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 goonies never say die


F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: Forest
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Zoya Ryker

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· goonies never say die · Dim 19 Avr - 11:43
OLIVER + ZOYA
@Oliver Winters
april 2020

Zoya était postée sur un muret, penchée sur une carte qu’elle détaillait minutieusement, suivant les lignes de dénivelé avec le doigt, cherchant à se repérer. Elle avait écumé plusieurs zones de la forêt, ces dernières semaines, en quête d’une mystérieuse cabane entraperçue le mois passé. Le problème, c’était qu’elle ne la retrouvait pas, comme si la maison perchée dans l’arbre s’était tout simplement envolée. Ce qui était impossible et Zoya était certaine de ne pas l’avoir rêvée ou imaginée. Elle l’avait vue, de ses propres yeux, depuis l’autre côté d’un bras de rivière - mais impossible de retrouver ce fichu coin de paradis. L’adolescente n’était cependant pas du genre à abandonner si facilement et elle comptait bien passer au peigne fin la forêt qu’elle avait cerclée d’un grand trait rouge et ce jusqu’à ce qu’elle retrouve la construction.
Elle ne savait même pas pourquoi. Si c’était une chasse au trésor pour se divertir ou la curiosité d’analyser la demeure perdue au milieu des bois. Il n’y avait pas eu la moindre trace de vie alentours (à l’exception des petits bruits émis par la nature et les animaux qui y séjournaient), elle avait vérifié parce qu’elle avait d’abord cru qu’il s’agissait d’un logement paiute. Mais en dehors de la maisonnette en hauteur, il n’y avait pas eu quoi que ce soit qui prouve que quelqu’un vivait-là et c’était ça qui lui donnait envie d’aller explorer les lieux et en particulier le chalet de fortune. Têtue comme une mule comme elle l’était, elle était certaine de retrouver l’endroit, le tout était de voir combien de temps cela allait lui prendre.
Elle serait déjà partie, d’ailleurs, tôt ce matin, si elle n’était pas dans l’attente de l’arrivée d’Oliver. Elle lui avait donné rendez-vous à cet endroit, sans expliquer pourquoi, se contentant de lui lâcher un sois-là, c’est tout! un peu impatient. Elle était sûre qu’il apprécierait la surprise lorsqu’il la découvrirait et ne voulait pas éventer le secret avant d’avoir repéré le butin. Elle avait barré certaines zones déjà explorées et cherchait un sentier qui pourrait leur permettre de visiter une autre partie de la forêt. Elle avait d’ailleurs préparé un sac complet, avec tout l’attirail nécessaire pour la quête (boussole, jumelles, etc.) et de quoi leur donner des forces (deux grandes gourdes d’eau, des sandwiches préparés soigneusement par ses soins et tout un tas de sucreries en guise de desserts et snacks). La rouquine n’avait aucune idée du temps que ça leur prendrait (avant de trouver ou avant qu’Oliver se lasse d’arpenter les sentiers forestiers) mais elle s’était organisée pour la journée - juste au cas où.
D’ailleurs, elle aurait bien picoré dans sa réserve, déjà maintenant, mais elle ne voulait pas risquer qu’ils manquent de quoi que ce soit plus tard et, en songeant à ça, elle vérifia l’état de la batterie de son téléphone (chose qu’elle ne faisait pratiquement jamais) pour s’assurer d’être joignable. Depuis l’escapade de l’été précédent, Inej était intransigeante sur la question et tout manquement à ce principe lui faisait risquer des heures de colles à la maison, comme si elle n’avait pas assez avec celles dont elle écopait à l’école. Elle triturait la fermeture éclair de son sac à dos, la carte posée sur les genoux, guettant l’apparition de son meilleur ami, quand celui-ci débarqua enfin.
- Ah, te voilà! Tu en as mis du temps! s’exclama Zoya en guise d’accueil. A ce rythme-là, on aura pas fait la moitié de ce que j’ai prévu aujourd’hui.
Elle le réprimandait mais il n’y avait pas une once d’irritation dans sa voix et elle sauta en bas de son perchoir pour enfiler son sac et coincer la carte sous son bras.
- J’espère que tu as pris un solide petit-déjeuner parce que ça grimpe un peu, au début. Allez viens! Pas une minute à perdre!
Zoya attendit toutefois qu’Oliver la rejoigne avant de se mettre en route, prenant la direction du sentier sinueux qui quittait Windmont Bay pour s’enfoncer sous le couvert des arbres, au coeur de la forêt.

