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Aaron Edwards

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· I guess I kinda liked the way you helped me escape · Lun 23 Mar - 17:32

23 MARS 2020 - 18H45
Feat @Chani Rodrigues

Jeudi dernier t’as eu un cas compliqué à gérer. Un papy que t’as dû secourir car il est tombé du toit de sa maison. Enfin plutôt de son échelle. Ce n’est pas la première fois que t’as affaire à une situation pareille sauf que cette fois-ci il s’est avéré que ce vieux monsieur était sourd-muet. Un peu compliqué pour communiquer avec lui sachant qu’il n’était pas vraiment dans son état normal. T’as aussi prêté main forte à l’ambulancière car son coéquipier était malade. Vous avez conduit l’homme à la clinique. Pendant que ta partenaire traitait la paperasse habituelle, toi t’essayait autant que possible de communiquer avec cet homme dans les couloirs afin de lui faire comprendre qu’il serait pris en charge par des médecins et qu’une IRM de son coccyx était nécessaire afin de vérifier que l’os n’était pas cassé. Mais difficile pour toi d’échanger avec lui. Heureusement, une jeune femme a débarqué de nul part pour te sauver la mise. Une malentendante également pratiquant la langue de signe. Une vraie aubaine pour toi. Sauf que t’as pas eu le temps de la remercier pour le service qu’elle t’a rendu. Ta coéquipière t’as sollicité pour remplir un document. Impossible de retrouver la jeune femme dans la clinique par la suite. T’as donc mené ton enquête auprès d’une infirmière présente sur les lieux qui t’a expliqué qu’elle travaille sur place en tant que bénévole et qu’elle est souvent présente le lundi après-midi. C’est pourquoi, en cette nouvelle semaine qui démarre et après la fin de ton service, tu tentes ta chance en te rendant à la clinique dans le but de la retrouver mais aussi d’avoir des nouvelles de ce vieux monsieur que tu n’as pas laissé totalement dans un bon état. Tu erres un peu dans les couloirs lorsque tu finis par apercevoir la jeune femme. Tu l’interpelles alors d’un grand signe de main. – Hey vous ! – Puis tu cours en sa direction afin qu’elle ne se faufile pas à nouveau. Cela serait dommage que tu sois venu à la clinique pour rien. Tu montres alors la paume de ta main face à elle comme pour lui dire d’attendre. De là, tu sors ton portable de ta poche et écrit un texto vierge sans destinataire que tu lui montres ensuite. – Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi car je ne suis pas en tenue de pompier mais j’ai amené un monsieur qui est tombé d’une échelle la semaine passée. Vous m’avez sauvé la mise car je n’arrivais pas à me faire comprendre avec lui. J’aimerai vous remercier de m’avoir aidé. – Tu ne sais pas vraiment comment mais t’as tout de même une petite idée derrière la tête. Tu dois admettre que son physique ne te laisse pas de marbre. T’es pourtant pas le genre de mec qui propose de boire un verre à tout va. Car c’est probablement ce que tu comptes faire là. – Est-ce que vous avez des nouvelles du Monsieur ? –  Tu demandes par la suite en écrivant un nouveau message sur son portable et en le lui montrant. T’es le genre de pompier qui s’assure de la santé des personnes que t’as pu secourir, même après. Tu vas au-delà de ton boulot même si on te dit souvent de ne pas le faire.

Chani Rodrigues

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Mar 24 Mar - 14:06
Elle maîtrise trop bien ce dédale hospitalier pour n’être qu’une patiente ou un quidam venu rendre visite à son proche alité dans l’une de ces chambres. Elle est bien trop familière avec l’endroit pour faire entrer dans l’une des deux cases. Pourtant elle ne revêt aucun habit, costume, qui pourrait la faire intégrer l’échiquier hospitalier. Elle n’est ni médecin, ni infirmière, ni interne, ni… elle n’a aucun rôle médical dans cette partie de jeu. C’est ce qui rend sa visite atypique, un peu particulière mais pourtant si rassurante ou nécessaire pour ceux qu’elle vient voir. Depuis deux ans déjà, elle donne de son temps, gracieusement. Contre aucun pécule. Peut-être bien contre un sourire ou un regard rayonnant de joie, tout simplement. Elle sillonne les couloirs, pour se poser, le temps d’un moment, dans la chambre d’un patient. Elle ne choisit pas n’importe quelle catégorie de patients. Les délaissés. Les laissés pour contre de la famille. Elle rend visite auprès de ceux qui n’en reçoivent pas de leurs proches. Elle n’a jamais demandé les raisons de cette absence. Absence de proche. Elle est pourtant facilement devinable : des proches partis loin, bien trop loin, pour pouvoir consacrer un peu de leur temps à ce patient. La plus part du temps, ceux à qui elle rend visite sont des personnes isolées, socialement. Bien souvent des personnes âgées. Aujourd’hui, elle est assise sur une chaise, près du lit, de M. Ewens. Cela fait déjà plusieurs minutes qu’ils discutent ensemble. Un sourire s’éprend des lèvres de Chani, en écoutant le vieil homme. Observant ce visage sur lequel on peut lire les années et l’expérience. « Vous savez ? On a un point commun, vous et moi », elle lâche, en désignant son oreille comme pour désigner l’appareillage auditif qu’elle porte. Cela leur fait un point commun. « Moi, je vous adopterais, si je le pouvais ! », qu’elle entonne, de plus bel, en lui répondant. « Rendez-vous compte ? On peut adopter un chien, un chat, un lapin… un enfant même », s’élance dans son argumentation fumeuse et légère, qui adoucit les pensées de l’homme. « Mais pas un grand-père ! », qu’elle reprend. Elle prend un air faussement désolé, ne perdant pas son sourire qui la caractérise tant. Elle le distrait, elle se distrait. Elle reprend, déplorant que ses grands-parents maternels et paternels n’apprécieront pas la venue d’un nouveau grand-père concurrentiel. C’est alors qu’elle est interrompue par l’arrivée de l’infirmière, venue lui apporter ses soins. « Je crois que sur cette conclusion, il est venu le temps de laisser ma place ! », elle scande dans un léger sourire béat. Elle tire joliment sa révérence et quitte la chambre de M. Ewens, qu’elle retrouvera dans quelques jours, elle le sait déjà. Elle referme la porte derrière elle, comme pour marquer une bonne fois pour toute la fin de sa visite du jour. Elle réajuste sa veste, remet quelques unes de ses mèches de cheveux en place, et se faufile à nouveau dans ce couloir, vers cette direction qu’elle connaît que trop bien : la sortie.
Ses pas retentissent sur le carrelage, elle ne prête guère attention aux bruits et paroles qu’elle entend, ici et là, comme ne souhaitant pas rencontrer d’embûches. Elle arque un léger sourcil, quand un hey you retenti autour d’elle. Cela doit être l’infirmier qui accoste la nouvelle interne, qu’elle se dit. Elle entend des pas rapides, derrière elle. Il doit lui court après, qu’elle se dit en son for intérieur. Elle a une propension inimaginable pour créer des histoires dans sa tête. Elle s’apprête brusquement quand elle voit apparaître une silhouette entrer dans son champ de vision. Aucun des protagonistes qui se promenaient dans son esprit n’ont existé. Chani pose ses pupilles sur ce nouveau visage, lui lançant un regard interrogateur. Qui est-il ? Mais surtout que lui veut-il ? Elle pourrait énumérer infiniment ces questions qui naissent dans son esprit, en attendant que le jeune homme ne daigne lui adresser la parole. Elle reste silencieuse, ses billes curieuses détaillent ses gestes. Elle analyse chaque geste pour en tirer une conclusion – qui sera probablement foireuse –. Sa main se ballade dans sa poche et en sort son téléphone. Possiblement qu’il vient de recevoir un message écrit et qu’il s’apprête à répondre à son interlocuteur : voilà ici une drôle de manière. Attendez. Il lui tend son téléphone. Pour ? Flottement de doute. Attendez, cette histoire commence à aller beaucoup trop vite, arrêtons-là l’imagination de Chani. Son regard détaille le message inscrit sur l’écran tactile. Elle fronce doucement les sourcils, avant de se redresser. Un rire franc et incontrôlé s’échappe de sa bouche. Elle pose l’une de ses mains sur sa poitrine, comme pour faire taire ce rire qui s’échappe de ses labiles. Elle croise le regard du blond, qui est posté devant elle. Elle ne peut s’empêcher de rire. « Excuse-moi... ». Elle ne rit même pas pour se moquer de lui. Ce n’est pas lui qui le fait rire mais la situation. « C’est juste que c’est bien la première fois qu’on me fait ce coup-là », qu’elle s’explique, étouffant son rire. Combien sont ceux qui parlent plus fort et sur-articulent, comme pour mieux se faire entendre, sous prétexte qu’elle aurait des problèmes d’audition. Ils surjouent. Ils en deviennent ridicules et risibles. Mais, alors, c’est bien la première fois qu’on s’adresse à elle en lui collant sous les yeux un écran tactile et un message écrit, venant celer un peu plus le silence entre eux. « Tu peux me parler normalement, tu sais », elle souffle, à son égard. « Mais bien joué, il fallait probablement y penser au téléphone », elle articule, en hochant légèrement la tête, comme pour donner un peu plus de poids à ses mots qu’elle prononce. Elle concentre de nouveau son propos sur le fond du message adressé par M. inconnu-blond. Il paraît qu’elle lui aurait sauvé la mise, ce qui précède à son importance. Il est pompier. Elle se souvient de cette scène anecdotique, qui avait eu lieu la semaine dernière. Elle s’était improvisée interprète pour un patient atteint d’une surdité sévère ou profonde. « Je t’en prie ». Chani avait agi naturellement, sans intérêt. Elle l’aurait fait avec n’importe qui. « Me remercier ? », qu’elle scande de vive voix. Elle lui lance un regard curieux. Quant à ce patient, elle prend le temps de réfléchir. « Il va bien, je crois. Je l’ai croisé à la cafétéria, il voulait dévaliser le distributeur de barres chocolatés mais son fils l’a sermonné. Définitivement, il va bien », elle surenchérit dans un ton amusé et plaisant. Elle essaie de rendre cet échange un peu moins académique.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Jeu 26 Mar - 22:14


Heureusement, t’as réussi à retrouver la trace de celle qui t’as sauvé la mise quelques jours plus tôt. Tu sais qu’elle ne fait pas parti du personnel de l’hôpital. Elle est externe ou du moins intervenante. Tu ne saurais définir concrètement son travail. Il doit probablement s’agir de bénévolat. C’est tout à son honneur. Faudra tout de même qu’elle t’explique si elle souhaite converser avec toi. Car tu lui en dois une et t’as terriblement envie de boire un verre ou au moins un café en sa compagnie. Il faut que tu la remercies d’une manière ou d’une autre. Du coup, tu l’interceptes et lui écrit un message via ton portable pour lui resituer le contexte. Car clairement, tu ne sais pas si elle se souvient de toi. Des gens, elle doit en voir défiler à longueur de journée ici. D’autant plus que t’as ôté ta tenue de pompier pour une tenue classique. Et clairement, ça change tout. Tu t’attends à ce qu’elle réponde par message sauf qu’elle le fait normalement via ses lèvres. T’es surpris qu’elle puisse parler et tu restes attrapé. S’agit-il bien de la même personne que la dernière fois ? Oui, c’est une certitude. – Ah.. euh.. pardon. Je pensais que vous étiez malentendante également. – Tu bafouilles ne sachant plus vraiment où te mettre. T’as clairement envie de t’enterrer au fond d’un trou. Cela faisait bien longtemps que tu n’avais pas eu aussi honte. T’es un boulet. C’est comme si tu t’adressais à une caissière du Mc Do et que tu demandais des pattes. T’es à côté de la plaque. Elle reprend la parole pour t’indiquer que tu peux lui parler normalement. Ce que tu fais, bien évidemment. – Je ne vous avais pas entendu parler la dernière fois. Enfin.. pas avec votre voix. – T’essayes de te justifier tant bien que mal mais c’est trop tard. Ta connerie est faite. Et visiblement, elle semble penser qu’il s’agissait là que d’une simple technique de drague. Or, c’est pas du tout le cas. Enfin peut-être que si, un peu, mais inconsciemment. Pour toi, il n’y a pas d’ambiguïté. Tu veux juste la remercier et accessoirement apprendre à la connaître car elle a l’air cool. – Oui, te remercier de m’avoir sauvé la mise. Je ne savais pas comment lui expliquer les choses. – Elle ne se rend peut-être pas compte car pour elle c’était rien mais pour toi elle a vraiment été d’une grande aide. T’étais vraiment en galère pour te faire comprendre auprès de ce monsieur. Non seulement il était sourd comme un pot mais aussi un peu trop paniqué et sous le choc de l’accident. Fallait quelqu’un parlant son langage pour le calmer. Le principal à présent c’est qu’il aille mieux. Tu venais aussi pour t’en assurer.  – Ça a l’air d’être un sacré phénomène. – Tu déclares alors décrochant ton premier rire face aux propos de la jeune femme. L’histoire du distributeur est assez drôle. T’imagine aisément la scène. – En tout cas, il ne faut plus qu’il monte sur une échelle. Ou alors pas tout seul. – Tu sermonnes presque la brune devant toi alors qu’elle n’y est pour rien mais t’espère qu’elle lui transmettra le message si elle le recroise. En principe, il ne devrait pas tarder à sortir. Il s’est cassé un os majeur de mémoire et il valait également mieux le garder quelques jours à la clinique pour ne pas qu’il fasse de commotion cérébrale car il avait également cogné sa tête. – Tu n’as pas répondu à mon invitation du coup. – Tu déclares innocemment. Faut avouer que parler dans le couloir d’un hôpital, c’est pas forcément ce qu’il y a de plus fun. Va falloir remédier à ça. Il y a peut-être une cafétéria ou sinon un bar pas loin ?

