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Pristine Varjak

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· runaway (j/p) · Ven 22 Mai 2020 - 19:56
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jace & pristine
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Du bout de l’index, Pristine essuie le trait de khôl ayant bavé – total look racoon, l’histoire est parfaitement overrated alors qu’elle jette de furtifs coups d’œil dans le rétroviseur intérieur, espérant avoir une vision globale du désastre de glycérine qui s’étend sous sa paupière inférieure : what the hell, songe-t-elle ; qu’est-ce qu’elle avait argué l’autre brindille inutile du mall lorsqu’elle s’était aventurée du côté du rayon cosmétique, déjà ?
Tenue longue durée, water-fucking-proof (la conjonctive est rouge et le gonflement qui s’y repend parait hautement suspect alors qu’elle crache un chapelet de jurons dédié à la vendeuse, un autre au fabriquant et un dernier à cette société de consommation à la con !).
La main qui tient le volant est également celle qui tient la malback (elle les fume light depuis 2K16 new year’s resolution) ( probablement la seule de la journée, pétunée avec expertise, le plus lentement possible – slowly but surely)  ; sa main se resserre brièvement sur le cerceau , le cuir autour est élimé – gosh, cette chevy en a vécu des biens bonnes – sur tous les serpents d’asphalte, sur tous ceux de gravier, sur ceux de gadoue, sur d’autres de gazon, il n’y a pas une route dans ces quarante-huit états continentaux qui ait raté une excellente occasion d’apprécier la ganache de la jeune femme, sa relative politesse, ses manières ultra vagabondes et la caresse de la gomme des pneus de Bonita, sa 80’s silverado – peinture écaillée, rouille défiant l’organisation mondiale de la santé, conduite dangereuse en prime : Pristine Belle Varjak ferait office de publicité de campagne nationale pour la sécurité routière.
Shania Twain beugle entrecoupée par les borborygmes d’un post radio agonisant ; entre les paroles hachées par un fort accent texan il lui arrive d’entendre les plaintes de l’engin : please, make her shut up et elle pourrait presque éteindre l’appareil par compassion si elle n’était pas une fan invétérée. Elle ne remarque pas l’oppossum qui se transforme directement en roadkill – la joie ressentie – ou du moins, l’une de ses rares formes- s’offre le droit de trépigner face à l’appréhension qui grignote ses nerfs alors qu’elle dresse la liste des choses à récupérer avant de se lancer dans le plan. C’est un jour à marquer d’une pierre blanche : Skeeter a enfin cédé à ses ‘caprices’ (car visiblement à chaque fois qu’elle ouvre sa boîte à conneries, c’est pour : énoncer une connerie ou  - bien évidemment- cracher un caprice)(dans l’esprit du quinquagénaire, Pristine a encore trois ans, se nourrit exclusivement de pizza rolls, se contente encore de croire au père noël et est incapable de formuler une phrase grammaticalement correcte). Tandis qu’elle suspecte le vieux de vouloir la pousser à l’échec – lui proposant un deal  herculéen - , présomptueuse, elle s’assomme de mantras visant à lénifier ce qui risquerait de s’abattre sur le coin de son visage si elle ratait le coche : probablement un second séjour au centre correctionnel de Big Spring (le dernier en date ayant eu lieu après que sa batte en acier ait malencontreusement pris contact avec les parties anatomiques d’individus grandement condamnables - entre autres, oui). Sans entrer dans les détails – demi smirk encore sur les lèvres à l’évocation d’un de ces records, elle débraye pour entreprendre le pan de route menant vers un ranch. Il parait que c’est là que le fils de pute travaille.
Le Bubba Blue voit passer son lot de pourvoyeurs d’informations, avec la juste dose de curiosité et le décolleté qu’il faut, certains seraient prêts à vendre père et mère. Le mouchard lui a assuré qu’elle le retrouverait jouant les hommes à tout faire et d’ailleurs, elle n’est qu’à moitié surprise de constater que la scenery lui va à merveille. C'est un coin miraculeux pense-t-elle, humant l'air, appréciatrice de l'environnement - arboré, le terrain est immense et donnerait presque envie ...de voler un cheval ou deux; l'amazone porte trois couches de cherry chapstick (une seule aurait suffi mais la demi mesure est brutalement écartée par la jeune bohème à chaque fois qu'elle pointe le bout de son pif).
