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 the only time that we stop laughing is to breathe or steal a kiss


F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: Bay light
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Chad Siringo

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· the only time that we stop laughing is to breathe or steal a kiss · Lun 30 Mar 2020 - 16:54
SHARON + CHAD
@Sharon Hill
16.02.2020

Le temps lui manquait. Il devait se dépêcher de rentrer pour enfiler une chemise propre, une autre veste, troquer son jean usé contre un pantalon sombre, ses baskets éraflées contre des converses. Certes, ce n’était pas le top de la classe mais Chad n’avait rien d’autre et ce n’était pas si mal que ça. Il optait pour un look un peu plus habillé mais toujours décontracté. Il n’allait tout de même pas sortir le costard de son enveloppe en pastique, il n’était de rigueur que pour les grandes occasion - en gros, les mariages et les enterrements et il n’y avait eu aucun de ces événements majeurs chez les Siringo depuis… eh bien depuis Caleb. L’habit ne serait pas sorti aussi aisément la prochaine fois car chacun repenserait forcément cette journée d’octobre où ils avaient enterré leur frère - la dernière fois où ils avaient tous été réunis (à l’exception du père qui purgeait toujours sa peine à la prison du coin). Chad était certain que Sharon ne lui en voudrait pas. Elle avait eu un aperçu de son train de vie - plongeur chez Mickey’s, ça n’inspirait pas vraiment la richesse et il l’avait prévenue qu’il viendrait en scooter parce que la famille se partageait une unique voiture - un modèle cabossé qui avait été ressuscité plus d’une fois par les jumeaux. Mais le jeune homme tenait toutefois à faire un effort et il grimpa les escaliers en courant, passant devant les chambres des autres sans s’arrêter pour rejoindre sa chambre.
Cody était affalé en travers du lit, penché sur ses devoirs et il tourna la tête en percevant le mouvement précipité de son ainé qui ouvrait grand la penderie tout en se débarrassant maladroitement de ses vêtements de la journée. L’adolescent émit un son qui ressemblait un gloussement et Chad lui jeta un coup d’oeil:
[Tu te moques? On verra comment tu seras, le soir de ton premier rendez-vous!] lui fit remarquer Chad en signant - ce qui ne lui facilitait pas sa tâche, signer avec Cody entravait forcément ses mouvements.
Le garçon se redressa et s’installa en tailleur, ravi de la distraction.
[Premier rendez-vous? Elle est belle? Tu vas l’embrasser?]
Chad lui fit signe d’attendre pendant qu’il enfilait son pantalon noir et se laissait tomber sur son lit pour lacer ses chaussures. Il se redressa ensuite et répondit:
[La plus belle fille que j’aie jamais vue. Et oui. J’espère.]
[Elle ressemble à quoi?]
L’ainé des Siringo sortit son téléphone, ouvrit la conversation et donna le téléphone à son frère, uniquement parce que ça lui permettait de continuer à se changer pendant que le gamin agrandissait un maximum la photo de Sharon. Chad enfila un t-shirt gris et un pull bleu pétrole puis s’empara de sa veste en cuir noir.
[Je dois y aller, je suis déjà en retard] annonça-t-il en récupérant son téléphone. [Demande à quelqu’un de commander, pour ce soir, ok? Je ferai les courses demain. Promis.]
Chad ébouriffa les cheveux de son cadet avant qu’il ait le temps de protester et dévala les escaliers en sens inverse. Avec un peu de chance, les pizzas seraient encore assez chaudes au moment où ils rejoindraient le phare.

Le jeune homme suivit les indications de son GPS, s’éloignant de l’épicentre de Windmont Bay pour s’aventurer dans les faubourgs de la ville. Son scooter cahota sur la route mais Chad se dit qu’il en avait eu, des aventures, avec les péripéties que représentaient parfois ses livraisons aux quatre coins de sa ville natale, et il accéléra donc sans se soucier des plaintes du véhicule. Il était pressé de retrouver le sourire irrésistible de la blonde au charme envoûtant. Il était surtout impatient de passer avec elle plus que cinq minutes volées à un moment qui n’invitait pas à la rencontre et au rapprochement et espérait que le courant passerait aussi bien qu’au Mickey’s.