Chani Rodrigues

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Sam 28 Mar - 9:35
Quand elle se retrouve face à ce jeune homme qui décide de lui adresser un message sur son téléphone portable, elle ne peut contenir sa réaction. Elle rit. Elle rit de plus bel mais elle ne rit pas pour se moquer de lui. Tout cela semble l’amuser, même si la gêne semble naître chez cet inconnu. Elle ignore les raisons qui l’ont poussé à avoir recourt à une telle démarche. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’elle se trouve face à un interlocuteur maladroit – ou stupide ? – qui s’adresse à elle comme si elle n’était qu’une idiote : ceux-là sont surtout ceux qui trouvent ingénieux de réduire le débit de leur flot de paroles et d’articuler avec exagération chacune des syllabes qu’ils prononcent. En plus de ne pas aider Chani dans sa compréhension, ils ont sacrément l’air d’imbéciles. Pourtant elle doit bien concéder que c’est la première fois qu’on s’arme de son téléphone pour communiquer avec elle. Elle tente de reprendre une once de sérieux, quand bien même elle ne parvient pas à contenir son amusement face à cette situation cocasse. Elle observe et détaille chaque trait du visage de ce jeune homme qui se peigne d’une honte et une gêne perceptible. Son intention n’a pourtant été nullement de casser la prestance de l’inconnu. Elle se permet alors de lui préciser qu’il peut lui parler normalement, si tant est que l’on puisse nommer cela ainsi. Elle déteste ce mot. Normalement. Comme s’il y avait des personnes normales et d’autres anormales. Elle ferait partie de cette deuxième catégorie, selon la conception de leur société. En effet, être normal, ça veut dire parler et entendre. A partir du moment où l’un de tes sens est défaillant, tu ne fais plus partie de cette case « normale ». La réaction du blond qui se tient face à elle lui arrache un sourire. Il s’excuse. Ils le font tous. Elle prend la parole, ne quittant pas ce rictus qui s’est épris de ses lèvres, dès l’instant où il a voulu entrer en communication avec elle – quelle drôle d’expression –. « Bien vu ! Mais il semblerait que tu ignores l’existence des aides auditifs », autrement dit, l’existence des appareillages auditifs. Aucune once d’attaque dans le son de sa voix. Chani ne perd pas son sourire. Depuis le début, elle aurait pu être vexée et s’insurger qu’on la considère d’une telle façon. Peut-être que dans une autre vie, elle aurait réagi mais, dans cette vie présente, il n’en est rien. Toutefois, elle se concentre sur ce que le jeune homme inconnu a voulu lui dire. Quelque chose lui échappe dans sa démarche : il souhaite la remercier. Ce besoin de remercier crée en elle une certaine incompréhension. Certes, elle a compris qu’il est pompier – enfin présentement il n’a rien d’un « pompier » aux yeux de la Portugaise –, qu’elle était intervenue à ses côtés pour échanger avec un patient sourd qu’il avait apporté à l’hôpital. C’est ce qu’il s’est passé la première fois que leurs chemins se sont croisés. Il veut la remercier. La remercier ? Elle lui aurait sauvé la mise. Il se répète. Elle l’a compris tout cela. Pendant qu’elle converse en son for intérieur, elle ne dit rien. « Je t’en prie », elle souffle modestement. En soi, elle n’avait pas sauvé une vie – ou peut-être indirectement, sans le vouloir –, selon elle. Peut-être même qu’il aurait fini par se faire comprendre et par calmer cette victime, si elle n’avait pas été là. Pourquoi pas ? D’ailleurs, elle reconnaît avoir recroisé, il y a quelques jours, le vieil homme dans la cafétéria de l’hôpital. Elle se souvient bien de ce moment, il était accompagné de son fils. Elle en sourit encore, en se remémorant de vive voix de la scène. L’inconnu juge qu’il est sacré phénomène, elle hoche la tête comme pour approuver. « Avec Prudence, seulement », elle renchérit quand il lui explique qu’il ne faudrait plus qu’il monte à une échelle. Il ne doit pas monter seul, mais avec prudence. C’est quelque chose qu’elle a appris avec le temps : l’ironie et le second degré. C’est quelque chose qu’en langue de signes, elle ne connaît pas : cette langue est bien trop franche et crue pour l’être. Elle réprime un petit rire inaudible, qui tente vainement de s’échapper entre ses lèvres. Elle reste silencieuse, sourcillant légèrement face à la réplique de M Inconnu. Il parle d’une invitation à laquelle elle n’a pas répondu. « Allons-y », articule-t-elle. Malgré sa surprise, elle ne perd pas son sourire. D’ailleurs, elle a bien remarqué que son interlocuteur s’était quelque peu déridé au fil de la conversation. « Dis-moi c’est souvent que tu invites ceux que tu considère qu’ils t’ont sauvé la mise ? », elle demande, un peu amusée par la situation.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Dim 29 Mar - 16:09


Vu que tu n’avais jamais entendu le son de sa voix, tu t’étais dis que la demoiselle de la clinique ne parlait pas. Tu la pensais totalement sourde et du coup muette. Erreur fatale. Ce n’est pas le cas. Non seulement elle t’entends, mais en plus elle parle. Oh la honte. Tu te confonds en excuses. Tu l’as prise pour une handicapée totale alors qu’elle ne l’est pas. Enfin.. pas vraiment. Elle a un handicap plutôt léger si tu comprends bien, qu’elle compense à travers des appareils auditifs. Tout s’explique. Tu n’avais pas faux sur toute la route mais pas besoin pour autant de lui parler à travers un texto. – C’est fou la technologie de nos jours. – Tu souris, béat, un poil agacé contre ta stupidité. Ton entrée en matière est ratée. Elle doit te prendre pour un imbécile maintenant. Heureusement, elle n’a pas l’air vexée. Elle semble même s’en amuser. En soit, t’as rien fait de mal. Mieux vaut en rire qu’en pleurer. Tu lui expliques ensuite l’objet de ta démarche. Pourquoi tu lui en dois une belle. Si pour elle ce n’est pas grand-chose, pour toi, c’est beaucoup. Elle n’était clairement pas obligée de t’aider la dernière fois. Enfin elle a surtout aider le patient sourd à comprendre ce qu’il se passait. D’ailleurs, vous en venez à parler de son état de santé. Visiblement, tout va mieux. Il ne faudra pas qu’il remonte sur une échelle ou alors avec Prudence. – C’est qui Prudence, c’est sa femme ? – Tu réponds sur un ton des plus sérieux avant d’éclater de rire. Non, t’es pas totalement blond. Ni totalement con. Enfin un peu, mais c’est pas grave. Heureusement que le ridicule ne tue pas. – Pardon, c’était nul. – Tu espères au moins l’avoir fait rire avec ta blague de papy boiteux. T’espère qu’elle ne te trouve pas trop lourd non plus. Car en attendant, elle n’a pas encore répondu à ton invitation initiale. Tu ne manques pas de le lui faire savoir. Est-ce qu’elle a du temps à tuer et surtout est-ce qu’elle apprécie ta compagnie ? Il semblerait que oui. Elle répond favorablement à ta requête. Cool. Tu masques ton sourire pour marcher dans une direction inconnue avec elle. Tu ne sais clairement pas où vous allez. T’imagine qu’elle doit avoir une petite idée en tête. T’espère car sinon vous allez marcher longtemps dans les couloirs de la clinique. – Toujours ! – Tu réponds avec le sourire en la regardant furtivement alors que vous errez encore dans les couloirs. – Mais en général c’est moi qui sauve la mise des gens. Du coup, ça revient à dire jamais. – Qu’elle se méprenne, tu n’es pas un Don Juan. Malgré tes airs charmeurs et de plaisantin. Les dates improvisés avec des inconnues, tu n’en as pas l’habitude. C’est peut-être même la première fois que tu fais ça. Et puis, techniquement, on peut dire que t’es casé donc c’est en tout bien tout honneur. Faut pas y voir de quelconques intentions derrières. – Tu t’appelles comment ? – Faut bien commencer par là. Cela serait plus pratique quand même de savoir comment vous vous appelez l’un et l’autre. – Faudra que tu m’expliques aussi ce que tu fais là. Je veux dire, l’infirmière m’a dit que tu ne fait pas parti du personnel. – Autrement dit, quel est son boulot ou en quoi consiste son bénévolat. Tu serais curieux de le savoir.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Sam 4 Avr - 14:22
C’est une situation normale pour Chani. Elle n’a rien d’étonnante, de surprenante. Elle est banale, cette situation. Il réagit comme n’importe qui. Comme n’importe qui le ferait à sa place, ou presque. L’utilisation du téléphone portable vient briser cette normalité mais cela ne change rien. Il pense comme les autres. Dans l’esprit de quiconque, une personne sourde – peu importe son degré de surdité – est une personne qui ne peut pas parler. Comme si le fait d’être dépourvu, ou presque, d’un sens induit forcément la perte d’un autre sens. Une personne sourde parle. Elle n’est pas muette, comme peut le clamer les gens. C’est ces gens qui ont inventé le « sourd-muet ». Mais sourd-muet, ça n’existe pas. Seulement dans l’imaginaire fantasque de ceux qui ne savent pas – mais qui prétendent savoir –. Ces gens-là prétendent prétendre connaître son handicap. En vérité, ils ne connaissent rien. Une personne sourde peut produire des sons mais si un enfant sourd ne parle pas, c’est tout simplement parce qu’il ne s’entend pas et ne peut pas apprendre à reproduire les sons qui l’environnent : c’est comme cela que vous avez acquis votre langage, voyez. On apprend à parler en reproduisant des sons, des mots, des expressions que l’on entend mais pour Chani, et tous les autres qui sont comme elles, il lui a été difficile de produire des sons qu’elle n’entendait pas. Il lui a fallu le recourt de cet appareil auditif qui lui a permis d’entendre. D’entendre et de reproduire ces sons, ces mots, ces phrases : elle a mis plus de temps qu’un enfant normal pour apprendre à parler. Avant d’apprendre le langage oral, elle a appris la langue signée. Elle arque un léger sourcil devant la réaction du jeune homme. Il parle de technologie, quand elle parle d’aide. Elle bouge doucement la tête. C’est alors qu’il évoque le vieil homme qu’il avait accompagné à l’hôpital, la semaine passée. Chani ne lui rend pas visite. Pour cause, sa famille vient régulièrement le voir. Lors de ses visites, ce n’est pas rare qu’elle le croise d’ailleurs à la cafétéria. Elle raconte la dernière fois qu’elle l’a vu. C’était dans cette même cafétéria. Elle ne peut nier le tempérament du vieil homme, un gaillard comme il se décrit. « J’aurais pu le valider… mais non », qu’elle concède, en acquiesçant comme pour donner du poids à ses mots. Le second degré et l’ironie, c’est quelque chose qu’elle utilise par parcimonie. Elle l’a acquis sur le tard, en se confrontant à ses cours de littérature où on lui demandait de trouver des figures de style dans tel ou tel texte. Elle détestait ces cours-là. Clairement la tentative d’ironie du jeune homme était quelque peu foireuse, nourrissant un peu plus le ridicule qui le peint. Quant à cette invitation, elle ne l’avait pas compris comme tel. C’est bien un truc de personne entendante ça : les implicites. Elle parvient difficilement à ces implicites. D’ailleurs elle ne comprend pas bien pour quelle raison il souhaite l’inviter. Il parle du fait qu’elle lui aurait sauvé la mise. Elle ne l’aurait pas interprété ainsi. Elle annonce alors qu’ils peuvent y aller, c’est une façon comme une autre de dire « oui », après tout, n’est-ce pas ? Elle marche, se laissant tirer vers la sortie. Elle tend son oreille appareillée vers la réponse du jeune homme : toujours. Il invite toujours ceux qui lui ont sauvé la mise. « Eh ben », souffle-t-elle, pensive. Il se vante alors que c’est lui qui sauve la mise des gens. « Mais en soi, est-ce surprenant ? Après tout, tu es payé pour ça », elle concède, tournant doucement sa tête vers lui, en ne perdant pas son sourire. C’est la fonction première d’un pompier, non ? D’aider les autres ? En plus de porter un costume. Car un pompier sans un costume n’en est pas un. C’est juste un mec normal, un spécimen de plus de cette catégorie toxique de l’espèce humaine. Elle franchit la porte automatique et pose une nouvelle fois son regard sur le visage du jeune homme. « Chani », articule-t-elle, dans un sourire. « Et toi, m. « Pompier » ? », qu’elle réplique, sur un ton léger. Elle dévale les marches de l’escalier extérieur, qui les mène vers une rue. Elle ralentit son allure, alors qu’il vient de prendre à nouveau la parole. Il veut savoir ce qu’elle fait là. En soi, ce n’est pas tant cela qui l’interpelle. Elle fronce les sourcils. « T’enquêtes souvent sur les gens qui t’ont sauvé la mise, toi ? », qu’elle reprend sur un ton amusé. Il a parlé d’une infirmière qui lui a dit qu’elle ne fait pas partie du personnel. Elle a raison quand elle lui a dit cela mais surtout pourquoi lui a-t-elle dit cela ? Pour qu’elle lui dise cela, il l’a questionné, non ? Ils s’aventurent dans la rue, en direction probablement d’un café pour s’installer. « Mais, je ne parlerais qu’autour d’un verre ». C’est lui qui lui a parlé d’une invitation, après tout. Elle ne l’a pas oublié. […] Ils prennent alors place autour d’une table, s’installant en terrasse. Elle pose son sac, sur ses genoux et se concentre sur le jeune homme qui se tient en face d’elle. Elle sent son regard posé sur elle. Ce regard insistant qui attend seulement qu’elle parle. « Ce que je fais à WB Clinic, je rends visite à des patients, seulement. Ceux qui n’en reçoivent aucune. Je leur apporte cette présence amicale qu’ils n’ont pas et qu’ils n’auront jamais pour certains d’entre eux. Voilà ce que je fais tout simplement là », elle articule, en ne perdant pas son sourire.
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Dim 5 Avr - 18:15


