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 choke on the memories (l/g)


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Graham Sadler

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· choke on the memories (l/g) · Dim 10 Mai - 22:18

"i'm sleeping all these demons away but
your ghost, the ghost of you it keeps me awake"
@Lucas Helberg x @Graham Sadler


Un mois. Quatre semaines. Vingt-huit jours. C'est le temps qu'il aura fallu à Graham pour enfin se décider. Pour prendre son courage à deux mains, pour passer le petit portillon qui garde cette maison et affronter la réalité. En arrivant à Windmont Bay il y a un mois, le jeune Sadler n'avait aucune idée de la manière dont il allait gérer la situation. L'armée lui avait révélé qu'un ancien de ses compagnons de guerre déclaré mort avait finalement été retrouvé, et qu'il avait depuis rejoint les siens. Contre toute attente, Lucas était vivant. Voilà un an que Graham le croit mort, un an qu'il a vu sa base exploser sous ses yeux et qu'il pense avoir perdu tous les siens. Et pourtant. C'est sans vraiment réfléchir qu'il a plié bagage, laissant sa femme derrière lui sans lui donner une quelconque explication. Il a besoin de le voir. Besoin de le voir pour y croire, mais surtout besoin de le voir pour balayer de ses larges épaules le poids de la culpabilité qui lui pèse. Depuis son arrivée en ville, il a essayé plusieurs fois de s'approcher de la maison de Lucas. Plusieurs tentatives qui se sont soldées par de puissants échecs. Chaque pas le menant à cette porte le fait douter. Et si l'armée s'était trompée ? Et si Lucas n'était jamais rentré chez lui et que cette lueur d'espoir n'était qu'une erreur ? Et si, finalement, lorsque Lucas lui ouvrirait la porte, il se réveillait d'un énième cauchemar lui rappelant qu'il est bel et bien le dernier survivant de son unité ? Mais après un mois bercé par l'espoir de revoir son ami en vie, Graham a aujourd'hui besoin d'avoir la certitude que celui-ci est bien sain et sauf.

Il reste planté là, devant la maison, pendant un quart d'heure. Plus le temps passe, moins Graham est convaincu. Il pourrait encore fuir, rentrer à New York et continuer à vivre dans l'ignorance. Alors qu'il commence à faire quelques pas en arrière, le regard toujours fixé sur la maison, la raison le rattrape. « Fuck this shit. » Qu'il grommelle en reprenant son destin en main et en s'approchant de plus bel de la maison. Alors qu'il monte les quelques marches qui le séparent de la porte d'entrée, il sent dans sa poche arrière son téléphone vibrer. Il l'attrape sans trop réfléchir et découvre du coin de l'oeil qu'Aurora, sa femme, l'appelle. Il a déjà ignoré ses quatre derniers appels, et il s'apprête à le faire pour la cinquième fois. En voilà une bonne excuse pour s'éloigner une nouvelle fois de la maison qui se dresse maintenant devant lui. Il pourrait tourner les talons, décrocher son téléphone et rassurer sa femme qui doit être morte d'inquiétude, elle qui a laissé son mari partir plusieurs semaines sans lui vraiment avoir d'explication. Mais cette fois, il est trop tard pour faire machine arrière. Graham souffle du nez, envoie l'appel sur sa boite vocale et, d'un geste rapide, replace son téléphone dans sa porche arrière. Un dernier pas le sépare de la porte d'entrée. Lorsqu'il est franchi, il ne reste plus qu'à sonner. Mais il hésite. Encore et toujours. « Come on, dude. » Se murmure-t-il à lui même, comme pour se donner du courage. Il approche lentement son poing de la grande porte blanche qui lui fait face et l'écrase dessus à trois reprises. Trois coups nets qui suffisent à annoncer sa présence. Cette fois, il ne fera pas demi-tour. Il est là, et il est prêt à le voir. Derrière la porte, Graham entend les pas se rapprocher. Sa respiration est de plus en plus rapide, il sent une goutte perler sur le haut de son front et ses mains devenir moites. Lorsque la porte s'ouvre, tout s'arrête. Son coeur manque de peu de louper un battement, l'air qu'il respirait il y a encore une poignée de secondes vient soudainement à lui manquer et le bruit environnant n'est plus qu'un vague bourdonnement qui encombre ses oreilles. « You're... » Articule-t-il avec difficulté, sans pour autant réussir à aller jusqu'au bout de sa pensée. Lucas est là. Debout, devant lui. Cet homme qu'il pensait mort est pourtant rentré chez lui en un seul et même morceau. Et pourtant, il n'a jamais daigné décrocher son téléphone pour avertir Graham. « You're Alive. » Finit-il par lâcher. Graham n'en croit toujours pas ses yeux. L'espace d'un instant, il se demande si ce n'est pas son esprit qui lui joue un mauvais tour. Les sourcils froncés, il s'avance d'un pas pour se rapprocher de Lucas. « How is that possible ? » Demande-t-il en continuant de le dévisager avec la bouche entrouverte. Graham ne veut pas le quitter des yeux une seconde, comme s'il craignait que Lucas disparaisse à nouveau.

