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Beckett Schaeffer

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· I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Jeu 16 Avr - 18:35
@Marley Denbrough - Portland ~ 16.04.2020

Now baby, let's ride, we got nothing but time. You're the perfect distraction, you're the main attraction

Beckett Schaeffer, du haut de ses vingt-sept ans, de son mètre quatre-vingt-cinq et de sa soixante-dizaine de kilos, avait toutes les caractéristiques physique d’un adulte correctement proportionné. Cependant, il lui manquait encore une stabilité de vie pour se considérer comme faisant partie intégrante de la société. Il avait laissé de côté son emploi précaire et peu recommandable au profit d’un travail qui était mieux considéré par ses pairs et pouvait apparaître sur son CV jusqu’alors bien pauvre. Encore aujourd’hui, il se demandait comment il avait fait pour convaincre un patron de faire de lui son employé, alors qu’il n’avait rien d’officiel à son actif, qu’il n’avait pour se vendre que plusieurs années d’études qui n’avaient même pas débouché sur un diplôme, qu’il n’avait aucune lettre de recommandation ; il devait son salut à l’infinie gentillesse – bêtise ? – de Robin Cotton, à qui il aurait désormais pu donner sa vie, tant il lui devait beaucoup. Même si sa place au sein du Camp Tomahawk Lake était encore à définir, il y avait passé presque deux mois entiers et cela lui était suffisant pour savoir qu’il s’y plaisait beaucoup. Un travail de terrain, à se rendre utile ou à faire le malin face à un public aisé à distraire, c’était devenu rapidement une évidence pour lui. En plus de s’amuser comme un petit fou, au grand air, il obtenait désormais de l’argent de manière saine, régulière et officielle. Ca aussi, ça le changeait beaucoup. Il avait eu les larmes aux yeux lorsqu’il avait tenu son premier chèque, et le sentiment avait demeuré jusqu’à ce qu’il le déposât à la banque. Le puzzle Beckett Schaeffer prenait peu à peu forme, et ses accompagnants sur ce long chemin de croix étaient les plus importants à remercier pour ce « glow-up ». Il quittait justement deux d’entre eux pour aller retrouver le troisième, et non des moindres, actuellement à Portland. Il arriva deux heures en avance par rapport à la fin de service de Marley, pour honorer le rendez-vous pris quelques jours auparavant. Il avait réussi à garder le mystère de sa grosse surprise, pour n’être dissuadé par personne, mais également pour voir l’éclat dans le regard de ses proches lorsqu’il débarquerait au volant de sa nouvelle monture. Car oui, il avait fait une folie. Il avait claqué les dernières économies faites grâce à son argent sale dans l’achat d’une voiture. Il avait jeté son dévolu sur un modèle d’occasion, une Ford Taurus de 2008 qui ne payait pas de mine, mais qui lui avait tapé dans l’œil sans qu’il ne put expliquer pourquoi. La voiture choisit le conducteur, avait-il appris en regardant Transformers, qui était-il pour renier cette connexion automatique et instantanée ?

Il rejoignit le parking de l’hôpital dans son nouveau petit bijou et, ne trouvant pas le véhicule de son homme, se rendit jusque l’entrée de la clinique. Il taxa une cigarette à un pauvre petit vieux qui attendait là également, et guetta la sortie de l’infirmier. Ils n’avaient pas convenu de se retrouver le soir même chez lui, Bee ne lui laissa pour autant pas le temps d’être étonné de le voir sur son lieu de travail car il sautilla vers lui, glissa ses mains autour de sa taille pour l’embrasser sur la joue. « Je sais, je suis fou d’être venu jusqu’ici et de te sauter dessus comme ça. » Il frotta son nez contre sa tempe avant de se redresser pour le laisser récupérer ses esprits. « J’espère que tu n’as rien de prévu, car je t’enlève, aujourd’hui ! » Même si sa voix était légère, enjouée, il aurait beaucoup de mal à accepter un refus de la part de son petit ami. Il n’était pas le plus doué en surprise, et il s’était énormément donné pour réussir son organisation, sa fierté en prendrait un coup certain. « Considère ça comme ton deuxième cadeau d’anniversaire, même si c’est un peu bête de ma part de le faire passer pour ça, car je compte bien en profiter aussi ! En parlant de profiter, j’ai quelque chose à t’annoncer... » Il lui laissa à peine l’occasion d’en placer une, qu’il l’entraînait déjà par la main pour l’emmener jusqu’à sa presque fraîche voiture. « Tadaaa ! Marley, je te présente la Bee-Mobile. Bee-Mobile, je te présente Marley, avec qui je risque de salir souvent tes banquettes, mais je nettoierai, promis ! » Il était excité comme une puce et tâcha de se calmer en guettant la réaction de son homme, vers qui il tendait sa paume, pour lui montrer qu’il possédait les clés, que tout était bien réel. Il était prêt à sortir les papiers de sa poche arrière, si cela ne suffisait pas.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Jeu 23 Avr - 11:37
Cette journée avait été pour le moins éreintante, plusieurs collègues manquaient à l’appel et les consultations s’étaient succédées. Malgré les indications de certains, Marley n’avait pas pris le temps de s’octroyer une réelle pause, notamment pour se reposer ou même se repaître, optant pour un petit grignotage sur le pouce entre deux patients. La cigarette représentait éventuellement la seule distraction qu’il s’accordait car son addiction était plus forte que le reste, il la privilégiait à un bon repas notamment, mais ce n’était pas nouveau. Il préférait bien évidemment l’apaisement que procurait le tabac sur son organisme à l’ingurgitation de nourriture ; manger n’avait jamais figuré sur la liste de ses activités favorites. Néanmoins il avait fait un effort considérable sur ce point grâce à son compagnon et après un peu plus de six mois, il pouvait fièrement arborer ses cinq kilos supplémentaires ; il quittait désormais le statut de crevette pour un autre qui restait à déterminer. Dans tous les cas, Beckett semblait ravi chaque fois qu’il lui pinçait la taille et qu’il parvenait à attraper un morceau de peau. Ses réactions l’amusaient et lui faisaient plaisir car le blondinet se souciait de sa santé et de son bien-être, ce qui le changeait nettement de ses précédentes relations, jamais il n’avait eu un petit ami aussi prévenant que lui. Certains y verraient une omniprésence ou peut-être une forme d’exagération qui sonnait faux, lui ne percevait pas les choses sous cet angle, il était même comblé à l’idée de mourir étouffé par l’étreinte de ses bras et de ses attentions. Avec le temps leur relation s’était développée en quelque chose de plus stable, tout comme cette espèce de hiérarchie entre eux qui avait évolué au fil des années et des mois, les rôles s’inversant à chaque événement marquant de leur histoire. Tout était différent aujourd’hui, ils étaient comme des hommes nouveaux et l’infirmier s’accrochait fermement à cette vérité afin de ne pas sombrer dans leurs anciens travers. Il avait la dent dure, il ne savait pas totalement pardonner, il était rancunier jusqu’au bout des ongles, et pourtant il avait fait le choix de tirer un trait sur le passé et de vivre pleinement ce nouveau chapitre en oubliant les précédents. Bien entendu, Marley serait toujours Marley, sa nature profonde l’obligeait à toujours voir le mal partout, en chacun. L’être humain était par définition décevant, il se comptait d’ailleurs lui-même dans le lot, par conséquent il ne pouvait garantir de parvenir à effacer 100% de leurs mauvais souvenirs – la rancœur faisant partie de son système immunitaire – mais il se dirigeait dans cette direction.

