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 can i help you not to hurt anymore? (james)


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Owen Valentine

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work : actor on a break, used to be dj 4 nights a week. permanent vacation.
activities : trying to finish the script he's been writing for 2 years, mixing, spending as much time as he can with his daughter.
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· can i help you not to hurt anymore? (james) · Mer 13 Mai 2020 - 1:00
should've stayed were there signs i ignored? can i help you not to hurt anymore?
We saw brilliance when the world was asleep, there are things that we can have, but can't keep
if they say who cares if one more light goes out? in a sky of a million stars, it flickers, flickers
who cares when someone's time runs out? if a moment is all we are, we're quicker, quicker
who cares if one more light goes out? well i do.

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@James Carmichael - 8 mai 2020

Owen n’avait pas pris le temps de peser le pour et le contre ou d’établir un plan à suivre pour les jours, les semaines, à venir, avant de rendre sa démission au Dusk Till Dawn. Appelés pour un meeting en début de soirée, avant l’ouverture du club, les employés avaient été informés du décès de leur collègue, Jimmy Willys, dont le corps avait été retrouvé dans les toilettes d’un bar  paumé d’une petite bourgade voisine. Overdose. S’il y réfléchissait plus d’une seconde, la cause de sa mort ne surprenait qu’à moitié Owen, qui avait eut l’occasion de le voir dans un état critique de manière assez récurrente. Ça ne l’empêchait pas d’être en état de choc. Ils avaient partagés plusieurs soirées tous les deux, après leurs shifts, étaient rentrés à quelques reprises dans un état tel que Owen ne parvenait pas à se souvenir de la veille et de ses pas qui l’avaient, malgré lui, guidé à la maison. Plus d’une fois, l’Irlandais avait fait remarqué à son camarade qu’il y allait un peu trop fort, sans jamais réellement s’inquiéter pour lui pour autant. Owen avait été soucieux, mais pas au point de tirer la sonnette d’alarme. Il n’avait pas été assez proche de Jimmy pour aller au fond du problème, pour creuser et découvrir ce qui le poussait à se défoncer de la sorte. Peut-être parce que Valentine n’avait pas d’explication pour sa propre chute. Lui qui avait toujours méprisé la drogue, ainsi que ses consommateurs, s’était laissé assez aisément entrainer dans tout cela dés qu’il avait commencé à travailler au club. Owen avait refusé dans un premier temps avant d’accepter l’offre de ses collègues « pour dire de l’avoir fait une fois, d’avoir essayé » et n’avait, ensuite, plus eut besoin d’arguments quand on lui proposait une ligne de poudre blanche. Il n’y avait pas de raison cachée derrière son acte (qu’il accepte), pas de dépression, pas de manque à combler… L’ex acteur s’amusait juste, savourait pleinement les effets de la coke mêlés au rythme des basses, à l’alcool. Il ne s’était pas inquiété outre mesure pour Willys et avec le recul, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de culpabilité à avoir, comme tout le monde, fermé les yeux sur son problèmes.
Owen avait à présent pris cette sale habitude de consommer avant et après ses sets - la première ligne était pour se donner le courage nécessaire de monter sur scène, la deuxième pour ne pas redescendre et profiter de la soirée - et ne voyait pas comment se sortir de là à présent. S’il n’avait pas l’impression d’avoir créer une dépendance, il savait que les tentations seraient illimitées. Il avait beau décidé aujourd’hui de ne plus jamais taper dans la coke, il y aurait toujours quelqu’un pour lui en proposer… Et aurait-il la jugeote de refuser, après quelques verres? En aurait-il seulement la volonté? La seule issue qui s’offrait à Valentine était de tout arrêter. Prendre ses jambes à son cou et partir le plus loin possible du monde malsain de la nuit. Il était père de famille, bordel ! Ce n’était pas Jimmy qu’il avait eut à l’esprit en rendant sa démission, effective immédiatement, mais sa fille, Louise. Il se fit la promesse qu’elle n’aurait pas à enterrer son père de si tôt, sauf si la vie se jouait de lui. Owen ne ferait rien qui puisse mettre ses jours en danger, volontairement, parce qu’il avait la vie devant lui et un tas de souvenirs à créer avec sa princesses. Il désirait la voir rentrer au collège, avoir son premier crush, être présent lorsqu’elle aurait sa première peine de coeur.