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· Re: choke on the memories (l/g) · Dim 10 Mai - 23:34
Un mois. Quatre semaines. Vingt-huit jours. C'était le temps qui sans doute écouler depuis que Lucas avait été en mesure de se réinstaller dans cette ville qui était maintenant chez lui. Enfin, ça l'avait été avec Ana. Il était revenu ici pour elle. Une évidence, comment aurait-il pu faire autrement que de revenir et retrouver sa femme? Retrouver sa vie d'avant? Ils étaient unis pour la vie, for better or for worst, through sickness and in health. C'était ce qu'ils s'étaient promis. Lorsqu'il l'avait retrouvé, il avait eu l'impression de recommencer à vivre, quelques jours de mensonges, de faux jeux de la part de sa femme qui cherchait les bons mots pour lui dire qu'il y avait quelqu'un d'autre dans sa vie. Elle ne l'avait pas attendu. Et si Lucas ne pouvait pas la blâmer, car on l'avait cru mort, le choc n'en était pas moins grand. Au lieu d'essayer de la retenir, l'Écossais l'avait laissé partir, rejoindre sa nouvelle vie, alors que de son côté il devrait faire pareil. Une nouvelle vie, recommencer à zéro. Laisser le passé derrière. Tous ces clichés si faciles à dire, mais qui étaient innataignables pour bien des militaires. On ne laissait jamais vraiment le terrain. Et le terrain ne le quittait jamais vraiment. C'était une idée construite sans doute pour donner espoir, qu'ils ne seraient pas toujours pris dans leurs souvenirs de guerre. Pour Lucas c'était le plus grand n'importe quoi jamais inventé. Il n'y avait pas de nouveau, ou d'autre chance à une nouvelle vie. Tous les moments de leurs missions les guettaient. Leurs erreurs, les hommes perdus, les échecs, et la cruauté du monde, pour protéger sa patrie. Patrie qui n'était même pas la sienne. Lucas avait ce goût amer dans la bouche, constamment. Personne ici ne pourrait jamais comprendre ce que c'était de revenir d'un terrain de guerre, de l'enfer sur terre. Et la dernière année, c'était un tout autre cas. Un terrain sur lequel il n'irait même pas. Le temps passait et il était pris toujours, immobile, figé, incapable de fuir les souvenirs. Les images de ses hommes, son bataillon, sous son autorité, et cette attaque qui lui avait échappé. Toutes ses vies entre ses mains, perdues à jamais. Cette dernière année et le reste de sa vie étaient peut-être son karma. De ne pas avoir été à la hauteur. Lucas comme tous les après-midi était à l'arrière de la maison à regarder son chien courir dans tous les sens, naïvement, les yeux pétillants. Le bonheur innocent, facile, qui se retrouvait dans son chien. Qui lui faisait du bien. Il lui offre un sourire avant de l'appeler. — Come here, Elvis. Immédiatement son chien arrive devant lui et Lucas se met à sa hauteur pour le flatter et jouer avec lui. Rare moment où il en oubliait presque tout le reste. Où un sourire, sincère, apparaît sur ses lèvres. Lucas n'avait pas besoin d'être entouré de gens. Mais tout le contraire. Il était bien seul. Il avait appris à être bien avec la solitude et c'est sans doute pourquoi il ne courait pas après Ana et la laissait vivre sa vie. Parce qu'elle serait plus heureuse sans lui. Il n'était plus l'homme qu'elle avait connu. Il ne le serait plus jamais. Autant l'en libérer sans créer de scène.

