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 we melt into dark lights


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Skylar Beauchamp

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· we melt into dark lights · Dim 10 Mai - 20:47


we melt into dark lights
— w/ @Hiroji Holloway

    ☼ Les premières gouttes de pluie tombent l’une après l’autre, s’écrasent sur la pierre chaude dans un clapotis à peine perceptible, puis elles mouillent la peau nue de tes jambes étendues. D’un air las, tu ouvres tes yeux et lèves un regard désabusé vers le ciel en jurant grossièrement « Eh merde. » Les nuages amassés au-dessus de ta tête forment un toit menaçant annonciateur de fortes précipitations. À force de traîner dehors, tu connais bien le climat de Windmont Bay et dans ce cas précis, il n’y a rien à en tirer. Dans quelques minutes, la pluie tombera drue et t’obligeras à fuir pour trouver un abri. Soufflant péniblement pour exprimer ta frustration, tu te relèves et étires sans te presser ton corps  tout endolori après les longues minutes que tu as passé allongée sur ce petit muret inconfortable. Tu avais besoin de réfléchir ou de vider ton esprit, de t’absenter momentanément pour souffler un peu, reprendre ta respiration au beau milieu de la course infernale de ta vie. Les jambes pendantes, tu glisses une cigarette entre tes lèvres et observes les rues désertes avec dédain. Tout le monde vaque à ses occupations par ici, les gens s’activent en journée, ils paraissent toujours pressés et indisponibles. Prennent-ils seulement le temps de vivre ? Parce que la vie, c’est quoi ? Avoir une jolie maison, des gosses qui braillent dans le salon, de l’amour à profusion. T’y crois pas, toi, à toutes ces putains d’illusions n’est-ce pas ? Comment le pourrais-tu ? Quand on sait d’où tu viens, on se doute bien que tes rêves ne sont pas les mêmes que les autres, que tu ne peux pas croire à tout ça, à la chaleur d'un foyer aimant, ça te semble presque insultant. La réussite sociale synonyme d’échec sentimental, tu t’en tapes royalement. Tout ce que tu veux, c’est pouvoir passer le temps sans qu’on t’emmerde ou qu’on te dise quoi faire. T’as besoin d’être libre, d’être seule, d’être toi-même. Et tu trouves que ça ne te réussis pas trop mal. Tes pieds heurtent le bord de la route bétonnée, de tes lèvres gercées s’échappe un filet de fumée alors que tu prends la direction du centre-ville où logent tous ces fichus mal-aimés.

    Quelques minutes après, te voilà trempée sous un porche en train d’essuyer grossièrement le maquillage qui coule de tes cils et vient noircir tes joues rondes. Tu ris bêtement, parce que tu l’avais prédit ce fichu temps mais t’as choisi de te laisser surprendre, douce gamine qui aime sentir l’odeur de la pluie et qui se laisse bercer par sa douce mélodie. C’est comme ça que t’aime vivre, en te fondant dans les éléments, en tremblant de froid parce que la pluie s’abat brutalement sur toi et lave tout… Les yeux plissés, tu cherches une solution de repli et la trouve lorsque tu découvres l’Arc Light à quelques mètres, le cinéma minable de la ville qui aurait bien besoin d’être retapé, surtout au beau milieu de ce quartier huppé. Il est mal en point, exactement comme toi. Et c’est sûrement pour cela que tu décides d’y entrer, passant la sécurité avec un ticket inutilisé que tu as chipé lors d’une soirée à un camarade bourré – tu as un don pour flairer les bonnes affaires. L’unique programmation de l’après-midi est lancée depuis un bon quart d’heure déjà, mais tu flânes dans le hall en regardant les affiches tape à l’œil. Tu n’as jamais vraiment eu l’occasion de venir seule au cinéma, à chaque fois tu étais entourée par des amis bruyants qui ne te laissaient pas apprécier réellement la sortie – pour eux, cela n’avait rien d’exceptionnel – alors tu savoures la quiétude du moment. Puis, ton ventre se serre et te rappelle la famine que tu lui fais endurer depuis la veille au moment où tu te tournes vers le stand de popcorns et boissons. Gourmande et déterminée, tu te diriges vers l’endroit, les yeux brillants. Tes coudes raclent le comptoir que tu atteins en te dressant sur la pointe de tes pieds et tu te mords la lèvre, salivant d’avance en pensant à ton futur festin. C’est alors qu’il apparaît, le vendeur, et ton regard espiègle se pose sur lui avec les meilleures intentions du monde. Papillonnant des cils, tu t’étales un peu et n’attends pas pour prendre la parole « C’est la loose de bosser ici, non ? Y’a personne, c’est carrément mort. » Incisive, tranchante, tu n’es pas délicate mais tu n’en as que faire. Faisant mine de réfléchir, tu te tords les lèvres en une moue que tu sais adorable. « J’veux un pot familial. En sucré. J’comprends pas les gens qui consomment du popcorn salé, ils sont tordus. » Menton posé sur ta main, tu attends patiemment qu’il remplisse sa mission en le dévisageant de haut en bas. Sa tenue de travail est risible, mais elle ne lui va pas si mal, tu penses, avec un petit sourire amusé. Jamais tu n’accepterais d’être fringuée comme cela, c’est impossible. Ce n’est pas tant que le regard des autres t’importe, mais tu aimes trop ta liberté pour t’engoncer dans des fringues que t’as pas choisi. « Tu fais ça pour vivre ou pour le plaisir d’être habillé comme ça ? » Provocatrice, tu te ronges le pouce en le fixant, un sourire malicieux étire tes lèvres. T’es curieuse dans l’fond, tu veux juste savoir et tester aussi, ses réactions…

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· Re: we melt into dark lights · Lun 11 Mai - 23:42


