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 tryna keep it up don't seem so simple (h/j)


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Jean Shelley

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· tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Lun 30 Mar - 22:19
HAVE x JEAN
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@have trask

Jean se disait toujours que ‘cette fois ça passerait’. Fallait croire que non, sinon elle n’aurait pas été derrière des putains de barreaux. Le flic avait été clair avec elle, la prochaine fois, ce serait le permis serait retiré. Pour le moment, elle s’en tirait avec une amende, et un permis qu’elle ne pourrait récupérer que dans un mois. La plaie. Même si elle devait reconnaitre que c’était toujours mieux que faire du temps en taule… qui pouvait aller de deux jours à deux ans. Dans le genre poisse totale, ce serait vraiment royal.
A croire que les flics la suivaient à la trace pour la choper seulement les soirs où elle avait bu, ou fumé. C’est en tout cas ce qu’elle commençait à penser. Résultat, au lieu de finir sa soirée dans son lit plus que confortable, à l’étage de la maison de sa grand-mère (qui devenait la sienne de jour en jour), elle se retrouvait à devoir passer la nuit dans une cellule horriblement froide et humide. Elle aurait été bien mieux, la tête posée sur l’oreiller, emmitouflée dans sa couette voire même avec un plaid horriblement doux. Rien que d’y penser, elle avait juste envie de hurler pour s’y retrouver. Seulement il y avait peu d chance pour que Stephen, le flic qui l’avait joyeusement amené jusque-là, ne cède à un son caprice le plus banal. Mais mieux que rien (et habitué à l’entendre râler), il avait fini par lui amener une couverture supplémentaire, non sans lui préciser qu’elle ferait mieux de passer sa nuit à réfléchir (et récupérer) sur son comportement, et bien sûr qu’elle ne pourrait passer son coup de fil que le lendemain à huit heures du mat’. Elle en connaissait un qui allait être ravi.

Pas de brioches, encore moins de café. Pas de viennoiseries, pas de jus d’orange. Seulement Stephen qui la salue, un grand sourire sur le visage –un peu sarcastique- il avait visiblement mieux dormi qu’elle. Alors quand finalement il lui demande qui elle veut appeler, la réponse avait fusé. Ni son foutu garde du corps qu’elle avait semé –une fois de plus- ni Luna ou son père (de toute façon, il avait surement autre chose à faire que se taper des centaines de kilomètres), mais bel et bien Have. Aucun doute qu’il allait encore râler. C’était ce qu’il faisait de mieux en sa présence. Ça, ou adopter un air blasé face à ses conneries. Encore préférait-elle qu’il la fixe elle avec cet air là que le reste de la gente féminine autour.
Il s’était bien passé une demi-heure avant qu’on vienne la chercher. Et le temps, derrière des barreaux, dans une cellule aussi dégueulasse que déprimante, ça passe vraiment lentement. Il l’emmène récupérer ses affaires et elle se retient de ne pas lever les yeux au ciel quand il lui donne son téléphone portable ainsi que le reste de son sac à main. « A la prochaine, Jean » pour toute réponse, c’est son majeur qui se lève, accueilli par les rires de la fille de l’accueil et du flic. Pas comme s’ils n’étaient pas habitués…

Sa veste enfilée, le sac à son épaule, elle avance vers Have, encore une clope aux lèvres, qui l’attendait, pas franchement patiemment. Un dernier coup d’œil à sa bagnole et elle soupire avant de s’avancer jusqu’à lui, un sourire naissant sur les lippes. « pile à l’heure. » elle sort une clope de son sac et l’allume sans le quitter du regard. « Merci, d’être venu » elle n’était pas si certaine qu’il ait eu le choix, mais au moins il était là, et elle appréciait. Il aurait peut-être préféré dormir un peu plus, ou se coltiner une séance de sport plutôt que venir la récupérer une fois de plus. « On va où ? » demande-t-elle comme s’il venait d la récupérer au saut du lit, fraiche et prête pour une nouvelle journée. « tu m’offres le petit déj ? Fais pas cette tête, j’ai faim. C’est pas un palace là-bas. Puis ça détendra peut-être un peu tes traits » qu’elle lache, avec un large sourire, un peu moqueuse en attendant qu’il se décide.



Have Trask

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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Dim 19 Avr - 20:48
JEAN x HAVE
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@jean shelley

Hard pass avait-il craché, à l’autre bout du combiné se trouvait quelqu’un dont la position hiérarchique expliquait qu’un appel soit passé à une telle heure sur le téléphone d’un Trask qui aurait aimé profiter de son jour off comme l’aurait fait n’importe quel gars ayant un job garantissant une excellente couverture sociale incluant de très bons soins dentaires : devant l’un des plus grands écrans plasma disponibles sur le marché, un saladier rempli de pop corn au beurre caramélisé sur le bide.  De quoi  s’en foutre jusqu’à la dentine. Un ‘tip’ balancé par l’employé du bureau du sheriff avait été porté à la connaissance d’un col blanc, qui l’avait quant à lui porté à la connaissance de Have, dont la bouteille de bière se réchauffait à mesure que la conversation qui se déroulait à son oreille se prolongeait.
Ce n’était pas comme s’il avait eu le choix ; dès le départ, c’était une idée fixe. L’idée fixe d’un Have Trask allant récupérer la starlette D-lister  qui avait connu des jours meilleurs et qui désormais enchainait – de manière étrangement régulière les DUI , les frasques stupides qui lui valaient toujours des titres réchauffés ‘L’étoile tombante’, ‘Serial Drunker’, ‘Mugshot Queen’ ou ce que le pire du pseudo journalisme web pouvait engendrer en tweet que des ingé se faisaient aussitôt un malin plaisir d’effacer (un à un, mais pas avant que ça n’ait fait le tour du monde via les octets d’un réseau ---le langage était nettement moins intelligible pour le redneck qui s’était précipité dans son dressing pour enfiler une tenue plus professionnelle que le survêt de sport et le t-shirt gris qu’il avait eu l’intention de transformer en seconde peau durant les prochaines vingt quatre heures).
A huit heures précises, l’appel était venu rappeler à son souvenir la mission qui lui avait déjà été confiée la veille et qui avait réussi à ruiner la bonne humeur dont il s’était pourtant armé. Ces dernières semaines avaient été caractérisées par un enchaînement événements qui lui avait prouvé à quel point la vie pouvait se révéler extrêmement sadique. Il savait qu’il n’allait pas échapper à la tâche et que s’il avait réussi, mettant sur le coup Diego (dont la femme avait entamé la délivrance la veille au soir et qui n’était ,vu les conjectures, pas vraiment disponible) ou Cooper qui avait une jambe dans le plâtre pour avoir joué les beaux gosses sur un jet ski à Saint Barth’, il aurait pu se féliciter de cette énième feinte, il était pourtant le seul de cette équipe joignable, opérationnel, pas marié et pas foutu de se casser une jambe en prenant des vacances (d’ailleurs, il s'était dit qu’il allait remédier à cela dès qu’il se serait occupé de l’anglaise).
C’était la deuxième longiligne qu’il portait à ses lèvres, lorsqu’il vit arriver la brunette au teint pale dans sa direction, il se dit que les quelques semaines de répit étaient passées à une vitesse tellement folle, que de voir sa putain de ganache ne lui avait pas du tout manqué et qu’à cette heure là, neuf heures moins le quart, il aurait aimé être sous ses draps, à profiter de ce que le mot ‘repos’ avait de plus racoleur. – Ils t’ont demandé de payer ta part de loyer ? cracha-t-il, en guise de salamalecs, portant à nouveau la cigarette à ses lèvres ; non, il préférait nettement plus croiser son ex, avoir à ‘à nouveau’ remuer le böker dans la plaie plutôt que de s’engouffrer dans l’enfer personnel de cette emmerdeuse de première qui n’était pas fichue de choisir un métier et qui, comme toutes les enfants stars oubliées au lendemain de leur grand succès sur une chaîne pour morveux, se targuait de savoir pousser la chansonnette, donner la réplique, avoir une belle gueule et/ou prêter leur voix aux personnages de dessins animés. – J’ai peut-être raté un épisode de la sitcom qui t’sert de life mais ce que t’as dans l’estomac est bien le cadet de mes soucis ; il entreprit d’éteindre son bâtonnet puis avisa du coin de l’œil la poubelle en fer dans laquelle il le balança aussitôt. – Monte et épargne moi ton baratin de rosbeef – il claqua la portière, mit sa ceinture de sécurité et tourna la clé dans le contact, attendant que la jeune femme s’installe. Elle avait eu l’audace de sortir du bâtiment comme elle l’aurait fait d’un hôtel cinq étoiles, attendant patiemment qu’une horde de paparazzi ne l’aveuglent de leurs flashs. Ça aurait été de la bad pub mais n’était-ce pas vrai que toute publicité était bonne à prendre ? Surtout depuis que la dégringolade était entamée. - Je t'avais pourtant spécifié d'oublier mon numéro la dernière fois que j'ai eu le déplaisir de voler à ta rescousse !