Lucas détourne son attention lorsqu'il entend sourdement cogner à la porte, suivi d'un jappement de son chien. Il se lève, se demandant bien qui pouvait s'être rendu jusqu'ici pour le voir. Pas de colporteurs. Il n'avait pas prévu de voir Penelope non plus. Et il espérait sincèrement que ce ne soit pas sa femme, bien qu'il l'aurait accueilli. Il se lève rapidement suite à d'autres cognements, suivi de son golden retriever. — Calm down, boy. It's okay. Il le rassure doucement, son chien ayant une nature plutôt anxieuse suite à avoir été maltraité avant de trouver Lucas et que Lucas ne le trouve. Ils étaient définitivement faits pour être un duo inséparable. C'est alors que Lucas ouvre la porte et ressent son souffle se couper, restant complètement figé face à la personne qui est devant lui. Graham Sadler. Dr. Sadler. Il faisait parti de son unité, et l'avait quitté juste à temps et évitant le pire. L'Écossais regarde le grand brun tout aussi surpris de sa présence devant chez lui. Lucas aurait pu briser le silence, mais il n'avait jamais été très bavard. Et Graham semble avoir du mal à croire que non, il n'est pas mort. Réaction qu'il peut comprendre, mais qui à la fois l'agace. Car il était peut-être un ami, en mission, mais Lucas avait toujours tenté de garder sa vie de militaire, séparée de sa vie privée. Il le voit avoir du mal à trouver ses mots, mais n'ose pas le couper non plus. Après quelques instants, il ose enfin prendre la parole. — I thought you would have seen the conference. Il lui dit, télévisée sur toutes les chaînes nationales, son retour miraculeux avait fait la une pendant des jours. À son plus grand désespoir. — What are you doing here, Sadler? lui demande immédiatement Lucas, n'étant pas connu pour passer par quatre chemins. L'Écossais n'avait pas repris contact avec personne et il y avait une raison claire. Il n'avait pas envie de se rappeler la guerre. De près ou de loin. — Why on earth are you not in New York right now? il ajoute, et redoute la réponse que le brun pourrait lui donner. La réponse qu'il refuse d'entendre et qu'il anticipe, bien trop évidente, qu'il lit déjà dans le regard du brun. — We don't talk about that. We just don't. Lucas lui dit d'un ton ferme, sans équivoque ou laissant place à la négociation.

