer le meilleur, peu importe que ça fasse partie du contrat ou non, ils espèrent toujours des clauses en plus, en petit caractère ou des entorses. Elle prit une autre gorgée d’alcool, une grimace moins prononcée avant de soupirer, les opales fixées sur Have. « dis moi ce que tu penses. T’as toujours honnête. » Contrairement à elle. Même si elle ne démordra pas, elle l’a toujours été concernant ses sentiments. Mais surtout, peut-être a-t-elle juste besoin d’être un peu bousculée. Peut-être a-t-elle besoin de se heurter une nouvelle fois à la franchise bourrue de son ex.



_________________


 HEART OF GOLD
she possesses an innocence so destructive. she put angels to shame.

Have Trask

behind
messages : 428
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : -

age (birth) : thirty three
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy
points : 999
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Mer 18 Mar - 19:07
 

“ Nobody called it a starfall
Come out the blue”
(@Riley Campbell - 8th March 2020)


Il secoue la tête.
S’il se souvient encore des restes de verres bus au lendemain des bamboches improvisées par sa mère dans le jardin du mobile home ; désormais, un ou deux verres lui suffisent.
Ce jour là, un seul verre suffira. Le Delaware n’est pas si loin ; il a décuvé depuis. Mais, la cigarette à laquelle il s’agrippe – comme un morceau de couverture – c’est le radeau sur lequel aurait dû se trouver Jack. S’il n’avait pas été trop con.
Elle lui apprend qu’elle ne partage pas la couche de ces gars, que le gars qu’il a aperçu plus tôt – et si l’idée aurait pu déjà percuter son système c’est de l’entendre de la bouche de la jeune blonde qui le désarçonne ; il chute de plusieurs mètres ou de la selle d’un cheval imaginaire, coincé dans les cordages, il se retrouve traîné dans son sillage jusqu’à ce que sa tête cogne un rocher. La commotion est douloureuse ; il pourrait presque en vomir toutes ses tripes mais il se contente de hausser une épaule. L’air de dire : ce ne sont pas mes oignons. Tu fais ce que tu veux de ta chatte.
Have Trask accentue son emprise sur les berges d’une blessure dont il réunirait les extrémités d’une seule et unique main. Ça picote, il aimerait y écraser le mégot et attendre sagement que tout cautérise. Mais, avant cela il faudrait qu’il retire le böker.
Comment alors se détacher d’une habitude sans en ressentir le manque ? Cette question vaudrait pour Ava, Riley et les échanges succincts comme des interludes auxquelles il aurait droit pour que le böker ne s’esbigne pas.
L’idée est déplaisante, elle arrive à gangrener celles qui suivent. Il prend une bouffée, nop, toujours ce résidu de stress qui ne le quitte jamais vraiment, seulement, cette fois-ci à ce dernier s’ajoute un goût bizarre. Il est sûrement dû au constat déguisé en vérité dressée par la jeune femme qui le flanque ; de ces danseuses pas habituées à se saouler à cause du trac. Il la pensait nettement moins couarde et alors, peut-être que le peu d’estime qu’il avait pour elle se dissipe, telle que le font les volutes – vers le ciel d’encre.
Il se gratte la peau située entre le cuir chevelu et l’oreille ; toujours lorsqu’il a affaire à une question dont sa réponse pourrait être accueillie avec consternation, torture, peut-être une forme de désolation. Elle ne leur offre rien ; s’il se montre agressif, quel genre d’interprétation cela donnerait ? Des reliquats de jalousie mal placée, de fierté blessée, de tout ce qu’il devrait taire ?
Le grand brun se redresse, clope calée entre son pouce et son index, il reporte son regard sur Riley Campbell. - Tu dois être la seule escorte dotée de principes crache-t-il, d’un ton nettement plus sec qu’il ne l’aurait voulu ; tant pis, on ne change pas du jour au lendemain, elle savait à quoi s’attendre.
Have Trask n’a pas pour habitude d’enrober ; et c’est sûrement parce qu’elle le sait qu’elle lui a demandé son avis. L’invraisemblance de cette situation mériterait quelque chose, il se contente de la fixer et peut-être que même son regard possède une éloquence corrosive. - Dans la vie, on ne récolte que ce que l’on sème ah, ouais ? Il n’a pas pourtant toujours semé que de bons grains.  Quelques secondes s’écoulent ; il se demande s’il n’a pas été trop loin ? Puis, il finit par se rendre compte qu’il  l’a été. Comme à chaque fois. Arrête, alors. Il se tourne entièrement vers elle, prend une seconde latte ; le dragon souffle ses paroles. Tous les métiers ont leur lot d’inconvénients ; pas de fumée sans feu. T'en as marre, libère-toi – l’impératif est perceptible dans ces mots dont il ne retient pas la véhémence ; elle lui a dit qu’elle regrettait ? C’est quand même pas tout ce que tu saches faire, si ? Il fronce les sourcils, la désigne. T’avais l’air vachement intelligente lorsqu’on sortait ensemble ; c’est dingue parfois j’appréhendais d'pas t'faire honneur. Lorsqu’ils sortaient et qu’elle parlait d’un bouquin et qu’il savait qu’il ne l’avait pas lu (mais qu’il le faisait directement après pour être sûr de pouvoir tenir le rythme). Quoi ? Mentait-elle aussi sur ça ? Tu m’as toujours fait l’effet d’être quelqu’un de censé, peut-être que j’avais tort. Peut-être que je t’ai surestimé. Peut-être qu'il avait eu raison. T'as mieux à faire; tu vaux mieux que ça. Seulement, c'est pas à moi de t'en convaincre.

