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Isaac Albrecht

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· come as you are. · Ven 3 Avr - 11:39
@Charlotte Lancaster - WB Clinic ~ 27.03.2020

Take your time, hurry up
Choice is yours, don't be late

L’optimisme était le maître-mot de l’existence d’Isaac Albrecht. Enfant, déjà, il avait possédé la réputation du gamin agréable, qui avait toujours un mot sympathique pour ses voisins, qui apportait le journal aux plus anciens, qui proposait de porter les courses des femmes au foyer. Il répandait ainsi positivité et joie de vivre depuis trente-huit années – avec plus ou moins de régularité – et il n’était pas disposé à laisser les aléas du destin changeaient sa nature. Ainsi, en dépit du poids qui pesait sur ses épaules et qui prenait la forme d’une charmante silhouette allongée dans un lit d’hôpital depuis trop longtemps, il continuait d’aller de l’avant et de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Seul Joseph avait eu l’occasion d’entrevoir ses moments de faiblesse, mais il avait eu la bonne idée de ne jamais relever ; même Alvin devait le penser sans cœur de réagir avec autant de bonhommie à la situation désespérée dans laquelle ils se trouvaient. Ike était ainsi fait, pourtant, il ne pouvait se focaliser trop longtemps sur l’aspect négatif des choses, quitte à passer pour le plus grand des égoïstes. Revêtait-il le costume de l’égocentrique narcissique, d’ailleurs, en refusant de se laisser bouffer par ses idées noires ? N’avait-il pas le droit, après ces longs mois passés loin de sa chère et tendre, de songer un peu à lui et à son avenir ? Il était tiraillé entre tout un tas d’émotions contradictoires, entre le refus de tirer un trait sur son mariage, sur la femme qui avait fait de lui un homme meilleur, et son incapacité à vivre seul, sans tenir un petit bout d’être humain entre ses bras de manière régulière. Ces pensées moroses ne l’accompagnèrent pas au travail, ce matin-là, et ce fut avec un large sourire aux lèvres qu’il enfila sa blouse – pour l’effet plus que pour l’utilité, puisqu’il n’avait aucune intervention prévue ce jour – et salua sa petite équipe. Après avoir bavardé avec les aides-soignants, il fit couler trois cafés qu’il maintint entre ses doigts, concentré à l’extrême pour ne rien renverser jusqu’au comptoir de l’accueil. « Bien le bonjour aux deux rayons de soleil de la clinique ! » claironna-t-il, d’une voix à moitié chantante, dans l’espoir d’illuminer à elles aussi leur matinée. Au lieu de cela, il reçut un rictus occupé de la part de l’une, et un sourcil arqué de l’autre. Quelle idée d’avoir embauché à des postes aussi critiques des personnalités aussi fortes. « Un nuage de lait et deux sucres pour Madame Lynn. » Il tendit le bras pour déposer une première tasse devant la plus âgées des deux réceptionnistes, et en fit de même pour la seconde. « Un café noir... » Il fouilla dans la poche de sa blouse et en tira un petit sucre emballé. « ... à sucrer à envie, pour Mademoiselle Lancaster. » Il entendit un rire moqueur s’élever derrière lui et il se retourna pour tirer la langue à un collègue qui savait qu’il était peine perdu pour lui d’essayer de sociabiliser avec Charlotte. Ils avaient tous essayé, et pour la plupart n’avait récolté que des soupirs et des levers d’yeux au ciel. Albrecht refusait d’adopter l’idée selon laquelle quelqu’un, sur cette planète, ne l’aimait pas, d’autant plus lorsqu’il n’avait rien fait de mal, simplement parce qu’il était lui, un médecin, un homme. Alors, à chaque début de service, il suivait le même rituel, il leur apportait un café ou des petites douceurs, en fonction de l’heure, pour réussir, il tiendrait bon, à leur tirer à chacune un sourire sincère. Surtout à Charlotte, qui était la plus difficile, mais qui avait – il avait ouï dire – toutes les raisons du monde de ne pas lui faire confiance.

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· Re: come as you are. · Dim 12 Avr - 18:27

@Isaac Albrecht & Charlotte
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Charlotte grimaça juste après avoir baillé, une violente douleur naissant dans sa nuque alors qu’une migraine commençait à pointer sous sa tempe gauche. Harry avait été infernal la nuit précédente, refusant d’aller dormir en dépit de toutes les manœuvres qu’elle avait mis en place pour l’y inciter. Aucune berceuse, aucune histoire, aucune menace n’y avait fait et dans ses oreilles résonnaient encore le cri strident de ce petit corps qu’elle aimait à y perdre la vie mais manifestement pas l’ouïe. Finalement, épuisé, il avait finit par s’effondrer vers minuit, ne lui laissant que peu de temps pour passer son coup de téléphone qu’elle avait rondement mené grâce à l’heure tardive. C’était toujours ça de pris. Seulement voilà, la brûlure qu’elle ressentait dans le fond de ses yeux, la sensation désagréable de vrillement qu’elle sentait dans ses orbites alors qu’elle tentait de rentrer les dossiers de la nuit sur son ordinateur n’aidait en rien son humeur moribonde. Elle regrettait désormais avoir passé ce coup de téléphone. Est-ce que ces 80 dollars en valaient la peine ? Sans doute que non mais l’anniversaire de leur fils approcher et elle voulait pouvoir lui offrir quelque chose de beau et remercier Bee d’être toujours à ses côtés malgré leur histoire chaotique de l’année précédente. La voix stridente et désagréable de sa collègue de travail n’aidait cependant en rien la demoiselle à se calmer tant et si bien qu’elle ne put s’empêcher de soupirer bruyamment en l’entendant commenter le dossier Larrow dont elle se contrefichait éperdument. Les gens pouvaient-ils ne pas se rendre compte qu’ils étaient particulièrement bruyants ? Que s’ils n’entendaient rien de leur côté c’était que tout simplement les autres personnes alentours étaient polis et bien mieux éduqués ? Manifestement non. Adressant une petite moue à son écran, elle jeta le dossier qu’elle avait terminé de rentrer dans la pile qui se dressait efficacement dans la corbeille à sa droite et maugréa pour elle-même : « J’aurai tellement besoin d’un café. Ou d’un revolver 9mm avec un silencieux. » L’un comme l’autre irait.

