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 Just like old times


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Hiroji Holloway

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activities : Northern Blackhawks motorcycle club member, book club on sundays, photo club on saturdays (as often as he can), boxe, taekwondo, gym, mmorpg, eating, writing.
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· Just like old times · Lun 4 Mai - 19:02


Just like old times

I
l ne sait pas s'il a bien fait de dire oui à l'invitation de Cain, Hiroji, invitation qu'il aurait d'ordinaire poliment éconduit. Il ne sait pas si c'est une bonne idée et s'il a fait le bon choix, lui qui n'a pas foutu un pied là bas depuis bien trop d'années parce que ça fait trop mal, surement, parce que ça rappelle son rire et sa voix grave qui claquait fort contre chaque parcelle du bar. Oh, il y a été, Hiro, devant le Daveys. Il y est venu seul au moins une fois par année, le coeur au fond des poches pour pas chialer toute son amertume mais n'a jamais pris la peine de mettre un bout de semelle à l'intérieur, se contentant de sa paume posée sur la poignée de porte, tête baissée et dents serrées, les souvenirs accrochés de partout et les odeurs de cuir qui lui rappelaient douloureusement les heures passées ici à colorier sur les vieux tickets de caisse que lui filait Etta, pendant que son père discutait avec les copains. Ca lui aurait fait quoi d'y entrer, en vérité? Il n'en sait rien. Peut être qu'il avait simplement peur de se heurter au vide, de se faire écorcher par son absence. Peut etre qu'il n'avait juste pas la force d'affronter ce qu'il refoulait depuis sept années maintenant: Carter Holloway était mort et enterré et rien ni personne ne le ferait revenir, jamais.

Ce n'était pas la première fois que Cain le contactait, mais il avait toujours préféré refuser, Hiro, le coeur lourd et l'âme tiraillée; bien sûr qu'il crevait d'envie d'y aller, de les revoir tous et de se faire taper chaudement l'épaule en guise de salutation. Bien sur qu'il avait follement envie de les entendre lui dire "allez viens gamin", de grimper sur une moto comme avant et de se faire fouetter par ce vent de liberté que son père avait autrefois tant aimé. Mais il n'arrivait pas à faire taire cette petite voix qui lui répétait sans cesse qu'il ne tiendrait pas le choc, que faire ça sans lui c'était au dessus de ses forces. Y avait eu Minha aussi, qui avait insisté, qui lui avait dit que tout irait bien, qu'éviter le club n'aiderait surement en rien. Elle avait peut être raison, mais il n'était jamais parvenu à se résoudre de franchir ce pas. Et pourtant, cette fois, il avait accepté. Pour une raison qui lui échappait, il avait répondu "ok". Et c'est d'un pas calme et mesuré qu'il parcourt les rues en ce soir d'avril, les épaules droites sous sa veste en cuir et le menton haut. Si d'apparence il semble impavide, il n'en mène pas large, en vérité. Et s'il devait être tout à fait honnête, il avouerait qu'il hésite à repartir chez lui en courant, et tout plaquer. Mais il le sait, il ne fera pas marche arrière cette fois, et ne reculera pas. D'ailleurs, c'est d'une main décidée qu'il tire fort sur la porte en bois pour pénétrer dans le Daveys, la moiteur des lieux et la lourdeur de l'air qui le frappent de plein fouet. Boom. Rien n'a changé. Son corps tétanise, les poumons atrophiés. Carter n'est pas là, est-ce qu'il va réussir à respirer? Bouche entrouverte il inspire enfin et souffle par le nez, ses yeux d'ébène qui passent affolés d'un visage à un autre, et s'il se fait lui aussi dévisager il ne reconnait personne jusqu'à ce que Cain lève un bras depuis le fond du bar, sourire aux lèvres, traits tirés. Le coeur en avalanche, Hiro ne montre rien mais c'est un volcan éteint qui s'éveille juste là, derrière ses côtes. Un pas après l'autre il s'approche, le visage fermé, les poings serrés, le souffle court. "Y a le gosse ! je vous avais dit qu'il viendrait!" Il semble heureux. Et il était sûr qu'il viendrait. Quelqu'un en doutait? Logique. Depuis le temps qu'il désertait, Hiro, il fallait bien se douter que la confiance s'était fatalement corrodée. Malgré tout, il se fait harponner par leurs mains solides, l'épaule déja endolorie par l'accueil énergique qu'ils lui offrent et ça lui arrache un sourire en coin parce que bordel, ça lui fait du bien. Pourquoi il n'était pas venu avant, déja? Et alors qu'il se décide à prendre place sur une chaise sous les rires de bienvenue, il croise son regard. Minha. Son sourire disparait alors et il se racle la gorge, sa main qui vient plaquer en arrière ses cheveux noirs qui s'étaient aventurés devant ses yeux. Geste inutile puisqu'il baisse la tête quelques instants, les faisant retomber. Il est nerveux. Il est nerveux parce que s'il lui a envoyé un sms pour lui souhaiter joyeux anniversaire le mois dernier, il ne lui donne que trop rarement de ses nouvelles et évite ses appels, ce qui doit sûrement l'agacer. Gêné, il s'assoie à ses côtés, observe en silence la serveuse qui arrive, commande une biere et discrètement se penche vers Minha pour lui chuchoter : « J'aurais dû te rappeler... je sais. »