Bientôt, il approcha une propriété et il s’arrêta à quelques dizaines de mètres de la demeure principale, où il guetta un signe de vie. Il jura intérieurement en réalisant qu’il avait oublié d’apporter des fleurs. Il espérait ne pas croiser le père ou le frère de la jeune femme et encore moins froisser cette dernière avec son impardonnable oubli. Son empressement lui avait fait sauter les détails élémentaires. A moins que ça soit son inexpérience totale en premiers rendez-vous qui soit à blâmer.
Après tout, Chad n’avait jamais eu de véritable tête-à-tête avec une fille. Du genre planifié à l’avance, qui ne soit pas un Tinder date où la conversation importait peu. Il ne le réalisa qu’au moment où il coupa le moteur de son scooter et enleva son casque pour se passer les doigts dans les cheveux. Il y avait sans doute une première fois à tout mais il y avait de quoi être intimidé, non? Surtout qu’il n’aurait jamais cru tomber sous le charme aussi aisément, mais il fallait dire que Sharon avait ce côté divin et original, avec son sourire mutin et son regard limpide. On ne passait pas à côté d’une créature pareille et on se créait donc les occasions qu’on pouvait. Tant pis pour les fleurs, songea Chad, il se rattraperait autrement. Pour l’heure, il était temps d’aller sonner à la porte et ce fut donc dans cette optique qu’il descendit de son scooter pour se diriger vers la maison, le casque sous le bras.

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Sharon Hill

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· Re: the only time that we stop laughing is to breathe or steal a kiss · Ven 3 Avr 2020 - 10:46
Sharon appliqua une fine couche de gloss sur ses lèvres, replaça derrière son oreille une mèche rebelle et cligna de ses yeux de biche vers son reflet dans le miroir. Puis elle traversa la grange qui lui faisait office de studio – ce n’était pas exactement du grand luxe, mais elle bénéficiait d’une belle lumière, les deux chauffages d’appoint à puissance maximale maintenaient une température agréable, elle disposait du strict minimum vital niveau mobilier (lit, canapé, fauteuil, télé, penderie, frigo, four, wc et baignoire) et les piles de livres et DVD, seules décorations avec une lampe style projecteur de cinéma et un poster en noir et blanc, donnaient presque aux lieux un côté cosy – ce n’était pas comme si elle avait trop eu le choix, retourner dans sa chambre d’adolescente était hors de question, elle se serait constamment revue à quatorze-quinze-seize ans et elle aurait fait une dépression au bout de trois jours ; elle aurait pu dormir sur un matelas par terre dans la chambre de Mike mais bon, passer la nuit avec un garçon de douze ans pour une jeune femme de vingt-cinq, c’était quand même un peu glauque ; et puis le clic-clac du salon où son père prenait le petit-déjeuner entre quatre heures et demi et cinq heures chaque matin, c’était dire adieu à toute intimité, et ce n’était pas vraiment une solution viable pour elle qui n’était vraiment fraîche qu’après neuf heures et demi minimum et deux cafés.
Elle jeta un œil par la fenêtre, de là elle voyait la cour, la devanture de la maison, la fenêtre de son ancienne chambre dont les rideaux étaient tirés.