Et l’un apparut comme par magie devant elle, illuminant son visage alors qu’elle entourait de ses mains graciles, délaissant les touches de son clavier en prenant une grande inspiration et un petit gémissement de bonheur à la perspective du liquide amer dans sa gorge. Elle allait remercier chaleureusement son bienfaiteur avant de lever les yeux et de voir la blouse blanche et la tête, charmante au demeurant, qui y était attaché. « Oh. » fit-elle, son enthousiasme se dégonflant soudainement alors qu’elle se donnait mentalement des gifles. « C’est vous. » Ses épaules s’affaissèrent avant d’accepter la dosette de sucre qu’il lui présentait. « Merci. » finit-elle par dire, comme sortant du bout des lèvres. En d’autres temps, avant William, elle aurait pu se montrer plus sympathique à son égard. Il était grand, il était séduisant et il était toujours de bonne humeur, en dépit de l’histoire tragique qu’on racontait sur lui. Tout cela serait des qualités non négligeables qui aurait pu intéresser la jeune femme s’il n’y avait pas le pendant monstrueux qui faisait largement pencher la balance dans l’autre sens : il était marié et, pire que tout, il était médecin. Ses qualités devenaient alors des défauts aux yeux de la réceptionniste qui était plus que jamais témoin des frasques des blouses blanches. « Vous n'êtes jamais fatigué ? » demanda-t-elle en ouvrant le sachet de sucre pour le glisser en intégralité dans la liqueur aussi sombre que son esprit actuel. « Être toujours de bonne humeur ? Essayer de nous gagner à votre cause alors qu’on sait très bien que nous ne sommes que du petit personnel à vos yeux ? » Elle savait qu’elle n’était pas juste avec lui. Il n’avait jamais été maladroit ou condescendant à son égard contrairement à bien d’autres. Mais justement, il prenait pour les autres. C’était comme si elle voulait tester ses limites, voir jusqu’où elle pouvait le pousser pour qu’il révèle sa vraie nature. « Qu’est ce que vous voulez Dr Albrecht ? » finit-elle par lui demander avant de prendre une gorgée de café, un gémissement de plaisir émanant de sa bouche ce faisant.

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· Re: come as you are. · Ven 17 Avr - 23:54
Il l’avait vu. Son regard avait capté le sourire enjoué de Charlotte lorsqu’elle avait posé ses doigts fins sur le gobelet. C’était bien la première fois qu’il avait droit à un tel spectacle, et cela lui mit du baume au cœur encore plus efficacement que la première gorgée avalée de son smoothie matinal, ou presque. Le moment s’échappa sitôt qu’il cligna des paupières, le dragon Lancaster était très vite retourné dans sa tanière de mauvaise humeur, mais Ike ne se laissa pas démonter. Elle parlait, elle s’adressait à lui, elle le remerciait, même ; en soi, il s’agissait d’une grande victoire. « Mais de rien, » roucoula-t-il sans se laisser démonter. Impossible n’était pas Albrecht, lui avait dit un jour son paternel, et il se rendait à nouveau compte qu’il avait raison. Il n’avait pas abandonné, et il parvenait enfin à se frayer un chemin sous la carapace de la réceptionniste. Cette sensation de succès se réduisit petit à petit à chaque morsure provoquée par les interrogations acerbes de la jeune femme. Touché, il l’était, même s’il ne laissait rien transparaître. Il déglutit bruyamment en se redressant et eut un léger tic nerveux. « Je suis juste sympa, c’est comme ça. » Sa voix n’était plus aussi assurée, même s’il tentait de garder la face. Fatigué ? Il l’était tous les soirs en rentrant quand il découvrait le lit conjugal vide. Il l’était chaque weekend quand il faisait la route jusqu’à Portland pour se rendre au chevet de sa femme. Il l’était de devoir contribuer à l’éducation d’un enfant qui n’était pas le sien par le sang mais par les responsabilités. Il l’était de devoir se battre pour mettre un simple sourire sur le visage d’une collègue de travail. « La bonne humeur n’est pas un défaut, contrairement à ce que vous semblez penser. » Il préférait s’adresser à la blonde et à sa collègue tout aussi avenante qu’elle comme à un duo, pour ne pas en mettre une seule sous le feu des projecteurs, même si Charlotte était désormais son unique interlocutrice depuis que la quadragénaire était en communication avec un patient. « Je veux juste instaurer un bon climat de travail. Nous faisons toutes et tous un travail laborieux, exténuant, un peu de joie de vivre ne peut pas faire de mal. J’offre un café à chaque service, tous les matins, aujourd’hui, c’est votre tour. Je continuerai à le faire, par politesse et gentillesse, pas parce que je vous considère comme du petit personnel. » Il payait un café à tout le monde, du confrère chirurgien à l’agent de surveillance du parking, en passant évidemment par le personnel de ménage, il ne faisait pas une fixation sur Mesdames Lynn et Lancaster, contrairement à ce qui lui était reproché de si bon matin. Il était vrai qu’il avait commencé cette habitude quelques mois après l’accident de Rebecca, pour se donner une utilité et répandre un peu de bonheur caféiné autour de lui, et c’était la première fois que leurs agendas respectifs lui permettaient de faire profiter à Charlotte de sa générosité. S’il avait su les reproches qu’il recevrait en plein visage, peut-être se serait-il abstenu. « Vous ne vous reposez jamais, vous ? Être à cran comme ça est un signe de stress ou de manque de sommeil, ça peut être dangereux. Un accident lié à la fatigue est si vite arrivé, vous ne voudriez pas finir dans mon bureau avec une jambe cassée, quand même ? » Il retrouva son sourire moqueur, jouant la carte de celui qui n’était pas vexé et parvenait à plaisanter, même si Charlotte avait réussi très rapidement à appuyer là où ça faisait mal. Elle était petite, mais costaude, mine de rien.