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Dernière édition par Hiroji Holloway le Ven 22 Mai - 1:36, édité 3 fois
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Minha O'Hara

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· Re: Just like old times · Ven 15 Mai - 12:31


Accoudée au comptoir depuis près de trente minutes, les prunelles foncés et le sourcil arqué, Minha observe non sans jugement un Xander éméché jouer des hanches au rythme du jukebox. — Tu t’souviens quand il s’est pris un coup de canne dans la gueule l’été dernier ? Il faisait moins le malin, s’en amuse Billy avant de porter son verre à ses lèvres charnues. C’est vrai, deux situations bien différentes, une ambiance qui l’était tout autant. A chaque fois qu’ils partent sur les routes, c’est le même schema qui se répète. L’un ou plusieurs d’entre eux finissent toujours leur soirée en garde à vue ou à l’hôpital. S’il ne se passe rien de tout un road trip, ç’a en est presque navrant. Minha secoue la tête, exaspérée par la scène mais le sourire qui ne la quitte jamais lorsqu’elle passe du temps avec toute la troupe. — Je vais voir les autres, qu’elle signale à son ami puis s’éclipse en direction d’une table occupée par le reste. C’est une soirée comme une autre au Daveys où tout le club se réunit pour passer un bon moment ensemble. Rapidement les murs de l’établissement reprennent vie. Si on n’y est pas habitué, c’est toujours un peu surprenant de les voir débarquer en masse, blouson sur le dos, des gueules amochées pour certain et il faut se le dire, ils ne sont pas discrets. Pour les habitants du coin, ils sont toujours parfois considérés comme des parasites, des criminels, et si pour cette dernière description n’est pas tout à fait fausse, ils ont aussi appris à respecter quelques règles. Surtout lorsque le bar est géré par la vice-présidente du club et qu’il ne vaut mieux pas la mettre en pétard pour avoir saccagé les lieux ou provoqués la bagarre (et ça encore, Etta est un peu plus tolérante si l’autre en face l’a cherché). Pour les touristes de passage en revanche, il n’est pas rare qu’on vienne leur demande d’être pris en photo. Oui, c’est étrange mais visiblement, eux aussi contribuent à la réputation de la petite ville côtière – à leur manière.
— Je veux bien une bière s’il te plait, la serveuse s’éloigne et Minha reporte son attention sur ce qui l’entoure, des verres et des bouteilles vides s’accumulent sur la table tandis qu’on lui rapporte rapidement sa boisson. Elle en savoure la fraicheur bien appréciable et son goût légèrement amer. — Hé Minha, bouche-toi les oreilles, qu’on lui lance et interloquée, elle fronce les sourcils, — Et pourquoi ? les autres les regardent, détendus alors que Taka se met à rire, — Je m’apprête à dire quelque chose qui pourrait être retenu contre moi, tu vois l’genre ? l’assemblée esquisse des sourires ou se laisse aller à quelques rires. — J’suis pas en service, précise-t-elle, sauf si c’est pour nous dire que t’as tué quelqu’un, dans ce cas je te conseille vivement de la boucler, ses traits sérieux s’effacent doucement et ses lèvres s’étirent un peu plus. — T’sais, je te l’ai jamais dit mais… t’es pas mal sexy dans ton uniforme de flic, si Minha se contente de lui adresser un joli doigt, c’est Cain qui se charge de lui en mettre une sur la tête, provoquant les moqueries des autres présents. Si les réflexions peuvent être parfois maladroites, la motarde sait pertinemment qu’il n’y a rien de méchant et que les piques qu’ils s’envoient parfois est bon enfant. Evidemment, les embrouilles font aussi parties du lot mais c’est un peu le principe même d’une famille. Tout n’est pas rose et selon les personnalités de chacun, ça peut exploser mais le mot d’ordre est toujours le même : rester souder quoiqu’il arrive. — Y a le gosse ! je vous avais dit qu'il viendrait ! ça l’interpelle, et son regard se pose sur la nouvelle silhouette qui a passé les portes. Hiroji, c’est qu’il commençait à se faire désirer. Le visage de Minha pourtant reste impassible à son arrivée. Presque détachée, elle prend une autre gorgée de sa bière et lorsque leur regard se croise, elle ne le détourne pas. Elle le soutient même, avec l’insistance qu’on lui connait bien lorsqu’elle cherche à déstabiliser quelqu’un. L’œillade finit malgré tout par s’attarder sur autre chose, laissant le jeune homme s’installer près d’elle mais alors qu'il s'adresse directement à elle, la jeune femme glisse de nouveau ses yeux boudeurs sur lui. — Je suis contente de voir que tu nous, m’a, pas oublié, lâche-t-elle sur un ton qui se veut accusateur mais l’expression dans ses yeux sombre n’exprime que l’inquiétude qu’elle a ressenti (et ressent encore) à son égard. — T’as manqué à tout le monde, c’est vrai, rien qu’à voir la manière dont il a été accueilli devrait suffire à le rassurer. — Qu’est-ce qui t’a décidé aujourd’hui ? elle est curieuse Minha, de toutes les invitations, les tentatives vouées à l’échec pour le voir, pourquoi maintenant ? Elle sait que la situation n’est pas idéale, elle est compliquée même et Minha se veut compréhensive mais s’il y a bien une chose qui l’agace, c’est qu’on cherche à l’éviter.

