hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez Agnes Baker à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites et/ou faire un petit
tour dans notre pub bazzart.
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens et mini-liens sont également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions, n'hésitez pas à
les poser dans ce sujet ou si vous voulez passer par MP,
veuillez contacter le staff sur le compte @The Observer.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
-60%
Le deal à ne pas rater :
PHILIPS SHB3175BK/00 Casque Bluetooth
28.80 € 71.26 €
Voir le deal

 

 all fired up (j/h)


F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: The World
Aller en bas 

Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· all fired up (j/h) · Ven 22 Mai - 16:21
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley

Il s’était dit qu’il allait prendre des vacances dès qu’il se serait occupé de l’anglaise – et il le fit ; tout juste après avoir raccompagné la jeune femme jusqu’à son domicile, persuadé qu’il avait grillé ses chances, il avait appelé le big boss pour lui dire deux choses : ‘d’abord, Phil, la prochaine fois que Mugshot Queen a besoin de mes services adresse Cooper’ et ‘En fait, les CA que je n’ai pas pris l’an dernier s’accumulent. Je ne serai pas dispo ces deux prochaines semaines’. Pour n’importe qui, vacances rimaient probablement avec éloignement, changement de continent, de pays, d’hémisphère – il s’était contenté de passer un coup de fil à Garrett, son coéquipier du temps de la Navy pour lui proposer d’aller chasser dans le Montana ; à l’évidence, le père de famille qui bossait dans un magasin d’accessoires automobiles appartenant à son beau-père n’avait pas hésité à sauter sur l’excellente occasion que Trask lui offrait pour ‘se tirer un peu et prendre l’air’ (sa gamine de quatre mois ne faisait toujours pas ses nuits, il avait des litres d’alcool à rattraper et plusieurs anecdotes remontant à son célibat (la belle époque, Have !) à rabâcher jusqu’à ce que l’aube les salue et les saoule).  Sachez que Phil n’avait pas été très  heureux d’apprendre que la « relation qui n’avait ni besoin d’être améliorée, ni besoin d’être travaillée » succombe aux ‘tout ça’ respectifs d’un Have Trask – fielleux – et d’une Jean Shelley – particulièrement retorse – et il le lui avait fait savoir en mollardant une insulte (Have et son fils avaient  tous deux travaillé sur un porte-avion dans le pacifique --- ceci expliquait cela (le langage châtié, la proximité émotionnelle bazardant la juste-distance professionnelle de rigueur dans un milieu aussi bon chic belle putain de gueule)). Sachez que Have lui avait quant à lui fait remarquer qu’il y avait mis du « bon sentiment » sans préciser qu’il avait été imbuvable, sensiblement odieux et indubitablement Have Trask post Jiminy Jackson, s’attendait-on à plus ou à meilleur venant de lui ? Il ne lui avait fallu qu’une demi journée pour tout régler : son sac de sport, ses billets, le véhicule loué jusqu’au chalet – le permis de chasse (il connaissait quelqu’un qui en connaissait un autre, deux heures, quelques politesses et tout était opérationnel pour favoriser ‘le calme’).
Il avait exprimé le besoin de s’éloigner de Windmont Bay – le temps de se remettre les idées en place ; avec Riley, Gabriela, Jean et tous ces autres problèmes annexes qui lui proposaient la botte (et qu’il refusait de considérer) persistait cette urgence capitale de se retrouver seul, du moins, accompagné d’un gars qui l’avait connu durant ses pires périodes pour voir s’il pouvait à nouveau s’ajuster, retrouver le Have Trask celui qui avait appris à réparer un moteur, entre deux cours, avec Mayne dans l’atelier qui lui servait de gagne-pain. Il s’était perdu en chemin et éprouvait l’envie de se ressaisir.
Le sanglier avait mis deux jours et demi, malgré la traque et la patience à pointer le bout de son groin  - et Garrett, nerveux patenté car ‘Loïs a encore appelé man’ avait tiré trop précipitamment. Les dix jours qui suivirent furent d’un calme plat – au niveau marin, même. Pour le plus grand déplaisir du texan ; il avait pris sur lui, bien entendu, avait ravalé les ‘t’es qu’un incompétent’ et les ‘t’as deux mains gauches’ – parce qu’il appréciait le bougre et surtout parce qu’il n’était pas du genre à frapper quelqu’un à terre.
Cette pensée là l’avait ramené à Jean Shelley et aux propos brutaux qu’il lui avait tenus : la pointe de culpabilité l’avait empêché de dormir (même s’il avait tout mis sur le compte des ronflements blitzkrigiens qu’il entendait à travers la cloison). Qu’il l’ait voulu ou non, elle avait occupé ses pensées. Et il avait encore les échos en tête de ce qu’elle lui avait dit, dans l’habitacle de son Aston après qu’il ait coupé le moteur, après qu’elle ait quitté cette voiture, qu’il l’ait vu s’éloigner d’un pas précipité sous la pluie battante après que deux semaines et demi -puis un mois- se soient écoulées, ces paroles ne l'avaient pas quitté. C'était l'explication qu'il se donnait alors qu'il se tenait adossé , debout, en face de là où la jeune actrice créchait, en tenue de sport, cancerette telle l'accessoire incontournable entre les doigts. Il lui avait envoyé un message texte lui signalant qu'il l'attendait dehors;  au bout de dix minutes d'attente, il en était à  se demander s'il n'avait pas eu la pire idée du siècle. Elle avait intérêt à le rejoindre ou il se faisait la promesse d'aller l'extirper de chez elle, par les cheveux s'il le fallait.
Il prit une bouffée  et recracha la fumée, le visage crispé - attentif au moindre mouvement de rideau; conscient qu'il ne passait pas inaperçu (un véritable creep) et qu'il y avait de grandes chances pour que quelqu'un décide de passer un appel aux flics.

_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”



Dernière édition par Have Trask le Ven 22 Mai - 18:55, édité 2 fois

Jean Shelley

messages : 1151
name : all souls (maryne)
face + © : cw @self
multinicks : ezra, madd, riley, gaby & jace
points : 303
age (birth) : 27 yo
♡ status : single, you could have read it on some shitty paper
work : actress on a break
activities : resting, having fun, riding horses with luna, annoying have, getting rid of her bodyguard...
home : living in her grandma's house, on ocean avenue, with nathan

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : closed | have, gibi, & rory (jay, chani)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Ven 22 Mai - 18:53
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@have trask

Ça faisait deux semaine que Jean n'avait pas eu Have, ou qu'elle n'en avait pas eu la moindre nouvelle. Elle n'en avait pas donné non plus. Discussion houleuse, mais qui l'avait surtout pas fatigué. Ce qu'il avait dit -qu'elle l'ait admis ou non, il y avait bien une part de vérité dans ce qu'il avait dit et c'était toujours délicat à encaisser- mais aussi ce qu'elle avait livré sans franchement le vouloir. Le coup de l'émotion, de la fatigue, de l'agacement... Un mélange de tout ça qui l'avait fait déballer ce qu'elle gardait à l'intérieur depuis un petit moment. Elle n'en parlait que peu. Pas même avec Luna. Encore moins avec Gibi -parce qu'avec elle, elle se contenait de la mettre en garder (et la préparer) au métier d'actrice, sans passer pour la meuf relou qui veut briser ses rêves en cinq minutes. Jean ne savait pas pourquoi c'était sorti avec lui -sans doute un peu parce qu'il l'avait poussé à bout, mais il n'était certainement pas le premier. Elle aurait juste pu sortir de la voiture sans se retourner et en rester là. Sans savoir pourquoi, elle était restée, avait laché tout ce qu'elle avait su le cœur avant de se trouver un peu bête de s'être montrée si  vulnérable face à Trask. Comme si elle lui avait donné une occasion de plus de l'achever. Mais il n'en avait rien fait. Peut-être qu'elle ne lui en avait pas laissé le temps non plus. Mais ça avait tourné dans sa tête, plusieurs fois, de manière un peu déformée et différente parfois. Elle avait regardé son téléphone, plusieurs fois, espérant un quelconque mot... Et pas vraiment. Putain de bordel. Puis elle avait fini par se convaincre qu'il n'avait de toute façon rien à lui dire. Pas d'amélioration. Ça résonnait plus que ça n'aurait dû et ça la rendait dingue, mais ça voulait surtout dire que si elle ne faisait pas de connerie, elle n'avait aucune raison de le contacter, -ou inversement.
Et pendant deux semaines, l'anglaise s'était plutôt bien tenue. Elle avait bien fait deux ou trois sorties dans des bars, mais rien d'extravagant. Pas de quoi finir au poste (ou même d'avoir sa photo dans un magasine, sauf s'ils avaient vraiment rien à dire sur qui que ce soit. Peut-être juste une photo pour signifier qu'elle était toujours vivante). Quelques verres, et un retour en taxi pour éviter que Luna n'ait trop de cheveux blancs avant l'heure. Mais comme les angoisses ne s'étaient pas plus calmées, elle était souvent restée chez elle pour ses soirées. Une soirée tranquille, avec patisseries et autres conneries avec Chani, quelques moments chopés ici et là avec Nathan, et ça s'arrêtait là. Elle avait reçu la visite de son père, sans doute poussé par Jay, pour qu'il prenne des nouvelles. Il n'avait appris l'épisode du poste qu'avec quelques semaines de retard et lorsqu'elle lui avait assuré -demi mensonge- qu'elle allait bien, il ne lui avait pas laissé le choix. Il avait voulu s'en assurer par lui-même. Mise à part lui avoir reproché une mine trop fatiguée pour quelqu'un qui ne travaillait -elle avait senti le reproche d'un excès de soirées ou de problèmes qu'elle refusait de traiter et régler comme elle avait promis de le faire ; la visite avait été agréable, et il avait été plutôt satisfait de la savoir en colocation. D'abord surpris, il avait fini par sourire. Elle savait ce qu'il pensait : une présence saine pour veiller sur elle, sans doute. Et ça, c'était à condition qu'elle voit Nathan plus de trente minutes par jour. Elle avait préféré garder le silence, l'emploi du temps de Nate n'avait pas à être partagé, surtout si c'était pour inquiéter un peu plus le paternel.
Puis elle avait enchainé quelques séances de yoga. Seul sport -avec l'équitation et la danse- qu'elle prenait un réel plaisir à faire. Et ça n'était pas du luxe. Sa souplesse en avait pris un coup, mais elle s'était promis de s'y remettre un peu plus sérieusement, au moins histoire de rester en forme, puisqu'elle n'avait plus son coach australien-new yorkais dieu sait quoi d'autre. Un coach/gourou/vegan/parfait superstar des stars. Alors dans cette vie un peu monotone, il n'y avait rien qui demandait -en théorie- l'aide de Trask. Si ce n'est que ça ne l'avait pas empêché de consulter son téléphone une fois tous les jours, voire tous les jours sans vouloir l'admettre, pour voir s'il ne donnait pas signe de vie. Elle ne l'avait pas dégagé comme elle l'avait dit. Elle était toujours sa... aucune idée. Cliente ? Quelque chose dans le genre. Jean avait eu le temps de réfléchir, et peu importe à quel point il avait été désagréable, elle devait reconnaître qu'il avait aussi réussi à la supporter jusque là. A la gérer. Elle et ses frasques, et ce qu'il restait de sa carrière. Une fois la colère passée, elle n'avait pu se résoudre à le virer.