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· Re: come as you are. · Dim 26 Avr - 13:01

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« Mmmmmh » répondit-elle dubitative, ne comprenant pas comment on pouvait être aussi heureux d’aller travailler, même si elle avait conscience que tout le monde n’était pas dans son cas. Il s’agissait uniquement d’un travail alimentaire dans lequel elle ne s’épanouissait pas et n’éprouvait aucun plaisir. Il lui arrivait parfois d’avoir des tranches d’optimisme, des petits instants de joie lorsque son chemin venait à croiser celui de certains patients adorables ou de petites bouilles d’enfant qui la faisait fondre. Mais depuis William, elle avait décidé de se tenir éloignée de ses collègues de travail, refusant toute proposition de verre ou de soirée karaoké alors qu’auparavant, elle était même l’une des organisatrices. Si elle pouvait claquer sa démission et avait les moyens financiers, elle partirait sans un seul regret, achèterait un petit local commercial et passerait ses journées à pâtisser. Elle soupira profondément avant de boire une nouvelle gorgée de la boisson chaude réconfortante qui, malgré elle, l’entoura d’un halo de bien être et de sérénité. Ses pâtisseries, elle devait se les garder pour elle et ses proches, les seuls qui comptaient même s’ils se réduisaient à une peau de chagrin. Et ils continueront de se réduire si elle se comportait ainsi sans mettre d’eau dans son vin. Le Docteur Albrecht n’avait pas à payer pour tous les autres médecins qui la traitaient, elle et ses collègues de travail, comme du menu fretin, sans les voir et sans remarquer que sans toutes ces petites mains il serait bien compliqué pour eux de briller en société. Après tout, il n’avait jamais été autre chose que respectueux à son égard et à l’égard des autres. De la même manière, il n’avait pas à payer les conséquences de ces récentes histoires amoureuses qui lui avaient hérissé le poil dès qu’un homme s’approchait d’elle : il n’avait pas le profil type du violeur, ni celui du lâche. Elle pourrait peut être lâcher un peu de leste. L’observant quelques instants, pesant le pour et le contre avec précaution, elle finit par baisser un peu sa garde d’environ un demi-millimètre. « Désolée. » s’excusa-t-elle. « L’habitude et Harry m’a empêché de dormir toute la nuit. » Elle lui adressa un pâle sourire, entourant le café de ses longs doigts fins, y trouvant un réconfort bienvenu après la nuit infernale qu’elle venait de passer et la perspective que la suivante ne soit pas meilleure. Elle avait tellement hâte de passer directement à l’étape où son fils serait redevenu un ange et fasse ses nuits en entier, où il serait un peu plus indépendant sans pour autant devenir trop casse-cou. Même si avec comme modèle son père, c’était loin d’être gagnée.  « Si le téléphone ne sonne pas dans votre bureau, si personne ne vient déranger toutes les deux minutes pour demander où se trouve tel ou tel dossier posé bien évidence sur le comptoir, si on bénéfice d’un peu de quiétude, je veux bien venir dans votre bureau. » Un petit éclat de malice activé par la caféine s’alluma dans son regard. « En tout bien toute honneur évidemment. » Ses a priori vis-à-vis des médecins se maintenaient fermement. Elle jeta un coup d’œil à sa collègue de travail qui semblait surchargé alors que pour une fois, l’ambiance était assez calme. Il était encore trop tôt pour que les enfants ne feignent une quelconque maladie pour éviter l’école, pour que les étudiants ne viennent soigner leur soirée trop arrosée, pour que leurs parents ne viennent exiger des réponses ou pour que leurs grands-parents ne viennent passer le temps. « L’hiver est passé. Votre service est plus calme, non ? » Elle pouvait s’accorder quelques minutes de discussion, même avec un médecin. Deux solutions : soit au fur et à mesure, il confirmerait ses a priori, soit il serait l’exception qui confirmerait la règle. Dans tous les cas, elle serait gagnante.

