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 I have a cold, I’m dying.


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Leni O'Hara

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· I have a cold, I’m dying. · Jeu 14 Mai - 22:52

I have a cold, I’m dying.
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may 12th, 2:46pm
@Harlan Guerrera

Bordélique, bruyante et passablement insupportable, Leni n’avait rien de la colocataire exemplaire. À ceci près qu’elle payait toujours son loyer à l’heure et mettait un point d’honneur à remplir le réfrigérateur. Lorsqu’il s’agissait de bouffe, la blonde était intransigeante. Ce qui n’était pas franchement le cas pour la vaisselle qui s’entassait, dans l’évier, pour le panier a linges qui débordait. Ou encore, l’entretien habituel de sa chambre. C’était un véritable capharnaüm. Entre vêtements, matériel photos, ses affaires de sport éparpillées partout dans la pièce et divers papiers qui s’entassaient un peu partout, c’était une véritable zone de guerre. Consciente de la catastrophe, et parce que son colocataire le lui avait répété à plusieurs reprises, Leni avait décidé de prendre le problème à bras le corps. Il était temps de se bouger. Et puis si son crush de jeudi dernier, passait effectivement la rejoindre ce soir, il était évident qu’elle ne pouvait le recevoir comme ça. Encore que, son environnement l’indifférait, la suite des événements resteraient la même et ses vêtements joncheraient le sol, à l’instar des siens. D’ailleurs, elle n’était pas tout à fait certaine que tout lui appartenait. Et plus elle prenait plaisir à redécouvrir son parquet, plus elle collectionnait de nombreux vêtements abandonnés par ses partenaires. Ceci dit, il y avait bien quelques trucs qu’elle garderait bien pour elle. Comme ce soutien-gorge rouge qui lui irait si bien, si seulement elle avait de quoi remplir un bonnet c. Dépitée, le regard boudeur rivé sur son reflet, qui lui aussi se découvrait à mesure que son miroir de pied émergeait du chaos. La vie amoureuse de Leni était possiblement aussi chaotique que l’était sa chambre. La blondinette n’aimait pas s’enfermer dans des cases. La seule routine qu’elle supportait, restait sans doute son entraînement sportif auquel elle ne dérogeait jamais. Mais pour le reste? Même son régime elle le suivait parfois de façon tout à fait aléatoire. À l’image de cet emballage du Mickey’s dinner qui traînait sous son lit. Autant dire que son choix ne se portait jamais sur la salade. Sauf si son coach l’accompagnait. Alors pour ses conquêtes? La belle ne se mettait aucune barrière. Ayant bien du mal à s’enfermer dans l’enfer du couple banale, la jolie blonde papillonnait. Changeant au gré de ses envies et de ses humeurs, ne s’enfermant pas plus dans un genre que dans une sexualité, elle se définissait seulement comme polyamoureuse. Véritable petit cœur d’artichaut, elle s’entichait très vite, pas toujours des bonnes personnes. Raison pour laquelle elle se retrouvait en conversation avec une bonne dizaine de personnes différentes sur une application de rencontre. Bien sûr, cela la ralentissait d’autant plus dans son activité. Plongée dans ses messages, absorbée par cette activité dévorante avec une idée en tête, inviter la sublime Dani à passer, d’autant plus si Riley s’évertuait à faire le difficile. C’était un tintamarre tonitruant qui la sortie de ses pensées un peu trop brusquement à son goût. Elle faillit en tomber de son lit en sursautant, avant de réaliser qu’un bougre s’acharnait sur la sonnette. Après avoir hurler une bonne demi douzaine de fois le prénom de son colocataire, elle en vint à la triste conclusion qu’elle allait devoir abandonner Dani pour s’occuper de cet individu. « Je vous préviens, j’ai pas de tune, si vous vendez des conneries, allez voir en face! » gueula-t-elle comme une poissonnière tout en traversant le salon. Sans même regarder, elle ouvrit la porte brutalement, agrémenté d’un « Quoi » des plus grossier avant de percuter qu’il s’agissait d’un visage familier. « Mais t’as une mine affreuse, qu’est-ce que t’as fichu? T’as fais une allergie à ta crème de nuit? » fit-elle moqueuse à l’égard d’Harlan qui entrait déjà sans demander son reste. « Bah je t’en prie mon rayon de soleil, fais comme chez toi! » elle referma la porte derrière lui et se fendit d’un petit rire amusé en l’entendant renifler. « Oh non, ne me dit pas que c’est un chagrin d’amour. »