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Graham Sadler

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· Re: choke on the memories (l/g) · Lun 11 Mai - 18:10
Il y a quatre ans de cela, Graham se sentait particulièrement chanceux. Il était l'un des chirurgiens les plus prometteurs de sa génération, il était marié à la femme la plus brillante qu'il ait jamais rencontré et l'avenir lui souriait. Mais aujourd'hui, cette vie lui semblait appartenir à quelqu'un d'autre. À un homme qui n'avait pas connu l'enfer. À un homme qui n'était pas passé à côté de la mort tellement de fois qu'il n'en a même plus peur. À un homme qui n'était pas seulement l'ombre de celui qu'il était auparavant. L'Irak avait profondément boulversé la vie de Graham. Il n'était plus le même, et plus rien ne serait jamais comment avant. Et il devait se rendre à l'évidence : Lucas non plus, n'était plus le même. « The conference !? I —... Are you fucking kidding me ? » Demande-t-il en hochant la tête, confus. Un rire nerveux s'échappa d'entre ses lèvres pendant qu'il tentait de replacer la mèche de cheveux capricieuse qui était venue se loger devant ses yeux. Comment Lucas pouvait-il croire qu'une simple conférence donnée à la télévision lui suffirait ? Comment pouvait-il penser que Graham n'aurait pas envie de le revoir après toutes les épreuves qu'ils avaient traversées ensemble ? Comment pouvait-il ? « Of course I've watched it. » Lâche-t-il, sèchement. « Severale times. » Rajoute-t-il presque immédiatement. Graham avait en effet eu besoin de voir et de revoir la conférence à plusieurs reprises. Une première fois pour apprendre l'information, une deuxième fois pour l'assimiler, une troisième pour la digérer, et il avait ensuite tenté de comprendre comment cela pouvait être possible en visionnant les images encore et encore. Une question qui restait encore aujourd'hui sans réponse pour lui. « And the only question is : why didn't you call me ? You knew I came back from there. » Sa voix se brise presque alors qu'il pose la question qu'il redoute tant. Au fond de lui, il savait pourquoi Lucas n'avait pas tenté de le joindre plus tôt. Il était lui-même passé par cette phase. À son retour, plongé dans un mutisme presque destructeur, il refusait catégoriquement d'aborder les évènements auxquels il avait fait face. Parler de ce qui s'était passé, là-bas, c'était trop douloureux. « Because I would have called you, after everything... I would have. » After everything. Graham n'avait pas besoin d'en ajouter davantage, il savait que Lucas comprendrait. Ses yeux plongés dans les siens, Graham attendait que Lucas décroche enfin un sourire. Mais c'était comme si, après tout ce temps, il n'était pas heureux de le voir se tenir devant lui.

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· Re: choke on the memories (l/g) · Lun 11 Mai - 18:45
Lucas reste de glace face à son ancien collègue. Visiblement, Graham ne comprenait l'ampleur de ce qui s'était passé. Mais Lucas ne lui en voulait pas, du moins pas pour ça. Jamais il ne parlerait de cette dernière année en dehors de cette conférence. Il avait mis une croix sur les trois dernières années de sa vie. Sur la personne qu'il avait été, le mari comblé, le frère présent, l'ami loyal. Il n'était plus le même, il était temps que les gens l'acceptent. Tout d'abord ça avait été Dorothy qui essayait de le ramener vers Ana, puis Sadler qui débarque non annoncé comme ça chez lui, non invité. Les réponses n'étaient pas compliquées. Si Lucas ne l'avait pas contacté c'est qu'il n'en avait pas envie. L'Écossais faisait ce dont quoi il avait envie. L'absence de nouvelles, était simple. Il n'en avait pas envie, il ne l'avait pas fait. Aussi court et simple. C'était peut-être dur aux yeux de certains, mais Lucas n'en avait rien à foutre. Absolument rien. Les gens de savait rien. Il ne commencerait pas à se justifier à personne, peu importe s'il pouvait s'en croire dû comme Graham apparement. Lucas soupire, son énergie toujours aussi fermée et agacée par la présence soudaine du militaire chez lui. Dans son espace. Sa bulle. Son château fort. Il commençait à en avoir assez des gens qui se croyaient tout permis et qui venait l'attaquer sur sa manière de faire les choses ou de vivre sa vie. — Several times? Well then you know it's possible. Lucas lui répond, froidement. — Am I kidding you? You're the one showing up on my fucking door step. Il lui dit son ton de voix montant à mesure qu'il parle, ne pouvant s'empêcher de secouer la tête lorsqu'il mentionne que lui l'aurait contacté. — Oh yeah, "hey buddy, just to tell you i'm still alive but been through hell, okay great call! bye" Really? Le militaire regarde Graham sarcastiquement. — Totally makes sense I would've called. Il passe une main dans ses cheveux nerveusement, impatient, impatient que ça se termine, que le brun en ai assez vu et qu'il le laisse tranquille. — Well, that is amazing for you, great freaking job. You're a better person than I am. Do you want a medal? Il lui répond en défiant son regard. — Now you've seen me, scared my dog in the process, do you have enough or do you need to keep staring for another hour like I'm some kind of miracle or a circus curiosity? Lucas était réellement agacé par la présence de Graham, comme violé dans son intimité, et ne lui cachait pas. Sa maison, le seul endroit ou il pouvait encore être seul dans cette ville, dans ce monde. Ou il avait droit de décision et de contrôle. Il n'avait envie de voir personne, encore moins Graham Sadler. Sa vie de militaire était terminée, elle faisait partie du passé et Lucas ne s'y attarderait plus. Rien ne pourrait le faire changer d'avis. Helberg, il n'était pas connu pour plier facilement, surtout plus maintenant.