_________________


“'Without the past to cast its long shadow, might you see the future more clearly?'”

Riley Campbell

behind
messages : 1733
name : all souls (maryne)
face + © : gabriella cutie wilde ▬ @mooncalf
multinicks : ezra, madd, gaby, jean & jace

age (birth) : 26 (18.04)
♡ status : single
work : former escort, now receptionist at the vet center
activities : worrying over and over about jake, tryin' to make a good life, reading, being pissed of by ayden
home : in the north of windmont bay, in an appartment, with jake.
points : 2421
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off | casey, daphne, joseph, ayden & shiloh (bee, have)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Jeu 19 Mar - 19:30
 

“ a golden cage is still a cage ”
(@Have Trask - 8th March 2020)

« Ouais… Tu vois, j’en ai finalement, des principes » qu’elle lache sur le même ton, se sentant un peu agressée par sa réflexion. A un moment il s’adoucit, presque à prendre soin d’elle –autant qu’il en est capable vu leur situation et leur passé- et le moment d’après, il devient cassant et à peine agréable. C’était à être irritée rapidement mais sans doute l’avait-elle mérité. Peut-être qu’elle aurait dû garder cette justification pour elle, peu importe à quel point elle sentait le besoin de lui préciser ce détail. Elle le savait franc et surtout tranchant, plus pour l’avoir vu faire avec les autres que pour en avoir les frais. Jusqu’à maintenant. elle comprenait maintenant à quel point c’était une mauvaise idée d’être dans le viseur de Trask.
Dans la vie, on ne récolte que ce que l’on sème. Elle a l’impression de dégringoler tout en se prenant une baffe en pleine gueule. C’est une blague ? « Pardon ? Là t’es injuste » les yeux brillants, la machoire contractée et le palpitant qui se serre, la môme était un peu chamboulée. De cette soirée et des mots qu’il venait de prononcer. Si elle avait provoqué certaines situations malgré elle, ce n’était pas le cas de toutes. « tu crois que j’ai demandé à avoir une putain de mère junkie ? A commencer la vie comme ça ? Tu crois que j’ai demandé à pas avoir les moyens de faire d’études et devoir chercher du fric même pas majeure ? » elle avait une boule dans la gorge et c’était peut-être bien la première fois qu’elle abordait aussi  franchement –avec qui que ce soit- son passé. Elle n’avait pas demandé à avoir une mère toxico et alcoolique. Ni à se faire battre par les cons qu’elle ramenait. Elle n’avait pas non plus demandé à s’occuper de sa mère à un âge où ça aurait dû être l’inverse. Tout comme elle n’avait pas demandé à ce que son frère lui enseigne qu’ils devaient ramener du fric, coûte que coûte. Qu’ils avaient pas d’autres choix que prendre, parce que rien ne leur serait donné. Avec les années, elle voyait –comprenait- qu’il y avait d’autres façons de faire maintenant. Mais pas à l’époque. Malgré la colère qu’elle ressent –et un peu de honte- la môme n’arrive pas à le lacher des yeux. Pas de fumée sans feu. Il continue et ne prend pas de gants. Plus l’impression de se faire enfoncer que d’y voir un quelconque encouragement. Elle déglutit difficilement alors qu’il enchaine avec une désagréable impression de se prendre claque sur claque. « au fond peut-être que tu me connais vraiment pas ? Peut-être que la version d’Ava te convenait assez, t’as pas été fichu d’aller voir plus loin. Peut-être que mon air intelligent, ça aussi, c’était du vent » elle a les joues qui se colorent sous la colère. Mais la vérité, c’est que  Riley est plus intelligente qu’elle ne le pense et c’est sans doute Have qui a raison. Elle a toujours complexé de ne pas avoir fait d’études supérieures. Alors elle a comblé, avec des lectures en tout genre mais ça l’empêche pas de constamment se sous-estimer. Alors pour ce qui était de lui faire honneur… C’est elle qui avait eu la sensation –à juste titre- d’être une fraude. De pas être assez bien et être obligée d’être une autre. « Alors qu’est-ce que t’en sais de ce que je vaux ? C’est à Ava que tu tenais, pas à moi » elle a un léger rire nerveux, qui ressemble plus à un soupir qu’autre chose parce qu’elle, c’était bien Have qu’elle s’était foutrement attachée. Peut-être qu’au  fond, elle avait bien un peu d’Ava en elle… Ou alors y’avait eu trop de Riley dans Ava sur la longueur. Si elle se retenait de laisser ses larmes coulées, elle se surprenait de l’aplomb dont elle faisait preuve –certes qui menaçait de s’effondrer à tout moment, et sérieusement mis à mal, mais aplomb quand même. « Mais merci d’apprendre à me méfier de ce que je souhaite à l’avenir » Et pour l’honnêteté. ça lui apprendra à poser des questions stupides dont elle devrait se méfier des réponses. Ou plutôt de la façon dont ça sort. Elle frissonne à cause du froid, regarde autour d’elle et soupire. Une soirée pourrie, jusqu’au bout.