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Harlan Guerrera

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· Re: I have a cold, I’m dying. · Sam 23 Mai - 18:20

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may 12th, 2:46pm
@Leni O'Hara

Il se mourait et les gens autour de lui s’en fichaient. Il s’était plaint, gémissant dans la nuit, se tordant sur son lit, ses longues jambes s’enroulant et s’enchevêtrant dans ses draps, suffoquant dans son oreiller où un filet de bave venait l’ourler d’un bleu plus sombre que le reste du textile. Il s’était retrouvé la proie de cauchemars, sans queue ni tête, mais qui possédaient tous le fil rouge de la suffocation, du mal être dont il ne parvenait pas à s’échapper en dépit de ses tentatives de fuite en avant. Résultats : au réveil, il était encore plus épuisé que lorsqu’il s’était couché au milieu de la nuit, les yeux brûlant de fatigue et les os tirant de douleur dans chaque parcelle de son cœur. Il s’était traîné sa grande carcasse tout au long de la journée, adressant un regard dépité et clairement de victime à l’égard de sa mère ou de ses frère et sœur pour pouvoir obtenir une quelconque sollicitude de leur part. Si son frère lui avait proposé un câlin et que sa sœur lui avait mis un bandage sur la tête en lui faisant un bisou magique, ils étaient vite repartis vers des jeux de leur âge, disposant alors de la faculté de concentration et d’intérêt d’un chiot qui voit une mouche passer ou qui a soudain l’envie de dormir. Quant à sa mère, si elle avait posé sa main sur son front, légèrement brûlant, et lui avait imposé de prendre des gélules qu’elle avait sorti de l’armoire à pharmacie dont elle seule pensait avoir la clé et savoir ouvrir, sa patience et son empathie avait été limité après 24 heures de sempiternelles complaintes du jeune homme. Non, il n’allait pas mourir dans d’atroces souffrances. Non, ce ne serait pas la dernière fois où il pourrait observer avec attendrissement ses cadets vivre une existence qui lui serait bientôt retirée. Non, il n’avait pas besoin de rédiger son testament, de choisir la musique qu’ils passeraient lors de ses funérailles, celle qui sera parfaite pour tirer un sourire entre deux océans de larmes aux membres de l’assistance. Non, il n’avait pas à chercher la photo parfaite pour le représenter et laisser en leg au monde entier après son décès, pour qu’ils se souviennent tous de cette manière. Non, un rhume n’allait pas tuer Harlan Guerrera, aussi sévère soit-il. Mais elle ne comprenait pas que l’oxygène fuyait ses poumons plutôt que ne les pénétrait, que chaque respiration hardue retirait un peu plus d’énergie vitale hors de lui sans qu’il ne puisse rien faire d’autre que de se voir mourir lentement. Puisque c’était comme ça, il irait trouver refuge auprès de quelqu’un qui l’aimait vraiment et prendrait soin de lui autant que sa mère. Peut être même mieux que sa propre mère.