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Dernière édition par Have Trask le Dim 10 Mai - 19:44, édité 1 fois

Jean Shelley

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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Mer 22 Avr - 19:48
HAVE x JEAN
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@have trask

Heureusement pour elle, il n'y avait personne d'autre que Have qui l'attendait dehors. Pas de famille prévenue, et encore moins de journaliste ou autre paparazzi trop bien renseignés. Seulement le mec qui s'était fait tirer trop tôt du lit. Et ça se voyait sur sa tête. Elle s'av,çait, et elle savait le regard de Stephen toujours braqué sur elle, après la connerie qu'il venait de lui balancer. Il aimait grapiller chaque petit détail. Comment repartait-elle ? Qui venait la chercher ? Une fille ? Un mec ? Tant de choses avec lesquelles il la questionnerait encore la prochaine fois, par étrange curiosité ou juste par ennui, avec lui, elle n'avait jamais su dire. Elle n'avait que peu dormi -ce qui ne lui réussissait pas toujours bien qu'elle y soit habituée- mais surtout elle avait horriblement faim. Elle n'avait pas mangé grand chose hier soir (et elle le regrettait amèrement maintenant), elle avait souvent l'habitude de bouffer n'importe quoi en revenant de soirée. Et pas de petit-déjeuner. Elle espérait au moins qu'elle arriverait à conduire Have n'importe où, où ils servaient du café et quelques viennoiseries (et là dessus, elle n'était pas bien difficile). Elle paierait pour eux deux si ça permettait de le convaincre, tant qu'elle avait quelque chose dans le ventre.
Elle lève les yeux au ciel, affiche un sourire un peu jaune avant de grimacer à sa réflexion. « Hilarant, Trask. Je paierai peut-être quand ils commenceront à offrir le café » autrement dit, jamais. Mais il n'avait pas tort, elle atterrissait sans doute un peu trop souvent au poste. Toujours pour les mêmes conneries, ou presque. Ce paparazzi qui l'avait suivi jusque dans la petite bourgade, à qui elle avait envoyé sa meilleure droite, l'avait cherché. Elle était ici pour un break, pour souffler, pas pour continuer de se faire harceler par une bande de vautours bien plus intéressés par déformés la vérité de la vie d'un(e) autre que des leurs. La clope à ses lèvres, elle continue de le fixer alors qu'il a sa tronche des mauvais jours. C'est à se demander quand il ne l'a pas avec elle. Quoiqu'elle croit bien, une fois, avoir vu l'ombre d'un sourire passer. Juste un dixième de seconde. Si rapide qu'elle avait cru rêver. Elle soupire, déjà agacée par sa réflexion. Elle se doutait qu'il ne la prenait que pour une starlette sur le déclin (bien qu'elle n'ait pas dit son dernier mot et que l'un de ses plus gros succès dataient de la fin d'année 2018, tout n'était pas perdu), mais elle ne supportait que peu de se faire prendre pour une écervelée ou être simplement limitée à ça... La cible préférée des tabloïds. « ça t'arrive d'être aimable ? » demande-t-elle en soupirant, en jetant sa cigarette à la poubelle avant de se glisser dans la voiture. La portière claquée, elle se tourne un peu plus vers Have, visiblement pas prêt de se dérider. Elle se demandait s'il était tout le temps comme ça ou si ça lui était juste réservé. Elle savait qu'elle n'était qu'un boulot de plus -sans doute bien emmerdant- mais elle commençait à se dire qu'il ne pouvait pas l'encadrer. Elle soupire, tourne la tête vers la fenête en voyant le commissariat s'éloigné (sans doute temporairement) et les autres batiments défilés. « Tu me l'as dit, oui. J'ai pas écouté » Visiblement. « Pourtant, t'es venu, non ? » Personne ne lui avait mis le couteau sous la gorge. Elle aurait aussi très bien pu appeler son frère -bien qu'elle ne sache pas trop où il se trouvait à l'heure actuelle- ou tout simplement appeler Luna pour qu'elle vienne la sortir de ce mauvais pas. Seulement elle n'avait ni envie de déranger sa cousine, ni avoir son regard réprobateur pendant plus d'une heure. « Allez, Have, c'est quoi le problème ? Tu t'amuses des fois ? Ou tu peux juste pas me blairer ? » demande-t-elle avec un léger sourire sur le coin des lèvres. Elle tentait de faire passer ça avec humour -autant qu'elle le pouvait avec la nuit merdique qu'elle venait de passer, et rien dans le ventre- mais la question était néanmoins sérieuse. Qu'elle soit au moins fixée, même si elle était bien prête à parier qu'il ne la prenait que pour une midinette dénuée de neurones, ou qu'un contrat de plus. Elle voit un café sur le bord de la route, et ça lui rappelle son ventre vide, qui gargouille dix secondes après. Un bref coup d'oeil à Have, elle hésite de lui dire de tourner à droite, pour aller rejoindre un autre café. Il serait bien capable de la lacher devant chez elle alors qu'il conduisait encore.