Ta blague sur Prudence n’a visiblement pas fait mouche. Chani ne la valide pas. Tu t’étais pourtant donné beaucoup de mal… ou pas. Faut pas t’en vouloir. Heureusement, elle ne t’en tiens pas rigueur puisqu’elle accepte de boire un verre avec toi. Ou du moins, ton invitation qui est restée bien floue jusqu’à là. Vous vous dirigez tous deux vers un endroit encore inconnu à tes yeux. C’est elle la guide. Heureusement qu’elle n’est pas aveugle en plus d’être à moitié sourde. En tout cas, elle n’est pas tendre avec toi. Elle a un côté hyper cassant. Toi qui te faisait une joie de vanter tes mérites en tant que pompier. Ça ne prends pas avec elle. T’es payé pour sauver des vies. C’est pas faux mais encore faut-il des volontaires pour faire ton métier qui demande beaucoup de courage. – Pas faux, mais je pourrai très bien aussi laisser les gens crever et me contenter d’éteindre l’incendie. – Tu n’aimes clairement pas qu’on minimise les risques auxquels tu fais face lors d’interventions. Certes, c’est ton boulot et t’es entraîné et payé pour ça mais cela n’en reste pas moins sans danger. Tu pourrais y laisser ta peau un jour. Du coup, ça te paraît plutôt normal qu’en d’autres circonstances ce soit les gens que tu aies secourus qui te payent un coup. Même si cela n’arrive quasiment jamais. D’une part, car tu ne tiens pas à profiter de la bonté des autres et d’autre part, car c’est plutôt de la nourriture ou des gâteaux qu’on vous apporte à la caserne pour vous remercier de vos services. Du coup, pour une fois, c’est toi qui remercie quelqu’un. Même si ce quelqu’un semble ne pas vraiment comprendre pourquoi bien que tu le lui ai expliqué. – Aaron. – Tu ne tiens pas à passer pour un mec prétentieux et qu’elle ne te voit que comme un pompier. T’es bien plus que ça. Mais en même temps, elle ne te connaît pas encore pour le savoir. Et c’est justement pour cette raison que vous allez apprendre à vous découvrir l’un et l’autre. Tu continues à avancer à ses côtés. Bientôt, vous sortez de la clinique. T’es content qu’elle ne t’emmène pas dans une cafétéria d’hôpital mais à l’extérieur. – Jamais ! Mais faut bien une première fois. – Tu lui adresses un vif regard complice et taquin en espérant qu’elle réponde à ta question initiale. C’est quoi son boulot en fait. Si ça se trouve, t’as affaire à une nana cinglée qui erre dans les hôpitaux sans but. Mais t’en doutes un peu. – Deal. – Tu en sauras plus une fois que vous serez tous deux attablés autour d’un verre. Pour cela, il faudrait déjà que vous trouviez un café ou du moins un endroit où vous restaurez. Pas besoin de chercher ou de marcher trop longtemps heureusement. C’est l’avantage d’une ville telle que Windmont Bay. Tu reconnais d’ailleurs l’endroit car t’y es déjà venu. Vous vous installez autour d’une table en terrasse afin de profiter du beau temps. De là, elle t’explique ses occupations. Tu portes alors toute ton intention vers elle, ne quittant pas son regard. – Je vois. Tu leur apportes du réconfort lorsqu’ils n’en ont pas. – C’est plutôt noble de sa part et une belle initiative. Tu n’y avais jamais vraiment pensé mais t’as déjà eu des cas où des personnes n’avaient pas de famille ou de proche vers qui se tourner. C’est hyper triste mais ça arrive. Et sûrement plus que l’on ne le pense. – Comment t’es venu l’idée de faire ça ? Je fais aussi du bénévolat moi. – Pas à la clinique comme elle mais ça reste de l’aide à la personne. Tu constates que vous partagez ce point commun et c’est surement ça qui vous réuni aujourd’hui enfin de compte.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Dim 5 Avr - 19:39
Possiblement que dans un autre contexte que celui-ci, elle aurait pu « valider » cette réplique de ce blondinet. Elle doit reconnaître que tous les ingrédients ne sont pas réunis pour l’être. Pauvre de lui, pensez-vous. Peut-être bien, oui. Elle pourrait s’imaginer les contextes différents qui auraient pu lui permettre de valider cela mais son esprit est attisé par cette invitation implicite formulée par ce jeune homme. Elle lui aurait sauvé la mise, la semaine passée. Du moins, c’est comme cela que cet inconnu – que son esprit se contentera de nommer M. Pompier – le considère. Il concède que généralement c’est lui qui sauve la mise des gens. Ce à quoi Chani ne manque pas de répondre avec un certain aplomb, loin d’être impressionnée ou émoustillée. C’est son métier après tout et cela justifie même son salaire de fin de mois. Elle ne cherche en rien à éteindre les flammes prétentieuses de ce jeune homme… En fait, elle le fait. C’est quelque chose qu’elle déteste chez les garçons en général : cette quête permanente à la vantardise. A croire que c’est quelque chose de génétique. Il y a ce quelque chose dans leur ADN qui se nomme « prétention » ou « vantardise ». Chani écoute la réplique de ce jeune homme, pouffant silencieusement de rire. « Vraiment ? Donc, toi, tu considères que tes missions consistent seulement à éteindre un incendie ? » Elle le questionne, tout en ne perdant pas son sourire. Est-ce vraiment cette conception réduite et idiote qu’il a de sa profession ? Réellement ? Certes, elle pourrait s’arrêter à cette conception tellement minimaliste du « pompier » : un mec éteignant un incendie avec une grosse lance. Elle ne s’arrête pas à cela. Elle pose son regard sur lui, le sondant un peu. Ils prennent la direction ensuite de la sortie de l’hôpital. Il l’a invitée à prendre un verre. Ce n’est pas dans ses habitudes d’accepter une telle proposition. D’habitude, elle refuse ou elle déprogramme – feignant avoir déjà quelque chose de prévu mais c’est faux, elle n’a souvent rien de prévu – ou, au mieux, elle accepte mais ne vient jamais à ces rendez-vous. Elle collectionne ses rendez-vous manqués comme certains collectionnent les rencontres. Depuis un temps, elle les évite. Aujourd’hui, elle se surprend elle-même en acceptant. Elle décline son prénom, l’invitant à en faire de même. Il se prénomme Aaron. « Enchantée, Aaron donc », articule-t-elle, en dodelinant la tête tout en souriant. C’est ce que l’on dit, n’est-ce pas, quand on rencontre quelqu’un ? On est enchanté. Enchanté de faire sa connaissance. En son for intérieur, elle ne sait pas si elle l’est ou, plus précisément, si elle doit l’être. Doit-elle être enchantée de faire sa rencontre ? Elle le saura tôt ou tard. Alors qu’ils s’échappent de l’hôpital et prennent une tout autre direction, elle écoute Aaron parler. Elle est interpeller par ce qu’il vient de lui dire. Il mentionne une infirmière qui aurait parlé sur elle, sous-entendant alors qu’il se serait renseigné à son sujet. Dans les séries américaines, on nous aurait offert une musique angoissante, afin de nous faire croire que le Aaron blond n’est pas un simplet mais un stalker, jouant de la caméra avec un champ-contrechamp pendant la scène. Il paraît qu’il ne le fait jamais : se renseigner sur les gens. C’est même une première fois. « Effectivement », souffle-t-elle, en captant son regard qui se veut à la fois taquin et complice. Il veut que Chani lui explique ce qu’elle fait à l’hôpital. Elle accepte de lui répondre mais elle pose sa condition. Être autour d’un verre. Il accepte. Alors qu’ils viennent de prendre place autour d’une table, Chani reprend la parole. Elle explique les raisons de sa présence au sein de l’hôpital. Une présence qui intrigue, qui étonne, qui surprend, pour certains. « C’est cela », elle articule, en hochant la tête. « Puis entre durs d’oreille, on se comprend facilement », qu’elle reprend, entre deux éclats de rire silencieux. Un large sourire ses lèvres, alors qu’Aaron la questionne de nouveau. Comment lui est-venue l’idée de devenir visiteuse dans un hôpital ? Ce n’est pas l’endroit qui respire le plus la sérénité et la tranquillité, il est certain. « Je ne me suis jamais vraiment posée la question… Enfin, je veux dire… J’ai découvert ce bénévolat, quand j’étais au collège, à travers un devoir que l’on devait faire en français – je détestais cette matière, mais passons – où on nous avait demandé de faire une présentation sur une association de notre choix. En faisant quelques recherches, j’ai découvert ce principe de visite pour les malades, dans les hôpitaux. J’ai mené quelques recherches. A partir de ce jour-là, je me suis dit que c’est ce que je voudrais faire. Alors, j’ai attendu d’être en âge de pouvoir l’être. Parce que clairement à 12 ans, je ne suis pas sûre qu’on m’aurait laissé faire », scande-t-elle. « Je raconte un peu trop ma vie, tu dois te dire. N’est-ce pas ? », qu’elle reprend, dans un ton amusé. « Et toi ? », elle pose son regard sur lui. « Je veux dire, tu viens de dire que tu fais du bénévolat, non ? Tu en fais dans quel domaine ? », elle le questionne à son tour, alors qu’ils sont interrompus par la venue du serveur. « Oh ! », qu’elle énonce surprise. « Je prendrai un virgin mojito. Et toi?», elle se tourne alors vers Aaron.
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Dim 5 Avr - 23:49