Je vous préviens, j’ai pas de tune, si vous vendez des conneries, allez voir en face! Ou peut être pas. « Be suis en train de bourir. » gémit-il alors que la porte d’entrée s’ouvrait presque violemment sur la silhouette menue de son hobbit favori, les cheveux blonds de cette dernière auréolant son visage comme si elle était un ange descendu du ciel. Et c’était ce qu’elle représentait en cet instant précis, là où sa mère, sa famille, la propre chair de sa chair avait failli. Avant même qu’elle l’ait invité à pénétrer son logement, il passa la porte et fit comme s’il était chez lui, ce qui était un peu vrai après tout tant il était à l’aise avec sa meilleure amie depuis l’enfance. Leni était l’une des rares à l’aimer, sans chercher à le changer, l’appréciant malgré ses défauts. Elle était également l’une des rares à le supporter, lui et ses prétentions artistiques de poète maudit. Sans un mot, il marcha tel un zombie jusqu’au milieu du salon, se laissant tomber de tout son long sur le canapé, tournant la tête de côté pour tenter de respirer du mieux qu’il pouvait en reniflant, la joue droite appuyant sur le siège et offrant une parfaite incarnation de poisson aux lèvres pleines. Son regard morne se posa sur le bordel de la table basse devant lui et ses doigts frôlaient le tapis de leur pulpe. « Non, j’aurais préféré mourir d’un chagrin d’amour. Comme Keats. Comme Van Gogh. Comme Rimbaud. » Il tenta de prendre une profonde inspiration d’un air tragique. « La nasopharyngite b’assassine lentement. Et bersonne ne s’en ébeut. Sauve boi, bon adorée. »

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· Re: I have a cold, I’m dying. · Dim 19 Juil - 13:10