Sac à dos sur l’épaule, il franchit les portes de l’hôpital de Portland en fin d’après-midi et prit une profonde inspiration dans le but de rejeter toutes les mauvaises ondes qu’il avait pu emmagasiner à l’intérieur. Travailler aux urgences n’était pas de tout repos et certains patients le touchaient plus que d’autres. Deux sœurs étaient arrivées plus tôt dans la journée dans son service à la suite d’un accident de la route, l’une d’entre elles ayant succombé à ses blessures et à une importante hémorragie interne, une heure seulement après leur admission. Pour des raisons personnelles mais aussi parce qu’il avait un cœur, ce décès l’avait grandement affecté, le désarroi et l’émotion de la survivante ayant eu raison de son professionnalisme. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas la présence de Beckett qui s’était empressé de lui bondir dessus, réalisant avec perfection l’effet de surprise qu’il souhaitait. Retrouvant alors le sourire après avoir étouffé un petit cri involontaire, il frotta sa main sur le bras de son homme tout en le suivant du regard. « Mais qu’est-ce que tu fais là ? » demanda-t-il bêtement, d’une voix un peu crédule. Beckett parlait beaucoup, comme à son habitude, mais cela n’avait rien de déplaisant, bien au contraire, sa bonne humeur générale était contagieuse, ce qui permettait à Denbrough de tirer un trait définitif sur sa journée de travail pour se consacrer totalement à cet homme qu’il considérait comme l’être le plus cher de sa vie. « Tu sais que je n’aime pas trop les surprises mais celle-ci est réussie… » souffla-t-il alors qu’il se faisait déjà entraîner par la main sur le parking. « Et mon bisou ? » s’enquit-il en faisant la moue. Celui qu’il avait reçu sur la joue ne comptait, à son sens, pas mais le blondinet semblait trop investi dans son petit scénario pour le remarquer. Il ne le prit pas mal, c’était même plutôt amusant à voir, il régnait d’ailleurs comme un air de Noël autour d’eux en plein mois d’avril. « Tu as acheté une voiture ? » demanda-t-il, stupéfait, en ouvrant grand la bouche. Il relâcha la main de son petit ami pour passer la sienne sur le capot du véhicule, comme pour s’assurer qu’il disait vrai. « Mon homme est devenu responsable, » ajouta-t-il joyeusement en revenant se planter devant lui pour passer ses bras autour de son cou. « Je suis fier de toi, vraiment… » murmura-t-il avec plus de sérieux en plongeant son regard bleuté dans le sien. Il ne le lui disait pas souvent, il était même avare en compliments mais il espérait que Beckett en avait conscience. « Tu m’emmènes faire un tour en Bee-Mobile ? On peut laisser ma voiture ici pour la nuit. » Ils étaient à une heure de trajet de Windmont Bay mais l’ancien escort ne refusait jamais à le conduire jusqu’ici, lorsque ce n’était pas Marley qui le déposait avant de se rendre sur Portland. Son emploi du temps changeait chaque semaine, ils étaient donc habitués à s’adapter aux différentes situations.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Lun 27 Avr - 10:50
Le sourire sur le visage d’une beauté renversante de Marley conforta Beckett dans la réussite de sa surprise. Énervé dans le meilleur sens possible du terme, il n’avait pas remarqué la semi-détresse de son compagnon lorsqu’il avait franchi les portes de l’hôpital, son esprit préférait se focaliser sur le positif, comme s’il était temporairement doté d’un filtre déformant qui ne le faisait discerner que le plus agréable de ce jour. Personne ne pouvait le blâmer de ne choisir que le meilleur, après être passé par le pire du pire avec le jeune infirmier. Leur équilibre n’était pas parfait, il leur permettait toutefois de s’aimer sans être parasités par des menaces extérieures, leurs problématiques résidaient dans leurs caractères parfois incompatibles, et des questionnements futiles liés à leur passif et aux épreuves traversées, ensemble ou séparés. Marley explicita par des mots que le manège de son compagnon était efficace, et Schaeffer sentit sa poitrine se gonfler de fierté. Il revenait de tellement loin, sa maladresse ayant heurté plus d’une fois son petit bout d’homme, qu’il prenait chaque compliment comme une victoire sur son lui du passé qui avait été exécrable à bien des niveaux. Il avait vécu les dernières années de son existence à chercher à contenter chaque personne qu’il rencontrait, tantôt celui dans le besoin, tantôt celle qui alignait le plus de billets sur la table ; aujourd’hui, même s’il aurait vendu un organe pour n’importe lequel de ses proches, le bonheur qui lui importait le plus était celui de Marley – logiquement ex-æquo avec Harry – et il s’efforçait d’être à la hauteur de l’individu qu’il était, même si le chemin pour l’atteindre était long. « J’ai acheté une voiture d’homme responsable, tout à fait, Monsieur ! » Il glissa à nouveau son bras autour de la taille de son musicien préféré et hocha la tête, le bout de son nez venant chatouiller le sien. Malgré son agitation, il avait entendu la requête du petit brun, quelques instants plus tôt, et après avoir jeté un regard aux alentours pour ne pas l’afficher devant l’un de ses collègues, Bee effaça la distance entre leurs deux visage afin de s’emparer, d’abord avec délicatesse, puis avec davantage d’intensité, des lèvres pleines et douces, de son petit ami. Ses doigts se mirent à parcourir sa colonne vertébrale, pour remonter jusque sa nuque qu’il enserra doucement, s’enivrant de leur baiser. Il finit par se reculer et son regard se perdit quelques secondes de plus dans la contemplation de l’océan qui rugissait dans ses yeux bleus. « Je t’emmène faire un tour, oui, pour te familiariser avec elle, puis j’ai réservé une chambre, pour toi et moi. » Sa main libre se mit à jouer avec le poignet de Marley, une pointe de nervosité retrouvée. « Dans un vrai hôtel, promis. » Pas dans son motel habituel, celui dans lequel il avait passé un nombre incalculable de nuits lorsqu’il était escort. Il s’agissait là d’un quatre étoiles. « Avec un spa, une piscine, un jacuzzi, un restaurant gastronomique... la totale pour se relaxer et passer du bon temps ! » A nouveau, son excitation reprit le pas sur tout le reste, mais il réalisa une erreur de débutant qu’il venait de commettre. Ses sourcils se froncèrent et il tapota ses doigts sur la poitrine de l’infirmier. « Comment ça va, toi, au fait ? Ta journée s’est bien passée ? » demanda-t-il d’une voix plus posée, presque dans un murmure. Ils étaient de toute manière suffisamment proche physiquement pour ne pas avoir besoin de parler avec une forte intonation. Il effleura une nouvelle fois ses lèvres des siennes. « Personne ne t’a enquiquiné, j’espère... » Ils étaient encore sur place, il n’avait qu’un mot à dire et Bee se pointerait dans le service de l’idiot qui avait osé emmerder son mec. Car Monsieur Schaeffer n’apprenait jamais réellement de ses erreurs. Il semblait avoir oublié les événements qui l'avaient fait perdre l'affection de sa meilleure amie, l'amour de son âme sœur, et le droit de se rendre à la clinique de Windmont Bay avec son fils.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Mar 28 Avr - 13:41
Il régnait au-dessus de leurs têtes une atmosphère doucereuse, fruitée et enivrante. Cela n’avait pas toujours été le cas entre les tourtereaux, il était de ce fait important de le souligner. Le couple était comme plongé dans une lune de miel interminable et aucun des deux ne donnait l’impression de vouloir interrompre ce doux rêve. Du point de vue de l’infirmier, celui-ci avait pour unique objectif de profiter de chaque instant positif qui leur sera donné, sans restriction, pleinement conscient que son propre tempérament serait la cause d’une éventuelle prochaine dispute entre eux. Par conséquent, il avait pris l’habitude de toujours prendre sur lui lorsqu’une situation (ou une parole) le dérangeait, dans le but de maintenir cette bulle de confort intacte. Cette aventure amoureuse un peu naïve qu’ils traversaient semblait vouloir durer dans le temps, ce qui ne lui déplaisait pas, ils avaient enfin l’occasion d’être heureux en même temps, au même moment ; les astres étaient alignés en leur faveur, il était donc idiot de ne pas en faire bon usage. « Et les hommes responsables s’assurent de toujours utiliser toutes les banquettes, c’est bien connu, » reprit-il avec un large sourire amusé, faisant écho à ses précédentes paroles. Le modèle choisi par son petit ami n’était pas si petit, il y avait matière à s’amuser, de plus s’ils étaient parvenus à entremêler leurs corps à l’arrière de sa Nissan Juke, nul doute qu’ils utiliseraient l’espace de la Ford à bon escient. Glissant ses bras autour du cou du grand blond, Marley répondit favorablement à l’ensemble des baisers qu’il lui offrit, du plus chaste au plus fougueux, non sans se placer sur la pointe des pieds pour contribuer à cet échange enflammé. « Tu nous as réservé une chambre ? » s’enquit-il alors que les paroles du jeune père étaient très claires. Cette douce attention le conforta dans son idée que Beckett était le bon et qu’il avait agréablement changé avec le temps, endossant désormais le rôle de l’amoureux transi dans leur couple, celui qui couvrait l’autre de gestes délicats en se montrant prévenant à chacun interaction. « C’est trop, tu n’étais pas obligé... » Une soirée tranquille chez lui aurait amplement suffi. Certes ne connaissait-il pas dans le détail les finances de son homme qui se gardait bien de lui démontrer