C’était facile de se représenter la scène. Une Sharon de quinze ans accoudée à la fenêtre de sa chambre à travers laquelle elle regardait rêveusement, les yeux dans le vide. Elle avait les cheveux un peu plus longs, le visage un peu plus clair, le ventre beaucoup plus rebondi. Un Chad adolescent soulevait la poussière de la cour et faisait s’agiter les poules en arrivant sur son scooter pétaradant, Sharon dévalait les escaliers quatre à quatre avec un sourire jusqu’aux oreilles, traversait la cour d’un pas guilleret, elle prenait timidement la main du garçon dans la sienne en le dévorant des yeux, puis grimpait derrière lui, enroulant ses bras potelés fermement autour de sa taille et collant sa joue chaude contre son épaule. Il faisait vrombir le moteur de l’engin et ils filaient tous les deux romantiquement vers l’horizon.
Le film s’éteint brusquement dans le bourdonnement d’un véritable scooter cahotant devant la maison avant de s’interrompre. Par la fenêtre, Sharon distingua la silhouette de Chad qui descendait du scooter et retirait son casque. Elle enfila son manteau, prit une demi-seconde pour sourire pour elle, trois autres pour vérifier son reflet dans le miroir – elle portait les bottines à talon sur un jean, son col V bordeaux préféré et un blouson aviateur camel, meilleur allié des temps d’hiver – puis attrapa écharpe et sac à main et sortit en claquant la porte derrière elle.
Chad, dos à elle, avançait vers la maison d’un pas décidé. C’était assez sexy d’ailleurs, cette détermination dans son pas, même s’il allait dans la mauvaise direction ; d’autant plus mauvaise direction que Sharon était presque sûre que son père était déjà endormi ou du moins couché – il se levait avant le soleil, à quatre heures et demi, chaque matin, et il n’était donc pas rare qu’il soit déjà au lit à dix-neuf ou vingt heures le soir. « Hey, salut ! Par ici ! » Elle avala les quelques mètres entre elle et Chad en deux enjambées et lui attrapa l’avant-bras. Malgré les talons de ses bottines, il la dépassait encore de plusieurs centimètres, elle avait oublié comme il était grand. Elle sourit. « Salut, » répéta-t-elle, le souffle un peu court, coupé tant par son sprint de quinze mètres que par le visage qui se tourna vers elle, beau comme celui d’un mannequin dans une pub pour eau de toilette. C’était exactement à cause de ce visage, ce sourire et ces yeux clairs que, malgré sa volonté de se faire désirer et de laisser Chad languir un peu avant de lui envoyer un texto et d’accepter de sortir avec lui, elle le retrouvait déjà une semaine à peine après leur rencontre au Mickey’s Dinner.
Elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa une bise sur sa joue. « On y va ? » L’air était frais, son souffle formait un nuage de buée. Sharon enroula deux tours d’écharpe autour de son cou et désigna du menton le scooter du jeune homme, garé quelques mètres plus loin. Elle s’approcha du sien, un modèle un peu vintage dont la carrosserie crème légèrement écaillée faisait tout le charme, pour récupérer son casque et revint à Chad avec un sourire en coin et un air de défi. Elle passa une main dans ses cheveux blonds et enfila son casque sur sa tête. « Tu me laisses conduire ? » demanda-t-elle, l’air angélique, regard de chat, en enfourchant le scooter avant même d’en avoir obtenu la permission.