Les mains tremblantes, le DJ (dont la carrière venait de prendre fin après quelques mois à peine) peina à se concentrer sur la route qui le séparait de Windmont Bay. Il espérait que James serait là, parce qu’il devait lui parler. Tout ceci la concernait elle-aussi et il ne ferait pas la même erreur deux fois. Owen ne fermera pas les yeux pour elle, parce qu’il était hors de question qu’elle le quitte. Après une trentaine de minutes, l’irlandais gara la voiture devant le bloc d’appartement et pris les escaliers, n’ayant pas la patience d’attendre l’ascenseur. Peut-être que d’avaler tout ses étages le calmerait un petit peu, aussi, bien qu’il en doutait. Pénétrant dans l’appartement, il balança ses clés et ses chaussures dans l’entrée avant d’appeler James qui ne devait pas s’attendre à le retrouver avant le lendemain midi. La jeune femme était rarement encore debout lorsqu’il rentrait de ses soirées et Owen n’émergeait qu’en fin de matinée, parfois même début d’après-midi. Il la trouva au salon et se laissa tomber sur le canapé à ses côtés, attrapant la télécommande pour couper la télévision. Elle protesta mais Valentina l’ignora, attrapant ses mains dans les siennes en tirant sur celles-ci pour la faire pivoter et l’obliger à l’observer. « I've quit. » Il soupira un bon coup après son annonce, qui n’était pas l’important de l’histoire. « I’m done with all this crap. I’m done with the coke and you are too. » Son air était sévère et ferme parce que son annonce ne portait pas à débat. Owen n’était personne pour lui interdire de faire quoi que ce soit et pourtant, l’acteur n’allait pas se gêner pour le faire. Sa vie en dépendait et en tant qu’ami, c’était sa responsabilité d’agir avant le drame. Avant qu’il ne soit trop tard, comme pour Jimmy.

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James Carmichael

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Sam 16 Mai 2020 - 14:42
Installée confortablement sur le canapé, James n’avait aucune idée de ce qui se tramait au Dusk Till Dawn, du décès de Jimmy Willys ni même de la révélation qui s’était empiré d’Owen. Non, la jeune femme était parfaitement concentrée sur le dernier épisode de la saison 2 de Buffy contre les Vampires : Angelus. Elle ne savait pas combien de fois elle l’avait vu mais un certain nombre de fois, c’était certain. D’humeur maussade, elle s’était dit que quitte à déprimer sur son canapé, elle avait intérêt à le faire en bonne et due forme. Elle avait donc décidé l’un des épisodes les plus difficiles de la série, espérant que la peine qu’elle ressentirait lui permettrait de se laver de ce sentiment étrange qu’elle ressentait. Une plaquette de chocolat et un chocolat chaud posé sur la table, James n’y avait pas touchée tellement elle était happée par l’épisode. Pas de chance, son colocataire débarqua au moment fatidique. Angel venait d’arrêter de se battre et de prononcer un “Buffy” plein d’incompréhension quand Owen l’appela, ne manquant pas de la faire sursauter. “Living room but please stay quiet for the next five minutes!” répondit-elle, sans même bouger la tête de l’écran. Sarah Michelle Gellar et David Boreanaz étaient en train d’échanger un baiser passionné quand n’en faisant qu’à sa tête, Owen se laissa tomber sur le canapé et éteignit la télé. James ouvrit la bouche, se tournant vers lui pour attraper la télécommande “You gotta be kidding me!”. Le regard que lui jeta Owen la fit cependant se figer, comprenant qu’il avait quelque chose à lui dire. Elle pivota vers lui, plaçant une de ses jambes sous elle en serrant doucement ses mains pour l’encourager à parler. L’air sérieux et inquiet sur son visage suffirent à annihiler tout souvenir de l’épée traversant le coeur de Angelus : seul le fait qu’Owen ait quelque chose sur le coeur dont il voulait lui parler comptait.