le contenu de son compte en banque – Schaeffer ayant encore le droit à quelques secrets – mais il se doutait bien que le jeune homme ne possédait aucune richesse nouvellement acquise, encore moins après l’achat d’une nouvelle voiture. Risquer de se mettre inutilement dans le rouge pour le satisfaire n’en valait pas la peine mais l’enthousiasme dont il faisait preuve était tellement adorable qu’il n’avait pas à cœur de l’interrompre. « Maintenant que je suis avec toi, ça va beaucoup mieux, » affirma-t-il en passant quelques doigts curieux dans sa chevelure d’or afin d’y remettre un peu d’ordre. Ils n’étaient pas supposés se voir aujourd’hui mais ce changement de programme lui convenait grandement. Avant de le trouver sur le parking de l’hôpital, il n’avait pas réalisé à quel point tout son corps réclamait en réalité la présence de son compagnon, Bee avait exaucé son vœu malgré lui et son moral ne pouvait qu’augmenter de manière positive. « A part toi, personne ne m’a enquiquiné ! Et toi ta journée ? » dit-il avec naïveté en lui caressant le visage du revers de la main, visage dont il examina chaque parcelle de peau avec minutie. Le contemplant avec les yeux de l’amour, il consentit finalement à lui rendre sa liberté en se détachant de lui pour ouvrir la portière et ainsi pouvoir grimper dans la fameuse Bee-Mobile. Un sourire niais étirant ses lèvres charnues, il le suivit attentivement du regard le temps d’être rejoint dans le véhicule. Parfois il avait le sentiment d’être un peu simplet – sans doute déteignait-il sur lui – pourtant il n’éprouvait pas le besoin de sortir de cette phase idyllique de leur relation, leur affection était légitime, ils avaient le droit à leur tour d’inonder les rues de Portland et Windmont Bay de leur amour dégoulinant qui pouvait provoquer la nausée chez plus d’un habitant. Après tout ce qu’ils avaient traversé, ils avaient bien mérité cette pause dans leur bataille contre l’adversité. « Tu as parlé de piscine, de spa… Mais je n’ai pas pris de maillot de bain avant d’aller travailler ce matin, » lâcha-t-il en ouvrant grand les yeux, partagé entre l’envie de rire et de chouiner. « Je sais que la nudité n’est pas vraiment un problème pour toi mais dans un lieu public, je ne suis pas sûr qu’elle soit acceptée... » Maintenant que tout le programme lui avait été exposé, il n’était pas concevable à son sens de tirer un trait sur certaines des activités, lui qui se voyait déjà se prélasser dans un jacuzzi après cette journée passée debout.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Jeu 7 Mai - 17:08
Le couple Denbrough-Schaeffer était relativement récent, malgré une histoire qui s’écrivait sur une durée plus longue, avec quelques hauts et beaucoup de bas, et Beckett ne possédait pas encore tous les bons réflexes du petit ami idéal. Il n’était pas en mesure de se rendre compte s’il en faisait trop, une habitude qui lui collait pourtant à la peau, dans de nombreux domaines ; le regard pétillant de l’infirmier ne l’aidait pas non plus, car il lui donnait envie de lui offrir toujours plus pour ne plus jamais voir s’éteindre son éclat. « J’aime quand tu doutes de moi comme ça, » rigola-t-il lorsque Marley répéta ses mots, comme s’il ne parvenait pas à y croire, alors que la proposition était somme toute facile à entendre. Il n’était pas obligé d’être toujours souriant, il n’était pas obligé de chercher à faire plaisir à ses proches, il n’était pas obligé de vouloir rendre son homme heureux. Il n’était pas obligé, mais c’était la volonté la plus chère à son cœur. Il souhaitait répandre le bonheur là où il le pouvait, quitte à s’épuiser à la tâche, quitte à débourser le dernier centime présent dans le fond de sa poche. Il imita le ronronnement d’un chat en glissant ses lèvres dans son cou et s’autorisa un petit mordillement d’affection. La réponse de Denbrough pouvait paraître niaise à n’importe qui, elle signifiait le monde pour Bee, qui avait entendu bien trop souvent le mal qu’il engendrait chez lui, et qui ne vivait désormais plus que de savoir qu’il lui rendait le sourire, qu’il contribuait à lui procurer une existence plus agréable. « Je pensais que ma journée se passait bien, mais c’était avant de te voir, car je me rends compte qu’il y avait encore matière à l’améliorer... » Cherchait-il à lancer un concours de niaiseries ? Peut-être bien. Il se savait gagnant à l’avance. Il le gratifia d’un dernier baiser, sur la tempe, avant que leur étreinte ne prenne fin. Il prit un instant pour s’imprégner de l’image de Marley installé sur le siège passager de sa voiture et gonfler sa poitrine dans une profonde inspiration. Bon sang ce qu’il l’aimait. Il prit place derrière le volant, qui portait la trace des mains de ses précédents propriétaires, et tourna un visage circonspect vers son compagnon. « Je n’en reviens pas que vous ne me fassiez toujours pas confiance, après toutes ces années, Monsieur Denbrough, » soupira-t-il en mettant le contact. Il se dirigea vers la sortie du parking, lentement, pour se familiariser avec l’allure de sa nouvelle meilleure amie mécanique. « Je me suis arrêté dans une boutique avant de venir. Je t’ai pris un short de bain. Tu fais bien du XL, hein ? » Il scruta sa réaction du coin de l’œil avant de lâcher un rire nasal. Il glissa son véhicule dans le trafic de soirée de Portland et se contorsionna afin d’attraper son sac abandonné sur la banquette arrière. « Je t’ai pris un bas pour la piscine, un boxer de rechange, et un t-shirt. J’ai très bien pu oublier un truc, donc vérifie, au pire, on pourra s’arrêter pour faire un peu de shopping. Tant qu’on arrive à l’hôtel avant vingt heure... » Ils avaient du temps devant eux, si Marley souhaitait faire un petit tour ailleurs, il n’avait qu’un mot à dire. Arrêté à un feu rouge, il enfonça son dos dans son siège et tourna la tête vers son homme, un sourire d’imbécile heureux s’étalant sur sa face. Il entendit dans son esprit l’éternelle question que son petit ami lui posait dans pareille situation, et il le devança de quelques secondes. « T’es beau, » souffla-t-il d’une voix incroyablement sérieuse et rauque. Dommage pour Beckett, et tant mieux pour Marley, mais ses mains étaient coincées sur ce stupide volant, et le feu repassait déjà au vert, il ne pourrait par conséquent pas continuer à s’épancher en compliments digitaux et en caresses pareilles à des mots doux, malgré sa volonté pressante de glisser sa peau sur la sienne. Ce n’était que partie remise. Ils avaient toute la soirée devant et pour eux.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Dim 17 Mai - 13:02
« Bien sûr que si, je te fais confiance, » dit-il un peu trop vite et malgré lui sur la défensive. Leur relation avait désormais passé ce stade, du moins du côté de l’infirmier, il n’était plus autant qu’avant sur son dos et avait presque perdu cette fâcheuse manie de fouiller dans ses affaires, sans doute car il n’y avait plus autant matière à critiquer depuis que le blondinet avait cessé son activité d’escort. Ils se voyaient très régulièrement, un jour sur deux, ce qui permettait à Marley de se projeter dans cette vie de couple et l’empêchait aussi, d’une certaine manière, de cogiter inutilement en imaginant des scénarios improbables, tous faux pour la plupart. Toutefois ses psychoses habituelles demeuraient intactes même s’il avait appris, avec le temps, à les restreindre puis finalement à les faire taire pour le bien de tout le monde. Pour autant, il restait persuadé que Beckett ne lui faisait pas totalement confiance en retour, non pas sur des détails en rapport avec leur histoire mais plutôt le nuage de son addiction à la cocaïne qui continuait de flotter silencieusement au-dessus de leurs têtes. Le jeune père n’abordait peut-être plus le sujet en sa présence, cela ne l’empêchait cependant pas de percevoir les doutes de sa moitié. Les craintes de son homme n’étaient à ses yeux aucunement fondées, néanmoins il prenait sur lui pour ne pas en faire une affaire d’état et risquer de ternir cette phase de bonheur qu’ils traversaient. Lorsqu’un détail piquait son intérêt, il choisissait de laisser couler pour se focaliser uniquement sur le positif ; preuve que lui aussi avait fait énormément d’efforts au fil des mois et qu’il avait effectué un travail herculéen sur lui-même. Se contenir n’était pas chose aisée pour Marley Denbrough et son compagnon en avait pleinement conscience, il le savait. « Un petit XL alors, » répondit-il en pouffant tandis qu’il récupérait le sac à dos que son très cher chauffeur venait d’attraper à l’arrière du véhicule. Parler de son poids n’était plus un sujet tabou, il ne s’emportait plus lorsque sa maigreur était sur les lèvres de tout son entourage, ce débat ne l’embêtait pas car il ne l’affectait plus comme cela avait pu être le cas l’année dernière. De plus, il était désormais habitué aux petites remarques de Beckett sur son physique frêle, même si aujourd’hui il arborait fièrement quelques kilos supplémentaires. « J’ai tout de même une remarque rapide à faire... » ajouta-t-il avant de rire à nouveau. « Tu es allé m’acheter un maillot et des fringues de rechange alors que tu as les clés de mon appartement. » Il aurait très bien pu aller lui confectionner son sac de week-end lui-même dans la journée. « C’est tellement toi, » fit-il remarquer d’une voix amusée. « Et c’est bien pour ça que je t’aime, » ajouta-t-il avec douceur et sincérité. La naïveté – parfois candide – de son