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 the monsters under my bed moved to my head


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Greyson Wood

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· the monsters under my bed moved to my head · Dim 10 Mai - 21:53
SKYLAR + GREYSON
@Skylar Beauchamp

C’est chargé d’un sac de provisions dans un bras, un pack de bières dans l’autre que Greyson grimpa les marches grinçantes qui menaient à l’étage où il résidait depuis une petite dizaine d’années à présent. Son pas était plus las que pesant mais il trahissait l’état d’ébriété dans lequel il se trouvait (il avait déjà descendu deux canettes en revenant de l’épicerie, histoire de se rincer le gosier, histoire surtout de chasser l’amoncellement de nuages qui lui encombraient de plus en plus l’esprit au fil des jours). Le ciel menaçait de virer au noir, l’orage d’éclater, la seule façon d’alléger tout ça, c’était de s’anesthésier l’esprit et Greyson Wood avait l’habitude de le faire en s’enfilant des rasades, faisant grimper la jauge jusqu’à ce que son regard se trouble, s’embue, se perde, jusqu’à ce qu’il se vautre sur son lit et s’enfonce dans les ténèbres d’un sommeil sans rêves. C’était son plan, en tout cas, avant qu’il arrive chez lui, qu’il pénètre dans son appartement, et y trouve la brindille qui allait et venait au gré du vent et s’insinuait dans son logement par quelque voie mystérieuse.
Il sut d’emblée qu’il n’était pas seul. C’était un parfum léger dans l’air, un objet déplacé, une présence d’abord fantomatique mais perceptible. Le géant s’arrêta sur le seuil, attendit quelques secondes, l’oreille tendue puis il baissa les yeux vers la serrure, guettant une quelconque trace d’effraction - mais la gamine était entrée et sortie, elle n’avait jamais semblé forcer la porte et Greyson songeait avec ironie qu’elle était si fine qu’elle aurait sans doute pu se faufiler par l’interstice de la serrure, comme un courant d’air. Sans un mot, Grey s’avança dans le minuscule couloir, referma la porte derrière lui et accrocha ses clés à un crochet. Puis il poursuivit son chemin pour trouver sans surprise la demoiselle installée comme si elle était chez elle. Le locataire des lieux la considéra un instant, les sourcils légèrement froncés, puis il émit un son vibrant entre le soupir et le grognement.
Depuis qu’il l’avait tirée du pétrin quelques semaines plus tôt et qu’il l’avait ramenée chez lui, pour s’assurer qu’elle n’aurait pas d’autre pépin, la jeune femme disparaissait et revenait de façon aléatoire. Elle était partie, la première fois, sans un mot, et Grey n’y avait pas accordé plus d’importance que ça. C’était quand elle était revenue, quelques jours plus tard, qu’il avait été quelque peu perplexe, mais il ne l’avait pas interrogée - parce qu’il ne voulait pas savoir, parce qu’il était à peu près sûr qu’il se serait fait rembarrer. Le manège durait ainsi depuis. Skylar (puisque c’était comme ça qu’elle s’appelait, l’une des seules bribes de son existence qu’elle avait laissée filtrer) était un mystère ambulant. Grey n’avait aucune idée de ce qu’elle fabriquait de sa vie, ni où elle allait, ni pourquoi elle revenait. Ce n’était pas pour coucher avec lui puisqu’ils n’avaient jamais été intimes, puisqu’il n’avait jamais fait le moindre geste en ce sens, se bornant à lui laisser le lit quand elle squattait. Il ne se dit pas que c’était peut-être précisément cette raison qui la poussait à revenir. Il attendait. Quoi, exactement, il n’en savait rien. Une ouverture, une piste, une idée - même s’il y en avait bien une qui germait dans sa propre tête: rendre la pareille, se calquer sur Anderson, tendre la main à une gamine en déroute, même si, contrairement à son sauveur, il se disait qu’il n’avait rien à apporter à la demoiselle. Il n’empêchait que ça lui trottait dans la tête et que la découvrir là raviva ce plan bancal qui n’avait pas de commencement, pas de base solide, rien qu’une bonne volonté dissimulée sous ses airs d’ours grognon.
- Un jour, va falloir que tu me dises comment tu fais pour entrer et sortir sans laisser de traces, commenta-t-il en guise de salutations, posant son chargement sur le plan de travail de la cuisine ouverte.
L’occupant des lieux entreprit de ranger et remplir les placards et le frigo, tout en gardant à l’oeil son invitée surprise. Il achetait davantage, depuis son premier retour, même s’il ne l’avouerait jamais. En prévision. Juste au cas où. Il attrapa ensuite une autre canette et la décapsula d’un geste automatique avant de contourner le bar pour venir s’avachir dans le canapé, près de Skylar. Comme si c’était tout naturel. Comme s’il ne se demandait pas pour combien de temps elle resterait, cette fois. Il renversa la tête en arrière, s’arrosa l’oesophage du délicieux liquide ambré et émit une exclamation satisfaite avant de reporter son attention sur la jeune femme.
- Faut changer les draps? s’enquit-il, avec une fausse désinvolture.
Traduction: restait-elle dormir? Se taperait-il une nouvelle nuit sur le canapé? De toute manière, son lit lui paraissait bien froid et désert depuis l’annonce du futur mariage de Nas, et il s’y perdait le moins possible.