Lorsqu’il lui annonça qu’il avait démissionné, James chercha à assimiler l’information. Les sourcils froncés, elle chercha dans sa mémoire s’il y avait quelque chose qui avait changé dans son attitude ces derniers temps, si elle devait s’inquiéter de quelque chose en particulier. Il y avait bien eu Amelia avec qui il s’était mis aussi vite qu’il l’avait quitté mais des erreurs de ce genre, cela pouvait arriver à tout le monde. De plus, Owen et elle avaient eu l’occasion d’en parler et Owen semblait s’être remis de cette décision. Qu’est-ce qui avait donc pu le pousser à agir ainsi ? Elle s’apprêtait à lui demander quand il ouvrit à nouveau de la bouche. Les sourcils de James se froncèrent un peu plus, cette dernière ne comprenant ni l’annonce ni d’où elle venait. Elle comprenait encore moins pourquoi il prenait ce genre de décisions à sa place. Soupirant, elle resserra doucement et acquiesça. “Ok.” Il serait bien temps plus tard de relancer le débat sur le fait qu’il n’avait pas franchement son mot à dire sur ce qu’elle consommait ou non, mais l’heure n’était pas à discuter de James et son amour pour la poudre blanche. “Slow down, please.” Elle lui sourit doucement, se voulant rassurante. “Why did you quit? what do you mean all this crap? am I included in the crap? what does this have to do with coke?” And me, doing coke. se retint-elle d’ajouter. James savait pertinemment qu’elle n’aurait pas dû se compter dans l’équation, qu’elle n’aurait même pas dû mentionner le fait qu’elle puisse en faire partie. Si Owen était là, à lui parler, à lui annoncer qu’elle ne consommerait plus de cette petite poudre magique, c’est qu’elle ne devait pas en faire partie, pas vrai ? Mais James savait aussi que Owen comptait plus que bien d’autres gens dans sa vie et si elle parvenait la plupart du temps à ignorer les voix dans sa tête qu’il lui disait qu’elle ne méritait pas son amitié, qu’il finirait par partir, il y avait parfois où elle se faisait plus forte. Sans doute était-ce le départ précipité de Jesse, qui avait décidé de repartir à San Franscisco sans vraiment lui dire au revoir. Peut-être était-ce simplement James et tous les problèmes, interrogations, soucis qu’elle gardait pour elle. “What’s going on, Owen?” ajouta-t-elle, libérant une de ses mains pour la passer sur sa joue.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Dim 24 Mai 2020 - 11:47
Bien décidé à lui faire part de ce qu’il avait décidé aussi bien pour lui-même que pour elle, Owen n’avait prêté aucune attention au programme à la télévision et secoua la tête aux protestations de James, les ignorant complètement. Ils avaient bien mieux à faire ce soir que se planter devant la télévision, quand bien même sa colocataire ne pouvait pas le deviner. Owen ne désirait pas attendre. Il n’avait pas peur de changer d’avis, certain qu’il ne reviendrait ni sur sa démission ni sur sa décision de ne plus jamais toucher à ces merdes, mais il avait avait besoin de lui livrer ce qu’il avait sur le coeur tout de suite. Il devait lui parler de Jimmy, des signes qu’il n’avait pas vu et de ceux qu’il s’interdisait d’ignorer la concernant. Son air sévère fut la seule réponse qu’il fourni à James qui dû comprendre qu’il valait mieux ne pas continuer de protester, puisqu’elle se tourna vers lui et serra à son tour ses mains dans les siennes.