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· Re: choke on the memories (l/g) · Lun 11 Mai - 20:18
La situation lui échappait. Parmi tous les scénarios qu'il avait imaginés, en voilà un que Graham n'avait pas prévu. Que Lucas ne soit finalement jamais revenu chez lui en vie, prévu. Qu'il explose de joie en le revoyant, il s'y préparait. Qu'il ait perdu un fragment de sa mémoire et ne le reconnaisse plus, il l'avait envisagé également. Mais être repoussé par Lucas, ça, Graham ne l'avait pas vu venir. « I could have helped you. I could have been there for you. » Graham était passé par là, il imaginait sans aucun mal ce que Lucas avait enduré et ce qu'il ressentait aujourd'hui. Et bien que Lucas ne soit pas du genre à demander de l'aide, Graham aurait été le premier à lui tendre la main et à l'accompagner. « That's not fair. » Souffle-t-il en secouant légèrement la tête et en ramenant le regard vers le sol. Lucas ne prenait pas la peine de mâcher ses mots, il ne l'avait jamais fait. Mais ces derniers, plus violents et plus bruts que jamais, malmenaient Graham plus que des coups ne l'auraient faits. L'incident ayant causé la captivité de Lucas n'était en aucun cas la faute de Graham, et pourtant, le médecin avait l'impression que le militaire lui reprochait. Comme s'il regrettait amèrement que Graham soit rentré plus tôt au pays, alors que lui était coincé, terrorisé. « Okay Lucas, I get it. You don't want me there. Fine. I'll go. » Il a du mal à les dire ces mots, Graham. Ils sont compliqués à formuler et lui brûlent le palais parce qu'ils désignent tout ce qu'il ne veut pas. Il ne veut pas partir. Il veut rester ici, s'assoire autour d'un whisky avec Lucas et parler. Refaire le monde, se redécouvrir, s'apprécier de nouveau. Graham n'attend pas que Lucas le retienne, il ne le fera pas, il le connait assez bien pour le savoir. Il recule d'un pas, toujours face à son ancien compagnon de guerre, avant de finalement se retourner et rebrousser chemin. Il s'arrête finalement quelques pas avant le portail qui le sépare de la rue. Il hésite une seconde, mais se retourne finalement une derniere fois vers Lucas. « You know I loved you, right ? » Demande-t-il, le coeur serré mais battant à la chamade dans sa poitrine. Pas comme un frère, pas comme un ami, et encore moins comme un collègue. Graham avait aimé Lucas de tout son être. De toute son âme. Et Lucas le savait au fond de lui, même si le médecin n'avait jamais trouvé le courage de mettre des mots sur ses sentiments. « I really did. » Souffle-t-il dans un murmure presque inaudible, il était d'ailleurs incapable de savoir si Lucas l'avait entendu de là où il se tenait. Il aurait voulu mettre le temps de sa phrase au présent - il aurait pu - mais à quoi bon ? La situation était déjà assez complexe ainsi, il n'avait pas besoin d'en rajouter. « I wish I had told you when you asked me about us. » Finit-il par avouer. Il reste encore là, à regarder Lucas le temps de quelques secondes. Il mémorise une dernière fois les traits de son visage, chose qu'il n'avait pas pu faire la dernière fois qu'ils s'étaient quittés. Ses lèvres esquissent un dernier sourire gêné en direction de l'homme qu'il aime mais qui ne veut plus entendre parler de lui, et il se retourne pour disparaitre. Cette fois pour de bon.