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· Re: the monsters under my bed moved to my head · Lun 11 Mai - 18:03


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— w/ @greyson wood

    ☼ Des perles d’eau tracent des sillons le long de tes jambes nues, glissent sur tes pieds et finissent par s’écraser mollement sur le vieux parquet grinçant tandis que tu t’affaires dans la cuisine. Le regard fixe et vide, tu répètes des gestes mécaniques sans réfléchir, tournes les boutons, choisis le bon programme, lance la machine pour laver ton linge, puis récupères la tasse fumante remplie de chocolat ; tout ça en un laps de temps relativement court. Tes longs cheveux blonds trempent la chemise à carreaux que tu as enfilée après l’avoir vu sur une chaise, comme un appel pour te mettre à l’aise et tu rapproches la tasse de ta lippe et souffle dessus en laissant ton regard se perdre sur le temps maussade au-dehors de l’appartement. La nuit va être froide, tu n’as aucune envie de la passer dehors. Heureusement depuis quelques temps tu as ce refuge, cet appartement qui n’est pas le tien mais où tu te sens bien, un endroit calme et sûr au milieu de ta vie orageuse. Tu ignores tout des raisons qui ont poussé le locataire des lieux à t’ouvrir ainsi la porte sur son quotidien bancal d’homme célibataire et solitaire, tu ne comprends pas pourquoi il s’emmerde à t’accueillir chez lui, toi qui n’est même pas aimable, toi qui n’a rien à lui offrir, toi qui n’est qu’une ombre de passage. Mais au lieu de t’attarder sur ses interrogations, tu préfères profiter des douces pauses qu’il t’offre sans poser de questions et tu apprécies le confort de sa tanière rassurante, bien que moyennement entretenue. Au fil des semaines, il a réussi à gagner un peu de ta confiance et à piquer ta curiosité. Greyson Wood est un homme à part, prêt à tendre la main à une pauvre emmerdeuse dans ton genre afin de pimenter son quotidien trop sombre. Encore une fois, tu ne sais pas vraiment ce qui l’intéresse chez toi, mais peu importe. Tu ne réfléchis pas à demain, Sky, tu prends ce qui vient et tu le tournes à ton avantage. Le gîte et le couvert sont gratuits ici et sa présence n’est pas déplaisante : cela suffit à faire de cet endroit un petit paradis pour toi. Tu n’as pas à te donner des airs, tu n’as pas à lui plaire, tu peux juste être toi-même et c’est reposant, vraiment.