Et elle avait reçu ce message. Comme à son habitude, concis. Elle ne l'avait pas vu tout de suite. Elle était d'abord sorti de la douche, s'était séchée les cheveux avant d'attraper son téléphone. C'est encore avec la serviette enroulée qu'elle s'était assise sur son lit pour découvrir le message. Et restée fixée dessus, pendant plusieurs secondes, à se demander si elle devait sortir ou même ce qu'il avait à lui dire ? Et s'il voulait démissionner ? Elle soupire, enfile le premier jean qu'elle a sous la main, son soutif, un t-shirt et elle descend l'escalier avant de s'arrêter. Un bref geste au niveau du rideau pour voir qu'il était toujours là. La rue traversée, elle arrive à sa hauteur. « Salut » un mot un peu timide, presque réservé. Elle regarde d'abord le sol avant de finalement oser poser son regard sur Have. La première fois depuis... la dernière fois. elle regrette de pas avoir pris son paquet de clopes « c'est un peu flippant de rester sur le trottoir d'en face » dans le genre creep qui surveille sa prochaine victime, il était pas mal. Ou le mec qui fait des repérages pour le prochain kidnapping d'enfant. Ça aurait été moins flippant qu'il aille sur son porche. Juste quelques mots pour engager la conversation. Sans doute du superflu pour Trask « qu'est-ce que tu fais là ? » demande-t-elle simplement, peu habituée à le voir débarquer comme ça.

_________________


--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was


Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Ven 22 Mai - 20:05
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley

- C’est parce que je me suis dit que tu avais préparé ton crochet du droit – lança-t-il, ne ratant pas d’envoyer sa répartie que son accent avait vrillé de la manière la plus sudiste qui soit ; ne manquait plus que la casquette en treillis vissée au sommet de son crâne et la chemise en flanelle – il aurait incarné celui qu’il aurait été si l’agence ne l’avait pas tiré de ses cours en jurisprudence qu’il suivait le soir. Probablement un futur routier ou un mécano qui gagnerait un salaire de misère à l’aide de ses dix foutus doigts. Il avait fait du chemin, il s’en rendait compte lorsqu’il se retrouvait face à une ‘célébrité’ – lorsqu’il appliquait les conseils de la coach en diction qui lui avait appris à ne pas ralentir ou doubler les voyelles, tout ce qu’il prononçait était oisif et avalé. ‘Stop chewin’ your words’ et il les avait aussitôt recraché, les unes après les autres, toutes ces lettres qu’il avait appris : elles étaient fragiles et confectionnées avec parcimonie des matériaux (d’où il venait, c’était clairement la dèche, les économies étaient faites même sur l’air respiré). On lui avait également inculqué la parcimonie des sentiments ; moins il s’épanchait mieux il se portait aussi bien mentalement que physiquement (shut up, kiddo, do i look like i give two shits ?) et c’était cette succession de leçons, de savoirs : se taire était la meilleure option, quant à la fuite, elle n’avait lieu qu’après que la posture défensive ait été envisagée (ses instincts émoussés par la résilience avaient fini par revenir à la charge, envoyant valser le retenue et les qu’en dira-t-on).  Mais, il était bel et bien là, comme elle le lui avait fait remarqué « flippant », incapable d’aligner le contenu de ses pensées pour leur donner une substantialité, ou n’allons pas chercher bien loin : ne serait-ce qu’un sens. Il avait eu une idée et, la minute d’après, littéralement, il se trouvait à l’extérieur de la maison dans laquelle vivait Jean, prêt à dire quelque chose. - Ça faisait longtemps que je n’avais pas été agacé – souffla-t-il, lorsqu’elle se matérialisa parfaitement sous ses azurées ; il aurait été nécessaire de préciser que ça ne lui avait pas spécialement manqué – d’être agacé, par nulle autre que Jean Shelley, ses sarcasmes, ses paroles de grand maître sage, ses blagues british (et son ‘tout ça’) – et peut-être que l’affirmation aurait été un mensonge pur et simple. Go figure.
Pourtant, entre Kohler Lake et ocean avenue, il avait décidé d’abattre ses appréhensions ; il se serait contenté de rester calfeutré dans sa pleutrerie (en matière de femme, la lâcheté primait sur le normal) seulement il s’était résolu à ‘accepter’ ses torts ou en tout cas à les regarder droit dans les yeux (pour les dessouder les uns après les autres, domino effect balayé d’un mouvement d’épaule). Seconde galuche, il la garda dans les mains, jouant avec alors qu’il se fabriquait une vérité ; n’était-ce pas ce qu’elle lui avait demandé (il aurait reconnu les signes ou alors aurait-il été aveuglé par ses propres espoirs de réconciliation - ?-).
Dans le Montana, il avait réussi à récolter quelques bribes de lui, grâce à Garrett, à ce sanglier qu’ils avaient raté, aux anecdotes de célibat – aux Jameson dégustés à la texane (d’une seule, presque, unique traite – hell yeah !). Il cala la longiligne derrière son oreille et poussa un long soupire ; par où commencer ? – Tu me rappelles une ancienne cliente – pour un commencement, il pouvait toujours mieux faire, c’était un fait irréfutable et il n’avait pas hésité à se fustiger mentalement de ne pas avoir su, à cet instant, utilisé son bagou pour établir les bases d’une conversation qu’il avait imaginé une centaine de fois dans sa caboche. Elle me l’a fait à l’envers – Alayna avait ouvert la voie à Ava et il n’avait fait que leur accorder le bénéfice du doute. Il n’était pas le fautif, dans ces histoires ; au contraire, il n’avait fait qu’être lui, il l’avait été à cent pour cent, jusqu’à la nudité de l’âme. Cent,pour,cent. – Et je sais que ce n’est pas juste de te comparer à elle parce que tu avais raison en disant que je ne te connaissais pas, que je ne savais rien de ta vie. En éprouvait-il pour autant l’envie ? Celle de la connaître, de connaître sa vie ? L’envers du décor grandeur nature qu’elle avait construit de toute pièce ? Le grand brun était certain que la réponse n’allait surement pas lui plaire. Car, moins il en savait sur elle, moins il s’attachait – l’attachement représentait son talon d’Achille, on lui avait pas demandé son avis les deux premières fois. Il avait essayé de rectifier le tir. Mais, il s’était fourvoyé en pensant qu’il pouvait faire son ‘expert en litige’ en se contentant d’être immobile dans le noir, d’agir suite à des directives : il fallait que l’équipe soit une équipe, que le lien devienne relation, que les « tout ça » fusionnent, collaborent qu’ils se révèlent l’un à l’autre. – Je dois aller ‘persuader’ un side piece d’arrêter de faire chanter l’un de mes clients – un joueur de football américain qui évoluait majoritairement dans le placard était la cible de son booty call favori sur le versant ‘blackmail’ et on avait demandé à Have Trask (parce qu’il utilisait ses poings) de gérer l’affaire. Une mission routinière - sans risque, à laquelle il conviait la jeune femme qui lui avait demandé, dans ce café, après une nuit en dégrisement, ce qui se cachait derrière les apparences. - Si ça te dit de jouer les sidekick.
Il s'était préparé à révéler une partie; et avait accepté l'idée qu'elle en fasse de même.

_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”


Jean Shelley

messages : 1151
name : all souls (maryne)
face + © : cw @self
multinicks : ezra, madd, riley, gaby & jace
points : 303
age (birth) : 27 yo
♡ status : single, you could have read it on some shitty paper
work : actress on a break
activities : resting, having fun, riding horses with luna, annoying have, getting rid of her bodyguard...
home : living in her grandma's house, on ocean avenue, with nathan

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : closed | have, gibi, & rory (jay, chani)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Sam 23 Mai - 12:34
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@have trask