Son annonce pouvait sembler brutale, lui qui la samedi passé encore était rentré dans un état second - ce que James n’avait ceci dit pas pu constater, plongée dans les bras de Morphée lorsque Valentine avait rejoint l’appartement au petit-matin. Pourtant, Owen y avait souvent pensé ces derniers temps, sachant parfaitement qu’il jouait avec le feu et, accessoirement, avec ses droits sur Louise. L’acteur connaissait suffisamment bien Amelia pour savoir qu’elle l’éloignerait de lui si elle découvrait sa consommation, quand bien même celle-ci se résumait à ses soirées et que jamais Owen ne se serait approché de sa fille sous l’influence de quoi que ce soit. L’Irlandais agita une nouvelle fois la tête lorsqu’elle lui demanda de ralentir, contrarié que Carmichael ne puisse pas lire en lui comme dans un livre ouvert ce soir. Il ne pût s’empêcher de froncer les sourcils et lâcher un « what? » incrédule lorsqu’elle se compris dans ce qu’il désirait quitter et ‘ces merdes’ dont il lui parlait, ayant du mal à croie que James puisse encore douter de lui. Après tout ce qu’ils avaient vécut, ces derniers mois de colocation, c’était juste complètement insensé, peu importe à quel point il la prenait de court ce soir. « It has everything to do with coke! » Sans le vouloir, il éleva la voix. Si elle ne possédait pas encore toutes les pièces pour refaire le puzzle, que les paroles de Valentine étaient détachées et sans lien, Owen ne voulait pas la voir défendre sa consommation. Pas aujourd’hui. Avec ou sans l’accident - qui en était tout sauf un!- de Jimmy, ça détruisait sa vie et lui permettait seulement de fuir ses démons pour qu’ils ne reviennent que plus forts lors de la descente. « Jimmy was found dead by overdose. » Si les mots étaient difficiles à prononcer, Owen était suffisamment énervé contre le monde entier pour ne pas flancher, ne réalisant même pas que les deux se connaissaient et qu'il ne faisait preuve d'aucun tact dans son annonce. « Do you know how many times I’ve been doing lines with him? » Non, bien sûr que non. Bien plus que James ne pouvait le deviner. Il y a à peine un an, Valentine lui avait sorti ses grands discours et livré le fond de sa pensée sur la consommation de drogue qu’il méprisait purement et simplement. Pourtant, lorsqu’il avait été engagé au Dusk till Dawn, Il n’avait fallu que quelques semaines pour qu’il laisse une chance à la poudre blanche, quelques mois pour en prendre de manière régulière et se convaincre qu’il ne faisait de mal à personne. Bien sûr, sa consommation n’avait rien de comparable à celle de Willys et Owen a peu près sûr de ne s’être jamais mis en danger avec les doses ingurgitées, mais ça ne changeait pas le fond du problème. Se redressant du canapé en lâchant au passage les mains de son amie, Owen se passa les siennes rapidement sur le visage puis reporta à nouveau son attention sur la jeune femme. « Someday it’s going to kill you too James and I’m not gonna sit and wait for it to happen. » Pas comme il l’avait fait avec Jimmy. Si Owen ne se tenait pas comme responsable de son décès - il n’était après tout qu’un collègue, un pote avec qui il aimait faire la fête - il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser un peu de ne pas avoir essayé de l’aider. Il s’était pensé invincible, avait tiré la même conclusion pour son pote, et la vie leur avait prouvé le contraire. « I need you to stop. I need you to promise me you’ll never touch this, or any other crap you take, ever again. » Sans la quitter des yeux, Owen ne pût s'empêcher de continuer à faire des allers-retours devant le canapé, bien incapable de rester en place. James lui avait souvent affirmé ne pas être accro, c’était le moment de lui prouver en arrêtant. Owen n’était pas naïf au point de penser que ce serait facile, qu’il n’y aurait pas des jours où il serait difficile de s’en tenir à cette promesse qu’il lui demandait de faire, mais il avait confiance en elle. Il ne comptait pas l’abandonner, pas si elle lui jurait de ne plus y toucher. Owen serait à ses côtés pour l’aider peu importe ce dont elle avait besoin.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Lun 25 Mai 2020 - 1:08