Cela lui prend en tout et pour tout cinq minutes - parce que les gens, dans ce coin, aiment bien bavasser et raconter leurs vies - même aux personnes comme Pristine qui n'en ont rien à foutre. Elle lui épargne les 'long time no see' car le souvenir de l'homme adjure la terrible envie d'attraper son arme de prédilection et de rejouer toute,la,scène ayant eu lieu plusieurs états plus loin, plusieurs années auparavant. Il n'a pas un goût de nostalgie ce long time no see et à bien des égards, il pourrait sonner comme les préliminaires d'une bastonnade mémorable. - Supreme irony. Jace O'connor a toujours les mains sales - lance-t-elle, chewing-gum collé à la molaire, deux battements de cils exagérés qui valent des 'fuck you' - aussi tranchants que la lame qu'elle s'est imaginée à diverses reprises lui plonger dans le torse. Elle était encore une adolescente la dernière fois qu'elle a eu la déplaisante expérience de poser ses billes ambrées sur le fougueux irlandais.

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Jace O'Connor

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· Re: runaway (j/p) · Sam 23 Mai 2020 - 17:10
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Comme chaque jour, Jace était allé trouver Luna pour obtenir les différentes indications de la journée. Il savait où s'occuper, mais il se pouvait toujours qu'il y ait eu de mauvaises surprises dans la nuit. Consciencieux dans sa taf il aimait savoir si telle ou telle chose était prioritaire. Et aujourd'hui, c'était le cas. Un poteau d'un des enclos était fébrile, et avec quelques coups de sabot dans le bois, il s'était penché. Un travail habituel et banal pour le ranch. Ça arrivait à peu près une fois par semaine, si ce n'est plus, quand il préférait sécuriser le tout pour éviter de passer à côté de quelque chose.
Avant de s'occuper de ses taches, il passait toujours par les écuries, donner quelques friandises, caresser quelques bêtes. Comme un rituel. Son truc pour passer une bonne journée. Pas qu'il soit plus à l'aise avec les cheveux qu'avec les hommes (avec un grand H), mais les déceptions frôlaient le zéro avec les animaux. Alors qu'avec l'espèce humaine, sa dernière déception -bien cuisante- était plus que fraiche. Naila avait laissé des traces, qu'il avait tenté d'effacer avec les mois, à coups de reins hasardeux, entre des cuisses qu'il ne revoyait en général pas plus d'une fois. En venant se perdre ici, il pensait être tranquille. Il s'était bien planté. La blonde qui l'avait torturé avait débarqué, avec son assurance et sa bague au doigt, visiblement tout aussi surprise que lui. Pourquoi pas.