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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Dim 10 Mai - 20:22
JEAN x HAVE
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@jean shelley

- J’ai été aimable, une fois, en 2013 - siffla-t-il, sarcastique.
La dernière fois ressemblait à s’y méprendre à cette fois-là ; état d’ébriété avancé, frasques ‘cliché’ – v’là un mot qui aurait mérité l’emploi du pluriel – Mugshot Queen toujours plus encline à travailler les contours d’une histoire qu’elle préférait raconter à sa manière : DUI party POV. Pas besoin d’enjôler Stephen  en tickets pour les Ducks en front row ou en soins esthétiques destinés à faire de madame Stephen (nom de famille irlandais ne méritant probablement pas d’être retenu par Have Trask) une quadra nettement plus chill (donc pas susceptible de taper une crise à l’époux pour deux vulgaires heures de retard – two hours like nothin’ !). Le début d’une habitude, du moins les premières lettres : hab, ne tiendrait qu’à l’expert en litige d’accepter que le parasite prenne ses marques et détruise l’hôte de bout en bout, un sourire et trois intonations british à la fois (le désarroi était d’envergure lorsqu’il constata qu’il était le dindon d’une farce professionnelle et que la seule réponse  à la duperie était – sans grande surprise – le fameux : gimme more, i’m paid). – Je suis venu parce que c’est mon boulot, Jean – fit-il, résistant à l’envie d’allumer la troisième clope, son accent davantage audible par l’état de nervosité dans lequel elle le mettait systématiquement (sans raison apparente, si ce n’étaient les ‘préjugés’ qu’il avait la concernant, lui qui avait pourtant comme habitude d’être le plus juste possible) ; elle avait une façon agaçante de jouer avec les mots, leur ordre et même leur consonance pour en faire des balles qu’elle projetait avec plus ou moins d’expertise ( il ne se leurrait pas, elle était toujours prête à lui en faire baver, c’était un genre qu’elle se donnait ou peut-être qu’elle était ce genre, dans son entièreté, le genre ‘tu me fatigues mais je flirte quand même avec toi’).
Battre des cils et faire la moue étaient probablement ses meilleures armes d’actrice merdique qu’on aurait snobée aux cérémonies de récompenses – de toute façon. Elle avait beau avoir un bon crochet du droit – certaines photos avaient circulé bien trop vite-, elle n’était pas moins qu’un électron libre qu’aucune agence n’aurait accepté de signer ; en l’état (sauf pour quelques tours dans un octogone). Cette pseudo artiste pouvait compter sur le ‘old time sake’ et le défaut de contrat – autrement, elle aurait été de ces vedettes à qui l’on tentait sempiternellement de filer un nouveau pouls en leur proposant de participer à un télé crochet (si ce n’était à la place de juge, surement à celle de candidat). Elle ne dansait probablement pas aussi bien qu’elle lui cassait les burnes ; auquel cas, il se serait arrangé pour qu’elle décroche une place dans une émission de rumba et oublie une bonne fois pour toute ce numéro qu’elle n’avait pas effacé – rebelle à temps plein. – Troisième option affirma-t-il, sérieusement. La réaction était quasiment physique lorsqu’il s’agissait de Jean Shelley- une poussée d’urticaire, des maux d’estomac, l’envie irrépressible d’envoyer son poing dans le pare-brise (ou dans n’importe quelle surface tangible capable d’encaisser un coup – sans pour autant lui briser les phalanges). Ça n’était pas tant la jeune femme que ce comportement qu’elle persistait à alimenter de la manière la plus auto destructrice qui soit; une propension aux déconvenues, aux démonstrations de ‘capabilité’ – de ‘je suis une femme forte’ à l’overdose (à l’overdose d’un Trask qui en avait pourtant couvert des bien pires – Alayna Robles se rappela à son souvenir et il serra davantage le volant entre ses mains, faisant crier le cuir). Il grogna de frustration et induisit un léger mouvement à la roue entre ses mains, côté droit, clignotant – direction le café dont l’enseigne se dessinait déjà sous leurs regards, tirant un bruit parfaitement détectable et nommable en provenance du bide de Shelley. – Tu coûtes plus cher à cette agence que tu ne lui rapportes, Shelley – lança-t-il,suggérant d'un regard qu'il ne s'agissait que d'une question de temps, immobilisant son véhicule il n’attendit pas d’être sûr d’être suivi ; il savait qu’elle le ferait – fierté prépondérante ou pas. Avec le temps – et les quelques occasions qu’il avait eu de la croiser- il s’était fait une idée du personnage qu’elle préférait incarner auprès de ses pairs – probablement le plus travaillé de tout son répertoire, dommage que le rendu ait été si médiocre dans son ensemble.  



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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Ven 15 Mai - 20:48
HAVE x JEAN
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@have trask

« En 2013... » répète-t-elle, comme si elle était impressionnée (pas le moins du monde). « bah faudrait peut-être remettre ça, ça commence à dater » ajoute-t-elle avec le même sarcasme en lui tapotant doucement l'épaule. S'il voulait continuer à ce petit jeu-là, il ne serait pas en reste. Elle ne se faisait jamais prier bien longtemps pour faire preuve de sarcasme lorsqu'on la cherchait un peu trop. Ça ou ses poings quand ça passait au stade dessus, mais il y avait peu de chance que have n'expérimente ce côté de sa personnalité. Dans le pire des cas, il serait témoin d'une scène avec un énième paparazzi, mais jamais il ne lui taperait sur le système comme ce vautour avait pu le faire. Il lui en fallait pour qu'elle utilise la violence plutôt que le poison sortant de sa langue et des mots qu'elle maniait bien plus subtilement. Elle soupire alors, forcée d'admettre qu'il avait raison. Trask n'était pas là pour ses beaux yeux, et d'ailleurs, elle ne connaissait absolument rien de ses gouts en matière de femme. Il pouvait bien préférer les rousses ou les bomba latina qu'elle n'en savait rien. « Je t'agace hein ? » qu'elle se contente de rétorquer avec un léger rire, un peu moqueur. Il était payé et il en redemandait. Il continuait de rappliquer à chaque appel, que ça ne lui plaise ou non. Et plus le temps passait, plus l'anglaise en jouait, se servant de la moindre connerie pour l'appeler, que ça aboutisse ou non. En réalité, elle ne savait pas ce qui l'agaçait chez elle. Sa voix ? Son accent (il avait peut-être une répulsion totale pour l'accent britannique) ? Ses mimiques ? Ou peut-être qu'il ne supportait plus son boulot et de devoir rappliquer dès qu'il fallait gérer ses frasques et couvrir ses conneries. « Tant pis, j'imagine que c'est ton boulot de me supporter » un large sourire sur les lèvres, qui laissait sous-entendre qu'il n'en avait pas fini avec elle mais surtout qu'elle n'en avait absolument pas fini avec lui. «  good luck » qu'elle ajoute, avec un accent british fortement accentué, juste pour le titiller.
Le cul posé sur le siège en cuir de sa voiture, elle se laissait happer par le paysage qui défilait, croisant fortement les doigts pour qu'il ait écouté ses recommandations et envies. Elle avait sérieusement envie d'un petit-déjeuner, et elle espérait que venir à une heure si matinale l'ait empêché de se nourrir avant de venir. Pourtant, il serait bien capable d'aller contre son appétit juste pour la contredire. Un bref coup d'oeil dans sa direction avant qu'elle ne hausse un sourcil et se tourne finalement un peu plus vers lui. «  Hein ? J'ai pas donné de troisième option ! » grimace-t-elle en réfléchissant à ce que ça pouvait bien signifier. Est-ce que ça voulait dire ni l'un ni l'autre ? Ou les deux en même temps ? « T'es obligé de développer maintenant ! » le prévient-elle, attendant sérieusement une réponse. « ou alors t'es dingue de mon corps et tu sais pas comment me le dire » ajoute-t-elle, non sans ironie, en battant doucement des cils avant de laisser un rire s'échapper. Elle ne manquait pas une occasion de le chercher -le provoquer- juste pour obtenir la moindre réaction... Qu'elle s'en amuse ou qu'il l'agace, c'était cinquante-cinquante.
Et c'est la délivrance, quand elle le voit tourner le volant en direction du café qui se dessinait devant eux. Immédiatement, c'est un sourire qui vient se dessiner sur ses lèvres alors que son ventre se manifeste comme pour prouver à quel point elle était sérieuse en mentionnant son appétit. « ça va, c'est temporaire » soupire-t-elle. Parce qu'elle se dit parfois que les journalistes auront autre chose à faire que de surveiller chacun de ses faits et gestes. Que peut-être, ils trouveront une autre actrice -ou chanteuse, pas de discrimination- à importuner. Et surtout parce qu'elle savait qu'elle finirait par se reprendre totalement en main et que les arrêts au poste n'étaient qu'une passade. « tu verras, j'te surprendrais » lache-t-elle, un peu dans le vague, plus pour se convaincre elle-même, que lui. D'abord, elle avait quelques angoisses à mettre de côté, et quelques problèmes à régler. Le moteur coupé, elle sort du véhicule et trottine doucement jusqu'à Have, déjà devant. L'attendre, ça le tuerait ? Elle soupire mais arrive quand même à sa hauteur. Ils vont vers une table et la brune se laisse tomber sur l'un des canapés à la couleur un peu trop criarde. « tu prends quoi ? C'est moi qui régale » lache-t-elle machinalement, peu adapte de faire payer ses employés ou peu importe la façon dont elle devait le considérer. « tu veux partager une assiette de pancakes, avec des fraises ? » un thé noir, évidemment. Un thé russe, en réalité, aromatisé à la bergamote et aux agrumes. « Bon, tu me dis ce qu'il y a derrière... » d'un signe de main, elle désigne son visage, ou plutôt son expression -pas très aimable « tout ça ? T'es un mystère Trask. Sérieusement. » et ce n'était ni une insulte, ni  un compliment. Une simple constatation.