James avait beau retourner les mots de Owen dans tous les sens, elle ne parvenait pas à en trouver le sens caché, la raison. Les mots qu’il avait utilisé étaient pourtant simples et elle les comprenait mais elle ne comprenait pas pourquoi, comment il en était venu à cette conclusion mais surtout, elle ne comprenait pas cette urgence dans sa voix, comme si des vies dépendaient de l’annonce qu’il venait de lui faire. C’était une décision importante, ce changement de carrière, bien évidemment mais… pourquoi ce soir ? qu’est-ce que la cocaïne venait faire là et que s’était-il passé de si grave pour qu’il revienne de Portland alors qu’il venait juste d’en partir ? Les pupilles de James ne cessaient de bouger, se baladant de droite à gauche, de haut en bas, cherchant partout sur le visage d’Owen des réponses à ses interrogations. Comprenant qu’elle n’avait d’autres choix que de lui poser des questions pour l’inciter à lui expliquer ce qu’il venait de se passer, pourquoi il semblait dans un tel état de détermination et de détresse à la fois. Elle laissa alors s’échapper de ses bouches les questions qui lui vinrent à l’esprit, s’incluant dans cette équation à laquelle elle ne comprenait rien. Owen ne releva même pas en lui répondant, et si James avait conscience qu’elle aurait dû en être soulagée, une part d’elle-même ne put s’empêcher de noter qu’il ne l’avait pas contredite. L’incrédulité sur le visage de son ami lui rappela qu’il fallait qu’elle arrête ses bêtises : Owen n’était pas comme les autres et il lui avait prouvé bien assez de fois pour qu’elle arrête de douter de lui. James nota mentalement qu’il fallait qu’elle arrête ces sottises; il n’était pas comme les autres, ne le serait jamais. Pinçant les lèvres lorsqu’il éleva la voix, elle soupira, soutenant son regard pour l’inciter à continuer. Elle avait presque l’impression de le revoir lorsqu’il l’avait sermonné sur sa consommation il y avait bientôt un an de cela, lui disant à quel point elle était stupide de prendre de la drogue de la sorte avant… d’en faire autant. James ne s’était pas gênée pour lui faire remarquer, lorsqu’elle était venue le voir jouer et avait découvert ses pupilles dilatées… Mais il lui semblait désormais qu’ils étaient tous les deux sur la même longueur d’ondes : la consommation à titre récréatif était tolérée entre eux dès lors que cela ne devenait pas dangereux. Sans pour autant le fliquer, James avait noté, plus ou moins, la fréquence à laquelle il consommait de la cocaïne - les fois où elle pouvait le faire, en tout cas - et si elle avait mentionné une ou deux fois que sa consommation avait augmenté, elle ne s’en était pas inquiétée outre mesure. Aucun d’eux n’avait consommé une seule particule de cocaïne lorsqu’ils étaient partis en weekend ni n’avait montré le moindre signe de manque. Les sourcils froncés, elle se demanda ce qu’elle avait manqué, si elle n’avait pas été assez vigilante. Avait-elle aveuglée par sa propre envie de s’amuser des effets que cette substance chimique avait sur son corps au point de ne pas remarquer les symptômes d’une addiction chez celui qui était devenu sa boussole ? Lui souriant doucement, elle s’efforça de garder un ton calme, neutre. “I don’t understand, Owen. Please explain.” Caressant sa main de son pouce, elle ne le lâcha pas du regard jusqu’à ce qu’il lui annonce le décès du videur du Dusk Till Dawn. Relâchant l’étreinte de ses mains autour des siennes, James entrouvrit la bouche, hébétée par l’annonce. Willys et elle n’avaient jamais été très proche mais il faisait tout de même partie de ses personnes que la jeune femme côtoyait régulièrement. James retira doucement ses mains, les ramenant sur ses cuisses jusqu’à les faire se rencontrer et se triturer les doigts. Le regard un peu perdu dans le vide, l’image du corps inanimé de Jimmy se dessina immédiatement devant ses yeux. Une part d’elle n’était pas surprise du sort qu’il l’avait attendu - l’autre n’arrivait tout simplement pas à y croire. Lorsque la voix d’Owen résonna de nouveau dans la pièce, James secoua doucement la tête. L’heure n’était pas de penser à Willys; elle préférait - de loin - se concentrer sur Valentine, qui avait besoin d’elle. Secouant doucement la tête, elle lui répondit, plus strictement qu’elle ne l’aurait pensé : “You’re getting me worried. How many times?” et reprit ses mains dans les siennes. Jimmy, elle pouvait le perdre. C’était fait, et aussi terrible que le décès d’un être humain soit toujours… c’était derrière elle. Le futur, c’est Owen devant elle. Elle aurait bien le temps de penser à Jimmy plus tard, mais il n’en serait pas moins mort si elle s’attardait sur son décès dans cinq minutes, cinq jours ou cinq ans. Owen, lui, était là devant elle. Et devait à tout prix le rester.