Un léger haussement d'épaules à sa réflexion, avec l'ombre d'un sourire sur les lippes, plus encore à l'entente de cet accent qu'elle n'entend que trop peu souvent. « J'y ai pensé » avoue-t-elle. Mais pas bien longtemps, un dixième de seconde à peine. Peut-être que s'il s'était pointé un ou deux jours après leur dernière entrevue, il aurait été accueilli avec une droite bien pensée. Mais après ces deux semaines à avoir ressassé tout ça, à avoir tenté de mettre un sens sur ses mots et se remettre en question, elle avait abandonné l'idée. Elle avait trop attendu un quelconque message pour désormais lui exploser à la tronche. Elle était impulsive -avec quelques sauts d'humeurs- mais surement pas lunatique. Elle savait néanmoins que ce n'était pas ces deux semaines de silence radio qui allait régler, comme par magie, les quelques soucis qu'ils pouvaient avoir. Le manque de compréhension -et de connaissances de l'autre- ne se réglait pas comme ça. Ça aurait été trop facile, et finalement, peut-être sans saveur. « fallait rectifier ça. Ta vie était trop simple, trop douce » elle ne doute pas un instant qu'être agacé ne lui a pas manqué, mais elle aime croire que d'une façon ou d'une autre, son absence a pu être remarquée, créer comme un léger vide, un petit quelque chose. Ça éviterait d'être reléguée à la simple emmerdeuse de service.
Jean était tout de même étonnée de le trouver là. Sans doute l'avait-elle jugée trop vite. Elle ne l'aurait pas cru capable de mettre sa fierté de côté pour revenir ici. Revenir à elle. Est-ce que ça voulait dire qu'il reconnaissait de quelconques torts -même si elle se savait chiante et irritante lorsqu'elle s'y mettait. Ce n'était pas parce qu'elle pensait qu'il avait abusé, étant odieux sans avoir besoin de l'être, qu'elle se pensait toute blanche pour autant. Loin de là. Et rien que le voir là lui prouvait qu'il valait mieux que ce qu'elle avait d'abord cru. « Oh » y'a rien d'autre qui sort. Seulement un 'oh' de surprise. Elle sait pas franchement à quoi elle s'était attendue, mais pas à ça. Chacun se croyait unique, et d'une certaine façon, shelley l'était sans aucun doute. Mais il y avait toujours ce quelque chose, un sourire, une mimique, une attitude, un tic, qui rappelait quelqu'un d'autre. Pas si unique que ça. « tu veux me dire ce qu'il s'est passé ? » parce qu'elle a aucune idée de ce que ça peut être pour qu'elle 'lui a fait à l'envers'. Ou peut-être parce que Jean s'est toujours considérée comme quelqu'un de relativement droit. Si elle a un problème avec quelqu'un, elle le dit. Elle n'avait jamais apprécié les manœuvres dans le dos des gens, de dire une chose pour en faire une autre, en toute conscience. Les mains dans les poches arrière de son jean, l'anglaise le fixe, l'observe un peu différemment. Est-ce qu'il y aurait des failles derrière ce physique qui se veut impeccable ? Est-ce qu'il aurait morflé plus qu'il ne le laisse penser ? « je compte pas te la faire à l'envers » souffle-t-elle, sans le lacher du regard. « peu importe ce que ça veut dire. Si j'ai un problème, je te le dis, si tu me gonfle, c'est pareil » elle hausse les épaules, se disant que ça, il l'avait déjà remarqué. Elle n'avait pas pris de pincettes pour lui dire ce qu'elle pensait, et lui non plus. Ça rendait leur tout relativement explosif. Mais elle n'avait aucune raison à se payer sa tête. Et si vraiment ça ne le faisait plus, elle changerait d'expert en litige, mais étrangement, elle préférait éviter. Elle voulait le garder lui. Si comme elle lui avait dit, il ne la connaissait pas, il connaissait tout de même sa carrière et les déboires qu'elle avait eu avec journalistes et autres vautours en tout genre. Il savait aussi comment la remettre en place, et bizarrement, parfois comment la calmer. Elle pouvait tout de même comprendre qu'un caprice restait un caprice, peu importe la célébrité, peu importe la demande, et que les amalgames allaient vite, alors elle soupire doucement. « accorde-moi le bénéfice du doute » au moins pour qu'elle puisse lui prouver qu'elle n'était pas tout ce qu'il avait d'abord pensé d'elle. Elle était plus que ce qu'on voyait dans les magasines, plus que quelques coups de gueule -souvent bien mérités, parfois dus à une fatigue qui la faisait sortir de ses gonds plus rapidement que prévu.
Un sourire se dessine malgré elle sur ses lippes. Un vrai. Pas un sourire sarcastique ou forcé. Un sourire à la Jean Shelley, môme ayant vu le jour à Manchester, adepte des grands espaces et des après-midis à galoper avec les chevaux, pas l'actrice habituée des tapis rouges et autres mondanités. « ça semble intéressant. Et juteux » les lippes s'étirent un peu plus, surprise et amusée de cette proposition. Trask lui réservait plus de surprises qu'elle ne l'aurait cru. « avec plaisir » ça lui donnerait l'occasion de voir l'envers du décor. Au final, elle ne savait même pas combien de clients il avait, combien d'affaires il gérait, et surtout comment il le faisait. Puis, ça lui donnerait l'occasion d'apercevoir ce qu'il y avait derrière ce 'tout ça'. Apercevoir un peu de ce texan qu'il avait blindé à cause des connes qui lui avaient fait à l'envers. « faut juste que j'aille chercher une veste, et, mes affaires » ses papiers, ses clopes et son téléphone. Tant pis pour le manque de maquillage et la coiffure. Le naturel c'était bien aussi. « bouge pas, je reviens » elle allait pour traverser la rue mai s'arrête subitement en se retournant. « viens en fait » pas de raison qu'il reste là, maintenant qu'il savait qu'elle n'allait pas lui mettre un crochet du droit. Sans plus réfléchir, elle l'attrape par la main et traverse la rue en courant jusqu'à son porche où elle le lache « tu peux entrer hein » dit-elle alors qu'elle montait déjà les escaliers en courant pour aller récupérer son sac -et une veste.

_________________


--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was


Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Dim 24 Mai - 8:10
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley

Alayna Robles avait été sa toute première cliente ; et son dernier échec, en la matière, il avait fait ses classes à bonne école. Lewis Sharp avait affuté son sens du discernement – et lui avait appris à ne jamais lâcher prise, jamais donner du lest à ces vedettes merdiques qui se croyaient – neuf fois sur dix – supérieures au staff qui bossait dans l’ombre. Sachez que Have Cwej Trask n’avait jamais rien voulu d’autre que d’évoluer dans l’ombre ; il se contentait aisément de ce que l’obscurité lui offrait : un très bon salaire, une excellente couverture sociale, il était propriétaire d’un appartement à New York, d’une Aston Martin, d’une Jeep et caressait même l’idée de s’offrir un bien à Windmont Bay. Il savait qu’à l’instant où il déciderait de mettre un petit salé dans la lumière ; il devrait dire ‘adios’ aux avantages qu’il avait réussi à exploiter au maximum depuis le jour béni où Harry Goodman avait fait sonner son téléphone. Il lui avait balancé d’une bouche pleine un « Ça va te changer de ton Texas natal et de ces jobs pourris que t’as enchaîné depuis ton retour de la boîte à sardines ! » ; pour une fois dans sa vie de menteur invétéré, il ne l’avait pas fait : il n’était pas très fiable et Have avait longtemps réfléchi avant d’accepter de se lancer dans cette nébuleuse aventure.
Des occasions de le regretter ne s’étaient pas souvent présentées ; Alayna Robles en revanche avait ouvert le bal, pipé les dés, rendu dès le départ la partie compliquée. C’était la toute première leçon qu’il s’était fait dans le métier, de loin la plus mémorable : après elle, en toute franchise, il n’avait plus essayé de s’investir émotionnellement. Il avait fait ce qu’il y avait à faire – en quelques dérouillées – et y avait trouvé un coin non négligeable de confort. Il s’amusait à l’appeler ‘the easy path’ (suivi de ‘to wealth’). Un échange de parole assez expéditif, quelques témoignages de ‘compréhension’ et le tour était globalement joué ; pas besoin de raconter son passé, de se croire acteur d’une relation professionnelle quelconque, juste l’ultra strict minimum syndical pour que son paycheck ait suffisamment le goût du dur labeur. Alayna – la chanteuse country au bas des charts – faisait partie du old time. Mais Jean Shelley, elle, elle faisait partie du présent ; de son présent. S’il ne devait pas laisser les erreurs se répéter, il devait accorder à la jeune femme le ‘bénéfice du doute’ (comme elle le lui avait demandé, comme il aurait dû le faire, depuis un certain temps déjà). Il lui devait bien ça et s’il fallait que pour ce faire il s’asseye sur quelques préjugés, sur quelques pans de caractère particulièrement captieux – comme sa fierté, sa terrible putain de fierté texane – il allait se plier à l’exercice. Il éprouvait suffisamment de mal à se tenir face à elle dans ce schème où : lui, Have Trask okay ?, se soit rendu jusqu’à Jean Shelley pour lui proposer ‘d’enterrer la hache’. – Ça va être ‘juteux’ – affirma-t-il, les babines retroussées face à l’évocation des giclées de sang potentielles ; il avait parfois l’occasion d’évacuer une partie de sa frustration non pas sur un sand bag mais sur le visage des pourritures qui essayaient de tirer profit des autres. Il ne s’attaquait jamais sans que des preuves soient fournies – et faisait en sorte que le résultat de ses jeux de poings soit entièrement réversible. Il récoltait également quelques ecchymoses mais il avait survécu à bien pire alors, évidemment, il relativisait les dangers de son métier, toujours. Mimant le sourire de la jeune femme – même s’il manquait de pratique – il ne réagit pas lorsqu’elle s’empara de sa main et le traîna à sa suite de l’autre côté de la rue, puis sous son perron jusqu’au hall d’entrée  - avant de relâcher l’étreinte et de l’abandonner à la contemplation d’un intérieur où il n’avait jamais jusque là mis les pieds. Question décoration, Trask n’était pas spécialement le plus avisé, il n’avait  jamais de réelle opinion sur le sujet : un canapé et une télévision suffisaient à faire son bonheur.
A Portland, le temps était clair et alors qu'il immobilisait sa voiture face à un club de boxe; il se retint de faire la réflexion que cette fois-ci, la météo n'avait pas l'air mélancolique (et que c'était peut-être un signe de bonne humeur, du moins, la bonne humeur de celle qui le flanquait, Robin du Batman sur le point de corriger un 'criminel'. Ils étaient loin de Gotham mais il devait bien avouer que le coin manquait de raffinement). Les portières claquèrent, ses yeux se posèrent sur une frasque en graffitis - bien sûr, il fallait que le maître-chanteur soit un voyou et qu'il fasse de la boxe. Pour une fois, il allait peut-être avoir un adversaire à sa taille - et c'était peu dire qu'il trépignait d'impatience; le fin sourire qui n'avait pas quitté ses lèvres durant tout le trajet jouait les prolongations sur son faciès, atteignant même ses billes qui brillaient comme un matin de noël. - Tu m'laisse faire - diction assassinée,l'impératif notable dans le ton employé équivalait à un 'let me do the talking ' (et 'the beating, will ya'). Il n'allait pas craindre de tâcher sa chemise ou son pantalon de costume, cette fois-ci, il avait tout prévu; son corsaire de training dépassait de son large short de la fameuse marque à trois bandes, ses mouvements n'allaient pas être restreints. - C'est une partie d'job qu'est loin d'être agréable; 'hope you have a strong stomach' - auquel cas, il s'en tapait. Elle l'avait suivi, elle avait fait son choix. Il lui tint la porte d'entrée et pénétra; scannant la salle, à la recherche du mec dont le visage ornait la photographie qu'on lui avait envoyé par sms. Il le repéra  jouant les sparring-partners à l'autre bout du carré. - On va attendre un peu qu'il s'dirige vers l'vestiaires.