Les outils en main, le t-shirt retiré, coincé sur le côté de son pantalon, il s’affaire déjà à réparer ce que les chevaux ont abimé. Et qui pourrait les blâmer ? Peu importe l'espace, lui aussi, il aimerait s'échapper, lui aussi il ne supporterait pas d'être retenu. Et à le voir bosser, les cheveux blondis par quelques rayons de soleil, la peau légèrement halé, à frapper de son marteau sur le bois, Jace avait tout du mec de ferme qu'on imagine venir du Midwest. L'image typique du mec qui bosse de ses mains au fin fond d'un ranch... rien à voir avec l'irlandais qu'il est, aux relations douteuses à un organisme considéré comme terroriste. Il se retourne quand il entend la porte d'une bagnole claquer. Il s'attend à voir un propriétaire quelconque, mais certainement pas elle. Tourbillon blond qu'il ne pensait pas revoir de si tôt, peut-être même jamais si on lui avait demandé son avis. Toujours la même dégaine, même attitude. « et tu sais de quoi tu parles » smirk sur la gueule alors qu'il la regarde de haut en bas, sans franchement se cacher. La môme a grandi. Bien grandi. Des formes où il le fait, un physique attrayant et une tronche qui promet tout un tas de conneries. Aucun doute que celle là a le démon au corps, et il en sait quelque chose. Ça ne s'est sans doute pas arrangé avec les années. « c'est que la gamine a bien grandi » un nouveau coup dans le clou, la barrière remise en état et il se tourne de nouveau vers la blonde. Qu'elle soit ici n'a rien d'une coïncidence -et il avait eu sa dose avec la venue de Naila- et ça n'annonçait rien de bon. La tornade Pristine était en général un vent de merdes et problèmes en tout genre. Pour les autres ou pour lui. « t'es devenue civilisée ou faut que je garde ça en main ? » un signe de tête en direction du marteau  qu'il tenait encore. L'irlandais n'avait pas pour habitude de frapper les femmes, sans aucun doute dû à une éducation des plus respectables (autant que sa mère avait pu avait quatre mômes) mais surtout parce qu'il n'avait grandi qu'avec des femmes, -en tout cas jusqu'à ce que son père sorte de taule. Trois sœurs, -dont deux jumelles- et une mère qui avait fait de son mieux. S'il avait été le petit joyaux de ses frangines, il avait aussi été régulièrement le souffre-douleur et tout autre cobaye pour diverses expériences. Elles étaient fatiguantes mais ils les adoraient. Seulement Pristine n'était pas juste une femme. Aux yeux de Jace, la Varjak était plus proche de la furie que de l'humaine aux bonnes manières et au savoir-vivre impeccable, et il ne tenait que peu à se faire sauter dessus sans pouvoir se défendre. Pourtant, il n'était pas franchement certain d'être capable de lui refaire le portrait à coup de marteau -ou même avec ses poings- même pour lui, ça restait violent... et elle restait... de la gente féminine. Foutus principes qui lui donnaient un avantage certain parce qu'il savait qu'elle n'aurait absolument aucun problème à lui refaire le portrait ; ou en tout cas à lui éclater une rotule. « qu'est ce tu fous là ? » il se serait bien fendu d'un 'que me vaut le plaisir ?' bien plus aimable et socialement acceptable, mais ils savaient tous les deux que cette visite n'avait rien d'un plaisir -ou il en serait le premier surpris.

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· Re: runaway (j/p) · Sam 23 Mai 2020 - 19:14
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jace & pristine
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6-pack en full display, of freaking course.
Il faut absolument qu’il embrasse à pleine bouche tous les clichés ; elle se penche, observatrice niveau 4, elle s’attend probablement à ce qu’un stetson apparaisse sur le sommet d’son crâne dur , comme par magie, et qu’il se lance dans une démonstration impro de line dance (ou l’équivalent imbibé de Fat frog) mais non, rien que le farfadet irlandais qui a déjà eu l’occasion de tâter de sa batte ; dear cold steel baseball bat pourrait-elle murmurer entre les dents (dont certaines seraient taillées pour tuer). Elle lève le majeur bien en vue, que son strabisme résultant de son ‘matage intensif’ ait de quoi apprécier l’entièreté du geste : see, arshole ? – J’fais un bonnet C – crache-t-elle, levant ostensiblement ses mordorées au ciel. Tu pourrais t’adresser à ma face, puisqu’elle se trouve way up here. Ce majeur est de la taille de l’Irlande et pourrait décaper l’œsophage comme un bon vieux whisky vingt cinq ans d’âge. Celui-là en a vingt trois maintenant, n’est plus aussi tempétueux (on éprouverait bien du mal à le croire), aspire même à gravir les échelons non sans avaler les marches deux à deux (quitte à tricher) ; sachez qu’il pourrait se transformer en acide chlorhydrique à la moindre incartade. Que Jace ne joue pas sa chance à ce coup là, elle en aurait probablement au moins trois d’avance. Pristine glousse, ne s’embête même pas à jeter un œil à la potentielle arme qu’il tient en main – un marteau, very funny. Il n’oserait jamais porter le moindre petit doigt sur elle, c’est ce qui les différencie. Elle, elle prendrait un malin plaisir à tout redécorer de rouge  - femme, homme, tout y passerait pour le bien de sa santé mentale (ou celui plus relatif de son ‘honneur’). S’il a reçu une excellente éducation, ça n’est clairement pas son cas. – You wish – impressionnée ? Dissuadée ? Rien du tout, elle croise les bras sur sa poitrine et kick des pierres, se demandant si elle ne pourrait pas plutôt embarquer n’importe quel individu de sexe masculin dans son entreprise ; plutôt que celui qu’elle a bien l’intention (à un moment ou à un autre) de punir ? – Allez, tu sais que je m’en sortirai à mains nues – elle a  une petite idée de ce qu’elle pourrait lui envoyer dans les valseuses et autant préciser qu’un coup de boots est dernier du classement. Excellente occasion de flirter méchamment, le contexte quant à lui ne se prête malheureusement pas à des retrouvailles chaleureuses (et, les connaissant, n’aurait jamais prêté, de toute façon).