WE MELT INTO DARK LIGHTS

L
e murmure quasi inaudible des trop rares clients venus malgré la pluie lui parait presque irritant, et tandis qu'il les regarde d'un oeil absent marcher en direction des salles sur la moquette défraichie, il ne peut s'empêcher de lâcher un soupir. Il avait beau la nettoyer tous les soirs, cette moquette dégueulasse, il n'y avait plus rien à en tirer; pas étonnant que plus personne ne venait à l'Arc Light. C'était devenu le "cinoche vintage" ou "le cinoche ringard" au choix, celui dont seuls les vieux habitués ou les amateurs d'antiquités n'arrivaient pas à se passer. Les films n'étaient même pas à la page et il n'y avait -la plupart du temps- que des longs métrages indépendants en version originale sous titrée, ou des vieux films en noir et blanc dont la bande son sautait les trois-quart du temps. Et Hiro se demandait parfois ce qu'il foutait encore là, lui qui s'était promis de rapidement trouver mieux, lui qui était censé faire simplement le ménage mais qui s'était vite retrouvé homme à tout faire, faute de salaire et de main d'oeuvre. Quand il avait commencé, il n'y avait pas de machine à popcorn, pas de bonbon, pas de boisson. Il n'y avait que la caisse un peu pétée et deux salles de diffusion dont une avec le rétroprojecteur complètement foutu. Mais il n'avait pas trouvé mieux. Malgré le nombre incalculable de CV envoyés un peu partout, il n'avait pas trouvé mieux. Qui avait envie d'embaucher un petit jeune introverti sans expérience qui venait à peine de finir le lycée et qui vivait encore chez sa mère? Il n'avait rien trouvé de mieux mais ici on lui avait donné sa chance, et il avait saisi cette opportunité. Il n'en avait pas eu d'autre, de toute façon. Oui, quand il est arrivé ici il y a sept ans, tout était un peu déglingué, alors les employés avaient râlé un grand coup et après négociations, le propriétaire de l'époque avait accepté de faire quelques rénovations. La deuxième salle était enfin devenue fonctionnelle et la vente de popcorn, bonbons et boissons avait boosté les ventes. Un temps seulement... Parce qu'en vérité, ça ne suffisait pas. Il aurait fallu tout refaire, tout rénover. Qui avait envie de venir se perdre ici quand ils pouvaient avoir mieux ailleurs? Au fur et à mesure des années, les collègues sont partis vers des ailleurs bien plus enthousiasmants et désormais ils ne sont plus beaucoup à trainer leur carcasse sous les lumières blafardes du Arc Light. Et Hiro, surement qu'il reste parce qu'il s'entend bien avec le nouveau proprio et qu'il n'a pas envie de l'abandonner. Il veut tout rénover, Persy, il l'a dit. Alors il reste, Hiroji, en attendant de trouver mieux, ou peut être parce qu'il est bien finalement ici, malgré ses grimaces et ses soupirs. Il en sait rien.

De l'intérieur, on entend la pluie marteler avec vigueur le toit du cinéma et il y a fort à parier que dans les salles, les gens allaient l'entendre aussi. Depuis son comptoir, Hiro les regarde tous entrer dans la salle avant de venir fermer les portes aux poignées dorées et usées d'un geste sec (sinon, elles restent coincées). C'est la seule diffusion de la journée. C'est la seule diffusion de la journée et il déteste ce genre d'horaires, Hiro, déteste devoir se déplacer pour 4 heures à tout casser, le temps de vendre les billets, de préparer le popcorn, de sourire un peu quand même et de faire le ménage à la fin. Pourtant il est là, dans son uniforme un peu démodé et sa casquette rouge vissée sur les cheveux. Les portes des salles refermées, il soupire à nouveau puis il retourne derrière son comptoir pour commencer à compter la caisse. Il a l'habitude; plus personne ne viendra rien lui acheter. Dans un bruit de métal rouillé il ouvre le tiroir et commence à compter les pièces une à une quand une présence sur le côté lui fait tourner la tête. Le silence n'est brisé que par la pluie et l'orage qui commence à gronder au loin. Le nez dans la caisse il l'observe cependant, sourcils levés. Elle a un look a faire peur, les cheveux en bataille et le maquillage étalé autour de ses yeux sombres. « C’est la loose de bosser ici, non ? Y’a personne, c’est carrément mort. » Il l'observe d'un air sévère puis lui adresse un sourire forcé. « Bonjour. » La politesse, c'est si compliqué? Elle ne réplique pas, se contente de se tortiller, indécise. Surement qu'elle tente un truc là, il ne comprend pas trop quoi. tout ce qu'il comprend c'est qu'il va devoir recommencer le comptage de sa caisse et qu'elle a une bonne quinzaine de minutes de retard si elle souhaitait voir le film depuis le début. « J’veux un pot familial. En sucré. J’comprends pas les gens qui consomment du popcorn salé, ils sont tordus. » Et le s'il vous plait, c'est pour les chiens? Alors qu'il la foudroie du regard, il tique et fronce les sourcils. Familial, vraiment ? Il l'observe mieux, petit gabarit, le cou fin, les os saillants.. Même lui avait du mal à finir un pot aussi gigantesque. Un instant interdit, il se reprend, moue surprise scotchée contre ses lèvres, hausse les épaules puis s'exécute. Le client est roi, après tout, et c'était le pot le plus cher alors.. Il marmonne un vague « Hmhm » lorsqu'elle évoque ses préférences et bien qu'il soit d'accord avec elle, il n'a vraiment pas envie d'engager la conversation. Geste précis il met les grains dans la machine et l'actionne dans un vacarme assourdissant et s'il ne l'avait pas remarqué avant, il la voit désormais le dévisager. Ca l'amuse, Hiro, alors il se redresse et fixe son regard dans le sien sans ciller, pas intimidé pour un sous. Et tandis que les ploc ploc caractéristiques du popcorn qui éclate remplissent le vide, elle s'adresse à nouveau à lui. « Tu fais ça pour vivre ou pour le plaisir d’être habillé comme ça ? » Il rit doucement, faussement amusé par sa remarque, détourne le regard pour déplier le pot en carton rouge et blanc et éteindre la machine. « Uniquement pour le plaisir. Le rouge délavé me va bien au teint. C'est comme toi, je suppose, l'eyeline dégoulinant met tes yeux en valeur. » Il lance le menton vers son visage pour lui indiquer ses yeux de panda tandis qu'il remplis son pot, puis, légèrement irrité, le claque sur le comptoir en faisant tomber quelques popcorn jusqu'au sol. Clairement, il n'a pas envie de rire. « Ca fera 7 dollars et 90 cents. » Et pour répondre à son regard provocateur il enchaine, un brin cynique « Ce sera tout? » Ou je t'ajoute des mouchoirs et de l'eau pour que tu t'arranges un peu le faciès?