    Petite secousse au milieu de l’accalmie, tu l’entends arriver à des kilomètres, l’ours, tu repères son pas pesant et lourd, sa pate qui traîne et racle le parquet, ses clés qui cliquettent entre elles avant de fureter dans le trou de la serrure et tu souris en appuyant sur le bouton de la télécommande pour allumer la télévision au moment où il pénètre dans son antre. Sa présence réchauffe un peu l’atmosphère et t’animes d’un certain enthousiasme. Tu ne saurais dire ce qui te plaît le plus chez lui, peut-être cet air rustre qu’il se donne pour écarter les gens de son sillage, peut-être sa masse impressionnante qui lui confère tout l’espace une fois qu’il se trouve dans la pièce, peut-être parce que malgré lui, il attire et intrigue et qu’il déteste ça. Ah tant de mystères ! Cependant, son haleine ne laisse planer aucun doute sur ses très récentes activités et l’odeur familière de la bière bon marché vient te chatouiller le nez que tu plisses en signe de désapprobation. L’alcool et les hommes ne font pas bon ménage. Tes doigts se serrent autour de la tasse encore chaude, tu attrapes tes clopes et ton briquet, tes pieds nus sont posés sur la petite table en bois devant toi et tes yeux se perdent sur l’écran allumé. « Un jour, va falloir que tu me dises comment tu fais pour entrer et sortir sans laisser de traces. » Le bâtonnet de la mort s’enflamme et tu souffles la fumée en souriant, espiègle et amusée par sa remarque. Tu rétorques, avec un brin de malice. « Lorsque j’aurai découvert ta planque où tu caches tous tes trésors et que je t’aurais dépouillé, je te laisserais une note. » Ta langue glisse sur ta lippe, attrape un petit bout de tabac que tu t’empresses de cracher dans le cendrier sans aucune grâce. Puis il vient te rejoindre, Greyson, après avoir rangé toutes les provisions et le canapé tangue sous le poids de l’animal qui contraste énormément avec le tien. Il pourrait t’écraser si facilement, tu penses. En te rongeant le pouce, tu l’observes vider la canette dans sa gorge, puis pousser un petit son guttural bienheureux et tu te demandes bien ce qui le travaille ce soir.  Il y a quelque chose, tu le ressens, quelque chose d’anormal, dans son comportement et dans ses yeux surtout. Ils sont vides, plus vides que d’ordinaire et ça t’intrigue. Qu’est-ce que tu as, Greyson ? Qu’est-ce qui est venu troubler ton ciel nuageux aujourd’hui ? Est-ce qu’une tempête se prépare à l’horizon ? Vais-je devoir affronter ton orage bientôt ? Les questions silencieuses fusent dans ton esprit alors que tu le dévisages. « Faut changer les draps ? » Perdue dans tes pensées, tu sursautes à sa voix rauque qui te fait revenir à l’instant présent et tu écarquilles les yeux. « J’sais pas… Tu dors avec moi ? » De la provocation encore, presque un réflexe de défense car c’est ainsi que tu es faite, Skylar, même si souvent ça te coûte cher d’agir de la sorte. Traduction : tu vas m’avoir sur le dos un bout de temps encore. Tu ne t’attardes d’ailleurs pas plus longtemps sur la question et enchaînes avec une banalité comme tu as l’habitude de faire. La désinvolture comme armure, c’est ce qui fait que ça fonctionne bien entre vous. « T’as un coupe-ongle ? J’me suis niqué l’orteil l’autre jour sur les pierres, c’est en train de virer violet dégueulasse là… » Tu grimaces, secoue ton pied, fais une petite moue et te tournes vers lui pour continuer à l’embêter. « T’as acheté autre chose que de la bière j’espère ? Ça fait gonfler mais ça nourrit pas c’truc. Et en plus… t’en as pas forcément besoin. » Petite remarque désagréable lancée dans le vent pour tester, pour piquer, pour voir. Qu’est-ce qui rend son ciel si noir ce soir ?