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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Lun 18 Mai - 1:02
JEAN x HAVE
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@jean shelley



Elle coutait trop cher aux yeux de Have Trask, celui qui avait grandi dans  un trailer park de la Sunset Valley, fils d’un fou du bluegrass qui croyait dur comme putain de fer que la renommée s’offrirait à lui et qui, allez savoir (Have n’avait qu’en de rares occasions entendu parler de lui), devait certainement enchaîner les jobs minables quelque part à Nashville (la ville impératrice de la musique qui ne pardonnait à personne et surtout pas à ces country men qui se pensaient talentueux).
 Jean Shelley coûtait trop cher en énergie, fallait-il préciser. En ces molécule d’ATP qu’il n’avait jamais réussi à piger et qui – soit disant- produisaient le miracle de répandre un mouvement. – C’est ce qu’ils disaient de Dwayne Johnson sur grand écran et pourtant – cela faisait quarante cinq films qu’il ruinait leur rétine ; cette mauvaise passe qu’elle vivait temporaire ou non (comme elle l’arguait) avait bien un point de départ et, il se disait que tant que rien n’était entrepris à l’encontre de ce fichu ‘point de départ’ – il était foncièrement inutile de donner du ‘temporaire’ à un problème qui était devenu, temps faisant, singulièrement chronique. Il haussa les épaules et lui offrit un regard ‘cause toujours’ – car c’était ce qu’elle faisait le mieux : bavasser, s’inventer des vies, des rôles, un humour, un genre – le genre ‘ ‘tu me fatigues mais je flirte quand même avec toi, j’arriverais peut-être (notez l’emploi du conditionnel) à éveiller un semblant de sympathie’. N’était-ce pas la millième fois qu’elle le gratifiait de cette phrase là, dans ce ton qu’elle maitrisait bien plus que son trait de eyeliner et une diction qui aurait mérité quelques cours ?
Jean Shelley le surprendrait le jour où elle arrêterait le métier d’actrice pour ne pousser que la chansonnette  ou pour passer derrière la caméra  ou tout simplement pour faire un métier qui nécessiterait autre chose que du talent ; par exemple, des automatismes ou savoir utiliser ses dix doigts – sans prendre le risque d’en perdre un (laver des légumes ?). Il poussa la porte d’entrée, la sonnette résonna dans tout l’établissement ;  cette matinée accueillait les  habitués – quelques pêcheurs échoués, quelques vieillards sortis en balade, le personnel ensommeillé et eux, Jean Shelley et Have Trask comme aminchemince. Il s’assit et il l’observa en silence comme il le faisait systématiquement. Des tâches de rousseur qui coloraient son nez et ses pommettes, au piercing qui ornait sa narine ; une image rock’n’roll que certains articles frôlaient sur la balle sans essayer de comprendre. Elle disait qu’il était un mystère, le mystère c’était elle. De son self made dream à l’éclosion de la chenille au papillon auquel quelqu’un avait décidé d’arracher les ailes : une succession d’étape qu’il avait décortiqué à maintes reprises pour taire la migraine à coup de cachetons. – Non, sans façon – dit-il, répondant que ses pancakes il les préférait seulement avec du sirop d’érable, sans fraises, sans crème chantilly – sans toutes ces fioritures.
Et il y en avait tant, autour de Jean. Des couches de fioriture qu’il aurait dézingué d’un franc coup de cisailles ; une par une s’il en avait ressenti l’envie. Mais, ça n’était pas le cas car Jean Shelley était une cliente (cliente ou employeur ?) parmi d’autres ; elle était la Alayna Robles actuelle, celle qui lui filait du fil à retordre. - Tout ça ? Il claqua la langue contre son palais, fit signe à la serveuse de lui servir un café noir – sans sucres, sans fioriture. Et s’il avait pu le boire sans Mugshot Queen, il aurait apprécié l’intervention providentielle. Encore une expression british, le ‘tout ça’ qui était censé désigner l’individu « very american » et son costume « very black » et sa posture « very uptight » - ni une insulte, ni tout-à-fait un compliment, un ‘je-ne-sais quoi’ entre les deux : probablement l’équivalent d’une remarque aérienne, lancée pour combler l’absence, liée au fait que Have Trask se mettait en mode économie d’énergie à chaque fois qu’il se trouvait à proximité de la jeune anglaise.  – Je te retourne la question – il s’appuya confortablement contre cette feinte dont il ne désirait pas le moins du monde connaître la réponse, mais il fallait qu’il lui accorde un tant soit peu d’intérêt pour qu’elle se sente satisfaite des services que l’agence lui procurait. N’était-ce pas tout ce qui importait ?  C’était ce qu’il assénait lorsqu’on lui demandait comment il gérait ses affaires ; de l’huile de coude et un sacré professionnalisme ! (il aurait été à l’épreuve des balles mais surtout à l’épreuve des diarrhées verbales shelleyiennes – presque proverbial). – Susciter ton intérêt n’est pas le but – lâcha-t-il, attrapant la tasse déposée sous son regard. Tu n’as pas besoin de savoir ce qui se cache derrière ‘tout ça’  - emphase sur ces mots-là. Cette relation – désigna-t-il, de sa main – n’a pas besoin d’être approfondie. Il appuya sa phrase d’un rictus ; il préférait les choses telles qu’elles l’étaient – strictement professionnelles car il se souvenait encore des leçons que Robles lui avait apprises. Ni améliorée- ajouta-t-il, ni travaillée son sourire s'accentua. Cette relation n'a pas besoin qu'on la surprenne non plus poursuivit-il. D'ailleurs, pourquoi cette relation aurait-elle besoin de 'tout ça' ?