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· Re: come as you are. · Mar 5 Mai - 12:23
Le souvenir de la moue joviale sur le visage de Charlotte était déjà lointain, tant elle lui en avait balancé gratuitement au visage, ce fut pourquoi Ike ne s’attendit pas à être à nouveau surpris par un retournement total de situation. Des excuses. Là encore, il s’agissait d’une première. Il se redressa et jeta un regard aux alentours, à la recherche d’un témoin de cette action inédite de la part de la standardiste ; hélas même sa collègue ne devait pas l’avoir entendu. Flûte, personne ne le croirait ! « L’habitude, hein ? » railla-t-il sans pouvoir s’en empêcher. L’habitude de traiter les médecins comme les derniers des incapables, parce qu’elle était aveuglée par une détestation personnelle et des a priori dont il n’était pas responsable. En toute humilité – qu’il ne possédait pas – si tous les docteurs qu’elle avait connus avaient été comme lui, elle aurait une toute autre image du monde médical surdiplômé. « Les enfants, quelle plaie ! » Il ne pouvait pas comprendre son fardeau, car il avait eu la chance d’avoir rencontré « son » gosse à l’âge de sept ans, alors qu’il faisait déjà ses nuits et avait presque toutes ses dents. Il n’osait pas imaginer le supplice que devait être un gamin en bas âge ; les couches, il pouvait les changer, mais il grimaçait à la perspective d’entendre un mini être humain hurler du matin au soir et des migraines que cela pourrait lui causer. L’idée d’un ou d’une petite Albrecht courant partout dans le salon et la cuisine était parfois tentante, mais ses choix de vie le rappelaient bien vite à l’ordre. Ike n’était pas fait pour être père, il en était ainsi. Il plissa les yeux pour l’écouter avec la plus grande attention et secoua lentement la tête de gauche à droite lorsqu’elle s’interrompit. « Rien de tout ça entre mes quatre murs, vous êtes bien placée pour savoir que nous sommes payés une fortune pour ne rien faire du tout ! » Même si la jeune Lancaster avait baissé les armes, le chirurgien n’était pas prêt à mettre fin si rapidement à leur petite joute verbale. Il pouffa de rire, redressé de toute sa hauteur, qui l’éloignait dès lors du comptoir derrière lequel elle se dissimulait. « L’hiver est passé, mais le redoux est arrivé. Les skateurs amateurs ont refait leur apparition, avec leur lot de tibias fracturés et de poignets luxés... » A nouveau, il en revenait aux enfants, aux adolescents, et toutes les contrariétés qui allaient avec. Le skate faisait partie de ses bêtes noires, raison pour laquelle il avait d’ores et déjà commandé une voiture à Alvin, qu’il aurait dès ses seize bougies soufflées. Il lui faisait plus confiance derrière un volant, entouré d’un habitacle costaud, plutôt que sur une planche ou deux roues. « Les maux de dos, eux, ne prennent pas de vacances, en plus. C’est la majorité des cas que je traite en ce moment. » Il y avait aussi le cas de la population vieillissante, qui souffrait du poids des années, et qu’il parvenait à soulager pour quelques semaines. Sa formation de chiropracteur était apparue comme une évidence lors de son emménagement à Windmont Bay. Cette bourgade avait davantage nécessité de bons massages de remise en service que d’intervention sur leurs autres membres. « A l’occasion, si besoin ou envie, n’hésite pas à te glisser dans mon agenda. La première consultation est offerte. » Pour elle, en tout cas. Il reçut un regard mauvais de la part de la collègue, seule overbookée du moment, et il se pencha sur le comptoir, vers Charlotte. « Je crois qu’on gêne. J’offre une visite gratuite de mon bureau, si ça t’intéresse, » murmura-t-il comme un secret, avant de lui adresser un clin d’œil complice et de s’éloigner de la borne d’accueil pour rejoindre son humble demeure professionnelle. Il était parvenu à ferrer le joli poisson blond du standard, peut-être se voilait-il la face et qu’il l’attendrait, porte ouverte, pour rien, mais il avait l’impression qu’elle avait besoin de parler, et il se ferait une joie d’être son interlocuteur pour quelques instants. Pour lui prouver que les médecins ne mordaient pas tous.

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Charlotte Lancaster

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· Re: come as you are. · Jeu 21 Mai - 11:47