La brune qui t’a sauvé la mise il y a quelques jours de cela se fait un malin plaisir à dévaloriser ton boulot et t’aimes pas ça. A tes yeux, c’est le plus bel emploi du monde. Et non, ça ne consiste pas seulement à éteindre des incendies même si l’an passé, les interventions de ce genre étaient récurrentes. C’est aussi le plus compliqué généralement. Surtout les feux de forêt. T’es encore marqué par le dernier qui était bien entendu criminel. Heureusement, le malfaiteur s’est fait chopé. Saleté de bonne sœur. On peut dire que c’est de l’histoire ancienne à présent. – Non, j’ai pour mission de venir en aide aux gens. – Tu lui laisses le dernier mot. T’as bien compris qu’il est inutile de batailler à ce sujet. Mais t’es piqué. Tu ne fais pas ce travail pour l’argent. Bien sûr, tu ne cracheras pas dessus et c’est ce qui te permet de vivre mais t’aurais pu choisir un job mieux rémunéré et surtout moins risqué si tu l’avais voulu. Enfin il n’est pas question d’épiloguer là-dessus. Est-ce qu’elle accepte ta proposition oui ou non ? La réponse est positive. Tant mieux. Vous échangez vos prénoms pour faire plus ample connaissance. Chani. C’est la première fois que t’en rencontre une. T’espère en tout cas qu’elle ne te prend pas pour un stalker en plus d’être un boulet. C’est que tu as un peu investigué pour retrouver sa trace. C’est bien la première fois que tu fais ça. Tu te retrouves quelques minutes plus tard attablé en sa compagnie. Elle va enfin pouvoir t’expliquer ce qu’elle fait dans la clinique. Elle est apparemment intervenante ou en d’autres termes bénévole. Elle apporte son soutien aux patients n’ayant pas de proche. C’est hyper louable comme initiative. – Comment ça ? Tu rends uniquement visite à des patients malentendants ? – Tu n’es pas sûr d’être sur la même longueur d’onde qu’elle pour le coup. A moins que ce soit une blague mais auquel cas, tu ne l’a pas saisis. Va falloir qu’elle apporte des précisions. – Non, pas de souci. Je t’écoute. Et je trouve ça bien. Enfin.. faut pas être trop impliqué sentimentalement. – Tu ne connais pas vraiment les maladies ou problèmes dont sont atteints ses patients mais cela pourrait être grave et il y a toujours un risque pour que ceux-ci ne sortent jamais de l’hôpital ou pire décèdent. – Tu arrives à ne pas trop t’attacher à eux ? – Tu te souviens avoir regardé Grey’s Anatomy il y a quelques années étant jeune et surtout d’Izzie Stevens et de son patient dont elle s’était amouraché et puis même marié avant qu’il ne décède. Ce genre de situation pourrait bien arriver à Chani un jour. – Je prête main forte aux personnes âgées à l’occasion. Par exemple réparer une toiture, apporter des courses à ceux qui ne sont plus en capacité de le faire ou.. – Vous êtes soudainement interrompu par le serveur qui vient relever la commande. Tu n’as même pas regardé la carte à vrai dire. Ton regard se tourne vers la brune en espérant qu’elle parle en premier. C’est ce qu’elle fait. Elle sait ce qu’elle veut. Ça te laisse du temps pour trouver ta boisson. – Je prendrai un thé glacé. – Pas de Virgin Mojito et encore moins de Mojito pour toi. Tu évites de plus en plus de boire de l’alcool et des choses trop sucrées tels que des sodas. – Je disais quoi ? Ah oui, j’aide la communauté autant que possible. Je fais parti du club d’écologie afin de préserver la faune et la flore de Windmont Bay et je me suis inscrit au Fire Watch pour la prochaine période estivale. N’hésites pas d’ailleurs si ça t’intéresse, plus on est nombreux à surveiller les incendies, mieux c’est. – Pour le coup, tu t’es transformé en vrai moulin à parole mais c’est le genre de sujet qui te tient à coeur et pour lequel tu pourrais parler pendant des heures. T’espère d’ailleurs qu’elle y sera aussi sensible même si elle décline ta dernière proposition et qu’elle ne te prendra pas une nouvelle fois pour un mec arrogant.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Sam 11 Avr - 18:37
Elle reste perplexe devant ce jeune homme qui l’a accosté. Pour l’instant, elle n’est pas tant préoccupé par le fait qu’il l’ait accosté dans un but précis – et qu’elle n’a pas encore cerné, à ce propos, à ce moment précis de la conversation — que par la personnalité de cet inconnu. Il a plusieurs traits qui ne sont pas à son avantage : il est d’une allure athlétique, propre sur lui et blond. C’est un stéréotype sur jambes qui se tient devant elle. Elle ne s’efforce même pas à le scanner avec ces deux billes. Elle écoute alors cette nouvelle réponse qu’il lui livre. Elle hoche la tête doucement, alors que la conversation s’enchaîne. Elle reste une fraction de seconde sans réaction face aux dires de ce jeune homme. En effet, il dit l’inviter prendre un verre. Il justifie ce geste par le fait qu’elle lui aurait sauvé la mise. C’est peut-être la première fois qu’on lui fait cela. Finalement, il a réussi à se démarquer parmi les spécimens des hommes – boulets –. Elle accepte, en se disant qu’elle n’a rien à craindre. Il n’a pas l’air méchant – mais souvent c’est ceux qui ont l’air au premier abord sympathiques s’avèrent être des putains de sociopathe. Si ça se trouve, elle se trouve face à un putain de Joe Goldberg. Le scénario pourrait être proposé pour un remake de la série sur Netflix. En attendant, Chani ne sait pas si elle doit s’en inquiéter, si elle a quelque chose à craindre du fait qu’il a sondé le personnel hospitalier à son sujet. Dans quel but a-t-il fait cela ? Réfléchissons. Peut-être a-t-il tout simplement voulu savoir ce qu’elle faisait ici, dans cet hôpital, pour la retrouver et lui offrir un verre afin de la remercier ? C’est ennuyant comme trame narrative pour une histoire – et encore plus pour une série –. Elle pourrait penser qu’elle a affaire à un stalker – mais pas à un professionnel. Lui, ce serait plutôt le stalker novice, celui qui tâtonne dans ses recherches, qui ne sait pas comment s’y prendre et qui enchaîne les erreurs parce qu’il finit par être découvert. Il s’appelle Aaron, donc. Elle retient pour le temps de cette conversation car elle doute qu’elle aura à croiser de nouveau ce garçon dans son sillage. Ainsi, ils se rendent à une terrasse d’un bar assez connu de la ville. Le premier que l’on rencontre, lorsque l’on sort de l’hôpital. Elle se demande si beaucoup de personnes qui vont et viennent de l’hôpital se retrouvent ici. C’est possiblement le repère de ce qui viennent d’apprendre un mauvais résultat, une mauvaise nouvelle ou quelque chose de cet acabit. Mais pourquoi les gens fréquenteront vraiment cet endroit seulement quand cela ne va pas ? Il y a sûrement ceux qui viennent lever un verre car leur lutte contre la maladie est terminée, etc. On pourrait continuer la liste ainsi, un bon moment. Elle s’attable et finit alors par expliquer à Aaron, donc puisque c’est ainsi qu’il s’appelle, ce qu’elle fait à l’hôpital, la raison de ses venues – qui peuvent surprendre au début, quand on ne la connaît pas mais qui, finalement, viennent apporter un peu de baume au cœur. Elle a sa petite réputation dans les couloirs de l’hôpital, notamment auprès des patients à qui elle vient rendre visite. Ils apprécient sa venue et sa présence, c’est ce qu’ils disent souvent. Chani s’amusent quant au fait que, dans la plupart du temps, le patient et elle peuvent se comprendre, entre durs d’oreilles. Elle ne peut s’empêcher de réprimer un éclat de rire, le même que lorsqu’il l’a abordé, il y a quelques minutes de cela maintenant. « Pas forcément mais, souvent, avec l’âge, les gens ont une mauvaise audition. Ceux qui ne reçoivent pas de visites sont souvent des personnes âgées isolées, tu sais », elle explique alors, en reprenant son sérieux. Cette volonté de devenir visiteuse à l’hôpital a été une évidence, pour elle, dès lors qu’en quelques clics, elle avait trouvé l’existence de ce bénévolat. Se consacrer aux autres, c’est ce à quoi elle a été faite, comme si on l’avait polie pour entrer dans cette case : la bienveillante. « Oui », souffle-t-elle, quand il lui demande si elle arrive à ne pas s’attacher à eux. Quant à lui, il lui explique qu’il aide les personnes âgées de son quartier, notamment en les aidant dans quelques tâches de la vie quotidienne. « Hum, je vois... », elle articule doucement, alors que son attention est tirée par la venue d’un nouveau protagoniste dans son champ de vision. Le serveur vient d’arriver. Elle lui adresse un sourire, avant de décliner son choix de boisson. Un choix porté vers un cocktail sans alcool. A une période, elle n’aurait eu aucun problème de prendre un cocktail alcoolisé ou même un verre d’alcool, en présence d’un inconnu ou même d’une connaissance. Aaron semble être aussi prudent qu’elle. Elle ignore si c’est par prudence ou si c’est pour parfaire son cliché du mec blond sportif qu’il a décidé de prendre du thé glacé. « C’est honorable », scande-t-elle, alors qu’il lui explique aider la communauté autant que possible. Il lui explique alors faire partie d’un club d’écologie, qu’il s’est aussi inscrit au Fire Watch. « Engagé, je vois », souffle-t-elle, alors qu’il lui dit qu’elle peut s’inscrire. Elle retient un éclat de rire. « Tu es recruteur, en fait, c’est cela ? », elle articule sur un ton qui se veut taquin et amusé, par la proposition du jeune homme.
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Mer 15 Avr - 14:19