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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Lun 18 Mai - 14:18
HAVE x JEAN
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Des fois, Jean se demandait sérieusement pourquoi elle se fatiguait autant à lui répondre. Peut-être que Have Trask était de ces choses -au sens large- pour lesquelles il fallait se faire une raison. Il aimait rester sur les préjugés la concernant. Ceux qu'il avait lu/entendu ou ceux qu'il avait lui même construit. Il s'était fait une image de l'anglaise, et il n'en démordait pas. Quoiqu'elle dise, quoiqu'elle fasse. Il avait cette image complètement biaisée sur sa personne et il se plaisait à croire qu'il en savait tout. Alors elle se contente de soupirer, lasse d'essayer ou de cette impression de parler dans le vide. Si elle avait toujours aimé quelques joutes verbales, elle avait aussi ses limites, qu'elle semblait atteindre bien plus vite avec lui. Une irritation particulière qu'il déclenchait trop facilement. Peu importe à quel point, elle essayait, elle n'avait en face d'elle que cette expression blasée, au pire exaspérée.
C'est en silence qu'elle le suit, ravalant sa fierté sans le moindre doute, espérant encore vainement à un bref changement de comportement. Ne serait-ce qu'une brève minute. Rien à faire. elle jette un coup d'oeil au petit café. Que des têtes d'endormies ou des personnes à la mine déjà bien fatiguée par une journée commencée trop tôt. Et elle, avec son maquillage passé, ses yeux légèrement cernée malgré la mine fraiche qu'elle avait vainement tenté de se redonner. D'un geste habitué, elle enroule ses cheveux, dresse un vague chignon sur le sommet de son crâne, laissant quelques mèches tombées. Il la fixe, et elle relève la tête. C'était étrange ce sentiment qu'il dégageait. Il lui semblait si familier et pourtant si étranger. Il ne cessait de la garder en distance, encore et encore. « comme tu veux » répond-elle simplement, commandant les pancakes sans la moindre garniture. Il n'y avait que les fraises qu'elle aimait. Elle avait toujours trouvé le sirop d'érable trop écoeurant et la chantilly trop... trop. Elle acquiesce d'un signe de tête, pensant avoir un semblant de réponse, peut-être même un semblant de conversation. Douce illusion. C'est un mélange entre un soupir et un début de rire étouffé qui s'échappe. « comme si ça t'intéressait » mais jolie parade pour éviter de lui répondre. Elle avait parfois l'impression de parler à un mur, quoique même un mur aurait été plus aimable et peut-être plus bavard que Trask. Elle essayait pourtant. Quand elle était sobre, avec ou sans humour... Peu importe, toujours le même résultat. Elle se demandait parfois ce qu'elle lui avait fait pour qu'elle l'insupporte autant. S'il ne pouvait pas la voir en peinture, en tout cas à ce point là, il n'avait qu'à lui dire clairement, et elle ferait appel à quelqu'un d'autre. Depuis quelques années, Jean n'avait que peu de patience. Elle prenait sur elle, pour ne pas envoyer balader les gens à tout bout de champ à cause de ses humeurs, et surtout à cause de ses problèmes, mais avec Have, elle commençait à arriver à bout de ses efforts et de sa patience. Il l'épuisait.
A chaque mot qu'il débitait, elle avait l'impression de se prendre un saut d'eau glacé sur la tronche. Pas un simple verre d'eau en plein visage. Non, c'était comme déverser en continue une eau glacée et désagréable. Et comme toute chose glacée, ça faisait mal. Elle finit néanmoins par réussir à esquisser un sourire contraint et forcé. « Pourquoi ? » légère grimace qui passe sur son visage. « Parce que j'essayais connement de savoir si derrière tout ça il y avait une once d'amabilité à mon égard » pour la sympathie, elle ne se berçait même plus de faux espoirs. Le sourire avait disparu, comme son amusement ou ses yeux rieurs. Il n'y avait plus que Jean, désillusionnée et fatiguée. « Mais tu viens de me répondre, alors j'te remercie. » elle boit une gorgée de ce thé infâme qui lui a été servi. « Ton mépris et ton agacement sont on ne peut plus clairs » la tasse reposée, elle remet sa veste, dépose quelques billets sur la table. « si je t'insupporte tant que ça, fallait le dire, j'aurais cherché quelqu'un d'autre. T'en fais pas, va, t'auras un gros chèque. Parce que c'est bien pour ça que tu continuais ? » elle n'en attend même pas de réponse. « j'vais te soulager de cette... relation, qui visiblement n'a aucune chance d'être améliorée. Elle va devenir inexistante » Il avait au moins eu raison sur une chose, elle aurait mieux fait d'oublier son numéro. Elle sait même plus ce qu'elle en avait naïvement espéré. Elle aurait mieux fait de déranger Luna, quitte à devoir subir ses foudres derrière. Sa cousine aurait toujours été plus agréable que le mec qu'elle avait face à elle. Si elle était pourtant habituée à avoir Trask dans son existence depuis quelques temps maintenant, elle ne savait plus comment gérer son manque de... elle ne savait même pas de quoi il manquait, mais ça la dérangeait profondément. Foutu Trask. elle se lève finalement, pose ses azurées sur le brun « tu m'as coupé l'appétit. Régale toi » qu'elle lache, comme pour se justifier de quitter la table, avant de tourner les talons en direction de la sortie. La porte s'ouvre à la volée, et l'anglaise sursaute légèrement, se crispe aussi. Réminiscences de la violence d'il y a quelques années. Elle expire profondément, pour se convaincre que ce n'est rien. Juste une porte ouverte trop brutalement. Elle la retient, et sort à son tour en se sortant une clope. A défaut de pouvoir profiter du petit-déjeuner qu'elle voulait, elle allait se rabattre sur la mortelle nicotine. Ça lui  remplirait pas le bide, mais ça allait au moins calmer ses nerfs.