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« A qui le dites vous. »
soupira-t-elle. Elle aimait Harry de tout son cœur. Les choses avaient été compliquées entre la mère et l’enfant, ces derniers mettant du temps à s’apprivoiser. Il avait, après tout, déboulé dans son existence comme un boulet de canon, la mettant sans dessus dessous sans possibilité de retour en arrière. Sans compter les circonstances ayant été à l’origine de sa venue au monde. Parfois, elle se demandait si, dans l’hypothèse où elle n’avait pas fait ce déni de grossesse, elle l’avait gardé ? N’aurait-elle pas demandé à Bee de l’accompagner à une quelconque clinique pour se débarrasser de la preuve matérielle de ce que son père lui avait infligé ? Il lui suffisait cependant de poser les yeux sur son fils, car c’était bien son fils avant que d’être autre chose, pour ressentir tout l’amour inconditionnel que ce dernier lui portait, même quand elle n’était pas coiffée ou maquillée, même quand elle avait suffisamment de valises sous les yeux pour lui permettre de faire le tour du monde en 80 jours, voire un peu plus, même quand elle était d’une humeur massacrante et n’avait pas une once de patience en elle. Il l’observait de ses grands yeux bleus avec une douceur et une admiration infinie. Il étendait ses petits bras potelés alors que sa bouche tentait de former des mots silencieux et aussitôt son cœur fondait devant pareil spectacle. Elle ne pouvait lui en vouloir bien longtemps. Il était son sang à plus d’un titre, la chair de sa chair et celui pour qui elle donnerait son dernier souffle. Quant bien même il n’agisse comme un vampire en retirant toute énergie, tout suc vital de son organisme comme la nuit dernière. Une ombre de sourire envahit ses lèvres légèrement rosé, se surprenant à retrouver un semblant de vivacité et de malice en discutant avec un de ses collègues de travail, ou plutôt un de ses supérieurs. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait ressenti un allègement de son travail, elle qui passait son temps à titiller tout le monde avant. « Ravie de vous entendre l’admettre. » Elle sortit un dictaphone laissé par un médecin, la prenant visiblement pour sa secrétaire. « Vous pouvez le redire un peu plus fort dans le micro cette fois-ci ? » Elle reposa ce dernier avant de reporter son attention sur son interlocuteur, ne pouvant s’empêcher de rouler ses yeux devant la suite du baratin qu’il servait sans le moindre doute à toutes ces patientes en pamoison devant la blouse blanche et un physique plus agréable que la majorité des médecins présents dont les cheveux n’avaient d’égale blancheur que celle de leur dentier. Néanmoins et une fois encore, un sourire en coin accompagna ce geste d’humeur, l’adoucissant sans réellement que la jeune standardiste ne s’en rende compte. « Je prends note. » répondit-elle avant de lui jeter un regard interrogateur, ne sachant ce qu’il entendait par là. Ou plutôt ce qu’elle voulait entendre par là. Un furtif coup d’œil sur sa collègue, l’observant se dépatouiller avec le téléphone qui sonnait mais qu’elle parvenait à gérer. Un autre sur la salle d’attente qui semblait se tarir progressivement laissant planer une accalmie jusqu’à la prochaine catastrophe qui plongerait Windmont Bay dans des méandres bien plus rocambolesques que Wisteria Lane. Un nouveau sur le Dr Albrecht qui l’attendait nonchalamment dans l’embrasure de sa porte offrant une fenêtre sur une oasis bienvenue. Un dernier sur la pile de dossiers et la tasse de café désormais vide. « Oh et puis flûte ! » Depuis sa rencontre avec Etta et leurs discussions, elle avait décidé qu'elle devait lâcher prise davantage. Qu'elle devait renouer avec l'ancienne Charlotte, celle qui faisait la fête, celle qui draguait et se laissait draguer, celle qui profitait de la vie sans s'embarrasser de compte d'apothicaire. Elle ne pouvait pas laisser Drew, son père ou William ou quelconque autre individu dicter sa conduite et décider ce qu'elle pourrait faire de son existence. Elle était seule maître de son destin et de ses envies, y compris si ses envies l'amenait à laisser tomber sa collègue pour s'accorder une pause sans avoir fini le dossier qu'elle avait entamé. Sans plus réfléchir, elle se leva en même temps qu’elle indiqua prendre sa pause. Elle ne prêta guère d’attention à la réponse de sa collègue et disparut dans le bureau du chirurgien sur lequel elle prêta un regard curieux, observant les lieux, les bras croisés dans le dos comme si elle se trouvait au musée. « La visite guidée va être courte, non ? » lui répondit-elle, une légère moue sur ses traits d’albâtre. « On peut s’asseoir pour admirer les œuvres ? » l’interrogea-t-elle avant de pencher la tête de côté pour observer un cadre juste à côté du médecin. « C’est quoi ? Je n’arrive pas à… » Elle se pencha de plus en plus pour tenter de comprendre ce que ce dernier représentant quand un crac résonna dans son cou, la faisant grimacer. C’était ça de ne pas dormir.

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· Re: come as you are. · Lun 15 Juin - 16:04
Le chirurgien n’était pas au fait de toute l’histoire personnelle de la blondinette, et même si les ragots étaient parvenus jusqu’à ses oreille, il avait choisi de ne les oublier momentanément et de s’ouvrir aux informations qu’elle voudrait bien lui partager ce jour-là. Ils avaient tous les deux fait un énorme pas en avant en échangeant des banalités, alors qu’elle l’avait habitué à des piles de dossiers balancés sur le comptoir ou des rappels de rendez-vous envoyés par mail avec le strict minimum des règles de politesse. La jeune femme n’était plus celle de son souvenir, elle s’était métamorphosée en quelques phrases échangées, preuve que la gentillesse était vecteur de miracles. Ike ne se lasserait jamais de tendre la main à son prochain, parce qu’il était ainsi fait, mais surtout parce que les fruits récoltés possédaient une saveur particulièrement douce. Telle une fleur durant les premières lueurs du printemps, Charlotte était en train d’éclore lentement mais surement devant ses yeux, dévoilant une toute nouvelle personne qui lui donnait envie de connaître davantage. Bien entendu, il savait qu’il n’était pas le seul vecteur de ce changement, il avait beaucoup de prétention mais pas celle-ci, et qu’elle devait avoir trouvé un semblant d’équilibre dans sa vie pour enfin pouvoir juger les autres sur un point autre que la couleur de leur blouse. Il retroussa le nez face à sa petite plaisanterie avant de se fendre d’un sourire si large qu’il dévoila ses dents. « C’est petit, ça, Miss Lancaster ! » Mais c’était de bonne guerre. La brèche entrouverte dans l’attention de la standardiste était désormais de bonne taille et pouvait accueillir la haute silhouette d’Ike, qui s’attendit à voir sa proposition rejetée. « Oh ?! » Il rigola discrètement face à sa double acceptation, et se tourna pour jeter un regard dans son bureau qu’il connaissait pourtant sur le bout des doigts. La pièce n’était pas immense, elle n’avait rien de comparable avec ce à quoi il avait eu droit à Chicago, en tant que chef de service dans un véritable hôpital, il possédait suffisamment d’espace et de cachet pour être un endroit agréable dans lequel mettre les pieds. Albrecht ne rechignait jamais à ouvrir sa porte le matin. « Ce n’est pas un palace, désolé... » C’était tout de même quatre à cinq fois plus grand que le modeste comptoir derrière lequel elle se cachait. « Je ne te prenais pas pour une fanatique des os, » la taquina-t-il. En effet, il n’avait pas fait dans l’original pour sa décoration. Il y avait quelques petits sculptures de phalanges saines, de fémur brisé, de formes indéterminées fabriquées par les mains enfantines d’Alvin et offertes lors de ses anniversaires. La pièce dont il était le plus fier était celle qui capta l’intérêt de la jeune femme. Il s’agissait de la reproduction encadrée d’une photo qu’il avait prise dans son Texas natal au cours d’une balade à cheval au crépuscule. Le coucher de soleil sur les collines rougeoyante avait un effet apaisant sur le médecin mais également sur ses patients, qui avaient souvent un mot gentil à l’égard de la photographie. Il eut un sursaut en entendant le bruit un peu trop fort de la nuque de Charlotte. « J’ignorais que je te faisais autant craquer ! » Il plaisantait mais sa grimace d’inconfort était bel et bien présente sur ses traits. « Ne bouge pas... » Il vint se placer dans son dos et apposa délicatement ses mains de part et d’autre de son cou. Il appuya son pouce sur plusieurs vertèbres avant d’exercer une pression plus forte sur la troisième. « Il va falloir rehausser l’écran de votre ordinateur, Madame, et changer d’oreiller, si vous tenez à votre dos... » La jolie blonde jouait ses deux atouts en une seule partie, elle utilisait à la fois sa visite guidée et sa consultation gratuite.

