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 can i help you not to hurt anymore? (james)


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Owen Valentine

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work : actor, currently filming the new c.w show in vancouver.
activities : trying to finish the script he's been writing for 2 years, mixing, spending as much time as he can with his daughter.
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· can i help you not to hurt anymore? (james) · Mer 13 Mai - 1:00
should've stayed were there signs i ignored? can i help you not to hurt anymore?
We saw brilliance when the world was asleep, there are things that we can have, but can't keep
if they say who cares if one more light goes out? in a sky of a million stars, it flickers, flickers
who cares when someone's time runs out? if a moment is all we are, we're quicker, quicker
who cares if one more light goes out? well i do.

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@James Carmichael - 8 mai 2020

Owen n’avait pas pris le temps de peser le pour et le contre ou d’établir un plan à suivre pour les jours, les semaines, à venir, avant de rendre sa démission au Dusk Till Dawn. Appelés pour un meeting en début de soirée, avant l’ouverture du club, les employés avaient été informés du décès de leur collègue, Jimmy Willys, dont le corps avait été retrouvé dans les toilettes d’un bar  paumé d’une petite bourgade voisine. Overdose. S’il y réfléchissait plus d’une seconde, la cause de sa mort ne surprenait qu’à moitié Owen, qui avait eut l’occasion de le voir dans un état critique de manière assez récurrente. Ça ne l’empêchait pas d’être en état de choc. Ils avaient partagés plusieurs soirées tous les deux, après leurs shifts, étaient rentrés à quelques reprises dans un état tel que Owen ne parvenait pas à se souvenir de la veille et de ses pas qui l’avaient, malgré lui, guidé à la maison. Plus d’une fois, l’Irlandais avait fait remarqué à son camarade qu’il y allait un peu trop fort, sans jamais réellement s’inquiéter pour lui pour autant. Owen avait été soucieux, mais pas au point de tirer la sonnette d’alarme. Il n’avait pas été assez proche de Jimmy pour aller au fond du problème, pour creuser et découvrir ce qui le poussait à se défoncer de la sorte. Peut-être parce que Valentine n’avait pas d’explication pour sa propre chute. Lui qui avait toujours méprisé la drogue, ainsi que ses consommateurs, s’était laissé assez aisément entrainer dans tout cela dés qu’il avait commencé à travailler au club. Owen avait refusé dans un premier temps avant d’accepter l’offre de ses collègues « pour dire de l’avoir fait une fois, d’avoir essayé » et n’avait, ensuite, plus eut besoin d’arguments quand on lui proposait une ligne de poudre blanche. Il n’y avait pas de raison cachée derrière son acte (qu’il accepte), pas de dépression, pas de manque à combler… L’ex acteur s’amusait juste, savourait pleinement les effets de la coke mêlés au rythme des basses, à l’alcool. Il ne s’était pas inquiété outre mesure pour Willys et avec le recul, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de culpabilité à avoir, comme tout le monde, fermé les yeux sur son problèmes.
Owen avait à présent pris cette sale habitude de consommer avant et après ses sets - la première ligne était pour se donner le courage nécessaire de monter sur scène, la deuxième pour ne pas redescendre et profiter de la soirée - et ne voyait pas comment se sortir de là à présent. S’il n’avait pas l’impression d’avoir créer une dépendance, il savait que les tentations seraient illimitées. Il avait beau décidé aujourd’hui de ne plus jamais taper dans la coke, il y aurait toujours quelqu’un pour lui en proposer… Et aurait-il la jugeote de refuser, après quelques verres? En aurait-il seulement la volonté? La seule issue qui s’offrait à Valentine était de tout arrêter. Prendre ses jambes à son cou et partir le plus loin possible du monde malsain de la nuit. Il était père de famille, bordel ! Ce n’était pas Jimmy qu’il avait eut à l’esprit en rendant sa démission, effective immédiatement, mais sa fille, Louise. Il se fit la promesse qu’elle n’aurait pas à enterrer son père de si tôt, sauf si la vie se jouait de lui. Owen ne ferait rien qui puisse mettre ses jours en danger, volontairement, parce qu’il avait la vie devant lui et un tas de souvenirs à créer avec sa princesses. Il désirait la voir rentrer au collège, avoir son premier crush, être présent lorsqu’elle aurait sa première peine de coeur.
Les mains tremblantes, le DJ (dont la carrière venait de prendre fin après quelques mois à peine) peina à se concentrer sur la route qui le séparait de Windmont Bay. Il espérait que James serait là, parce qu’il devait lui parler. Tout ceci la concernait elle-aussi et il ne ferait pas la même erreur deux fois. Owen ne fermera pas les yeux pour elle, parce qu’il était hors de question qu’elle le quitte. Après une trentaine de minutes, l’irlandais gara la voiture devant le bloc d’appartement et pris les escaliers, n’ayant pas la patience d’attendre l’ascenseur. Peut-être que d’avaler tout ses étages le calmerait un petit peu, aussi, bien qu’il en doutait. Pénétrant dans l’appartement, il balança ses clés et ses chaussures dans l’entrée avant d’appeler James qui ne devait pas s’attendre à le retrouver avant le lendemain midi. La jeune femme était rarement encore debout lorsqu’il rentrait de ses soirées et Owen n’émergeait qu’en fin de matinée, parfois même début d’après-midi. Il la trouva au salon et se laissa tomber sur le canapé à ses côtés, attrapant la télécommande pour couper la télévision. Elle protesta mais Valentina l’ignora, attrapant ses mains dans les siennes en tirant sur celles-ci pour la faire pivoter et l’obliger à l’observer. « I've quit. » Il soupira un bon coup après son annonce, qui n’était pas l’important de l’histoire. « I’m done with all this crap. I’m done with the coke and you are too. » Son air était sévère et ferme parce que son annonce ne portait pas à débat. Owen n’était personne pour lui interdire de faire quoi que ce soit et pourtant, l’acteur n’allait pas se gêner pour le faire. Sa vie en dépendait et en tant qu’ami, c’était sa responsabilité d’agir avant le drame. Avant qu’il ne soit trop tard, comme pour Jimmy.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Sam 16 Mai - 14:42
Installée confortablement sur le canapé, James n’avait aucune idée de ce qui se tramait au Dusk Till Dawn, du décès de Jimmy Willys ni même de la révélation qui s’était empiré d’Owen. Non, la jeune femme était parfaitement concentrée sur le dernier épisode de la saison 2 de Buffy contre les Vampires : Angelus. Elle ne savait pas combien de fois elle l’avait vu mais un certain nombre de fois, c’était certain. D’humeur maussade, elle s’était dit que quitte à déprimer sur son canapé, elle avait intérêt à le faire en bonne et due forme. Elle avait donc décidé l’un des épisodes les plus difficiles de la série, espérant que la peine qu’elle ressentirait lui permettrait de se laver de ce sentiment étrange qu’elle ressentait. Une plaquette de chocolat et un chocolat chaud posé sur la table, James n’y avait pas touchée tellement elle était happée par l’épisode. Pas de chance, son colocataire débarqua au moment fatidique. Angel venait d’arrêter de se battre et de prononcer un “Buffy” plein d’incompréhension quand Owen l’appela, ne manquant pas de la faire sursauter. “Living room but please stay quiet for the next five minutes!” répondit-elle, sans même bouger la tête de l’écran. Sarah Michelle Gellar et David Boreanaz étaient en train d’échanger un baiser passionné quand n’en faisant qu’à sa tête, Owen se laissa tomber sur le canapé et éteignit la télé. James ouvrit la bouche, se tournant vers lui pour attraper la télécommande “You gotta be kidding me!”. Le regard que lui jeta Owen la fit cependant se figer, comprenant qu’il avait quelque chose à lui dire. Elle pivota vers lui, plaçant une de ses jambes sous elle en serrant doucement ses mains pour l’encourager à parler. L’air sérieux et inquiet sur son visage suffirent à annihiler tout souvenir de l’épée traversant le coeur de Angelus : seul le fait qu’Owen ait quelque chose sur le coeur dont il voulait lui parler comptait.