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· Re: choke on the memories (l/g) · Lun 11 Mai - 20:54
Lucas ne sait pas comment réagir à la présence soudaine de Graham devant sa porte. Il n'était pas à New York. Il était dans ce trou perdu de l'Oregon, rien que pour le voir? Aurait-il fait la même chose si les rôles avaient été inversés? L'Écossais n'en savait rien. Tellement de choses traversaient son esprit depuis son sauvetage. Il n'avait pas eu le temps de Graham pour retomber sur terre. Venir le voir n'était pas juste. Un appel justement aurait pu être suffisant. Un message texto, quelque chose qui ne viendrait pas le déstabiliser. — I don't want anyone to be there, don't you get that? Les signes étaient assez clairs. L'idée de s'asseoir et de relâcher tout ce qu'il ressentait n'était pas son genre. Non, il gardait tout à l'intérieur avant qu'on ne le lise et qu'il soit forcé d'en lâcher un peu. Comme Ana le faisait, avant. Ou sa soeur. Mais aucune des deux n'étaient présentes à présent. Et c'était mieux ainsi. Il ne voulait pas leur imposer cette nouvelle personne qu'il était devenu. Sa femme l'avait compris assez vite, et de toute manière elle avait refait sa vie. Fait le deuil de son mari et une partie de Lucas ne voulait pas ternir cette image qu'elle avait de lui, qu'elle le voit au plus bas qu'il ne l'avait jamais été. Ils s'étaient donc laissés. Sa soeur, le militaire s'en sortirait un peu moins bien. Elle serait capable de le faire parler en l'espace de quelques minutes. Et si Lucas était un retour miraculeux pour le pays, de son côté, il faisait le deuil de tout ce qu'il avait connu. Alors l'idée de s'asseoir et de parler était complètement farfelue. Il sait qu'il est sans doute dur dans ses propos envers Graham, mais il est incapable de faire autrement, car il symbolise tout ce qu'il essaie de laisser derrière lui. Il n'a pas le droit de revenir comme une fleur dans sa vie et lui imposer sa présence chez lui. Lucas ne répond rien lorsqu'il voit le brun rebrousser chemin et quitter sa propriété. Il ressent toute l'adrénaline monter et attend de le voir disparaître pour qu'il soit en mesure de respirer à nouveau. Qu'il mette fin à ce calvaire et qu'il le libère. Mais le brun en décide autrement, venant le frapper de plein fouet. L'Écossais fige complètement, son coeur manquant un battement et se serrant à la fois. Ce qu'il vient d'entendre ne peut pas être réel. Il doit prendre un moment pour assimiler ce que Graham lui avoue. Est-ce qu'il le savait? Il n'aurait pas été en mesure de répondre. Lucas s'était tellement convaincu que tout ça n'était qu'une passe, par manque d'affection, comme cela arrivait plus souvent que tout le monde pouvait penser. C'était des secrets de terrain. Il déglutit, ne répondant rien à sa révélation. Son regard est plongé dans celui qui avait eu son coeur, à un certain court moment, dans une autre vie. Il se contente de le regarder, le militaire si fort et droit ayant l'impression qu'il pourrait s'effondrer, mais ça il ne le montrerait pas à Graham. — Keep on wishing. Lucas lui répond. Ils ne referaient pas le monde ni le passé. Il refermait la porte à cette possibilité. Ce n'était pas une information qui lui était à présent utile. Ils n'étaient plus rien. Lucas avait laissé cette vie derrière lui. Comme on le faisait. Ce n'était pas plus compliqué. Il fallait que Graham le réalise. — There's no going back, ever. Lucas n'avait plus rien à lui dire n'attendant que son départ pour reprendre là où il avait laissé. Son coeur brisé, impassible. Il ne donnerait pas la satisfaction à Graham de voir qu'il espérait un jour entendre ces paroles. Non. Il allait retourner à sa journée, surtout s'occuper de son chien qui tremblait toujours à ses côtés ressentant sans doute la nervosité de son maître, cherchant à le protéger. Après tout, il n'y avait qu'eux deux maintenant. Et c'était parfaitement suffisant.

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