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· Re: come as you are. · Dim 21 Juin - 16:18
« Je suis ostensiblement pleine de ressources. Il suffit juste de sonder un peu sous la surface. » répliqua-t-il d’un ton léger agrémenté d’une petite étincelle dans les yeux, fière d’en rajouter une couche. Sans doute devrait-elle blâmer son meilleur ami pour lui avoir permis de développer un sens de l’humour aussi hasardeux. Mais plutôt que de se moquer, il convenait que le médecin apprécie l’effort effectué : il était rare que les blouses blanches puissent recevoir l’insigne honneur d’une plaisanterie, aussi mauvaise soit-elle de la jeune femme, tant elle ne leur montrer qu’un visage en miroir à leur condescendance et absence totale d’humanité. Du moins pour les chirurgiens. Mais le Docteur Albrecht semblait différent des autres et, pour une fois, la première depuis longtemps voir depuis toujours, elle lui donnait une chance. Une chance qu’elle regretta amèrement quand son étude un peu trop poussé du paysage qui se dessinait sous ses yeux lui rappela qu’elle n’avait plus 20 ans et que bientôt, on préparait la place qui lui reviendrait de droit à l’hospice. Malgré la douleur, elle ne put s’empêcher de sourire et voulut, instinctivement, secouer la tête. Cela accentua malheureusement davantage la douleur ressentie et la poussa à grimacer de nouveau en enfonçant davantage sa tête entre ses épaules. « Je vois qu’on a le même sens de l’humour vaseux. Ca me rassure. » répliqua-t-elle en glissant sa main sur son cou pour tenter de le remettre en place elle-même. Ce qui était franchement stupide de sa part dès lors que ce genre de chose était suffisamment dangereuse et qu’elle avait surtout un excellent orthopédiste sous la main. Ou plutôt, c’était lui qui l’avait sous les siennes. Elle se figea quand elle le sentit se rapprocher et glisser ses mains sur son coup pour le remettre professionnellement en place. Instinctivement, elle s’était crispée bien malgré elle, n’aidant pas à instaurer ce climat de confiance qui lui faisait défaut dès lors qu’un représentant du sexe masculin était dans les parages. Si elle n’avait plus réellement de problème d’intimité ou de rapprochement avec le temps qui s’était écoulé et les leçons apprises auprès d’Etta, une petite voix en elle continuait de lui murmurer sur le qui-vive dès qu’un homme était à son contact immédiat. Le dernier d’entre eux qui était rentré ainsi dans son espace vital, à l’exception de Harry évidemment, lui avait fait suffisamment mal pour qu’elle en ressorte profondément meurtrie, comme tous ceux avant lui. Elle grimaça en pensant que ses doigts allaient être glacés et qu’il allait faire plus de mal que de bien mais une fois encore, elle s’était trompée. Peut être devait-elle dépasser davantage ses aprioris non seulement sur les médecins mais plus encore sur les hommes. Le spécialiste ne lui avait pas fait de mal ; bien au contraire.

« Merci. » murmure-t-elle en se massant la nuque et en s’éloignant un peu tout de même de ce dernier. Elle se retourne alors vers lui pour poursuivre du même ton : « Vous pouvez faire un mot à mon employeur du coup ? Ou alors vous faites des cartes de fidélité pour les patients les plus récurrents ? Avec intervention à domicile si besoin ? » Elle penche la tête de côté de part et d’autres, appréciant une mobilité dont elle s’était retrouvée bien dépourvue quelques secondes auparavant. « Le corps humain est fascinant quand même. Il suffit d’une petite pression au bon endroit et de la bonne manière pour que tout se mette en place. » Si seulement cela pouvait s’appliquer également dans le reste de son existence, les chances seraient bien plus simples de cette manière. Le silence s’installa quelques secondes entre eux sans qu’il ne soit particulièrement inconfortable pour la réceptionniste qui prenait ses marques dans un nouvel environnement et reprenait doucement ses esprits après la manipulation rendue nécessaire. Ses doigts entourèrent ses longues mèches blondes pour venir les glisser du même côté avant de se retourner vers la photographie, cause de tous ses maux. « Ce n’est pas Windmont Bay. » affirma-t-elle, connaissant malgré elle chaque recoin des environs de la cité côtière. Elle était définitivement une fille des villes mais avait appris à apprécier une petite randonnée de temps en temps et Drew lui avait fait découvrir chaque sentier des environs qu’elle n’avait pas déjà parcouru durant son enfance et adolescence sous le ciel d’été. « C'est une photo de où ? » demanda-t-elle, manifestement plus intéressé qu'aux autres éléments de décoration qu'elle espérait ne pas être vrais.