Lorsqu’il lui annonça qu’il avait démissionné, James chercha à assimiler l’information. Les sourcils froncés, elle chercha dans sa mémoire s’il y avait quelque chose qui avait changé dans son attitude ces derniers temps, si elle devait s’inquiéter de quelque chose en particulier. Il y avait bien eu Amelia avec qui il s’était mis aussi vite qu’il l’avait quitté mais des erreurs de ce genre, cela pouvait arriver à tout le monde. De plus, Owen et elle avaient eu l’occasion d’en parler et Owen semblait s’être remis de cette décision. Qu’est-ce qui avait donc pu le pousser à agir ainsi ? Elle s’apprêtait à lui demander quand il ouvrit à nouveau de la bouche. Les sourcils de James se froncèrent un peu plus, cette dernière ne comprenant ni l’annonce ni d’où elle venait. Elle comprenait encore moins pourquoi il prenait ce genre de décisions à sa place. Soupirant, elle resserra doucement et acquiesça. “Ok.” Il serait bien temps plus tard de relancer le débat sur le fait qu’il n’avait pas franchement son mot à dire sur ce qu’elle consommait ou non, mais l’heure n’était pas à discuter de James et son amour pour la poudre blanche. “Slow down, please.” Elle lui sourit doucement, se voulant rassurante. “Why did you quit? what do you mean all this crap? am I included in the crap? what does this have to do with coke?” And me, doing coke. se retint-elle d’ajouter. James savait pertinemment qu’elle n’aurait pas dû se compter dans l’équation, qu’elle n’aurait même pas dû mentionner le fait qu’elle puisse en faire partie. Si Owen était là, à lui parler, à lui annoncer qu’elle ne consommerait plus de cette petite poudre magique, c’est qu’elle ne devait pas en faire partie, pas vrai ? Mais James savait aussi que Owen comptait plus que bien d’autres gens dans sa vie et si elle parvenait la plupart du temps à ignorer les voix dans sa tête qu’il lui disait qu’elle ne méritait pas son amitié, qu’il finirait par partir, il y avait parfois où elle se faisait plus forte. Sans doute était-ce le départ précipité de Jesse, qui avait décidé de repartir à San Franscisco sans vraiment lui dire au revoir. Peut-être était-ce simplement James et tous les problèmes, interrogations, soucis qu’elle gardait pour elle. “What’s going on, Owen?” ajouta-t-elle, libérant une de ses mains pour la passer sur sa joue.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Dim 24 Mai - 11:47
Bien décidé à lui faire part de ce qu’il avait décidé aussi bien pour lui-même que pour elle, Owen n’avait prêté aucune attention au programme à la télévision et secoua la tête aux protestations de James, les ignorant complètement. Ils avaient bien mieux à faire ce soir que se planter devant la télévision, quand bien même sa colocataire ne pouvait pas le deviner. Owen ne désirait pas attendre. Il n’avait pas peur de changer d’avis, certain qu’il ne reviendrait ni sur sa démission ni sur sa décision de ne plus jamais toucher à ces merdes, mais il avait avait besoin de lui livrer ce qu’il avait sur le coeur tout de suite. Il devait lui parler de Jimmy, des signes qu’il n’avait pas vu et de ceux qu’il s’interdisait d’ignorer la concernant. Son air sévère fut la seule réponse qu’il fourni à James qui dû comprendre qu’il valait mieux ne pas continuer de protester, puisqu’elle se tourna vers lui et serra à son tour ses mains dans les siennes.
Son annonce pouvait sembler brutale, lui qui la samedi passé encore était rentré dans un état second - ce que James n’avait ceci dit pas pu constater, plongée dans les bras de Morphée lorsque Valentine avait rejoint l’appartement au petit-matin. Pourtant, Owen y avait souvent pensé ces derniers temps, sachant parfaitement qu’il jouait avec le feu et, accessoirement, avec ses droits sur Louise. L’acteur connaissait suffisamment bien Amelia pour savoir qu’elle l’éloignerait de lui si elle découvrait sa consommation, quand bien même celle-ci se résumait à ses soirées et que jamais Owen ne se serait approché de sa fille sous l’influence de quoi que ce soit. L’Irlandais agita une nouvelle fois la tête lorsqu’elle lui demanda de ralentir, contrarié que Carmichael ne puisse pas lire en lui comme dans un livre ouvert ce soir. Il ne pût s’empêcher de froncer les sourcils et lâcher un « what? » incrédule lorsqu’elle se compris dans ce qu’il désirait quitter et ‘ces merdes’ dont il lui parlait, ayant du mal à croie que James puisse encore douter de lui. Après tout ce qu’ils avaient vécut, ces derniers mois de colocation, c’était juste complètement insensé, peu importe à quel point il la prenait de court ce soir. « It has everything to do with coke! » Sans le vouloir, il éleva la voix. Si elle ne possédait pas encore toutes les pièces pour refaire le puzzle, que les paroles de Valentine étaient détachées et sans lien, Owen ne voulait pas la voir défendre sa consommation. Pas aujourd’hui. Avec ou sans l’accident - qui en était tout sauf un!- de Jimmy, ça détruisait sa vie et lui permettait seulement de fuir ses démons pour qu’ils ne reviennent que plus forts lors de la descente. « Jimmy was found dead by overdose. » Si les mots étaient difficiles à prononcer, Owen était suffisamment énervé contre le monde entier pour ne pas flancher, ne réalisant même pas que les deux se connaissaient et qu'il ne faisait preuve d'aucun tact dans son annonce. « Do you know how many times I’ve been doing lines with him? » Non, bien sûr que non. Bien plus que James ne pouvait le deviner. Il y a à peine un an, Valentine lui avait sorti ses grands discours et livré le fond de sa pensée sur la consommation de drogue qu’il méprisait purement et simplement. Pourtant, lorsqu’il avait été engagé au Dusk till Dawn, Il n’avait fallu que quelques semaines pour qu’il laisse une chance à la poudre blanche, quelques mois pour en prendre de manière régulière et se convaincre qu’il ne faisait de mal à personne. Bien sûr, sa consommation n’avait rien de comparable à celle de Willys et Owen a peu près sûr de ne s’être jamais mis en danger avec les doses ingurgitées, mais ça ne changeait pas le fond du problème. Se redressant du canapé en lâchant au passage les mains de son amie, Owen se passa les siennes rapidement sur le visage puis reporta à nouveau son attention sur la jeune femme. « Someday it’s going to kill you too James and I’m not gonna sit and wait for it to happen. » Pas comme il l’avait fait avec Jimmy. Si Owen ne se tenait pas comme responsable de son décès - il n’était après tout qu’un collègue, un pote avec qui il aimait faire la fête - il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser un peu de ne pas avoir essayé de l’aider. Il s’était pensé invincible, avait tiré la même conclusion pour son pote, et la vie leur avait prouvé le contraire. « I need you to stop. I need you to promise me you’ll never touch this, or any other crap you take, ever again. » Sans la quitter des yeux, Owen ne pût s'empêcher de continuer à faire des allers-retours devant le canapé, bien incapable de rester en place. James lui avait souvent affirmé ne pas être accro, c’était le moment de lui prouver en arrêtant. Owen n’était pas naïf au point de penser que ce serait facile, qu’il n’y aurait pas des jours où il serait difficile de s’en tenir à cette promesse qu’il lui demandait de faire, mais il avait confiance en elle. Il ne comptait pas l’abandonner, pas si elle lui jurait de ne plus y toucher. Owen serait à ses côtés pour l’aider peu importe ce dont elle avait besoin.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Lun 25 Mai - 1:08