@Harlan Guerrera

Typiquement, Leni O’hara n’était pas la jeune femme vers qui l’on irait pour prendre soin de qui que ce soit. Personne n’aurait l’idée saugrenue de lui confier son animal de compagnie, ne serait-ce qu’un week-end. À une époque, la blonde s’était essayée au dog-sitting, sans succès. La belle avait perdu un chien, le deuxième avait ingurgité la moitié du gâteau d’anniversaire d’une gamine du voisinage. Tandis que le troisième avait saccagé le canapé en cuir de la famille numéro 4. Un désastre qu’elle n’a jamais souhaité reproduire. Le baby-sitting? À peine le gosse avait-il eu l’audace de régurgiter sur elle, que la blonde l’avait délaissé dans son parc pendant trois bonne heures. Sa musique dans les oreilles pour couvrir les éventuels cris et protestations. Elle s’était contentée de faire l’effort de le changer une fois et ne l’avait plus calculé depuis. Il aurait très bien pu s’étouffer avec un jouer ou se faire attaquer par le chat, qu’elle n’en aurait jamais rien su, bien trop occupée à reproduire le déhanché légendaire de Shakira. Toutefois, lorsqu’il s’agissait de ses proches, la petite blonde pouvait faire une exception. Exception toute relative, puisque Leni n’était pas un garde malade dès plus attentif. Elle était tout à fait capable de préparer un bol de soupe brulante qu’elle laisserait tomber sur son patient au moment de l’aider à en manger quelques cuillères. Ce n’était pas de sa faute, Leni était une jeune femme distraite et maladroite. Les intentions étaient pourtant louables, mais le résultat frisait souvent la catastrophe. Alors lorsqu’elle vit son meilleur ami débarqué avec cette mine affreuse, la belle ne put s’empêcher de pouffer et appréhender la suite. Qu’allait-elle faire de lui? « Ah bah oui je vois ça.. Tu passes le casting de The Walking Dead sans problème là. » le gratifia-t-elle de ce généreux compliment. La jeune femme le suivit des yeux, l’écouta gémir en tentant de décrypter son fourbis de mots un peu trop pointus pour sa culture personnel. On ne pouvait pas qualifier la jeune Leni de personne cultivée et particulièrement intelligente. Elle était pleine de ressources, connaissaient pas mal de choses, mais elle n’était pas dotée de cette intelligence que l’on exige en société. Capable de ne reconnaître une citation que si elle était issue de la pop culture, et imbattable aux blind test musicaux, du moment que cela se portait uniquement sur Britney Spears ou Rihanna. Autant dire que son amitié avec Harlan en avait surprit plus d’un, elle la première. Rare était les personnes un minimum élevé intellectuellement, s’abaissant à lui adresser la parole, ou mieux encore, à tenter de lui entrer du plomb dans la tête. Mais en dépit de leurs différences, les deux jeunes gens s’étaient rapidement rapprochés. Devenu comme cul et chemise en un rien de temps, la jeune catcheuse avait prit l’habitude de le voir parler poésie et se comparer aux plus grands artistes de ce monde. Néanmoins, elle n’en était pas encore à retenir tout les patronymes qu’il pouvait lui balancer.  « Hmm. » gémit-elle les mains de par et d’autre de sa taille. « Van Gogh c’est le rouquin à l’oreille coupée nan? » sans la moindre délicatesse, la blonde poussa la main de son grand malade pour pouvoir s’assoir à côté de lui. « C’est vrai que ça pourrait totalement ajouter quelque chose à ton style. Un petit côté torturé et légèrement fêlé. » se moqua-t-elle, en posant une main sur son front. « Ceci dit, il parait que les nanas adorent ça. Elles essaieront de recoller les morceaux, de t’aider à voir la lumière au bout du tunnel, se plieront en quatre pour que tu retrouves ce sourire si longtemps perdu. Elles t’aideront à te reconstruire quoiqu’il en coute et l’on écrira des poèmes et des chansons de ces amours si passionnés et maudits. À la fin toujours tragique, parce qu’il ne peut en être autrement avec le tristement célèbre, Harlan Guerrera. » elle déblatéra ces quelques mots, comme on déclamait un monologue de l’antiquité. Mettant à l’oeuvre ses talents de tragédienne, appuyant sur chaque syllabe, sur-jouant les parties le nécessitant, avant d’éclater de rire. « Sinon, pour te sauver, je peux te plonger dans un bain glacé. Je dois avoir des glaçons au congèle. Ça fait baisser la température ça non? » demanda-t-elle, sa main saisissant ses joues pour tourner et retourner la tête du jeune homme et examiner son regard passablement vitreux. « Si tu vois la faucheuse, siffle-moi! J’ai une petite liste de noms, ça l’occupera avant d’avoir à t’embarquer. » le rassura-t-elle enfin, en passant sa main dans ses cheveux avec bien plus de douceur qu’elle n’en avait fait preuve initialement.