_________________


 HEART OF GOLD
she possesses an innocence so destructive. she put angels to shame.

Have Trask

behind
messages : 428
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : -

age (birth) : thirty three
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy
points : 999
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Ven 20 Mar - 15:07
 

“ Nobody called it a starfall
Come out the blue”
(@Riley Campbell - 8th March 2020)


- Pardon ? Tu, m’as, demandé, mon, avis – moqueur, il hausse les épaules.
Son regard fixe un point lumineux ; étoile ou avion perçant les cieux. Probablement un engin ; c’est pas de là que l’aide dont il aurait grandement besoin débarquerait. De sa main libre, il claque les doigts ; désigne l’accoutrement qu’elle porte. Vindicatif, d’amène et de prévenant, l’animal sort les crocs, la fraction de seconde ayant observé le changement décanille promptement. Sur ces dents là, on  distinguerait aisément les rayons du satellite  naturel , ils se réverbéreraient dessus, jusqu’aux prunelles jumelées pour y créer un point d’impact, perforant la moindre couche rétinienne. - Eh donc ? Suis-je censé te féliciter d’avoir eu le cran de faire ce qu’il y avait à faire pour survivre ? - c’est à son tour de se montrer odieux.
Que la blonde s’offusque lui est intelligible ; qu’elle se base sur la narration d’une enfance digne d’un Mark Twain – en revanche, le surprend autant que ça l’indigne. N’est-il pas né au sein d’une famille aussi désunie et dysfonctionnelle que celle qu’elle vient de lui décrire ? A-t-il pour autant accepté toutes les solutions de facilité proposées par quelques associations douteuses ? Il s’est élevé, il s’est battu, il a probablement dû tuer son lui passé pour pouvoir avoir un avenir. Le ricanement qui s’échappe de ses lèvres est péniblement amer ; on pourrait y apercevoir les déculottées essuyées, les traces de phalanges sur les joues, les mots sales étouffés par des vieux titres de bluegrass. - Ce ne sont que des excuses, Riley. Et tu le sais parfaitement – le rictus qui déforme ses traits pourrait être évocateur d’un mépris dont il n’aurait pas soupçonné l’existence.
Pas envers Riley Campbell, Euphrasie ayant été amenée à se travestir , à renier sa morale pour accéder à une existence qu’elle aurait dû mériter ; peut-être envers l’ordre établi, ces choses qui ont concouru à ce qu’elle se retrouve à cet instant là, vêtue d’une robe de gala, peinturlurée de résine, les yeux rougis, à s’avaler les centilitres d’un champagne qu’elle n’aurait jamais pu se payer autrement qu’en donnant le change à de vieux milliardaires en manque d’attention. Il abhorre le fait qu’il ait fait parti de ses victimes, l’une de ses ‘’missions’’. Elle a prétendu que ça n’avait pas été le cas ; l’idée ne quitte pourtant pas ses pensées. Et rien de ce qu’elle pourra dire ou faire ne changera cela : il le sait et ne lutte plus contre ce constat depuis la dernière fois qu’il l’a croisé. Il sait qu’il lui aurait tout pardonné mais il ne lui pardonnera pas de ne pas lui avoir fait confiance. - T’oublies que j’viens du même milieu qu’toi – il prend une bouffée de sa cigarette, écrase le mégot et en allume aussitôt une autre.
