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 you were an archer with your hand swift at the bow.


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Naseer Shah

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· you were an archer with your hand swift at the bow. · Jeu 23 Avr - 1:02
veda&nas--
you were spring,
and i the edge of a cliff.

-- witter bynner, at the touch of you.

Pour atteindre l’entrée de la fête foraine, il fallait passer par la jetée et pour passer par la jetée, il fallait passer devant le bar qui faisait l’angle. Il était encore fermé à cette heure-ci (un samedi, en à l’heure où le ciel se tâchait de rose) mais Nas s’était arrêté à sa hauteur pour jeter un coup d’oeil - coupable - vers sa façade fermée. Personne, bien sûr, à part le fantôme qui hantait un coin de fenêtre ou l’encadrement de la porte. C’était toujours le même spectre, à des moments différents. Adossé au mur, il avait vingt ans, les cheveux longs et portait ce débardeur que Nas faisait mine de détester (s’il prétendait le détester, il n’avait pas besoin de le regarder). Derrière la vitrine, il en avait vingt-six et devait bosser au bar, exceptionnellement (et Nas avait passé la soirée au comptoir, ce soir-là, à lui commander verre sur verre, tous plus compliqués les uns que les autres pour qu’il ne serve que lui). Et s'il levait les yeux vers l’étage supérieur ? Aurait-il vu un revenant là aussi ? Ou juste l’ombre qui se détourne, ravalée par l’appartement dont il avait lui-même hanté les murs ?
Nas n’osa pas lever les yeux et pressa le pas. Il était toujours à l’heure et aujourd’hui, encore plus que d’habitude. S’il s’était écouté, il serait arrivé bien plus en avance encore mais il s’était ravisé. Chill, Nas. Personne n’avait besoin de savoir à quel il était douloureusement non cool et surtout pas celle à qui il avait rendez-vous. À la pensée qu’elle puisse déjà en train de l’attendre, Nas accéléra encore le pas. Des deux côtés de la jetée, la mer roulait doucement contre les rochers. Aurait-il pu rêver meilleur tapis rouge ? C’était un signe. Un signe que tout allait bien se passer. À cet instant, il aurait pris toutes les prédictions, tous les horoscopes, si seulement on avait pu lui confirmer que tout irait bien.
L’air et le ciel devinrent tous deux de la barbe-à-papa. Nas ralentit devant les kiosques qui signalaient l’entrée de la fête foraine temporaire. Elle s’était installée là il y a quelques jours et lorsqu’il était passé devant (en sortant de l’appartement au-dessus du bar, après ce qui s’était passé ce jour-là avec lui), il s’était dit que ça lui plairait à elle. Ce n’était qu’une supposition, certes. Après tout, Nas ne possédait aucun information qui puisse confirmer qu’il avait fait le bon choix. Il se jetait à l’eau, avec tout ce qu’il avait de bonne volonté, de foi, d’espoir. Please, please don’t let me fuck this up.
Au-dessus de lui, la grande roue découpait de gros morceaux de nuages poudrés et il leva les yeux vers les petites nacelles. Est-ce qu’il aurait le courage de l’inviter ? Ou est-ce que c’était trop cliché pour un premier rendez-vous ? Il n’en avait aucune idée - comment aurait-il su, de toutes façons ? Ce n’était pas comme s’il maîtrisait les codes de la romance. Tout ce que Nas en connaissait, il l’avait vu dans les films, lu dans les livres ou vécu par procuration à travers ses amis. Lui, il n’était pas le genre de garçon qui comptait assez pour se faire inviter sur la grande-roue.