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Oliver Winters

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· Re: goonies never say die · Dim 26 Avr - 16:39
La fin d’année approchait à grands pas, et Oliver payait les pots cassés de toutes les mauvaises décisions accumulées au cours des derniers mois. Il s’était cherché foules d’excuses pour justifier son comportement déplacé, cherchant à se dissimuler derrière les mensonges révélés tous les quatre matins dans son foyer dysfonctionnel, les drames familiaux qui y étaient légion, et les mains diaboliques tendues pour le faire dévier du droit chemin. Les tentations étaient multiples, malheureusement les hormones en furie de l’adolescence le poussaient inexorablement dans leurs bras. Ce fut donc un poil trop tard, à la réception de son relevé de notes semestriel, qu’il réalisa qu’il s’était placé lui-même dans une situation délicate ; il avait depuis sorti les rames pour rattraper le rythme et quelques notes pas si catastrophiques mais qui faisaient taches par rapport au reste. Bien entendu, il était loin de sombrer au niveau des cancres de la classe, il restait certainement en tête du classement, mais il se souvenait qu’il n’avait que ses notes et ses facultés intellectuelles pour se tirer de ce bouge qu’était Windmont Bay. Pas d’argent, pas de connaissance. Et désormais plus que deux années pour déployer tous les efforts nécessaires afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles. Le temps filait à une vitesse trop folle, même pour un individu de son âge. Plusieurs textos et appels avaient essayé de le convaincre de faire une pause dans ses révisions, il n’avait accepté qu’une seule proposition, pourtant pas la plus raisonnable. Zoya n’était en effet rentré dans aucun détail, lui avait simplement envoyé un lieu et une heure, sans plus d’information. Sa naïveté, ou sa confiance aveugle en l’adolescente, l’avait fait accepter et il se retrouvait par conséquent en chemin vers la forêt. Le souvenir du drame qui s’y était déroulé plusieurs mois auparavant l’avait presque fait tourner les talons, il avait néanmoins pris sur lui et après s’être perdu seulement deux fois, il aperçut la tignasse familière de sa rouquine favorite. Ses lèvres s’ouvrirent sans avoir l’opportunité de la saluer. Charmant comité d’accueil. « J’ai fait comme j’ai pu avec les indications au combien précises que tu m’avais envoyées, désolé ! » Sa grimace se transforma en petit sourire en coin, car il était tout de même toujours aussi content de voir sa meilleure amie. « Hein ? Je... Tu m’emmènes où exactement ? » Les propos de l’adolescente n’avaient rien de rassurant, car ils pouvaient tout aussi bien dire qu’ils allaient marcher des heures durant sans possibilité de faire de pause, ou bien qu’ils allaient escalader des monts interdits à des créatures aussi peu habiles que pouvait l’être Oliver Winters. Il repositionna son sac sur son dos et trottina sur quelques mètres afin de la rejoindre. « Pourquoi j’ai l’impression qu’on ne va pas juste se trouver une petite clairière sympa ou un ruisseau le long duquel manger nos sandwiches ? » Une once de panique se fit entendre dans sa voix, tout à coup montée dans les aigus. Sa confiance était peut-être aveugle, mais ses jambes n’étaient pas indestructibles, et il en avait besoin pour l’évaluation finale du cours de gym, deux semaines plus tard. Et le sourire qui ornait le visage de son amie semblait être en totale contradiction avec cette perspective.

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· Re: goonies never say die · Ven 1 Mai - 21:07
Zoya aurait sans doute été faite pour le métier de guide de randonnées. Elle aurait ainsi combiné son côté aventurier avec la dépense d’énergie qu’elle avait en bien trop grande quantité. Mais ça aurait aussi signifié devoir être sociable, aimable avec ses clients, veiller à leur sécurité, suivre toujours les mêmes chemins et, à coup sûr, elle s’en lasserait tôt ou tard. Zoya Ryker avait besoin de changements, d’imprévus, de nouvelles quêtes, raison pour laquelle le quotidien scolaire lui apparaissait comme une telle plaie: c’étaient toujours les mêmes horaires, les mêmes matières, les mêmes consignes, le même confinement qui demandait qu’elle musèle ses nerfs et ses pensées. Combien de fois, en effet, ne s’était-elle pas perdue loin de sa classe, pour se voir réprimandée quand elle était incapable de répondre à la question ? Elle perdait le fil, fixait les nuages qui passaient dans le ciel et oubliait où elle se trouvait. Par chance, tout ceci avait un compte à rebours. Bientôt, elle serait en âge de décider ce qu’elle voulait et elle ne comptait pas passer une année de plus, parfaitement inutile, sur les bancs du lycée. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait faire ensuite, aucun plan défini, mais le point était depuis longtemps décidé et comme elle aspirait à cette liberté depuis des lustres, la fin de l’année ne pourrait jamais arriver assez tôt. Là où les autres s’extasiaient à propos du bal, Zoya n’attendait que la dernière sonnerie de cours.