Confortablement installé en terrasse du bar se trouvant non-loin de la clinique, tu apprends à découvrir la fameuse Chani qui t’es venu en aide il y a quelques jours. Elle t’explique qu’elle apporte du soutien et réconfort aux patients qui n’ont pas de proche. C’est tout à son honneur surtout qu’il s’agit vraisemblablement de bénévolat. Les patients ne sont pas nécessairement sourds mais il s’agit plutôt de personnes âgées qui perdent de l’audition au fil du temps et également leurs proches. C’est difficile la vie quand t’y penses. – Je vois. – En tout cas, les patients qu’elle va voir ont bien de la chance. Non seulement elle est sympathique, gentille mais en plus de cela jolie. C’est typiquement ton style. Si tu le pouvais tu lui demanderai bien de t’apporter du réconfort mais bon, soyons honnête, tu n’en as pas besoin et tu es en parfaite santé. En plus de cela, on ne peut plus vraiment considérer que tu sois célibataire. Dans une autre vie… En attendant, t’apprends à la connaître comme tu peux. Tu ne fais rien de mal après tout. Faut tout de même lui tirer les vers du nez car elle n’est pas des plus loquaces. Peut-être encore un peu méfiante vis-à-vis de toi et pas encore très à l’aise à l’idée de se confier. Du coup, tu parles de toi et de tes activités basées sur le volontariat. Il y a pas mal de choses à dire à ce sujet en espérant que cela l’intéresse. Vous êtes toutefois interrompu par le serveur qui vient prendre votre commande. Pas d’alcool pour elle ni pour toi. C’est honorable. De quoi ? Ta boisson ? Ah non, le fait que tu aides la communauté autant que possible et que tu tiennes à préserver la nature en faisant parti du Fire Watch. – Oui. – Ouais, t’es engagé. C’est ta manière de donner un sens à ta vie. T’aimerais que plus d’habitants de Windmont Bay le soient ou du moins qu’ils restent vigilent et responsable en toute circonstance. Le monde se porterait mieux. Ou du moins la ville sur une plus petite échelle. Tu demandes d’ailleurs à la brune si cela l’intéresserait de faire également parti du club de surveillance de la forêt. Sa réponse ne manque pas de te faire rire. – Merde, tu m’as démasqué. – T’as aussi de la répartie quand il faut. De toute façon, ce n’était qu’une simple proposition lancée à la volée. Tu ne la forces en rien. Elle a l'air déjà assez occupée avec la clinique. – Tu vis depuis longtemps à Windmont Bay ? – Faut bien lancer un nouveau sujet de conversation car sinon boire un verre ensemble n’a pas trop d’intérêt. T’as compris qu’elle n’était pas très bavarde mais tu ne comptes pas la lâcher pour autant. Surtout que vous n’avez pas encore été servi. – Mais attends, je crois que je t’ai déjà vu. T’étais bien au Windmont Bay campus ? – T’as finalement un déclic. Tu la connais. Enfin que de vue car vous n’avez jamais été dans la même classe. Sauf erreur, vous avez une année d’écart. Pour autant, tu l’as déjà croisé dans les couloirs ou lors d’événements collectifs du campus. D’ailleurs, t’avais un faible pour elle à l’époque. Mais là, Chani est devenue une vraie femme. C’est autre chose.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Jeu 16 Avr - 12:21
Chani n’avait jamais eu à justifier de sa présence dans les couloirs de l’hôpital, jusqu’à maintenant. Les premiers temps, elle expliquait aux personnels hospitaliers qu’elle rendait visite à des patients, sans pour autant avoir à justifier de ce choix. Inconsciemment, elle se sent prise au piège avec son interlocuteur. Son inconscient se sent acculé, comme un gibier qu’on chasserait. Alors elle tente de prendre le contrôle de cet inconscient faillible. Elle explique, elle se justifie comme si elle devait se justifier d’exister. Chani, c’est seulement ce rayon de soleil qui vient illuminer cette chambre d’hôpital bien trop froide, trop froide que personne ne vient s’y rendre, cette chaleur qui vient réchauffer le cœur et mettre un peu de baume sur le moral qui flanche. Peu importe ce qu’il pensera, elle continuera de rayonner dans ces couloirs et dans ces chambres oubliées. Alors, à son tour, elle l’écoute parler, sans une once de jugement dans son regard. Il évoque ses actes bénévoles pour la communauté qu’il s’efforce d’effectuer. Son écoute est perturbé par la venue du serveur de ce bar, qui vient prendre leur commande. Il disparaît presque aussi vite qu’il est entré dans son champ de vision. Il reviendra dans quelques minutes, elle le sait déjà. Elle se concentre de nouveau sur son interlocuteur, Aaron, et reconnaît que ses actions sont honorables. D’ailleurs, il parle du Fire Watch, elle en a entendu parler comme quiconque habite à Windmont Bay. Son insistance amuse la portugaise. Elle en vient à se demander si les raisons de son invitation qu’il a avancé n’est pas erronée. Il pourrait être un émissaire chargé de recruter toute une armée pour Windmont Bay, après tout. Elle le taquine sur ce flou artistique qui vient de se créer dans son esprit : est-il recruteur. Elle l’aurait démasqué, selon lui. « Il faut avouer que ta couverture ne tenait pas la route, hein... », qu’elle rétorque sur le même ton taquin, lâchant un éclat de rire. Franchement qui se serait laissé berner par de telles explications ? Elle s’amuse un peu. « Il faudra être plus fin, les prochaines fois », qu’elle reprend alors. Elle ne perd pas son sourire, même lorsqu’il la questionne de nouveau. Il lui demande si elle vit depuis longtemps à Windmont Bay. Elle ne prend pas le temps de réfléchir à la réponse qu’elle va lui formuler. Windmont Bay, elle n’a connu que cette ville. Quelques autres villes côtières pour les vacances estivales, mais ces villes-là ne sont que passagères dans l’existence de Chani. Elle s’apprête à prendre la parole, alors qu’il continuer net sans lui laisser le temps de lui donner une réponse. Elle fronce légèrement les sourcils, quand il lui dit avoir cru l’avoir déjà vu. Elle ne comprend pas ce qu’il se cache derrière cette affirmation : il croit l’avoir déjà vu. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous le savez, vous ? Elle reste silencieuse, alors qu’il continue de nouveau de parler. Il mentionne le campus de Windmont Bay. Elle arque un léger sourcil. « Euh oui, j’étais au Windmont Bay campus, comme la grande majorité de ceux qui ont grandi, ici », qu’elle répond. Elle pose son regard interrogateur sur le visage d’Aaron. Il dit croire l’avoir déjà vu, ce qui signifie qu’il la connaît – ou l’a connu –, notamment à l’époque de l’école et du collège. « Robot girl en personne », elle scande, en ne perdant pas son sourire, en mimant des gestes mécaniques et robotiques. Robot girl, c’était l’un des surnoms qu’on lui avait donné lorsqu’elle était enfant et qu’elle avait intégré l’école, après avoir passé quelques années à faire l’école à maison, une fois que la médecine lui avait donné l’audition. Robot girl, c’est ce surnom qui l’a suivi jusqu’au lycée. Ça amusait tout le monde, à commencer par ceux qui l’ont brimé puis par ceux qui se contentaient d’assister sans réagir, par lâcheté, à ces brimades. Elle pose son regard sur le visage d’Aaron. Il la connaît. « Mais, tu vois, finalement, je m’en sors pas si mal… La vie, c’est comme un RPG. Tu commences ta partie sans rien, sans potion, sans point d’expérience. Enfin, t’as aussi ceux qui commencent leur partie avec des handicaps, à cause d’un bug du serveur. » Elle s’interrompt quelques instants. « Mais pour gagner sa partie, il ne s’agit pas d’attaquer ses ennemis – ou ceux qu’on veut voir comme nos ennemis. Avant tout, la clé de la réussite, c’est de savoir bien s’entourer », qu’elle reprend, en hochant la tête. C’est cela la force de Chani d’avoir su bien s’entourer, dans ces instants. Ça résonne dans son for intérieur cette putain de phrase, ça fait sens pour elle. « Mais, dis-moi, tu étais dans quelle classe ? Parce que je n’ai pas souvenir d’avoir un Aaron dans mes classes… A moins que je ne sois pas attentive chaque fois que ma mère décide de nous sortir l’album photos où elle a rangé toutes mes photos de classe depuis mes sept ans », elle l’interroge, en réfléchissant à haute voix.
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Jeu 16 Avr - 18:33

Il est vrai que quand t’as quelque chose en tête, tu ne passes pas par quatre chemin. T’as pas vraiment de tact. Tu proposes spontanément à Chani de s’inscrire au Fire Watch. Étant donné qu’elle fait déjà du bénévolat, tu te dis que ça pourrait l’intéresser. Surtout que ça ne demande pas énormément de boulot hormis pendant la période estivale où il faut être présent et redoubler d’effort. En plus de cela, il y a une assez bonne ambiance entre bénévoles. Pour toi qui est pompier, cela te paraissait évident d’y participer. Mais bien sûr tu ne la forces à rien. Elle pense d’ailleurs que si tu l’as abordé, c’était dans ce but précis de la recruter. Tu ne manques pas de rire face à ces accusations et cette histoire de couverture. Comme si t’en avais besoin. Néanmoins, vu qu’elle semble adepte du second degré, tu te plies au jeu. – Va falloir que je m’entraîne ouais. Tu penses quand même que j’ai des chances de recruter des volontaires un jour ? – L’espoir fait vivre comme on dit. T’as beau rire de tout ça, t’espère tout de même que vous serez assez nombreux pour la surveillance des bois de Windmont Bay, surtout pour cet été qui s’annonce d’ores et déjà chaud. Du moins, d’après ce qu’ils disent. En parlant de la ville, tu lui demandes si ça fait longtemps qu’elle y habite. Mais tu ne lui laisses même pas le temps de répondre. Tu te souviens subitement l’avoir déjà vu sur le campus. Comment t’as pu ne pas la reconnaître plus tôt ?! T’as ce flash d’elle il y a quelques années avec ses tenues colorées et ses cheveux ondulés. Elle te confirme qu’elle était bien au WB campus. T’en étais sûr ! – Robot girl ? – Tu t’étonnes alors. T’as jamais entendu cette appellation. T’imagines que c’est un surnom à la noix que les élèves lui ont donnés à l’époque. Ce que les jeunes peuvent être con et méchants. Toi tu ne trouves pas ça choquant son appareil. A vrai dire, t’avais jamais remarqué. Tu ne savais pas qu’elle était malentendante jusqu’à lors. Ça ne change pas grand-chose pour toi. Elle te raconte qu’elle a prit sa revanche face à toutes ses moqueries passées. Tu ne manques pas de rire face au bug du serveur. Elle a de l’autodérision, c’est bien. – C’est une belle manière de voir les choses. Du coup, tu t’es bien entourée dans la vie ? – Le serveur revient vers vous pour vous adresser vos boissons respectives. Tu le remercies d’un signe de tête tout en écoutant attentivement la réponse de la demoiselle qui te demande ensuite dans quelle classe tu étais car elle ne se souvient pas de toi. Visiblement, tu ne l’as pas marqué. Faut dire que tu ne parlais pas tellement aux filles à l’époque. C’est plutôt venu vers la période lycée où ta côte de popularité a grimpée en flèche quand t’as fais parti de l’équipe de sport numéro un du campus. – On n’a jamais été dans la même classe. On n’est pas de la même année je crois. Mais je t’ai remarqué dans les couloirs. J’ai une bonne mémoire. – Elle va vraiment te prendre pour un stalker pour le coup. Mais t’y peux rien si tu te souviens d’elle. Honte à elle plutôt de ne pas se rappeler de toi. Certes, t’étais pas aussi séduisant que maintenant mais bon, t’avais quand même un certain charme en tant que sportif. – Tu vis encore chez tes parents ? – Tu lui demandes en toute innocence en entamant ton thé glacé. Ça fait du bien se rafraîchir. C’est que ça donne soif à force de parler.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Jeu 16 Avr - 21:32
Chani tourne cette conversation à la dérision, c’est quelque chose qu’elle a appris difficilement à maîtriser avec le temps. Lorsqu’elle était adolescente, elle ne parvenait pas encore à desseller le second degré chez son interlocuteur. Alors elle prenait trop à cœur, parfois, ce que l’on pouvait lui dire quand cela n’était qu’une simple réplique qui se voulait amusante. Ce monde bruyant, elle apprend à le maîtriser et à le dompter. Elle sait qu’elle ne parviendra pas à le maîtriser aussi bien que tout ceux qui l’entourent, comme Aaron par exemple. Ainsi, elle aurait découvert la couverture de ce dernier : ce n’est pas pour la remercier qu’il l’a invité mais pour la recruter. Elle lâche un éclat de rire, en l’écoutant lui demander si elle pensait qu’il a des chances de recruter des volontaires. « Hum, avec de l’entraînement, et surtout beaucoup de finesse et de subtilité, tu devrais y parvenir », elle déclame, dans un rictus amusé. «  Mais attends… Finesse et subtilité associées à un homme,ça ne matche vraiment pas », elle reprend, en grimaçant légèrement. On ne peut pas dire que le sexe masculin soit l’espèce la plus subtile et délicate qui puisse exister sur cette terre. «  Désolée », elle reprend, en levant les bras comme pour s’excuser. «  Va falloir miser sur d’autres atouts », qu’elle reprend, sur un ton loin d’être sérieux. La conversation s’enchaîne alors, Aaron parle de Windmont Bay et surtout du campus, là où l’un et l’autre ont passé leur scolarité ensemble – ou presque ensemble – si elle comprend bien. Il la reconnaît. Elle s’amuse alors de décliner cette identité qu’on lui a collé lorsqu’elle était plus jeune justement. Robot girl, c’est comme cela qu’on l’avait surnommé quand elle était enfant. D’ailleurs, le blond semble s’en étonner. « Dis-moi tu séchais les cours de récréation ou bien ? », qu’elle le questionne en retour, sur un ton léger. Chani prend cette période avec beaucoup de recul, à présent. «  Robot girl », qu’elle articule, sans même une once d’amertume dans le son de sa voix, «  c’est comme cela que l’on a commencé à m’appeler, dès mon premier jour à l’école parce que, tu vois, à l’époque, je n’avais pas un langage oral aussi fluide que les enfants de notre âge, ni aussi fluide qu’à présent. Et forcément, une gamine de sept ans qui parle en hachant chaque syllabe qu’elle de prononcer et qui porte en plus un appareil auditif, c’est marrant », elle s’explique, en haussant légèrement les épaules. Parce que Chani, chaque mot, chaque syllabe, elle a dû apprendre à les prononcer : apprendre à ouvrir sa bouche, à placer sa langue, comme il faut pour pouvoir prononcer le bon son, la bonne syllabe, le bon mot. Ce mécanisme de l’oralité n’a pas été inné chez elle, puisqu’il lui a manqué l’audition pour que le processus puisse se faire naturellement. Cela a été des années de labeur, à essuyer des larmes à l’adolescence parce qu’elle savait qu’elle n’était pas comme les autres. A l’adolescence, la différence rime avec le rejet des autres, qui sont dans cette quête perpétuelle de normalité. La portugaise reprend la parole : elle s’en sort plutôt bien dans la vie. Elle reste un instant silencieuse, quand il lui demande si elle s’est bien entourée dans la vie. Elle plante ses prunelles noisettes dans celles de son interlocuteur : «  Maintenant, oui ». Elle scande, bougeant délicatement la tête comme pour donner du poids à ses deux mots prononcés. Maintenant, elle est bien entourée. Elle redresse la tête pour capter le regard du serveur qui vient leur apporter leur boisson. Elle lui adresse un large sourire, dévoilant sa dentition blanche et articulant un « merci » presque inaudible. Aaron lui explique qu’il n’était pas dans la même classe mais… qu’il l’avait remarquée dans les couloirs. «  Remarqué ? », qu’elle répète, un peu surprise. «  C’est marrant quand même pour quelqu’un qui m’avait remarquée dans les couloirs, tu ne me parles qu’aujourd’hui », elle constate à voix haute, sur un ton léger et amusé. C’est quand même amusant, non ? Elle réprime un éclat de rire, alors que son poignet se glisse jusqu’à son verre froid. Son attention se reporte alors de nouveau sur le blond qui la questionne. «  Oui. Après tout, je n’ai aucune raison d’aller vivre ailleurs », elle souffle. «  J’imagine que tu as ton petit logement ? », elle le questionne alors en retour. Elle entraîne vers elle son verre : «  on trinque ? ». C’est une chose normale que les gens normaux font après tout, non ? «  Chez-nous, on dit tim-tim ».
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Jeu 23 Avr - 18:06

