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 people say we're never going to make it (isla)


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Howard Newman

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· people say we're never going to make it (isla) · Lun 30 Mar - 1:29
sometimes i feel like everybody's got a problem
sometimes i feel like nobody wants to solve them
i know that people say we're never going to make it
but i know we're going to get through this.

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@isla sowden - 30 march 2020


Un livre à la main, Howard en parcourait les pages posé sur la terrasse du café malgré les températures encore bien fraîche, Denver à ses pieds. Celle-ci avait besoin d'un grand nettoyage de printemps et sans doute d'un petit coup de peinture, mais il était encore trop tôt pour se lancer là dedans, le gel menaçant encore de les frapper la nuit malgré le mois d'avril bientôt là. A moins d'être interrompu, l'homme ne prêtait pas grande attention à la clientèle, blottie au chaud à l'intérieur, et ne remarqua la présence d'Isla que lorsqu'il se décida à rentrer pour remplir à nouveau sa tasse de café. Sans s'en être rendu compte, les mains du cinquantenaire, en plus d'être abîmées par le temps, étaient complètement congelées. Il frotta ces dernières l'une contre l'autre frénétiquement pour les réchauffer, attendant de récupérer son black americano - bien que propriétaire des lieux, il ne comprenait toujours pas la folie des latte, cappuccino et autres fantaisies, estimant qu'un café devait être noir, point -, pour rejoindre la jeune femme qui ne lui était plus si inconnue que ça. Rien ne laissait à supposer que ces deux-là puissent s'entendre, Howard se souvenait à peine de ce qui l'avait amené à engager la conversation la première fois, à part peut-être l'anonymat de la demoiselle - rare à Windmont Bay -, mais il était heureux d'avoir fait un pas dans sa direction. Au delà de son attitude de princesse, Isla était parvenue à le faire sourire à plusieurs reprises, ce qui relevait presque du miracle vu l'humeur maussade dans laquelle l'homme était depuis des lustres. « Je peux ? » Désignant la chaise libre à sa table, il attendit la permission pour s'y installer, ne souhaitant pas s'imposer si la tête blonde face à lui souhaitait être seule ou attendait quelqu'un. Howard se contentait en principe de saluer la clientèle, échanger quelques mots par-ci par-là mais ne prenait jamais place avec la elle afin de ne pas déranger, à moins d'être celui qui était rejoint. Isla était un peu différente, pour puisqu'il avait l'impression d'avoir échangé plus avec elle en deux - trois? - mois qu'il ne l'avait fait en deux ans avec d'autres habitués.
« Le job est à toi, si tu le veux. » Tout en prenant place, il lança un coup de menton à l'affiche mentionnant leur recherche de personnel, qu'Isla avait lorgné à plusieurs reprises au cours des deux petites minutes où Howard l'avait observée. Si l'ancien ingénieur en informatique avait à coeur de rester dans les parages et diriger les lieux, il ne souhaitait plus se retrouver aussi souvent derrière le bar, à servir. La paperasse, les factures, faire la causette... ça lui suffisait amplement, et Lyle ne pouvait pas, à lui seul, remplir tous les shifts de l'ouverture à la fermeture du café. Deux personnes s'étaient présentées pour l'instant mais peu convaincu, Howard leur avait simplement promis de passer un appel dans la semaine pour leur faire savoir si leur candidature était ou non fructueuse. Aussi simpliste soit la position, il ne souhaitait pas voir quelqu'un y mettre les pieds chaque jour avec nonchalance, trainé de force pour payer les factures sans la moindre joie dans ce qu'il/elle faisait. Howard était sérieux dans sa proposition, quand bien même l'attitude de la belle détonnait un peu avec les lieux. Les faits étaient là : elle avait besoin de rebondir, et s'il pouvait l'aider à le faire, il n'hésiterait pas à prendre le risque.