La demoiselle était dès lors bien trop impatiente pour écouter les plaintes d’Oliver - non pas qu’elle y prête vraiment attention en temps normal, le principal étant qu’il accepte de la suivre dans ses desseins impénétrables - et elle mena la marche de sa démarche assurée. Avec son attirail, elle avait l’air d’une véritable baroudeuse, alors qu’il n’était pas prévu qu’ils s’éloignent tant que ça de Windmont Bay. Mais si l’habit ne faisait pas le moine, la tenue donnait tout de même à Zoya l’impression de se lancer dans une quête digne d’une aventure d’Indiana Jones.
- Tout dépend du résultat de la journée. Si on réussit, on va trouver une cabane construite quelque part dans les arbres. Je l’ai vue il y a quelques semaines. Si on échoue… Eh bien, ça t’aura fait une journée au grand air, ça ne peut que te faire du bien de t’aérer un peu l’esprit. Il faut toujours faire des pauses quand on étudie, dit-elle comme si elle avait une quelconque notion de ce qu’était réellement étudier.
Des deux, évidemment, Oliver était le plus à même de faire des réflexions à ce sujet.
La rouquine décocha un regard faussement blasé à son meilleur ami puis reporta son attention sur le sentier.
- On se trouvera une petite clairière ou un ruisseau pour manger un bout. Si on a bien avancé dans nos recherches. Plus vite on trouvera la cabane, plus vite on pourra se poser. Je veux la voir de plus près et la visiter. Elle semblait vraiment bien fichue, de là où je l’ai vue. Le souci, c’est que je ne retrouve plus cet endroit.
Et cela la contrariait fortement, la jeune Ryker. Elle qui se targuait de se débrouiller dans la nature, de ne pas avoir besoin de boussole ou de carte pour trouver son chemin, éprouvait une frustration grandissante à voir lui échapper le trésor enfoui dans l’arbre. Elle voulait découvrir qui l’avait construite, si elle était encore utilisée, s’il fallait la retaper, le cas échéant. Cela pourrait faire un lieu de retraite, ou même juste un objectif qu’elle se lançait. Après avoir démontré sa volonté de fer quant aux leçons de boxe, elle avait désormais besoin d’une nouvelle mission. Quelque chose qui lui détourne les pensées de l’école et des épreuves qui l’attendaient invariablement d’ici l’été.
- A quoi tu t’attendais, au juste? Un pique-nique romantique? lança-t-elle, un peu railleuse, l’air de dire tu me connais pourtant. Je te promets qu’on restera sur le chemin, qu’on se fera pas de bobos et qu’on reviendra à l’heure pour le goûter. Est-ce que ça te va? Ou tu as d’autres conditions?
Elle le taquinait. Elle adorait le taquiner. Ils étaient si différents et pourtant ils étaient devenus si indissociables, aussi. Elle aurait bien sûr pu parcourir la forêt en solo, sans le tirer de ses lectures, mais elle trouvait la perspective beaucoup plus attrayante lorsqu’il l’accompagnait.