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Dernière édition par Hiroji Holloway le Ven 22 Mai - 1:46, édité 19 fois
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· Re: we melt into dark lights · Mar 12 Mai - 20:22


we melt into dark lights
— w/ @Hiroji Holloway


    ☼ Il a les cheveux noirs écrasés par une casquette au rouge délavé et les épaules légèrement voutées, le garçon derrière son comptoir. Tu viens troubler son après-midi silencieuse et t’imposes dans son univers, insensible et indifférente à son travail et sa peine. Il relève un regard sombre vers toi, et sa voix rauque fend l’air pour te rappeler les bonnes manières, mais tu n’en as que faire. T’as oublié ce que c’était d’être une ‘bonne fille’, t’as oublié de sourire et de te contraindre à la volonté des autres. Tu ne sais plus faire désormais, c’est au-delà de tes capacités, ça emprisonne ta liberté. Pourquoi s’emmerder avec des futilités, hein ? Est-ce qu’il a besoin que tu lui baises les pieds, est-ce que lui dire ‘bonjour’, ‘s’il te plaît’, ‘merci’ lui donne la sensation d’être respecté ? C’est comme ça qu’on s’fait enculer, tu crois, car la façade, les politesses, la bienséance et les convenances ce n’est qu’un fichu ramassis de conneries. Tu ne lui dis pas bonjour, car tu ne penses pas qu’un jour puisse être ‘bon’. Tu ne dis pas s’il te plaît, car il est payé pour te servir. Et d’ailleurs, s’il respectait réellement les convenances, il serait un brin plus aimable – mais il ne l'est pas, car dans tout être humain gronde le son de la révolte. Nous ne sommes pas faits pour suivre les règles, nous sommes faits pour les contourner, les questionner, les faire évoluer. Ça, c’est le propre de l’homme libre. Et il n’a pas l’air très libre, le garçon derrière son comptoir, le corps musclé moulé dans son uniforme vieillot et usé. Son regard désabusé te fixe durement, assuré et peu impressionné tandis que la machine en action derrière lui fait un sacrée boucan. Les popcorns sautent. La surface se craquelle. Dans son regard noir tu aperçois les éclairs, son orage n’est pas loin et tu comprends vite qu’il ne suffit rien pour tout faire péter. Un simple prétexte et il explose. Boum.« Uniquement pour le plaisir. Le rouge délavé me va bien au teint. C’est comme toi, je suppose, l’eyeliner dégoulinant met tes yeux en valeur. » Tes lèvres s’étirent, tes dents les mordillent sans que tu ne le quittes du regard. L’orage gronde et tu aimes ça. La tension animale, la colère foudroyante, les zèbres dans le ciel et l’éclat qui frappe tel un poignard puis déchire la terre. La violence, tu la connais bien et elle t’est familière. Presque rassurante, malheureusement. Sa répartie t’amuse, ce n’est pas toi que ça gêne de ne ressembler à rien, et si les autres ne peuvent t’apprécier ainsi, alors tu ne vas pas faire plus d’effort. Oh, tu pourrais être belle, Skylar. Tu pourrais mettre ton joli visage de poupée en valeur, minauder, assombrir légèrement tes yeux et faire ressortir tes lèvres pulpeuses en les dessinant au crayon. T’as déjà tenté, une ou deux fois. Tu t’es vite aperçue que ça relevait plus d’un handicap que d’un atout. T’as pas besoin de plaire car tu ne veux pas qu’on s’intéresse à toi pour des raisons éphémères. Tu ne veux pas qu’on s’intéresse à toi tout court, t’en vaut sûrement pas la peine, comme il se plaisait à te le dire tous les jours. Tu vaux rien, Sky, t’es bonne à rien, qui pourrait vouloir de toi ? « Ça fera 7 dollars et 90 cents. Ce sera tout ? » Clignant des yeux, tu reviens sur terre. Ton sourire narquois ne t’a pas quitté, mais durant l’espace de quelques secondes, tes yeux sont devenus vides. Aussi vides que le trou noir qui t’absorbe continuellement. Tu te redresses, t’écartes légèrement du comptoir et reposes tes pieds à plat en faisant mine de chercher ton porte-monnaie. Tu n’en as pas, évidemment. Le fric que t’as sur toi, tu le gardes dans ton soutif et tu n’as aucune intention de le dépenser de cette façon. Donc, tu fais ce que t’as toujours fait : tu joues la comédie. « Yes, beau-gosse. Ce sera tout, je vais pas t’faire chier davantage t’inquiète… Oh PUTAIN mais elle a quoi ta machine ? » Écarquillant les yeux, tu fais mine d’être choquée brusquement à la vue de la machine à popcorn derrière lui. Ton piège fonctionne, évidemment, car t’es plutôt douée dans ton genre. Et puis, qui s’attend à voir débarquer une ombre comme la tienne dans son monde, hein ? Le temps qu’il se tourne, ce qui ne dure qu’une poignée de secondes à peine, tu te saisis du pot familial et détale en courant vers la porte des salles que t’ouvres à la volée, répandant tout autour de toi des petits bouts de maïs soufflés et sucrés. Et tu disparais rapidement dans l’ombre d’une salle diffusant un vieux film d’époque, pouffant légèrement de rire avant de t’installer, tassée sur toi-même, entre deux rangées de siège. Fière de ton petit coup d’éclat, ta main se saisit d’une grosse poignée de popcorns que t’enfournes directement dans ta bouche. Tu savoures ta récompense que tu mérites amplement pour ce talent d’actrice exceptionnel !