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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Lun 18 Mai - 18:30
JEAN x HAVE
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«  j'vais te soulager de cette... relation, qui visiblement n'a aucune chance d'être améliorée. Elle va devenir inexistante »  - Have Trask 6 – 0 Jean Shelley  - end zone arrachée d’une seule progression après le kick-off, touchedown pratiquement offert, songea Have ; cette avancée avait été bien trop facile, plus que toutes celles qu’il avait entamé les dix dernières fois, face à dix individus différents. Jean Shelley avait encore moins de résistance qu’il avait pensé de prime abord alors qu’elle affichait un large sourire à son encontre.
C’était quand ? A quelle occasion ? Leur première rencontre remontait à plusieurs mois mais il n’arrivait jamais à se remémorer l’instant où le ‘tout ça’ qui la caractérisait avait fait en sorte que le ‘tout ça’ qui le caractérisait lui refuse toute amélioration, toute réussite. Il fallait d’abord comprendre que le ‘tout ça’ d’un Have était foncièrement différent du ‘tout ça’ d’une Jean. C’était probablement parce qu’il n’y avait eu aucune synchronisation entre eux, dès le départ, qu’il n’y avait aucune compréhension entre eux à cet instant là.
L’un essayant d’évoluer sur 10 yards, l’un contre l’autre, non, lorsqu’il y accordait plus qu’une vulgaire pensée, il se disait qu’ils ne faisaient tous deux pas parties de la même équipe : adverses par le verbe, le geste témoignait de même. Ca n’avait jamais été le but, comme le but n’avait jamais été qu’une complicité s’installe ou que sa propre résistance annihile celle de la brunette. Deux temps, trois maudits mouvements, elle ré-enfila sa veste, déposa quelques billets sur le formica et décida de lui offrir l’appoint d’une remarque acerbe avant, telle que l’aurait fait n’importe quelle drama queen habituée à jouer la comédie, décida de s’offrir en sus de tout son attirail, le pathetic fallacy qu’une scène du genre aurait nécessité ; la nature – comprenez bien la météo extérieure – se glissa dans les rangs et se mit à pleurer l’infortune de l’anglaise (du crachin se mit à tomber doucement). Il  resta quelques secondes, elles devinrent minutes  - assis, respirant doucement, tentant (vainement, bien sûr) de calmer la nervosité qu’elle avait adjuré par sa simple présence et qu’il n’arrivait jamais à s’expliquer (c’était peut-être dans le parfum qu’elle portait ? Peut-être une histoire d’émanations invisibles ? oui mais alors quoi ?).
‘Fuuuuuuck’ souffla-t-il, deux minutes trop tard (donc deux minutes après le départ de la jeune femme). Il se releva à son tour, se dirigea vers le comptoir non sans avaler la dernière goutte de café qu’elle lui avait généreusement offert.
Lorsqu’il poussa la porte de l’établissement – il ne fut pas surpris de la découvrir sous la devanture, une cigarette aux lèvres. Have se sentit écartelé entre l’envie de quitter les lieux – car elle avait raison, il n’avait aucune amabilité la concernant (il n’en faisait pas montre et, honnêtement, il n’en ressentait aucune) – et celle de laver son nom (ou du moins, rectifier deux-trois  trucs qu’elle avait énoncé – pour …juste pour). Il glissa sa main libre dans la poche de sa veste afin de récupérer son propre paquet de cibigeoises – et de celle qui tenait le sachet en plastique,  s’empara de son briquet ; briquet et cigarette se firent des présentations rapides et le texan se retrouva à tirer sur le bâtonnet afin de générer ce sentiment d’aise manquant. – Je ne te méprise pas – lança-t-il, haussant une épaule. Mais  tu as raison sur un point bien précis : tu m’agaces – reconnut-il, il fit la moue – il n’avait pas fait les efforts nécessaires non plus, il devait bien l’admettre. Parce que s’il les avait faits alors que serait-il advenu de lui ? – Tu en fais trop ; débuta-t-il, Have Trask et les mots ; on en revenait sempiternellement à ce problème fondamental. Plus on essaye et moins je suis réceptif, c’est tout – précisa-t-il, c’est toi comme ça peut être quelqu’un d’autre – il était devenu plus précautionneux depuis Ava. Et même si techniquement – temporellement surtout – Jean avait été là avant Ava, Ava avait éclipsé tout le monde – les problèmes liés à Ava avaient éclipsé tout le monde, tout le monde y compris Have Trask lui-même. Dans cet océan de personnalités, à quelques exceptions près, il y avait bien trop de variables et pour l’expert en litige, une actrice même Jean Shelley (dernier succès notable datant de 2018), il n’était jamais sûr et certain d’avoir pied. Jamais sûr et certain d’être capable de voir au-delà des apparences, au-delà des subterfuges, au-delà de l’écran de fumée qui l’avait rendu aveugle.  Il cala le sachet sous le coude de la jeune femme. – Pour plus tard, quand tu arrêteras de te comporter comme une gamine.Il la dévisagea longuement. Fais ce que tu veux, okay ? Mais, pour le moment, je dois t'emmener chez toi saine et sauve. Elle avait encore du travail à faire sur ses sautes d'humeur, visiblement.

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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Mar 19 Mai - 23:20
HAVE x JEAN
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Gamine, Jean n'était pas si impulsive. Elle pesait le pour et le contre (autant qu'elle l'avait pu, selon la vision des choses d'une fillette) en tentant de prendre la meilleure décision possible. Un peu turbulente mais plutôt mesurée et responsable dans ses choix. Quelques caprices qui étaient venus au fil des années, mais tout autant que n'importe quel enfant de son âge. Elle n'était pas non plus aidée. Sally Clarke-Shelley avait sans aucun doute sa part de responsabilité,  dans les caprices de sa fille. Y'a pas d'autres choix quand la mère est une véritable égocentrique, plus portée sur ses propres besoins que sur ceux de sa progéniture, trouvant la notion de leur bien-être toute relative. C'est même pas l'adolescence qui la fait vriller. Etonnamment, elle s'en est plutôt pas trop mal sortie pour un passage qui se veut difficile pour n'importe qui. Alors avec des millions de caméras et autres objectifs braqués sur elle, immortalisant le moindre pas de travers, ça n'était pas si mal. Juste qu'au lieu de cacher la moindre connerie à ses parents, elle mettait au courant la terre entière en finissant en une du premier torchon venu. C'est sans doute l'accumulation de tout ça, la sensation d'être étouffée et jugée sur ses moindres faits et gestes qui a fini par la rendre plus sensible, moins apte à supporter tout et n'importe quoi. Si elle a toujours sur dire ce qu'elle pensait (au début en y mettant les formes), c'était pire avec les années. Les poings ont commencé à exprimer ce que les mots ne pouvaient plus faire. Comme si, peu importe ce qu'elle disait, elle n'était pas écoutée, et l'opinion déjà faite. Des coups de sang pour se faire entendre, des coups de poing pour se faire respecter, c'était l'idée... et ça a fini par dégénérer. Parait qu'elle est partie en vrille. C'est ce monde qui l'a pris pour une foutue toupie, et dans son élan, elle s'emballe, Jean.
Et plus que les autres, Have semble savoir où appuyer pour la faire exploser. La patience s'amenuise, l'envie de faire des efforts avec. Peut-être qu'au fond, elle est pas faite pour le comprendre, ni même pour lui parler. Elle évalue un instant la possibilité de le dégager -officiellement- pour faire appel à un autre mec. Mais qui lui dit que ça se passera mieux ? Elle veut pas d'un mec faux non plus qui lui offre un sourire aussi faux que la paire de sein de Sally Clarke. Mais ça ne l'aidait pas à faire passer la pilule du comportement de Trask. En un rien de temps, l'anglaise finit par déclarer forfait. Pas aussi bien réveillée -malgré le peu de sommeil- qu'elle l'aurait pensé, et plus franchement d'humeur à supporter ses conneries. Il avait laché ses mots comme un venin, dont l'effet avait été désagréable au possible. La machoire serrée, elle avait encaissé avant de s'éclipser. Tant pis pour le petit-déjeuner et les pancakes qu'elle rêvait de manger. Le thé, c'était pas une grosse perte : il était infecte.
La clope aux lèvres, elle tirait dessus comme elle aurait aimé frappé Have : trop rapidement et trop fort. Et comme pour accentuer cette humeur de chien, il se met à pleuvoir. Un crachin léger, mais qui s'infiltre dans chaque couche de vêtement. Ce temps typiquement anglais (ou écossais, elle n'était pas de ceux qui se formalisaient à ce niveau là), mais il représentait parfaitement son humeur maussade. Quoique quelques bourrasques de vent et un coup de tonnerre auraient sans doute été plus appropriés. Le bout de nicotine écrasé à terre, elle en sort un deuxième au moment où la porte s'ouvre de nouveau pour laisser apparaître la raison même de son humeur. Elle jure en silence, tourne machinalement la tête à l'opposé, n'ayant pas grand chose à ajouter. C'est de courte durée, parce qu'elle repose ses azurées sur son visage lorsqu'il se met à parler. Rire nerveux qui s'échappe face aux deux révélations. Elle sait pas bien quoi en faire, et ça se voit sans doute sur ses traits. - Tu en fais trop Qu'est ce que c'était censé vouloir dire ? Elle était trop... elle ? Elle expire un peu bruyamment « c'est censé me faire sentir mieux ? » Devait-elle se mettre un bon point (ou à lui?) parce qu'il ne la méprisait pas ? Elle était complètement paumée, et pas franchement certaine de saisir ce qu'il essayait de lui dire. Seulement tout considéré, Jean était forcée d'admettre que c'était sans doute ce qu'elle obtiendrait de mieux en matière de supposées excuses. Un semblant d'explication à son attitude, rien de plus. Et pourtant beaucoup dans la bouche du brun. « J'suis pas sure d'avoir tout compris. » admet-elle finalement. Peut-être que c'était juste sa personnalité qu'il ne lui plaisait. Ou qu'il ne s'était jamais donné la peine de gratter la surface, se complaisant dans cette version qui l'irritait si facilement. « J'en fais trop, et toi pas assez » ajoute-t-elle finalement, avec un léger rire qui raisonne, malgré tout amusée de cette constatation, peu importe ce qu'elle voulait dire la concernant. « qu'est ce.. » le sachet glissé sous le coude, elle se retrouve étonnamment sans voix -une première- face aux billes du brun. Pendant quelques secondes -qui lui paraissent être une éternité- ils se dévisagent en silence. « t'es pas aimable, j'ai perdu patience, c'est tout » un nouveau soupire alors qu'elle finit sa clope, l'écrasant à terre et la balançant dans le cendrier qui superpose la poubelle. « Faudrait pas qu'on te dégage ta prime s'il m'arrivait quelque chose, hein » elle est déjà sous la pluie, en direction de la voiture. Un temps à choper la crève si elle reste trop longtemps sous la flotte. « bon, tu viens ? Que je mette fin à ton supplice » lache-t-elle en levant les yeux au ciel. Il pourrait retourner à sa vie tranquille, sans une Shelley dans les parages pour l'agacer. Peut-être même se rendormir pour rattraper ces quelques heures de sommeil dont elle l'avait privé.