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· Re: goonies never say die · Ven 15 Mai - 15:19
Une aventure. C’était bien de cela qu’il s’agissait. Une chasse aux trésors que bien de ses camarades auraient  trouvé ennuyeuse, voire gamine, mais qui allait occuper les esprits torturés qu’étaient Zoya Ryker et Oliver Winters, chacun à sa manière. « Qui te dit que je passe mes journées à étudier ? » rétorqua-t-il, piqué au vif, alors qu’il n’avait jamais considéré sa nature de tête d’ampoule comme étant péjorative. En outre, il devait très certainement se trimballer avec un doigt plein d’encre ou le titre de l’ouvrage sur lequel il s’était endormi encore incrusté dans la joue gauche. Il se fendit d’un sourire taquin pour signifier qu’il n’était pas vexé, même si son côté râleur se faisait de plus en plus marqué dernièrement. Il fallait dire que son quotidien, et son entourage, n’était guère le plus engageant. En dehors de ses études et de Zoya, tout lui apparaissait sombre ou friable. Ce n’était pas évident à gérer pour un adolescent qui se laissait bien trop facilement submerger par les émotions, autant les siennes que celles des autres. Elle avait raison, elle le savait, Ollie le savait, et il la soupçonnait de savoir qu’il savait qu’elle avait raison. Même si elle n’écoutait avant tout qu’elle-même, la rouquine avait le don de mettre le doigt sur ce qui clochait chez son meilleur ami et de trouver une solution à des problèmes dont elle n’avait même pas conscience. Il fronça les sourcils face aux explications peu convaincantes qu’elle lui fournissait. « En gros, on marche vers on-ne-sait-où pour trouver une cabane que tu as très bien pu visiter une nuit, au cours d’un rêve ? Cool ! J’ai hâte ! » Il ne plaisantait qu’à moitié. Il n’avait jamais entendu parler d’une maisonnée dans les arbres ou d’une toute autre construction humaine perdue dans les bois de Windmont Bay, il soupçonnait par conséquent Zoya de le piéger. A quelle fin ? Cela ne faisait pas sens, il devait arrêter de voir le mal partout, surtout chez celle qui ne l’avait jusqu’à présent jamais déçu. Ce genre de personnes se faisait rare dans son entourage. « J’aimerais également qu’on évite de rencontrer une vipère, un ours... ou pire, un castor, si ça ne te dérange pas ! » Il grimaça à l’image de l’animal le plus féroce de cette satanée ville, celui qui avait fait plus de victimes que la canicule de 2013, et qui pouvait débarquer à n’importe quelle intersection, se dissimulait derrière le prochain arbre. L’enfer à fourrure de Windmont Bay. Cette pensée le mit aussitôt sur le qui-vive, alors qu’ils ne se trouvaient pas près d’un point d’eau, et qu’ils avaient dès lors peu de chance pour en croiser un. Il se détendit peu à peu au fil de sa marche, jusqu’à pousser un long soupir en tournant la tête vers Zoya. « Si c’est pas un pique-nique romantique, je vais faire quoi des pétales de roses et de la bouteille de champagne que je trimballe dans mon sac ? » Sa plaisanterie, de mauvais goût, le ramena quelques mois en arrière, et il laissa échapper un rire nasal si nerveux qu’il ressembla au grognement d’un cochon. « Je rigole, » s’empressa-t-il dès lors de préciser. Si le goût de l’alcool n’était plus du domaine de l’inconnu pour lui, qu’il levait un peu trop souvent le coude avec ses potes, il n’en était pas devenu un alcoolique qui avait besoin de sa dose quotidienne. La simple idée de retenter l’expérience avec Zoya lui semblait folle. Ils n’avaient guère besoin de perdre la tête pour passer du bon temps ensemble. Même s’ils avaient tenté l’expérience ensemble, une fois, il n’était pas près de recommencer. La simplicité de sa compagnie lui suffisait amplement. « Tu as pris de quoi noter le chemin ? » Il changea rapidement de sujet, pour ne pas établir un instant de malaise entre eux. « Pour éviter de la perdre à nouveau. On pourrait se faire notre propre carte, non ? » Ils pourraient devenir les instigateurs d’une chasse au trésor qui perdurerait des générations après eux. Peut-être que ce pourrait être cela, leur coffre rempli de piécettes d’or : entrer dans les anales de cette vieille ville.

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· Re: goonies never say die · Sam 30 Mai - 21:37
Sans doute la plupart de leurs camarades de classe auraient-ils trouvé cette escapade puérile et inutile. Zoya avait parfois l’impression de passer pour une extraterrestre mais en compagnie de son meilleur ami, cette sensation ne l’avait jamais effleurée. Avec Oliver, elle pouvait être qui elle était (non pas qu’elle change son attitude pour quiconque) sans redouter les remarques méprisantes ou les regards interloqués. Il la prenait comme elle était et, au fond, même si elle ne le lui avait jamais dit (verbalement, du moins, mais elle espérait qu’il le savait malgré tout) elle était reconnaissante de son ouverture d’esprit, sa bienveillance, sa générosité et, oui, évidemment, cette patience d’ange qu’il avait à son égard.