Toujours un peu abasourdie par la nouvelle, elle laissa son colocataire se redresser sans le quitter du regard. Elle guetta sur son visage les traces de fatigue, la façon qu’avait parfois eu les narines de Jimmy de chercher à renifler, comme s’il avait consommé tellement de cocaïne que ce geste était devenu un réflexe, comme celui de succion des nouveaux nés mais les propos qui sortirent de la bouche d’Owen la surprirent et alors que son visage était empreint d’incrédulité, James ne put s’empêcher de secouer la tête de gauche à droite. James n’allait pas mourir de sa consommation de cocaïne ; elle n’en prenait pas assez pour ça et… elle n’avait jamais risqué l’overdose, quand bien même l’envie ne lui avait pas manqué à une certaine époque. Elle ferma les yeux une seconde et réalisa - alors qu’elle cherchait comment le convaincre de ne pas s’inquiéter pour elle - que cette envie de mourir, qui était devenue si familière à une époque qu’elle aurait pu la considérer comme un membre de sa famille, ne l’avait pas habité depuis un moment. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors que Owen reprenait la parole, clarifiant ses propos et surtout la demande qu’il avait à lui faire. “Owen, please calm down.” souffla-t-elle en se redressant, se plaçant devant lui. Une fois qu’elle eut accroché son regard, elle prit une grande inspiration : “First, I’m not Jimmy. I’m ok.” James soupira. Elle détestait être une telle source d’inquiétude pour lui. “But I need to know if you are. Are you ok ?” Passant une main dans sa nuque pour s’assurer qu’il ne se défilerait pas, elle attendit qu’il lui réponde avant d’accéder à sa demande : “If you need me to stop… I will. I’ll finish whatever I have left and I’ll stop. I love you more than I enjoy cocaine.” Elle lui fit un petit clin d’oeil, cherchant à le détendre. L’idée d’arrêter la seule substance qu’elle s’autorisait lors des soirées ne l’enchantait pas particulièrement. Lui aurait-il demandé d’arrêter de boire de l’alcool si un alcoolique de son entourage était mort d’une cirrhose ? James trouvait la demande particulièrement injuste, convaincue qu’il ne l’aurait pas fait. Mais elle connaissait assez Owen pour savoir qu’il était inutile de protester. “We’ll stop together.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Aujourd'hui à 12:06
Il y avait un sentiment d’urgence dans la demande de l’acteur et les explications qu’il tenait, tout de même, à fournir à sa colocataire. Owen ne voulait pas repousser à demain une conversation qu’ils pouvaient avoir aujourd’hui, surtout pas lorsque vingt-quatre heures pouvaient être décisives. Fatales. Et si James consommait à outrance, durant ce laps de temps ? Il avait beau avoir confiance en elle et sa capacité à ne pas franchir les limites, Valentine ne pouvait que envisager la possibilité qu’il parle, à nouveau, trop tard. Il avait laissé Jimmy se foutre en l’air, avait pris les soirées où l’anglais ne tenait plus debout à la légère - pour ne pas dire à la rigolade - et dans quelques jours, c’est six pieds sous terre qu’il reposerait, dans un sommeil éternel.
Ça l’énervait plus qu’autre chose que James réclame des explications, qui allaient forcément arriver. Au compte goute, certes, parce qu’il peinait à mettre de l’ordre dans ses idées, mais Owen finiraient par lui fournir. S’il lui avait demandé plus d’une fois d’arrêter sa consommation de drogue - du moins avant de s’y mettre, lui aussi - Owen était tout de même réaliste sur le fait qu’il ne pouvait lui demander de tout arrêter, out of the blue, sans lui expliquer le comment du pourquoi. Que Carmichael se comprenne dans ce qu’il désirait mettre derrière lui le blessa plus qu’il ne l’aurait voulu. Après tout ce qu’ils avaient vécut cette dernière année, et même avant de s’installer ensemble, l’Irlandais n’appréciait pas qu’elle doute à ce point de lui et qu’elle se fasse une idée si basse de sa personne. A vrai dire, il ne savait même pas lequel des deux elle rabaissait le plus en estimant que l’acteur pouvait juste décidé, du jour au lendemain, qu’il en avait fini avec elle. Il nota dans un coin de sa tête d’en revenir plus tard sur la question, car l’heure n’était pas aux déclarations (ou dispute) en tout genre. Il avait un message à faire passé, une promesse à exiger et rien ne pouvait détourner Owen de son idée, James pouvait toujours essayer.