James avait beau retourner les mots de Owen dans tous les sens, elle ne parvenait pas à en trouver le sens caché, la raison. Les mots qu’il avait utilisé étaient pourtant simples et elle les comprenait mais elle ne comprenait pas pourquoi, comment il en était venu à cette conclusion mais surtout, elle ne comprenait pas cette urgence dans sa voix, comme si des vies dépendaient de l’annonce qu’il venait de lui faire. C’était une décision importante, ce changement de carrière, bien évidemment mais… pourquoi ce soir ? qu’est-ce que la cocaïne venait faire là et que s’était-il passé de si grave pour qu’il revienne de Portland alors qu’il venait juste d’en partir ? Les pupilles de James ne cessaient de bouger, se baladant de droite à gauche, de haut en bas, cherchant partout sur le visage d’Owen des réponses à ses interrogations. Comprenant qu’elle n’avait d’autres choix que de lui poser des questions pour l’inciter à lui expliquer ce qu’il venait de se passer, pourquoi il semblait dans un tel état de détermination et de détresse à la fois. Elle laissa alors s’échapper de ses bouches les questions qui lui vinrent à l’esprit, s’incluant dans cette équation à laquelle elle ne comprenait rien. Owen ne releva même pas en lui répondant, et si James avait conscience qu’elle aurait dû en être soulagée, une part d’elle-même ne put s’empêcher de noter qu’il ne l’avait pas contredite. L’incrédulité sur le visage de son ami lui rappela qu’il fallait qu’elle arrête ses bêtises : Owen n’était pas comme les autres et il lui avait prouvé bien assez de fois pour qu’elle arrête de douter de lui. James nota mentalement qu’il fallait qu’elle arrête ces sottises; il n’était pas comme les autres, ne le serait jamais. Pinçant les lèvres lorsqu’il éleva la voix, elle soupira, soutenant son regard pour l’inciter à continuer. Elle avait presque l’impression de le revoir lorsqu’il l’avait sermonné sur sa consommation il y avait bientôt un an de cela, lui disant à quel point elle était stupide de prendre de la drogue de la sorte avant… d’en faire autant. James ne s’était pas gênée pour lui faire remarquer, lorsqu’elle était venue le voir jouer et avait découvert ses pupilles dilatées… Mais il lui semblait désormais qu’ils étaient tous les deux sur la même longueur d’ondes : la consommation à titre récréatif était tolérée entre eux dès lors que cela ne devenait pas dangereux. Sans pour autant le fliquer, James avait noté, plus ou moins, la fréquence à laquelle il consommait de la cocaïne - les fois où elle pouvait le faire, en tout cas - et si elle avait mentionné une ou deux fois que sa consommation avait augmenté, elle ne s’en était pas inquiétée outre mesure. Aucun d’eux n’avait consommé une seule particule de cocaïne lorsqu’ils étaient partis en weekend ni n’avait montré le moindre signe de manque. Les sourcils froncés, elle se demanda ce qu’elle avait manqué, si elle n’avait pas été assez vigilante. Avait-elle aveuglée par sa propre envie de s’amuser des effets que cette substance chimique avait sur son corps au point de ne pas remarquer les symptômes d’une addiction chez celui qui était devenu sa boussole ? Lui souriant doucement, elle s’efforça de garder un ton calme, neutre. “I don’t understand, Owen. Please explain.” Caressant sa main de son pouce, elle ne le lâcha pas du regard jusqu’à ce qu’il lui annonce le décès du videur du Dusk Till Dawn. Relâchant l’étreinte de ses mains autour des siennes, James entrouvrit la bouche, hébétée par l’annonce. Willys et elle n’avaient jamais été très proche mais il faisait tout de même partie de ses personnes que la jeune femme côtoyait régulièrement. James retira doucement ses mains, les ramenant sur ses cuisses jusqu’à les faire se rencontrer et se triturer les doigts. Le regard un peu perdu dans le vide, l’image du corps inanimé de Jimmy se dessina immédiatement devant ses yeux. Une part d’elle n’était pas surprise du sort qu’il l’avait attendu - l’autre n’arrivait tout simplement pas à y croire. Lorsque la voix d’Owen résonna de nouveau dans la pièce, James secoua doucement la tête. L’heure n’était pas de penser à Willys; elle préférait - de loin - se concentrer sur Valentine, qui avait besoin d’elle. Secouant doucement la tête, elle lui répondit, plus strictement qu’elle ne l’aurait pensé : “You’re getting me worried. How many times?” et reprit ses mains dans les siennes. Jimmy, elle pouvait le perdre. C’était fait, et aussi terrible que le décès d’un être humain soit toujours… c’était derrière elle. Le futur, c’est Owen devant elle. Elle aurait bien le temps de penser à Jimmy plus tard, mais il n’en serait pas moins mort si elle s’attardait sur son décès dans cinq minutes, cinq jours ou cinq ans. Owen, lui, était là devant elle. Et devait à tout prix le rester.
Toujours un peu abasourdie par la nouvelle, elle laissa son colocataire se redresser sans le quitter du regard. Elle guetta sur son visage les traces de fatigue, la façon qu’avait parfois eu les narines de Jimmy de chercher à renifler, comme s’il avait consommé tellement de cocaïne que ce geste était devenu un réflexe, comme celui de succion des nouveaux nés mais les propos qui sortirent de la bouche d’Owen la surprirent et alors que son visage était empreint d’incrédulité, James ne put s’empêcher de secouer la tête de gauche à droite. James n’allait pas mourir de sa consommation de cocaïne ; elle n’en prenait pas assez pour ça et… elle n’avait jamais risqué l’overdose, quand bien même l’envie ne lui avait pas manqué à une certaine époque. Elle ferma les yeux une seconde et réalisa - alors qu’elle cherchait comment le convaincre de ne pas s’inquiéter pour elle - que cette envie de mourir, qui était devenue si familière à une époque qu’elle aurait pu la considérer comme un membre de sa famille, ne l’avait pas habité depuis un moment. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors que Owen reprenait la parole, clarifiant ses propos et surtout la demande qu’il avait à lui faire. “Owen, please calm down.” souffla-t-elle en se redressant, se plaçant devant lui. Une fois qu’elle eut accroché son regard, elle prit une grande inspiration : “First, I’m not Jimmy. I’m ok.” James soupira. Elle détestait être une telle source d’inquiétude pour lui. “But I need to know if you are. Are you ok ?” Passant une main dans sa nuque pour s’assurer qu’il ne se défilerait pas, elle attendit qu’il lui réponde avant d’accéder à sa demande : “If you need me to stop… I will. I’ll finish whatever I have left and I’ll stop. I love you more than I enjoy cocaine.” Elle lui fit un petit clin d’oeil, cherchant à le détendre. L’idée d’arrêter la seule substance qu’elle s’autorisait lors des soirées ne l’enchantait pas particulièrement. Lui aurait-il demandé d’arrêter de boire de l’alcool si un alcoolique de son entourage était mort d’une cirrhose ? James trouvait la demande particulièrement injuste, convaincue qu’il ne l’aurait pas fait. Mais elle connaissait assez Owen pour savoir qu’il était inutile de protester. “We’ll stop together.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Jeu 28 Mai - 12:06
Il y avait un sentiment d’urgence dans la demande de l’acteur et les explications qu’il tenait, tout de même, à fournir à sa colocataire. Owen ne voulait pas repousser à demain une conversation qu’ils pouvaient avoir aujourd’hui, surtout pas lorsque vingt-quatre heures pouvaient être décisives. Fatales. Et si James consommait à outrance, durant ce laps de temps ? Il avait beau avoir confiance en elle et sa capacité à ne pas franchir les limites, Valentine ne pouvait que envisager la possibilité qu’il parle, à nouveau, trop tard. Il avait laissé Jimmy se foutre en l’air, avait pris les soirées où l’anglais ne tenait plus debout à la légère - pour ne pas dire à la rigolade - et dans quelques jours, c’est six pieds sous terre qu’il reposerait, dans un sommeil éternel.