Mais ça changeait. Ça changeait aujourd’hui.
Nas sortit son téléphone de sa poche pour vérifier l’heure. Il lui avait dit dix-heures, l’heure idéale, ni trop tôt (ils n’étaient plus des gamins, merde) ni trop tard (ils n’étaient pas encore mariés, tout de même) et il ne restait que quatre minutes jusqu’au moment fatidique. Viendrait-elle ? Il relut le mail qu’elle lui avait envoyé et qu’il connaissait par coeur désormais. Pour notre nuit de noces, quand tu me verras nue… Les joues de Nas s’enflammèrent et il fit disparaître le mail de l’écran comme s’il avait peur qu’on lise par-dessus son épaule. Passé le choc initial, il lui avait répondu dans la minute. Il n’avait qu’un désir : la voir. Lui parler. Apprendre à connaître qui elle était, au-delà des cicatrices.  Il allait passer sa vie avec elle. Autant commencer tout de suite.
Et lorsqu’il releva les yeux de son écran, elle était là. Nas resta figé, son portable dans la main, une expression de surprise se peignant au fond de ses yeux de biche. Veda était là et il ne voyait plus qu’elle et ses beaux cheveux noirs. « Oh. » Il était interdit, bloqué. Il ne savait pas quoi faire de ses bras ni de ses jambes qui se retrouvaient tout à coup pétrifiés. Une épingle s’ancra douloureusement au creux de son ventre, manifestation inconsciente de son malaise. Puis il se rappela du mail et tout à coup, quelque chose se débloqua. Elle n’était pas une ennemie. « Veda. Hey. Tu es venue. » finit-il par extirper de sa gorge froissée. Il lui sourit et étrangement, il n’était ni faux ni forcé, juste un peu timide, un peu en zigzag. Puis il fit un pas vers elle mais resta à distance respectueuse. Nas ne voulait pas la brusquer, à moins que ce ne soit lui-même qu’il protégeait, comme s’il avait peur de se brûler s’il approchait de trop près. Seul le temps lui dirait ce qu’il avait besoin de savoir sur Veda Kaur. En attendant, il l’invitait à la fête foraine et c'était déjà ça.

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Veda Kaur

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· Re: you were an archer with your hand swift at the bow. · Jeu 23 Avr - 15:08
Je suppose que tu te demanderas les raisons de ces cicatrices. Le miroir de sa chambre reflétait ses jambes nues. Levées vers le plafond, Veda les observait d’un oeil absent. Elle n’attendait pas de réponses, lorsqu’elle avait envoyé ce mail. Elle attendait un accord tacite, silencieux, quelque chose auquel elle n’aurait pas besoin de penser. C’aurait été plus simple de faire ainsi : quelques mots, un avertissement dont elle n’aurait plus jamais besoin de parler. C’aurait été plus simple mais Naseer n’avait rien de simple. Ce n’est pas par le silence, qu’il avait répondu : au lieu de cela, il lui avait donné rendez-vous. Dans le miroir de sa chambre, une cicatrice encore rougeâtre attira son attention avant qu’elle ne rabatte ses jambes brusquement contre les draps. Ce n’était pas le moment d’avoir des regrets, encore moins celui de refaire le monde. L’horloge tournait ; elle devait se préparer.

Sa mère, elle le savait, aurait insisté pour qu’elle porte une robe. Celle qu’elle avait passée, presque de mauvaise grâce, avait des allures de coquelicot avec son tissu léger et ses teintes rouges. Elle aurait dû opter pour quelque chose de plus sobre, peut-être, s’il avait fallu satisfaire sa mère, et elle faillit retourner vers sa penderie, examiner d’autres vêtements, d’autres solutions. Naseer méritait une femme honnête. Naseer méritait aussi de savoir qui elle était. Elle n’avait aucune affection pour les tissus noirs ou pour les cols roulés, pour tous ces vêtements que sa mère jugeait suffisamment modestes pour lui accorder le droit de les porter. Avec un soupir, Veda claqua la porte du placard. Naseer savait dans quoi il s’engageait.

C’était du moins ce qu’elle voulait croire. Elle avait passé des années dans son orbite, des siècles à rire, au côté de son frère. Les rumeurs avaient eu le bras long, dans leur petite communauté, les histoires s’étaient répandues comme une trainée de poudre sans qu’elle ait pu l’arrêter. Naseer savait forcément : tout le monde savait. Une robe rouge ne le surprendrait pas, pas plus que le trait d’eyeliner, pas moins que les doc martens qu’elle passa par habitude. Hors de question d’aller à la fête foraine en escarpin. Pas moyen de faire ça, malgré les yeux désapprobateurs de sa mère qui creusait des trous dans son esprit, malgré l’inquiétude à l’idée de décevoir son fiancé. Il passerait outre, comme pour le reste. Elle l’espérait, tout du moins.

« À ce soir. » lança-t-elle, machinalement, à l’appartement vide avant d’en fermer la porte.