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Isla Sowden

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· Re: people say we're never going to make it (isla) · Lun 30 Mar - 23:06
Isla a tout essayé : des sincères lamentations à la désolation surjouée ; des performances dignes d'une actrice de renom dont le talent ne reste plus à prouver, sans obtenir le résultat escompté. Le géniteur demeure insensible confronté à cette parade d'émotions -s'ancrant dans une authenticité certaine- et sa compagne, prisonnière de ses propres démons, n'a guère le temps de se préoccuper des caprices d'une enfant-adulte qui déplore un monde matériel dont elle maudissait auparavant l'existence-même. Une adulte cajolée à l'extrême qui n'a jamais manqué de rien, si ce n'est d'un peu d'affection. Ce manque qui la retient ici, et contraint l'achat d'un billet d'avion destination son Australie natale. Pour obtenir l'aval tant convoité du paternel, pour ne pas le confronter à sa plus grosse déception : son propre enfant, la chair de sa chair. Retenue à Windmont Bay par une promesse faite dans le silence mais surtout en raison de fonds commençant rapidement à s'épuiser. Financièrement, Isla voit rouge. Elle n'a jamais vu rouge. Vert, toujours vert, à l'instar des billets qui l'ont accompagnée à son arrivée et l'ont abandonnée à leur tour et dont elle pleure l'absence, chaque jour un peu plus. Alors son regard, involontairement, se perd sur les façades et autres vitrines, là où ces bouts de papier lui lancent un appel désespéré, réclamant son expertise. Et elle comprend, vraiment... mais ces offres jamais ne seront dignes d'une jeune femme de sa stature. Pourtant, installée au Marceline's, ses prunelles effectuent des va-et-vient entre sa boisson et ce qu'elle qualifierait presque de son avis de recherche. Une légère douleur la prend au poignet, engendrée par le mouvement presque machinal de la cuillère dans la tasse de café qui a perdu de sa chaleur et qu'elle écarte d'un léger revers de main, comme l'idée de travailler dans cet endroit... ou tout autre, d'ailleurs. C'est la voix du propriétaire qui la tire de ses rêveries et l'amène à l'instant présent. Son regard balaie la salle pour s'assurer de l'absence de son babysitter -quand bien même ne fait-elle rien de contre-indiqué et n'a-t-elle pas de compte à lui rendre- avant d'offrir à Howard un hochement de tête, l'invitant à la rejoindre. Si elle n'a eu de cesse de critiquer cette ville et sa population presque toute entière -une politesse qu'on a eu l'obligeance de lui rendre à quelques reprises- il n'y a bien que le Marceline's Coffee Shop et son propriétaire qui ont su s'attirer les faveurs et non pas les foudres de la belle. La remarque de Howard lui soutire un rire mais très vite s'éclipse, son expression retrouvant de son sérieux. — Oh, c'était pas une blague. Cela dit, si tout ceci n'était qu'une plaisanterie, elle serait de bien mauvais goût. Isla travailler ? Pour une personne ne détenant nullement le titre de designer ou producteur ? That's hilarious. — Non merci, se contente-t-elle de lâcher, sourcils légèrement froncés, l'air presque offusquée qu'il ait daigné lui faire cette proposition grotesque. L'idée même qu'on l'ait surprise en train de lorgner sur le papier l'embarrasse au plus haut point. — Et puis, entre nous, je suis certaine qu'il y a des gens spécialement qualifiés pour ce genre de... boulot. Et elle semble plus que convaincue de ne pas en faire partie. Spoiled brat horrifiée à l'idée de mettre la main à la pâte, de quitter la scène et les projecteurs afin de s'investir dans la banalité du quotidien. Routine impersonnelle pour laquelle on ne la célébrera pas. — Toujours aucune nouvelle de l'enfant rebelle ? Tous les moyens sont bons pour changer de sujet. Son visage a retrouvé de cette douceur dont elle ne fait étalage qu'à de rares reprises, s'inquiétant du bien-être de ce très cher Howard qui ne mérite nullement l'avanie de son fils. Dans cette optique, l'héritière s'est donnée pour mission d'aider les deux partis à communiquer, enfin mettre leur différend de côté. Une mission qui a commencé comme une simple distraction afin de combattre la monotonie, l'ennui, mais qui semble avoir pris une dimension plus profonde depuis quelque temps. Ses opales examinent les traits de son interlocuteur et une chose lui paraît certaine : Marceline peut très bien survivre sans Isla, pas sûr qu'Howard puisse survivre sans Jesse.