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· Re: the monsters under my bed moved to my head · Ven 22 Mai - 14:30
La vie de Greyson Wood n’avait rien de bien palpitant, si l’on considérait ses habitudes (assez aléatoires mais tout de même répétitives). Il enchaînait les petits boulots, histoire de payer le loyer, ne roulait clairement pas sur l’or et faisait office de videur pour le bar au-dessus duquel il vivait. Il ne faisait partie d’aucun club, ne s’adonnait à aucune passion en particulier, on aurait dit qu’il attendait quelque chose, sans savoir quoi, ou qu’il se gardait bien de faire des vagues (allez savoir pourquoi). La seule étincelle, dans sa vie, jusqu’à il y a peu, s’appelait Naseer Shah et il l’avait fait fuir, avec son entêtement de vieux célibataire endurci qui refusait de s’engager. Son existence aurait été bien morne si un grain de poussière n’était pas venu enrayer sa mécanique bien huilée, si ce petit bout de femme n’était pas apparu, sorti de nulle part, pour jouer les passagères furtives. La fugitive semblait tirer son lot de casseroles mais Greyson ne tenait pas à connaître leur origine, leur nombre, leur poids. Il n’aurait pas aimé, à l’époque, qu’Anderson s’immisce dans sa vie, fourre son nez partout, déterre de vieux os, alors il n’allait certainement pas le faire avec cette gamine. Il avait bien en tête qu’Anderson était moins dupe qu’il ne le laissait croire à propos de son passé mais il n’avait pas l’omniscience de son sauveur et n’entendait pas prétendre le contraire.
Il verrait. Voilà ce qu’il se disait, Grey, à chaque fois qu’elle reparaissait. Il verrait ce que cette rencontre signifiait, si elle était du genre éphémère ou à s’inscrire dans la durée. Il penchait plutôt pour la première option quand il voyait à quel point il était facile pour la demoiselle de se volatiliser, mais il voulait garder la porte ouverte, au cas où elle déciderait de s’éterniser. Elle était libre, après tout. D’aller et venir. De rester ou partir. De parler ou se taire. C’était l’accord tacite, un peu absurde, qui liait l’ours et la brindille. Ils ne se feraient pas de promesses (il était évident que Grey n’aimait pas les contrats, les engagements, il suffisait de demander à son (ex) amant) mais il serait là, si nécessaire. Il doutait cependant qu’elle veuille saisir sa main tendue (l’avouer, en tout cas, parce qu’en un sens, n’était-ce pas ce qu’elle faisait déjà?), comme si le moindre signe de pacte risquait de la faire s’envoler définitivement. Pas de poignée de mains, donc. Pas de hochement de tête entendu, de regard éloquent, tout se ferait dans le non-dit parce que c’était là qu’il se complaisait, le solitaire, là qu’ils pouvaient se protéger (de quoi, il ne le savait pas lui-même). La déception? L’attente? La confiance? Le partage d’informations sensibles? Il verrait. Il refusait de s’avancer davantage, dans quelque direction que ce soit.
A la place, il prenait les choses (ou plutôt Skylar) comme elles venaient, se contentant de sourire à ses répliques railleuses, d’émettre un son inintelligible pour signifier qu’il l’avait entendue. Si c’étaient des trésors qu’elle cherchait, elle faisait fausse route. Il n’y avait guère que la monotonie, dans ce lieu déserté de sa seule lumière. Il n’y avait que les habitudes d’un mâle en sursis qui n’accueillait (jusqu’à récemment en tout cas) que son amant chez lui. Jamais il n’invitait d’amis (peut-être parce qu’il en avait peu, voire pas du tout). C’était une planque, une tanière, un lieu où dormir, s’isoler, s’abandonner. Un lieu qui avait été le placard secret de ses ébats amoureux, une coque protectrice qu’il pensait le préserver (mais là encore, de quoi? trop de questions auxquelles il ne souhaitait pas répondre, auxquelles il ne pouvait se résoudre de songer). Comme par exemple: comment avait-il pu laisser Nas partir comme ça? comment avait-il pu laisser tomber aussi facilement une relation vieille de seize ans? Facilement… Là était peut-être toute la nuance.
Là était peut-être la raison de son air ailleurs, distrait, distant, alors qu’il fixait l’écran sans vraiment le voir, flou et coloré, un élément en arrière-plan qui ne parvenait pas à capter son attention. Ce qui y parvint, par contre, fut la réplique de l’évadée et Grey abandonna sa contemplation absente pour se concentrer sur sa voisine - qui portait l’une de ses chemises, comme il le constata à cet instant. Elle semblait à son aise, comme si elle était chez elle, à emprunter ses affaires, à fumer tranquillement, les pieds posés sur la table basse, laissant deviner la longueur extravagante de sa silhouette. Le regard de Greyson remonta vers le visage de celle qu’il voyait comme une gamine (même s’il devinait qu’elle n’en était plus une depuis longtemps) et il émit un grondement, l’air de dire "yeah, right".
Les yeux clairs de Greyson suivirent le mouvement du pied agité. Comme les autres fois, des questions lui traversèrent bien sûr l’esprit; il se demanda de quoi elle vivait, ce qu’elle fabriquait lorsqu’elle ne squattait pas chez lui, mais elle avait vécu toute une vie sans le connaître, il doutait donc que ça change grand-chose. Elle avait survécu sans lui jusqu’ici, elle survivrait, encore et encore, c’était évident. Alors n’était-ce pas présomptueux de sa part de croire une seule seconde qu’il puisse être d’une quelconque aide? Elle n’avait pas besoin de lui, pas vraiment, et pourtant elle était là, non? Le géant émit un long soupir et s’extirpa du canapé pour aller dans la salle de bain, attenante à la chambre. Il ouvrit la petite armoire à glace et chercha le coupe-ongle qu’il n’avait pas utilisé depuis des lustres (il songea brièvement que la dernière personne à l’avoir employé était sans doute Nas). Il le saisit, attrapa une petite boite en fer et retourna dans le salon, où il lâcha l’objet en métal à côté de Skylar avant de se rasseoir. Il entreprit ensuite d’ouvrir sa pharmacie de fortune pour fourrager dedans. Il en sortit une bouteille de désinfectant, un sparadrap, un bout de bandage. Eux aussi, il les laissa tomber entre Skylar et lui. Il aurait sans doute pu lui proposer de jeter un oeil à la blessure mais il redoutait la réaction de la demoiselle si elle jugeait la suggestion trop invasive.
A la place, il répondit à sa remarque par une question:
- Qu’est-ce que t’entends par-là, exactement? Que j’ai grossi?
Un semblant de sourire lui écorchait les lèvres, ironique, et il secoua la tête, comme s’il était surpris par le culot de l’intruse.
- Comment tu t’es fait ça? ajouta-t-il avec un coup de menton en direction du pied blessé, tout en se penchant pour récupérer sa bière.
Il tendit la main et attrapa la télécommande pour changer de poste, zappant d’une chaîne à l’autre en sachant parfaitement que rien ne happerait son attention pour le détourner de l’écho caverneux de son coeur vide.
Rien, si ce n’est l’étrange créature qui occupait à cet instant l’autre extrémité du canapé.