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it's a wide ocean and a tight emotion and our homes are chosen. yet still
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Dernière édition par Minha O'Hara le Mar 26 Mai - 11:41, édité 1 fois
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· Re: Just like old times · Dim 24 Mai - 19:20


Just like old times

I
l ne s'était pas attendu à ça. Vraiment pas. Il s'était imaginé tous les scenarios possibles, s'était monté la tête tout seul avec des idées un peu tristes, avait craint le rejet surtout, la trouille scotchée au fond du bide aussi de devoir affronter les lieux sans son père sous leurs regards peut être interrogateurs, mais il ne s'était pas attendu à ça. A se sentir si bien de les retrouver comme s'il n'avait jamais déserté, comme si rien n'avait changé, à esquisser un sourire un peu plus grand à chaque paume de main frappée contre son épaule, à avoir l'impression, après tant de temps en solitaire, de retrouver une famille qu'il avait un peu trop longtemps délaissée. Parce qu'il avait toujours sa mère, Hiroji, mais elle était tombée si bas qu'il ne savait pas vraiment ce que ça faisait que d'être materné, regardé, encouragé, félicité et aimé. Il avait su, mais depuis sept ans, tout s'était estompé et Mitsuko n'était plus désormais que l'ombre de celle qu'elle avait été. C'était à lui de s'occuper d'elle alors qu'il aurait tant eu besoin de ses bras, c'était à lui de lui faire son ménage alors qu'il aurait aimé qu'elle lui apprenne à lancer une machine à laver, c'était à lui de lui remonter le moral ou d'essuyer ses larmes alors que personne n'était là pour éponger les siennes. L'abandon, il connaissait bien. Tellement bien que c'était lui qui avait mis de la distance avec eux, eux qu'il connaissait pourtant depuis le berceau, eux qui l'avait porté sur leurs épaules et appris ses premiers gros mots. Il ne s'était pas attendu à l'effet si positif que leur présence exerçait, lui qui s'était persuadé pendant tant de temps que revenir ici serait insoutenable et que la plupart l'avait peut être déja oublié. Ca aurait pu l'être en vérité, insoutenable, parce qu'il y avait tout ici qui le ramenait à son passé et s'ils n'avaient pas tous été là pour le rassurer de leurs grosses voix et avec leurs sourires chaleureux, surement qu'il aurait fait comme toutes les autres fois: tourner les talons au seuil de la porte du bar sans jamais oser entrer.