- Bon, peut-être pas toutes tes journées, concéda-t-elle avec un geste de la main qui semblait signifier you know what I mean. Mais tu veux me faire croire qu’il t’est arrivé de partir en expédition en pleine forêt, ces derniers temps?
C’était impossible, elle en était sûre, et si par malheur il l’avait fait, elle se sentirait extrêmement déçue (et peut-être un peu jalouse) de ne pas avoir été invitée - mais d’un autre côté, Zoya n’avait jamais gravité autour de la bande de potes d’Oliver, elle ne serait pas venue s’il l’avait invité mais elle doutait qu’il l’aurait fait de toute manière. Elle ne lui reprochait pas de garder une certaine séparation entre ses amitiés, du moment qu’elle avait sa place quelque part dans sa vie.
- Je l’ai VUE, insista-t-elle en lui donnant un petit coup d’épaule pour le faire vaciller. Traite-moi de folle, tant que tu y es! Je sais que j’ai l’imagination fertile mais quand même!
Et comme pour prouver qu’elle ne plaisantait pas, la demoiselle leva le nez vers les branches, scrutant les alentours, cherchant un indice ou un élément qui lui rappellerait l’endroit où elle avait aperçu l’objet de leur quête. Elle gloussa en écoutant Oliver ronchonner et secoua la tête. Comme si un castor était pire qu’un ours! songea-t-elle, mais en y réfléchissant deux secondes, elle se dit que les probabilités de tomber sur l’animal à queue plate étaient plus élevées que de tomber nez-à-nez avec un ours.
- Ne t’inquiètes pas, je crois que tes jérémiades les feront fuir bien avant qu’on les rencontre, dit-elle, toujours dans l’optique de chambrer son meilleur ami.
Zoya lui adressa toutefois un clin d’oeil pour éviter qu’il ne boude vraiment, auquel cas la balade risquait de prendre une tournure bien moins agréable et poursuivit son avancée de son pas décidé. Déjà, la ville lui semblait reléguée à l’état de vague nuisance lointaine, abandonnée dans leur sillage, et plus ils s’enfonçaient dans la forêt, plus la rouquine sentait l’énergie de l’aventure la gagner.
L’adolescente mit quelques secondes à intégrer la plaisanterie d’Oliver mais quand les mots la percutèrent, Zoya en oublia de regarder où elle mettait les pieds et elle trébucha sur une racine, se rattrapant de justesse au bras de son ami.
- Quoi?!
Les semaines (et même mois) qu’elle avait passés à refouler ce froissement interne à chaque fois qu’elle songeait à Oliver d’une différente façon (comme ça s’était particulièrement manifesté l’été précédent, quand il s’était rapproché de Maeve, lors de sa dispute avec Tommy) semblèrent s’effriter pour raviver ce trouble. Zoya le fixa quelques secondes, médusée, avant de prendre conscience de la réalité (et qu’il confirma d’un je rigole qui la laissa embarrassée d’avoir cru une seule seconde que ça puisse être vrai). Elle chercha à calquer une moue désabusée sur ses traits, pour bien montrer qu’elle n’avait pas été dupe, mais l’ensemble manquait un peu de conviction et elle se contenta de secouer la tête en levant les yeux au ciel, l’air de dire t’es tellement bête! Mais c’était elle qui était stupide, songea-t-elle, d’imaginer une seule seconde qu’Oliver puisse la voir comme ça. D’ailleurs, le voulait-elle seulement? Elle avait passé son temps à se persuader du contraire et avait cherché des arguments divers (ne pas vouloir mettre en péril leur amitié; ne même pas être sûre de ressentir ce genre de choses pour Oliver (mais être incapable d’être catégorique, vu son attitude dès qu’il était question de Maeve); être de toute manière trop jeune pour imaginer un truc pareil; etc.), sans difficultés. Elle ne voulait de toute manière pas y penser, elle était en quête d’une cabane, pas des risques de ruiner son amitié avec son seul ami.
Par chance, Oliver changea de sujet et Zoya sauta sur l’occasion avec un peu trop d’empressement.
- Oui, j’ai des crayons dans l’une des poches du sac, dit-elle en s’arrêtant pour tourner le dos à Oliver et le laisser fouiller, tout en poursuivant, le cou tordu pour épier ce qu’il faisait. Donc, tu veux bien me croire quand je te dis qu’elle existe? Si on la trouve, ce sera notre secret, hein? Il ne faudra en parler à personne.