Visiblement, Chani prend un malin plaisir à te clasher et à détourner tes propos. Heureusement qu’il n’y a rien de méchant dans ce qu’elle dit et que tu n’es pas susceptible sinon tu serais déjà parti en courant sans même boire le verre que t’as commandé. Tu fais tout de même mine de t’offusquer lorsqu’elle déclare qu’un homme n’a pas de finesse et n’est pas subtile, et donc que t’en fais parti. – Ah ouais, t’es une féministe en fait. – Tu tiens tout de même à défendre la cause masculine un tant soit peu même si visiblement, avec elle, c’est cause perdue. – Mais je t’avoue que la finesse et la subtilité, c’est pas mon truc. Quand j’ai quelque chose à dire, je ne passe pas par quatre chemins. – On peut dire que t’es plutôt cash comme garçon. Mais c’est rare que tu dises quelque chose de négatif à quelqu’un. T’es un mec hyper optimiste qui ne prends que le bon chez chacun et laisse le mauvais de côté. – J’en ai un tas d’autres mais je les garde pour plus tard ! – Tu déclares un brin mystérieux quant à toutes tes qualités cachées. Bien entendu, tu plaisantes là-dessus même si des atouts, t’en as. A elle de les découvrir par la suite. En tout cas, l’audace tu n’en manque pas et elle a déjà pu le constater. Mais t’es pas très physionomiste en revanche. Tu ne constates que maintenant que tu connais la jeune femme via l’école de WB et tu ne te souviens pas qu’elle ait eu le surnom de Robot Girl. Faut dire que vous ne vous êtes jamais vraiment parlé. Tu ne la voyait qu’à travers les couloirs. Et tu te fichais un peu des conneries qui se disaient les uns sur les autres. T’as jamais aimé les ragots ou les rumeurs de lycée. – Ouais je vois. J’étais pas le genre de mec à me moquer des uns et des autres. – Tu finis par avouer sur le sujet. Certes, t’étais plutôt populaire mais pas du tout le stéréotype du quaterback con comme un balais se moquant et terrorisant ses camarades. Peut-être t’as t’elle mal jugé ? Ce n’est pas parce que t’es blond et que t’as des muscles qu’il faut t’associer à la connerie humaine. T’es néanmoins désolé qu’elle ait subi durant son parcours scolaire toutes ces moqueries liées à son handicap. – Et puis, Robot Girl, perso, je trouve ça cool. C’est comme si t’avais des super pouvoirs. – Faut voir le bon côté des choses. T’espère qu’elle ne prendra pas mal ta remarque. Ton sourire est plutôt attendrissant et t’as l’air assez convaincant. T’écoutes ensuite attentivement les réponses de la jeune femme tout en entamant discrètement le verre que le serveur vient de vous apporter. C’est que t’avais soif. Elle semble se moquer du fait que tu ne viennes lui parler qu’aujourd’hui et pas avant. – Je pense que j’étais plus timide à l’époque. – T’avais clairement moins d’assurance et puis tu t’intéressais beaucoup moins aux filles aussi. T’étais à fond dans le sport. Tu l’es toujours, mais t’as dorénavant d’autres centres d’intérêts. Et heureusement car sinon tu serais probablement une coquille vide. T’as grandis. Elle aussi. Elle vit néanmoins toujours chez ses parents. – J’habite avec mes frères. Enfin plus qu’un maintenant, lorsqu’il est là. – Et autant dire pas souvent. Tu ne le vois quasiment plus. Tu ne sais pas où il dort et ce qu’il fait. Vous devenez presque deux inconnus l’un pour l’autre et c’est assez triste. – Oui trinquons. – Tu lèves ton verre, un brin gêné car tu l’as déjà un petit peu entamé. Mais visiblement, elle ne semble pas l’avoir remarqué. – C’est en quelle langue, ça ? – On dirait du chinois.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Sam 25 Avr - 14:25
Il y a possiblement une part de vérité dans cette conversation qu’elle détourne. Définitivement il ne semble pas être un jeune homme fin et subtile. Peut-être aurait-elle eu un autre opinion de lui si son entrée en matière n’avait pas été aussi maladroite – en y repensant, elle continua d’en rire jusqu’à perdre haleine. La remarque de Chani semble faire mouche, du côté de son interlocuteur. Elle observe alors doucement les traits de son visage, qui pourrait trahir alors son état d’esprit actuel. « Cela peut être une sorte de « féminisme », si tu veux le voir ainsi », elle énonce, dans un petit sourire. Il n’en est rien. Du moins, ce n’est pas à travers une seule remarque formulée qu’elle définirait ce féminisme pour lequel elle pourrait vivre, marchant derrière les pas victorieux d’une Paloma Rodrigues. « A vrai dire, il suffit juste d’observer, quelques instants, cette façon un peu brut que tu as posé tes mots. Quelqu’un de fin et subtile passerait par des détours, par quelques tours et artifices langagiers pour exprimer quelque chose. Ce n’est pas ton cas », elle formule alors, en ne le quittant pas du regard. Ce n’est même pas un jugement qu’elle exprime là. Ses questions sont directs, ses phrases sont brutes et sans artifices. Son sourire s’élargit de plus bel alors quand elle l’entend lui avouer qu’il ne passe par quatre chemins. « Et, vois-tu, tu le reconnais toi-même », qu’elle renchérit, comme pour donner un peu plus de poids à sa propre argumentation. Un amusement léger vient alors peindre les traits délicats de son visage. Elle réprime ensuite un éclat de rire quand il déclare posséder d’autres qualités – pas quelques qualités mais un tas d’autres . « Par exemple ? », elle articule, un brin curieuse tout de même. Il aurait décidé de les garder pour plus tard : elle ignore ce que cela veut dire. Si elle reprend le fil de leur conversation, là où ils évoquent les recrutements foireux d’Aaron, elle comprend qu’il garde ses autres atouts pour ses prochaines tentatives de recrutement… à moins qu’il n’ait dévié la conversation pour lui faire comprendre qu’ils se reverront dans un futur. Elle reste perplexe à ce propos mais elle n’a clairement pas envie de se faire des nœuds au cerveau pour si peu. « Plus tard, j’ai compris », elle reprend alors, en hochant la tête. Leur conversation dévie alors : il est question de l’école, du collège. Ils ont fréquenté les mêmes établissements scolaires, mais des classes différentes. A cette époque, son handicap n’était pas passé inaperçu aux yeux de certains de ses camarades, qui lui avaient attribué plusieurs sobriquets. Tout le monde les entendait mais très peu réagissait. Elle se souvient encore, à huit ans, de la claque qu’elle avait donnée à Donovan, pendant la cours de récréation, parce qu’il lui avait fait une remarque sur son élocution foireuse et des remontrances de la professeure. Aaron, lui, il se présente comme l’un de ceux qui ne se moquaient pas des autres. Il écoutait en silence, sans réagir. Elle sourit doucement à la remarque qui suit, formulée par son interlocuteur. « Ce n’est pas faux », elle articule. Le blond concède l’avoir remarquée dans les couloirs, à l’époque. Elle ne peut s’empêcher de pointer du doigt leur présente conversation, qui aurait pu avoir eu lieu quelques années plus tôt s’il en avait décidé autrement. Mais il était timide, c’est pour cela qu’il ne l’a pas fait. C’est du moins l’argument qu’il vient d’énoncer très clairement. « « étais » ? », elle répète. « Tu estimes ne plus l’être, à présent ? ». Comment se voit-il à présent ? Elle ignore la première fois où il l’a remarquée mais quelques années se sont écoulées entre cette fois et aujourd’hui. Aaron la questionne ensuite sur son habitat – et plus précisément les personnes présentes dans son habitat –. Chani n’a aucune honte à révéler qu’à vingt-deux ans, elle vit encore chez ses parents. Elle n’a aucune raison de quitter son nid familial pour se retrouver plonger dans un habitat glauque et solo. Personne n’a réussi jusqu’à maintenant à la tirer du QG Rodrigues où trois générations cohabitent. Elle essaie de mettre le doigt sur la raison de cette question et ce qu’il cherche à savoir à travers elle. Cela doit possiblement être des relents de stalker qui font surface : une question aussi basique que cela peut lui permettre d’en savoir un peu plus sur ses relations aux autres. Elle ne devrait pas oublier qu’il était renseignée à son sujet, avant d’établir un premier contact avec elle. Aaron lui explique qu’il vit avec ses frères. Enfin, non, il ne vit pas vraiment avec ses frères, puisqu’il précise ne vivre qu’avec l’un de ses frères, quand ce dernier est là. « Seul, donc », elle en conclut. « Et ça ne te manque pas de cohabiter avec tes frères ? ». Laissez-la deviner : il va répondre positivement. Oui, ça lui manque. Ca lui manque même beaucoup ! Terriblement même, pour ne pas dire affreusement. C’est alors que le serveur revient et apporte leur verre. La portugaise lui propose de trinquer. « En portugais », qu’elle lui répond. « Plus belle langue sur cette terre. Après l’ASL, bien entendu », elle reprend, peu sérieuse, dans un large sourire. Elle lâche en portugaise, quelques expressions qu’elle est parvenue d’assimiler avec le temps, sans grande prétention.
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Mar 28 Avr - 12:29