petit ami, sa tendance à vouloir (trop) bien faire, son manque d’expérience, son innocence enfantine, sa pureté inoffensive en amour ; toutes ces petites choses lui plaisaient et le faisaient à son tour sourire comme un imbécile heureux. Il déposa le sac de son conjoint à ses pieds avant de relever la tête vers lui pour le surprendre en train de le fixer longuement. Cette habitude qu’il avait parfois de le contempler durant des minutes entières le déroutait et le flattait grandement car il le savait honnête lorsqu’il le complimentait sur sa prétendue beauté qu’il ne percevait hélas pas de son côté. « Non, c’est toi qui es beau, » reprit-il alors tandis que le feu passait au vert. Il tendit instinctivement sa main vers le grand corps de son voisin afin de la poser de manière possessive sur sa cuisse le temps du trajet. « Je pense qu’on a tout ce qu’il faut, allons directement à l’hôtel. » Le désir qu’il éprouvait à son égard était continuellement présent, néanmoins il ne s’agissait pas là d’une invitation pressante à tester avec lui les draps frais de leur chambre. La perspective de savourer ce moment de détente en sa compagnie le comblait réellement de joie. « Je ne pense plus qu’au jacuzzi là ! » dit-il avec l’entrain d’un enfant qui viendrait de découvrir sa destination pour Walt Disney World après un réveil difficile. « Ou on pourrait commencer par la piscine ? Je ne sais pas... » Les choix étaient trop nombreux.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Jeu 11 Juin - 16:21
A force de se l’entendre répété, Beckett s’était habitué à cette étiquette de grand benêt, d’idiot du village pas très vif mais pas méchant pour un sou. Il savait au fond de lui qu’il n’était pas cet individu un peu lent d’esprit, il l’avait démontré à bien des reprises, toutefois ça ne le dérangeait pas d’être perçu de cette façon par Marley, qui ne parlait de lui en ces termes que de manière affectueuse – la plupart du temps. Néanmoins, la pique de son petit ami le toucha en plein cœur, lui qui avait déployé moult efforts pour faire de leur moment une bulle agréable et romantique. Il haussa les épaules, acceptant le positif de sa déclaration malgré tout, et esquissa un sourire. « Je ne suis pas resté longtemps sur Windmont, et l’idée m’est venue quand j’étais déjà en route... » Il avait évidemment ses propres affaires, lui, grâce à sa vie de nomade qui allait de maison en maison. « Et on a qu’à dire que ça fait partie de la surprise, une nuit d’hôtel achetée, un slip de bain offert ! » Il soupira de contentement, et d’une pointe de désir refoulé, lorsque la main de Marley trouva sa place sur sa cuisse, il continua de sourire de manière lointaine et bienheureuse face à l’enthousiasme de son homme. Son excitation avait été communicative, l’expression fatiguée que l’infirmier avait eue sur le visage lors de sa sortie de l’hôpital n’était plus qu’un lointain souvenir. « La piscine pour ne pas s’endormir tout de suite ? » Il le connaissait, si Denbrough s’installait dans un bain bouillant à remous, il le perdrait en six minutes top chrono, surtout après une journée de travail. C’était compréhensible, son boulot était rude, parfois violent, toujours épuisant. Depuis qu’il avait accepté ce poste aux urgences, Marley était celui qui était devenu le moins disponible du lot, après que ce fut l’apanage de Beckett durant les premières années de leur relation. Ils parvinrent enfin à bon port, Bee eut du mal à abandonner les clés de son nouveau bébé au voiturier, mais il céda pour le bien de tous. Il ne s’attarda pas à la réception, ne papota que le nécessaire avec l’agent d’accueil puis retourna auprès de Marley afin de secouer la carte magnétique sous son nez. « La clé de notre paradis du jour, » claironna-t-il avant de l’attraper par la taille pour marcher bras dessus bras dessous jusqu’à l’ascenseur qui les emmena jusqu’à leur chambre. Les photos étaient quelque peu trompeuses, mais l’allure générale allait au-delà de tout ce qu’ils avaient pu connaître jusque là. Il retint un « wouah » qui n’aurait pas été fort modeste, et déposa le sac sur le lit king size, dont il ne put s’empêcher de tester le matelas en se jetant dessus tel un éternel gamin. « Oh, ce qu’on va être bien pour baiser ce soir, » ronronna-t-il de contentement avant de se redresser pour ne pas laisser à Marley l’occasion de le rejoindre. Il se connaissait, il ne pourrait pas résister longtemps à ses courbes si elles venaient à entrer en contact avec les siennes. Il s’isola dans la salle de bain le temps de faire sa petite affaire, de se changer et de leur préparer deux serviettes propres. Il résista presque assez longtemps pour sortir sans perdre de temps, mais l’appel du corps de son compagnon était plus fort que sa volonté. Il s’approcha de son dos et déposa une pluie de baisers le long de son épaule mise à nu. « Je savais que le drapeau américain flatterait ton postérieur, Babe. » Il lui tapota les fesses avant de frotter sa joue contre la sienne, puis se recula pour le regarder à nouveau de haut en bas. Il avait fait un choix de maillot de bain tout sauf romantique, et pourtant, il aurait pu l’avaler tout cru, engoncé dans son short de piscine, s’il en avait eu l’opportunité. « Tu as fait ton choix, alors ? Piscine ou jacuzzi ? C’est au même endroit, je crois... » Ce qui signifiait que Marley avait encore le temps du trajet pour se décider.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Mer 8 Juil - 9:18
Ces derniers mois aux urgences l’avaient de toute évidence rendu moins disponible pour Beckett, pour lui mais également pour tous ses proches. Faute de temps, il ne voyait plus trop Madd, il ne croisait que très rarement sa sœur jumelle (déjà qu’ils ne se côtoyaient pas tellement) et ses parents lui reprochaient régulièrement de ne plus appeler aussi souvent qu’avant. Incapable de se dédoubler, il faisait pourtant le maximum pour être présent auprès des gens qui comptaient pour lui. Malgré les journées harassantes, le plaisir de retrouver son homme à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit était toujours intact. Ces retrouvailles représentaient un petit bol d’air frais dans son quotidien bien rempli et parfois peu réjouissant, il avait besoin de son large sourire communicatif et de ses grands yeux de biche pour accumuler ces heures de travail sans jamais se laisser gagner par la fatigue ou la déprime. Leur vie de couple n’était pas idéale, beaucoup auraient matière à critiquer, mais elle leur convenait à tous les deux et c’était le plus important. A la suite de son petit séjour en clinique privée pour sa cure de désintoxication, Marley avait connu des jours difficiles financièrement parlant, fait qu’il s’était bien gardé de communiquer à son compagnon, trouver ce job sur Portland s’était donc avéré nécessaire voire vital. Son salaire avait été revu à la hausse, point non négligeable et qui lui avait permis de se maintenir un minimum à flot et d’éponger ses frasques passées. Tout cet argent gaspillé dans la drogue avait creusé un trou béant dans son compte en banque, s’il ne s’était pas repris en main l’été dernier, sans doute aurait-il tout perdu. Cette mauvaise période se trouvait désormais derrière lui, le jeune infirmier vivait dans le présent tout en parvenant à se projeter dans un avenir proche. La main toujours posée sur la cuisse du blondinet, il laissa son regard bleuté traîner dehors un peu trop longtemps, si bien que son esprit quitta leur véhicule l’espace de quelques minutes, mais il fut bien vite rattrapé par la voix forte et enthousiaste de son voisin. Il baissa les yeux sur le sac à dos qu’il utilisait quotidiennement pour se rendre à l’hôpital et fronça les sourcils. Se pouvait-il que… ? Il secoua vivement la tête avant de la relever vers son interlocuteur, paré de son plus beau sourire. « Va pour la piscine, » approuva-t-il. Peu importait l’activité qu’ils feraient, il finirait forcément par piquer du nez à un moment donné, il comptait donc sur ce repas gastronomique pour le requinquer et lui redonner un peu d’énergie. Lorsqu’ils arrivèrent enfin à l’hôtel, ses yeux s’émerveillèrent devant la beauté des lieux, il eut tout juste le temps de remarquer l’absence de Beckett qui avait rejoint l’accueil, trop occupé à regarder autour de lui. Son homme n’avait pas menti en plus de ne pas avoir fait les choses à moitié, l’établissement était largement à la hauteur de ses espérances, rien à voir avec ce motel bas de gamme dans lequel il l’avait traîné plus d’une fois. Auparavant il était celui qui faisait l’effort de réserver de beaux endroits pour célébrer leur couple, désormais le grand échalas avait pris la relève et ce n’était pas déplaisant. Après aujourd’hui, nul doute qu’il reverrait sa position quant aux surprises qu’il prétendait détester. Une fois le Saint Graal obtenu, les deux tourtereaux rejoignirent l’ascenseur qui les mena à leur chambre ; là aussi, impossible d’être déçu. « Tu crois qu’on aura suffisamment d’énergie pour ça après le programme chargé que tu nous as concocté ? » demanda-t-il dans le simple but de l’embêter. Même exténués, ils trouveraient le moyen de se câliner même un minimum. Il profita ensuite du passage de Beckett dans la salle de bain pour quitter ses vêtements et enfiler le maillot de bain qu’il lui avait acheté, ignoble par ailleurs, mais qui saurait satisfaire le jeune père. Beckett était un adepte du kitsch, ce qui aurait pu le déranger en temps normal, néanmoins il trouvait cela mignon chez lui. « Arrête, je ne vais pas oser sortir avec… » pouffa-t-il en recevant ses innombrables attentions. Il planta son regard clair dans le sien et lui remit en place une petite mèche rebelle. « On peut nager un petit quart d’heure histoire de ne pas repartir sans avoir testé la piscine puis on se prélasse dans le jacuzzi ? » Il avait besoin de ce moment de détente, ses muscles s’impatientaient presque à dire vrai.  « Allez viens beau gosse, » dit-il en lui claquant les fesses à son tour. Munis de leurs serviettes, il quitta la chambre le premier mais se laissa guider par son compagnon, ne connaissant pas les lieux. Beckett ne devait pas en savoir davantage sur l’endroit mais il était plaisant de le laisser gérer. Lorsque l’imposante piscine se présenta à eux, les lèvres de Marley s’étirèrent à nouveau en un sourire radieux, ce n’était que de l’eau et pourtant il se réjouissait à la simple idée de tremper un orteil. « Tu avais raison, c’est vraiment le paradis. Merci… » souffla-t-il avant de lui voler un rapide baiser.  L’enfant intérieur qui sommeillait en lui mourait d’envie de se jeter à l’eau ou de faire un plongeon mais ils n’étaient pas dans une piscine municipale, il y avait un certain standing à respecter et puis, ils n’étaient pas seuls. Il déposa donc ses affaires personnelles sur un siège et s’empressa – enfin pas trop non plus – de rejoindre les marches les plus proches pour pénétrer dans l’eau qui était à une température très agréable. « Oh putain… » murmura-t-il discrètement pour lui-même en se laissant légèrement aller en arrière pour flotter sur le dos. Windmont Bay était doté de plages, hélas il ne prenait plus le temps d’y faire un tour, notamment pour profiter de la mer, raison pour laquelle il appréciait autant le moment présent ; allant jusqu’à oublier les motifs de son short de bain.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Jeu 23 Juil - 16:34
L’ancien travail de Beckett l’avait habitué au luxe, aux immenses halls de réceptions clinquants, aux chambres d’hôtel plus vastes qu’une maison de classe moyenne, aux soirées mondaines où se succédaient des costumes italiens sur-mesure et des escarpins aux semelles rouges. Il n’avait aucune raison d’être émerveillé par un décor qu’il n’avait que trop connu durant ces dernières, pourtant, savoir qu’il avait payé lui-même la chambre qu’ils partageraient changeait toute la donne. Le sol en marbre gagna en brillance, les chandeliers en glamour, et les draps en douceur. L’argent ne faisait pas le bonheur, disait-on, toutefois il était facile de constater qu’il contribuait à se payer de jolies choses et d’agréables moments. La compagnie de Marley avait beau suffire à son bien-être, il ne pouvait mentir et prétendre qu’un peu d’apparat ne lui faisait pas plaisir. Il connaissait suffisamment son homme pour savoir qu’il en était de même pour lui, Denbrough méritait bien un peu de confort après ses longues journées de travail. Il ne répondit à son questionnement sur leurs facultés sexuelles qu’avec un sourcil arqué dubitatif ; ils avaient considérablement vieilli l’un auprès de l’autre, ils avaient très vite adopté des manies de couple âgé et leur libido s’en faisait parfois ressentir, ce qui était loin de déranger Beckett, qui savait se contenter de câlins chastes à partir du moment où il s’endormait tout contre le petit corps chaud de son compagnon. Il avait eu son lot de relations charnelles en quatre ans, même si aucune n’était comparable avec ce qu’il vivait entre les bras de son infirmier. « Tu es magnifique, » trancha-t-il, sans attendre la moindre contradiction de sa part. Beckett attendait au tournant la moindre remarque moqueuse envoyée en direction de son petit ami, mais les clients de cet hôtel ne serait pas de cet acabit, au pire ils le jugeraient en silence et le jalouseraient par la suite en le voyant aussi heureux. Lui-même n’en revenait pas de le voir aussi confiant et rayonnant ; à aucun moment Marley n’avait hésité à se déshabiller et à exhiber à tous ce corps meurtri dont Beckett était tombé amoureux avant même de savoir qu’il aimait l’être tout entier qui y était rattaché. Il ne confondit pas vitesse et précipitation et préféra s’assurer que leurs affaires ne risquaient pas de finir mouillées en les dissimulant sous leurs serviettes, puis il rejoignit Marley dans l’eau. Le frisson qui lui parcourut l’échine était de plaisir et non de froid car la température était tout simplement parfaite. Il laissa l’infirmier profiter de l’eau sans l’embêter dans un premier temps et fit quelques largeurs – il n’était pas assez bon nageur pour se lancer dans des longueurs – pour se détendre les muscles. Il regretta les bouées et les frites avec lesquelles il avait pu tant jouer dans son jeune temps, puis finit par rejoindre Marley après quelques brasses. Il glissa son bras autour de sa taille afin de le ramener tout contre lui, ses lèvres glissèrent dans sa nuque tandis qu’il s’assurait que les trois pèlerins et demi qui somnolaient au bord du bassin gardaient leurs regards curieux pour eux-mêmes. « Alors ? Elle est bonne ? » Question aussi rhétorique que stupide, puisqu’il était doté des mêmes terminaisons nerveuses que le trentenaire. Il se passa une main dans les cheveux pour les plaquer vers l’arrière, avant d’en faire de même avec ceux de Marley, qu’il caressa à l’aide de ses deux larges paumes. Le bleu de ses yeux ne ressortait que davantage grâce au reflet de l’eau limpide et Bee sentit son cœur battre à ses tempes face à cette merveilleuse vision. Il n’en laissa rien paraître et se contenta de sourire largement, ses jambes sans cesse en mouvement le maintenant à flot. Il déroba un baiser mouillé à son homme avant de s’appuyer contre son torse pour se donner de l’élan et s’éloigner sur le dos, non sans faire claquer son pied dans l’eau pour l’éclabousser au passage. Si les divers écriteaux précisaient qu’il ne fallait ni plonger ni courir au bord de l’eau, rien ne lui interdisait de balancer de l’eau au visage des autres usagers, son gamin intérieur en était ravi. Il rigola en recevant de l’eau en retour avant de se diriger vers la sortie de la piscine, dandinant son popotin qu’il savait reluqué par Marley à quelques mètres de là – et peut-être également par la quinquagénaire qui se pensait discrète derrière ses imposants verres fumés – jusqu’à sa serviette qu’il utilisa pour s’essuyer grossièrement. « Hé, Stars and Stripes, » l'alpagua-t-il à travers toute la salle, ce qui attira davantage de coups d’œil vers lui. « Il n’y a personne dans le jacuzzi, je t’attends ! » Il se prendrait certainement une remarque de la part de Marley, à se donner en spectacle de la sorte, mais les actions de Beckett étaient calculées. Il prévenait tout le monde de manière ostentatoire afin que personne n’ait la bonne idée de les suivre dans cette direction. Un petit moment en tête-à-tête dans un bain à remous était quelque chose qu’il méritait tous les deux. Il fit un détour pour commander deux cocktails au petit bar avant de prendre place à l’intérieur du jacuzzi. « Hmm... c’est chaud, c’est agréable... Un peu comme toi, Love ! »

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Dernière édition par Beckett Schaeffer le Mar 18 Aoû - 20:16, édité 1 fois

Marley Denbrough

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Mar 28 Juil - 13:16
Les compliments, toute une histoire dans l’existence de Marley. Beckett n’était aucunement avare en douces paroles, bien au contraire, il ne se passait pas une journée sans que son homme ne lui rappelle à quel point il le trouvait beau. Cela aurait contenté n’importe quel autre individu mais pas lui. Bien qu’ayant grandi dans un foyer aimant, si on mettait de côté une sœur jumelle diabolique et absente, le jeune infirmier n’avait pas pour habitude d’être complimenté, encore moins sur quelque chose d’aussi futile que son apparence physique. Il n’estimait pas posséder un quelconque charme (pour des raisons personnelles qui lui étaient propres), c’était même tout l’inverse, il se dénigrait la plupart du temps. S’il se rabaissait lui-même lorsque l’envie lui prenait, il n’acceptait toutefois pas les reproches émanant d’une autre personne, à dire vrai il était intolérant à tout un tas de choses, à l’instar d’une personne âgée aigrie et déçue par la vie. Il s’était essayé plus d’une fois à convaincre le grand blond d’arrêter de le flatter ou du moins de diminuer la fréquence de ses éloges mais rien ne semblait fonctionner, il n’était visiblement pas disposé à vouloir interrompre ses pratiques. Plein de confiance quand cela était nécessaire, Denbrough n’éprouvait aucune honte à exposer ainsi son corps meurtri, ses cicatrices faisant partie de son identité, en revanche il n’affectionnait pas les regards insistants et lourds de sens ; même si dans le fond seul le jugement des personnes auxquelles il tenait l’affectait particulièrement. Si un parfait inconnu venait à critiquer son physique ou son genre, seule la colère l’envahirait (cela finissait généralement les poings levés), la tristesse était réservée aux êtres chers, raison pour laquelle Beckett l’avait plus d’une fois blessé à cause de sa maladresse légendaire. Sa silhouette, elle le définissait et le contentait, tant pis si ses imperfections ne plaisaient pas ou venaient troubler la tranquillité des riches clients de l’établissement, il se fichait royalement de leur avis. Néanmoins le choix