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· Re: I have a cold, I’m dying. · Dim 6 Sep - 16:56
Peu de personne était capable de supporter les jérémiades de Harlan Guerrera. Sa mère, parce qu’elle l’avait mis au monde et avait une tendresse particulière à son encontre. Ses frère et sœur, parce qu’ils n’avaient pas le choix et que de manière générale, ils l’admiraient bien trop pour espérer les dégoûter en dépit de la morve qui s’égouttait de son nez aussi sûrement que les chutes du Niagara. Et sa meilleure amie qui éprouvait un malin plaisir à pouvoir lui balancer par la suite combien elle était une sainte de s’occuper de lui et, éventuellement, avoir une monnaie d’échange ou du matériel pour se moquer de lui quand l’envie lui prendrait. Voire même de se moquer immédiatement de lui alors qu’il semblait au bout de sa vie, avoir même dépassé le bout de sa vie tant sa respiration se faisait sifflante. Plaquant la paume sur son front enfiévré, il répliqua : « Je suis le patient zéro et tu te moques de moi ? On verra si tu te moqueras encore quand je te sucerai le cerveau par les narines, femme de peu de foi. » Même au bord de l’agonie, il était incapable de ne pas la titiller et réciproquement. Il ferma les yeux se pinçant l’arête du nez pour tenter de calmer le tambourinement dans sa tête si fort qu’il avait l’impression que toute une armée de majorettes était en train de parader dans la rue et qu’il n’était pas même suffisamment en forme pour les regarder faire et se désoler de la longueur de leurs jupettes qui raccourcissait d’année en année. Un peu de mystère que diable ! « Voui. » répondit-il à son interrogation sur le fameux peintre hollandais dont il tentait parfois de s’inspirer dans ses photographies, surtout quand elles apparaissaient un peu trop flou au goût de son professeur qui n’avait de toute manière pas l’étoffe d’un grand artiste tel que lui. C’était bien connu après tout : ceux qui avaient du talent devenaient célèbres, les autres devenaient professeurs. Ayant bien du mal à garder les yeux ouverts tant la souffrance du rhume était infinie, il se complut dans la scène qu’elle était en train de lui décrire avec une pertinence et perfection qui confirmaient largement son statut de meilleure amie en titre. Même si tout les opposait à la base, elle ne le comprenait comme nulle autre. Elle était même l’une des rares à avoir vu au-delà de l’étudiant pédant et imbu de sa personne. Elle lui avait toujours ouvert la porte quand il venait se réfugier chez elle, fuyant les violentes disputes de ses parents. Elle avait été présente quand il avait eu le cœur brisé par son premier chagrin d’amour. Elle l’avait soutenu quand son père ne prenait pas la peine de lui accorder un regard ou un mot gentil après l’une de ses représentations ou expositions. Elle était la seule capable de savoir ce qui se dissimulait sous le personnage qu’il s’était créé. Rien d’étonnant qu’il se réfugie donc auprès d’elle, prenant le risque de la contaminer au passage.

Il lui adressa, au travers de son regard vitreux et enfumé, une moue dubitative face à sa proposition. Même s’il était légèrement fébrile et tremblait quelque peu face à la fièvre qui secouait tout son être, la perspective d’un ice bucket challenge ne l’attirait pas plus qu’un tête à tête avec leur vieille professeur de français dont l’haleine de fennec lui revenait parfois douloureusement en mémoire. « Les glaçons, seulement, dans un verre de whisky. » Il se laissa manipuler par la jeune femme, se faisant tout flasque histoire d’en rajouter. « J’espère qu’il y a le nom de mon père dedans. Et de cette garce qui a un nom de meuble ikea. » grogna-t-il. « Oh et faudrait mettre aussi l’autre abruti d’Alec. Il m’a piqué ma place de parking à la fac l’autre jour. » Il se pelotonna contre sa meilleure amie, appréciant sa présence réconfortante tout contre lui sans que la moindre ambiguïté naisse entre eux. Oh, Leni était parfaitement séduisante et pour l’avoir vu combattre, il savait parfaitement qu’elle disposait d’atouts non négligeables. Pour autant, il n’y avait jamais eu de terrain aventureux entre eux. Elle était l’unique femme dans son entourage qu’il épargnait de es blagues vaseuses visant à la séduire et la mettre dans son lit. Il savait que jamais rien ne se passerait entre eux, cette dernière tenant davantage du lien fraternel qu’autre chose. La tête posée contre la sienne, front contre front, il glissa pour se poser sur son épaule en soupirant bruyamment. « Si un jour je meurs, je te lègue ma collection de vinyles et mes appareils photos. » Quelques secondes de silence, le temps de réaliser sa connerie. « Essaie de pas les casser s’il te plaît. Oh et puis non, donne les à Alexandrine. Toi, je te donne ma collection de comics. » Son esprit dériva sur l’émission qu’il avait regardé la veille jusque tard en dépit de sa fatigue et de l’usure de la maladie. « Hier, j’ai regardé Ghost adventures. Ils étaient dans un ancien pensionnat pour des enfants criminels où ils apprenaient à tailler des chaussures, fabriquer des bancs et tuer des cochons. Tu crois que ça existe encore des endroits comme ça ? Et qu’on m’y mettra ? »

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