Mais cette fois il ne s'est pas défilé et il est là, Hiro. Il est là et il ignore pourquoi mais il est content d'être venu... jusqu'à ce qu'il croise le regard froid et stoïque de Minha. Son expression ne laisse pas de place au doute et elle ne l'accueille pas avec un grand sourire. Au contraire, elle le fixe comme si elle avait une montagne de reproches à lui adresser et comment lui en vouloir en vérité, puisqu'il avait volontairement évité ses appels depuis un mois au moins. Minha, c'était la fille qui l'avait pris sous son aile quand elle avait intégré le club, c'était la fille avec qui il passait tout son temps libre il y a quelques années, la fille qui lui avait appris à se décoincer un peu, à rire plus fort, à se défendre aussi, à arrêter de se laisser marcher sur les pieds, la fille pour qui il avait eu son premier béguin sans jamais jamais rien lui avouer, la fille qui l'avait toujours protégé jusqu'à ce qu'il s'exile de lui même. Mais fallait le comprendre, il avait été blessé, Hiroji, n'avait pas su comment réagir à la mort de son père, avait vu sa mère perdre pieds et c'est lui qui s'était retrouvé avec toutes les responsabilités sur la gueule. Qui a envie, à 17 ans, d'aider sa mère à prendre sa douche et à manger, quand tout ce qu'on désire c'est faire son deuil, exister pour soi-même et s'émanciper? Qui a envie de voir son parent dépérir et parler de suicide alors qu'on sacrifie sans compter son énergie et son temps pour l'aider à positiver? « Je suis contente de voir que tu nous, m’a, pas oublié » Installé désormais à côté de Minha il sursaute imperceptiblement et, sortant de ses pensées, l'observe sans ciller, le regard sincèrement désolé. Jamais il ne les a oublié, jamais. Ni eux, ni elle. Mais il préfère ne pas répondre, un peu honteux tout de même d'avoir fait silence radio pendant un mois entier. « T’as manqué à tout le monde » Il détourne le regard et le laisse glisser distraitement sur chacun des membres du club présent dans le bar, en se rendant compte que cette affirmation est surement vraie. Ils ne l'ont pas accueilli avec des remontrances mais avec beaucoup de chaleur. Ils ne lui ont pas adressé des regards noirs mais des sourires plein de bienveillance. Reportant ses pupilles sombres sur le visage de son amie en la détaillant avec des grands yeux comme s'il la découvrait pour la première fois, il se rend bien compte que ce n'est pas de la colère qu'elle ressent, mais bien de l'inquiétude. Elle s'est inquiété pour lui. De honte, il baisse la tête. « Qu’est-ce qui t’a décidé aujourd’hui ? » Il inspire à fond puis relève le menton en soufflant fort, les doigts qu'il se met à craquer pour évacuer son stress en attendant sa bière. « Je... » « P'tain, hey, t'as pas changé, t'as vraiment la tronche de ta mère ptit ! » lui lance Xander en lui claquant soudain une main rugueuse entre les omoplates, lui coupant la parole. « Comment elle va d'ailleurs? » Sujet délicat qu'Hiro élude en haussant les épaules, un moue dubitative sur les lèvres. « Pourquoi tu venais plus mon grand? On a toujours le blouson de ton père tu sais? Tu l'veux? » enchaine Billy avant de se faire interrompre abruptement par Cain. « Ferme la Billy, et foutez lui un peu la paix bordel, il vient juste d'arriver. » La voix de Cain gronde comme un avertissement et Hiroji lui adresse un sourire reconnaissant; parler de son père, même 7 ans après, c'est encore trop douloureux. Et son blouson, il n'en veut pas... ou peut être que si. Il sait pas. Les mecs repartent dans leurs discussions et Hiro reporte enfin son attention sur son amie. « Je sais même pas pourquoi je suis venu. Peut être que vous me manquiez plus que je ne le pensais... » Il a du mal à s'exprimer sur ces choses là, Hiro, dire son affection, il ne sait pas faire. Sa bière arrive et il remercie la serveuse avant de boire quelques gorgées pour se redonner contenance. Il passe une main dans ses cheveux, gêné par ses confessions et retire sa veste de cuir qu'il pose sur ses cuisses en se laissant aller en arrière contre le dossier de la chaise. « Pardon de ne pas avoir donné de nouvelles. En ce moment c'est... compliqué, mes emotions vont et viennent un peu n'importe comment. Et puis il me manque, tu sais. J'avais peur de remettre les pieds ici et de souffrir du manque de lui alors j'osais jamais... » Il coince ses mains entre ses genoux, les épaules relevées, les yeux fixés sur Minha. Jamais il n'avait évoqué le manque de son père jusqu'à aujourd'hui, les larmes qu'il sent déja s'accumuler derrière sa pomme d'adam. Rapidement, il se mord la lèvre inférieur frénétiquement pour chasser la tristesse par la douleur. Il espère qu'elle ne lui en veut pas, Minha, d'avoir pris un peu de distance. Il espère qu'elle comprendra. Et parce qu'il s'en soucie réellement, il lui adresse un sourire intimidé et tendre, avant d'ajouter d'une voix douce. « Tu vas bien, toi? »

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