du maillot de bain aux couleurs de l’Amérique était un réel problème et constituait la seule (potentielle) gêne qu’il ressentait ce soir. « Je pense que c’est évident, » répondit-il à sa question sur la température de l’eau. Il glissa un bras autour de son cou pour s’y maintenir et ainsi le laisser tout faire, le blondinet étant plus grand que lui, il n’avait même pas besoin de battre des pieds pour rester à la surface, solidement accroché à sa bouée humaine. Alors qu’il savourait tout juste ce moment de tendresse, Schaeffer prit la décision de tout interrompre en le repoussant pour s’éloigner. Surpris, Marley recula sous son geste et mit la tête sous l’eau avant de se prendre en plein visage une nouvelle vague provoquée par les pieds de son compagnon. « Hey ! » grogna-t-il en se défendant comme il pouvait en retour, mais il était déjà loin. Il effectua ensuite quelques brasses pour profiter encore de la piscine avant d’être alpagué par Beckett d’une manière tout sauf discrète, ce qui lui valut un froncement de sourcils dans sa direction. Fulminant de l’intérieur, il éprouva le besoin de l’insulter ou de le rappeler à l’ordre mais il choisit de s’abstenir après avoir croisé le regard de la fameuse quinquagénaire qui semblait exaspérée par leur petit spectacle. « J’arrive, » dit-il simplement en sortant de l’eau pour aller s’essuyer rapidement le visage. Il le rejoignit par la suite dans le jacuzzi pour un moment d’intimité mérité, loin des œillades indiscrètes. « C’est bon, tu as fini de te donner en spectacle ? » souffla-t-il, le sourcil droit arqué, sans animosité pour autant. Leurs boissons arrivèrent dans la foulée, les clients ne se bousculaient pas, et il leva son verre pour trinquer avec lui. « A nous, à cette soirée mémorable et aux doux rêves que l’on va faire cette nuit dans ce grand lit ! » Il esquissa un large sourire. « Merci encore pour cette belle surprise. » Il but une petite gorgée, déposa son verre sur le bord du jacuzzi réservé à cet effet, puis vint se lover contre le grand corps de Beckett, non sans lui dérober un baiser au passage. La température était idéale et le bain à remous contribuait à détendre ses muscles mais également son esprit. Après de longues minutes de silence (car oui, il était finalement parvenu à le faire taire le temps d’un instant de relaxation), il se redressa légèrement tout en posant le plat de sa main sur son torse pour plonger son regard bleuté dans le sien. « Je voulais te parler de quelque chose depuis un petit moment mais je ne savais pas comment aborder le sujet… et je me dis que dans un tel cadre, c’est peut-être le bon moment. Enfin je sais pas… » Sa voix, incertaine, attestait de son hésitation. Il craignait les réactions de son homme et l’idée (du moins la possibilité) de gâcher ce moment parfait l’embêtait grandement. L’occasion était trop belle, s’il ne se lançait pas tout de suite, peut-être ne le ferait-il jamais. « Malgré nos différends, on se fréquente depuis un long moment maintenant. Je pense qu’il est temps pour nous d’évoluer, de passer à une autre étape de notre relation… Tu ne crois pas ? » Il coula un regard en direction de son cocktail avec l’irrépressible envie de le boire cul sec mais il était préférable de poursuivre sur sa lancée. « Ma sœur vit actuellement dans une petite maison sur Ocean Avenue, le loyer est un peu cher pour elle donc elle pense à déménager prochainement. On pourrait peut-être décider d’emménager officiellement ensemble ? Elle reprendrait mon appartement et on irait vivre dans sa maison. Elle n’est pas bien grande mais il y a deux chambres, l’une d’entre elles pourrait servir à recevoir Harry. » Il prit une profonde inspiration et expira lentement, après cette longue tirade il avait l’impression d’avoir la bouche pâteuse. C’était un grand – non un énorme – pas qu’il faisait vers lui, il espérait ne pas se tromper en pensant que Beckett et lui étaient sur la même longueur d’onde quant à l’avenir de leur couple. Leur histoire n’était pas parfaite, les sentiments qu’il entretenait à l’égard de son fils n’avaient pas beaucoup évolué et malgré une difficulté évidente, il faisait l’effort de proposer des solutions susceptibles de les contenter tous les deux. Nul doute que ce nouveau tournant perturberait le grand échalas, Marley ne s’était d’ailleurs pas préparé à un quelconque refus de sa part, son idée était (selon lui) bonne et en adéquation avec ce qu’ils vivaient, il ne pensait pas demander la Lune en voulant vivre à ses côtés d’autres aventures plus belles encore que celles qu’ils parcouraient déjà actuellement. D’autant plus qu’il n’était pas à court d’idées pour pimenter leur soirée, il y avait bien une autre proposition qui lui brûlait les lèvres également.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Mar 18 Aoû - 21:00
Un haussement d’épaules accueillit la question, aussi rhétorique que redondante, de Marley, alors que ce dernier paraissait un chouïa agacé. C’était une réaction excessive – mais guère surprenante – par rapport au reste de la soirée, mais Beckett choisit de ne pas y répondre, ni même de s’y attarder, bien trop content d’accueillir à nouveau son homme tout contre lui. L’infirmier n’était à l’évidence pas fâché pour autant et savait comment était son compagnon, il avait beau essayer de le changer, certains aspects de sa personnalité étaient faits pour perdurer. Que cela plaise ou non. Les verres s’entrechoquèrent discrètement, les lèvres s’étirèrent en de larges sourires et Bee approuva d’un hochement de tête. « Aux rêves, oui, » railla-t-il, avec une œillade appuyée ainsi que la lourdeur que chacun lui connaissait. Ils n’avaient pas besoin de se retrouver dans un lieu extérieur à l’appartement de Marley pour s’adonner aux plaisirs de la chair, néanmoins Schaeffer ne comptait pas laisser les draps de la chambre d’hôtel en ordre cette nuit. Sauf retournement de situation, ou perte de désir de la part de l’un ou l’autre, ils étaient plutôt bien partis. Il partagea son baiser mouillé et glissa une main dans ses cheveux pour lui malaxer le cuir chevelu, bercé par la chaleur combinée du corps de Marley et du jacuzzi autant que par le bruit des remous qui lui faisaient grand bien dans le creux des reins. Malgré leur promiscuité, il parvint à avaler quelques gorgées du cocktail sucré. Il venait d’ailleurs tout juste de le reposer sur le bord lorsque son beau brun se redressa. Il leva le nez pour soutenir son regard et se passa la langue sur les lèvres. La volupté jusqu’alors ressentie fut assombrie par les paroles et le trouble de Marley ; comme à chaque « conversation d’adultes », une petite boule se forma à l’intérieur de sa cage thoracique. A quelle sauce allait-il être mangé ? A quoi pouvait bien songer Marley, dans un environnement et un contexte pareils, si ce n’était la température de l’eau et la couleur des draps de la chambre ? Cette soirée avait été organisée dans le simple but de lui faire plaisir, de lui faire oublier ces derniers soucis, de se défaire de tout le stress du travail et de la vie en générale. Maintenant que Denbrough avait semé le doute dans son esprit, peut-être que ce scénario laissait présager autre chose. Peut-être que Marley s’attendait à une grande déclaration de sa part. Beckett n’en était pourtant pas là. Il vivait au jour le jour, il venait tout juste de devenir un adulte responsable en signant son contrat au camp, en achetant sa voiture. Il était encore trop tôt pour envisager une autre évolution de sa part. Ce n’était apparemment pas le cas de son petit ami. Il aurait dû s’en douter, le connaissant. Le musicien était incapable de se satisfaire d’un bonheur temporaire, il aspirait toujours à plus. Il crut pouvoir répondre à sa question, il eut envie de le faire et de se défendre quant aux différends qu’il soulevait, toutefois Marley n’était pas encore disposé à lui laisser le micro. Il se referma donc, un air bougon sur le visage pour masquer au mieux son inquiétude. Il n’avait pas envie de décevoir son homme, toutefois il savait que chacune de leurs discussions sérieuses concernant l’avenir de leur couple était un piège dans lequel Beckett tombait à pieds joints. Il n’était pas fait pour cela, il ne savait que l’aimer de toutes ses forces, de tout son corps et de toute son âme ; il ne savait pas ce qu’était être un bon petit ami, un compagnon de vie. Il était une boule d’émotions ambulantes qui répandait son amour aux quatre vents, sans se poser pour évaluer un futur commun. Marley le faisait par conséquent pour deux, lui qui était habitué à vivre en couple, à évoluer avec cet être spécial qui transformait vos journées en comédie romantique - ou dramatique, dans son cas précis. « Je… » Il avait le souffle coupé, cette fois le spectacle était bel et bien mis en sourdine. « Je sais pas si le cadre s’y prête, mais tu sembles avoir bien réfléchi à la question. » D’après ce qu’il avait compris, il ne pouvait pas dire non. Les arguments de l’infirmier se recoupaient avec quelques conversations partagées au cours des dernières semaines, lorsque Bee avait insisté pour payer une partie du loyer afin que Marley puisse reprendre son poste, moins bien payé, à la clinique de Windmont Bay. Denbrough lui avait sorti tout un tas d’arguments en défaveur de cette proposition, aujourd’hui Bee avait la main pour relancer, plus tard, ce sujet. « Ocean Avenue… C’est plutôt un joli coin, avec vue sur la plage, les vagues en fond sonore. » Il