Ce quelle fout là ? Elle vient tout juste de se le demander ; psycho habits surement, quelque part elle évite soigneusement de se montrer raisonnable, surtout lorsque la rage fait des salto depuis que sa fossette au menton et sa crinière red blondish ont découpé son champ d’vision. – L’envie irrépressible de travailler mon swing – lâche-t-elle du tac au tac. Ou simplement les réminiscences de ce qui s’est passé en Californie quelques années plus tôt, de retour depuis les tréfonds pour rappeler à son bon souvenir qu’il aurait pu aggraver son cas, là-bas. Et puis, n’y a-t-il pas un dicton qui parle de se rapprocher de ses ennemis ? Ou – le plus juste – aucun bougre qui ne soit pas d’une manière ou d’une autre en train de purger une peine ; les perspectives réduites l’obligent à venir quérir ‘l’aide’ ou du moins, à venir récolter l’une des principales dettes qu’il a envers elle. Dans ce milieu – celui du crime-, mieux vaut éviter d’avoir quoi que ce soit à devoir à qui que ce soit, les têtes tombent vite et les moins malins se retrouvent à bouffer les pissenlits par la chiure de racine. Elle décroise ses bras, se rapproche ; quelques pas, suffisamment pour lui montrer qu’elle n’a pas du tout l’intention de démordre – et qu’il peut essayer de lever son marteau sur elle, pour voir. Elle ne lui tend ni la jugulaire, ni la patte ; le sourire qui étire ses lèvres pleines d’une oreille à l’autre est plus éloquent que tout ce qu’elle pourrait cramioter en paroles douces et amènes : pas son genre. Pristine Belle Varjak n’est pas là pour rigoler. – Au cas où ta mémoire serait sélective, t’as une dette envers moi et je viens seulement en faire récolte – swift, sa main s’empare du marteau et le balance à plusieurs mètres d’eux. Tu vas poser le cul sur le siège passager de ma Chevy, je te donnerai des explications après ; son regard insistant précise qu’elle ne le ferait que si ça lui chante.Et quelque chose lui dit, hélas, que le fougueux ne va pas se laisser faire aussi facilement.