Ça l’énervait plus qu’autre chose que James réclame des explications, qui allaient forcément arriver. Au compte goute, certes, parce qu’il peinait à mettre de l’ordre dans ses idées, mais Owen finiraient par lui fournir. S’il lui avait demandé plus d’une fois d’arrêter sa consommation de drogue - du moins avant de s’y mettre, lui aussi - Owen était tout de même réaliste sur le fait qu’il ne pouvait lui demander de tout arrêter, out of the blue, sans lui expliquer le comment du pourquoi. Que Carmichael se comprenne dans ce qu’il désirait mettre derrière lui le blessa plus qu’il ne l’aurait voulu. Après tout ce qu’ils avaient vécut cette dernière année, et même avant de s’installer ensemble, l’Irlandais n’appréciait pas qu’elle doute à ce point de lui et qu’elle se fasse une idée si basse de sa personne. A vrai dire, il ne savait même pas lequel des deux elle rabaissait le plus en estimant que l’acteur pouvait juste décidé, du jour au lendemain, qu’il en avait fini avec elle. Il nota dans un coin de sa tête d’en revenir plus tard sur la question, car l’heure n’était pas aux déclarations (ou dispute) en tout genre. Il avait un message à faire passé, une promesse à exiger et rien ne pouvait détourner Owen de son idée, James pouvait toujours essayer.
« Too many times for me to be able to count? » Il n’était pas en mesure de savoir combien de fois il s’était retrouvé le nez dans la poudreuse depuis qu’il bossait au Dusk till Dawn, ce qui démontrait surement la gravité du problème. Non, il n’était pas accro. Owen se refusait d’y croire et allait le prouver, plus à lui-même qu’aux autres (si tant est que quelqu’un s’en inquiète), qu’il pouvait simplement décidé de ne plus jamais y toucher et s’y tenir. Il avait laissé la drogue s’immiscer dans son quotidien, avait céder à ses bien faits à raison de deux trois par semaine, ne réalisant que maintenant à quel point il s’était perdu dans l’opération. L’acteur fraîchement débarqué de Londres n’aurait jamais ne fus-ce que penser à tester. Ça avait pourtant circulé trop facilement pour lui, depuis toujours, et jamais Valentine n’avait eut envie de suivre les autres dans leur connerie, jusqu’à l’année dernière.
Il ricana, mauvais, lorsque James affirma bien aller. Quelqu’un qui allait bien n’avait pas besoin de coke pour passer une bonne soirée. Quelqu’un qui allait bien ne passait pas sa vie à courir pour semer ses démons et il était bien placé pour savoir que la jeune femme en avait plus d’un dans son placard. « You’re ok? » Un nouveau rire nerveux remonta le long de sa gorge alors qu’il secouait la tête. Elle ne pouvait pas lui la faire, pas à lui. « Since when James? » Demanda-t-il avec ironie. Sa colère n’était pas dirigée contre elle, c’était même l’inverse. Owen ne voulait pas l’enfoncer mais bien l’aider et retrouver le droit chemin avec elle. Retrouver une vie saine et plus ou moins équilibrée, dans laquelle ils ne craignaient pas d’être rattrapé par leur passé, dans laquelle ils ne se foutaient pas en l’air deux fois par semaine pour avoir l’impression d’être heureux. « I’m fine. At least I will be, so will you. »  Il affirma, espérant ne pas se tromper. Owen espérait du plus profond de son être que l’addiction de Carmichael ne serait pas plus forte que la promesse qu’il lui demandait de faire aujourd’hui. « Throw everything you have left… You don’t need this. » Pour quelle raison ne souhaitait-elle pas s’en débarrasser ? Pour les quelques dollars perdus ? Owen était ravi de le lui rembourser si ça voulait dire que la poudre blanche finissait dans les canalisations de Windmont Bay. Peut-être parce que, comme lui, James regrettait de ne pas avoir su la dernière fois que ça l’était… Mais l’excuse ne valait pas de s’enfiler les derniers grammes.« I know you think you’re in control… If I’m honest, I’m pretty sure I was as well… But it’s still fucked up and risky, James. We shouldn’t put our lives in danger to have a fucking good night. » Il avait tenté, s’en était délecté, il était maintenant temps de grandir et arrêter de se défoncer - avec ou sans raison valable pour le faire. Retrouvant sa place dans le canapé, Owen repris les mains de sa colocataire dans les siens et les serra doucement. « I love you and I don’t ever want to ask myself if you will be alive when I come home. » Il avait vécut avec cette peur pendant plusieurs semaines, plusieurs mois même, avant d’emménager avec James, avant d’être en mesure de constater au quotidien qu’elle allait bien, et son dernier souhait était de repasser par là.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Mar 2 Juin - 21:57
James soupira en entendant la réponse donnée par Owen concernant le nombre de fois où il avait consommé de la drogue avec Jimmy. Elle ne comprenait pas comment il avait pu se mettre à consommer autant mais son soupir n’était pas un reproche; ce que James comprenait encore moins, c’était comment elle avait pu le laisser prendre de la cocaïne aussi régulièrement alors qu'elle savait combien il avait pu y être opposé, ni même comment elle avait pu être aveugle à ce point. Pourtant, si elle était tout à fait honnête, James savait aussi qu'elle ne se serait pas inquiétée de cette situation, même en ayant conscience si Owen ne lui avait pas appris le décès de Jimmy par overdose. Après tout, sa consommation était probablement aussi régulière que celle de l’irlandais. Elle ne savait si c’était le décès de Jimmy qui avait l’effet d’un électrochoc sur elle ou si c’était le désarroi qu’elle pouvait lire sur le visage d’Owen. Car elle devait bien l’admettre : cela l’avait, au fond, bien arrangé qu'il se mette lui aussi à consommer cette substance illicite après la leçon de morale qu'il lui avait faite. Plutôt que de se comporter comme une amie digne de ce nom, James y avait vu sa revanche, un sourire malin illuminant son visage quand elle lui avait fait remarqué l'hypocrisie de sa remarque, et qu'elle, elle avait au moins le mérite d'assumer ses actions. James aurait voulu pouvoir se trouver des excuses, se dire qu'elle n'avait pas vraiment vu ce qu'il se tramait dans la vie d'Owen et que ses consommations augmentaient au fur et à mesure des mois qui s'écoulaient, mais même en y mettant du sien et toute la mauvaise foi du monde, elle n'y parvenait pas. Parce qu'il y avait toutes les soirées qu'ils passaient ensemble et toutes celles qu'ils passaient séparés, où elle l'entendait rentrer parfois encore plus tard qu'elle – ce qui n'était pas peu dire - et pas une seule fois, elle n’avait douté de ce qui avait permis à son confident de tenir toute la nuit. Pas une seule fois et pourtant, elle s’était tue. James s’était montrée égocentrique, ne voyant que son propre intérêt sans se dire une seule seconde qu’Owen avait peut-être besoin que quelqu’un lui remette les pilules à l’heure. Tout ça parce que cela l'arrangeait bien : tant qu'il consommait, il ne pouvait plus lui reprocher d'en faire autant et elle était libre de laisser cette petite poudre immaculée pénétrer dans son organisme jusqu'à lui faire oublier ses problèmes et ce sentiment de mélancolie/tristesse dont elle ne parvenait jamais vraiment à se débarrasser. Alors, oui, quand il avoua avec une franchise déconcertante qu'il était tout simplement incapable de compter le nombre de fois où il avait trahi ses propres principes, James ferma les yeux quelques secondes, déçue d’elle-même. Oui, Owen était un adulte responsable, capable de faire ses propres choix mais elle était restée là silencieuse quand le rôle d’une bonne amie aurait été de voir plus loin que ses propres intérêts. Rouvrant les yeux, elle acquiesça doucement sans détacher son regard de sa personne préférée de Windmont Bay et le laissa continuer, se promettant d’être une meilleure à l’avenir puisque le passé, lui, était figé.