Elle le met dans un état de stress !
S’il devait geindre comme elle le fait à cet instant, il ne s’arrêterait pas une seule fois jusqu’à ce qu’il claque. A-t-elle oublié les confessions auxquelles il s’est adonné à l’époque où les pare-feux avaient été désactivés ? - Ma mère était alcoolique et n’était pas fichue de garder un mec, pas plus que de bien le choisir – son index pointe la cicatrice qui lui barre le front ; aujourd’hui imperceptible mais la blessure a été là, Jiminy n’a pas raté sa cible. Jiminy n’a jamais raté sa cible. - Qu’est-ce qui te chiffonne, hein ?
A Austin, dans le trailer park, tous les voisins savaient, pourtant personne n’avait jamais rien fait pour que les choses s’améliorent. Il n’avait rien demandé non plus. Chiale-t-il pour autant ? - T’as choisi cette vie et une part, une infime part de toi l’a aimé – peut-être qu’elle se déteste désormais mais il y a bien un moment où l’argent qui coulait à flot l’a contenté. N’a-t-il pas été , lui aussi, source de grisbi ? Elle ne va pas le convaincre du contraire ; le prêche n’atteint pas le résolu – la force de l’esprit n’est pas celle du corps, elle aurait dû  et dans ce conditionnel, il arrive encore à se reconnaître. A son plus grand dam. - J’aurais pu être ta planche de salut ; sa putain de porte d'échappement si elle l’avait ne serait-ce qu’un chouïa voulu. Si elle avait décidé que cette vie ne lui convenait plus. Tu as raison, Ava me convenait. J’aimais Ava. Il n’a pas honte de l’avouer, elle doit bien s’en douter ; il s’était comporté en accord avec ses sentiments tout du long. Tu peux pas nier que j’aurais pu être ton ticket de sortie – que peut-elle répondre à cela ? - Arrête d'te planquer derrière tes personnages; zéro chance pour que tu n'aies pas été toi à un moment ou à un autre. La vérité est difficile à entendre et l'est surement plus à formuler. J'ai été 100 pourcent moi et pourtant, tu as choisi de poursuivre tes activités instead to come clean. N'est-ce pas le plus dur à concevoir ?

_________________


“'Without the past to cast its long shadow, might you see the future more clearly?'”


Dernière édition par Have Trask le Ven 20 Mar - 19:25, édité 2 fois

Riley Campbell

behind
messages : 1733
name : all souls (maryne)
face + © : gabriella cutie wilde ▬ @mooncalf
multinicks : ezra, madd, gaby, jean & jace

age (birth) : 26 (18.04)
♡ status : single
work : former escort, now receptionist at the vet center
activities : worrying over and over about jake, tryin' to make a good life, reading, being pissed of by ayden
home : in the north of windmont bay, in an appartment, with jake.
points : 2421
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off | casey, daphne, joseph, ayden & shiloh (bee, have)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Ven 20 Mar - 19:11
 

“ a golden cage is still a cage ”
(@Have Trask - 8th March 2020)