Un courant d’air fit bruisser les feuilles de ses plantes vertes alors qu’elle se sauvait vers la fête foraine. Veda ne parvenait plus à se souvenir de la dernière fois où elle avait été à la fête foraine, encore moins de la dernière fois où elle avait eu un rendez-vous à la fête foraine. La réponse était probablement jamais mais rien n’était moins sûre. Elle avait peut-être tout bonnement oublié. Certaines parties de ces dernières années étaient encore floues, malgré la sobriété. Peut-être valait-il mieux que les souvenirs restent terrés là où ils étaient.

Dix-huit heures cliquetaient à sa montre lorsqu’elle arriva à l’entrée. À défaut d’avoir des chaussures de dame, Naseer pourrait louer sa ponctualité. Il était arrivé en avance, évidement. Elle aurait dû s’en douter, avec ses allures de prince charmant et sa volonté évidente de bien faire. D’un geste machinal, elle repassa une mèche de cheveux derrière son oreille lorsqu’il la salua.

« Tu m’as invitée. » Elle leva le nez en l’air et elle sourit, à la vision de la grande roue qui tournait. « Je n’allais pas te poser un lapin. Comment vas-tu ? »

Ses doigts la démangeaient de s’allumer une cigarette. Elle serra les sangles de son sac à main, à la place. La distance entre eux lui paraissait être une question insolvable. Elle ne pouvait se tenir trop près, ne pouvait se tenir trop loin, était incapable de décider de la meilleure distance, opta simplement pour ne pas bouger, lorsqu’il s’avança vers elle, les yeux rivés sur son visage et une pointe acérée dans le coeur sans vraiment savoir pourquoi. Il aurait pu rendre quelqu’un heureux, pensa-t-elle, perdue dans sa contemplation de son visage. Il aurait pu rendre quelqu’un si heureux, si elle n’avait pas été là. Il était simple d’oublier qu’il n’était pas là par choix lorsqu’il se montrait si gentil mais la situation était étrange et délicate des deux côtés. Il avait accepté, comme elle l’avait fait, mais ça n’avait rien d’un choix, rien d’une volonté. C’était un abandon, peut-être. C’était une fuite, sûrement. C’était quelque chose d’autre, en tout cas. Elle déglutit difficilement. Il ressemblait à Raj. La pensée parasite lui fit secouer la tête.

« Tu as passé une bonne journée ? »

La question était d’une banalité confondante, mais elle devait s’extirper des sables mouvants qui l’attiraient. Elle n’avait pas le luxe de se planter.

Tout irait bien. Elle n’avait pas le choix.