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· Re: people say we're never going to make it (isla) · Dim 5 Avr - 17:14
A ce jour, Howard ne savait toujours pas exactement comment il était passé d'ingénieur informatique, directeur de sa boite et ayant développé sa propre application, à patron d'un café. En dehors du fait qu'il était son propre patron, il n'y avait aucun point commun entre son passé et son présent, tant d'un point de vu professionnel que personnel. Le Marceline's avait été racheté sur un coup de tête lorsque le cinquantenaire était tombé sur le panneau affichant la remise de commerce après un énième entretien qui ne donnerait pas suite. Il le savait. Son nom avait beau avoir été blanchi officiellement, cette sordide histoire lui collait à la peau et même si le doute des employeurs étaient faibles, ils jouaient la sécurité. Compréhensible. Le café avait eu le bénéfice de le distraire, Howard avait passé pas mal de temps à l'arranger comme il le voulait avant de le réouvrir et avait même fait quelques bonnes rencontres grâce à !a - à commencer par Joseph, dont les photos de la ville ornaient les lieux à présent. Il y avait encore beaucoup de travail, mais Reinhart ne se pressait pas. La liste des réparations et arrangements n'avait pas de fin et il lui arrivait parfois de baisser les bras lors de ses remises en question quant-à son avenir. Avait-il fait le bon choix ? Etait-il heureux dans ce poste ? Ne pouvait-il pas prétendre à mieux ? Peut-être, peut-être pas. Au fond, même s'il était encore loin de ce moment - tout du moins s'osait-il à l'espérer - Howard souhaitait juste finir ses jours calmement, sans viser plus haut. Son fils et sa fille étaient ici, ce qui lui donnaient toutes les raisons de ne pas mettre les voiles. S'il était vraiment chanceux, il verrait peut-être un jour grandir ses petits-enfants avec qui il pourrait, éventuellement, construire une relation. Celle qu'il lui manquait avec ses enfants. De nature optimiste, l'ancien ingénieur tentait tant bien que mal de continuer à voir le verre à moitié plein, quand bien même rien ne lui donnait l'impression que sa relation avec Jesse puisse un jour être réparée.
Chassant tout ça de son esprit pour en revenir au café et l'offre d'emploi affichée au comptoir, il pris place à côté d'Isla, ne réfléchissant même pas à l'offre avant de la placer sur la table. Sans doute ne le remarquait-elle pas, mais la jeune femme l'avait beaucoup aidé ces dernier temps par sa simple présence et Howard souhaite lui rendre la pareille. Elle le distrayait du reste, apportait un peu de nouveauté au lieu malgré son attitude qui avait tendance à faire sourire le cinquantenaire autant que ça ne le faisait rouler des yeux. « C'est toi qui vois. » Se contenta-t-il de répondre, ayant anticipé la réaction de la jeune femme malgré la rapidité à laquelle il lui avait fait cette proposition. Howard n'insisterait pas et était plutôt bien placé pour savoir qu'il était difficile de changer de voie professionnelle. Pour Isla peut-être encore plus que pour lui, car il n'était franchement pas certain qu'elle aie un jour eut à lever le petit doigt, lorsqu'il avait trente-cinq ans de carrière derrière lui quand son monde s'était écroulé. Son sourire s'étira lorsqu'elle mentionna des "personnes mieux qualifiées qu'elle" - qu'il traduisit par moins qualifiées, plus basses - mais il s'abstenu de tout commentaire. Howard n'était pas son père, n'était définitivement pas bon dans ce rôle même avec ses propres enfants, et n'était donc personne pour venir lui faire la morale. Un jour, Isla réaliserait d'elle même qu'il n'y a pas de sous-qualifications, que les gens avaient du mérite à se tuer à la tâche, qu'ils soient en possession d'un master ou non. « Je n'insiste pas. » Dit-il en levant les mains, battant en retraite. Il aurait vraiment insister, mais à nouveau Howard se rappela qu'il ne souhaitait pas la voir passer la porte tous les matins en trainant les pieds, ce qui arriverait définitivement si elle se sentait forcée à être ici. Ça risquait d'arriver même si la décision venait d'elle, car les options qui s'offraient à Isla se comptaient sur les doigts d'une main actuellement - de ce qu'il en savait, tout du moins - mais au moins y aurait-il une petite part de volontariat dans la démarche.
Le visage de Howard se tordit dans une grimace lorsque la jeune femme mentionna son fils, avant qu'il lève les épaules. Rien de nouveau, mais rien qui ne soit surprenant non plus. « Non. C'était son anniversaire il y a quelques semaines, mais je n'ai toujours pas eu l'occasion de lui souhaiter. Trop pris. » Les deux derniers mots furent lancé avec autant d'ironie que de tristesse dans sa voix. Il n'était pas dupe et savait parfaitement que ce n'étaient que des excuses pour ne pas avoir à accorder la moindre minute à son père. « Et toi alors ? Ton babysitter s'est perdu ?  » Il demanda tout en balayant la pièce du regard, sans tomber sur celui-ci qui suivait la jeune femme au pas en général.