L'air serein qu'elle s'efforçait d'arborer pour essayer de calmer son colocataire disparut complètement de son visage quand elle entendit son ricanement. Blessée, elle eut un mouvement de recul alors qu’elle sentait sa cage thoracique se refermer sur son organe vital. Vraiment ? C'était ça la réaction qu'il décidait d'avoir quand elle essayait simplement d'être là pour lui, de le soutenir, de le rassurer ? Soutenant son regard, presque avec un air de défi, James attendit qu’il continue, n’en croyant pas ses propres oreilles.  Elle secoua la tête en l'entendant rire une nouvelle foi, presque mauvais. "Really, Valentine?" répondit-elle, ne cherchant pas à cacher combien sa réaction la peinait. "I'm very aware of how fucked up I am, thank you very much. I said I’m ok, not fine." A dire vrai, James ne lui en voulait pas tant de pointer du doigt l’évidence, lui qui la connaissait mieux que personne. Non, ce qui la blessait le plus était que c’était comme s’il n’avait rien vu des progrès qu’elle avait fait, comme si cette dernière année n'avait compté. Cela la mettait d'autant plus hors d'elle que c'était grâce à lui, à sa présence à ses côtés et à cette affection qu’il lui portait que James avait l'impression d'avoir remis un pied à l'étrier. Elle ne serait probablement jamais une jeune femme pétillante et pleine de vie mais depuis que Valentine était dans sa vie, et plus encore depuis qu’ils partageaient un appartement, les éclats de rire de Carmichael n'étaient plus là uniquement pour donner le change; ils n’avaient jamais été aussi sincères. Et lorsqu’ils se chamaillaient pour avoir la télécommande, il arrivait même à James d’oublier d’être triste, ce qui n’était pas peu dire. Elle n'insista pas outre mesure cependant; le sujet n’était pas là et elle avait dit ce qu’elle avait à dire.
Son visage se radoucit légèrement lorsqu'elle l'entendit dire qu'il allait bien - irait bien - mais James se sentait déjà reconstruire des barrières autour d'elle, mettre une distance qui n'existait pourtant plus vraiment avec Owen. Elle avait assez d'affection pour et de confiance en lui pour continuer cette discussion en prenant sur elle mais elle savait pertinemment qu'elle n'oublierait pas sa réaction qui viendrait sans aucun doute se rappeler à elle dans les pires moments.
"I don't need it, indeed but there's nothing wrong with having fun one last time…" précisa-t-elle, tâchant d'avoir l'air convaincue par ses propres propos. La vérité était que même si James jurait mordicus qu'elle n'était pas addict, elle aimait la sensation que la cocaïne lui procurait et n'avait aucune envie d'arrêter du jour au lendemain, encore moins sans avoir savouré une dernière fois les effets que cela pouvait avoir sur elle. Le sentiment de légèreté qui l'accompagnait chaque fois qu'elle était sous l'influence de cette drogue était quelque chose qu'elle ne ressentirait plus jamais. “For old time’s sake.” Elle voulait simplement en profiter quelques minutes/heures encore avant de pouvoir en faire définitivement son deuil. Elle soupira en entendant les arguments de Valentine, se laissant retomber dans le canapé, sa tête s'échouant sur le dossier. Elle avait beau cherché des contre-arguments à lui donner, elle savait pertinemment que le décès de Jimmy venait annihiler ces derniers et qu’elle aurait pas cherché, aucun n’aurait vraiment grâce aux yeux de l’ex-DJ. Ainsi capitulant, elle acquiesça doucement, presque malgré elle. "You're right, yeah." A son ton, on pouvait presque entendre le "mais" qui suivait. Mais qu'est-ce que cela changeait vraiment une fois de plus ? Etait-ce si grave ? James soupira une nouvelle fois, redressant doucement la tête alors qu’elle exprimait sa frustration : "It's still fucking good though." Elle avait presque l'impression de redécouvrir la cocaïne maintenant qu'elle venait de faire la promesse de l'arrêter. James ne s'était jamais vraiment rendu compte de combien elle aimait ça jusqu’à ce soir (à part peut-être la première fois) car la cocaïne était devenue une partie d'elle-même. Et si elle s'efforçait de faire bonne figure devant Valentine, elle savait pertinemment que cela allait lui manquer, plus qu'elle ne souhaitait l'admettre.