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· Re: we melt into dark lights · Ven 22 Mai - 3:42


WE MELT INTO DARK LIGHTS

I
l avait l'habitude de voir des gens étranges débarquer au Arc Light et cette jeune femme ne semblait pas faire exception. Y avait toujours des allumés pour penser que c'était un truc hanté, d'autres qui cherchaient un endroit à squatter en pensant le lieu abandonné, d'autres qui voulaient juste faire des photos en ponctuant chaque clic d'un rire mesquin. Un peu surpris pourtant par l'arrivée bancale de la jeune femme, Hiroji s'était vite repris et avait finalement haussé les épaules en préparant sa commande sans prêter plus d'attention que cela à la situation, absorbé par sa tache bien que fatalement distrait par le look délavé de cette interlocutrice campée sur le bout de ses petits pieds. En vérité, contrairement à ce que l'on aurait pu croire, sa venue impromptue n'était pas la source de l'agacement perceptible d'Hiroji. En vérité, c'était bien plus général. Il était amer, épuisé, las. Il voulait rentrer chez lui, se caler au fond de ses couettes et tout oublier. Oublier cette vie un peu grise et vide dans laquelle il se sentait prisonnier et horriblement seul, oublier les flèches plantées un peu partout dans son coeur, oublier les douleurs, les regrets, la colère et les larmes trop acides qui lui avaient tant de fois brûlé les joues, oublier qu'il devait passer voir sa mère après le travail, oublier l'état dans lequel il allait la retrouver, oublier les souvenirs que ca faisait à chaque fois remonter. Et s'il se doutait que Mitsuko s'en fichait qu'il vienne la voir ou non, il refusait invariablement de se défiler. C'était dur, d'y aller. C'était parfois au dessus de ses forces. Ca lui déglinguait toujours le bide jusqu'à la déchirure mais il mettait un point d'honneur à toujours toujours tenir parole. Surement que parfois il lui en voulait quand même un peu, à sa mère, de le laisser tomber comme ça, de ne plus être là, de ne plus s'occuper de lui comme elle aurait dû le faire. Surement, mais il lui pardonnait toujours très rapidement. Pourtant la situation était triste; il était devenu orphelin finalement, Hiro, son père mort et sa mère devenue ombre. Alors oui, la colère et les ressentiments faisaient désormais parti de son quotidien et l'avaient rendu froid et cynique, oui, il paraissait souvent distant et inaccessible. Pourtant, il suffirait simplement que quelqu'un ait le courage de braver la glace et rallumer le feu quelque part pour qu'il dévoile enfin ses qualités les plus douces, lui qui regorgeait de bienveillance, de tendresse et d'amour.

« Yes, beau-gosse. » Il la fixe après avoir cligné des paupières, les pensées qui se recentrent sur l'instant et son regard noir qui s'agrippe au sien. "Beau gosse"? S'il n'était pas actuellement captif de ses émotions, il éclaterait de rire. Du rire faussement moqueur de celui qui ne croit pas un seul instant qu'il puisse être beau et il ignore si elle était sérieuse ou s'il ne s'agissait là que d'une formulation utilisée dans le but de le déstabiliser, mais ca ne marche pas. Il continue de l'observer, farfouiller sur elle en quête de monnaie « Ce sera tout, je vais pas t’faire chier davantage t’inquiète… Oh PUTAIN mais elle a quoi ta machine ? » Hein? D'un coup, il fronce les sourcils, incapable de comprendre. Sa machine? Il suit alors le regarde de la jeune femme et se retourne. Une des machines a un problème? Calmement, il inspecte tout mais ne trouve rien de particulier. Il actionne la première machine, elle fonctionne. La deuxième, il vient de l'utiliser.. « Je vois pas de quoi tu parles, y a aucun souci sur la mach- » Il se retourne mais c'est le vide qui lui fait face tandis que ses yeux inquisiteurs se laissent déjà glisser jusqu'à la porte d'une des salles de cinéma dont le battant vient tout juste de se refermer dans un léger grincement. Il lève les sourcils et ferme les yeux quelques secondes histoire d'analyser la situation. La nana débarque, commande des popcorn, n'a pas de quoi les payer alors elle prend la poudre d'escampette après une diversion en prétextant un problème sur une des machines et finalement part se cacher.. dans une salle sans issue de secours?! Il se pince les lèvres pour ne pas rire du grotesque de la situation et après avoir lâché un soupire amusé et regardé l'heure sur sa montre, il décide finalement de contourner le guichet et de suivre les petits popcorns qu'elle a disséminé derrière elle. Sans un bruit, Hiroji pénètre dans la salle et parcours les rangées, le dos vouté, les pupilles concentrées. Il y a cinq personne dans la salle et il ne met pas longtemps avant de la retrouver. Facile, elle avait laissé une trace de son passage à la manière du petit poucet. Elle est là, recroquevillé entre deux rangées, le visage qui sourit malgré la bouche pleine. Il s'approche alors mais pas trop, histoire de ne pas la faire fuir et lui murmure « tu fais quoi planquée là ? Ecoute, je vais pas appeler les flics pour trois grains de maïs volés, ok? Alors je t'attends au comptoir parce que si j'accepte que tu ne payes pas avec de la monnaie, tu vas m'aider à tout nettoyer avant que les gens ne sortent de la séance. » Et il sait qu'il ne lui laissera aucun autre choix. De retour derrière sa caisse il attend, les yeux rivés sur la porte en espérant qu'elle s'ouvre. Sans quoi, il le sait, il ira la chercher par la peau des fesses si elle ne se décide pas seule.