Riley a un mouvement de recul, avec la désagréable sensation qu’elle va encore n prendre pour son grade. C’est définitif, lui demander de rester était la pire des idées. A quoi s’attendait-elle ? Une discussion normale alors qu’il a toutes les raisons du monde de lui en vouloir ? Quoiqu’il pourrait dire, elle la sent d’ici son amertume. Et elle n’est clairement pas assez présomptueuse pour parler d’une possible jalousie. Mais de l’amertume, sans le moindre doute. Elle peut pas lui en vouloir… en théorie. Parce que là, il joue avec ses nerfs. Pourtant, il en faut pour énerver Campbell. Il en faut pour lui faire perdre sa force tranquille. « Non, mais t’es pas obligé d’être un con en étant aussi blessant ! » qu’elle lache avant même de s’en rendre compte. Riley jurait rarement, et la faire sortir de ses gonds était un véritable en soi, qu’have semblait maitriser à la perfection.
Elle encaisse ses réflexions, mais plus encore les différentes expressions qu’elle voit passer sur son visage. De la moquerie au mépris en passant par l’indignation. Autant de réactions qu’elle ne pensait pas inspirer un jour, bien que la moquerie, elle avait déjà eu sa dose quand elle était enfant. Et ado, c’est de toute façon inclus dans le package. Mais le reste, surtout le mépris, grande première. Et c’est loin d’être agréable. Cette fois, c’est à elle que ça fout un goût amer au fond de la gorge, à se demander à quel moment c’est né chez lui ? Le jour il s’est rendu compte qu’elle a disparu ? Celui où il a découvert son identité ? Quand ils se sont recroisés dans la rue dernière fois ? Ou ce soir ?
« Non, j’ai pas oublié », elle le souffle et tourne la tête en préférant éviter son regard, par peur d’y voir d’autres choses qu’elle ne supporterait pas. En réalité, elle se demande encore ce qu’elle fout là. Mais Have & Riley avaient plus de points communs que Have & Riley. Ils avaient grandi dans la même merde. Trailer park, appartements délabrés, et motels miteux. Motel dont sa mère pouvait jouir seulement parce qu’elle s’envoyait en l’air avec le gérant. Pas une put, mais pas loin en fin de compte. Un peu comme avec ses autres mecs. Pour une dose ou une remise sur un whisky bon marché. Ou juste des mauvais choix, sans véritable raison. Juste un mec qui semblait plus con et plus violent que le précédent, il était forcément pour elle. Cette fois, elle tourne violemment la tête vers lui. « Tu crois que j’ai aimé ce que je t’ai  fait ? C’est que t’as vraiment rien compris » et cette fois, c’est elle qui ne cache pas sa déception. Elle ne se posait pas beaucoup de questions au début. Peut-être qu’elle a aimé avoir du fric et pouvoir s’offrir tout et n’importe quoi. Pendant un temps, relativement court. Mais quand ça concernait Trask, ses états d’âme étaient tout autres. Plus le temps était passé, plus elle avait détesté ça. La fin de leur couple avait signé la fin des arnaques. Elle n’y arrivait plus. Elle avait arrêté de se regarder dans le miroir, parce qu’elle ne supporte plus ce qu’elle y voyait. Et le couperet tombe. Il l’avoue qu’il aimait Ava. Ava. Pas Riley. Il avoue que ça aurait pu être lui la solution à sa vie de merde. Seulement c’était pas simple de libérer Campbell de tous ses doutes et ses angoisses. Pas aisé de lui faire un peu plus prendre confiance en elle. « Mais ouvre les yeux ! » ses mots sont sortis avec plus de véhémence qu’elle ne s’en serait cru capable, les larmes au bord des yeux, avec la première qui coule sur son visage de poupon. « J’avais peur ! Peur que tu te barres, peur que tu me quittes. Peur de te voir déçu, et de devoir affronter ce regard que t’as, là, maintenant. » elle déglutit  et soupire. « Je t’aimais, toi. J’ai été conne, parce que j’ai écouté mon frère. J’ai été naïve et complètement lâche parce que je supportais pas l’idée que tu préfères Ava à celle que j’étais réellement » elle essuie ses larmes et plante une nouvelle fois son regard dans le sien, plus à nue qu’elle ne l’a jamais été. « satisfait ? C’est que tu voulais ? J’suis lâche, Have. Maintenant tu me connais. J’ai préféré faire une croix sur toi plutôt qu’affronter mes peurs » parce qu’une fois de plus, Riley Campbell avait douté d’elle.



_________________


 HEART OF GOLD
she possesses an innocence so destructive. she put angels to shame.