Entremêlant ses doigts à ceux d'Owen alors qu’il venait de se rassoir sur le canapé, elle lui sourit doucement, affirmant qu'elle était prête à arrêter avec lui. Les mots qui sortirent de la bouche de Valentine ensuite l’étonnèrent, provoquant en elle une réaction à laquelle elle ne s’étonnait pas. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il lui disait qu’elle l’aimait mais ce  "je t'aime" lui retourna le cœur plus que de raison. Plus que ses mots, c’était l’urgence que ressentait James à y répondre, elle qui s’était pourtant toujours contentée de pirouette, émojis ou autres stratagèmes du genre. “I love you too.” souffla-t-elle plus naturellement qu’elle ne l’eut jamais pensé possible. Ces mots avaient auparavant été réservés à Theo, la seule personne - pas uniquement le seul homme, la seule personne – à les avoir jamais entendu sans qu'ils ne soient entourés d'artifice, de comparaison, dit en rigolant ou avec une pointe d'ironie. Pas de “je t’aime mais” ou “je t’aime plus que”, je t’aime tout simplement. Un peu décontenancée, James se perdit quelques secondes dans le regard bleu perçant de son colocataire avant de lui faire une nouvelle promesse, sans jamais détourner son regard du sien. “You’ll never have to ask yourself that because I’m alive and I very much intend to stay that way. I promise you, I won’t put myself in any danger, whatsoever - well, not willingly at least.”  Car si James était la première à parler de mourir comme si c'était quelque chose qu'elle attendait avec impatience (jamais avec Owen, cependant, elle savait choisir son public), elle n'en pensait pas le moindre mot. Le temps où elle survivait uniquement pour que ses parents ne perdent pas un autre enfant était désormais résolu; James apprenait, à son rythme, à vivre plutôt qu’à survivre. Même si cela voulait dire être incapable certains jours de sortir de sa couette et d'autres, fuir son quotidien pour aller dans la ville de Vancouver, sa seconde maison sans en souffler mot à personne.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Mer 17 Juin - 15:22
Owen pouvait voir que James ne s’était pas attendu à cette réponse mais il ne parvenait à savoir son ressenti par rapport à tout ça. Est-ce qu’elle lui en voulait? Certainement pas. Elle n’était pas en droit de le faire, alors qu’elle agissait de la même façon. Peut-être avait-elle pensé que son colocataire n’y avait touché qu’en de rares occasions, ce qui avait été le cas au début, avant que ça ne devienne une habitude. L’acteur se faisait une ligne comme on se faisait un shot, oubliant totalement que l’effet d’un n’était pas aussi dévastateur que l’autre sur son organisme. Ce n’était pas l’exemple qu’il voulait donner à sa fille, ni l’homme qu’il souhaitait être dans la vie de tous les jours, de manière plus générale. Si Valentine ne porterait sans doute plus jamais le même jugement qu’à l’époque sur les consommateurs, il tenait à redevenir celui qui n’envisageait pas une seule seconde d’y toucher. Pas même pour ‘une soirée’ car c’était ce qui avait fini par le noyer.
Au regard que James lui adressa, Owen compris immédiatement qu’il avait merdé dans le choix de ses mots, plus encore dans son attitude. Il avait laissé sa colère prendre le dessus et même s’il savait ne pas avoir tout-à-fait tord dans ses propos, James ne méritait pas qu’il lui balance de cette façon. Toujours est-il qu’elle minimalisait sa consommation et son bien-être, et ça, il n'en démordait pas. « Sorry. » De la façon dont c’était sorti et son attitude, du moins, car il n’en pensait pas moins. Même s’il était évident que James allait mieux qu’une année plus tôt, Owen n’était pas certain que sa colocataire pouvait lui assurer aller bien. « All I’m saying is that if you were ok, you wouldn’t need any of this. » Il se contre-disait un peu, puisque la cocaïne avait surtout eut un bien-fait récréatif dans son cas. Owen avait eut du mal à accepter sa rupture avec Romy - peut-être n’en était-il toujours pas entièrement remis, s’il était honnête - mais il n’était pas tombé le nez dans la poudreuse pour cette raison. C’était avant tout la panique de se retrouver sur scène, sans certitude que son set serait apprécié, qui l’avait amené à essayer et il avait compris, un peu trop vite, que la cocaïne lui donnait le petit coup de pouce dont il avait besoin pour se retrouver derrière les platines. Si sa confidence avait grimpé avec le temps, sa consommation n’avait pas diminué pour autant. « I’m sorry. » Il répéta dans un souffle, essayant d’accrocher son regard à celui de sa colocataire. Owen n’était pas aveugle et savait que Carmichael avait fait énormément d’effort depuis l’année dernière, même s’il avait cessé de la surveiller lorsqu’il s’était lui-même laissé prendre au jeu. James avait eut vite fait de lui faire comprendre qu’il n’était plus en droit de la sermonner, lorsqu’elle l’avait pris sur le fait accompli, et Owen avait bêtement accepté ce sort. Le fait qu’il y touche n’aurait jamais dû supprimer l’inquiétude qu’il pouvait se faire pour son amie mais il s’était retrouvé en très mauvaise position pour dire quoi que ce soit.
Ses pupilles roulèrent alors qu’il laissait un long soupire s’échapper de ses lèvres, ne cherchant pas une seule seconde à masquer son agacement. Il venait de lui annoncer le décès de Jimmy, qu’elle connaissait vaguement aussi - de mémoire - et tout ce qui l’intéressait était de ne pas gaspiller ses réserves ? De profiter une dernière fois ? Le pire était qu’une grande partie de lui était d’accord avec James et ne demandait qu’à partager, afin de faire des adieux en bonne et due forme à la poudreuse. L’autre, plus raisonnable, avait envie de hurler à l’idée qu’elle puisse s’enfiler quelques lignes de plus, comme si l’acte n’avait pas la moindre importance. Ignorant pour l’instant la bataille qui se livrait dans sa tête, Valentine laissa ça de côté, principalement parce qu’il n’était rien ni personne pour lui interdire quoi que ce soit. Si James lui promettait de ne plus jamais y toucher, après ça, c’était déjà une grande victoire pour l’acteur, qui avait cherché à lui arracher cette promesse il y a plus d'un an. A l’époque, James l’avait envoyer balader, on ne pouvait que notifier le progrès. Est-ce qu’elle était prête à y renoncer à présent pour lui, parce que leur amitié avait grandi, ou pour elle, parce qu’elle n’en ressentait plus le besoin, était une autre question à laquelle il n’obtiendrait pas de réponse. La chute était la même et si Owen aurait aimé savoir, avec certitude, que James l’écoutait pour son propre bien, il allait se contenter de cette promesse pour l’instant.
Il pinça les lèvres, ignorant ses muscles qui se tendaient à l’idée d’obtenir une nouvelle dose. Owen ne pouvait ignorer les effets qu’avait la cocaïne sur lui - ses neurones qui fonctionnaient soudainement à plein régime, ses sens éveillés, et le sentiment d’être invincible une fois que la poudre voyageait dans ses veines. Cela ne voulait pour autant pas dire qu’il en avait besoin pour passer une bonne soirée, ce qu’il espérait pouvoir prouver à James. Sa colocataire ne buvait pas et Owen était prêt à se mettre au même niveau qu’elle lors des soirées qu’ils partageaient afin d’être juste. Remplacer une addiction par une autre n’était de toute façon pas le but de l’intervention. « Is it really, or did we just convince ourself that it is? » Il questionna, plus pour lui-même que pour elle, avant de se laisser tomber à nouveau à ses côtés dans le canapé.