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· Re: the monsters under my bed moved to my head · Dim 24 Mai - 23:03


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— w/ @greyson wood

    ☼ Le mystère est sûrement ce qui vous lie le plus, Greyson Wood et toi. L’un et l’autre replié sur vous-même, peu désireux d’échanger les détails sordides de vos vies respectives, peu enclins à partager plus que des moments futiles qui ne comptaient pas vraiment : deux étrangers trouvant du réconfort dans la présence incertaine de l’autre. Pourquoi es-tu revenue dans cet appartement sombre, dans cette tanière où l’ours se complait dans sa solitude ? Pourquoi t’imposes-tu de plus en plus souvent dans son monde ? Que cherches-tu à obtenir de Greyson ? Assurément pas des trésors, l’allure de l’homme en lui-même clame haut et fort qu’il n’attache aucune importance aux choses matérielles. Alors, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui t’attire par ici ? Qu’est-ce qui te pousse à revenir ? Le calme des lieux, sûrement. La sécurité qu’il t’offre entre ces murs défraîchis. Le repos qui te manque inévitablement depuis que tu erres sans maison. Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos, et même si tu as redoublé d’ingéniosité pour survivre, tu t’es épuisée plus que de raisons pour te maintenir en vie. Ton corps souffre, tu as à peine 20 ans, mais tu es à l’agonie. Tes plaies sanguinolentes te tirent vers le bas constamment et tu laisses le mal te ronger consciemment. Dans cette douce torture, les moments de répit te font du bien. Ils éloignent la grande faucheuse qui tournoie autour de toi, l’ombre se dissipe quelques instants avant de revenir – mais tu es plus forte pour l’accueillir. Ainsi, tu survis. Et si tu te contentes de ça, Skylar, c’est parce que tu es persuadée, au plus profond de toi, que tu ne mérites que ça.

    Tu pourrais t’en sortir, évidemment et faire l’effort de rentrer dans le rang – mais la normalité, bien trop cruelle à tes yeux, ne t’attire aucunement et la rage avec laquelle on t’a nourrit toute ton enfance fait de toi une gamine bien trop survoltée pour écouter. Plus rien n’a d’emprise sur toi, les informations glissent, les mots s’envolent, les journées s’évanouissent. Et tu es la seule à savoir comment t’écorcher davantage.