_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”


Jean Shelley

messages : 1151
name : all souls (maryne)
face + © : cw @self
multinicks : ezra, madd, riley, gaby & jace
points : 303
age (birth) : 27 yo
♡ status : single, you could have read it on some shitty paper
work : actress on a break
activities : resting, having fun, riding horses with luna, annoying have, getting rid of her bodyguard...
home : living in her grandma's house, on ocean avenue, with nathan

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : closed | have, gibi, & rory (jay, chani)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Lun 25 Mai - 13:03
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@have trask

Jean aurait souhaité savoir ce qu'il s'était passé avec cette ancienne cliente dont elle ne savait rien. Son imagination était plus que limitée lorsqu'il s'agissait d'imaginer ce qu'elle aurait pu faire pour mettre Have en rogne -encore plus qu'elle- et surtout, lui faire à l'envers, comme il le lui avait précisé. Elle ne comprenait pas cette façon de procédé, pensant sans doute à tort que les choses étaient simples -à ses yeux. Lorsque quelque chose commençait à coincer, pas besoin de devenir vicieux ou de faire les choses dans le dos des gens, à ce qu'elle en savait, la franchise n'avait jamais tué personne, et c'était toujours plus appréciable -bien que parfois blessante-  que découvrir le pot aux roses d'une manière plus que douteuse. L'anglaise avait une aversion certaine pour toutes ces personnes pas franchement droites, celles qui prenaient un malin plaisir à dispenser quelques sourires hypocrites pour mieux tailler en pièce par derrière.
Mais surtout, Jean avait toujours éprouvé une certaine curiosité (quoiqu'en restant dans une certaine réserve pour ne pas empiéter sur la vie privée des autres ; son poing partait rapidement quand ça empiétait sur la sienne), pour comprendre ce qu'il s'était passé dans la vie des autres pour faire ce qu'ils étaient aujourd'hui. Have n'échappait pas à ça. L'anglaise ne cessait de se questionnait : qu'était-il arrivé pour qu'il soit celui qu'il était aujourd'hui ? Quel enchainement -heureux et moins heureux- avait-il subi et provoqué pour être la version d'un Trask qu'il lui offrait quasiment chaque jour ? Jean résultait à n'en pas douter, d'une mère imbue de sa personne au comportement douteux, à laquelle elle n'avait jamais voulu ressembler, combiné à diverses expériences (dès son plus jeune âge) dans une industrie des plus délicates à appréhender où fallait apprendre à encaisser avec le sourire -et parfois rendre des coups avec ce même sourire qu'elle exécrait tant, et où elle n'avait que peu de talent, il fallait bien le reconnaître. Puis il y avait eu les expériences désastreuses avec les photographes, les succès, les quelques flops, l'anxiété, l'ex copain... Des hauts et des bas qui faisaient ce qu'elle était aujourd'hui ; bien qu'elle se serait volontiers passée de certaines choses et d'un repos forcé pour cause d'implosion totale. Mais elle ne force rien, accepte son silence sans rien dire de plus. Ça viendra peut-être plus tard... Et au pire, elle se dit qu'elle aura d'autres occasions de comprendre.
Sa mine change doucement lorsqu'il confirme que ça sera bel et bien juteux. Une curiosité différente qui s'installe face à cet intérêt -excitation?- qu'il semble à peine contenir sur ce qui les attendait. Ça lui donnerait quelques indications sur sa façon de régler les problèmes. Est-ce que ça signifiait qu'il gérait les siens de la même façon ? Rien n'était moins sûr. Ça dépendait sans doute du problème et du con que ça concernait lorsqu'il y avait un tiers d'inclus, pense-t-elle. Et vu le peu de conversation de Have -et son talent ô inné avec les mots- elle doutait que sa recette miracle n'implique la diplomatie et la parlotte. « c'est moi ou... t'y prends plaisir ? » demande-t-elle amusée, curieuse de découvrir une autre facette du texan. Il controlait beaucoup de choses -peut-être trop au goût de l'anglaise- et surtout ce qu'il laissait paraître aux yeux du monde entier.
Après un sprint jusqu'à chez elle pour récupérer le strict nécessaire, Have les avait conduit jusqu'à Portland dans un quartier qu'elle ne connaissait pas le moins du monde. L'oeil curieux, elle regarde les alentours. Etrangement, ça lui rappelle quelques endroits de Manchester -ceux où sa mère lui interdisait d'aller mais qu'elle finissait toujours par rejoindre en douce avec Jay, juste pour frissonner un peu. Sortis de la voiture, les lieux étudiés, ils s'arrêtent avant de rentrer. « Have, t'as l'air étonnamment heureux, c'est presque flippant » qu'elle lache, sans cacher son amusement. Il avait les yeux brillants, le sourire plus excité qu'elle ne l'avait jamais vu jusque là. Même l'emmerder ne lui provoquait jamais autant de plaisir. « bien bien. Je m'immisce pas, et j'me fais discrète. Compris » elle a le sourire d'une môme à qui on vient de donner des consignes et qui promet de bien se tenir. Ses lippes étirées pourraient laisser sous-entendre qu'elle fera des siennes, mais il n'en est rien. L'anglaise se tient à carreau, et surtout, elle veut lui prouver qu'elle sait rester à sa place -et qu'il peut lui faire confiance, ou au moins commencer. « Pourtant ça semble te réjouir plus que le reste » lance-t-elle l'air de rien en passant devant lui pour pénétrer dans la salle. Légèrement en retrait par rapport à lui, elle scrute la salle, les quelques affiches, les mecs qui sont là, concentrés sur leur adversaire -ou leur sandbag- que sur ces deux étrangers qui viennent d'entrer.
Ils sont là, à attendre, Jean a même posé son cul sur un banc, quand Have s'avance finalement quand le mec en question -du moins elle imagine qu'il s'agit de lui, et vu sa tronche, elle serait pas surprise- entre dans le vestiaire. Immédiatement, elle se redresse et le brun se retourne, lui intimant de rester là. « Mais... » qu'elle sort en guise de protestation. Pas de 'mais' qui tienne apparemment. Elle se renfrogne quelques secondes et soupire, résignée. Ça ne l'empêche pas de le suivre du regard, jusqu'à voir sa tête disparaître derrière la porte. Sans savoir vraiment pourquoi, elle se sent anxieuse. Pas autant que d'habitude, mais assez pour qu'elle ne puisse l'ignorer. Et en quelques secondes, y'a des bruits qui parviennent si on tend bien l'oreille. Ils se fondent avec les autres, ces bruits d'exercice et de souffrance typique des sports de combat. Elle a l'impression que les minutes s'allongent, peut-être même se figent alors que son angoisse monte. Un autre bruit, et quelques têtes se tournent. Ça ne lui annonce rien qui vaillent, mais il ne bougent pas d'un pouce. Y'a quelques flashs qui lui reviennent, à cause de ces putains de bruit. Ça lui rappelle les siens, ceux qui lui échappaient quand Nate la frappait. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun son. Elle déglutit, secoue la tête comme pour chasser les images.
Pendant un instant, jean se demande si elle doit aller voir. Et si c'était l'autre mec qui prenait le dessus ? Et si ces bruits, c'était ceux de Trask. impossible, qu'elle se dit. Elle tente de se convaincre et soupire de soulagement de en le voyant sortir de là, les regards tournés vers lui. Le soulagement est de courte durée lorsqu'elle voit l'état de sa tronche, elle retient une remarque alors que d'un signe de tête, il lui désigne la sortie. Ce n'est pas ouvert à discussion, et pour une fois, la môme ne se fait pas prier pour obéir bien sagement. Le précède mais lui tient la porte. Elle ne va pourtant pas jusqu'à la voiture, et elle s'arrête. Sans qu'elle ne réalise, elle le pousse, un peu plus vivement qu'elle ne l'aurait pensé. « T'as vu ta tête ?! » plus inquiète qu'elle ne l'aurait voulu sans doute. Elle soupire « j'espère que t'as mal » pas vraiment, sa manière à elle de faire passer son inquiétude.

_________________


--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was


Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Dim 31 Mai - 16:21
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley

Parfois, lorsqu’il encaissait des coups, il avait l’impression qu’une partie bâtarde de lui appréciait, était nostalgique des nuits de crainte qu’il avait vécu à Austin. Le goût de rouille se rependait sur ses papilles, adjurait ces instants éphémères, leur accordait quelques secondes depuis les limbes, à nouveau sur la terre ferme, des secondes chances. La brunette aux tâches de rousseur avait complètement raison, il n’était heureux que lorsqu’il souffrait – lorsque cette partie de lui gueularde s’exprimait sans enrobage, dictait le moindre événement du pourpre qui s’assombrissait au contact des molécules d’oxygène. Il se réjouissait parce qu’il n’avait pas à se cacher derrière un costume italien – cette image qu’il renvoyait n’était pas la sienne, il avait grandi parmi la vermine et malgré tous les efforts qu’il faisait, il en demeurait une, to the very core. – Ça n’sera pas long – remarqua-t-il, suivant les traces de l’homme qui avait pénétré dans les vestiaires.
La première chose qu’il fit fut de verrouiller la porte, le son attira l’attention du trentenaire qui se retourna vers lui. What the fuck, man ?! Le coup de poing qui s’abattit sur la mâchoire du maître chanteur le fit vaciller, tête vers l’arrière mais il reprit vite ses esprits et s’élança dans la direction de Have qui garde bien levée esquiva une première rafale de coups ; la droite qu’il reçut sur la pommette gauche passa à travers le mouvement pivot exécuté pour plaquer l’individu aux casiers. – Attends, attends, attends , mec – muscles tendus, Trask se demanda s’il fallait qu’il aille jusqu’à le coucher ou devait-il simplement s’en tenir à ce qu’il avait prévu : lui faire mal, ‘parler’ avec lui, lui faire comprendre que son comportement manquait clairement de classe (pas qu’il ait été l’incarnation même de la classe non plus).  – Tu sais pourquoi j’suis là, n’est-ce pas ? Il resserra son étreinte autour du cou de l’homme qui désespérément tentait de se débarrasser de  cette main qui l’empêchait littéralement de respirer. La montre à son poignet indiquait quinze heures dix.
Lorsqu’il ressortit après seulement quelques minutes passées enfermé en compagnie du dénommé Alexander, il pria Shelley de se magner l’fion ‘rapidos’ ; il n’avait pas spécialement envie d’avoir à faire des tours en compagnie de tous les gonzes qui traînaient dans le coin. En infériorité numérique certaine, il ne s’en serait probablement pas sorti avec seulement un cocard en devenir sur la tronche mais avec une place dans l’un des boxs des urgences de l’hôpital le plus proche. – T’as pas vu celle de l’autre – cracha-t-il, tâtant du bout des doigts la peau enflée – faisant signe du coude vers le véhicule garé de l’autre côté de la rue. Les pas étaient accélérés, faire face aux conséquences de ses actes ne lui faisait pas peur, en revanche, entraîner l’actrice dans la déferlante, il s’en serait passé volontiers, elle aurait pu l’accuser de vouloir se débarrasser d’elle (en attentant sciemment à sa vie). – J’ai très mal, merci de ta considération – dit-il, assumant pleinement son ressenti ; Mayne lui avait appris à le faire, lorsqu’il revenait avec une lèvre fendue ou une arcade sourcilière malmenée, il douillait toujours – il avait pris conscience que c’était une bonne douleur, elle était intermittente et disparaissait lorsqu’il avalait des cachetons. Les autres douleurs, celles de l’âme, elles, se montraient résistantes aux subterfuges qu’il tentait d’utiliser et lui menaient la vie dure, il en perdait le sommeil et l’appétit. Mais j’vais y survivre, c’pas la première fois, c’pas non plus la dernière. – reconnut-il, appuyant sur sa pommette, grimaçant. Tu verrais la tienne d'tronche – lança-t-il, elle avait l’air d’avoir été témoin d’un meurtre, pâle et fébrile, il lui aurait probablement proposé d’aller se boire un verre mais, il n’en avait pas encore complètement fini avec les menaces et ils n’étaient pas proches au point de se permettre ce genre d’échange. – Il me reste une seconde visite à faire – il jeta un regard, appuyé sur le toit de son Aston, portière conducteur ouverte, prêt à pénétrer dans son véhicule ; paupières plissées, il resta quelques secondes muet avant de prendre la parole. Si t’es toujours d’attaque, apparemment, c’était pas l’bon gars – fit-il, haussant les épaules, ne ressentant pas les scrupules que quiconque aurait fauté aurait ressenti ; c’étaient les risques du métier – surtout lorsque les indics utilisés se révélaient être des crackheads encore sous influence. Il se fit note à lui-même. Il s'assit et ouvrit la boîte à gants; il attrapa une flasque en argent que Dierks lui avait un jour offert. - Prends une gorgée - intima-t-il, sourire aux lèvres.
Cet épisode l'avait vraiment mis d'excellente humeur, il en était presque à oublier que la compagnie de la jeune femme l'insupportait en règle générale. Il démarra , en direction du quartier des affaires de Portland, excité de pouvoir rendre une petite visite à quelqu'un duquel il avait déjà croisé la route à plusieurs reprises et qui n'avait, hélas, appris aucune leçon. - Shits going to hit the fan, informa-t-il, actionnant le système stéréo du véhicule, laissant les premières paroles d'une chanson des Cradle Of Filth résonner dans tout l'habitacle.  Il lui fit le topo durant le trajet, lui raconta le plan qui était assez simple: elle allait demander à être vue par l'homme d'affaire qui allait être heureux de recevoir la visite d'une starlette, il allait l'inviter et Have allait quant à lui s'inviter jusque derrière les lourdes portes en acajou, pour lui exprimer son mécontentement et ..remettre sur le tapis le détournement de mineur étouffé par les soins de leur agence, dix ans auparavant. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le lobby du bâtiment, il se rapprocha de Jean. - Tu te souviens de ce qu'on a dit ? - c'était sous estimer la capacité de la comédienne à apprendre son texte.