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Dernière édition par Howard Reinhart le Ven 24 Avr - 18:18, édité 1 fois

Isla Sowden

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· Re: people say we're never going to make it (isla) · Mer 15 Avr - 4:12
Il a gagné. La réalisation n'a pas encore frappé Isla de plein fouet, mais elle ne tardera pas à venir s'installer dans son esprit torturé. Elle a besoin de ce boulot, une évidence à laquelle elle ne souhaite aucunement être confrontée. Heureusement pour elle, Howard n'a pas l'air de vouloir insister, un soulagement qui se fait ressentir sous la forme d'un soupir qu'elle parvient difficilement à retenir. Elle ne ressent nullement le besoin de s'éterniser sur ses économies - or lack there of - et c'est bien pour cette raison qu'elle a préféré quitter la solitude de sa chambre d'hôtel pour le brouhaha environnant du Marceline's et de son quartier. La solitude, un fléau qu'elle redoute plus que jamais depuis son arrivée dans cette petite ville à laquelle elle refuse expressément de donner sa chance. Elle n'a pas envie de se plaire ici, quand bien même le retour au pays semble plus que jamais compromis ; une autre certitude qu'elle préfère nettement nier. Elle n'a pas envie de tourner la page, de se lancer à corps et âme dans un nouveau chapitre, un nouveau pan de son existence. Isla est parfaitement satisfaite de sa vie en Australie ; son quotidien océanien lui manque terriblement. Pour autant, la réciproque est plus ambiguë. Si de prime abord ses proches se sont inquiétés de son départ soudain, les nouvelles du pays ont commencé à se faire plus rares, se dispersant dans le temps jusqu'à ce que les messages de consolation ne cessent brutalement. Isla se rassure comme elle le peut, refusant de penser à mal, de reconnaître que ses amitiés n'avaient aucune légitimité. Tout a toujours été une question d'apparences, une mise en scène à laquelle elle refuse de mettre un terme. — Je suis consciente que ça partait d'un bon sentiment, alors je ne t'en tiendrai pas rigueur, une façon plus ou moins subtile de lui faire comprendre qu'il n'est plus en droit de l'insulter de la sorte au travers d'une proposition des plus ridicules. L'héritière n'est pas faite pour ce type d'emploi, pour cette vie qu'ils souhaitent tous qu'elle adopte. Windmont Bay s'oppose à tout ce qu'elle a connu : existence fastueuse, à cette opulence qui a fait partie intégrante de sa vie, au brouhaha des métropoles, à la quiétude des îles paradisiaques, au portefeuille sans fond, aux cartes sans plafond. Isla Sowden fait tache dans le décor et elle le sait mieux que personne. Alors pourquoi s'obstine-t-on à vouloir lui faire croire le contraire ? — Une très bonne idée, si tu tiens un tant soit peu à notre amitié. Si elle n'a pas pris le temps de mettre un mot sur la relation qui la lie à Howard - et au reste de sa famille - elle est certaine d'une chose : ils font résolument partie des quelques rares personnes qu'elle considère comme étant dignes de son temps, de sa personne. Autrement, elle n'aurait pas hésité une seconde à quitter les lieux suite à l'idée balancée par Howard deux minutes plus tôt. Une pensée qui lui arrache un nouveau rire nerveux qu'elle refrène difficilement pour aborder un sujet moins fâcheux ; pour elle, tout du moins. Cette fois, c'est le visage de son vis-à-vis qui se tord d'un inconfort familier ; une réaction qui lui ferait presque regretter son manque de tact. Elle souhaiterait pouvoir trouver les bons mots pour le rassurer, lui assurer que tout rentrera dans l'ordre dans un futur pas si lointain, mais elle n'en a pas la certitude... et elle refuse catégoriquement de lui faire avaler ce mensonge, même pour son propre bien. — Je suis désolée, parvient-elle à communiquer entre deux soupirs : un pour le léger chagrin que lui inspire cette anecdote, et un autre pour le fils Reinhart et son caractère borné ; une indocilité à laquelle elle ne manquera pas de le confronter lors de leur prochaine entrevue. — Je peux aider ? Inutile de lui avouer qu'elle est déjà en contact avec Jesse, car elle s'est donnée pour mission de réparer des liens brisés existant entre eux. Force est de constater que ses efforts ont été jusqu'ici vains ; elle se retrouve à présent dans l'obligation de changer de stratégie pour parvenir à ses fins. À la question du fameux babysitter, Isla lève les yeux vers le plafond, avant d'offrir à Howard un sourire amusé. — Si seulement. J'ai réussi à le semer, mais pas pour longtemps j'en ai bien peur. Il a une facilité déconcertante à retrouver ma trace. Je te le prête volontiers si tu cherches quelqu'un pour pister Jesse. À titre gracieux. Tout pour se débarrasser de Jess et de sa présence imposante. Une à laquelle elle a commencé à s'habituer malgré cette personnalité qu'elle lui trouve d'odieuse.

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· Re: people say we're never going to make it (isla) · Mar 28 Avr - 14:21
Un rire s'échappa des lèvres du cinquantenaire lorsque Isla l'informa qu'elle ne lui tiendrait pas rigueur pour sa proposition. Il ne manquerait plus que ça, alors qu'il cherchait simplement à l'aider, mais Howard comprenait où la jeune australienne voulait en venir. Elle n'avait pas encore accepté son changement de vie, celui de statut qui allait avec, et cela prendrait encore du temps. Beaucoup de temps, vu son attitude de princesse qui décrocha un nouveau sourire au patron du café. Au moins avait-elle le mérite de le divertir comme personne. « Vraiment ? Tu es trop généreuse avec moi Isla. Sois prudente, je pourrais m'habituer à tant de bonté. » Aussi sarcastique puisse-t-il être, le ton de Howard était joueur et amusé. Sans doute n'aurait-il pas apprécié autant les petits caprices de princesse s'il s'agissait de sa fille, mais venant de Isla, c'était rafraîchissant et le cinquantenaire se prêtait au jeu avec plaisir. Sans avoir les détails de son expatriation, Howard ne doutait pas que l'australienne devait rendre son paternel complètement fou et le faire tourner en bourrique et d'un père à un autre, il plaignait sincèrement le pauvre gars - chose qu'il ne risquait pas d'énoncer à voix haute, au risque de compromettre leur relation.
Le fait qu'elle le considère comme un ami lui décrocha un nouveau sourire, alors qu'il portait à nouveau sa tasse bouillante à ses lèvres. Howard ignora ses mains tremblantes, le manque qui tendait chacun de ses muscles, lui nouait les entrailles, et tenta de reporter toute son attention sur la jeune femme face à lui. Aborder le sujet qui avait, sans le moindre doute, été un élément essentiel à sa descente aux enfers, n'aidait pas beaucoup le patron du Marcelline's à ne pas y penser. Peut-être aurait-il mieux fait d'ouvrir un pub, histoire de pouvoir se servir un Whisky plutôt qu'un thé. « J'apprécie la proposition, mais je ne pense pas qu'il y aie quoi que ce soit que tu puisses faire pour nous. Il est borné ce gamin, je me demande de qui il tient ça. » Un sourire triste vint animer son visage usé par l'âge alors qu'il secoua la tête à la proposition d'Isla. Ce trait de caractère était un héritage direct de son père, l'un de ceux que Howard aurait aimé ne pas lui transmettre. Jesse semblait plus déterminé que jamais à le garder hors de sa vie, laissant Howard impuissant et à court d'idées pour renouer le contact. « Il faut dire que tu n'es pas très douée pour te cacher. » Plaisanta-t-il, faisant référence au temps que la jeune femme pouvait passer ici. Elle était en quelques semaines devenue l'une des personnes qui passait le plus de temps au sein du Marcelline's, peut-être encore plus que son propriétaire. « Je ne crois pas que le faire suivre nous aide à reconstruire notre relation. » Tout comme cela n'aidait certainement pas celle que Isla entretenait avec son père. Peut-être que c'est là dessus que Howard devait se concentrer et qu'il y avait encore quelque chose à sauver chez les Sowden, contrairement aux Reinhart.

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