Elle ignorait si c’était pour préserver la cabane et ne pas en faire un lieu touristique pour les jeunes du coin ou pour avoir un secret à partager avec Oliver. Un truc rien qu’à eux. Que ni Maeve, ni la bande d’Oliver ne pourrait jamais prendre.

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· Re: goonies never say die · Jeu 18 Juin - 15:57
Il était impossible pour un natif de Windmont Bay de ne pas être un minimum proche de la nature tant cette dernière étendait ses longs doigts sinueux tout autour de la ville. Aucun habitant ne pouvait regarder au loin sans apercevoir la cime des arbres ou l’ondulation des vagues tumultueuses de l’océan. Oliver n’avait jamais eu à se demander ce que pouvait ressentir un citadin à la vue de tels paysages, il y était habitué et il n’en voyait plus autant l’éclat qu’auparavant. S’ajoutaient à cela un manque de longues promenades familiales durant son enfance ainsi qu’une légère aversion pour toutes les créatures rampantes ; alors, non, le jeune Winters n’était pas un adepte des sorties dans les bois, et il n’y associait guère de moments très plaisants, en dehors de ceux partagés avec sa meilleure amie. « Non, » marmonna-t-il pour toute réponse, conscient que Zoya avait raison, et sans chercher à se justifier davantage. Il ne pouvait pas gagner face à la rouquine si elle avait décidé de conserver la main haute sur cette partie de la conversation, et il n’était pas suffisamment combattif pour étendre des arguments inutiles. Ils n’étaient pas là pour ça. « Je n’oserais jamais te traiter de folle, d’une parce que c’est mal de se moquer des maladies mentales, de deux parce que tu ne l’es pas. Tu agis parfois en tant que telle, mais c’est plus la recherche d’adrénaline que la folie. » Oliver Winters, psychologue. Il pouvait déjà visualiser la plaque de son futur cabinet, alors qu’il n’avait pas la moindre intention de se diriger vers cette voie universitaire. Il avait bien trop peur des émotions humaines pour en faire son corps de métier. « Oh, mes jérémiades ? » Il grimaça et roula des yeux face à cet affront. « Tu te ferais chier si je ne râlais pas,  tu t’inquiéterais de ma santé, donc je préfère rouspéter un peu, ok ? » Pour la forme. Pour extérioriser toute la rancœur qu’il accumulait au cours des mois, à cause d’une existence qui refusait de lui attribuer un répit, d’un destin qui le faisait ressasser tous les matins. Heureusement pour les deux parties du duo, Ollie n’était ni susceptible ni rancunier, il acceptait avec facilité la critique, ce qui était somme toute une qualité non négligeable, surtout pour un gamin de son âge. Il devait être le seul ado de WB à qui il était possible de faire une crasse sans avoir à le supprimer de son carnet de contacts, il suffisait bien souvent d’attendre un jour ou deux avant de pouvoir revenir comme une fleur. C’était pour cette raison qu’il était apprécié par les membres de sa famille proche et par son groupe d’amis, sa loyauté ne connaissait aucune borne. Les serres qui se refermèrent soudain sur son bras le firent grimacer, puis un rire prit le relais face à l’expression d’horreur dont s’affubla l’adolescente. « Je déteins sur toi, tu ne tiens plus sur tes jambes ? » se moqua-t-il, sans lire la torpeur derrière les grands yeux clairs de son amie. Il réalisa simplement que son humour réclamait encore un peu de travail avant de faire mouche, il n’était pas naturellement fait pour ce genre d’exercice. Il se fendit d’un sourire amusé lorsqu’elle lui indiqua avoir prévu de quoi écrire ; Zoya avait un esprit plus scolaire qu’elle ne voulait le croire. « Qu’elle existe ou non, il faut bien que l’on retrouve notre chemin... » commenta-t-il tout en cherchant dans le sac de la petite rousse, jusqu’à trouver les quelques crayons désirés. Il profita de cette pause, et du dos présenté à lui, pour fouiller dans le sien et en extirpa une carte de la ville qu’il posa contre la jeune fille. Il indiqua d’un point bleu l’emplacement de leur départ, jeta un regard autour d’eux, puis plia le plan pour pouvoir écrire dessus en chemin. « Promis, juré, Zo, je n’en parlerai à personne. C’est pas comme si quelqu’un le méritait, de toute manière. » A part peut-être Maeve, il ne considérait aucun de ses potes comme étant actuellement assez haut dans son estime pour pouvoir partager ce précieux savoir. « Même Beth ? » essaya-t-il malgré tout de marchander. Sa sœur/tante ne sortait pas autant que lui, et elle aurait pu apprécier un petit échappatoire. Il croisa le regard de sa meilleure amie et leva la carte devant lui, en guise de modeste défense. « Ok, j’ai compris. Ce sera le secret de Zollie. » Il eut un nouveau rire amusé et il secoua la tête de gauche à droite. « Pardon, c’est ridicule comme surnom... C'est comme ça que les mecs nous appellent, des fois. »