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Dernière édition par Pristine Varjak le Dim 24 Mai 2020 - 15:45, édité 1 fois

Jace O'Connor

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· Re: runaway (j/p) · Dim 24 Mai 2020 - 15:39
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jace & pristine
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« Je trouvais le sud bien plus attrayant » rétorque-t-il avec un sourire de con fini, destiné à l'agacer, et se moquant bien du majeur érigé pour lui. Il exagérait un peu, mais elle n'avait pas besoin de savoir que son minois -annonciateur de conneries bien plus grosse qu'elle- était tout aussi agréable à regarder que son bonnet C ; si on mettait de côté les quelques images avec sa batte de baseball qui lui revenaient en tête. Mais fallait pas non plus déconner, peu importe la furie qu'il avait en face, Jace restait un mec dans sa définition la plus primaire -bien que ça ne le caractérisait pas entièrement. Il avait des yeux et s'en servait pour apprécier ce qu'on lui foutait sous le nez, peu importe le degré de folie qui dansait à l'intérieur de ce corps. Pourtant, O'Connor avait su à ses dépends qu'il fallait apprendre à se méfier d'un emballage si agréable à l'oeil. A la regarder, elle avait tout de la boisson sucrée et délicate sur la langue, quoiqu'on aurait deviné une légère pointe acidulée pour plus de peps, alors qu'en réalité, la môme se rapprochait plus d'un liquide ambré tourbé qui décapait le gosier. Plus proche du liquide imbuvable -even for a proud irish- que de la douceur dont les papilles se délectaient avec plaisir. Une expérience dont il se passerait bien, tout comme des retrouvailles avec son putain de meilleur amie -la batte de baseball. Alors une fois le poteau bien en place, il garde le marteau bien en main. Plus ridicule qu'autre chose, elle doit savoir -malheureusement- qu'il ne s'en servirait pas contre elle. Il y aurait plus de probabilité qu'il s'en prenne à la blonde à mains nues plutôt qu'avec un outil si barbare ; si tant est qu'il en vienne là. « ça c'est ce que t'aimes penser » pourtant, il ne doutait pas un seul instant qu'elle saurait se démerder. Pristine avait une hargne qu'il avait rarement vu ailleurs -et encore moins chez la gente masculine qui se reposait sur ses lauriers dû à des idées des archaïques patriarcales les pensant grandement supérieures.  La môme ne réfléchissait pas un seul instant avant d'envoyer un coup ; de ses mains que d'autres auraient négligemment considérées comme trop frêles, ou à coup de genoux bien placés. Pour ça, il préférait céder sa place et ne pas en faire l'expérience. Ni maintenant, ni plus tard. S'il ne s'était pas encore posé la question d'avoir une descendance, il aimerait autant avoir le choix quand la question se poserait.  
Ces retrouvailles étaient bien sympathiques -aussi piquantes qu'il aurait pu les imaginer avec Pristine- ça ne lui expliquait pas ce qu'elle foutait là. Il doutait que ça soit une visite de courtoisie. Premièrement parce que ça ne semblait pas être son genre, et ensuite parce qu'autant qu'il le sache, ils n'étaient pas amis ; ou même potes. « bien sûr. J'suis sûr que tu peux trouver un con de cobaye dans un quartier de Portland. C'est pas les candidats qui doivent manquer. Qui sait, ils seraient peut-être même ravis de voir ta tronche, eux » ça aurait pu être sympa, si Jace avait le moindre souvenir d'un moment agréable avec la jeune femme. Seulement en stock il n'avait que quelques bribes d'instants foireux -ou qui avaient manqué de l'être, de justesse.
Le rire qui s'échappe de sa bouche est franc -surpris- mais amusé. La môme ne manquait pas de cran, mais elle avait bel et bien quelques problèmes de mémoire. Si la sienne était sélective, celle de la blonde quelque peu défaillante et déformée. « Et d'où tu tiens une connerie pareille ? » elle lui prend le marteau des mains pour l'envoyer valser un peu plus loin. Un vrai miracle qu'elle ne lui ait pas refait le portrait avec. « évidemment t'as gentiment cru que j'allais obéir pour quoi... ? Tes beaux yeux ? Ton bonnet C ? » le sourire en coin est amusé, un peu moqueur ou peut-être taquin. Il ne montrait pas dans sa bagnole tant qu'il n'aurait pas un minimum d'explications. Et même avec ça, ce n'était pas dit qu'il le fasse. « Par quel miracle t'as cru que ça allait arriver ? D'ailleurs, j'ai sauvé ton cul, j'te dois que dalle » Et au cas où elle ne l'aurait pas remarqué, il bossait, et il avait sérieusement de quoi  faire (en réalité, le reste de sa journée allait sans doute être plus calme, c'était juste qu'il n'aimait que moyennement se tourner les pouces). « Alors on va faire autrement, tu m'expliques ce que tu fous là, et je décide ensuite si ça vaut le coup que je quitte mon taf. J'sais pas si t'as remarqué » il écarte les bras, comme pour lui montrer l'étendue du ranch, et par conséquent, des différentes tâches qu'il avait à y faire. « j'ai moyennement envie de sauver ton cul une énième fois, surtout vu le remerciement que j'en récolte » une re-décoration faite avec un goût douteux et très peu de délicatesse. Il avait vu mieux.