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· Re: come as you are. · Ven 7 Aoû - 13:08
« Je crois que c’est l’humour qui vient dès qu’on a un gosse… même si je pensais que c’était plutôt l’apanage des hommes ! » Comme beaucoup de choses, au final. Les « blagues de papa » étaient un phénomène mondial, alors que les mamans avaient tout autant le droit de se répandre en plaisanteries balancées pour embarrasser leur progéniture. Il était ravi de constater qu’il partageait avec la jeune femme plus qu’un lieu de travail en commun, même s’il n’avait qu’à moitié obtenu la carte de parent et qu’il trainait son humour douteux depuis aussi loin que remontaient ses souvenirs. Le sérieux n’était en effet pas l’une des caractéristiques spécifiques d’Albrecht, qui passait son temps à dédramatiser chaque situation à coup de bons mots et de traits d’esprit. Son manque de maturité lui avait longtemps été reproché, cependant, il n’avait pas l’impression d’avoir face à lui une gamine en l’entendant jouer verbalement avec lui. Comme quoi, toute performance dépendait de son auditoire. Il sentit Charlotte se crisper sous ses doigts – ce dont elle n’avait pas besoin, puisqu’il pouvait sentir un gros nœud au niveau de son épaule droite – et redoubla de douceur pour appliquer son talent sur sa peau et le faire pénétrer jusque dans ses vertèbres. Elle était aussi petite qu’il était grand, aussi frêle qu’il était imposant, pourtant il se sentit impressionné par cette promiscuité. Charlotte n’était pas vraiment une patiente, il n’était pas supposé se trouver avec elle dans son bureau ; même s’ils ne faisaient rien de mal, il y avait comme un interdit qu’il transgressait, son regard se tourna brièvement en direction de la porte tandis que la jolie blonde s’éloignait de lui à la fin de son massage amélioré. Il secoua la tête, soufflant par le nez avec amusement, en se décalant vers son bureau pour appuyer sur le bouton d’allumage de son ordinateur. « Je laisserai un mémo à Rory pour lui dire de mieux traiter ses secrétaires médicales, tu peux me faire confiance. » Il ponctua sa phrase d’un clin d’œil complice. Même s’il parlait avec légèreté, il n’hésiterait pas à en toucher un mot au directeur de la clinique. Il griffonna rapidement sur le dos de l’une de ses cartes de visite un petit bon pour un massage, sans date de fin de validité, et se rapprocha à nouveau d’elle pour lui tendre du bout des doigts. « Je ne fais pas encore à domicile, mais je ne manquerai pas d’avertir mes meilleures clientes lorsque ce sera le cas. » Était-elle en train de flirter ? Il n’était plus trop sûr de rien désormais. Elle venait de s’échapper de son emprise purement médicale, maintenant elle l’invitait chez elle ? Il se racla la gorge avant de se fendre d’un large sourire. « L’être humain n’est pas compliqué, d’un point de vue anatomique. C’est dès qu’il s’agit de rentrer là-dedans, » il se tapota la tempe en guise d’illustration, « que tout  gagne en complexité. » C’était pour cette raison qu’il n’avait jamais accroché aux enseignements de psychologie et que son stage en hôpital psychiatrique restait l’un des pires souvenirs de son existence. Il s’était senti si impuissant face à la détresse du cerveau humain. Il estimait avoir choisi la simplicité, en quelque sorte, en se spécialisant dans la réparation du squelette plutôt que de l’esprit. Il se passa la langue sur les lèvres suite à cette petite réflexion qui tomba dans l’eau – ou plutôt le silence. Il s’attendit à ce que Charlotte en profitât pour tirer sa révérence, toutefois la blondinette semblait se plaire entre ses quatre murs, ce qui fit sourire à nouveau Ike. Il se rapprocha en quelques pas pour se positionner à côté d’elle, les yeux rivés sur la photographie. « Non, c’est Losoya. C’est mon Texas adoré. » Il se moquait bien de passer pour un beauf auprès des natifs de la côte ouest, il était fier de ses racines, de ces longues étendues de prairie dans lesquelles il avait galopé des heures durant quand il était gamin. « Je ne sais pas si tu connais, mais c’est un coin à visiter, toute la région autour de San Antonio, c’est chaud mais dépaysant, et je pourrai te donner quelques bonnes adresses. Il y a un steakhouse à se damner et… » Il s’interrompit en se rendant compte qu’elle avait certainement posé la question par politesse et non parce qu’elle était intéressée par une prochaine destination de vacances, d’autant plus dans un Etat de plouc. Il baissa la tête en la secouant légèrement de gauche à droite. « Tu es en train de me faire parler pour avoir de quoi te foutre de ma gueule la prochaine fois que je passerai devant la réception, c’est ça ? » Si tel était le cas, elle était douée, car il n'avait rien vu venir.