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· Re: we melt into dark lights · Dim 24 Mai - 0:52


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    ☼ Refuge improvisé au cœur de l’après-midi orageuse, le cinéma de Windmont Bay manque clairement de charme et ses illustres années sont loin derrière à en juger de l’état de sa moquette tachée et usée jusqu’à être trouée par endroits. Les murs sales sont cachés maladroitement derrière de larges affiches dont les plis encrassés reflètent les lumières jaunies des appliques démodées. Le lieu ne dégage aucune chaleur, pourtant tu t’imagines que beaucoup ont dû y passer un bon moment, en famille, en couple, entre amis. C’est bien pour cela que de tels endroits ont été créés, non ? Pour ‘passer un bon moment’, bien que tu ignores fondamentalement ce que cela signifie. Tu n’as jamais eu l’occasion de venir ici en famille, tu n’as jamais eu de petit-copain qui t’a amené au cinéma et si tu es déjà venu avec tes amis par ici, tu ne te souviens plus très bien de cet instant qui, comme tant d’autres, a fini par s’évaporer dans les souvenirs brumeux du passé. Le cinéma, c’est un peu comme un endroit luxueux, pas fait pour toi, pas à ta portée. Mais quand tu regardes autour de toi, tu te dis que tu ne colles pas si mal que ça au décor finalement. Toi et ton corps maigre, tes vêtements trempés, tes ballerines trouées, tes cheveux qui collent à ta peau et ton maquillage qui dégouline le long de tes joues arrondies. La moquette n’a absolument rien à t’envier en réalité.

    Tes yeux se posent sur le garçon derrière le comptoir, et sans y mettre les formes, tu réclames ton du (car qui va au cinéma sans acheter un peu de popcorn ? tout l’intérêt est là, c’est une évidence !). Tu l’observes en te demandant bien pourquoi il s’impose ça, pourquoi alors qu’il semble jeune, il se fait chier à bosser dans un tel endroit – pour une paie qui ne doit pas être mirobolante qui plus est. Tu ne saisis pas, non. Est-ce un manque d’ambition ou des putains d’obligations ? A son air, tu ne saurais le dire, toi qui pourtant te vante de lire facilement les gens. Mais hormis de la lassitude et une colère sous-jacente qu’il cache derrière un masque parfaitement édité par notre bonne vieille société, tu ne découvres rien de plus sur le vendeur de popcorn – si ce n’est sa crédulité face à ton jeu d’actrice plus que mauvais. Et peu importe tant que tu t’amuses, tant que tu ressens cette petite pointe d’adrénaline en courant vers la salle obscure, tant que tu conserves cette mince étincelle de vie qui brûle encore à l’intérieur de toi et qui s’exprime ainsi, par tes petits coups d’éclats, par tes appels à l’aide désespérés que personne ne voit, par tes rires enfantins qui cachent toute l’horreur qu’il a inscrite en toi… T’es une enfant qu’a jamais pu grandir, aussi tu cours après la vie en l’insultant haut et fort, tu la maudis en lui hurlant de te remplir d’autre chose que du froid ou du vide, tu la hais parce que cette vie, elle refuse de t’aimer.

    Un sourire malicieux sur les lèvres, tu plonges une nouvelle fois ta main dans le pot de popcorn, fière de ta petite mise en scène, le ventre qui se tord sous la faim et qui a besoin d’être rassasié quand il apparaît, le garçon du hall et tu sursautes, envoyant valser des bouts de maïs soufflés sur les rangées devant toi. « Tu fais quoi planquée là ? Ecoute, je vais pas appeler les flics pour trois grains de maïs volés, ok ? Alors je t’attends au comptoir parce que si j’accepte que tu ne payes pas avec de la monnaie, tu vas m’aider à tout nettoyer avant que les gens ne sortent de la séance. » La bouche pleine, tu le regardes avec les yeux écarquillés, plutôt surprise de sa réaction à laquelle tu ne t’attendais pas vraiment. Puis, espiègle, ton sourire s’élargit lorsqu’il s’éloigne et tu décides de profiter de ta séance tranquillement. S’il croit réellement que tu vas venir l’aider, il se fourre le doigt dans l’œil. Tu n’es pas quelqu’un qu’on menace ou qu’on force contre son gré – tu ne seras plus jamais cette personne-là, celle qui rase les murs, qui se tait et fait ce qu’on lui ordonne sans rechigner. Ton bourreau est enterré, six pieds sous terre, et toi tu fais exactement ce qu’il te plait – quitte à ce que tout le monde te déteste, ce dont tu te fiches royalement ! Tu te vautres donc dans un siège du cinéma, pose tes chaussures sales sur le dossier devant toi et t’étales tranquillement tout en continuant de savourer tes popcorns. Tes yeux se perdent sur l’écran immense devant toi, la projection d’un film d’époque à l’eau de rose te surprend mais te plait aussi finalement. Tu te laisses émouvoir tout en pensant que les gens sont bien cons pour croire à de telles conneries. Le cinéma, c’est tellement surfait ! Le popcorn y’a vraiment que ça de vrai, pas pour rien que le pot coûte autant que la séance, hein. Tes muscles se relâchent et tu t’ankyloses, dans cette position peu flatteuse avant de te mettre à frissonner. Tu t’es enfilé la moitié du pot entier et maintenant, t’as la nausée. « Putain, fais chier. » Tu râles à voix haute, ce qui dérange apparemment les amateurs de films romantiques à chier. Ton ventre te fait mal alors que tu te relèves péniblement, prise soudain de vertiges et de hauts le cœur. Tu te précipites vers la sortie en chancelant et tu prends la direction des chiottes, courbée sur toi-même, le bras appuyé contre les murs pour rester droite avant de ne plus pouvoir te retenir et de vider ton estomac au bout du couloir sous l’air médusé du vendeur de popcorn.

    T’es pale, un peu trop pâle d’ailleurs, à deux doigts de faire un malaise lorsque tu t’affales au sol, le dos contre le mur et les jambes étalées devant toi. « Ça tourne putain, ça tourne… » Cet état de faiblesse, tu le détestes mais tu le connais aussi par cœur. Ce n’est pas la première fois que tu fais un malaise, ni que tu te retrouves dans une situation merdique alors, t’es pas franchement inquiète – plus agacée qu’autre chose. Tu trembles de froid, te recroqueville un peu sur toi-même et enserre ta tête de tes mains, déterminée à attendre que ça passe.