Naseer Shah

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· Re: you were an archer with your hand swift at the bow. · Sam 2 Mai - 0:13
Il ne voyait que le visage de Veda. Les lumières de la fête foraine la couronnaient d’un diadème de petites lucioles, la coloraient de mille et unes lueurs sucrées. Elle était belle comme ces fleurs qui poussent sur le bord de l’autoroute, rappel furtif et vivace du pouvoir de la couleur le long de l’asphalte chaude. Nas resta muet. L’email lui revenait en mémoire, sans cesse. Il n’avait pas été préparé à ça - qui l’était, vraiment ? - et alors qu’il se tenait face à Veda (sa fiancée, sa future femme, il n’arrêtait pas de se le répéter en boucle comme s’il avait peur d’oublier), les mots lui manquaient. La banalité de son accueil lui donnait envie de détourner les yeux, de disparaître. Elle méritait mieux que sa peur et ses angoisses, mais il avait l’impression de n’avoir que ça à lui offrir. Here you go, the truth. Il était cet homme qui n’avait plus d’expérience que les garçons qu’il voyait autour d’eux, accompagnés de la fille qu’ils espéraient séduire. Il aurait peut-être dû arriver plus tôt et se renseigner sur les dernières tactiques à la mode mais là encore, il avait échoué.
Nas tritura nerveusement ses doigts tandis que la brise du soir lui caressait les joues et cherchait à le pousser vers Veda. Devait-il s’approcher encore ? Lui demander s’il pouvait l’embrasser (sur la joue, il n’était pas fou non plus) ? Ou bien lui offrir son bras, comme il avait vu son père le faire tant de fois ? Il l’observa alors qu’elle levait les yeux vers la grande-roue. Le sourire de Veda lui chiffonnait à peine le visage ; Nas se demandait quelles autres cicatrices elle cachait derrière cet arc discret. Elles allaient bientôt devenir les siennes, après tout, et il cherchait à en saisir l’ampleur, la profondeur. Couraient-elles loin vers l’intérieur, ancrées solidement en elle comme des mauvaises herbes ? Nas n’avait pas la main verte mais il avait l’impression qu’avec Veda, il devrait comme si. Il ne l’avait pas quitté des yeux et lorsqu’elle revint vers lui, son coeur cogna dans sa poitrine, plus fort que d’habitude, presque aussi fort que lorsqu’il était avec Grey - presque seulement, et pas de la même façon. Avec Grey… Avec Grey, ce n’était juste pas comme ça. Et Nas ne voulait pas penser à Grey ce soir. Il le conjurait, loin. Il avait tiré un trait sur lui, c’était terminé. Quand il était sorti de cet appartement, quand il avait accepté de se marier, quand il avait reçu cet email. Ce rendez-vous avec Veda, c’était un baptême, un exorcisme.
Je n’allais pas te poser un lapin. Nas tressaillit. T’inquiète pas, je sais ce que c’est, aurait-il voulu répondre du tac-au-tac. Il n’était pas étranger à ce genre de déception mais il n’était pas sûre qu’expliquer à sa future épouse qu’il avait l’habitude de se faire planter jouait en sa faveur. Que savait-elle de lui, de sa réputation ? Autant que les autres, sans doute. À moins que Raj n’ait grossi le trait pour la faire rire, mais là encore, il ignorait s’ils avaient été vraiment si proches que ça. Si jamais elle demandait, il lui dirait la vérité : je n’ai qu’une histoire mais elle n’était pas importante. « Ça va. » C’était un mensonge doux comme une plume, léger, qui avait roulé sur ses lèvres comme une caresse. Bien sûr que non, ça n’allait pas, rien n’allait. Mais il ne pouvait pas le dire à Veda. Il se dit qu’elle le découvrirait bien assez tôt, de toutes façons, avant de se rappeler que ça non plus, il ne pouvait le laisser arriver. Il ne ferait pas d’elle une victime collatérale de ses choix, il ne ferait pas d’elle le bouc-émissaire du crash qui avait broyé sa vie. Il n’y avait qu’un fautif et c’était lui. Grey était un risque qu’il avait pris en toute connaissance de cause. Aujourd’hui, il payait.
Était-elle aussi nerveuse, aussi perdue que lui ? Impossible à dire derrière le sourire qu’elle lui offrait comme un rempart, une forteresse. Pourtant, Nas ne cherchait pas à la prendre d’assaut. S’il devait entrer chez Veda, il le ferait parce qu’il avait été invité, choisi. Parce qu’il était le bienvenu, à bras ouverts. Il n’essayerait plus d’escalader des montagnes. « Oui. Et toi ? » C’était navrant, comme réponse, et Nas le savait parfaitement. Ne valaient-ils pas mieux que ça, tous les deux ? N’avaient-ils pas le droit de se donner une chance, une vraie, en-dehors des attentes qu’on leur plaçait sur les épaules ? Personne n’était là pour les surveiller. Ils étaient des adultes qui voulaient simplement jouer à des jeux d’enfants.
Nas se racla la gorge et se passa une main dans les cheveux. Il regarda vaguement autour de lui sans trouver de point d’accroche et revint à Veda qui semblait concentrer toute la lumière sur elle. Rassemblant son courage, Nas s’approcha encore. Il la dépassait à peine et quelque part, ça lui plaisait, cette égalité intime. « Écoute, je sais que c’est un peu bizarre… tout ça… » Il fut tenté de lui prendre la main mais il remarqua qu’elle s’accrochait à la sangle de son sac comme une naufragée à sa bouée et il n’osa pas. Pas encore. « Je suis heureux de te voir. Je veux que ça marche. » confessa-t-il, hésitant. Pourtant, il n’y avait pas plus vrai, pas plus sincère. Il fallait que ça marche. Pas pour sa famille, pas pour sa réputation, son honneur ou qu’en savait-il, mais pour lui, tout simplement. Il voulait passer à autre chose. Découvrir qui il était, qui il pouvait être, lorsque son monde ne se résumait plus à Grey. « Mais pas de pression. Tu peux commencer par me battre à la carabine, je pense que ça établira une bonne base. » conclut-il avec un sourire qui miroitait celui de Veda. Il se tourna vers la fête foraine qui leur tendait des bras de lumière et de pommes d’amour caramélisés. Et cette fois, Nas lui offrit son bras. Il serait son ancre, si besoin.

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