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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Ven 22 Mai - 14:23
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Il leva les yeux au ciel ; gris – le passage du bleu à la morne couleur s’était fait de manière rapide, trop pour le rythme habituel de sa cervelle d’homme. Il ne lâcha pas son bâtonnet tout le temps que dura leur échange de regards. C’était à croire que le bleu, celui du ciel, était passé de la voûte aux mirettes qui le fixaient, jumelées, dégradé de couleurs, il y vit tous les feux, le grand spectre s’y agiter. Have préférait les silences ; il en apprenait davantage en observant la gestuelle, le body language – et c’était parce que dans la Sunset Valley, dans ce bouillon de culture prolétaire, parler pour ne rien dire pouvait être interprété comme une offense ou comme l’admission d’une stupidité. Have la préférait perdue dans le vague ou le vague à l’âme, à ces moments là, elle se révélait presque à lui et il était presque capable de voir au-delà de ces apparences dont il avait essayé de se défaire ; il était capable d’avoir pied dans cet océan-là, celui qui modulait l’âme – là où il distinguait la houle et les tempêtes. Et puis, elle l’ouvrait et réduisait en miette ‘l’amorce’ – ce processus qui aurait dû le rendre plus amène, favoriser le terrain d’entente. C’était un blocage qu’il imputait aux autres, sur lequel il ne s’attardait jamais : car peut-être aurait-il fait une découverte, peut-être qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui. Pour tous ces débuts et toutes ces fins qu’il avait connu en l’espace de quelques mois ; bières et pancakes dans le Delaware. – T’as rien compris, surtout – siffla-t-il, lorsqu’elle eut décrétée qu’elle voulait rentrer chez elle tout de go. Si elle continuait de se comporter de la sorte, il allait perdre patience pour de bon ; et ça n’était pas le genre de dérapage qu’il était bon d’observer. Pour celui qui prévoyait et contrôlait pratiquement tout (fool me once shame on you, fool me twice you better run) il avait de ces réactions indépendantes de toutes ces maudites choses : indépendantes de ce qu’il ressentait, indépendantes de ce qu’il avait pour habitude de réaliser, indépendantes des contre indications – de tout, surtout de lui-même ; ses colères étaient froides, elles vous congelaient jusqu’à l’os. Impétueuses, elles ne duraient pas longtemps mais leurs effets se faisaient longtemps ressentir.
Il n’avait plus été aussi en colère depuis Marcy. Pas Ava. Marcy bien avant elle. – C’est exactement ce dont je te parlais – remarqua-t-il, prenant soin de décortiquer le moindre mot pour qu’elle en ressente quant à elle le moindre petit impact. Il jeta le mégot de sa cigarette (par terre pas dans le cendrier) avec une rage  qu’il n’aurait de toute façon pas su contenir et la suivit jusqu’au véhicule qu’il avait immobilisé quelques instants seulement auparavant. C’était de cela qu'il parlait, de cette façon qu’elle avait de passer d’une émotion à l’autre sans accorder parfaitement ses extrêmes ; pour certains, il aurait fallu beaucoup, pour elle, il en fallait si peu – c’était sur ça, sur ce ‘ça’ ou tout simplement sur son ‘tout ça’ qu’elle aurait dû travailler, plutôt que sur son jeu d’actrice. A moins qu’elle jouait constamment ? Le monde comme une perpétuelle représentation. Il s’installa dans l’habitacle et attendit qu’elle ait bouclé sa ceinture avant de démarrer, de reprendre le chemin menant vers sa prime – puisqu’il n’était là que pour l’oseille et rien d’autre. Il le fit encore une fois, en silence. Il avait exposé son opinion et elle n’avait absolument rien pigé – ça aussi, c’était une habitude – soit les femmes ne comprenaient rien à ce qu’il disait, soit il s’exprimait extrêmement mal (peut-être bien qu’une part de lui refusait d’accepter cette option là). L’un dans l’autre, il fallait qu’ils trouvent un compromis et qu’ils arrivent à ‘évoluer’ ensemble. – Je n’ai pas parlé de supplice, okay ? Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je déteste ça – fit-il, garant sa voiture en double file face à l’endroit où la brunette habitait. Il ne regrettait pas ce qu’il avait dit, d’ailleurs, il ne regrettait pas ce qu’il avait pensé non plus : il jugeait plutôt bien les personnes et son instinct ne défaillait quasi jamais. Au cours de sa vie, il avait eu droit à quelques surprises, il en avait souffert – mais celui qui s’était éveillé à Austin savait encore repérer les faiblesses. Les faiblesses et les fioritures ; Jean Shelley ne faisait pas exception. – Je vais te le dire qu’une seule fois et après, prends ça comme tu veux. Il prit une profonde inspiration ; Have Trask et les mots – fuck that. Tu sonnes faux – il tourna la tête vers elle ; il pleuvait encore et à regarder le visage de la jeune femme, son humeur ne s’était peut-être pas améliorée non plus. T’as pas besoin d’enfiler des sourires, d’user de sarcasmes ou de t’inventer une vie – pas avec moi, je ne t’en demande pas autant. Il aurait peut-être dû réfléchir aux mots qu’il allait employer avant de les prononcer. – Je ne suis pas là pour te tirer le portrait ou pour t’interviewer ou pour te caster, je n’ai aucun intérêt à bosser avec toi – il n’avait pas dit ‘pour toi’ puisque dans sa tête, c’était clair : il s’agissait de faire partie d’une même équipe. Gee, plus il parlait, plus il avait l’impression de s’enfoncer.
Il lui fit signe de sortir, la balle était dans son camp.


