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 good god, let me give you my life (tobias)


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Murphy Cooper

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· good god, let me give you my life (tobias) · Jeu 26 Mar - 17:21
tobias &
murphy

good god, let me give you my life
Dimanche matin. Murphy ouvre les yeux, éteint le téléphone qui hurle à côté de sa tête. Mauvaise habitude que celle de dormir avec cet engin du diable dans le lit. Il se redresse dans les draps trop serrés, qui l'ont étouffé toute la nuit, jette un regard blasé sur la pièce. Il n'a plus l'habitude de dormir ici, dans sa chambre d'adolescent. Il ne sait pas très bien pourquoi il s'est échoué chez sa mère, la veille. Il avait un peu bu, en ville, avec des amis, et ne s'était pas senti le coeur à rentrer seul chez lui. Peut-être pour se faire expier, se faire pardonner de ne pas être passé la voir de la semaine, d'avoir manqué leur repas hebdomadaire du mercredi midi, il était venu se réfugier ici. Mais les souvenirs que la vieille bâtisse ravivait ne l'enchantait pas. Sa chambre n'avait pas bougé depuis treize ans, depuis la première fois qu'il avait mis les pieds à Windmont Bay. Toujours les mêmes posters, les mêmes rideaux, les mêmes draps que sa mère s'embêtait à changer et refaire toutes les semaines alors qu'il ne vivait plus ici. La difficulté de couper le cordon, sans doute. Tout le ramenait treize ans en arrière, il se revoyait encore découvrir la maison où il passerait des jours heureux, et d'autres un peu moins. Ça lui rappelait aussi qu'il avait tout envoyé paître, quelques années plus tard, qu'il avait tout abandonné pour partir ailleurs. Il était peut-être un peu égoïste, et cherchait à s'en repentir en revenant se blottir dans cette chambre figée dans le temps. Sa mère toque à la porte, le tire de ses pensées, pendant un instant il a de nouveau l'impression d'avoir quinze. Elle lui demande s'il est prêt, évidemment que non, il vient de se réveiller. Certaines choses ne changent jamais. Sa génitrice lui intime de se dépasser, qu'on ne fait pas attendre le Seigneur. Soit.

Trente minutes plus tard, Murphy se gare devant l'église, sa mère a ses côtés. Elle s'est apprêtée, a tenté de cacher son alopécie sous une perruque qui ne trompe personne, elle a enfilé une jolie robe. Murphy n'a même pas fait l'effort, il a juste remis ses habits de la veille - il sent la clope et l'alcool. Sa mère lui a copieusement fait la morale, sur le chemin, et lui lance un nouveau regard noir tandis que Murphy l'aide à s'extirper de la voiture. Il l'a conduit à l'intérieur, l'installe sur son banc favori, près de l'autel, et il ressort à l'extérieur. Il se sent mal. Elle n'a même pas cinquante ans, mais elle est usée. Par quoi ? Il n'ose y penser. Sa mère est un océan de secrets, il n'est pas certain que le cancer soit seul responsable de sa dévastation. Il s'allume une cigarette, la messe ne va pas tarder à commencer, mais il a le coeur gros. Là, devant la maison de Dieu, le doute le saisit encore une fois. Murphy ne sait pas quoi faire, le prier pour que tout s'améliore, ou lui dire de bien aller se faire foutre. Voir sa mère comme ça, et ne rien pouvoir y faire, ça le tuait. Est-ce que les métastases étaient sensibles aux "Je vous salue, Marie", est-ce que cette dernière avait le pouvoir de changer quelque chose ? Trop de questions sans réponses, depuis trop longtemps. Ça lui foutait les boules. Mais si il était là, ce dimanche, c'était peut-être qu'il avait encore un peu d'espoir, qu'il lui restait un peu de foi à jeter dans le vide. Quelqu'un le cogna à l'épaule et le sortit de ses tribulations. Murphy fut surpris de voir Tobias. "Hey? Je savais pas que je te trouverais ici". Ça faisait effectivement un certain temps que Murphy ne l'avait pas croisé par ici, ou alors le jeune homme s'était fait très discret. "Quelle connerie tu dois te faire pardonner ?" plaisante un peu Murphy. Il avait beau être croyant, il n'était pas dupe quant à la raison qui poussait les gens à se rendre à la messe du dimanche - lui-même n'échappait pas à cette logique. "T'es là pour siffler le vin, c'est ça ?" dit-il à voix plus basse, avec un petit sourire en coin. "Tu sais où me trouver si t'as besoin d'aide".
Pando