La jeune femme qui traîne de temps à autre à la clinique a bien compris que tu n’étais pas quelqu’un de fin et subtile. Tu es plutôt brut de décoffrage. Tu ne passes jamais par quatre chemins pour dire quelque chose. Ta spontanéité peut te jouer des tours parfois mais on apprécie aussi ta franchise tout autant que ta maladresse. Tu ne sais pas vraiment en revanche si c’est le cas de Chani qui s’amuse à te taquiner à travers de grands mots. Certes. – Est-ce qu’elle a finit sa dissertation sur le féminisme ? Toi aussi tu peux utiliser des mots complexes si besoin. La preuve en est. – Ce mot mérite un +10 au scrabble, non ? – Un peu d’humour ne fera pas de mal. Tu as bien dû mal à cerner la demoiselle qui se trouve en face de toi et surtout ce qu’elle pense de toi. Elle n’arrête pas de te chambrer dès qu’elle le peut. D’ailleurs, elle te prends au mot lorsque tu lui indiques posséder tout un tas de qualités. Toi qui voulait les garder secrètes afin qu’elle les découvre plus tard, c’est raté. – Je suis quelqu’un de gentil, serviable et.. non mais attends, si je te les dis toutes maintenant, ça n’a pas d’intérêt. Autant que tu les découvres par toi-même. – Hors de question que tu les lui livre sur un plateau d’argent. Il faudra qu’elle fasse un effort d’analyse à ton sujet. Plus tard, elle a bien compris. Tu ne sais pas vraiment si tu la reverras mais tu préfères partir du principe que oui. Elle a un caractère bien forgé et ne te laisse pas totalement indifférent. T’as envie de la découvrir un peu plus. Surtout qu’elle n’est finalement pas une inconnue à tes yeux. Tu l’as croisé plusieurs fois dans les couloirs du campus de Windmont Bay et tu la trouvais déjà mignonne à l’époque. Sauf que tu n’as jamais été lui parler. Votre conversation aurait effectivement pu avoir lieu quelques années plus tôt. T’explique tout cela par ta timidité ancienne. – Plus tellement non. Tu sais, j’ai appris à casser certaines barrières. Et puis, je pense que mon métier m’a pas mal aider pour ça. Je découvre l’intimité des gens lors des interventions. Par exemple, il y a quelques jours, je suis intervenu chez une dame en détresse respiratoire qui avait une belle collection de sextoy chez elle. J’en ai plaisanté naturellement avec elle par la suite. – Alors qu’il y avait très clairement de quoi en être gêné. Si tout cela t’étais arrivé quelques années plus tôt, t’aurais sans doute rien dit à ce sujet et tu ne te serais pas permis d’en parler à la dame. Et puis autre fait qui prouve que tu as su vaincre ta timidité : ce verre en tête à tête avec Chani. D’ailleurs, tu entames discrètement ce dernier une fois servi tandis que la brune te questionne à son tour sur ton logement et ta famille. Est-ce que ça te manque de cohabiter avec tes frères ? – Si, beaucoup. – Ce que tu peux être prévisible. Néanmoins, tu as le mérite d’être entier. Il est temps de trinquer. Tu bugues un peu face à l’onomatopée de la malentendante. Tu te demandes d’ailleurs si c’est lié à la langue des signes ou bien à une autre langue inconnue qu’elle parlerait. Et effectivement, tu apprends qu’elle est d’origine portugaise. Tu ne l’aurais pas deviné. T’as ce cliché en tête des femmes poilues. – Ah bon ?! Je pensais que c’était la langue de Shakespeare. – C’est-à-dire l’anglais. T’es pas convaincu du tout de ce qu’elle avance. C’est très subjectif. Selon toi, la langue internationale est la plus belle langue puisqu’elle se pratique partout dans le monde. – Tu pourrais m’apprendre un ou deux mots en langage des signes ? – Là pour le coup, ça t’intéresse. Cela pourrait être pratique pour te faire comprendre si tu rencontres à nouveau des patients sourds. Ce que tu ignores dans l’histoire, c’est que tu te trouves là face à une professeure d’ASL.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Mer 29 Avr - 13:57
Chani passe sous silence cette remarque maladroite – ou un peu beauf – de son interlocuteur, concernant le féminisme. Elle ne peut juger. Chacun a sa propre vision d’une notion mais surtout en fait sa propre expérience. C’est dans l’expérience que l’on comprend toute l’essence même d’une notion. Aaron ne considérera jamais le féminisme, comme Chani peut le concevoir. Ainsi, s’il considère la remarque de la portugaise sur son caractère comme une forme de féminisme, grand bien lui fasse. Elle ne le fera pas changée d’avis. Elle arque un léger sourcil, face à la nouvelle réplique du blond. Il parle de scrabble, que ce mot vaudra un « + 10 ». Elle se pince les lèvres, avant de prendre la parole : «  tu fais de l’humour, là ? » Elle lui demande. Non pas qu’elle ne doute du potentiel comique de ce jeune homme… Elle jugerait plutôt cet humour de maladroit. Maladresse et brut de décoffrage, c’est ainsi qu’elle le perçoit jusqu’à maintenant. C’est du moins cette impression et cette image de lui qu’il a donné à percevoir à travers leur échange. Elle a été attentive à la façon dont il s’exprime, à sa gestuelle et à son regard. Il reconnaît lui-même ne pas être de ceux qui font dans la finesse et subtilité. Néanmoins, il posséderait d’autres qualités. C’est du moins ce qu’il lui prétend, avec une certaine fierté non dissimulée. D’ailleurs, il se définit comme étant quelqu’un de gentil, de serviable. Chani écoute avec une certaine attention, cette sorte de liste qu’il déclinerait, alors qu’il s’interrompt brusquement. Cet arrêt brut de cette énumération arrache un rictus à la belle. Selon lui, s’il continue ainsi, cela n’a pas d’intérêt – il utilise l’indicatif et non le conditionnel, ce qui signifie qu’il ne se place pas dans le plan d’un irréel présent mais bien dans le présent concret – . Ce serait à elle de les découvrir. «  Je vois… Ce sera à moi de les découvrir », énonce-t-elle. Elle capte, il met sur la table la carte « mystère ». Elle ignore si c’est parce qu’il est ouvertement en train de lui faire comprendre qu’ils se reverront. Concernant sa personnalité, il lui révèle être timide. Du moins, elle comprend qu’il juge avoir été timide par le passé. S’il avait déjà croisé Chani, dans sa vie d’ado, jamais il n’avait osé alors venir lui parler. Toutefois elle note qu’il a recours à l’imparfait pour parler de ce trait de sa personnalité. D’ailleurs, il lui répond qu’il estime ne plus tellement être timide. Il lui explique qu’avec le temps – et l’expérience, possiblement – il a appris à casser les barrières. Son métier y a beaucoup contribué, à ce propos. Il évoque d’ailleurs un épisode anecdotique de son quotidien. Elle lève son index en l’air, comme pour le mettre sur pause et prendre sa parole : «  il y a un lien entre la détresse et les sextoys ? » elle demande, un peu curieuse. « Non, parce qu’avoir un sextoy, ça n’a rien de… gênant. On a tous au moins un, chez nous, dans le tiroir de notre commode ou table de chevet », elle explique. «  Oh, attend ! ». Elle entrouvre la bouche, comme si ses lèvres forment un « o ». «  Elle était en train de les utiliser ? », elle formule cette question, alors qu’un éclat de rire se fraye un chemin entre ses lèvres. Parce qu’il y a une différence entre découvrir qu’une personne possède des sextoys et qu’une personne est en train de les utiliser, au moment de notre intervention. La conversation va de bon train. Ils viennent à parler de leur logement respectif et notamment du fait qu’Aaron vive avec ses frères. Ce que Chani a compris est qu’il vit seul, maintenant. Un nouveau rictus se peint sur sa bouche, en écoutant la réponse du blond, tant cette réponse est évidente. Son contraire l’aurait étonnée. Puis vient le moment de trinquer. Elle baragouine quelques syllabes en portugais, comme Anita aurait pu le faire. «  Non, elle est surcotée », elle répond, dans un ton léger et amusé. Clairement, dans l’échelle des langues de Chani, le portugais passera avant l’anglais. Sûrement par pure patriotisme et fierté de ce sang qui coule dans ses veines. Elle ne reniera jamais ses origines. Bien au contraire, elle les revendiquera. Tout comme elle assume sa culture sourde. Elle fait glisser son poignet sur la table, jusqu’à se saisir de son verre afin de s’abreuver. Tout en buvant une gorgée, elle écoute la question d’Aaron. «  Euh, bah, oui, si tu veux », elle articule, un peu surprise par sa demande. Elle ne l’aurait pas soupçonné, un seul instant, qu’il lui formulerait une telle requête. «  Là, tout de suite ? ». Elle semble être quelque peu prise au dépourvu, là. Jusqu’à maintenant, elle n’avait jamais eu une telle demande, dès une première rencontre – si ce n’est dans le cadre de son association mais ce contexte ne compte pas. «  Je donne un cours, tout à l’heure, à 20h, si ça t’intéresse… enfin comme chaque soir, à vrai dire », elle lui expose alors, dans un doux sourire. «  Ne te sens pas obligé d’accepter, hein ».
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Ven 1 Mai - 15:32


Ce tête à tête avec Chani tourne presque au règlement de compte ou du moins aux quatre vérités car on ne peut pas dire que vous vous connaissez tellement. Au contraire, vous apprenez à découvrir vos qualités mais aussi vos défauts. Elle a constaté ton côté maladroit et ton manque de subtilité et toi t’as remarqué son côté tranchant et cette sorte de féminisme qu’elle cache en elle. T’essaye donc de détendre l’atmosphère car à force d’être cash l’un envers l’autre, l’ambiance s’est quelques peu dégradée. Sauf que ton humour ne fait visiblement pas sensation. J’essaye ouais mais à en voir ta réaction, je ferai mieux de retourner à l’école du cirque illico. – C’est probablement là où tu risques de faire sourire la demoiselle. Visiblement, ça la fait rire de te clasher. Grand bien lui fasse tant qu’elle ne dépasse pas les limites. Tu sais avoir de l’autodérision. On peut dire que ça fait parti de tes qualités. T’en as pleins d’autres mais à elle de les découvrir effectivement. Tu ne voudrais pas passer pour un vantard en plus de ça ou un mec arrogant. C’est souvent l’image d’ailleurs qu’on se fait de toi et de ton métier de pompier. En tous les cas, elle ne semble pas réfractaire quant au fait de te découvrir un peu plus par la suite. Tu ne sais pas vraiment ce que cela signifie hormis que vous vous reverrez probablement. De quel façon ? T’en sais trop rien. T’es pas du genre à tout calculer à l’avance et ce, même si tu as en quelques sortes vaincu ta timidité. D’ailleurs, tu racontes à la jeune femme une anecdote à ce sujet et en rapport avec ton boulot. Une histoire qui semble autant l’amuser que l’intriguer. Sa théorie à en tout cas le mérite de te faire rire. – Non, pas de rapport. Du moins à ce que je sache. Mais elle n’avait pas prit la peine de ranger tous ses jouets. – Car elle ne s’attendait tout simplement pas à être en détresse respiratoire et a devoir appeler les pompiers. Rien de dramatique en soit mais situation plutôt coquasse dont tu te souviens encore. Certes, beaucoup de femmes possèdent des sextoys mais au point d’en avoir toute une collection, t’en doutes un peu. T’avais jamais vu ça. Et ça t’a plus fait rire qu’autre chose alors qu’autrefois, t’aurais sûrement été hyper gêné. Comme quoi, t’es plus un mec timide. Si bien que t’en viens aisément à parler de toi et ta vie actuelle. Vous évoquez également, juste après avoir trinqué, la langue de cœur de Chani qui se trouve être d’origine portugaise. T’en apprends des choses. En revanche, tu ne crois pas une seule seconde au fait que cela puisse être la plus belle langue du monde. La fille qui se trouve devant toi n’est pas du tout objective. – Je l’entends pas souvent en tout cas dans le quartier. – Tu balances l’air de rien sous-entendant que tu n’es pas convaincu de ce qu’elle avance. T’espère juste que tu n’as pas relancé les hostilités avec elle car depuis le départ, vous êtes un peu comme chien et chat, à essayer de trouver un terrain d’entente constamment. Et il y en aura sûrement un avec la langue des signes, que tu aimerais apprendre et dont elle pourrait t’enseigner. – Bah ouais.. Enfin.. sauf si t’as quelque chose d’autre de prévu. – Visiblement, tu la prends un peu au dépourvu. Tu ne sais pas vraiment quelle heure il est. L’horloge tourne et le temps défile vite. Ta montre affiche 19h23. Et apparemment, elle donne justement un cours à 20h donc tout bientôt. Peut-être qu’il serait effectivement plus judicieux d’attendre son cours officiel d'ici quelques minutes. – Ah bah ouais carrément ! Enfin… seulement si tu t’inscris à la réserve pour surveiller les feux de forets. – Tu annonces d’un ton faussement sérieux car visiblement c’était, selon elle, la raison de présence ici et ton objectif en l’abordant. – Je plaisante. Tu le donnes où ? Faut pas trop traîner du coup. – Tu t’enfiles une nouvelle gorgée de ta boisson. T’as bientôt fini ton thé. Le temps de payer et vous devriez être parti d’ici une dizaine de minutes.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Ven 1 Mai - 21:48
Chani ne sait pas sur quel pied danser avec la nouvelle remarque du jeune homme : est-ce de l’humour ? Elle l’ignore un peu. Pour en avoir le coeur net, elle préfère alors lui demander. Il lui avoue alors faire de l’humour, ou tout du moins, avoir essayé d’en faire. D’ailleurs, il semble mal prendre le fait qu’elle l’interroge sur le ton de sa réplique. Elle se pince les lèvres. En son for intérieur, elle ne voulait pas le froisser. Elle ne pensait pas à mal en lui demandant cela. « Oh je suis désolée, je ne pensais pas à mal », elle expire, posant sa main sur sa poitrine. Vraiment. Elle est sincère quand elle le lui dit. Elle n’aurait pas de raison de mentir. Elle en est incapable de mentir parce que sa posture, son visage, son regard et ses mains viendraient la trahir. Elle n’a pas cette force de pouvoir mesurer et peser ses mots pour les rendre faux et hypocrites. Elle n’arrive pas et ne sait pas. Face au tempérament très brut de décoffrage de son interlocuteur, elle dirait qu’il en est de même pour lui. Mais elle le devinera tôt ou tard, étant donné qu’il a laissé entendre qu’elle découvrirait par elle-même les qualités dont il est doté. Fut un temps, il était timide. Cela s’est soigné dans le temps. Le remède ? Sa profession. A ce propos, il partage une expérience qu’il a vécu sur le terrain. Cette anecdote est composée d’une femme et de sextoys. Chani, dans le dédale sinueux de son esprit, tente de faire le rapprochement entre ces deux éléments. Comme si elle essayait en vain de reproduire et résoudre une équation. Elle est presque déçue quand il lui dit qu’il n’y a aucun rapport. Pourquoi alors parler de sextoys ? Et pourquoi en parler quand il dit qu’il n’est plus timide, justement grâce à sa profession ? Il y a plein de fenêtres pop-up qui viennent de naître dans son esprit à cet instant. Elle a été très claire à ce sujet : il n’y a rien de gênant à posséder un ou des sextoys. 99 % des personnes en possèdent, souvent rangés dans le tiroir de leur table de chevet ou commode. Le 1 % restant n’est que ceux qui n’assument pas ou ont bien trop honte de ce présent reçu, pour sa majorité, de la part de la bonne copine potache. « Elle les utilisait donc », elle reprend alors, quand il lui dit qu’elle n’avait pas pris la peine de les ranger. Elle énonce comme pour parfaire cette version de la vie d’Aaron dans son esprit. La conversation poursuit entre eux et elle ne manque pas de réagir à la nouvelle remarque du blond à son sujet. Elle fronce légèrement les sourcils. « Oh ! C’est parce que tu ne fréquentes pas le bon quartier, ni même la bonne rue ça », elle argumente, un petit air mutin peint alors les traits de son visage. Elle n’ira pas jusqu’à l’emmener dans sa rue, ni même dans sa maison pour lui prouver ce qu’elle avance depuis quelques minutes. Trop peu pour elle l’idée de faire entrer un inconnu dans la demeure familiale – c’est un coup à ce que Ricardo et Paloma ne l’accueillent avec leurs yeux revolvers. La suite surprend quelque peu la jeune femme. Rares sont ceux qui lui font une telle requête. Elle est un peu prise au dépourvu, parce qu’elle n’avait pas anticipé qu’on viendrait chercher à se trouver une brèche dans son monde, celui des sourds. Dans ce monde où les mots n’ont plus de sons, où les yeux deviennent des oreilles et les mains, une bouche qui parle et s’exprime. Il est même prêt à apprendre là, – c’est-à-dire installé à cette terrasse, autour de cette table –, tout de suite. Chani lui confesse qu’elle va donner un cours, dans quelques minutes maintenant, d’ASL. Comme tous les soirs de la semaine, elle enseigne l’ASL à quelques personnes volontaires de l’apprendre. Là, il n’y a ni notes, ni appréciation sur un bulletin. Ceux qui viennent sont réunis pour la même envie, la même volonté : celle d’apprendre et d’acquérir une certaine maîtrise de la langue des signes. Aaron accepte. Néanmoins, il pose une condition au fait de participer à ce cours : qu’elle s’inscrive à la réserve pour surveiller les feux de forêt. « Hé ! Mais c’est du chantage ça ! », qu’elle s’exclame, faussement offusquée et bien plus amusée. Elle réprime un éclat de rire, alors qu’il lui demande où se tient ledit cours. « C’est du côté de Harbor Row, près du cinéma. J’y ai un petit local », elle lui explique. Le blond lui fait remarquer à juste titre qu’ils ne devraient pas traîner s’ils veulent être à l’heure. « Correcte ! Par contre, je dois retourner vers la clinique, pour récupérer mon vélo », qu’elle expose, en grimaçant légèrement.  
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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Mer 6 Mai - 18:50