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Chad Siringo

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· Re: the only time that we stop laughing is to breathe or steal a kiss · Dim 5 Avr 2020 - 15:01
Alors qu’il avalait les mètres pour rejoindre le porche et frapper à la porte, Chad sentit son coeur cogner un peu plus fort. Un sourire indélébile se dessina sur ses lèvres, virant doucement à une teinte incrédule alors qu’il prenait à peine conscience de ce qui allait se passer - un tête-à-tête avec la femme la plus belle de l’univers - et à quel point il avait pris tout cela trop à la légère. Il aurait dû lui proposer un rencard en ville, pas au phare. Il aurait dû lui payer un somptueux diner, quitte à avoir les poches trouées les prochains jours, au lieu d’apporter des pizzas de son boulot. Il aurait également eu plus de temps pour se préparer, au lieu de se borner à troquer une tenue pour une autre. Une douche n’aurait peut-être pas été du luxe, même si le changement de vêtements lui avait rafraîchi le corps et semblé chasser la fatigue accumulée au cours de la journée. En songeant à la fraicheur, le jeune homme regretta de ne pas s’être brossé les dents en vitesse avant de décoller et il fouilla la poche de sa veste pour sortir un paquet de chewing-gum, qu’il déchira maladroitement, son casque entravant ses gestes, avant de fourrer le bonbon à la menthe dans sa bouche. Quel amateur, se maudit-il. Les bases élémentaires auraient dû être respectées et il espérait ne pas décevoir la belle avec son allure débraillée - son allure de Siringo, se moqua-t-il intérieurement. Il fallait bien être un Siringo, aussi, pour avoir l’audace de croire qu’il avait une seule chance de séduire une femme pareille avec des pirouettes lamentables. Mais en bon héritier qu’il était de la bêtise de sa propre famille, Chad chassa ces considérations alors qu’il mâchait et sentait sa bouche prendre un goût mentholé.
La maison se rapprochait et le jeune homme ne put réprimer un élan de curiosité en détaillant celle-ci. Comme souvent, lorsqu’il découvrait un nouveau logement, Chad ne put réprimer l’envie d’imaginer sa fratrie trop nombreuse dans ce nouvel environnement, plutôt que fourrée dans une maison en ruine où ils avaient de plus en plus l’impression d’être les uns sur les autres - et cela ne faisait que s’accentuer au fur et à mesure que les plus jeunes grandissaient, que le nombre d’adultes augmentait. Tant qu’ils étaient jeunes ou adolescents, la demeure leur correspondait assez bien: elle était sens dessus dessous, jamais rangée, un appareil électrique défaillant forcément. Peut-être que Chad aurait dû débarrasser le plancher, libérer l’espace, permettre aux autres de s’étaler dans les pièces désertées, mais étrangement, le jeune homme ne parvenait pas à se détacher de cet univers qui l’avait vu grandir, le seul où il se sente chez lui - que cela plaise à Rufus ou non. Il n’empêchait qu’il n’avait aucun mal à transposer l’ensemble ailleurs et il se figura que les jumeaux auraient été aux anges s’ils avaient vécu au grand air, pareil pour Cody. Chad était tout à ses pensées et il n’entendit pas le premier appel, il ne revint sur terre qu’au moment où il sentit une main lui agripper le bras.
- Hey! Salut! Désolé, j’étais distrait, j’admirais ta maison, avoua-t-il en désignant la maison qui se trouvait désormais derrière lui, comme il s’était tourné vers Sharon. Même si tu ne viens pas de là…, constata-t-il, quelque peu perplexe, avant de hausser les épaules. Wow…
Chad ne cacha pas qu’il était sous le charme, alors que son regard glissait furtivement sur la tenue sexy de Sharon. Son sourire incrédule devait lui donner un air benêt mais il ne chercha même pas à se corriger, alors que sa main pressait légèrement le coude de la jeune femme lorsqu’elle lui fit grâce d’une bise. Son délicieux parfum envahit les poumons de Chad qui secoua la tête pour sortir de sa torpeur:
- On y va! approuva-t-il, même s’il aurait préféré lui dire à quel point il la trouvait canon - et toute une série d’adjectifs synonymes qui auraient soulignés son charme indéniable. Ah, voilà le fameux scooter, commenta-t-il en la voyant se munir de son casque. Il est cool!
Le jeune homme se mordit la langue. Allait-il proférer des phrases sans intérêt tout au long de la soirée? Où était passé son élan bravache qui lui avait permis de s’incruster à la table de la belle pour lui faire du gringue? Elle allait le trouver rasoir au possible, c’était certain, mais Chad était complètement hypnotisé, charmé par l’assurance nonchalante de Sharon et il la contempla, alors qu’elle revenait vers lui, avec son allure de star du cinéma, les vagues blondes de ses cheveux dansant sous le coup du geste fluide.