esquissa un sourire tandis que ses doigts parcouraient l’échine de son homme. Il était davantage touché par le fait que Marley avait pensé à Harry que par la déclaration en elle-même. Leur principal différend était pourtant bien là, sous la forme d’une petite créature blonde pas encore capable de s’exprimer mais qui se retrouvait dans beaucoup de leurs disputes. Il avait d’ailleurs du mal à imaginer son petit ami en train de décorer une chambre d’enfant pour lui. Il se garda de s’appesantir sur ce point, peu désireux de gâcher leur si agréable moment. « J’aime bien ton appartement, les souvenirs qu’on y a… mais si tu te sens prêt à me supporter H24… Pourquoi pas ? » Il avait envie de se cacher derrière une période d’essai, pour pouvoir fuir en cas d’incompatibilités trop prononcées, par peur de gâcher leur relation telle qu’elle était construite jusqu’alors. « J’espère juste que le démon qui possède ta sœur va partir avec elle et ne pas rester trop encré sur les murs, » plaisanta-t-il en reprenant son verre pour siroter une gorgée. Il attrapa ensuite la main gauche de Marley pour la porter à ses lèvres et en embrasser la paume. Il avait envie de lui signifier combien il espérait ne pas être un fardeau ni une déception, qu’il allait essayer de toutes ses forces de ne pas tout faire foirer. L’infirmier misait une somme importante sur lui, il ne pouvait pas se permettre de prendre cette évolution par dessus la jambe comme il le faisait pour beaucoup de choses. « On pourra visiter la maison avant de prendre une décision définitive ? Je sais que je m’y sentirai bien car tu seras là, mais je veux quelque chose de bien pour nous deux. On le mérite. » Il se fendit d’un nouveau sourire avant de l’attirer tout contre son torse, puis déposa un bisou bruyant sur sa joue. « J’en reviens pas que tu ais volé mon moment romantique pour faire ta big déclaration, quand même ! Quel petit filou ! Depuis combien de temps tu réfléchissais à ça ? » Sans doute un long moment. Marley avait plus d’une fois fait allusion à une éventuelle mise en ménage, à laquelle Beckett avait toujours fait la sourde oreille, notamment à cause des sentiments contradictoires que l’infirmier éprouvait à l’égard de son fils. S’il était disposé à les mettre de côté, Bee serait partant. Il ne demandait rien de plus que d’avoir les deux hommes de sa vie sous un même toit. Sous leur même toit.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Mer 19 Aoû - 12:52
Maintenant qu’il s’était pleinement lancé, il commençait doucement à regretter son geste précipité. L’amour était assurément au rendez-vous dans leur couple mais les deux hommes avaient prouvé plus d’une fois qu’ils n’évoluaient pas de la même manière, bien qu’ils respectassent le rythme de l’autre pour le bien-être de chacun. Il ignorait à quelle allure Beckett souhaitait avancer à ses côtés, ce n’était pas un sujet qu’ils abordaient souvent ensemble, le peu de fois où ils en avaient parlé, la conversation ne s’était pas toujours très bien terminée. Alors il hésitait grandement ; devait-il se jeter à l’eau, littéralement ? Il prenait un énorme risque avec cette proposition si soudaine mais cela en valait la peine. Le blondinet était le bon, il en était persuadé, il le savait et le ressentait au plus profond de son être. S’il l’affirmait haut et fort, il pouvait déjà entendre la réponse de son compagnon qui lui demanderait probablement pourquoi tout accélérer s’il était assuré d’avoir trouvé la bonne personne. Une réflexion logique quand on y réfléchissait bien, mais le besoin constant d’être rassuré contrôlait Marley, il était nécessaire selon lui de mettre des mots sur des sentiments et de prouver leur amour par des gestes concrets. Le changement était important pour le jeune père de famille, il le concevait parfaitement, toutefois il ne pouvait taire l’intégralité de toutes ces petites choses qui pouvaient déplaire chez lui. Il estimait déjà avoir fourni des efforts quant à son caractère bien trempé et sa tendance à l’égoïsme, il essayait de ne pas agir hâtivement sur des coups de tête pour ne pas blesser. Aujourd’hui les choses étaient différentes, cette page blanche qu’il lui demandait de remplir avec lui ne pouvait donner lieu à un résultat négatif, ils étaient supposés partager cet instant et en être réjouis, du moins cela sonnait de cette façon dans l’esprit de l’infirmier. Il ne pensait pas à mal en lui proposant d’emménager ensemble, peut-être le surprenait-il mais il n’espérait pas le décevoir car même s’il ne l’avouerait probablement pas à son petit ami, un rejet ou une hésitation de sa part suffirait à lui faire de la peine. L’ancien Denbrough n’était plus, il avait évolué, il ne se laissait plus guider par ses émotions (surtout néfastes) et gardait en lui ce qui ne pouvait être exposé au grand jour. Il ne supportait plus de passer pour le pleurnichard de service incapable d’accepter un refus. « Tu n’aimes pas l’idée, c’est ça ? » demanda-t-il lorsqu’il sous-entendit qu’il avait eu le temps de réfléchir à la question avant ce soir. Beckett devait penser à un guet-apens alors qu’il n’en était rien, il ne cherchait aucunement à le piéger, il croyait réellement lui faire plaisir à lui aussi en lui demandant une telle chose. Comment aurait-il pu préméditer un tel plan alors que cette surprise émanait de la tête de son abeille préférée ? « C’est un très beau quartier, oui… » Qui vendait certainement plus de rêve que le sien. Il adorait son appartement actuel, là n’était pas la question, il l’avait décoré à son goût, mais il y avait de bons comme de mauvais souvenirs. Même s’il n’en parlait pas, il avait partagé ce logement un bref moment avec son ancien compagnon et son souhait était avant tout de repartir sur de bonnes bases avec Schaeffer, dans un endroit neutre qu’ils s’approprieraient tous les deux pour écrire de nouvelles choses ensemble. Il ne s’agissait pas là d’un énième caprice comme il devait sans doute le penser, effectivement, la demande avait préalablement été réfléchie. « On vit déjà pratiquement ensemble, tu sais… » Il passait énormément de temps chez lui, peut-être même une nuit sur deux, c’était pratiquement de la cohabitation à ce stade. Mais il comprenait les doutes de son homme, lorsque les choses prenaient un tournant plus sérieux et officiel, cela l’effrayait. Il était là pour l’aiguiller et le rassurer, peut-être que le grand blond ne le voyait pas ? Loin d’être totalement stupide, même s’il demeurait idiot en amour, il devinait (par ses réponses) l’incertitude qui l’habitait, raison pour laquelle il respecta sa volonté de se laisser un peu de temps avant de se jeter dans le grand bain. Il ne donnait pas l’impression d’être totalement fermé à l’idée, ce n’était pas un non catégorique déguisé derrière de belles paroles, lui aussi croyait en leur histoire, il pouvait le voir. « Tout ce que tu voudras, Love… » dit-il avec un petit sourire. « Et si la maison ne te convient pas, rien ne nous empêche de chercher autre chose. » Il ne voulait pas que Beckett se sente obligé d’accepter, acculé dans un coin sans aucune possibilité de s’échapper, ce n’était pas une punition qu’il lui offrait mais un projet d’avenir. Le regard pétillant, il passa ses bras autour de son cou et posa son front contre le sien avant de lui déposer une multitude de tendres baisers sur les lèvres. « Tu as raison, pardon… Je ne voulais pas te voler ton moment. Tu restes le roi de la soirée. » Le but n’était pas de tirer la couverture sur soi, sa démarche était sincère.  « Je ne sais pas… » souffla-t-il en lui passant sa main humide dans les cheveux. « J’imagine que j’y pense depuis longtemps mais que l’occasion idéale ne s’est jamais présentée avant aujourd’hui. » Si son romantisme n’était pas toujours parfait, il demeurait toutefois présent pour les grands événements et changements. « Dis-moi que je ne suis pas fou de proposer ça là, tout de suite, s’il te plaît… Dis-moi que c’est ce que tu veux aussi. » Il avait besoin qu’il le rassure, de l’entendre clairement dire qu’il y avait également songé, ne serait-ce qu’une seule fois.  Il ne pouvait être continuellement le seul à désirer faire évoluer leur couple, après ces nombreux mois de bonheur total entre eux. « Quel est le programme après le jacuzzi ? Tu avais parlé d’un restaurant gastronomique, non ? »  reprit-il avec bonne humeur et plus de légèreté. « Si le repas est délicieux et le cadre romantique, méfie-toi, je vais peut-être avoir envie de te demander en mariage après ça. » Même si l’heure était à la plaisanterie, il se savait parfaitement en mesure de faire une telle chose. Porté par la magie du moment, il était personnellement capable de lui demander sa main car ce n’était pas l’envie qui manquait. Par respect pour Beckett et pour ne pas lui faire peur, il ne voulait pas griller les étapes mais l’idée était bel et bien présente dans un petit coin de sa tête.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Lun 12 Oct - 16:52