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· Re: runaway (j/p) · Dim 24 Mai 2020 - 17:38
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Dans cette histoire, celle qui débute en Indiana et qui se poursuit en Californie puis en Oregon, Jace est le débiteur et Pristine (sweet little Pristine) la créancière motivée à arracher au malotru l’équivalent de son poids en viande – avec les crocs- s’il continue à jouer sur les détails ; des détails dont il polit soigneusement les surfaces pour n’y distinguer que son seul reflet (seriously ?). Il lui a sauvé la vie ? Ah, bon ? Elle s’appliquerait à chanter, de sa voix de crécelle, des ‘i demand proofs’ jusqu’à ce qu’il saigne des tympans mais l’exercice l’obligerait à piocher dans un répertoire qu’elle n’a pas l’habitude de dégainer à chaque fois que l’on se permet de remettre sa parole en question ; son sourire s’élargit – de tout ce qu’il y aurait à louer dans ce physique born and bred à l’air et à l’élatérite (elle ressemble surtout à sa mère – certains argueraient des « fort heureusement ») ce serait bien ces perles blanches desquelles elle prend bien plus soin qu’elle ne le fait de ses cheveux . Chez les Varjak, c’est comme ça qu’on choisit les bêtes (à la solidité de leur démarche et à la santé de leurs putains de quenottes).
De là où elle se tient, la vue est imprenable sur tout ce qui fait de Jace O’connor le trublion du même nom : un muscle pectoral dont il faudrait encore prouver l’utilité, des tatouages témoignant d’une aptitude olympique à se mettre une race (et aux choix douteux), les touches de piano présentant une abjecte maltraitance de l’émail, rien qui ne suscite chez l’hongroise l’envie de coller sa langue à sa glotte ; parmi toutes ces options techniques, une carrosserie presque neuve, mais aussi l’espèce de reptile qui lézarderait sous son épiderme et dont elle a l’impression d’être la seule à distinguer la membrane nictitante derrière des traits auxquels l’on donnerait presque des origines séraphiques (ce serait une terrible erreur). – Oh, trust me boyo, l’emphase sur le mot employé, il n’y a absolument rien de gentil dans ma démarche ; fait-elle constater, alors qu’il se moque ouvertement de ladite démarche, non sans lâcher quelques rayons colgate-like dans sa direction ; et certaines achètent ce produit ? – Rapide coup de globe dans la direction du marteau gisant à approximativement quatre mètres de leur étrange duetto. – Tu fais une véritable fixette sur mes tétonnières, complexe d’Œdipe sous-jacent  ou kink pervers dont je devrais me méfier ? Dont, n’importe,quelle,gonzesse,devrait,se,méfier – pense-t-elle, n’hésitant pas à ce qu’à l’éloquence de sa bouche se joigne celle de ce regard que même la proximité insolite ne pourrait pas entièrement faire flancher. Mâchoires crispées, elle claque la langue contre son palais. – T’as la mémoire courte ; et une définition du mot « dette » en état d’ébriété, mon gars – elle croise les bras sous sa poitrine, de peur que la démangeaison qui remonte depuis ses phalanges vers ses omoplates ne donne l’impulsion à une commande motrice qui aurait pour résultat Jace O’Connor, pliant sous la douleur que sa main pourrait appliquer en forte pression sur le service trois pièces générateur de cette ‘irish pride’ dont il fait montre à excès ; il dirait adieu à son timbre de voix d'un seul hurlement de castra (pour le plus grand plaisir de cette Varjak). La jeune femme a tout le charme de Mercredi Addams (minus les couettes mais le couteau, lui, est bien là – sous forme d’un joli canif précieusement rangé dans la poche de son short en jean). - Ce que je remarque, c’est un pèlerin, torse nu, qui fait joujou avec un marteau dans un ranch – elle penche la tête, bat des cils, fait la moue. Le premier jet d’un scénario porno pour lequel j’dépenserais même pas le prix d’un ticket – elle hausse les épaules. Get it right, dude. – J’ai deux oncles à Chino qui ne seraient pas du même avis que toi. Que quelqu'un ait été assez fou pour lui faire confiance à cette époque là afin d'écouler des AK-47 en pièces détachées semble encore à ses yeux trop farfelu. Pourtant, Ray-Nathan et Jimmy-James ont attrapé la leap of faith (à moins qu'elle leur ait servi de corde pour se pendre), pour peu qu'ils attrapent également la savonnette, de ce qu'elle sache. La vérité, c'est qu'elle ne sait pas quels arguments balancer pour que l'homme qui lui fait face, de mauvaise foi, accepte de se mettre à nouveau en route - pour une destination dangereuse. - Admettons que tu m'aies ""sauvé"" la vie - air quoting et tout ça - pour que les compteurs soient à zéro il faudrait soustraire encore une dette; ça prouve simplement que t'es une merde en maths. Ugh, ce serait de sa faute ça aussi ?  