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Zoya Ryker

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· Re: goonies never say die · Lun 27 Juil - 13:45
Zoya n'avait jamais été matérialiste. S'accrocher aux choses ne l'intéressait pas et elle ne savait pas si c'était un trait de caractère qui était venu à point lorsqu'Inej et elle avaient quitté leur vie d'avant ou si, au contraire, elle l'avait développé parce qu'elles étaient parties sur les routes. Quoi qu'il en soit, l'adolescente ne s'était jamais attachée à la plupart des objets qu'elle possédait et qu'elle laissait volontiers dans son sillage, sans se soucier de leur sort (à l'exception de ce qui se trouvait dans la boite dissimulée dans son armoire, évidemment). Elle n'avait jamais regretté un lieu qu'elles avaient traversé, n'avait jamais repensé aux endroits où elles avaient fait escale. Seule avait compté la voie qu'elles traçaient et cela aurait pu continuer encore et encore, sans doute, si Inej n'avait pas choisi de poser leurs valises à Windmont Bay, Oregon.
Au départ, la rouquine avait eu du mal à se faire à cette sédentarité soudaine, elle avait eu des fourmis dans les jambes, elle avait voulu repartir à l'aventure. Elle n'avait pas cru qu'elles resteraient là plus de quelques semaines - qu'est-ce que cette ville avait de si particulier, après tout? Elle ressemblait à tant d'autres, elle ne se démarquait pas d'une façon ou d'une autre et Zoya n'avait pas compris ce qui avait poussé Inej à vouloir s'arrêter là, d'entre tous les lieux qu'elles avaient pu rencontrer. Qui ne lui disait pas que la ville de leurs rêves ne se trouvait pas à un peu plus loin sur la route? Mais voilà, elle était l'ainée et Zoya, qui n'était alors officiellement que sa soeur cadette, n'avait pas vraiment eu son mot à dire (même si elle n'avait pas perdu l'espoir qu'Inej se lasse de l'Oregon et veuille repartir). A présent, cependant, Zoya s'était habituée à la vie à Windmont Bay et il n'y avait aucun doute sur le fait que son compagnon actuel y soit pour l'essentiel. L'aventurière en herbes n'aspirait plus autant à reprendre leur itinérance, même si elle ne pouvait imaginer une seule seconde rester vivre ici toute sa vie. Il y avait trop de choses à voir, trop de choses à découvrir, à expérimenter, à vivre. Mais pour l'heure, ça lui allait. Tant qu'Oliver était là, tout lui allait.
- Merci, Watson, je me demandais justement ce que c'était et tu viens d'élucider mon plus grand mystère: la quête d'adrénaline! dit-elle, un brin railleuse.
Il pouvait être si sérieux, le plus souvent, à tout prendre au pied de la lettre, mais c'était ce qu'elle aimait aussi, chez lui: malgré sa réputation de tête d'ampoule, il n'était pas rivé à ses livres, il avait les yeux grands ouverts, il se montrait tel qu'il était, il n'avait pas peur de mettre des mots sur ce qu'il éprouvait et, en un sens, elle lui enviait cette perméabilité. Elle aurait voulu pouvoir expliquer ce qui lui passait parfois par la tête, extérioriser ses émotions au lieu de les ranger dans l'unique but de les refouler et les oublier. Malheureusement, quand ça sortait, c'était toujours de façon explosive et maladroite, comme quand elle avait rongé sa frustration jusqu'à ce qu'elle éclate en pleine soirée d'Halloween. Mais tout ça, c'était du passé, songea-t-elle. Tout allait bien avec Inej, elles s'étaient faites à leur nouvelle relation. Zoya aurait presque pu dire que rien n'ennuageait ses pensées mais elle n'était pas assez bornée pour ignorer les instants de malaise qui la saisissaient chaque fois qu'ils faisaient la moindre plaisanterie au sujet d'une quelconque romance entre eux. Deux ans plus tôt, elle aurait sûrement feint de vomir à la moindre allusion, avant d'éclater de rire. Désormais, elle en rirait toujours mais ce serait un rire nerveux, étrange, incertain.