Ses doigts se mêlèrent à ceux de la blonde, déglutissant en l’entendant lui retourner son ‘je t’aime’. Sans jamais avoir douté de la sincérité de leur amitié (ou peu importe le lien qui les unissait), Owen ignorait, jusqu’à ce qu’elle prononce ces mots, à quel point il avait eut besoin de les entendre. Ce n’était pas la première fois qu’il les prononçait, pour sa part, et chaque fois qu’il l’avait fait, l’acteur avait été sincère mais Owen savait aussi que ces 3 mots n’avaient pas la même valeur aujourd’hui. Libérant une de ses mains pour la poser sur la joue de James, il caressa celle-ci de son pouce et étouffa l’envie, le besoin, de trouver ses lèvres, sachant parfaitement que le moment ne s’y prêtait pas. La conversation était suffisamment difficile à avoir sans qu’il ne vienne compliquer les choses et leur imposer une autre conversation. Une que Owen n’était même pas certain de vouloir avoir un jour, d’ailleurs, satisfait de l’équilibre qu’ils avaient trouvé. « Does it mean you also promise me not to use coke anymore? » Il voulait s’assurer d’obtenir mot pour mot cette promesse afin que James ne puisse pas retourner les choses à l’avenir et estimer qu’une ligne ou deux ne mettait pas sa vie en danger et que, de ce fait, elle ne faillait pas à cette promesse. « I’m glad to know you intend on staying alive ‘cause I don’t have a job anymore, I need someone to keep paying half of the rent. » Un maigre sourire pris place sur le coin de ses lèvres avant de tirer sur les mains de James pour l’attirer à lui, passant ses bras autour de ses épaules en écrasant un baiser sur sa tempe. « You’re a bit fucked up, but you’re alright. I really am sorry. » Il répéta au creux de son oreille tout en la gardant dans ses bras, sincèrement désolé du coup qu'il lui avait assené quelques minutes plus tôt.

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Mer 24 Juin - 22:53
Passant ses mains sur son visage en entendant le premier “sorry” de Owen, James soupira doucement. Cette conversation allait beaucoup trop vite pour elle, comme si elle avait à peine le temps d’encaisser un coup qu’un autre lui était déjà asséné. Si elle connaissait assez Owen pour savoir qu’il ne pensait pas à mal, il restait qu’une quantité beaucoup trop importante d’informations importantes était balancée une seconde après l’autre. Le décès de Jimmy, la consommation (trop) importante de drogue par Owen, sa démission, … James tentait de garder la tête haute, de garder le fil de la conversation parce qu’elle sentait bien que Owen avait besoin de toute son attention, qu’elle l’écoute et réponde à ses attentes mais elle ne s’était pas attendue à ce que cette conversation se retourne contre elle. Au regard désolé qu’il lui lança, James comprit que lui non plus mais trop habituée à baisser la garde en sa compagnie, les mots avaient été plus douloureux que s’ils avaient été prononcés par n’importe qui d’autre. Instantanément, James s’était redressée, avait reculé d’un pas comme pour se protéger d’une autre attaque qui avait pourtant peu de chances de venir. Levant les yeux au ciel en entendant sa justification, James secoua la tête refusant de retrouver le regard d’Owen. Parce qu’il la connaissait assez pour déjà savoir qu’elle était blessée, à quel point elle était et qu’elle détestait cette idée. Ce n’était un secret pour personne que James était beaucoup plus sensible qu’elle ne le laissait paraître mais c’était particulièrement pour Owen avec qui elle était plus elle-même qu’avec quiconque d’autre. Au fur et à mesure de l’évolution de leur… amitié ? relation ?, James avait appris à baisser la garde avec ce dernier jusqu’à considérer que la seule présence de l’anglais était une protection suffisante, qu’elle n’avait pas besoin de venir armée et protégée de boucliers à chacune de leur conversation. Cela avait commencé de la plus importante des manières sans qu’elle ne sache réellement s’expliquer pourquoi elle l’avait appelé lui et pas quelqu’un d’autre mais ce lien qui s’était créé entre eux n’avait fait que se renforcer, entraînant une relation aussi inattendue qu’unique entre deux jeunes gens que seul un certain Kelley Larkin réunissait pourtant. “You didn’t have to be smug about it, though.” répondit-elle du tac au tac acceptant enfin de relever le regard vers lui. Owen était son refuge, celui qui avait probablement le droit à la version la plus honnête de James et si en temps normal, pour n’importe qui d’autre, cet affront aurait valu que James quitte la pièce, abandonne la conversation, elle se contenta de se mordre la lèvre et d’acquiescer quand il s’excusa une nouvelle fois. “I was just saying that... “ James soupira, secoua la tête avant de lui faire signe de laisser tomber. “Jimmy’s dead, I’m alive. That’s all I was saying.
Si James avait été jusque là convaincue que la cocaïne n’était que récréative pour elle et qu’elle n’en avait pas besoin, elle fut surprise de cette drôle de sensation qui la prit au ventre à l’idée de ne plus jamais y toucher. Si elle n’était certainement pas prête à l’avouer, pas même à Owen, elle avait encore plus envie de consommer les quelques milligrammes de C qui lui restaient maintenant qu’elle savait que c’était probablement les derniers. Si elle était tout à fait honnête, James savait qu’elle était incapable d’assumer seule le loyer de cet appartement (dans lequel elle avait proposé à Owen de la rejoindre après s’être promis de ne plus jamais vivre en colocation) parce que la plupart de l’argent qu’elle se faisait passer dans des loisirs aussi coûteux que mauvais pour la santé. Elle savait aussi que c’était hypocrite de sa part de considérer que l’alcool était moins bon pour la santé mais c’était un choix qu’elle avait tellement intégré que l’idée même de le remettre en question ne lui était jamais vraiment venu à l’esprit. Même quand Owen lui avait reproché sa consommation, elle s’était contentée de lui déverser un discours qui puait le réchauffé - et faux - sur le sujet. Elle avait été ensuite bien trop heureuse de trouver une occasion de lui dire qu’il n’avait plus à faire la moindre remarque sur le sujet mais la vérité était aussi que si elle accédait aussi facilement à cette demande aujourd’hui, c’était parce qu’elle n’avait jamais compris que cette drogue puisse réellement être dangereuse avant qu’Owen ne lui annonce le décès du bouncer du Dusk Till Dawn. Elle le savait, bien entendu mais n’en avait jamais eu conscience. Et si elle ne voulait pas mourir, James réalisait surtout qu’elle tenait à ce que l’homme qui se trouvait devant elle reste envie à tout prix. Même si cela n’avait aucun rapport avec sa propre consommation, d’ailleurs (ou son sevrage, en l'occurrence). Faisant rouler sa tête sur le canapé de sorte à se tourner vers lui, James haussa doucement les épaules avant de souffler : “Potato, potato.” prononçant le “a” différemment sur chaque mot. “It’s still how it feels.
Si les mains de James resserrent leur étreinte autour des doigts d’Owen, c’était avant tout pour l’empêcher de trouver un prétexte pour partir, fuir, alors qu’elle se retrouvait complètement à nue devant cet ami, amant, confident - devant cet homme qu’elle aimait sincèrement mais sans réellement savoir comment. Elle l’aimait, que ce soit d’amour ou d’amitié, elle l’aimait, et le savoir était déjà beaucoup. Il avait été beaucoup plus facile de se retrouver littéralement dénudée sur ce même canapé, un certain quatorze février deux mil dix neuf, Owen en elle qu’il ne l’était pour elle de rester là, à lui promettre des choses dont elle ne s’était jamais crue capable, quand bien même elle était parfaitement vêtue. Elle déglutit, sourit presque timidement en sentant sa main contre sa joue, venant y lover sa tête. Elle vit son regard se perdre une demi-seconde sur ses lèvres et si tout son corps sembla appeler Owen, elle fut soulagée - autant que frustrée - de l’entendre prendre la parole plutôt que de la prendre elle, contre ses lèvres. Il y avait des choses entre eux qui étaient réservés à des parenthèses et d’autres qui ne devaient être gâchées sous aucun prétexte. Elle acquiesça doucement en entendant sa question : “I promise you : if you never use coke again, I won’t. But we have to be honest with each other about it.” Car James se connaissait par coeur, si elle trouvait la moindre faille dans sa propre promesse, elle était capable de s’en emparer et de succomber. Surtout quand il lui restait un petit sachet magique dans sa chambre. Elle secoua doucement la tête en l’entendant parler du fait qu’il n’avait plus de travail, rendant la conversation un chouilla plus légère. “Don’t worry, I’ll find you another roomie before I die.” Elle lui donna un petit coup de coude, venant sans se faire prier se blottir contre lui, gardant l’une de ses mains dans la sienne tandis que l’autre venait trouver refuge sur sa cuisse. James haussa un peu les épaules en l’entendant s’excuser à nouveau, un semblant de sourire venant se dessiner sur ses lèvres. Elle se perdit ensuite rapidement dans ses pensées et finit par, au bout de quelques minutes, se retourner complètement vers Owen : “Don’t die, ok?” Question rhétorique puisqu’elle n’avait pas vraiment envie de lui laisser le choix. Le regard brillant, elle approcha son visage du sien pour déposer un baiser sur sa mâchoire pendant plusieurs secondes avant de se lever, l’attirant doucement avec elle : “Let’s go throw that away before it gets too tempting.” Car quelque part, là, maintenant, une bonne dose de C leur aurait fait du bien : juste comme ça,  pour détendre un peu l’atmosphère.