Mon cul, je peux le sauver toute seule; tu ne servirais que de chauffeur et éventuellement de tireur. Tu pourras même embarquer ton précieux marteau, si tu veux.

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Dernière édition par Pristine Varjak le Mer 27 Mai 2020 - 22:56, édité 1 fois

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· Re: runaway (j/p) · Hier à 22:39
" When you see my face
Hope it gives you hell"

jace & pristine
@pristine varjak




En moins de cinq minutes, Pristine lui rappelait tout ce qui avait pu l'agacer chez elle : sa façon de parler, l'attitude dans chacun de ses gestes, et cette manie qu'elle avait de l'irriter juste en respirant. Il essayait parfois de se concentrer sur autre chose, ce qu'il y avait d'agréable : ce minois qui aurait pu être attirant (et agréable, fallait lui reconnaître ça, bien qu'elle n'y ait aucun mérité -merci les parents) s'il n'avait pas été habitué par une foutue furie. Une plastique alléchante qu'il ne pouvait même pas mater sans que ça aussi, elle n'ait à le reprendre. « Non, j'suis juste un mec, Einstein » répond-il sans ciller. Elle avait cette attitude hautaine, trop sure d'elle -qui finirait sans doute par lui jouer un tour ou deux- qui lui donnait envie de tourner les talons sans même écouter la suite. Pourtant, dans cet agacement plus que certain, il y avait parfois un semblant d'amusement à ces joutes ; du moins lorsqu'il n'était pas dans un de ces mauvais jours (autrement dit, rien qu'un whisky digne de ce nom, ne pouvait arranger). Aucun doute que si la Varjak avait été née avec un service trois pièces, il se serait fait un plaisir de faire parler ses poings plutôt que perdre son temps dans des conneries pareilles. La conversation n'aurait peut-être même pas débuté. Mais peu importe à quel point elle jouait avec ses nerfs, Jace tentait de faire preuve d'un minimum de savoir vivre en se retenant de tout mouvement brusque envers la blonde (quoiqu'il se serait bien questionné sur les limites de l'égalité des sexes ? Il doutait que se prendre une droite fasse partie de ce qu'elles avaient en tête, mais ça valait le coup d'y réfléchir.) Il hausse un sourcil à sa remarque sur le 'pèlerin torse nu qui fait joujou'. Mauvaise foi bonjour, ou alors elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. « tu m'diras, j'ai toujours su que t'étais un peu limitée » il lève les yeux au ciel, cherche son paquet de clopes abimé dans sa poche arrière. Un il en sort une, la met à ses lèvres avant de l'allumer. « c'est le business blondie. Des fois, ça tourne mal, c'est comme ça. J'ai sauvé ton cul, seulement le tien parce que j'pouvais pas faire plus, mais rappelle moi de t'y laisser aussi la prochaine fois. Ça éviterait peut-être qu'une Varjak vienne me les briser en se prenant pour une princesse » Jace n'avait de la patience que dans son boulot. S'il devait mettre la journée à réparer un enclos, une porte ou dieu sait quelle plomberie, alors c'est le temps que ça prendrait. S'il lui fallait plus d'une semaine pour dompter un cheval, il s'en accommoderait, mais sa patience s'arrêtait là. Il n'en avait que très peu pour le reste -la réserve n'étant pas sans limite. Elle avait beau lui avoir tapé sur le système plus d'une fois, Jace n'avait pas envie de la mettre six pieds sous terre, d'où ses taquineries trop gentillettes d'il y a quelques instants, mais à force de le rabaisser et de se croire quelque peu au dessus de lui -tout le monde, même, dirait-il- ça le refroidissait sérieusement. L'amusement envolé, son amabilité avec. Pristine Varjak était l'incarnation même du pain in the ass.