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· Re: good god, let me give you my life (tobias) · Ven 27 Mar - 19:55
Il ne le savait pas encore, à ce moment-là, ce matin dominical, alors qu’il ouvrait sa penderie, en quête d’une chemise de circonstance - sage, sobre, discrète, il en avait une bonne dizaine, soigneusement alignées, accrochées à des cintres - mais Victor Stokes était de retour à Windmont Bay après des mois d’absence, des mois de silence. S’il avait su, serait-il là, à se tenir bien droit, à passer en revue les différents modèles (immaculés, lignés, à carreaux, il en avait même une à petits pois blanc sur fond bleu) accumulés au fil des ans, à soupirer d’avance en songeant à la matinée qui l’attendait, au sermon qu’il allait devoir écouter, le visage neutre, l’esprit ailleurs, égaré? S’il avait appris que Vic était là, à quelques kilomètres de distance, il aurait zappé la messe, il aurait enfilé n’importe quoi, il aurait inventé une excuse bidon pour échapper à la torture hebdomadaire (ce qui l’était devenu, en tout cas) et il aurait pris la voiture pour rejoindre la maison de Vic.
Il ne serait pas allé jusqu’à la propriété, bien sûr, il se serait garé au détour d’un chemin de terre, près d’un sous-bois, à l’abri de regards indiscrets (et plus sûrement de celui du père du jeune homme). Il aurait attendu jusqu’à ce que son amant sorte, le coeur battant, le ventre retourné. Il se serait rongé les ongles en guettant sa silhouette. Il serait sorti précipitamment en le voyant. Il aurait accouru à sa rencontre et il l’aurait serré dans ses bras. Il n’aurait pas mesuré sa force parce qu’aucune étreinte ne pouvait illustrer le manque, l’angoisse, la douleur que son absence avait provoqués. Il ne l’aurait plus lâché. Il aurait inspiré péniblement, le gorge nouée, et se serait imprégné de son odeur familière, de son parfum qui s’était étiolé au fil des mois, jusqu’à ce qu’il ne le retrouve plus nulle part, sur aucun vêtement. Il aurait sans doute pleuré, mais de joie, de bonheur de retrouver le garçon qu’il aimait depuis l’adolescence, sans qui il ne voyait pas sa vie - et il avait pourtant été forcé de s’y faire, aperçu muet de ce qui les attendrait au retour de Vic.
Mais Tobias ne savait pas. A la place, il s’habillait lentement, résigné à subir son sort de fils de pasteur, parce qu’il n’avait de toute manière rien de mieux à faire, alors à quoi bon s’attirer les foudres paternelles? Leur cohabitation était plus vivable lorsqu’il faisait profil bas, lorsqu’il obéissait, lorsqu’il jouait le rôle qu’on lui avait assigné à la naissance - et qu’importe s’il était devenu inconfortable, inconvénient, inconcevable. Et puis il y était si rôdé que les gestes en étaient devenus mécaniques, instinctifs, dans ces moments-là, Tobias Shaw n’avait même pas besoin de réfléchir, il enclenchait la première et laissait l’habitude le guider.
L’air frais le revigora, au moment où il sortit de la maison (bien après son père, moins longtemps après sa mère). Il avait entendu la porte se fermer au moment où elle partait et il s’était rassis sur le lit, avait ouvert le premier bouquin à portée de main et avait lu une dizaines de minutes. Il voulait bien assister à la messe, ça ne voulait pas dire qu’il voulait subir les rituels de bienvenue, les bavardages pendant que tout le monde s’installait, les demandes de nouvelles qu’il n’écoutait que d’une oreille. Cinq minutes. C’était le temps qu’il lui fallait pour rejoindre l’église, la dernière ligne droite avant le sermon, l’odeur singulière du lieu qu’il en était venu à exécrer. C’était le temps suffisant pour rencontrer quelqu’un sur sa route. Comme Murphy Cooper, par exemple.
- Salut, dit-il simplement en s’arrêtant à sa hauteur.
Avec Murphy, au moins, il échappait aux cancans habituels, aux jacasseries matinales. Ce n’était pas de refus, tiens.
- J’ai trop séché, ces derniers temps, plaisanta (à moitié) Tobias en lui offrant un sourire furtif ironique. Va savoir, il y en a tellement.
D’ailleurs, certaines ne lui étaient toujours pas pardonnées, même si elles dataient de plus d’une décennie. Sans doute parce que Tobias n’avait jamais demandé l’absolution.
Tobias jeta un coup d’oeil à l’intérieur, guettant la silhouette de son père ou de sa mère, puis reporta son attention sur Murphy, dont il remarqua la dégaine, ce qui lui fit hausser le sourcil:
- Un peu tôt pour le vin, aujourd’hui, répliqua-t-il avant d’ajouter. Et toi, tu oses pénétrer dans la maison du Seigneur avec cet air débraillé? Je ne dirais pas non à une cigarette, par contre.
Une lueur amusée illumina son regard et il sourit légèrement. Tobias ne fumait pas. Pas vraiment, du moins. Il allait sans doute encore s’étouffer avec la première bouffée, comme à chaque fois, mais la rencontre de Murphy avait fait s’envoler toute envie d’assister à la messe - ou plutôt, avait soufflé la résignation qu’il éprouvait quelques minutes plus tôt.
- On va faire un tour au cimetière?
Il haussa les épaules, comme s’il était parfaitement naturel de proposer une balade dans le jardin des morts, mais il aurait fait n’importe quoi pour échapper au sermon et ils auraient toujours l’opportunité de se glisser discrètement dans la chapelle plus tard, si nécessaire - ce qui lui permettrait de prétendre qu’il avait été là tout du long et s’éviter un nouveau conflit silencieux avec son paternel.

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