- Je parie que personne n’a jamais pu te refuser quoi que ce soit, plaisanta-t-il en la suivant, même s’il n’y voyait aucun inconvénient, évidemment.
Chad enfila son casque à son tour et s’installa derrière la jolie blonde, de sorte qu’il se retrouva entre elle et le sac de livraison qui contenait les pizzas. Il sembla hésiter un instant quant à l’endroit où poser ses mains et opta finalement pour les épaules délicates de Sharon, même s’il était aussi tentant de les poser sur sa taille. D’un gestes instinctif, Chad pressa les doigts, dans une sorte de bref massage, et laissa ses paumes glisser vers l’extrémité des épaules:
- Direction les étoiles, mademoiselle, souffla-t-il à son oreille, référence toute relative à la fugue de Jack et Rose dans le célèbre film des amants maudits. Attention, les freins sont un peu retors, préféra-t-il préciser pour éviter qu’ils finissent dans le décor.
Il avait toujours un pied à terre, mais il le souleva au moment où l’engin démarra et ses doigts resserrèrent leur prise et, instinctivement, migrèrent vers les hanches de Sharon, tandis qu’un sourire irrépressible venait arquer les lèvres de Chad.

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Sharon Hill

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· Re: the only time that we stop laughing is to breathe or steal a kiss · Sam 2 Mai 2020 - 16:50
Chad Siringo qui marchait vers la maison des Hill, c’était à la fois une image inattendue, parce que les rêves d’adolescence de Sharon avait été relégués aussi loin que les mauvais souvenirs de cette époque, et à la fois familière, car elle se l’était représentée mentalement des dizaines à des centaines de fois, et jusque dans les moindres détails. À tel point qu’elle en aurait presque douté : n’était-il pas déjà venu ? Ou au contraire, la silhouette qu’elle observait avancer avec détermination vers l’entrée de la maison n’était-elle pas une énième vision de son esprit ? Sharon s’approcha de Chad en quelques enjambées et saisit son avant-bras avant que le mirage ne s’efface.
Sharon vit la surprise passer sur son visage de la voir arriver du mauvais côté et elle rit sans pouvoir s’en empêcher. Elle regarda à son tour la maison, médita ses mots – elle avait beau avoir sa chambre en horreur et rêvé des années d’avoir un toit plus solide et moins rustique au-dessus de la tête, Sharon était assez mature désormais pour reconnaître leur chance d’avoir grandi dans une maison où chacun avait son espace, qui tenait debout malgré tout (grâce aux efforts quotidiens de son père) et avec un jardin pour respirer et courir après les poules. Elle secoua ensuite vaguement la tête – non, elle ne venait pas de la maison, elle arrivait de la grange où elle avait posé ses valises plusieurs semaines plus tôt et où elle avait désormais bien envie d’embarquer Chad Siringo, là, tout de suite – pourquoi le scooter, le phare, les pizzas, pourquoi s’en aller, se regarder, manger, parler quand elle pouvait simplement l’attirer chez elle, le faire s’asseoir sur son canapé de fortune et passer la soirée à embrasser ses lèvres en passant sa main sous ce chandail bleu pétrole qui faisait ressortir ses délicieux yeux clairs ? Sans doute qu’elle sourirait entre deux baisers, mais ils n’auraient même pas à parler.