Il tire sur sa clope, se retenant de ne pas lever les yeux au ciel une nouvelle fois. A la place, il continuait de la fixer, déversant sa frustration -et agacement- sur le bout de nicotine. « ça va, ta mauvaise foi t'aveugle pas trop ?! »  Il récupère son t-shirt, l'enfile sans le bruler, récupère le baton à ses lippes. Peut-être bien qu'elle pouvait se démerder toute seule désormais -en imaginant qu'elle ait appris deux/trois trucs depuis le temps- mais rien n'était moins sûr. Et puis, dans ce genre de merde, on n'savait jamais comment ça tournait. Un informateur surveillé, un con qui parle trop, et c'était le traquenard à plein nez. « pourquoi moi ? Hormis ton histoire de dette à la con. T'as pas trouvé un mec assez idiot pour te suivre ? C'est demandé si gentiment » ironise-t-il. il se paie sa tête, y'a aucun doute, mais elle ne peut pas dire qu'elle ne l'a pas cherché. Ni même mérité. En attendant, ça ne lui expliquait pas grand chose du plan. Conduire, il pouvait faire sans trop poser de questions, tant que des règles étaient établies (comme respecter un timing, et s'il n'était pas respecté, l'irlandais mettrait les voiles), mais flinguer quelqu'un, ça le faisait déjà réfléchir un peu plus. Quelques secondes, Jace se demande ce que la blonde sait de lui au final. Est-ce qu'elle se fie à des 'on-dit' auxquels il ne prête pas attention ; et à l'instant même, il serait curieux de savoir ce qu'ils étaient ? Ou avait-elle fait un minimum de recherches ? Complètes ?  Il écrase sa clope dans le cendrier de fortune qu'il s'était fait, et reporte ses billes claires sur la môme. « C'est quoi l'affaire ? » parce qu'il ne bougerait pas son cul d'irlandais jusque dans sa caisse sans en savoir plus. Chaque pas avec Varjak était un risque de plus. Il avait mis les merdes de côté en quittant New York, les deals en tout genre -sauf la came qu'il vendait sur Portland- et tout ce qui allait avec, et se rapprochait de près ou de loin aux Irlandais. Non pas qu'il reniait quoique ce soit, il avait la violence dans le sang, le nationalisme ancré dans le crâne, et sans doute les emmerdes dans les gênes, mais O'Connor avait pris goût à cette vie sans embrouille. Il n'avait pas besoin de regarder par dessus son épaule, pas besoin non plus, d'avoir une arme de fortune (de la lame de rasoir à la batte ; accessoire de prédilection de la blonde, dans son coffre). Et v'la qu'elle espérait le tirer par la peau du cul en pointant son minois au ranch. Il aurait dû s'en douter, y'a pas que du gypsie, y'a cet irish blood trop fier, celui qui lache rien -comme un chien avec un putain d'os entre ses dents, qui la rend encore plus coriace.

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