    Cigarette suspendue à tes lèvres, tu es recourbée pour analyser ton pied et surtout cet ongle qui s’est fendu sur les pierres hier et qui depuis, te fait souffrir à chaque instant. Tu oses à peine appuyer sur la plaie, et tu serres les dents quand, par nécessité, tu le fais. Ça te lance, c’est horrible et tu comprends pourquoi ‘arracher des ongles’ est un moyen de torture efficace. Pour faire parler – hurler – quelqu’un, y’a pas de mieux c’est sûr ! Greyson se lève suite à ta demande, le canapé se redresse légèrement et tu souris un peu en te demandant combien pèse le géant. Tu fais tomber la cendre de la cancéreuse lorsqu’il est de retour avec une petite boîte en métal et tu arques un sourcil amusé : seul un mec très minimaliste se promène avec une trousse de secours qui ressemble fort à une ancienne boite de sucre. Néanmoins, malgré son aspect douteux, la boite renferme tout le nécessaire pour des soins basiques et tu te saisis du désinfectant. Il est évident que tu dois nettoyer ça au plus vite, tu traînes bien trop dehors pour ne pas réussir à choper une connerie – et hors de question de vivre amputée, merde ! Les dents serrées, tu t’appliques à soigner l’ongle fendu et souffle un peu avant de secouer ton pied. Ouh, ça brûle ! Pendant plusieurs secondes, tu enchaînes les têtes bizarres avant de finir par te détendre enfin. Tu t’affales sur le canapé, reprend ta cigarette presqu’entièrement consumée et tire dessus férocement avant de l’écraser. « Qu’est-ce que t’entends par là, exactement ? Que j’ai grossi ? » Tu réponds du tac au tac, sans y mettre les formes et sans le regarder, inspectant l’allure de ta blessure en te questionnant sur la suite : la bander ou la laisser à l’air libre ? « Bah t’es pas un poids plume hein, puis t’as quel âge ? Genre, plus de trente ans hum ? C’est à partir de là que les gars prennent de la bedaine ! Après, ils font la crise de la quarantaine et tentent de s’offrir une seconde jeunesse avec des nanas plus jeunes pour se rassurer sur leurs nouvelles formes de papis. T’es pas d’accord ? » Tu relèves le regard vers lui sans ciller, trouvant ton discours totalement adapté et normal, évident même. Tu attrapes le bandage et déclare « J’vais laisser à l’air libre ce soir, peut-être bander durant la nuit pour éviter les frottements. » Avec une petite moue sceptique et peu décidée, tu déposes la bande sur la table basse à côté de ton paquet de clope. « Comment tu t’es fait ça ? » A nouveau tu tournes ton visage vers lui et le scrute durant quelques secondes du regard. Tu ne sais pas pourquoi ce soir tu te montres aussi loquace mais tu lui réponds sans détour. « Sur les pierres, j’t’ai dit. J’ai rippé, crac et je me suis niqué le pied. Aussi connement que ça. La jambe aussi, regarde. C’était violet y’a deux jours mais là ça passe. Tant mieux, j’aime pas ressembler à un putain d’arc-en-ciel ! » Tu hausses les épaules, chassant cette mésaventure comme s’il ne s’agissait que d’une poussière sur ton chemin – et ça l’est en quelque sorte, mais la référence à ton passé demeure et laisse entendre ton envie (besoin ?) d’être considérée comme un être humain, comme une personne qui ressent et qui souffre. Peut-être que c’est ce que tu recherches aussi, cette considération qu’il te donne à chaque fois que tu pointes par ici. Peut-être que ça fait du bien de sentir l’aura rassurante du géant dans la pièce, et peut-être qu’en dépit de ses manières un peu rustres, il s’est toujours montré des plus attentionnés à ton égard. Peut-être qu’il est en train de t’apprivoiser, Grey. Malgré tout, tu décides d’inverser les rôles et de devenir celle qui interroge, car toi aussi tu te poses des questions sur son état. Et c’est sans sourciller que tu lui demandes : « Et toi c’est quoi ton problème ce soir ? Besoin de te souler la gueule par habitude ou parce qu’on t’a fait chier ? » Besoin d’oublier peut-être ? Est-ce que, comme tout le monde, tu fais l’erreur de penser qu’en te noyant dans la boisson, tes soucis se noieront avec toi ? Ces enculés ne plongent jamais, ils restent bien en sécurité à la surface et lorsque tu remontes pour respirer : ah ! Ils sont toujours là. Tu l’observes un court instant, puis arques les sourcils, un brin narquoise. Tu n’as pas peur de brusquer l’homme, au contraire tu éprouves le besoin de le faire. Les confessions ça va dans les deux sens, Greyson...

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