Have Trask

behind
messages : 428
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : -

age (birth) : thirty three
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy
points : 999
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

golden cage (h/r) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) · Sam 21 Mar - 18:11
 

“ Nobody called it a starfall
Come out the blue”
(@Riley Campbell - 8th March 2020)


-  Est-ce que je parle dans le vent ? - cette phrase résonne ; l’écho semble être tangible, il est renvoyé par les murs, le sol, le corps filiforme qui lui fait face , par ces traits dont il lui est arrivé de questionner la nature ? Réels ou illusoires ?
Leur relation, a-t-elle bien été réelle ?
Ou n’a-t-elle été qu’une fabrication tordue de son esprit habitué au manque? Pas de réciprocation des je t’aime, des silences pesants éludant l’incommensurable tristesse d’une demi vérité ; comme à cet instant, dans ce coin où ils pourraient entamer un processus de paix intérieur.  Les passages en boucles, les mêmes mots revenant frapper et marquer, les ecchymoses se succèdent , des diversions délibérées attachées à renvoyer les doutes, les enterrer six pieds sous terre – sans épitaphe, sans souvenirs ; gâchés , périclitants au fond d’une cuve dont il aurait défini la profondeur. - Tu entends mais tu n’écoutes pas ; toute cette chicane ne sert à rien - songe-t-il, à deux doigts de quitter la scène comme le ferait l’invité d’un talk show dont la présentatrice aurait accepté de ne pas aborder de questions off-limits ; il jouerait des décibels et s’éloignerait.
Bestiole courroucée, fonçant dans le tas, laissant éparses les macchabées dans son sillage ; il n’y aurait probablement personne pour la raisonner, cette créature à laquelle on aurait promis monts et merveilles et qui se serait vue flouée par  nulle autre personne qu’elle même.
N’est-ce pas là le pire ? Savoir qu’il est tout aussi fautif, tout aussi condamnable ? Ou ne serait-ce que d’envisager qu’il le soit, d’une quelconque manière ? Celui qui, de son propre gré, aurait accepté d’offrir sa jugulaire ; tiens et sois douce. Tiens et ne me fais pas trop mal ; mais ce qui s’est passé, après la capitulation, pas vraiment la tournure à laquelle il se serait attendu. Il prend une inspiration.
Have veut se taire ;
il veut se tirer,
il veut éviter d’avoir à panser une autre blessure mais ce serait tendre le bâton à tous les Jiminy ; ce serait se désavouer, se tuer sciemment.
Doit-il nuancer ses propos ? Maintenant que des larmes ont coulé ?
Le brun détourne résolument le regard, qui sait ce qu’elle pourrait à nouveau y lire ? A-t-elle aperçu le mépris ? C’est pas tout à fait ce qu’il aurait voulu ; pas cet impact, pas cette façon de prouver un point – faire du mal aux autres, comme une déformation qu’il aurait acquis. - A chaque fois que je parle et à chaque fois que tu le fais ; il n’y en a que pour toi. Tu ne peux pas t’empêcher de tout ramener à toi – la prise sur sa cigarette vacille, il la resserre et la porte à ses lèvres. Il, garde, le, contrôle. Ne pas la détester. Ne pas la blâmer. Ne, pas, s’énerver. - J’essaye de comprendre ; j’essaye juste de comprendre comment j’ai pu être aussi stupide – le regard perdu dans le vague, devant lui, se sont tous leurs rendez-vous, toutes leurs étreintes qui défilent ; qui manquent de sens, malgré ce qui a été dit, ce qui a été révélé.
Toutes ces choses qui devraient s’éclaircir ; il devrait y trouver une signification : mais rien, rien qu’un vide que personne d’autre ne pourrait combler.
Oui, il a aimé Ava. Et il l’a fait de tout son coeur.
Comme on le lui a appris. Il a aimé celle qu’elle lui a montré ; peut pas lui en vouloir d’avoir apprécié une seule version d’elle, comment aurait-il pu deviner ? C’est elle qui se montre injuste.
Deuxième mégot jeté. - Je vais demander à Lou de te raccompagner – l’hésitation dans sa voix , remplacée par de la fermeté, il poursuit - je crois qu’on s’est tout dit.
Lou n’est qu’une excuse ; s’il retourne dans la salle et met la pogne dessus, crachant quelques recommandations, il s’offre un moment de répit.
Il descend une coupe de champagne, esquive quelques salamalecs ; il s’avorte de cette intrication de la seule façon qu’il connaisse, elle est brutale, elle est grossière, manque de raffinement ; elle est texane, elle est raboteuse.
Ce n’est pas parce que l’on porte un costume italien qu’on n’est plus le fils d’Erika-Ray et de Milton-Lee.
Plus le rejeton de la Sunset Valley.

_________________


“'Without the past to cast its long shadow, might you see the future more clearly?'”
Contenu sponsorisé




behind
the mask

golden cage (h/r) Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: golden cage (h/r) ·
 
golden cage (h/r)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Le Pacte [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: The World-
Sauter vers: