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 There is no "white lies"


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Miles Digby

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· There is no "white lies" · Dim 15 Mar - 17:54

et chaque coup que tu reçois
ricoche et me frappe deux fois

Clara Luciani

La balle rebondissait avec violence contre le mur, et le public grandissait tout en restant à bonne distance de la vitre. Seul sur le terrain de squash, Miles offrait à tous un spectacle hallucinant tandis qu’il jouait contre le seul adversaire qu’il craignait un tant soit peu : lui-même.

Ces dernières semaines avaient été particulièrement éprouvantes, et les nuits avaient été toujours plus courtes. En repensant à cette série d’événements qui s’étaient écrasés sur sa vie comme un rouleau compresseur, Miles secoua la tête, envoyant valser quelques gouttes de sueur tandis qu’il s’efforçait de rester concentré sur la balle que le lanceur mécanique venait de renvoyer. Le sport était devenu plus que jamais son échappatoire en cette période confuse où il avait perdu tous ses repères. « Votre frère ne sera pas toujours là pour vous, Miles… » Les mots de sa psychothérapeute résonnaient dans sa tête et il frappa encore plus fort pour les éloigner. Ses muscles commençaient à être douloureux malgré sa bonne condition physique. Il ne jouait pas bien. Il ne jouait pas d’ailleurs, il se défoulait. Évacuant la rage et la déception qui s’était emparées de lui depuis plus d’un mois.

Un nouveau rebond contre le mur déclencha bien malgré lui un douloureux souvenir : celui de la tête de Clive heurtant la moquette moelleuse d’une salle de conférence. Miles s’était précipité vers le corps inanimé de son frère, tandis que sa secrétaire réagissait plus rationnellement, appelant l’ambulance et Gaia. Mécaniquement, il avait appliqué les gestes de premier secours avant que les secouristes ne l’arrachent au bras de sa moitié. Alors qu’il allait les suivre, le directeur financier le stoppa net, lui rappelant l’enjeu de la réunion qui aurait déjà du commencer quelques minutes auparavant. Les investisseurs… L’espace d’une seconde, Miles se mit à réfléchir avec sa tête, implorant ses émotions de se taire. Cette réunion était essentielle pour l’avenir de la compagnie. Et si Clive l’avait nommé bras droit, c’était pour ce genre de moments. Le coeur en miettes, essuyant les quelques larmes qui s’étaient frayées un chemin jusqu’à ses joues, il entra dans la salle de réunion et devint Miles Digby, l’homme sur qui l’avenir de Novatech Industries reposait entièrement.

« Miles, tu devrais peut-être faire une pause. » La voix de Larry, le responsable de la salle, le sortit de ses pensées et de sa concentration. La balle le frôla de peu et vint mourir au sol. Trempé, rougi par l’effort, le jeune anglais se retourna vers la source de son échec et le fusilla du regard. Alors qu’il s’apprêtait à l’incendier, une part de lui se souvint qu’il n’était pas du genre à faire des scandales en public, surtout pas en ce moment. Il ravala donc sa salive et sa fierté avant de parler. « Larry, est-ce que tu pourrais s’il te plait me privatiser la salle ? Je te paye le double de la location de tous les terrains. » Miles détestait faire étalage de son argent pour obtenir des privilèges mais là, c’était important. « Je triple si tu libères la salle en moins de 2 minutes. » Il eut à peine le temps de boire une gorgée d’eau qu’il se retrouvait enfin seul face à son reflet dans la vitre. Ce qu’il y vit ne lui fit pas plaisir. Il ressemblait à l’ombre de lui-même, et cela lui rappelait quelqu’un.

Lorsqu’il vit Clive après l’incident, celui-ci était déjà en plein sevrage. Gaia lui avait raconté la situation et Miles avait attendu le lendemain avant d’aller voir son frère. Cette révélation lui scia les jambes, lui brisa le coeur et fit monter de la colère en lui. Jamais Clive et Miles ne s’étaient cachés de choses si importantes auparavant. Chacun avait une part de mystère pour l’autre, sans nul doute. Mais jamais le cadet ne se serait imaginé passer à côté de quelque chose d’aussi important. Et déjà, au bout d’une journée, le flamboyant Clives Digby n’était plus tout à fait lui-même. Et cette idée était terrifiante. Pourtant, Miles parvint à se ressaisir, et apporta tout son soutien à son frère et sa famille. « Clive, je suis là. Le jour, la nuit, si t’es mal, appelle-moi… » lui avait-il dit, collant son front contre le sien, moite de sueur à cause du manque.

Le lanceur le rappela au présent, et il reprit le cours de son “match“, réchauffant à nouveau ses muscles meurtris pour oublier la tempête de douleur qui déferlait dans son crâne. Mentir aux employés de Novatech. Rebond. Prendre des décisions importantes, sans savoir si c’était les bonnes. Revers. Être celui sur qui on doit compter. Smash. La pression sur ses épaules était bien présente, et les pressions dans son verre plus rares : il n’avait pas tellement de temps de s’adonner aux plaisirs coupables. Mais le pire, oh le pire dans tout ça…

Miles se souvenait parfaitement du jour où il avait frappé à la porte de l’immense villa voisine, et où il avait trouvé une Gaia en pleurs. Il la prit dans ses bras, comme pour lui montrer qu’elle avait pris la bonne décision. C’était le cas. Et là, plus que jamais, Miles sentit le monstre qui sommeillait depuis quelques jours déjà se réveiller. Clive l’avait déçu. Et ça, c’était inédit. Ils s’étaient parfois engueulés, ils aimaient se taquiner, ils n’étaient toujours d’accord. Mais ils étaient toujours francs et surtout, la fierté n’était jamais un problème chez eux. Quand il y avait un problème, ils s’en parlaient, et ils trouvaient une solution. Là, c’était différent. Toute la nuit, Miles resta auprès de sa belle-soeur et des enfants, ne montrant rien de ce qui se jouait en lui, cherchant juste à apaiser cette famille qui n’avait rien demandé à personne. Clive, putain, qu’est-ce que tu nous as fait ?

Les larmes brouillèrent sa vue et il manqua à nouveau une frappe. Ivre de colère, sa raquette vint percuter le sol de toutes les forces qui lui restait et il s’écroula au sol, ramenant ses jambes en tailleur et pleurant comme un gosse. Un mois. Clive était resté un mois là-bas, et jamais il ne lui avait rendu visite. Tous les jours pourtant, il se garait devant l’immense bâtisse et fumait une, deux, trois clopes parfois avant de finalement rentrer. C’était au-dessus de ses forces. Pardonner à Clive. Et le voir aussi faible. Il ne savait pas ce qui était le plus dur des deux. Sans compter le poids de la culpabilité qui pesait sur sa conscience.

Cela faisait déjà quelques jours que son frère était sorti. Quelques jours où il avait tout fait pour ne pas être dans les parages. Le boulot était déjà prenant, il ne restait que les nuits à combler. Un déplacement professionnel, une ou deux nuits chez une conquête de passage, un somme au bureau... Fuir était devenu son seul échappatoire. Heureusement que sa psy n'était pas au courant...

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Clive Digby

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· Re: There is no "white lies" · Sam 21 Mar - 16:47
Windmont Bay.
❝ And if we hit on troubled water
I'll be the one to keep you warm and safe
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- march 2020 -
@Miles Digby   


Le temps avait été long, agonisant même. Les séances de groupes et/ou individuelles étaient rébarbatives et moribondes. Le médecin, les infirmières le surveillait constamment. Il n'y avait que le soir où il était laissé seul. Dans sa chambre confortable, certes, mais seul, avec comme seul compagnon ses pensées. Sa culpabilité. Son dégoût profond de cette addiction qui lui avait fait mentir à ceux qu'il aimait profondément, plus que sa propre vie. A sa femme, à ses enfants. A son frère. A ses parents. A ses amis. Clive Digby avait eu un mois pour réfléchir à ses erreurs, à comment il en était arrivé à cacher tant de choses à ceux qui, pourtant, étaient supposés connaître tout de lui. Comment il avait tout caché à l'être, qui, après sa femme, avait tout partagé avec lui. Son petit frère, son bras droit, son confident. Même à Miles, il n'avait pu rien avouer.
Mais la bulle d'apparences avait explosée.
Violemment.
Sans prévenir.
Et maintenant, Clive devait demander pardon. Réparer ce qu'il avait brisé.

" I have to go and talk to Miles." L'anglais souffla bruyamment puis tourna les yeux vers sa femme qui hocha machinalement la tête - tous les deux dans la cuisine de leur immense maison, Clive tournait en rond depuis quelques heures, cherchant une solution. Gaia était venue le chercher il y a quelques jours. Sous une surveillance extrême - l'infirmière passant tous les matins et le médecin une fois par semaine - Clive se sentait à nouveau comme lui-même. Avant que cette addiction ne l'anesthésie. Il ressentait tout plus intensément. Lorsque quelques mois avant, il vivait sur une bulle de coton, maintenant, il vivait sur une véritable chaise électrique. Toutes ses émotions étaient décuplées et il avait encore du mal à s'adapter à ce sentiment de ne rien contrôler. Alors, Gaia avait pris le volant et l'avait déposée là où elle savait que Miles se trouvait - à la salle de squash. Clive, les mains fourrées dans son blazer beige, s'était avancé prudemment. Miles ne lui avait pas adressé la parole depuis un mois. Trente jours sans avoir aucune nouvelle de lui, à part via son épouse qui venait lui rendre visite une à deux fois par semaine. Is Miles okay? s'était-il d'abord inquiété, remarquant forcément que son petit frère n'avait pas mis les pieds au centre. He must be busy with Novatech, s'était-il fait une raison. Why can't he find an hour to come and see me? s'était-il agacé. Do you think he hates me? avait-il fini par demander à son épouse, qui l'avait rassurée en lui assurant que son frère se portait bien. La gorge serrée, il avait dépassé la porte de la salle de sports. " Is Miles Digby here? I'm his brother, I need to see him. Urgent matters. " s'enquit-il poliment mais fermement au propriétaire des lieux. L'homme avait acquiescé, montrant vaguement du doigt une porte plus loin. L'anglais s'était dirigé sans grande conviction, redoutant instantanément le moment où il croiserait le regard déçu de son petit frère. Parce que c'était ce qu'il était - il en était sûr. Déçu, trahi, désillusionné, dégoûté. Il l'aurait été à sa place. Après le questionnement, les heures d'inspection, de réflexion, Clive savait que son frère aurait beaucoup de mal à lui refaire confiance. Qu'en agissant ainsi, il avait rompu quelque chose entre eux deux - un lien qui s'était pourtant tissé depuis que l'aîné avait posé les yeux sur son cadet, à la maternité. I will protect you. I will cherish you. I will spoil you. Ces paroles résonnèrent lorsqu'il passa le pas de la porte, sa main jouant avec le jeton de sobriété dans sa poche. L'homme d'affaires s'arrêta devant la vitre, immobile, quelques secondes. Miles était à terre. Interloqué, terrifié qu'il se soit blessé, il ouvra avec vigueur la porte vitrée, manquant de la faire valdinguer sur son passage. A grandes enjambées, il traversa le terrain et s'accroupit face à son frère. " Miles!" s'écria-t-il, cherchant une blessure sur son corps visiblement moite. " Are you okay?" ajouta-t-il, sentant son frère se crisper alors que sa main se posait sur son avant-bras. L'homme était recroquevillé. Clive voulait juste s'assurer qu'il allait bien. Puis ils pourraient peut-être rompre la glace. " Did you hurt yourself?" demanda-t-il, se souvenant des nombreuses fois où, plus petit, Clive avait volé à la rescousse du petit Digby certes habile mais maladroit. Comme la fois où il s'était cassé le bras parce qu'il avait tenté de dépasser son frère à vélo. Ou celle où il avait tenté de démontrer qu'il était capable de faire un salto, mais qu'il avait fini par manger le bitume. La main de Clive se glissa contre sa joue pour relever le visage de son frère - délicatement. Il fronça les sourcils et serra la mâchoire lorsqu'il remarqua ses joues mouillées non pas par la transpiration mais par de réelles larmes. Son coeur fit un bond avant de tomber fébrilement de sa poitrine. Il savait être le responsable de ces larmes. Doucement, l'anglais tomba à terre, s'installant près de son petit frère, lui donnant un temps pour se reprendre. Du bout de ses doigts pourtant, il posa sa main sur l'avant-bras de Miles, silencieux. I am flawed, I have lied to you but I will never leave you.

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· Re: There is no "white lies" · Sam 21 Mar - 18:08

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Clara Luciani

Les larmes coulaient sur ses joues, son corps agité par les sanglots qu’il ne cherchait plus à réprimer. En un mois, il avait tout fait pour donner le change, pour rester fort. Pour Gaia. Pour les enfants. Pour tout ce que Clive et lui avaient construits ces dernières années. Et même dans l’intimité de sa chambre vide, il n’avait jamais laissé pleinement la tristesse l’envahir. Sa colère le nourrissait au quotidien, était devenu le moteur de sa vie, empêchant la moindre larme de franchir la barrière de ses yeux. Et là, assis seul au milieu du terrain désert, il en payait le prix, incapable de se reprendre. Et c’est alors qu’une voix qu’il connaissait par coeur retentit dans le silence de la salle. Une voix qu’il n’avait pas entendue depuis un mois.

Instinctivement, son corps entier se figea. De toute manière, il n’eut pas le temps de réagir car déjà, une main se posa sur son avant-bras, et un frisson parcourut son corps qui commençait à geler, baigné de sueur et désormais froid. Clive. L’inquiétude était palpable au son de sa voix, et il retrouva l’attitude paternaliste de son aîné qui le rassurait tant autrefois. Pourtant, aujourd'hui, cela ne fonctionnait pas. If I’m… Okay ? La phrase décupla en lui cette colère noire qui le rongeait déjà et sa bouche se tordit dans un rictus sarcastique, sans même qu’il ne puisse la contrôler. Comment osait-il lui demander ça ? Il avait eu plus de 30 jours pour réfléchir à ce qu’il allait lui dire, et il commençait par ça ? Aveuglé par les sentiments qui déferlaient en lui, Miles ne réalisa même pas que son frère s’inquiétait d’une éventuelle blessure. I’m not okay, brother. I’m so not okay right now. You lied to me. All the beautiful talks we had about trust, honesty, respect… Liar. You repel me. Mais Miles était trop choqué pour qu’un seul de ces mots ne puissent franchir ses lèvres. Combien de fois avait-il joué la scène des retrouvailles dans sa tête ? Combien de scénarios avait-il envisagé ? Aucun n’incluait ce moment étrange et inadapté, où il était assis en tailleur comme il le faisait lorsqu’il avait huit ans, observant Clive en contre-plongée, la bouche bée et les yeux pétillants devant un de ses exploits.

Ses yeux fuyèrent le visage de son frère lorsque celui lui releva la tête. Il aurait voulu se lever et partir en claquant la porte mais aucun de ses muscles ne semblaient vouloir lui obéir. Et il était tout aussi incapable de regarder son frère dans les yeux. C’était au-dessus de ses forces, qui l’avaient visiblement abandonné. Les larmes avaient arrêté de couler, mais il sentait leur empreinte sur ses joues, jusqu’à son t-shirt où quelques-unes avaient réussi à rouler. Et puis soudain, le silence. Clive s’était assis à côté de lui, et il sentait son regard qui l’enveloppait alors que lui fixait toujours un coin de la pièce. Il avait l’impression d’être retourné des années en arrière. D’être à nouveau ce gamin immobile qui hésitait à confier une bêtise à son grand frère. NO. C’était injuste. Ce n’était pas lui qui était en tort cette fois. Ce gamin timide finissait toujours par tout raconter à Clive, qui souvent riait et le rassurait dans la foulée. Mais cette fois-ci, les rôles étaient inversés. Et il allait bien falloir que chacun en assume les conséquences.

La dernière phrase de Clive résonnait encore dans sa tête. S’il s’était blessé, hein ? Le choix de mot aurait été amusant en d’autres circonstances. Dégageant enfin son bras de l’emprise de Clive d’un geste brut, il planta finalement son regard dans le sien. Les yeux noisette de son frère le désarçonnèrent, mais il ne le montra pas. « Speak for yourself, brother. » Il appuya volontairement sur le dernier mot, qui avait comme perdu de son sens ses derniers temps. « I’m not the one who actually destroyed myself, day after day, week after week. » Les mots sortaient enfin, froids, plein de rancoeur et de ressentiment, et il ne les contrôlait pas. Ce n’était même pas son addiction qui le mettait en colère, après tout. C’était tout le reste. Cette façade qu’il avait affichée des mois durant. Comment savoir désormais s’il n’avait pas menti sur autre chose ? « And, unfortunately, it’s not the only thing that you have destroyed. » La confiance était une chose qu’il était difficile d’obtenir de Miles. Clive avait été le premier, et longtemps le seul, à en profiter. Car c’était un privilège, selon lui.

Il détailla de longues secondes le visage de son grand frère. L’intouchable Clive. Son modèle sur terre. Il avait l’air d’aller mieux. Cela lui fit du bien une fraction de secondes. Après tout, il ne doutait absolument pas du fait que le grand Clive Digby remonterait la pente. C’était un battant. Et désormais, il savait que lui aussi en était un. Il aurait au moins appris cela. You see ? At least, you’re still giving me some lessons, brother.

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· Re: There is no "white lies" · Dim 29 Mar - 13:32
Les mots de Miles eurent l'effet d'une gifle. Une gifle qui prit son empreinte sur sa joue, qui le brûlait intensément. Clive resta pourtant stoïque, déglutissant, ayant eu le temps de s'imaginer la violence des mots du cadet durant son mois au centre. La colère de Miles était légitime. Elle ne mentait pas sur la conséquence de ses propres actions. L'anglais pencha légèrement sa tête en arrière, entourant ses genoux relevés de ses bras. Son petit frère ne lui avait jamais parlé comme cela - dans une autre situation, Clive l'aurait peut-être mal pris, aurait peut-être mal réagi et l'aurait envoyé balader. Néanmoins, l'homme d'affaires était prêt pour cette confrontation. Il ne perdrait pas son sang-froid, il ne ferait pas plus de mal à Miles qu'il n'en avait déjà fait. Ses iris se posèrent sur son frère puis il soupira doucement, cherchant à répondre quelque chose d'intelligent ou de réconfortant à celui-ci. " I am sorry." S'excuser était peut-être la meilleure solution pour l'instant. La gorge du britannique se serra en croisant son regard. " I am so sorry, Miles." répéta-t-il pour qu'il le croit. Les deux frères avaient toujours eu une confiance inébranlable l'un envers l'autre. Clive ne voulait pas que la situation change. Il avait trahi cette confiance tacite en plongeant dans une addiction qu'il ne pouvait lui-même contrôler. Tout cela avait été vite, trop vite et il en payait les conséquences. Le quadragénaire porta son regard sur un point distant, essayant de ne pas se laisser dépasser par ses émotions. Il avait travaillé sur lui-même au centre - sur le contrôle de ces émotions chaotiques, sur cette culpabilité constante qui le rongeait constamment. " I'm sorry I hurt you." confessa-t-il un peu plus bas, cherchant à nouveau à croiser son regard. " I ... got lost. I lied and I hid what I was doing because I was lost and desperate." Clive prit une autre inspiration. Avouer tout cela à voix haute lui demandait beaucoup d'efforts mais des efforts nécessaires pour espérer retrouver au moins ne serait-ce qu'une relation décente avec Miles. " I was dreadfully shameful." rajouta-t-il après quelques minutes de silence qui lui parurent une éternité. " I still am." s'avoua l'anglais, lâchant un petit rire ironique. " I know sorry isn't enough. I know I should have never lied to you, of all people. I should have trusted with the way I felt - ... the way I feel." Digby se gratta la nuque et posa sa tête sur ses propres genoux. Il ferma les yeux quelques secondes, épuisé. Épuisé de se battre contre lui-même. Un mois qu'il réfléchissait à ces retrouvailles. Un mois qu'il tournait encore et encore les mots dans sa tête, tentant de trouver un moyen pour exprimer tout ce qu'il ressentait. " I got overwhelmed with guilt." dit-il, à voix basse, rouvrant les yeux. La mâchoire du quadragénaire se serra. Miles savait de quoi il parlait. Il n'avait pas besoin de le mentionner. Il le lisait dans son regard, un accord tacite et silencieux entre les deux hommes. Ses prunelles croisèrent celles de Miles - il cessa de respirer, en apnée. " I got these terrible migraines I couldn't handle. The pills helped dulling the pain." continua-t-il, décidé à se livrer complètement à son cadet. Peut-être était-il trop tard, peut-être avait-il éclaté leur confiance, peut-être qu'ils n'arriveraient plus à se parler comme ils le faisaient avant. Au moins, la vérité serait dite. La poitrine de Clive s’allégea lorsque les mots sortirent des confins de sa bouche. " They helped dulling me." finit-il, tentant de garder une respiration calme. Il n'était pas guéri, il le savait. Cette addiction le suivrait jusqu'à la fin de sa vie. Elle resterait toujours au coin de son esprit. Mais il était prêt à combattre cette envie constante pour lui, pour son frère, pour sa famille. Ils étaient tout ce qu'il avait de plus cher dans ce monde.

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