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Owen Valentine

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· Re: can i help you not to hurt anymore? (james) · Dim 5 Juil - 12:23
« I know, I said I was sorry. » Dit-il avec agacement. Ses excuses n’effaçaient en rien les mots prononcés plus tôt, moins encore le ton sur lequel Owen les avait balancés, mais l’acteur n’allait pas se plier en quatre pour se faire pardonner. Il était à ses côtés depuis plus d’un an, vivait avec James depuis presque autant de temps - à quelques mois près - et lui avait assez prouvé qu’il la soutenait, dans les bons comme les mauvais moments. Owen lui avait demandé, à plusieurs reprises, de laisser tomber la coke mais jamais il n’avait porté un jugement sur son comportement, moins encore sur son mal-être. Son sang n’avait fait qu’un tour lorsque sa colocataire avait prétendu aller bien, comme prétexte pour continuer à consommer, alors qu’ils savaient tous les deux que ce n’était pas entièrement vrai. « For now. » Conclut-il, pour lui faire comprendre que s’il était dans cet état là, c’est parce qu’il ne souhaitait pas prendre le risque de l’enterrer un jour pour les mêmes raisons. Ce n’était sans doute pas juste de comparer la situation de Jimmy à la sienne, le DJ ayant été au premier rang pour voir les quantités que le bouncer pouvait s’enfiler sur une soirée, mais il suffisait d’une fois de trop. Une seule soirée où elle perdait le contrôle, et il ne le permettrait pas.
Épuisé, Owen n’avait pas la force de pousser le débat beaucoup plus loin. Jamais ô grand jamais il n’avait imaginé avoir un jour ce genre de conversation, où il lui était demandé de prouver par A+B que consommer une drogue, quelle qu’elle soit, était néfaste. Jamais, non plus, n’avait-il pensé en connaître les effets et faire partie du lot qui devait mettre un stop. S’il gardait de bons souvenirs de ses mois au Dusk Till Dawn, l’irlandais ne pouvait que regretter son choix de s’y être engagé. Owen ignorait où il en serait aujourd’hui, s’il ne s’était pas offert cette pause en tant qu’acteur, mais tout valait sans doute mieux que se retrouver en sevrage. Au moins pouvait-il considérer que la mort de Jimmy était l’événement de trop, l’argument qu’il lui avait jusqu’ici manqué pour arracher la promesse de tout arrêter à James. Il adressa une moue à la jeune femme lorsqu’elle tourna la tête vers lui, se contentant de caresser le dos de sa main du pouce. Tout irait bien. Valentine n’était ni fou ni crédule, la route serait semée d’embûches et certains jours seraient plus difficiles que d’autres, mais il restait convaincu qu’arrêter du jour au lendemain était dans leur capacité. Dans les siennes, c’était même certain. S’il souhaitait être un rock pour James, il n’avait d’autre choix que de tenir, même si Owen n’hésiterait pas à proposer des aides alternatives (des groupes de soutien, peut-être) si le manque devenait insoutenable pour elle.
L’envie de l’embrasser ne passa pas inaperçu. Si cela ne dura qu’un quart de seconde, Owen savait que James l’avait compris. Il refoula une nouvelle fois ses pulsions et ce besoin de lui faire savoir à quel point elle comptait pour lui, si son amie en doutait encore, car il y avait d’autres moyens que celui de la faire sienne. Ils s’étaient accordé il y a plusieurs mois sur les barrières à ne pas franchir et pour rien au monde Owen n’aurait sacrifié ce qu’ils partageaient aujourd’hui. Certainement pas pour le plaisir charnel. Ses deux mains prirent en coupe le visage de James pour l’attirer à lui et déposer un baiser sur son front, puis un autre sur sa tempe. « I promise. » Il souffla en se reculant, observant ses traits pour tenter de déchiffrer ses pensées, celles qu’elle se refusait de partager avec lui. James le trouvait-elle toujours aussi injuste de lui arracher cette promesse, ou avait elle compris au travers de la conversation qu’il ne voulait que son bien ? « And I really want you to be honest with me, I know it won’t be easy. » Owen pouvait parfois porter un jugement trop rapide, voir les choses en blanc ou en noir, mais il souhaitait qu’elle lui accorde toute sa confiance sur le sujet, lui faisant la promesse silencieuse de ne pas la blâmer si elle avouait en avoir envie. Pire, y avoir céder. Ce n’était pas le deal, mais Carmichael avait des failles comme tout le monde, et la cocaïne en était une. Ses lèvres s’étirèrent dans un mince sourire lorsque la conversation retrouva une certaine légèreté bienvenue, avant qu’il ne la sert dans ses bras plusieurs minutes.
Sourcil arqué, Owen retint un sourire et haussa les épaules. « I’ll try but it’s not really up to me. » Tout le monde devait mourir un jour, mais il pouvait au moins lui jurer de ne pas mettre intentionnellement ses jours en danger. Il ferma les yeux lorsque ses lippes s’aventurèrent sur sa mâchoire, où James s’attarda, poussant un grognement de frustration lorsque James lui échappa complètement. La mâchoire était une zone sensible chez l’acteur, qui était (presque) prêt à faire voler en éclat ses résolutions, et elle le savait parfaitement. « Before it gets too tempting. » Répéta-t-il dans un soupire. Owen claqua ses paumes sur ses propres cuisses et se redressa, emboitant les pas de sa colocataire jusqu’à sa chambre. Il ne pipa mot pendant qu’elle dégottait les derniers grammes cachés, se mordillant nerveusement l’intérieur de la joue - James avait raison, s’y abandonner une dernière fois, en guise d’adieu, était tentant. Le DJ déchu la suivi ensuite à la salle de bain, s’arrêta contre le chambranle pour observer à distance la blonde se débarrasser de la poudre dans les toilettes avant de la rejoindre. Collé contre son dos, il enroula ses bras autour de sa taille, accueillant son amie qui se laissait aller contre lui. « We’re gonna be fine. » Il promit, avant d’écraser un baiser sur son épaule et tendre le bras droit pour tirer la chasse d’eau.
topic terminé.

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--- w a l l s.
the day you walked away and took the higher ground was the day that I became the man that i am now. but these high walls, they came up short now i stand taller than them all.
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