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· Re: come as you are. · Sam 5 Sep - 18:40
« Rory ? C’est lequel celui-là ? » Elle ne put s’empêcher de grimacer en entendant le prénom d’un de ses multiples tortionnaires. Elle ne les appelait jamais par leur prénom, se contentant de leur titre. Ca convenait parfaitement à leur ego surdimensionné, le flattant à foison. Et ça permettait à la blondinette de ne pas avoir à les humaniser, continuant de les voir comme des monstres de froideur sans une once d’humanité en eux. Et de toute manière, ce n’était pas comme si les médecins lui retournaient la politesse en l’appelant par son prénom, ne voyant pas même qu’elle était également un être humain et non pas leur chose qu’ils pouvaient traiter comme bon leur semblait. Rares étaient ceux qui bénéficiaient de la moindre considération de l’irascible standardiste. Le Docteur Albrecht était curieusement l’un des seuls dont elle connaissait le prénom, sans trop savoir pourquoi elle l’avait retenu après avoir parcouru un dossier pour le reporter. Peut être parce qu’il lui faisait penser à quelqu’un sans qu’elle ne puisse se l’avouer, quelqu’un qu’elle avait bien aimé. Peut être parce qu’il était séduisant ou que son nom revenait souvent sur les lèvres des infirmières et autres aides-soignantes. Peut être parce qu’on racontait pas mal de chose sur lui et son histoire tragique dont elle n’écoutait qu’à moitié les rumeurs, étant bien placée pour savoir combien la vérité pouvait en être éloignée. Ou tout simplement parce qu’elle devait bien avouer qu’il traitait mieux les uns et les autres, y compris subalternes. Le fait que ses mains parviennent à la détendre, elle qui continuait d’être tendue de manière normale et encore un peu lorsqu’un homme la touchait, jouait encore et toujours plus en sa faveur.

Elle lui adressa un léger sourire en coin tandis qu’elle récupérait la carte de visite qu’il lui tendait, la tournant entre ses doigts pour observer les lignes en cursive indiquées à la hâte et lui adressa une réponse sur le même ton : « Ce n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde. Je veillerai à déposer Harry pour pouvoir entièrement me détendre quand ce jour arrivera. » Cela faisait longtemps qu’elle n’était pas entré dans un tel jeu, ne sachant plus s’il s’agissait de séduction ou d’autres choses. Ces dernières relations avec la gente masculine avait été catastrophique et, à dire la vérité, la dernière fois qu’elle avait flirté avec entrain et sans abaisser sa garde, remontait à Drew. Autant dire le siècle dernier dans son esprit. Depuis lui, elle avait pu se laisser approchée et séduire par quelque mirage mais n’avait jamais joué un rôle proactif dans ce domaine, n’y voyant que peu d’intérêt. Et pourtant, la grande romantique qu’elle était semblait mal dissimuler un mal être affectif qui se faisait d’autant plus criant en voyant le bonheur irradier autour d’elle. Des amies qui tombaient enceintes, volontairement. Des connaissances qui annonçaient leurs fiançailles. Ne serait-ce que son meilleur ami qui dégoulinait de bonheur et d’amour lui mettait des gazouillis dans l’estomac et des cœurs dans les yeux. Un jour, peut être. Toutes les comédies romantiques qu’elle avait englouties lui confirmaient que son tour viendrait. Au moment où elle s’y attendrait le moins. Pourquoi avec le Docteur Albrecht ? Elle ne savait pas trop mais elle se sentait en sécurité. Il était marié. Il était médecin. Il était sur le lieu de travail. Il était éloigné de ce dont elle pouvait craindre. C’était facile de secouer la poussière et reprendre des habitudes qu’elle n’avait plus. Facile et agréable de se sentir légère. Elle poussa un profond soupir. « Plus encore quand on tente de percer la psychologie féminine. Rassure-toi, la moitié du temps : on ne se comprend pas soi-même. » Elle fit une petite moue du nez, le fronçant légèrement et refusant de se laisser submerger par de mauvais souvenirs. Hors de question qu’ils lui volent la légèreté d’un instant depuis longtemps oublié.

Elle se tourna ensuite vers lui quand il s’approcha, l’observant attentivement quand il évoqua son Texas natal. Evidemment, il n’avait pas les attributs clichés de ses habitants ; du moins en apparence.  Hochant négativement la tête, elle se passa la langue sur la lèvre inférieure, ayant curieusement l’impression de se retrouver dans un coin où elle n’avait jamais mis les pieds. Elle éclata de rire avant de secouer négativement la tête. « J’ai peut être des a priori négatifs à l’égard des médecins ; mais tu en as également à mon encontre de ce que je vois. Ca ne m’était même pas venu à l’esprit. » s’exclama-t-elle, clairement amusée, ses joues légèrement rosées. « Mais je prends bonne note. Pour San Antonio, le steakhouse et la vision de toi en train de te tenir sur un cheval en marche arrière pour attraper au lasso un taureau sauvage. » Elle pose son index sur sa bouche faisant mine de réfléchir. « Je me demande ce qui passerait mieux : dire que tu as été clown de rodéo ou que tu as une collection de bottes de toutes les couleurs dans ton bureau mais que tu dissimules par honte ? » Mutine, elle rajouta : « C’est vrai que le football est votre religion sur place ? Et que tout est plus grand ? … y compris les gens ? » Elle leva les yeux vers lui, en haussant un sourcil. Elle ne se comptait pas : elle était petite même pour les gens de Windmont Bay. Elle secoua ses boucles blondes, son regard accrochant du coin de l’œil l’arrivée de toute une famille qui avait manifestement mangé mexicain d’après les cris et les torsions des corps. « Je devrais peut être y retourner pour éviter que Rory ne me mette dehors. Ou faire jaser. » Elle leva la carte de visite et l’utilisa pour le saluer comme un cowboy. « Ca ne vaut peut être pas ceux de San Antonio mais je fais de très bons steaks.»

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