Ce n’était probablement pas là que Chad voulait en venir. « Longue histoire. » une longue histoire qu’elle écarta d’un geste de la main avec un petit sourire en coin. Ce n’était pas vraiment le moment qu’elle s’épanche sur cette maison, sur cette chambre d’adolescente qu’elle exécrait au possible pour y avoir passer ses soi-disant ‘belles années’ à avaler des burgers devant des téléfilms plein de mélo, à relire cinquante fois les mêmes romans de gare en espérant qu’il lui arrive ne serait-ce qu’un dixième de ce qui arrivait à la girl next door héroïne de ces pages et à observer par la fenêtre les jeunes qui passaient, s’imaginant faire partie de leur groupe d’amis au lieu d’être la fille dont ils moquaient le physique, la famille, les rumeurs, quand elle aurait dû, comme chaque autre jeune fille, y tenir des soirées pyjamas où elle et ses amies auraient ri en parlant des garçons qui leur plaisaient, buvant leur première bière et fumant la première cigarette, y fomenter des plans pour faire le mur et rejoindre un garçon plus âgé qui la faisait craquer, et y passer des heures au téléphone à échanger des potins avec une meilleure copine, à voix basse pour laisser croire à son père qu’elle était en train de faire ses devoirs.
Elle retint un gloussement au « wow » que Chad laissa échapper en la détaillant, en profita pour caresser des yeux son profil parfait qu’un sourire était venu incurver et se hissa sur la pointe de ses pieds pour déposer ses lèvres sur sa joue. Il sentait le tabac froid, le bonbon à la menthe et cette odeur de linge propre typique des garçons qui donnait envie à toutes les filles d’arracher du corps du garçon ledit linge propre porté. Mais avec la température hivernale quoi que clémente pour le mois de février, les poules qui caquetaient au fond de la cour et Mike qui était cap de dévier son regard de ses jeux vidéo deux minutes juste pour venir l’observer par la fenêtre (et peut-être lui faire des grimaces), ce n’était pas vraiment le moment pour ça.
Sharon jeta un regard de côté vers Chad et lui emboîta le pas en direction de son scooter, non sans un détour vers le sien pour emporter son casque. « Lui-même. Je t’emmènerai faire un tour la prochaine fois. » La prochaine fois... Elle s’en était imaginé des dizaines des « prochaines fois » qui n’étaient jamais arrivées, mais c’était toujours agréable de se l’imaginer alors c’est encore ce que fit Sharon : Chad et elle sur son scooter, elle au volant, sous le soleil, suivant la côte, cheveux au vent, les lèvres du garçon contre sa nuque...
Elle était impatiente et n’avait pas envie d’attendre la ‘prochaine fois’. Alors Sharon se glissa derrière le volant du scooter sur lequel elle posa ses mains avec assurance sans en attendre l’autorisation. Si on lui avait déjà refusé quoi que ce soit ? « Hmmmmm, » éluda-t-elle, yeux doux, airs irrésistibles, alors que « Plus d’une fois, si tu savais » aurait été une réponse plus exacte. C’était bien pour ça qu’elle s’imposait, maline, avant qu’on lui dise ‘non’.
Sharon régla rapidement le rétroviseur, pianotant sur le volant pendant que Chad prenait place dans son dos. Ses gestes étaient lents, tendres, elle sentait déjà la chaleur de la peau du jeune homme irradier vers ses épaules. Elle rit innocemment quand il annonça la destination et attacha la sangle de son casque. « Accroche-toi bien alors. » Elle lui jeta par-dessus son épaule un regard malicieux avant de mettre en route le moteur.
Chad pouvait sans doute le voir dans le rétroviseur, Sharon eut un sourire en coin presque tout le trajet. Un peu parce que la nuit était en train de tomber et qu’elle appréciait l’air frais qui arrivait avec elle et venait lui chatouiller le cou entre ses deux tours d’écharpe. Beaucoup parce qu’elle sentait les mains de Chad sur ses hanches et que c’était aussi doux, bon et chaud que dans ses rêves d’adolescente – à la différence que ses généreuses poignées d’amour avaient cédé à une taille fine. Elle accéléra quelques fois en sentant le moteur cahoter un peu et freina doucement en arrivant au pied du phare où elle s’arrêta et stationna l’engin.