_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”


Jean Shelley

messages : 1151
name : all souls (maryne)
face + © : cw @self
multinicks : ezra, madd, riley, gaby & jace
points : 303
age (birth) : 27 yo
♡ status : single, you could have read it on some shitty paper
work : actress on a break
activities : resting, having fun, riding horses with luna, annoying have, getting rid of her bodyguard...
home : living in her grandma's house, on ocean avenue, with nathan

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : closed | have, gibi, & rory (jay, chani)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Lun 1 Juin - 12:43
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@have trask

Jean n'avait rien de prévu pour sa journée. Pas de massage dans un spa quelconque, pas de coups de fil avec son manager. Rien. Sans doute une journée qui aurait fini devant netflix ou avec une balade dans l'un des parcs de la ville. Elle était loin d'imaginer que sa journée impliquerait Trask et un passage à tabac d'un mec qu'elle ne connaissait pas le moins du monde. Et si l'espèce de gymnase dans lequel ils se trouvaient lui rappelaient quelques quartiers qu'elle aurait dû éviter à Manchester, l'actrice se demande un instant qu'elle aurait été sa vie si sa mère n'avait pas eu cette brillante idée de casting. Elle n'aurait sans doute jamais quitté l'Angleterre -ou même sa ville natale. Elle aurait sans doute eu une vie plutôt banale, un bon paquet de conneries à son actif aussi, sans aucun doute entrainée par son frangin.
Mais la star de cinéma était bien loin de Manchester, dans un quartier douteux de Portland, à attendre son... dieu sait quoi, sorte du vestiaire où il tabassait sans aucun doute le dernier des abrutis. Les quelques bruits qu'elle réussissait à choper en provenance du vestiaire ne laissait aucun doute sur ce qu'il s'y passait. Jean attendait nerveusement, son esprit s'emballait, se demandant si la situation ne s'était pas inversé et que c'était peut-être Have en mauvaise posture.
Elle ne le dira pas, mais ça la soulage quand elle le voit sortir -pas seulement parce qu'il l'a conduit jusque là. Elle a l'impression d'un peu mieux respirer malgré sa gueule amochée. « Je m'en fous de l'autre » réplique-t-elle du tac au tac avant de lever les yeux au ciel. Ils ne s'attardent pas, la sortie est passée, en espérant fortement que les autres boxeurs ne viendront pas à leur suite. Elle n'avait pas envie de voir tout ça s'envenimer même si elle pouvait déjà sentir l'adrénaline dans ses veines. Un coup d'oeil au visage du brun et elle tente d'évaluer les dégâts, seulement elle n'avait rien d'un médecin ou d'une infirmière. « ça n'a pas l'air de te perturber en tout cas » elle était presque étonnée qu'il avoue sa douleur, si bien qu'une seconde, elle pense qu'il se paie sa tête et que ce n'est que de l'ironie. Mais ça finirait par s'estomper, autant les traces que la douleur. « Ma tronche est très bien ! » s'offusque-t-elle -ou elle fait au moins semblant que c'est le cas - « tu m'as fait peur, d'accord ?! » avoue-t-elle en s'emportant un peu. Ce n'était pas sa violence qui l'avait inquiété -et pourtant, ça aurait pu- mais ce qui aurait pu lui arriver, les coups qu'il aurait pu se prendre, potentiellement ne pas se relever. Une seconde visite ? Ce n'était pas que l'affaire d'un mec ? Un passage à tabac ? Elle fronce les sourcils, monte à son tour dans la voiture sans savoir où ça allait les mener. Pas l'bon gars « Quoi ? T'es en train de me dire que t'as frappé un mec pour rien ? » si ses yeux étaient totalement écarquillés, Jean finit par éclater de rire avant de se prendre la tête dans les mains. Cette journée était du grand n'importe quoi... mais foutrement divertissante. « evidemment que j'suis d'attaque ! » elle rit encore en attachant sa ceinture de sécurité. Si on lui avait dit qu'elle s'amuserait autant -quoique la définition était toute relative- avec Trask, elle n'y aurait pas cru. Il n'y a pas grand chose qu'elle aurait cru dans cette journée étrange. Sans se faire prier, elle prend la flasque entre ses doigts, en se satisfaisant d'une gorgée, pas plus. Pas qu'elle souhaitait lui obéir au doigt et à l'oeil, mais elle n'était pas là pour se mettre la tête à l'envers -douce ironie quand c'était habituellement lui qui venait la sortir de sa merde.
Le minois tourné vers Trask, la britannique ne le quittait pas du regard, comme si elle cherchait d'autres blessures, mais rien. La seule chose qu'elle notait, c'était ta bonne humeur. Bien meilleure que tout ce qu'elle avait pu voir jusque là. S'en était presque suspect. Le plan est exposé, expliqué, et son rôle avec -nettement plus élaboré que celui de plante verte inquiète d'il y a quelques minutes. Arrivés dans le quartier des affaires, la portière claquée, Jean affichait son assurance habituelle. Celle qu'on attendait d'une 'fille comme elle' -à tort. En temps normal, ses talons auraient claqués sur le sol du lobby, aujourd'hui, c'était avec ses Converses qu'elle devait afficher son aplomb. La brune se tourne vers Have, amusée malgré sa question. « tu m'insultes, en plus ? » elle se rapproche un peu plus -peut-être bien plus qu'ils ne l'avaient jamais été- les lippes s'approchant du creux de son oreille « j'suis pas aussi nulle que ce que tu penses » elle se recule doucement, lui offre un sourire entendu, sans qu'elle ne cache soit capable de cacher la malice qui pétillait au fond de ses prunelles. D'un pas assuré, elle se présente à la réception, accueillie par le sourire factice d'une blonde qui l'était tout autant, mais en voyant qui lui faisait face, un semblant d'authenticité semblait se faufiler jusqu'à la surface. Les cils qui papillonnent alors qu'elle bafouille -et Jean était prête à parier que ce n'était pas dans ses habitudes, mais ça ne devait pas non plus être habituelle d'avoir Jean Shelley face à soi. « Bonjour, vous pourriez prévenir Monsieur Harrison que Jean Shelley souhaiterait le voir » le sourire de l'actrice était radieux, feignant l'impatience et l'excitation, comme s'il avait quelque chose à cacher -mais pas ce que la réceptionniste pouvait s'imaginer. C'était fou ce qu'une tête d'affiche et un joli sourire pouvaient faire dans ce genre de milieu. Pas besoin de s'inquiéter d'un quelconque rendez-vous qui seraient en cours. Surtout pour un mec comme lui qui auraient potentiellement rendez-vous avez une starlette, comme elle ; ou de la vision qu'il en aurait. Elle jette un coup d'oeil à l'homme derrière et Shelley le balaye d'un geste de main « faites pas attention, mon garde du corps » grimace-t-elle comme s'il lui posait un problème ; pas si loin de la vérité, puisqu'elle avait réellement un garde du corps, à qui elle avait fortement conseillé de prendre des vacances. Heureusement pour elle, la carrure de Trask faisait largement allusion -et son air peu aimable tout autant. Après un bref coup de fil, les lippes de la réceptionniste s'étirent « Monsieur Harrison est prêt à vous recevoir. Dix-huitième étage. » « Je vous remercie... Callista » sourire forcé alors que la brune se dirige vers l'ascenseur, sachant pertinemment Have sur ses traces. Dans le petit habitacle, elle se tourne vers lui. « allez, souris, je t'ai épaté hein » le taquine-t-elle -sans réellement y croire- avec un léger coup de coude dans les côtes. C'est tout sourire, qu'elle sort de l'ascenseur, Trask encore dans la cabine. Elle avance doucement, alors que les portes en acajou s'ouvraient déjà devant elle, un Harrison flatté et un peu  trop arrogant à son goût, qui l'attendait sur le seuil. Une poignée de main joyeuse, quand l'autre main de l'homme d'affaire se fait trop présente dans le creux de ses reins. Back off qu'elle pense, tout en gardant son sourire. « Monsieur Harrison... » qu'elle commence, les lippes étirées, sachant Have pas bien loin, presque sur ses talons alors que sa performance allait bientôt prendre fin.