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· Re: tryna keep it up don't seem so simple (h/j) · Ven 22 Mai - 18:27
HAVE x JEAN
when I'm fucked up, that's the real me
@have trask

Elle ne savait pas vraiment d'où venait le problème. Lui ou elle. Ou une communication bancale à mi-chemin entre les deux. Have ne semblait pas franchement être très doué pour savoir communiquer -peut-être que le problème n'était qu'avec elle, mais ça semblait tellement ancré qu'elle était persuadée que non. Quelques difficultés pour sortir les mots justes ou de la meilleure façon. Elle ne demandait pas à ce qu'il arrondisse les angles, seulement à ce qu'il ne soit pas blessant à chaque mot qu'il sortait. Et malgré son aisance avec les autres ou devant une caméra (ou un micro) peut-être que Jean n'était pas si douée pour écouter ce qu'il essayait de lui dire. Sans parler d'un mélange de préjugés qui avaient la vie dure. Elle avait essayé pourtant, de le détendre, ou tout du moins de lui arracher un sourire... une réaction, un semblant de quelque chose autre que ses yeux qui se levaient au ciel. Sans doute ne le connaissait-elle pas assez pour comprendre le mécanisme Trask.  Ou peut-être se connaissaient-ils mieux qu'ils le pensaient pour réussir à s'agacer aussi facilement ? C'était un foutu casse-tête auquel Jean ne souhaitait plus se pencher pour la journée. Une migraine était la dernière chose dont elle avait besoin.
Le moteur démarre et c'était bien le seul bruit qui retentissait. Les deux étaient silencieux, le visage de l'actrice souvent tourné du côté des paysages qui défilaient, malgré quelques coups d'oeils qu'elle s'était osée en direction de son chauffeur. « d'accord, t'as pas employé le mot supplice. T'as seulement dit que je t'agaçais et que cette relation n'avait besoin d'aucune amélioration ou approfondissement. Autrement dit, moins tu me vois, mieux tu te portes. » c'était désagréable à dire, désagréable à réaliser, mais peu importe ce qu'il avait voulu dire, c'était bien ce le message qu'il avait fait passer. Elle soupire, tourne la tête du côté de sa maison sans fixer quoique ce soit de précis. C'était à se demander à quoi servait cette mise au point finalement. Le coude contre la vitre, elle pose sa tête dans sa paume avant de tourner un regard las sur Trask. Elle l'écoute, inspire, et expire profondément pour finalement grimacer légèrement. Elle n'avait aucune idée de comment elle devait prendre ça. Tout ce qu'elle savait, que ça n'était pas très plaisant. « t'as vraiment un don pour parler aux gens » constate-t-elle, blasée et le visage bien plus fermé que d'habitude. Ou juste sans artifice. S'inventer une vie ? C'était vraiment ce qu'il pensait qu'elle faisait ? Elle n'inventait rien. Si certaines choses étaient exagérés, c'est que les journaux s'en étaient chargés. Et ses sourires, c'était pour ne pas craquer, pour garder la face, en toute circonstance. C'était toujours mieux que faire la une de la moitié des magasines avec son majeur levé en gros plan. Son sarcasme, une habitude, peut-être même une ligne de défense, parfois d'attaque. Avec le temps, elle ne faisait plus vraiment gaffe. D'un signe de tête, il lui indique de sortir, et pendant un instant, elle pense le faire. Elle a déjà la main agrippée à la poignée, le mécanisme d'ouverture enclenché. Elle va pour mettre un pied en dehors de la voiture avant de revenir en arrière. La portière est refermée, et l'anglaise soupire une nouvelle fois. « que ça te plaise ou non, c'est ma vie. Je vois pas pourquoi tu dis que je m'invente une vie ! » chacun de ses faits et gestes (quoique moins depuis qu'elle avait mis les pieds dans l'Oregon) étaient photographiés pour finir dans un torchon. Elle était jugée quand le commun des mortels faisaient, eux aussi, des erreurs. La seule différence résidait dans le fait que ces erreurs étaient faites à l'abri des regards, les siennes étaient exposées au plus grand nombre. « Tu te dis pas un seul instant que mes sarcasmes, c'est juste moi ? C'que je suis devenue ? T'as aucune idée de ce que j'ai supporté » elle savait de quoi ça avait l'air. La grande 'star' qui se plaint de sa vie et des paillettes, mais c'était un peu plus compliqué que ça. « tu sais ce que c'est que d'avoir ta tronche d'étalée peu importe ce que tu fais ? Jugé quoique tu fasses ? Peu importe à quel point je m'en foutais à un moment, ça finit par peser. Par vraiment peser. Le sarcasme, c'est pour supporter tout ça, supporter ma vie » elle a un rire nerveux, mais cette fois aucun sourire. « les sourires, peut-être que c'est faux parce qu'ils sont juste là pour maintenir l'illusion que tout va bien. C'est pas le cas, je ne vais pas bien, mais t'en sais rien, parce que tu ne me connais pas. Tu sais rien de ma vie non plus, ou de ce que je ressens quand je me retrouve seule chez moi avec tout ce bordel » elle avait la voix qui tremblait doucement mais pour la première fois depuis très longtemps, Jean disait ce qu'elle pensait de tout ça, et surtout ce qu'elle ressentait. Au  fond, elle se disait qu'elle n'avait pas encore complètement touché le fond. Il y avait bien eu les déboires avec les paparazzi, l'accident de voiture, les déboires avec l'alcool (et avec à peu près tout), mais elle avait l'impression qu'en maintenant un semblant de sourire, ça maintenait l'illusion d'une vie qui se barrait pas complètement en sucette. Elle a un léger rire, se rendant compte de tout ce qu'elle venait de dire. Encore une fois, elle avait dû le gonfler. Peut-être qu'elle ferait mieux de rester silencieuse. « T'en fais pas, y'a rien à répondre » finit-elle par ajouter, pour s'éviter une gêne d'un blanc total.  Elle reprend le sac qui se trouve à ses pieds, regard par la fenêtre. C'était pas le temps qui allait améliorer son humeur. « Merci d'être venu me chercher »

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--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was

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