Elle retira son casque, descendit du scooter et se tourna vers Chad avec un grand sourire amusé, comme si elle disait « alors ? » alors qu’il n’y avait pas grand-chose à dire.
« Merci pour la pizza » dit-elle enfin, et elle lui laissa à peine le temps de récupérer celle-ci. Après lui avoir saisi l’avant-bras devant chez elle quelques minutes plus tôt, elle descendit cette fois un peu plus et, pressée, l’attira derrière elle en lui attrapant le poignet alors qu’elle avançait déjà vers le phare.
Peut-être que la ‘prochaine fois’, elle s’aventurerait encore plus bas et se risquerait à nouer se doigts à ceux de Chad Siringo.

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Chad Siringo

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· Re: the only time that we stop laughing is to breathe or steal a kiss · Jeu 7 Mai 2020 - 14:05
Il était rarement passager, Chad, alors quand Sharon démarra, avec l’expertise de celle qui a l’habitude de piloter ce genre d’engin, il se laissa emporter, dans tous les sens du terme. Les mains arrimées aux hanches de la sirène, il ne put s’empêcher de couler un regard vers ses épaules, ses boucles blondes qui lui chatouillaient le visage, avant de se rappeler qu’il y avait un rétroviseur et qu’il ne voulait pas risquer qu’elle le prenne pour un obsédé ou un pervers. Mais comment résister à l’envie de se perdre dans cette contemplation rêveuse? Elle était magnifique et le plus beau, c’était qu’elle semblait ne faire aucun effort, comme si tout cela était inné, naturel. Peut-être qu’elle avait l’habitude que les hommes la fixent comme ça, aussi, songea-t-il en détournant son attention vers le paysage qui défilait à vive allure. Consciente de ses charmes, elle pouvait en jouer à sa guise, il en était persuadé, mais il ne pouvait nier cette sensation, ni même rejeter l’idée absurde que, peut-être, si tout était si simple, c’était parce qu’ils étaient faits pour s’entendre, pour se comprendre, pour s’attirer comme des aimants. Peut-être que c’était la magnétisme de l’inconnu ou juste une reconnaissance de l’autre, le sentiment qu’ils pouvaient être qui ils étaient, en compagnie de l’autre, et que rien de mal ne pouvait arriver. Le concept d’âme soeur lui paraissait toutefois trop ridicule pour être seulement évoquer dans sa tête, mais il se disait tout de même qu’il n’avait jamais rencontré quelqu’un avec qui une telle alchimie s’était offerte immédiatement. Peut-être qu’il se leurrait, se faisait des films, mais Chad aimait à penser qu’il y avait une part de vérité profonde dans cette pointe qui s’enfonçait dans son coeur à chaque fois qu’il pensait à elle et encore plus quand il était en sa présence.
Au fur et à mesure des kilomètres avalés, Chad se détendit et se laissa porter par sa dulcinée. Il s’efforça de ne pas sourire comme un grand bêta, secoua la tête parfois, implacable envers lui-même et sa propension à craquer à chaque fois qu’il glissait un regard dans le rétroviseur, gloussa aux moments où le moteur avait toussé comme un vieux lascar enfumé et regretta presque qu’ils arrivent déjà à destination. Le phare s’élevait devant eux, éternel gardien de la côte qu’ils connaissaient tous depuis l’enfance et que Caleb, Rufus et lui avaient contemplé tant de fois lorsqu’ils se saoulaient et fumaient des joints sur la falaise. Il réalisa, au moment où le moteur se tut, qu’il n’avait plus vraiment mis les pieds là depuis l’accident de son frère - il l’avait même fui, ça n’avait pas été un concours de circonstances, cet éloignement, il l’avait cherché. Mais il fallait bien exorciser le mal et quelle meilleure façon d’atténuer le souvenir funeste que d’y associer une soirée romantique en compagnie de l’une des plus ravissantes créatures que cette planète ait jamais porté?
Chad descendit du scooter et ôta son casque, le nez toujours levé vers le phare, comme s’il guettait le regard de ce dernier. Se rappelait-il ce soir d’octobre? Se rappelait-il toutes ces heures perdues? Reconnaissait-il en lui le gars paumé qui avait squatté si souvent son voisinage? Il chassa ces questions idiotes de son esprit et se concentra sur sa compagne, bien plus agréable à tout point de vue et qui ne convoquait pas Caleb à chaque détour de conversation. C’était bien simple: avec Sharon, Chad avait presque l’impression que le reste du monde n’existait pas.
- Tu es la reine des scooters, à ce que je vois, plaisanta-t-il en soulevant le siège pour qu’ils puissent y ranger leurs casques, avant de récupérer les pizzas, heureusement encore assez chaudes au toucher, comme il put le constater lorsqu’il souleva les deux boîtes, tel un serveur sophistiqué, et deux couvertures épaisses..
Sharon l’attrapa par le poignet et Chad émit un petit rire conquis. Elle n’avait évidemment pas besoin de le tirer de la sorte, il l’aurait suivie n’importe où, mais il aimait qu’elle prenne les devants, qu’elle ne minaude pas en attendant qu’il fasse le premier pas. Elle avait cette assurance fascinante qui affolait les sens du jeune Siringo. D’ailleurs, il lui semblait que son sourire était devenu indélébile, à jamais marqué sur ses lèvres et ce fut donc sans la moindre résistance qu’il se laissa entraîner par Sharon. Il accéléra même juste un peu le pas, pour réduire la distance. Et pour pouvoir faire le mouvement nécessaire pour entrelacer ses doigts à ceux de la jeune femme. Un petit élan qui lui permit de sentir sa paume contre la sienne et il exerça une pression pour la faire ralentir:
- Viens. Il y a une vieille souche, par-là, parfaite pour s’asseoir.
Lentement, il fit dévier leur course en direction de ladite souche, qui se trouvait à une centaine de mètres de là. Arrivés sur place, il posa les pizzas sur la table improvisée et étendit l’une des couvertures sur le sol - l’autre servirait à leur couvrir les épaules si le froid s’insinuait sous leurs vêtements.
- Madame. Si vous voulez bien vous installer…, dit-il en offrant une révérence exagérée, une main tendue pour aider la dame de son coeur à s’asseoir.
Il se laissa ensuite glisser près d’elle et lui sourit:
- J’en ai pris une basique et une végétarienne, au cas où.
Les deux cartons étaient ouverts entre eux et Chad réalisa soudain qu’il manquait quelque chose d’essentiel - et ce ne devait sans doute pas être la seule:
- Merde. J’ai oublié les boissons, grimaça-t-il, le nez froissé d’embarras. Je me rattraperai, promis. Ne soit pas trop sévère avec la note, okay? C’est mon premier véritable rendez-vous. Enfin, je devrais peut-être éviter de t’avouer une chose pareille.
Chad se gratta la tête, contemplant son organisation désastreuse et promit:
- Je ferai mille fois mieux la prochaine fois.
Le jeune homme se pinça les lèvres, incapable de dissimuler son sourire gêné et se carra contre la souche. Il invita Sharon à venir plus près en tapotant l’espace près de lui et plaisanta:
- Pour ma défense, mes parents n’étaient pas des modèles. Je crois qu’ils se sont rencontrés quand ils étaient collés un samedi matin à l’école et leur premier rencard devait sans doute être dans une des cellule du commissariat.
Chad préférait en rire. Il réalisait qu’il enchaînait les maladresses depuis qu’ils s’étaient rencontrés, mais il avait la sensation que Sharon ne lui reprocherait jamais son background catastrophique, il ne savait pas pourquoi. C’était quelque chose dans son sourire, dans son regard, quelque chose qui lui disait qu’elle ne pouvait que lui faire du bien et illuminer son existence désoeuvrée.

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