_________________


--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was


Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Sam 6 Juin - 9:56
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley

- J’émets des réserves – chuchota-t-il, avant de se trouver une place confortable en arrière plan ; au premier, là où se situait Jean Shelley équivalent anglais de la american sweetheart actuelle (version morena, nettement moins dégrossie, celle qui affichait tous les travers d’un caractère ayant poussé ses premiers cris dans un quartier éclaté de Manchester, s’amusait à exagérer l’accent qui enduisait toutes les lettres qu’elle crachait d’un ton plein d’impudence), parée de son électrique charme, d’un de ses toothful smiles qu’elle avait parfait au cours de son passage éclair dans une Académie d’Art à une époque où ça valait encore quelque chose, il lui aurait été complètement impossible de passer inaperçu. En quelques secondes, Have avait à nouveau intégré sa place, pile dans l’ombre de cette actrice, pile là où il trouvait tous les facteurs nécessaires à son développement et s’amusait à se construire un trône recouvert de velours d’un champ chromatique fait d’un dégradé de rouges sombres. Il ne lui manquait plus que le poids d’une couronne en or massif, un sceptre et une chappe sur les épaules ; attendant qu’un représentant religieux lui assigne les pleins pouvoirs. Les pleins pouvoirs sur un royaume enténébré de gossips, de frappes, de fautes tactiques ; de vocalises, de crocs, de Jean Shelley’s venues en masse balancer des doléances. Affichant son éternel air placide, il joignit les mains derrière son dos ; apparemment, il était le garde-du-corps (tiret et tintouin) de Mugshot Queen qui commençait déjà sa parade enjôleuse, avec la pratique de celle qui avait appris auprès des meilleurs de ce domaine, agaçant la fourmilière du bout de son bâton de fortune : mimiques à point, converses frappant le marbre d’un maintien de Prima donna, rotation à 360 ° degrés qu’il se prit directement dans les azurées. Il faillit ressentir une pointe d’admiration mais il était beaucoup trop concentré sur la réussite de la démarche pour se laisser aller à ce genre de pensées étourdies, il conserva le silence durant toute la ‘scène’, hors champ, en compagnie du reste du crew, attendant patiemment que le script prenne fin – afin qu’à nouveau, il quitte l’ombre et se retrouve sous les spotlights.
L’échange ne dura que quelques minutes – ne demanda aucun effort à Jean ; dans son sillage, il la suivit jusqu’à l’ascenseur et ne reprit la parole qu’une fois dedans, se permettant de sourire face à l’excitation, au sentiment de travail bien accompli affiché par la jeune femme. Il haussa une épaule, lippe inférieure déformée par une grimace bigarrée. – T’as fait ton boulot – insinuation criarde : encore heureux que tu ne sois pas totalement dépourvue de talent d’actrice. Bien qu’il ait toujours porté un regard dépréciatif vis-à-vis des activités de la belle, pour lui, n’importe qui pouvait jouer la comédie. Le quotidien n’était après tout que le théâtre macroscopique des entourloupes  d’autrui. Des ‘actrices’ douées, il en avait croisé pas mal – et la dernière en date lui avait bien fait comprendre qu’il était un peu naïf. – Tu veux être récompensée ? – il plissa les paupières.
Au dix-huitième étage, c’est le cœur serré qu’il sortit de la boîte en métal, conscient qu’il se trouvait plusieurs centaines de mètres au dessus du vide ; il n’aimait pas l’éventualité d’une chute – la coupure du câblage, le cœur soulevé, la sensation d’étouffement, il prit une longue inspiration, s’arrêta quelques instants, pieds ancrés à la moquette luxueuse qui revêtait arrogamment le sol.
La manière dont Jean fut accueillie par l’homme d’affaire – Harrison – n’échappa pas à Trask dont les lèvres furent réduites en une fine ligne – qu’une étude minutieuse des rictus aurait interprété comme le signe indubitable d’une irritation : la main sur les reins, la poignée de mains trop appuyée. Have parcourut la distance en un rien de temps. – Monsieur Harrison, s’appliquant à découper le champ d’vision dudit Harrison, Have lui offrit un large sourire. Vous vous souvenez de moi ? Désormais, il ne pouvait plus se planquer derrière Callista, les agents de sécurité, les dix huit maudits étages, la porte en acajou. A portée de poings, voilà où est-ce qu’il se trouvait, tiré à quatre épingles face au mètre quatre cinq d’un Have casuellement vêtu. Les yeux du businessman s’ouvrirent en grand, il tourna la tête en direction de celle qui lui avait tendu un piège avec incrédulité ; you dared ? Rapide, Cwej tandis la main et attrapa fermement le bras du quadragénaire qu’il poussa à l’intérieur du bureau – d’une lorgnade  ordonna à Jean de rester en dehors de cette histoire (c’était foutu d’avance, elle avait joué un rôle important dans sa percée à l’intérieur de ce building, aux yeux du véritable maître chanteur, elle était aussi coupable que Have). Il ne ferma pas la porte, d’une impulsion repoussa l’homme qui s’écroula sur le canapé en cuir qui décorait l’intérieur typiquement masculin de ce bureau où Have repéra instinctivement le bourbon présenté sur un meuble very gentlemen club, ça puait la suffisance  à plein nez. – Le grand Have Trask, en chair et en os, dans mon bureau – débuta Harrison, du ton railleur dont il devait parfois gratifier ses associés. Que me vaut cet honneur ? Have émit un son à mi chemin entre le grognement et le gloussement ; il devait bien reconnaître que ce trou de balle avait un certain humour. – Alors, on va jouer à ce jeu ? – remarqua-t-il, fondant sur l’homme qui se protégea des deux mains qu’il ramena vers l’avant. – Okay, okay. J’ai déconné mais – il réajusta sa cravate – c’était trop tentant. Qu'est-ce qui l'était ? Ruiner la vie des autres ? Pour quoi, finalement ? Pas pour l'argent, ce gars là en avait suffisamment pour qu'il arrête de travailler et vive oisivement jusqu'à la fin d'ses jours, non. Autre chose ? Une sorte de perversion que l'ancien navy n'avait rencontré que chez les gens riches. Les gens comme lui n'y prenaient aucun plaisir. Celui-là, en revanche, savourait chaque instant. Je ne savais pas que vous aviez de quoi vous payer les services de Jean Shelley - débuta l'investisseur qui se pencha sur le côté pour mieux jeter un regard à la brunette qui se tenait derrière l'imposante figure de Have. On est loin d'hollywood tout de même; envie de s'encanailler, mademoiselle Shelley ? Plus personne ne veut de vous sur les plateaux ? Il sourit. Très joli cliché d'ailleurs, excellente manucure du majeur - fit-il, rappelant la dernière frasque en date de l'actrice. Have se rongea le  frein, irrité par la loquacité de celui qui pourtant, pour l'avoir déjà croisé, n'avait aucune notion en self défense et prêt à passer à l'action. - Sors d'ici, Jean - intima-t-il. (...) Il rangea son téléphone cellulaire dans la poche de son short et entreprit de quitter l'étage accompagné de la brunette. - Ce p'tit con se croit au dessus de tout, surtout des lois. Tant pis pour lui, s'il faut le griller pour protéger un autre client, le jeu vaut la chandelle.Arrivés à l'extérieur, il se tourna vers la brunette. Il est trop tôt pour boire ?


_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”


Jean Shelley

messages : 1151
name : all souls (maryne)
face + © : cw @self
multinicks : ezra, madd, riley, gaby & jace
points : 303
age (birth) : 27 yo
♡ status : single, you could have read it on some shitty paper
work : actress on a break
activities : resting, having fun, riding horses with luna, annoying have, getting rid of her bodyguard...
home : living in her grandma's house, on ocean avenue, with nathan

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : closed | have, gibi, & rory (jay, chani)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Dim 7 Juin - 11:13
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@have trask