Celui qu'elle laissa échapper lorsqu'Oliver prétendit qu'elle s'inquiéterait pour sa santé s'il ne râlait pas un peu était par contre spontané, il sonnait comme une approbation parce qu'effectivement, s'il s'était lancé dans la quête avec un enthousiasme exagéré, elle se serait sûrement demandé ce qu'on avait fait à son meilleur ami. Mais comme trop souvent depuis plusieurs mois, le vent virait d'un bord à l'autre et Zoya ne savait plus sur quel pied danser. Eclatant de rire avant de s'étouffer sur son propre souffle avant de tout faire pour semer le trouble et la suspicion - jusqu'à en manquer de trébucher.
C'est parce que tu dis des bêtises, eut-elle envie de répliquer, mais elle s'en abstint, car ça ne ferait qu'attarder la discussion sur sa blague à deux balles et s'il se permettait de plaisanter à ce sujet, c'est qu'il n'y voyait pas la moindre trace de vérité, n'est-ce pas? Zoya tenta de s'en persuader, en tout cas, et elle se dit que si c'était bien ça, ils étaient saufs, leur amitié ne souffrirait jamais d'ambiguïté et c'était un soulagement. C'était en tout cas plus facile de considérer la situation comme telle. Quant à se tracasser de ce que ça signifiait s'il trouvait un jour une petite amie, Zoya préférait ne pas y songer. Ils étaient encore loin de ces tracas-là. Right?
- Tu veux dire que depuis le temps que tu vis ici, tu ne connais pas encore ces bois par coeur? le taquina-t-elle, un rictus aux lèvres, la tête toujours tournée pour le surveiller du coin de l'oeil.
Un léger frisson lui traversa le corps en sentant la carte posée contre elle et la légère pression du crayon et elle ferma les yeux pour essayer de se concentrer sur autre chose - la brise dans les branches, l'odeur de la terre humide, les secondes qui s'égouttaient lentement, un peu plus lentement que les battements volubiles de son coeur. Parfois, Zoya aurait préféré ne pas avoir ce sale traître logé au creux de sa poitrine, la seule voix qui la pénétrait, qu'elle ne pouvait effacer. Chaque pulsation était un appel et elle aurait voulu le rendre muet. Pourquoi lui jouait-il ce mauvais tour?
Lorsque la pression s'écarta, Zoya reporta son attention sur Oliver et hocha la tête en signe d'approbation. Elle n'avait pas fait le lien avec le sens profond de sa remarque, considérant simplement que c'était bien leur secret à eux, pas que ça puisse découler des tensions avec sa bande d'amis - après tout, elle ne s'était jamais intéressée à eux, n'avait jamais posé de questions, ni demandé comment ils allaient, quand Oliver était avec elle, elle le voulait pour elle seule, pas pour l'entendre parler de ses copains avec qui il passait son temps quand il n'était pas occupé à la suivre au milieu des bois. Elle fronça les sourcils lorsqu'il fit allusion à sa soeur et Oliver éleva la carte, comme s'il connaissait déjà la réponse. Elle était peut-être égoïste mais pour la première fois de sa vie, elle tenait à avoir ce petit coin secret à elle et la seule personne avec qui elle voulait bien la partager était Ollie.
Et voilà que le vent tournait à nouveau et que son ventre se mettait à grouiller d'elle ne savait trop quoi, tandis que son coeur reprenait son galop.
- Zollie? Et qu'est-ce qu'ils veulent dire, par là, au juste? demanda-t-elle en rajustant son sac sur ses épaules, pour masquer sa gêne. Mais tu as raison, c'est ridicule comme surnom, ajouta-t-elle, plus bas, avant de tourner les talons pour reprendre leur marche - et surtout masquer ses joues qui se paraient d'une couleur embarrassante.
Zoya accéléra un peu la cadence et prit un sentier qui grimpait davantage, sans réfléchir à la direction qu'elle empruntait, ni au fait qu'ils risquaient de perdre leurs repères si elle filait au hasard au lieu de regarder autour d'elle. Mais elle préférait entendre Oliver maugréer dans son sillage que de l'écouter plaisanter à propos de leur amitié avec ses potes.

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