Il est encore un peu tôt pour appréhender la jeune femme qui se trouve devant toi. Tu ne la connais que depuis quelques minutes à vrai dire. Peut-être une heure si tu cumules tout. Tu n’arrives donc pas à savoir quand elle plaisante ou quand elle est sérieuse. Ce que tu sais c’est qu’elle n’est pas le genre de personne à brosser dans le sens du poil. Elle n’hésitera pas à te casser pour plaisanter même si cela n’a rien de méchant. Tu essayes donc de t’auto-clasher à sa manière, ce qui a un effet plutôt inattendu. Elle s’excuse pensant t’avoir vexé. Il t’en faut plus. Ce n’est pas la première fois qu’on te dit que t’as un humour douteux. – Moi non plus. – Tu la rassures à travers un clin d’œil et un sourire. Tout va bien. Pas besoin de prendre des pincettes avec toi. Elle peut continuer à se foutre de toi pour plaisanter si elle le souhaite. Elle va finir par apprendre à te découvrir à force. Tu lui racontes d’ailleurs une histoire justifiant le fait que tu n’es plus le grand timide que t’étais autrefois. Cela parle d’une jeune femme et de sextoys. Situation assez cocasse qui ne semble pas déstabiliser pour autant la portugaise en face de toi. Elle est persuadée que la dame utilisait ces fameux objets pour se faire plaisir avant d’être en détresse respiratoire. C’est une possibilité mais tu n’en mettrais pas non plus la main à couper. – Elle n’en avait pas sur elle en tout cas ! Ni en elle.. – Tu murmures ces trois derniers mots de manière inaudible dans ta barbe. Tes paroles peuvent être très crues de manière générale mais t’essaye d’être politiquement correcte en présence de jeunes femmes. T’as plutôt tendance à parler ainsi à des mecs. Tu ne voudrais pas choquer à travers de simples mots et ton humour bancal. – Tu me feras découvrir le quartier portugais de Windmont Bay alors. – T’es persuadé que tout ça n’est que du bluff et que la population portugaise de la ville ne se compte que sur les doigts de la main mais peut-être que tu te plantes après tout. A elle de te démontrer que tu as tord. Mais avant ça, faut qu’elle t’emmène à son cours d’ASL. T’es clairement partant pour apprendre la langue des signes. Et cela tombe plus que bien du coup. Tu ne pouvais pas t’adresser à une meilleure personne qu’elle pour cela. Histoire de plaisanter et revenir sur un sujet précédent, tu lui dis qu’il faudra qu’elle s’inscrive au Windmont Bay Firewatch en contrepartie. Peut-être que sur un malentendu et à force d’insister, tu pourras vraiment faire d’elle une volontaire. Si ce n’est pas le cas, c’est pas bien grave. Tu plaisantes. Faut en tout cas vous presser car l’heure tourne et que vous risquez d’être en retard pour le cours. – Ça marche. Je vais prendre de l’avance et y aller à pied. Je t’attendrais devant le cinéma du coup. Tu me bipes une fois que tu y es ? – Tu déclares avant de te rappeler que tu n’as pas son numéro de téléphone et qu’elle non plus. Il serait peut-être temps de remédier à ça. Surtout que t’es capable de te perdre et ne pas trouver le fameux local. – Ah oui, mon numéro c’est le… […]. – Ce que tu peux être tête en l’air parfois. Tu finis le restant de ton verre puis dépose sans rien dire un billet sur la table qui servira à payer l’ensemble de vos consommations. Tu te lèves ensuite pour filer au lieu de rendez-vous. – A tout de suite ! – A part si elle te pose un lapin ou que tu te perds en chemin mais t’en doute un peu.


sujet terminé.

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· Re: I guess I kinda liked the way you helped me escape · Sam 9 Mai - 15:00
Elle ne sait comment leur conversation a pu prendre un tel virage, si ce n’est que le blond en est l’initiateur. Tout est parti de lui, de cette anecdote qu’il a voulu partager – pour quelle raison lui parler de cela, d’ailleurs ? C’était, semblerait-il, une façon de lui prouver qu’il n’était plus le garçon timide qu’il était –. Elle l’écoute alors lui répondre. Elle sourcille légèrement, avant d’écarquiller les yeux, les écarquiller gros, très très gros, tant elle ne s’est pas attendu à entendre des propos quelque peu déviant et une once licencieuse. « Wow... », elle souffle, en silence. Elle lève sa main comme pour l’interrompre. Aaron, tu vas t’arrêter là dans ta démonstration verbeuse. « ...Je crois qu’on va s’arrêter là », elle articule, en hochant délicatement la tête. La conversation tangue légèrement et elle préfère en rester là avec l’anecdote du blond. Ce sera mieux pour les oreilles de tout le monde. C’est alors que la conversation dévie sur la maîtrise foireuse du portugais de Chani. Elle ne maîtrisera jamais aussi bien qu’Anita, qu’on a déraciné loin d’une demeure lusitanienne qui n’est plus que souvenirs et ruines aujourd’hui, qui a été bercée dès son plus jeune âge. Elle singe les quelques paroles qu’elle capte ici et là, prononcées par la famille. Elle ne verra probablement jamais la terre des ses aïeux et elle se raccroche connement à des images virtuelles, que son esprit formate. Alors un sourire s’étire largement sur ses lèvres, à écouter les paroles de son interlocuteur. Elle hoche hâtivement la tête et lui adresse un clin d’oeil en guise d’approbation. Comme si elle immiscerait le jeune homme dans son QG personnel. Cela ne fait clairement pas parti de ses plans. Concernant sa volonté d’apprendre la langue des signes, elle ne peut cacher sa surprise face à une telle requête. Ce n’est pas comme si tout le monde lui demanderait cela, dès leur premier échange. Ce n’est pas pour autant qu’elle le lui refusera. Elle accueille régulièrement de nouvelles têtes, au sein de sa petite association, lors des cours qu’elle donne le soir. Ce sont souvent des proches de personnes sourdes, souhaitant alors créer du lien avec ces dernières, des parents démunis en découvrant la surdité de leur enfant. Il y a beaucoup de pudeurs, de retenues, chez ces personnes. Aaron ne semble pas réticent à l’idée de se joindre à ces personnes, pour assister à un cours. D’ailleurs, il plaisante quant au fait qu’elle devra alors s’inscrire à cette association qu’il a essayé de lui vendre, quelques instants plus tôt. Force est de constater que le temps s’est soudainement accéléré en présence du blond et qu’il ne lui reste plus que quelques minutes à profiter avant que son rendez-vous hebdomadaire avec ceux qui se sont inscrits à ses leçons de langue des signes ne l’attendant devant le local. Le blond a probablement raison quand il dit qu’il ne faut pas traîner. Chani termine son verre, qu’elle dépose, alors qu’elle l’informe qu’elle doit rebrousser chemin, afin d’aller récupérer son vélo qu’elle a laissé à la clinique. Aaron lui propose alors de prendre de l’avance et de se retrouver là où elle leur a donné rendez-vous : c’est-à-dire, à l’angle du cinéma. C’est là-bas qu’ils se retrouveront donc, quand chacun aura réussi à attendre ce point. « Te biper ? », elle répète. Oui, très bien, elle le fera mais elle n’a aucun moyen de communication avec toi – si ce n’est la fumée ou un pigeon –, Aaron. Elle pose un regard insistant et interrogateur sur lui, alors qu’il décline son numéro de téléphone. « Oh doucement... », qu’elle souffle, en s’armant de son cellulaire. Elle répète à haute voix, chaque numéro, un à un, pour être certaine alors d’avoir le bon numéro de téléphone sur elle. Ce serait quand même embêtant qu’elle ne tente d’appeler le numéro qui serait, en réalité, celui d’un total inconnu, qui n’habiterait possiblement même pas Windmont Bay. Définitivement, elle ne veut pas que cela n’arrive. Elle lui adresse enfin un signe de tête, comme pour lui signaler qu’elle est bien son numéro d’enregistré et qu’elle est prête à décamper. Chani se lève et s’étire doucement. Elle défroisse son pantalon, puis quitte le jeune homme qu’elle salue d’un signe de la main rapide.   
@aaron edwards

{sujet terminé}

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