« Too many times for me to be able to count? » Il n’était pas en mesure de savoir combien de fois il s’était retrouvé le nez dans la poudreuse depuis qu’il bossait au Dusk till Dawn, ce qui démontrait surement la gravité du problème. Non, il n’était pas accro. Owen se refusait d’y croire et allait le prouver, plus à lui-même qu’aux autres (si tant est que quelqu’un s’en inquiète), qu’il pouvait simplement décidé de ne plus jamais y toucher et s’y tenir. Il avait laissé la drogue s’immiscer dans son quotidien, avait céder à ses bien faits à raison de deux trois par semaine, ne réalisant que maintenant à quel point il s’était perdu dans l’opération. L’acteur fraîchement débarqué de Londres n’aurait jamais ne fus-ce que penser à tester. Ça avait pourtant circulé trop facilement pour lui, depuis toujours, et jamais Valentine n’avait eut envie de suivre les autres dans leur connerie, jusqu’à l’année dernière.
Il ricana, mauvais, lorsque James affirma bien aller. Quelqu’un qui allait bien n’avait pas besoin de coke pour passer une bonne soirée. Quelqu’un qui allait bien ne passait pas sa vie à courir pour semer ses démons et il était bien placé pour savoir que la jeune femme en avait plus d’un dans son placard. « You’re ok? » Un nouveau rire nerveux remonta le long de sa gorge alors qu’il secouait la tête. Elle ne pouvait pas lui la faire, pas à lui. « Since when James? » Demanda-t-il avec ironie. Sa colère n’était pas dirigée contre elle, c’était même l’inverse. Owen ne voulait pas l’enfoncer mais bien l’aider et retrouver le droit chemin avec elle. Retrouver une vie saine et plus ou moins équilibrée, dans laquelle ils ne craignaient pas d’être rattrapé par leur passé, dans laquelle ils ne se foutaient pas en l’air deux fois par semaine pour avoir l’impression d’être heureux. « I’m fine. At least I will be, so will you. »  Il affirma, espérant ne pas se tromper. Owen espérait du plus profond de son être que l’addiction de Carmichael ne serait pas plus forte que la promesse qu’il lui demandait de faire aujourd’hui. « Throw everything you have left… You don’t need this. » Pour quelle raison ne souhaitait-elle pas s’en débarrasser ? Pour les quelques dollars perdus ? Owen était ravi de le lui rembourser si ça voulait dire que la poudre blanche finissait dans les canalisations de Windmont Bay. Peut-être parce que, comme lui, James regrettait de ne pas avoir su la dernière fois que ça l’était… Mais l’excuse ne valait pas de s’enfiler les derniers grammes.« I know you think you’re in control… If I’m honest, I’m pretty sure I was as well… But it’s still fucked up and risky, James. We shouldn’t put our lives in danger to have a fucking good night. » Il avait tenté, s’en était délecté, il était maintenant temps de grandir et arrêter de se défoncer - avec ou sans raison valable pour le faire. Retrouvant sa place dans le canapé, Owen repris les mains de sa colocataire dans les siens et les serra doucement. « I love you and I don’t ever want to ask myself if you will be alive when I come home. » Il avait vécut avec cette peur pendant plusieurs semaines, plusieurs mois même, avant d’emménager avec James, avant d’être en mesure de constater au quotidien qu’elle allait bien, et son dernier souhait était de repasser par là.

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the day you walked away and took the higher ground was the day that I became the man that i am now. but these high walls, they came up short now i stand taller than them all.
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