Jean le savait, Have n'était clairement pas du genre à s'extasier pour rien -ou s'extasier tout court peut-être bien. Elle était fière d'elle, non pas qu'elle doutait de ses talents d'actrice, mais cette petite scène changeait de ce qu'elle faisait habituellement. Son rôle était joué à la perfection, mais il n'y avait pas de caméra, pas de public -hormi have en figurant/spectateur- et pas de dollars à la clé. Mais elle devait reconnaître que c'était bien plus grisant. « Un sourire peut-être ? Mais ta bonne humeur est suffisante » le sourire de jean, lui, était radieux. Si elle avait eu quelques doutes quant à la visite de Trask, et sur ce qu'ils allaient faire -allaient-ils encore s'écharper?- elle était agréablement surprise de la tournure des évènements.
L'ascenseur arrivé au bon étage, ils sortent de là, Jean en première, pour aller rencontrer ce Harrison qu'ils étaient venus rencontrés. Comme Have l'avait deviné, il était flatté de se retrouver avec une actrice -en vogue ou non, pour ses talents d'actrice ou ses coups d'éclats. Tout dans son attitude et ses gestes le trahissait. La britannique savait que ce mec n'avait rien d'innocent. Cette main posée dans le creux de ses reins sans même la connaître en était la preuve. Il s'appropriait ce qu'il convoitait. Il prenait, se servait sans la moindre hésitation. La machoire crispée et l'envie de lui tordre le bras pour lui remettre les idées en place lui traverse l'esprit, mais elle a encore quelques secondes de cinéma à faire durer. Un rôle à tenir, pour quelques instants encore alors qu'elle s'extrait de cette accolade trop longue pour être appréciée. Déjà la voix de Trask retentit, un soulagement pour la brune -elle n'aurait jamais pensé ça un jour- elle se recule, le laisse reprendre sa place, la principale. Elle ne pouvait qu'imaginer sa surprise. Il l'aurait déjà sans doute été en voyant le brun débarquer seul, sans être annoncé, mais la surprise est d'autant plus grande avec le piège nommé Shelley. Adorable cadeau empoisonné, prêt à lui exploser au visage au moindre instant. L'homme est poussé, jusqu'à ce que son cul ne se retrouve dans son canapé en cuir. La décoration était ridicule, clichée et tout inspirait la suffisance dans ce bureau, à l'image de son propriétaire. L'actrice se tenait dans l'ombre de Trask, pas franchement habituée à cette place, mais finalement plutôt à l'aise. Elle observait l'acte se jouer, et admirait cette performance dans laquelle il semblait excellé. Un simple regard, quelques mots, et Have inspirait autant de respect que de craintes. Jean était comme fascinée. Malgré tout, Harrison semblait déterminé à jouer au plus malin, et surtout avec le feu. Comme si tout cela n'était qu'un jeu avec lequel il pouvait se délecter avec plaisir, en ne se formalisant pas des vies qu'il détruisait au passage (pourquoi le ferait-il alors qu'il semblait être dépourvu d'un quelconque sens moral et que seul son propre plaisir semblait l'intéresser?).
La machoire qui se crispe, l'envie de lui en retourner une, après tout, il ne serait pas si surpris vu qu'il semblait au courant de ses quelques éclats et sautes d'humeur. Elle s'avance déjà, prête à lui envoyer son poing de la même façon qu'à ce journaliste qui, lui aussi, s'était cru trop malin. Elle se stoppe aux mots de Trask, prête à ouvrir la bouche, à répliquer d'un 'mais' enfantin qu'elle savait d'être inutile. « bien » répond-elle finalement en soupirant, étrangement obéissante aux paroles du brun. C'est maintenant qu'il allait s'amuser qu'elle devait sortir. Pourtant, n'était-elle pas déjà totalement impliquée ? Alors elle attend, encore et encore, adossée contre le mur adjacent à la porte du bureau.
« ça se passe toujours comme ça ? » demande-t-elle intriguée, pour savoir s'il n'y avait que la violence qui finissait par recadrer tous ces cons. Jean n'avait pas franchement d'avis sur la question. Elle n'était pas de ces gens 'contre' la violence, même si elle l'avait subi. Elle était contre la violence gratuite, contre ces mecs qui tapaient leur femme et qu'elle rêverait de tous foutre au bucher. Mais elle savait aussi que dans certains cas, la diplomatie ne réglait rien. Parler n'était parfois qu'une perte de temps. Combien de fois avait-elle eu envie de renverser son ex après ce qu'il lui avait fait ? Combien de fois avait-elle rêvé de se venger ne trouvant pas la justice à la hauteur ? Il n'était pas question de trouver un deal ou de régler un problème, il n'y avait rien à régler. Pourtant, à l'époque, la violence lui avait apparu comme la seule réponse. « Absolument pas ! » Le sourire de Jean s'agrandit « on peut se trouver un bar pas loin. Après tout, doit bien y en avoir dans ce quartier » Des bars où se retrouvaient tous les mecs en costume après une longue journée -ou une journée à déléguer et ne rien foutre d'autre que de baver sur la secrétaire. « Allez, c'est moi qui offre » Ils marchent quelques minutes avant de trouver quelque chose qui ne lui semble pas trop mal. Pas le genre de bar très moderne qu'elle aurait visualisé dans ce quartier, il faisait plus typique. Il lui rappelait un peu le Davey's ou ces abrs avec un peu plus de cachets qu'on imaginerait dans l'Amérique profonde. Et ça lui plaisait bien plus. « pourquoi t'as pas voulu que je reste ? » ils s'installent dans un coin de la salle, loin de tous ceux qui pourraient rentrer ou des regards indiscrets. « attends, j'vais commander. Whisky ? Un verre ou la bouteille ? » demande-t-elle, un léger sourire sur le coin des lippes. C'était bien la première fois qu'elle se retrouvait à partager un verre -ou une bouteille, en fonction- avec Have.

_________________


--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was


Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Ven 19 Juin - 9:04
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley


Cela ne se passait pas toujours comme ça.
Il y avait des jours où frapper  ne représentait pas seulement le tango dansé avec la criminalité; il ne s’arrêtait pas seulement à ça.
Parfois, ça allait plus loin, ça devenait plus sanglant, gênant. Il se garda de le lui préciser, d’un hochement de tête acquiesça ; l’air de suggérer que c’était ce qu’il préférait dans son métier ; utiliser ses poings, pas coincé derrière un bureau ou dans une salle de réunion à compter à travers la baie le nombre de fenêtres qu’il y avait sur la façade de l’immeuble qu’il arrivait à distinguer. Il avait perdu un peu le goût à la mécanique – qu’il ne pratiquait que dans son garage. Il avait récemment travaillé sur son Aston – avant de la confier aux soins d’un expert. Il avait un peu perdu la main et parfois, il se disait qu’à force de ‘jouer à faire peur’ aux autres, il avait également perdu la main auprès de ses semblables, puis de manière plus restrictive, auprès des femmes. Même celles qui ne demandaient qu’à le fréquenter. S’il pouvait se montrer aveugle, l’attention de Jean n’échappait pas à son regard aguerri et lui avait parfois fait ressentir une pointe de gêne ; il voyait bien qu’elle ne faisait pas seulement que le ‘regarder’ ou l’observer, elle admirait la vue, elle le dévisageait.  Comme à cet instant là alors qu’il se trouvait à nouveau victime de cette attention, assis face à elle, dans ce bar ; à attendre que leur commande (whisky, à la bouteille) leur parvienne. Il eut envie de  prendre la fuite ; les questions sur lui, intimes, le rendaient mal à l’aise – il aimait dire qu’il acceptait de répondre à tout, seulement, cet instant là était de ceux où il aurait préféré trouver une bonne excuse pour ne pas s'y prêter.
Il avait voulu qu’elle sorte pour qu’elle n’ait pas à le voir, tel qu’il l’était, au cours de ces moments où il perdait un peu le contrôle ; mais il devait accepter qu’elle fût en droit de savoir. Il l’avait invité à le suivre et elle l’avait fait, jusqu’à ce qu’il émette ses conditions. Elle s’était bien comportée durant leur petite escapade, elle méritait un peu d'honnêteté. Have se délesta de ses appréhensions et après s’être gratté les yeux de sa paume, oubliant presque le coquard affiché sur sa pommette – qui le fit grincer des dents -, il consentit à lui donner ce qu’elle voulait : the bare truth. – Tu n’avais pas besoin de voir ce à quoi il m’arrive de me transformer lorsque je suis obligé de …corriger quelqu’un ; il ne corrigeait jamais les personnes, il se contentait de faire en sorte que la pression soit telle que lesdites personnes n’aient rien eu d’autre comme solution que de filer droit – et lorsque les petits réarrangements et les efforts se révélaient vains, la solution adoptée était plus définitive. Mais, les affaires passaient alors de ses mains à celles d’autres employés ; c’était une agence RP particulière (qui entretenait des liens ténus avec les hautes instances autoritaires). Have Trask ne représentait qu’un élément du mécanisme ; il gagnait très bien sa vie, faisait ce qu’il aimait – ne posait pas de questions. – Attends, je me fiche de comment tu me perçois mais j’estime qu’il y a suffisamment eu de mochetés dans ta vie pour qu'tu t'retrouves exposée à …peu importe ce qui s’est déroulé dans le bureau t’haleur (ou les vestiaires bien avant se retint-il d’ajouter). En vérité, il n’avait pas réfléchi, les deux fois où il avait voulu qu’elle reste en dehors ; il avait agi par instinct, une envie sexiste de protéger cette femme qui représentait la vulnérabilité ‘physique’ – une profonde et inexplicable envie de la protéger, point. Rien de plus. Il ne pouvait pas lui servir cette vérité là car elle le dérangeait beaucoup, Dieu seul savait à quel regard il allait alors devoir faire face. - En t'embarquant avec moi, mon intention était surtout de te montrer que j'ai d'excellentes raisons de ne pas vouloir m'impliquer avec tous mes clients - ou tous ses employeurs ? Il y avait toujours des 'risques'. C'est un luxe dont je dois me priver - il érigeait ces barrières, il se montrait odieux, pas réceptif, pour s'éloigner de la curiosité, de l'intérêt qu'il pouvait générer chez ses clients/employeurs, chez Jean Shelley, précisément. Parce qu'il avait remarqué le regard qu'elle posait sur lui et il avait compris, dans son intégralité, l'effet que ce regard générait chez lui. Il s'y serait probablement habitué; pas un risque, un luxe. Jean Shelley était un luxe qu'il ne pouvait se payer. Alayna Robles se serait rappelée à lui. - Maintenant que les compteurs ont été remis à zéro et que je t'ai donné des éléments de réponse - il remercia la serveuse et s'empara de la bouteille, habitué à se servir lui même son whisky (deux doigts au fond de chaque verre). Peut-on considérer cette journée comme orpheline ? Il en était à espérer, que peu importe la réponse donnée, il y trouve son compte. Il leva le verre, attendant probablement qu'elle accepte en faisant tinter le sien dessus, il précisa, comme pour répondre à une question qu'elle avait déjà posé et à laquelle il avait réussi à se dérober. - Avec moi, ça se passe toujours comme ça. Comme un air de dissuasion, comme un désir de persuasion ou tout bonnement une mise en garde. Tenait-elle tant à prendre ce luxe, ce risque ?

_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”


Jean Shelley

messages : 1151
name : all souls (maryne)
face + © : cw @self
multinicks : ezra, madd, riley, gaby & jace
points : 303
age (birth) : 27 yo
♡ status : single, you could have read it on some shitty paper
work : actress on a break
activities : resting, having fun, riding horses with luna, annoying have, getting rid of her bodyguard...
home : living in her grandma's house, on ocean avenue, with nathan

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : closed | have, gibi, & rory (jay, chani)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Dim 21 Juin - 9:36
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@have trask