Il devait être un peu naïf d’avoir cru que cette soirée surprise ne comporterait que des moments d’insouciance et de cette romance bancale dont la paire faisait preuve. C’était comme s’il avait oublié l’essence même de Marley Denbrough en organisant les choses dans son coin. Pour autant, il n’était pas fâché de s’être fait hijacker de la sorte, car sans cela, peut-être que l’infirmier n’aurait pas trouvé l’occasion de s’exprimer sur ce sujet qu’il semblait avoir bachoté, qui lui tenait à cœur depuis un moment. Sans cela, Beckett serait resté aveugle à son désir de gravir une nouvelle marche dans leur relation. « Je retiens que j’aurais droit à « tout ce que je voudrai », merci. » Schaeffer était un homme pétri par les plaisirs simples de la vie, il ne venait pas d’une famille riche, il avait évolué au beau milieu de la classe moyenne, jamais il n’aurait pu prétendre vouloir habiter dans l’un des plus beaux quartiers de la ville, encore moins de se réveiller le matin avec une vue sur l’océan. Il avait d’ailleurs du mal à s’imaginer habitant dans une telle maison – même s’il n’avait jamais pénétré à l’intérieur, il avait été amené à passer devant pour diverses raisons depuis qu’il connaissait Marley – car celle-ci lui paraissait au dessus de ses moyens. Des siens, évidemment, mais pas des leurs. Il n’était plus un jeune actif qui gagnait sa croûte de manière tendancieuse, il était la moitié d’un couple, ce qui décuplait d’autant son pouvoir d’achat, et sa capacité à louer un logement décent. Ils méritaient de vivre sous un toit à la mesure de l’amour qu’ils se portaient. Petit à petit, Bee apprenait que ce qu’il estimait être bon pour Marley – ce qui équivalait à tout ce qui se faisait de mieux sur cette planète – l’était également pour lui, car l’un n’allait plus sans l’autre. Il l’écoutait parler avec un sourire lointain sur les lèvres, et marqua une légère pause qu’il voulut pleine de suspense pour inquiéter un Denbrough qui ne l’était déjà que trop. Il glissa sa large paume sur le visage du musicien avant de déposer un tendre baiser sur sa joue humide. « Tu es fou, à ta manière, c’est indéniable... » Marley venait de souffler sa trente-deuxième bougie, il était logique qu’il éprouvât des désirs d’homme amoureux, Beckett n’en était plus effrayé, il avait compris que lui aussi partageait une vision commune avec lui : il était incapable d’imaginer un quotidien sans sa présence. « Car vouloir vivre avec un type comme moi relève de la folie. Mais je sais que j’ai égoïstement tout à gagner de passer le plus clair de mon temps avec toi, de me réveiller face à ta belle gueule endormie, et ça me ravit d’avoir enfin la légitimité de râler quand tu laisseras traîner ton linge sale. » Denbrough n’était pas difficile à vivre, il tenait bien son intérieur et Bee n’avait plus de preuves à faire de ce côté là puisque le ménage était devenu son métier ; de ce point de vue, il n’y aurait guère de problèmes, et il ne chercha pas à creuser les points les plus sombres susceptibles de ressurgir à cause d’une vie commune. Le moment n’était pas à cela. « Un restaurant, tout à fait ! » Le changement de conversation le fit remuer dans le jacuzzi et il relâcha son étreinte autour de son homme afin de lui rendre sa liberté de mouvements. Sa plaisanterie le fit pouffer de rire. « Je me méfie, ne t’inquiète pas, c’est pour ça que j’ai demandé au chef de glisser l’un de ses poils de bite dans ton dessert ! » Il s’appuya sur le rebord de l’espace détente et s’extirpa hors des remous avant de se retourner pour lui tendre la main. Il se mordilla ostensiblement la lèvre inférieure en matant sans la moindre vergogne son bassin patriotiques. « Je suis pas sûr d’avoir envie d’un dessert gastronomique, d’un côté. » Il lui malaxa la fesse droite avant de s’éloigner pour éviter un mauvais coup en retour mais surtout pour récupérer leurs affaires, retourner à la chambre et se préparer pour le repas du soir. Une fois dans l’ascenseur qui les menait jusqu’au restaurant situé au dernier étage du complexe, Beckett, vêtu d’une chemise blanche et d’un pantalon habillé, glissa sa main autour de la taille de son compagnon et déposa un bisou sur sa tempe. « Je sais que c’était une blague, ce que tu as dit tout à l’heure à propos du mariage et... » Il se racla la gorge. « Je ne veux pas que tu te montes la tête pour au final être déçu. Je n’ai pas prévu tout ça pour te faire une demande quelconque, c’est simplement pour qu’on passe un beau moment tous les deux... » Peut-être ruinait-il l’effet en se confiant de la sorte, néanmoins il préférait prévenir que guérir, ne connaissant que trop bien le tempérament tempétueux de son petit ami, qui pouvait voir des feux d’artifices dans des simples pétards.

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· Re: I'm the king of the road, you're the king of my throne. · Ven 16 Oct - 12:19
« Dans ce cas, je ne sais pas lequel de nous deux est le plus fou, » avoua-t-il d’une voix amusée. « Si vivre aux côtés d’un type comme toi relève de la folie… Qu’est-ce que je devrais dire moi ? » Il s’humecta les lèvres en secouant la tête. Au fil du temps, Beckett avait eu l’occasion d’apercevoir les facettes les plus joyeuses comme les plus sombres de sa personnalité ; parfois il avait fui, à raison, mais leurs chemins ne cessaient de se croiser à nouveau. Marley y voyait là un signe, le destin parlait pour eux et les réunissait, peu importait les raisons de leurs multiples séparations, ils étaient faits l’un pour l’autre et, si ce n’était pas vraiment le cas, leur amour était suffisamment fort et solide pour bousculer le cours des événements. Il en avait assez d’entendre les uns et les autres – principalement son homme à dire vrai – clamer avec assurance que leur relation n’était pas saine et que Beckett n’était pas la personne qu’il lui fallait. Le grand blond n’avait eu de cesse de lui répéter, depuis qu’ils se connaissaient, qu’il ne fallait pas se dévaloriser constamment de la sorte, alors pourquoi n’appliquait-il pas ses propres conseils ? Tout le monde trainait derrière soi des boulets que le temps ne parvenait parfois pas à effacer, toutefois cela ne suffisait pas à résumer un individu. Si le jeune infirmier parvenait à aller de l’avant dans leur histoire et ce malgré d’innombrables paroles blessantes échangées et de coups bas en tout genre, Schaeffer n’aurait aucun mal à en faire de même, après tout il n’avait pas grand-chose à se reprocher en dehors des choix de carrière discutables. Marley, quant à lui, possédait une liste étrangement longue de défauts divers et variés, des choses qu’il était compliqué de changer en un clin claquement de doigts. Si son compagnon se trouvait désormais dans le droit chemin pour mener une vie acceptable, il restait encore un bout de chemin à parcourir de son côté et le travail sur soi-même prenait plus de temps qu’un changement de travail ; raison pour laquelle il ne comprenait toujours pas pour quelle raison il se décrivait de cette manière ni pourquoi il se faisait passer pour le méchant de service alors qu’il avait assurément un meilleur fond que Denbrough. « Si la perspective de ramasser mon linge sale peut m’aider à te convaincre de franchir le pas, je promets de renverser le panier de la salle de bain dès notre retour, » conclut-il avec bonne humeur en l’éclaboussant gentiment. « Quel glamour… Je n’aurais pas pu trouver meilleure conclusion que la tienne, » souffla-t-il en se remettant à son tour debout pour sortir de l’eau. Beckett avait le chic pour ruiner le romantisme de certaines situations mais il avait appris à s’en amuser avec le temps, il ne pouvait décemment pas lui en vouloir d’une telle chose car lui-même était étonnamment doué pour gâcher leurs moments avec des doutes qui n’avaient pas lieu d’être. Après une rapide toilette, les deux jeunes hommes se dirigèrent vers le restaurant de l’établissement, vêtus de leurs meilleurs habits pour l’occasion. Voir son petit ami apprêté et bien habillé lui rappela de bons et de mauvais souvenirs mais surtout, il réalisa à quel point il était un homme divinement beau et charmant. De ce fait, il restait persuadé que sa jalousie était en partie légitime, les coups d’œil discrets (comme insistants) des gens alentour le dérangeaient grandement. Autant dire que le blondinet le prit de court lors de sa petite révélation improvisée, interloqué, il demeura silencieux même lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et qu’ils furent accueillis par une hôtesse. Même s’il n’était pas fondamentalement étonné par ses paroles, l’entendre le dire à voix haute n’avait rien de plaisant, c’était même blessant pour un sentimental comme lui. Il prit sur lui pour ne pas faire une remarque désobligeante durant le repas et se montra, au contraire, souriant et avenant tout du long. Ce ne fut qu’une fois la porte de la chambre franchie à nouveau en fin de soirée que son visage se figea tandis qu’il retirait ses chaussures dans l’entrée. « Je vais me doucher, » dit-il simplement, d’une voix éteinte, avant de disparaître dans la salle de bain sans un regard en arrière. Il s’était déjà lavé une première fois à leur retour de la piscine mais dans un espace si restreint, il s’agissait de l’unique pièce où il était possible de s’isoler. Il sortit une bonne vingtaine de minutes plus tard, en pyjama et prêt à entamer sa nuit. « Ce n’était pas une blague, tu sais, » murmura-t-il en se glissant dans les draps froids du lit. « Enfin si, ça l’est sans doute pour toi, j’imagine… Mais pas pour moi. Voilà. » Il souffla fortement par le nez et remonta son oreiller contre la tête de lit pour s’y adosser. « Bref, hmm… C’était vraiment sympa comme soirée, merci d’avoir organisé tout ça, c’est un endroit super, » ajouta-t-il pour passer à autre chose. Il avait dit ce qu’il avait à dire, à retardement certes, ce n’était pas utile de revenir dessus.

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