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Hiroji Holloway

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· Re: we melt into dark lights · Dim 24 Mai - 2:44


WE MELT INTO DARK LIGHTS

L
e pas nerveux, il quitte la salle obscure pour retourner derrière son comptoir et l'attendre de pied ferme. Parce que même si dans le fond il se moque pas mal du fait qu'elle se soit barrée comme une voleuse avec le paquet de popcorn, il refuse de laisser son acte impuni. On a rien sans rien dans la vie, c'est ce que son père lui avait toujours dit. Alors il attend, attend encore, soupire, roule des yeux, la bouche plissée dans une moue blasée, tapote le bois du comptoir, fait les cents pas, se demande si elle va venir ou pas et pour passer le temps, il en vient même à faire un brin de ménage à un endroit qu'il avait déja rangé. Il n'est pas vraiment concentré, Hiroji, il doit bien l'avouer, parce que son esprit est totalement obnubilé par la clandestine à l'intérieur de la salle. Le silence est pesant mais il s'en fout, il le chasse sans même le laisser s'installer et les yeux greffés sur les portes aux contours d'un doré un peu vieilli, il glisse une main dans sa poche et en ressort 10 dollars. D'un geste sec il ouvre le tiroir de la caisse et l'y dépose avant de finalement essayer de tout compter. « Merde... » Ca ne veut pas. Il n'arrive à rien parce que ca grogne au fond de sa tête, ça brûle au fond de son ventre et même s'il ne montre rien, il appréhende. Parce qu'il pensait avoir été clair, mais qu'elle ne sort pas de sa tanière. Ca l'énerve de ne pas avoir été entendu, ça l'énerve de se dire qu'il allait devoir insister alors qu'il aurait aimé cette journée un peu plus simple. Les yeux rivés sur sa montre il laisse passer des minutes bien trop longues avant de ranger encore et de tenter de compter la caisse une nouvelle fois.
Echec.

Il déglutit, referme le tiroir-caisse d'un coup de poignet un peu rageur, a bien envie d'y retourner pour lui demander de venir et d'arrêter de se foutre de sa gueule quand soudain les portes s'ouvrent à la volée. Par reflexe et pensant naïvement qu'elle s'était enfin décidée à le rejoindre, il regarde sa montre; le film termine dans 40 minutes, ils ont encore le temps de tout ranger ! Il s'apprête à lui lancer une petite reflexion bien sentie, mais dès lors qu'il pose ses yeux sur elle il comprend que quelque chose ne va pas. Elle se tient au mur, l'inconnue, comme si son corps ne pouvait plus la porter. Elle avance courbée en deux et une main sur le ventre, titube, avant de finalement rendre l'intégralité de son popcorn directement sur la moquette. D'un bond, Hiroji se précipite vers elle. Ca ne va pas. Ca ne va pas. Inquiet, il s'agenouille et l'observe, ses pupilles noires qui s'agitent partout pour tenter de comprendre. Elle a vraiment l'air mal en point. « Ça tourne putain, ça tourne… » Il souffle un grand coup et sans réfléchir plus longtemps, glisse un avant bras sous ses genoux fins et un autre dans son dos avant de la soulever. Elle ne pèse rien, l'inconnue et c'est avec une facilité déconcertante qu'il l'emmène dans la pièce du personnel. Avec précaution, il l'installe sur un canapé confortable et d'un geste qu'il ne se connaissait pas, replace une de ses mèches blondes qui était venue se coller à son front moite. Elle n'a pas l'air bien du tout et son teint de craie l'inquiète un peu. Le vomi, il s'en chargera plus tard, pour l'instant, toute son énergie est mobilisée pour la remettre sur pieds et comprendre ce qui lui est arrivé. Il l'observe quelques instants puis s'éloigne vers le frigo duquel il sort une bouteille d'eau fraiche et une pomme. Il s'agenouille à nouveau puis vient passer la bouteille contre son front le temps d'analyser la situation et pour la rafraichir un peu. Elle a surement mangé trop de popcorn. Pourtant, il n'avait jamais vu quelqu'un vomir en s'enfilant un paquet. Son cerveau cherche alors plus loin et il autorise ses yeux à parcourir son corps si frêle qu'il a l'impression de pouvoir la casser rien qu'en la regardant. Elle est maigre. Très maigre. Trop maigre. Ses joues sont creusées, ses os sont apparents, ses jambes sont squelettiques. Il n'avait pas remarqué ça, avant. Et peut être qu'il s'en veut un peu d'ailleurs. Les secondes passent, puis il fini par ouvrir la bouche. « Tiens, mange. » Sa voix est douce et rassurante et d'un coup de menton, il désigne la pomme qu'il lui a mise entre les mains. Elle a surement fait un pic glycémique ou quelque chose comme ça et il fallait lui redonner un peu de sucre pour éviter le gros malaise. Ou alors, peut être qu'elle n'avait pas mangé depuis trop longtemps et que son estomac n'avait pas supporté tout ce qu'elle s'était enfilé en cachette dans la salle? Il se souvient d'un reportage qu'il avait vu sur la malnutrition, et d'un coup, son regard change. Elle n'est plus la petite nana arrogante qui l'a provoqué quelques dizaines de minutes avant, elle lui fait mal au coeur. Et alors qu'il n'est pas du genre à être trop intrusif, alors qu'il n'est pas non plus celui qui ose s'immiscer dans la vie des autres, il ne peut s'empêcher de la questionner. « T'as pas mangé depuis quand, madame panda? » Il esquisse un sourire discret et sincère en l'observant droit dans les yeux, avec son maquillage qui dégouline de partout et ses paupières fatiguées, puis retire la bouteille qu'il tenait toujours contre son front avant de la déplacer sur sa nuque. Elle tremble. « Je vais aller nettoyer ton vomi et le popcorn avant que les clients ne sortent de la salle, ok? Attend-moi là si t'as envie. Et si ça ne va pas, hurle "Hiroji". Normalement, je viendrai, vu que c'est mon prénom. » Présentations faites, il se relève lentement et pose la bouteille fraiche à côté d'elle, sur une table basse. « Et mange un peu » qu'il lui lance avant de repasser de l'autre côté du rideau en le laissant ouvert, au cas ou.  

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· Re: we melt into dark lights · Dim 24 Mai - 16:37


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    ☼ Une sensation vertigineuse s’empare de toi tandis que tes jambes peinent à soutenir ton poids de guêpe, tu vacilles légèrement et te rattrape au mur le long de ce couloir lugubre et silencieux avant de finalement t’écrouler au sol, tremblante et fiévreuse. Ce n’est qu’un petit malaise, tu le sais bien, rien de bien grave ou d’alarmant : ton corps te rappelle juste à l’ordre, tu devrais en prendre davantage soin. Sauf que tu ne sais pas vraiment faire, ni n’en a les moyens. Depuis plus d’un an, tu vis au jour le jour sans te soucier des lendemains – plus pour te préserver qu’autre chose, car l’incertitude fait naître des peurs irrationnelles chez les hommes – et tu te convaincs que c’est ainsi que la vie doit être vécue. Pourtant, tu les envies tous ces gens qui retrouvent chaque soir le confort d’un foyer aimant, ou même d’un endroit où ils se sentent en sécurité, tu les envies tout en ayant conscience que tes démons te pourchasseront toute ta vie et que ton esprit, lui, ne sera jamais apaisé. Tu pourrais avoir tout ça, Sky, il suffit de trouver un travail et de le garder pour pouvoir payer les factures d’un appartement et ainsi rentrer dans la norme. Mais tu ne le veux pas en réalité, n’est-ce pas ? Ça t’écœure tout ça, un peu comme le popcorn qui recouvre la moquette délavée du corridor, tu dégueules ces vies rangées où tout semble à sa place et propret. Qu’est-ce qui se cache derrière les belles façades et les sourires charmeurs ? Quels drames alimentent le quotidien de ceux qui courbent l’échine et avancent tête baissée ? Quelles souffrances, quelles douleurs, quelles misérables vies demeurent cachées pour ne pas offenser la plus large et hypocrite communauté ? Tu n’as plus envie de mentir, toi, bien au contraire. T’as envie d’exposer la misère, t’as envie de crever le cœur de tous ceux qui se voilent la face, t’as envie de les éclabousser de ton propre sang juste pour qu’ils comprennent que la vérité mérite aussi d’être considérée, que la vie est un putain de supplice et les mensonges, une perfide torture. Alors tu refuses d’intégrer les rangs et tu te bousilles généreusement en vivant au crochet des rares personnes qui t’accordent un peu d’importance. Tu ne les remercies même pas, bien trop en colère pour arriver à percevoir la bonté dans ce monde qui t’entoure et que tu exècres. Tu te considères comme un virus contre lequel il n’existe aucun antidote, et tu ne tires aucune satisfaction de tes actions désespérées. Ou peut-être si, celle d’avoir réussi à emmerder le monde et c’est suffisant pour survivre.

    Opportuniste et dépourvue de cœur, aujourd’hui tu t’attaques à ce pauvre vendeur dont le seul crime aura été de se trouver sur ton chemin, en cette belle après-midi d’orage. Et ton ciel si noir explose au milieu du sien, le vent se lève et s’apprête à faire des ravages, à balayer tout ce qui ordonné pour ne laisser qu’un foutu bordel monstre derrière ton passage. Et il se dresse, bien droit dans la tempête, fonce vers les ennuis sans réfléchir en te soulevant pour te porter et t’apporter secours, comme si tu n’étais qu’une petite chose fragile, comme si ton corps n’avait pas déjà résisté à pire. Il tombe dans le traquenard et comment lui en vouloir ? Tu fais pitié, Skylar. T’es si faible par moment que s’en est écœurant, tu te provoquerais toi-même tes propres nausées si tu te confrontais à ton reflet !  Concentrée sur ta douleur, déterminée à ne pas sombrer dans le chaos, tu t’accroches à l’instant en serrant si fort les mains que tu t’entailles la peau avec tes ongles volontairement. Ça devrait passer au bout de quelques minutes seulement, t’as déjà vécu ça, ce n’est rien de grave. Les yeux fermés, une sensation de fraicheur sur ton front te fait frissonner et tu grimaces légèrement tout en laissant échapper un petit soupire apaisé. Ça fait du bien… Qui prend soin de toi ? Le vendeur de popcorn, c’est lui ? Tu ouvres un œil, puis deux et l’observe avec méfiance. Tu n’oses pas vraiment bouger vu ton état et tu respires à peine,  honteuse d’avoir été récupérée dans un si grand moment de faiblesse, toi qui a envie d’être uniquement considérée comme une tigresse, féline et dangereuse – tu ressembles plus à un chat de gouttière mal en point pour le coup, c’est un peu raté. Son visage est si proche du tien, plus proche que tout à l’heure et tu peux détailler ses traits harmonieux avec précision à présent. Son regard est plus doux, ses traits plus détendus et l’inquiétude transcrite par ses sourcils légèrement froncés n’a pas l’air feinte. Il est calme en apparence, mesuré. A cet instant précis, tu aimerais être dans sa tête pour savoir ce qu’il pense de toi. Pas du bien, très certainement. Le contraire serait bien trop étonnant. Tu remarques alors ces petits grains de beauté, sur le nez et sous ses lèvres, subtilement déposés sur sa peau lisse et curieusement, tu lui trouves beaucoup de charme. Le malaise te fait délirer, c’est sûr ! Tu tentes d’ailleurs de te redresser légèrement sur tes coudes pour sortir de cet état apathique. «  Tiens, mange. » Sa voix est douce, trop douce. Tu n’es pas une enfant qu’on doit materner, tu ne penses pas mériter cette délicatesse. Qui plus est, elle te fait peur. Les gens trop doux te font peur, les gens trop calmes, trop lisses. Qui y-a-t-il sous la surface hein ?  La pomme déposée entre tes mains te fait malgré tout de l’œil et requiert bien vite toute ton attention, elle a l’air délicieuse – depuis quand n’as-tu pas mangé de fruit, Skylar ? Tu te redresses alors, reprenant un peu de couleurs tandis que les vertiges s’éloignent, et tu croques sans hésiter. Le goût sucré envahit ta bouche, c’est l’extase pour tes papilles et tu savoures ces quelques secondes gustatives avant qu’il ne te pose cette question : « T’as pas mangé depuis quand, madame panda ? » Madame Panda ? Ton regard vient rapidement affronter le sien à ce surnom atypique qu’il te donne. Pourquoi madame panda ? Son regard soutient le tien sans difficulté, sans affront aussi, avec simplicité et honnêteté, ce qui te surprend. Tu continues de mâcher ton morceau de pomme en gardant le silence, tu n’es pas du genre à raconter ta vie au premier venu et ce malaise ne lui donne nullement le droit de percer ta carapace. Effrayée par l’idée qu’on puisse s’intéresser à toi – et paradoxalement, désireuse qu’on le fasse – tu bats en retraite et te mure derrière tes prunelles désabusées. Pourtant, des réparties qui te viennent, t’en as des tonnes ; ‘pourquoi, t’es diététicien’, ‘tu m’as porté ok, on n’est pas potes pour autant’, ‘j’t’en pose moi des questions’ ; mais tu ne dis rien. Tu te contentes de le fixer avec cet air étrange, à la fois interrogateur et défiant tout en avalant difficilement ton bout de pomme à cause de ta trachée encore irritée et de ton estomac retourné. Tu grelottes lorsqu’il passe la bouteille sur ta nuque, et tu te sens étrangement mal à l’aise et démunie face à son regard et ses attentions, si bien que tu détournes le regard brusquement. Mec, on se connait pas, je te pourris ton après-midi alors pourquoi t’es aussi gentil ? T’as quoi derrière la tête ? C’est quoi ton problème ? «  Je vais aller nettoyer ton vomi et le popcorn avant que les clients ne sortent de la salle, ok ? Attend-moi là si t’as envie. Et si ça ne va pas, hurle ‘Hiroji’. Normalement, je viendrai, vu que c’est mon prénom. » Le regard fixé sur la table basse devant toi, tu esquisses un petit sourire narquois et déplaisant, rejetant totalement ses attentions. Le jour où tu m’entendras hurler ton prénom n’est pas encore arrivé, crois-moi… Oppressée par la chaleur de l’endroit, tu respires un peu mieux lorsqu’il se relève et s’éloigne. Sa carrure imposante se détache de la lumière et prudemment, tu t’assois sur le canapé en l’observant s’éloigner. « Et mange un peu. » Tu aurais eu toute ta vitalité, tu aurais levé ton majeur en sa direction. Mais à nouveau, tu te restreins et évites de réaliser une énième provocation. Pourquoi ? Tu penses qu’il ne le mérite pas ? Surement… Au fond, tu ne sais pas vraiment. Tu attrapes alors la bouteille d’eau sur la table et la vide au fond de ta gorge avant de lâcher un profond soupire. Tu te sens mieux, alors tu inspectes les lieux du regard. La pièce est vide, froide, semblable au complexe. Un sac à dos est posé à terre, à côté de quelques casiers – sûrement pour y mettre les affaires du personnel – et tu l’observes un instant en te tordant les lèvres. Il doit être à Hiroji, c’est sûr. Sans aucun état d’âme, tu te penches et attrapes une des lanières pour le ramener contre toi et fouiller à l’intérieur. Ce que tu découvres te permet d’en apprendre plus sur le vendeur de popcorn, un peu trop gentil à ton goût (comme si c’était un défaut impardonnable). Tu fronces les sourcils devant l’appareil photo qui doit coûter une blinde, mais tu renonces à le lui subtiliser car tu n’as absolument rien pour le cacher sur toi. Habituée à aller vite, tu vas à l’essentiel : le portefeuille est le saint graal que tu brandis bientôt devant toi. Il y a des cartes de toute sorte, inintéressantes, comme chez n’importe quelle personne lambda, des cartes d’abonnements, de réductions. Et puis, la carte bleue évidemment que tu fourres dans ton soutien-gorge à la vitesse de l’éclair (vive les paiements sans contact et les achats sur internet), tout comme quelques billets (t’en laisse deux pour que ton crime ne lui saute pas aux yeux tout de suite). Tu t’arrêtes un instant sur sa tronche de bébé en regardant sa carte d’identité, lissant sa petite tête avec la pulpe de ton pouce d’un air amusé et attendri. T’es cute, Hiroji. Tu remets le portefeuille là où tu l’as trouvé, regarde si autre chose peut t’intéresser dans tout son bazar. Des clés cliquètent entre elles, il y a des affaires de rechanges et des fruits secs soigneusement enveloppés (tu piques deux amandes que tu grignotes dans la foulée), puis le vibreur de son téléphone t’attire et tu glisses ton regard sur l’écran. Okaasan : pense au pain. Tu fais une drôle de moue devant ce message dénué de toute affection, un peu triste finalement, mais bon… Il a la chance d’avoir encore sa maman alors tu ne vas pas le plaindre! Tu refermes le sac et le remets là où il trônait avant que tu ne procèdes à son inspection, puis tu te relèves et sors de la pièce en continuant de croquer dans la pomme, en bien meilleure forme désormais. A nouveau, tu peux l’affronter. Les bras croisés, accolée au mur, tu l’observes en train de ficeler son sac poubelle et lui demande « Pourquoi madame panda ? » Tu le fixes, impressionnée sans te l’avouer par son attitude droite quant à sa place tu serais exaspérée. Et derrière cette question qui se veut détachée de tout, il y a plus profond, plus inquisiteur et tout se joue dans vos regards. Pourquoi t’as fait ça, Hiroji ? Pourquoi tu t’es jeté en pleine tempête ainsi ?

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Qu'est-ce qu'une ombre dans la nuit ? Qu'est-ce que la nuit pour la mort ? Qu'est-ce que la mort pour un Homme libre ? Une âme libre en dehors de son corps. Quand j'aime, j'y met toute mon âme. ©️ endlesslove.
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