Contrairement à ce qu'on aurait pu penser à cause de son métier et de ses activités, Jean n'appréciait que peu les regards trop curieux posés sur elle. Elle avait dû s'y faire, comme une contrepartie de la célébrité, du fric, et de ce métier qu'elle appréciait sincèrement. Mais si on lui en donnait l'occasion, l'anglaise préférait de loin poser les questions, plutôt que d'être celles qui devaient y répondre. Et avec Have, elle en avait par centaines. Pourtant, de temps en temps, elle arrivait à capter cette gêne qu'il avait face à sa curiosité. Personne ne pouvait l'en blâmer, pas même elle. Trop habituée à voir sa vie exposée, elle aimait garder pour elle ce qu'il lui restait de secret -ou au moins de privé. La bouteille de whisky commandée, elle était revenue s'assoir. Pas une bouteille pour délirer les langues, juste pour profiter. Le repos du guerrier après la bataille, ou une connerie dans le genre, surement. Mais pendant qu'ils attendaient, elle ne pouvait s'empêcher de le détailler, encore. Une curiosité, une petite chose dérangeante qui s'était immiscée sous sa peau. Les azurées sur sa peau légèrement halée. Les prunelles sur les siennes, à la recherche de dieu sait quoi. Shelley aurait pu s'y perdre, s'il n'avait pas fini par lui répondre. Corriger. Ses conneries et celles des autres. Combien de corrections avait-il distribué pour elle ?
Pourtant, Jean aurait voulu tout voir. Voir tout ce qui faisait qu'il était lui. Au moins autant qu'elle le pouvait. Elle aurait voulu voir ce qu'il lui avait dissimuler. C'était une chose de se douter (et d'imaginer), une autre de l'avoir sous les yeux. Peut-être que ça lui aurait brutalement rappelé Nate, bien qu'elle n'avait pas besoin de ça pour s'en souvenir. Chaque fois que quelqu'un faisait un geste brusque dans sa direction, elle se sentait crispée, avant de s'autoriser à respirer de nouveau. Elle se dit pourtant que c'est différent. Que cette fois, il y a des comptes à régler, des choses à recadrer. Il avait quoi, lui à recadrer ? Un putain de caprice, une envie subite de se défouler parce qu'elle avait balancé la vérité en pleine face : eux deux, ça ne fonctionnait plus, et ça ne fonctionnerait pas. Si elle avait imaginé une réaction un peu virulente, elle avait été loin de s'imaginer les coups pleuvoir ou même de dévaler l'escalier. Elle avait encore moins pensé qu'il la laisserait là, au pied des escaliers, sans savoir si elle avait des vertèbres de pétées ou une putain de commotion. Cet épisode ne l'avait pas rendu pacifique, ou contre la violence de manière générale -elle restait persuadée qu'avec certains, la parlotte était une perte d'un temps trop précieux- ça l'avait rendu enragée, plus virulente. Ça avait laissé d'autres marques, mais ça la faisait mener certains combats.
Ses ourlets s'étirent, amusée de la précision. « bien sûr » sans doute fait-il référence à Nate. Ou aux vautours qui l'ont suivi, stalké, épié. « peut-être que j'avais envie de voir qui t'étais vraiment. C'est pas en enrobant le tout que tu me rends service, non plus » non pas qu'il ait envie de lui rendre un quelconque service, bien qu'il venait de dire lui même qu'il l'avait tenu à l'écart pour la préserver, d'une certaine façon. Elle a encore envie de le questionner, de creuser, de pousser 'tout ça' plus loin, sans être certaine de ce que ça allait donner. Sans doute finir par le braquer. Elle intégrait tout ce qu'il lui disait, ces compteurs remis à zéro et ces quelques éléments de réponse. Oui, ça lui donnait une meilleure idée de ce qu'il faisait et de la façon dont il les faisait, et surtout ce qui le constituait lui. La bouteille arrivée, les verres servis, Shelley attrape le sien, le fait tinter dans celui de Have « je crois que tu connais déjà la réponse » l'esquisse d'un sourire sur le coin des lèvres, il devait bien savoir -au moins se douter- qu'elle ne considérerait pas cette journée comme orpheline. Ça avait été assez pour éveiller un peu plus sa curiosité. Pour (a)voir plus. Elle se doutait pourtant qu'elle ne pourrait pas se la jouer sidekick tous les jours, et qu'elle finirait sans doute par le déranger dans ses affaires. Mais elle ne saurait se contenter d'une seule journée pour découvrir le mystère Trask. Les prunelles posées sur le brun, elle continue de le fixer, le verre au bord des lèvres. « avec moi c'est toujours plus compliqué » c'était le cas, pour une raison ou pour une autre. Mais surtout parce qu'elle ne se contentait pas d'accepter ce qu'on pouvait lui balancer. Elle se demandait ce qu'il essayait de faire ? La dissuader de s'approcher ? La garder à distance ? « J'ai pas vu d'excellentes raisons pour que tu te tiennes à distance. Ou que tu me tiennes à distance » lache-t-elle simplement. Elle ne voulait pas enchainer les journées avec le Have odieux, à peine aimable. Shelley était curieuse, et il ne pourrait empêcher ça. En réalité, il n'a fait qu'accentuer un peu plus ce côté de sa personnalité. Elle avait vu une partie de ce qu'était sa vie, la britannique voulait plus. Elle ne résistait pas non plus à l'envie de laisser son regard glisser furtivement sur sa carrure et musculature. De sa machoire parfaitement dessinée, quelques statues grecques auraient pu rougir de jalousie, jusqu'à ses épaules, larges et sans doute solides. Elle finit pourtant par détourner le regard, descendre ce qu'il reste de son verre d'une traite, et se resservir un peu. De toute façon, Jean aurait pu avoir un warning sign clignotant face à la tronche qu'elle aurait tout de même choisi de continuer son chemin, droit de vent. C'était peut-être ça qui faisait ce qu'elle était, et là où elle en est, le bon comme le mauvais. Elle n'était pas l'un sans l'autre. On la prenait comme elle était, les qualités -aussi petites et rares soient-elles, sans doute selon Have- comme les défauts, imposants et parfois agaçants. « Alors on fait quoi maintenant ? »

_________________


--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was


Have Trask

messages : 403
name : anna
face + © : z. holtz (maryne)
multinicks : (pristine, eason)
points : 860
age (birth) : THIRTY TWO
♡ status : looking for a plot twist
work : litigation expert, ex navy

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jean , (riley), (gab)

all fired up (j/h) Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) · Dim 21 Juin - 14:20
JEAN x HAVE
We could drive
So far out of the smoke that we've been
breathing for so long

@jean shelley


Dang, songea-t-il, prenant une inspiration qui ne lénifia en rien l’alerte, lèvres entrouvertes, le sentiment resta coincé derrière la barrière dentaire ; il était foutu.  Ca n’était rien d’autre qu’un épiphénomène – l’ajout instantané d’un facteur à ceux qui existaient déjà, qui étaient déjà présents, dont il le savait quoi faire. Un facteur-sentiment qu’il avait refoulé, qu’il avait frappé de ses poings, qu’il avait réduit en un agglomérat  de chair sanglante et qu’il avait ramassé à la pelle avant de l’enfouir, bien profondément. Juste un ajout, à ce qui était déjà présent – alors, le son qui avait réussi à repousser les berges pour s’installer entre le silence qui entamait une offensive éclatante et Jean Shelley, volubile, olibrius dans n’importe quel maudit décor, fit écho – partout et d’abord en lui. Il y avait deux entités qui se confrontaient à l'instant – il avait grandi dans la Sunset Valley, okay, il connaissait tous les dangers, tous les trucs planqués dans les buissons - en principe plus rien n'aurait dû le surprendre ; elle avait traversé tout un océan pour se perdre sur son chemin. Have Trask n’avait traversé aucun océan, il avait à peine entamé quelques pans d’ce grand trimard dont, gosse, il lui était arrivé de rêver : ça n'était plus ni un rêveur, ni un rimailleur, ni même un esbroufeur.
Il se mordit l’intérieur de la joue, ne le fit pas jusqu’au sang pourtant, tout juste afin que la douleur l’aide à se ressaisir ; c’était probablement toujours plus compliqué, avec les femmes en général – et cet homme s’en était très vite rendu compte. Erika-Ray avait fait en sorte que les choses soient claires, dès le départ (s’arrangeant de donner raison à Sigmund Freud) – puis il y avait eu Marcy. Il lui sembla, à l’instant où l’actrice s’était saisie de son verre pour le porter à ses lèvres, où ce regard corrupteur n’avait pas à une seule seconde cessé de le fixer, qu’il y avait autant d’Alayna que de Marcy chez cette Shelley, autant d’opiniâtreté que de gracilité, de piquant que de lascivité. Elle énonçait qu’elle escomptait bien l’avoir à l’usure. Lui avait-elle coupé la chique ? Il grimaça ; pris à son propre raisonnement, il n’avait pas un seul moment envisagé qu’elle et son esprit de contradiction décident de l’envoyer chier. Il leva les yeux au ciel. – Est-ce que cette journée n’aurait servi à rien ? Est-ce que tu as écouté ce que je viens de te dire ? – il secoua la tête – est-ce qu’il t’arrive de m’écouter ? C’était dingue, est-ce qu’elle n’avait pas mieux à faire de son temps – il lui aurait bien suggéré de courir les castings, elle en avait bien besoin ! – que de lui coller aux basks ? Les plateaux de tournages devaient bien lui manquer, les feux des projecteurs, cet énorme terrain ludique où elle avait appris à berner son monde. Ne l'avait-elle pas berné, lui, n'était-il pas là à partager ses heures, son oxygène, l'expérience d'une vie durement acquise - avec son verre de whisky. Il but une gorgée, le liquide rata sa trajectoire, finit dans sa trachée, déclencha une quinte de toux et le désastre dura probablement deux minutes de trop (il s'étouffa, eut besoin d'un peu d'aide, refusa cette aide, espéra que le sol s'ouvre sous ses pieds et l'engloutisse - lorsqu'il prit fin, Trask affichait un teint cramoisi et des yeux luisants).
Était-ce une question ou un ultimatum (s'il avait su avec exactitude ce que ce mot signifiait, maybe) ou un dilemme ou une perche tendue dans sa direction, qu'il aurait dû prendre, dont il aurait surement dû savoir se servir (?) ? Newsflash, elle ne lui laissait pas le choix, il ne l'avait jamais eu - et , toute cette succession de moments vécus l'un auprès de l'autre, cette journée toute entière, lui l'attendant sur le trottoir  jusqu'à ce lui buvant de l'alcool dans un bar: Jean Shelley working her freakin magic. As simple as that. He didn't even stand a chance. Frappé par ce constat, il haussa les épaules; rendait-il les armes ? Se rendait-il surtout à l'évidence ? Il finit son verre et le fit tinter contre la surface cirée, fracas audible, bande son adéquate pour la résolution qu'il prenait à l'abri de n'importe quel foutu globe oculaire - son monstre s'était-il amouraché du sien ? Elle ne l'avait pas écouté, il eut l'impression que cette seule phrase avait décimé tout doute. Il s'entendit rire,spectateur de sa propre connerie.- J'imagine que je m'offre le luxe - Il se leva, déposa quelques billets et profita de l'effet pour picorer du bout d'ses lèvres celles de la jeune femme - une nanoseconde seulement. - Cadeau. Je démissionne; il n'avait pas l'intention de jouer à ce jeu : lui, on ne forçait pas sa main.- J'ai ton numéro - ajouta-t-il, avant de quitter le bar.
 

_________________


“And I will go if you ask me to
I will stay if you dare
And if I go I'm goin' shameless
I'll let my hunger take me there”

Contenu sponsorisé




all fired up (j/h) Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: all fired up (j/h) ·
 
all fired up (j/h)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: The World-
Sauter vers: