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Have Trask

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· all fired up (j/h) · Ven 22 Mai - 21:21
JEAN x HAVE
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@jean shelley

Il s’était dit qu’il allait prendre des vacances dès qu’il se serait occupé de l’anglaise – et il le fit ; tout juste après avoir raccompagné la jeune femme jusqu’à son domicile, persuadé qu’il avait grillé ses chances, il avait appelé le big boss pour lui dire deux choses : ‘d’abord, Phil, la prochaine fois que Mugshot Queen a besoin de mes services adresse Cooper’ et ‘En fait, les CA que je n’ai pas pris l’an dernier s’accumulent. Je ne serai pas dispo ces deux prochaines semaines’. Pour n’importe qui, vacances rimaient probablement avec éloignement, changement de continent, de pays, d’hémisphère – il s’était contenté de passer un coup de fil à Garrett, son coéquipier du temps de la Navy pour lui proposer d’aller chasser dans le Montana ; à l’évidence, le père de famille qui bossait dans un magasin d’accessoires automobiles appartenant à son beau-père n’avait pas hésité à sauter sur l’excellente occasion que Trask lui offrait pour ‘se tirer un peu et prendre l’air’ (sa gamine de quatre mois ne faisait toujours pas ses nuits, il avait des litres d’alcool à rattraper et plusieurs anecdotes remontant à son célibat (la belle époque, Have !) à rabâcher jusqu’à ce que l’aube les salue et les saoule).  Sachez que Phil n’avait pas été très  heureux d’apprendre que la « relation qui n’avait ni besoin d’être améliorée, ni besoin d’être travaillée » succombe aux ‘tout ça’ respectifs d’un Have Trask – fielleux – et d’une Jean Shelley – particulièrement retorse – et il le lui avait fait savoir en mollardant une insulte (Have et son fils avaient  tous deux travaillé sur un porte-avion dans le pacifique --- ceci expliquait cela (le langage châtié, la proximité émotionnelle bazardant la juste-distance professionnelle de rigueur dans un milieu aussi bon chic belle putain de gueule)). Sachez que Have lui avait quant à lui fait remarquer qu’il y avait mis du « bon sentiment » sans préciser qu’il avait été imbuvable, sensiblement odieux et indubitablement Have Trask post Jiminy Jackson, s’attendait-on à plus ou à meilleur venant de lui ? Il ne lui avait fallu qu’une demi journée pour tout régler : son sac de sport, ses billets, le véhicule loué jusqu’au chalet – le permis de chasse (il connaissait quelqu’un qui en connaissait un autre, deux heures, quelques politesses et tout était opérationnel pour favoriser ‘le calme’).
Il avait exprimé le besoin de s’éloigner de Windmont Bay – le temps de se remettre les idées en place ; avec Riley, Gabriela, Jean et tous ces autres problèmes annexes qui lui proposaient la botte (et qu’il refusait de considérer) persistait cette urgence capitale de se retrouver seul, du moins, accompagné d’un gars qui l’avait connu durant ses pires périodes pour voir s’il pouvait à nouveau s’ajuster, retrouver le Have Trask celui qui avait appris à réparer un moteur, entre deux cours, avec Mayne dans l’atelier qui lui servait de gagne-pain. Il s’était perdu en chemin et éprouvait l’envie de se ressaisir.
Le sanglier avait mis deux jours et demi, malgré la traque et la patience à pointer le bout de son groin  - et Garrett, nerveux patenté car ‘Loïs a encore appelé man’ avait tiré trop précipitamment. Les dix jours qui suivirent furent d’un calme plat – au niveau marin, même. Pour le plus grand déplaisir du texan ; il avait pris sur lui, bien entendu, avait ravalé les ‘t’es qu’un incompétent’ et les ‘t’as deux mains gauches’ – parce qu’il appréciait le bougre et surtout parce qu’il n’était pas du genre à frapper quelqu’un à terre.
Cette pensée là l’avait ramené à Jean Shelley et aux propos brutaux qu’il lui avait tenus : la pointe de culpabilité l’avait empêché de dormir (même s’il avait tout mis sur le compte des ronflements blitzkrigiens qu’il entendait à travers la cloison). Qu’il l’ait voulu ou non, elle avait occupé ses pensées. Et il avait encore les échos en tête de ce qu’elle lui avait dit, dans l’habitacle de son Aston après qu’il ait coupé le moteur, après qu’elle ait quitté cette voiture, qu’il l’ait vu s’éloigner d’un pas précipité sous la pluie battante après que deux semaines et demi -puis un mois- se soient écoulées, ces paroles ne l'avaient pas quitté. C'était l'explication qu'il se donnait alors qu'il se tenait adossé , debout, en face de là où la jeune actrice créchait, en tenue de sport, cancerette telle l'accessoire incontournable entre les doigts. Il lui avait envoyé un message texte lui signalant qu'il l'attendait dehors;  au bout de dix minutes d'attente, il en était à  se demander s'il n'avait pas eu la pire idée du siècle. Elle avait intérêt à le rejoindre ou il se faisait la promesse d'aller l'extirper de chez elle, par les cheveux s'il le fallait.
Il prit une bouffée  et recracha la fumée, le visage crispé - attentif au moindre mouvement de rideau; conscient qu'il ne passait pas inaperçu (un véritable creep) et qu'il y avait de grandes chances pour que quelqu'un décide de passer un appel aux flics.

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Dernière édition par Have Trask le Ven 22 Mai - 23:55, édité 2 fois

Jean Shelley

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· Re: all fired up (j/h) · Ven 22 Mai - 23:53
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@have trask

Ça faisait deux semaine que Jean n'avait pas eu Have, ou qu'elle n'en avait pas eu la moindre nouvelle. Elle n'en avait pas donné non plus. Discussion houleuse, mais qui l'avait surtout pas fatigué. Ce qu'il avait dit -qu'elle l'ait admis ou non, il y avait bien une part de vérité dans ce qu'il avait dit et c'était toujours délicat à encaisser- mais aussi ce qu'elle avait livré sans franchement le vouloir. Le coup de l'émotion, de la fatigue, de l'agacement... Un mélange de tout ça qui l'avait fait déballer ce qu'elle gardait à l'intérieur depuis un petit moment. Elle n'en parlait que peu. Pas même avec Luna. Encore moins avec Gibi -parce qu'avec elle, elle se contenait de la mettre en garder (et la préparer) au métier d'actrice, sans passer pour la meuf relou qui veut briser ses rêves en cinq minutes. Jean ne savait pas pourquoi c'était sorti avec lui -sans doute un peu parce qu'il l'avait poussé à bout, mais il n'était certainement pas le premier. Elle aurait juste pu sortir de la voiture sans se retourner et en rester là. Sans savoir pourquoi, elle était restée, avait laché tout ce qu'elle avait su le cœur avant de se trouver un peu bête de s'être montrée si  vulnérable face à Trask. Comme si elle lui avait donné une occasion de plus de l'achever. Mais il n'en avait rien fait. Peut-être qu'elle ne lui en avait pas laissé le temps non plus. Mais ça avait tourné dans sa tête, plusieurs fois, de manière un peu déformée et différente parfois. Elle avait regardé son téléphone, plusieurs fois, espérant un quelconque mot... Et pas vraiment. Putain de bordel. Puis elle avait fini par se convaincre qu'il n'avait de toute façon rien à lui dire. Pas d'amélioration. Ça résonnait plus que ça n'aurait dû et ça la rendait dingue, mais ça voulait surtout dire que si elle ne faisait pas de connerie, elle n'avait aucune raison de le contacter, -ou inversement.
Et pendant deux semaines, l'anglaise s'était plutôt bien tenue. Elle avait bien fait deux ou trois sorties dans des bars, mais rien d'extravagant. Pas de quoi finir au poste (ou même d'avoir sa photo dans un magasine, sauf s'ils avaient vraiment rien à dire sur qui que ce soit. Peut-être juste une photo pour signifier qu'elle était toujours vivante). Quelques verres, et un retour en taxi pour éviter que Luna n'ait trop de cheveux blancs avant l'heure. Mais comme les angoisses ne s'étaient pas plus calmées, elle était souvent restée chez elle pour ses soirées. Une soirée tranquille, avec patisseries et autres conneries avec Chani, quelques moments chopés ici et là avec Nathan, et ça s'arrêtait là. Elle avait reçu la visite de son père, sans doute poussé par Jay, pour qu'il prenne des nouvelles. Il n'avait appris l'épisode du poste qu'avec quelques semaines de retard et lorsqu'elle lui avait assuré -demi mensonge- qu'elle allait bien, il ne lui avait pas laissé le choix. Il avait voulu s'en assurer par lui-même. Mise à part lui avoir reproché une mine trop fatiguée pour quelqu'un qui ne travaillait -elle avait senti le reproche d'un excès de soirées ou de problèmes qu'elle refusait de traiter et régler comme elle avait promis de le faire ; la visite avait été agréable, et il avait été plutôt satisfait de la savoir en colocation. D'abord surpris, il avait fini par sourire. Elle savait ce qu'il pensait : une présence saine pour veiller sur elle, sans doute. Et ça, c'était à condition qu'elle voit Nathan plus de trente minutes par jour. Elle avait préféré garder le silence, l'emploi du temps de Nate n'avait pas à être partagé, surtout si c'était pour inquiéter un peu plus le paternel.
Puis elle avait enchainé quelques séances de yoga. Seul sport -avec l'équitation et la danse- qu'elle prenait un réel plaisir à faire. Et ça n'était pas du luxe. Sa souplesse en avait pris un coup, mais elle s'était promis de s'y remettre un peu plus sérieusement, au moins histoire de rester en forme, puisqu'elle n'avait plus son coach australien-new yorkais dieu sait quoi d'autre. Un coach/gourou/vegan/parfait superstar des stars. Alors dans cette vie un peu monotone, il n'y avait rien qui demandait -en théorie- l'aide de Trask. Si ce n'est que ça ne l'avait pas empêché de consulter son téléphone une fois tous les jours, voire tous les jours sans vouloir l'admettre, pour voir s'il ne donnait pas signe de vie. Elle ne l'avait pas dégagé comme elle l'avait dit. Elle était toujours sa... aucune idée. Cliente ? Quelque chose dans le genre. Jean avait eu le temps de réfléchir, et peu importe à quel point il avait été désagréable, elle devait reconnaître qu'il avait aussi réussi à la supporter jusque là. A la gérer. Elle et ses frasques, et ce qu'il restait de sa carrière. Une fois la colère passée, elle n'avait pu se résoudre à le virer.

Et elle avait reçu ce message. Comme à son habitude, concis. Elle ne l'avait pas vu tout de suite. Elle était d'abord sorti de la douche, s'était séchée les cheveux avant d'attraper son téléphone. C'est encore avec la serviette enroulée qu'elle s'était assise sur son lit pour découvrir le message. Et restée fixée dessus, pendant plusieurs secondes, à se demander si elle devait sortir ou même ce qu'il avait à lui dire ? Et s'il voulait démissionner ? Elle soupire, enfile le premier jean qu'elle a sous la main, son soutif, un t-shirt et elle descend l'escalier avant de s'arrêter. Un bref geste au niveau du rideau pour voir qu'il était toujours là. La rue traversée, elle arrive à sa hauteur. « Salut » un mot un peu timide, presque réservé. Elle regarde d'abord le sol avant de finalement oser poser son regard sur Have. La première fois depuis... la dernière fois. elle regrette de pas avoir pris son paquet de clopes « c'est un peu flippant de rester sur le trottoir d'en face » dans le genre creep qui surveille sa prochaine victime, il était pas mal. Ou le mec qui fait des repérages pour le prochain kidnapping d'enfant. Ça aurait été moins flippant qu'il aille sur son porche. Juste quelques mots pour engager la conversation. Sans doute du superflu pour Trask « qu'est-ce que tu fais là ? » demande-t-elle simplement, peu habituée à le voir débarquer comme ça.

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· Re: all fired up (j/h) · Sam 23 Mai - 1:05
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@jean shelley

- C’est parce que je me suis dit que tu avais préparé ton crochet du droit – lança-t-il, ne ratant pas d’envoyer sa répartie que son accent avait vrillé de la manière la plus sudiste qui soit ; ne manquait plus que la casquette en treillis vissée au sommet de son crâne et la chemise en flanelle – il aurait incarné celui qu’il aurait été si l’agence ne l’avait pas tiré de ses cours en jurisprudence qu’il suivait le soir. Probablement un futur routier ou un mécano qui gagnerait un salaire de misère à l’aide de ses dix foutus doigts. Il avait fait du chemin, il s’en rendait compte lorsqu’il se retrouvait face à une ‘célébrité’ – lorsqu’il appliquait les conseils de la coach en diction qui lui avait appris à ne pas ralentir ou doubler les voyelles, tout ce qu’il prononçait était oisif et avalé. ‘Stop chewin’ your words’ et il les avait aussitôt recraché, les unes après les autres, toutes ces lettres qu’il avait appris : elles étaient fragiles et confectionnées avec parcimonie des matériaux (d’où il venait, c’était clairement la dèche, les économies étaient faites même sur l’air respiré). On lui avait également inculqué la parcimonie des sentiments ; moins il s’épanchait mieux il se portait aussi bien mentalement que physiquement (shut up, kiddo, do i look like i give two shits ?) et c’était cette succession de leçons, de savoirs : se taire était la meilleure option, quant à la fuite, elle n’avait lieu qu’après que la posture défensive ait été envisagée (ses instincts émoussés par la résilience avaient fini par revenir à la charge, envoyant valser le retenue et les qu’en dira-t-on).  Mais, il était bel et bien là, comme elle le lui avait fait remarqué « flippant », incapable d’aligner le contenu de ses pensées pour leur donner une substantialité, ou n’allons pas chercher bien loin : ne serait-ce qu’un sens. Il avait eu une idée et, la minute d’après, littéralement, il se trouvait à l’extérieur de la maison dans laquelle vivait Jean, prêt à dire quelque chose. - Ça faisait longtemps que je n’avais pas été agacé – souffla-t-il, lorsqu’elle se matérialisa parfaitement sous ses azurées ; il aurait été nécessaire de préciser que ça ne lui avait pas spécialement manqué – d’être agacé, par nulle autre que Jean Shelley, ses sarcasmes, ses paroles de grand maître sage, ses blagues british (et son ‘tout ça’) – et peut-être que l’affirmation aurait été un mensonge pur et simple. Go figure.
Pourtant, entre Kohler Lake et ocean avenue, il avait décidé d’abattre ses appréhensions ; il se serait contenté de rester calfeutré dans sa pleutrerie (en matière de femme, la lâcheté primait sur le normal) seulement il s’était résolu à ‘accepter’ ses torts ou en tout cas à les regarder droit dans les yeux (pour les dessouder les uns après les autres, domino effect balayé d’un mouvement d’épaule). Seconde galuche, il la garda dans les mains, jouant avec alors qu’il se fabriquait une vérité ; n’était-ce pas ce qu’elle lui avait demandé (il aurait reconnu les signes ou alors aurait-il été aveuglé par ses propres espoirs de réconciliation - ?-).
Dans le Montana, il avait réussi à récolter quelques bribes de lui, grâce à Garrett, à ce sanglier qu’ils avaient raté, aux anecdotes de célibat – aux Jameson dégustés à la texane (d’une seule, presque, unique traite – hell yeah !). Il cala la longiligne derrière son oreille et poussa un long soupire ; par où commencer ? – Tu me rappelles une ancienne cliente – pour un commencement, il pouvait toujours mieux faire, c’était un fait irréfutable et il n’avait pas hésité à se fustiger mentalement de ne pas avoir su, à cet instant, utilisé son bagou pour établir les bases d’une conversation qu’il avait imaginé une centaine de fois dans sa caboche. Elle me l’a fait à l’envers – Alayna avait ouvert la voie à Ava et il n’avait fait que leur accorder le bénéfice du doute. Il n’était pas le fautif, dans ces histoires ; au contraire, il n’avait fait qu’être lui, il l’avait été à cent pour cent, jusqu’à la nudité de l’âme. Cent,pour,cent. – Et je sais que ce n’est pas juste de te comparer à elle parce que tu avais raison en disant que je ne te connaissais pas, que je ne savais rien de ta vie. En éprouvait-il pour autant l’envie ? Celle de la connaître, de connaître sa vie ? L’envers du décor grandeur nature qu’elle avait construit de toute pièce ? Le grand brun était certain que la réponse n’allait surement pas lui plaire. Car, moins il en savait sur elle, moins il s’attachait – l’attachement représentait son talon d’Achille, on lui avait pas demandé son avis les deux premières fois. Il avait essayé de rectifier le tir. Mais, il s’était fourvoyé en pensant qu’il pouvait faire son ‘expert en litige’ en se contentant d’être immobile dans le noir, d’agir suite à des directives : il fallait que l’équipe soit une équipe, que le lien devienne relation, que les « tout ça » fusionnent, collaborent qu’ils se révèlent l’un à l’autre. – Je dois aller ‘persuader’ un side piece d’arrêter de faire chanter l’un de mes clients – un joueur de football américain qui évoluait majoritairement dans le placard était la cible de son booty call favori sur le versant ‘blackmail’ et on avait demandé à Have Trask (parce qu’il utilisait ses poings) de gérer l’affaire. Une mission routinière - sans risque, à laquelle il conviait la jeune femme qui lui avait demandé, dans ce café, après une nuit en dégrisement, ce qui se cachait derrière les apparences. - Si ça te dit de jouer les sidekick.
Il s'était préparé à révéler une partie; et avait accepté l'idée qu'elle en fasse de même.

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· Re: all fired up (j/h) · Sam 23 Mai - 17:34
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@have trask

Un léger haussement d'épaules à sa réflexion, avec l'ombre d'un sourire sur les lippes, plus encore à l'entente de cet accent qu'elle n'entend que trop peu souvent. « J'y ai pensé » avoue-t-elle. Mais pas bien longtemps, un dixième de seconde à peine. Peut-être que s'il s'était pointé un ou deux jours après leur dernière entrevue, il aurait été accueilli avec une droite bien pensée. Mais après ces deux semaines à avoir ressassé tout ça, à avoir tenté de mettre un sens sur ses mots et se remettre en question, elle avait abandonné l'idée. Elle avait trop attendu un quelconque message pour désormais lui exploser à la tronche. Elle était impulsive -avec quelques sauts d'humeurs- mais surement pas lunatique. Elle savait néanmoins que ce n'était pas ces deux semaines de silence radio qui allait régler, comme par magie, les quelques soucis qu'ils pouvaient avoir. Le manque de compréhension -et de connaissances de l'autre- ne se réglait pas comme ça. Ça aurait été trop facile, et finalement, peut-être sans saveur. « fallait rectifier ça. Ta vie était trop simple, trop douce » elle ne doute pas un instant qu'être agacé ne lui a pas manqué, mais elle aime croire que d'une façon ou d'une autre, son absence a pu être remarquée, créer comme un léger vide, un petit quelque chose. Ça éviterait d'être reléguée à la simple emmerdeuse de service.
Jean était tout de même étonnée de le trouver là. Sans doute l'avait-elle jugée trop vite. Elle ne l'aurait pas cru capable de mettre sa fierté de côté pour revenir ici. Revenir à elle. Est-ce que ça voulait dire qu'il reconnaissait de quelconques torts -même si elle se savait chiante et irritante lorsqu'elle s'y mettait. Ce n'était pas parce qu'elle pensait qu'il avait abusé, étant odieux sans avoir besoin de l'être, qu'elle se pensait toute blanche pour autant. Loin de là. Et rien que le voir là lui prouvait qu'il valait mieux que ce qu'elle avait d'abord cru. « Oh » y'a rien d'autre qui sort. Seulement un 'oh' de surprise. Elle sait pas franchement à quoi elle s'était attendue, mais pas à ça. Chacun se croyait unique, et d'une certaine façon, shelley l'était sans aucun doute. Mais il y avait toujours ce quelque chose, un sourire, une mimique, une attitude, un tic, qui rappelait quelqu'un d'autre. Pas si unique que ça. « tu veux me dire ce qu'il s'est passé ? » parce qu'elle a aucune idée de ce que ça peut être pour qu'elle 'lui a fait à l'envers'. Ou peut-être parce que Jean s'est toujours considérée comme quelqu'un de relativement droit. Si elle a un problème avec quelqu'un, elle le dit. Elle n'avait jamais apprécié les manœuvres dans le dos des gens, de dire une chose pour en faire une autre, en toute conscience. Les mains dans les poches arrière de son jean, l'anglaise le fixe, l'observe un peu différemment. Est-ce qu'il y aurait des failles derrière ce physique qui se veut impeccable ? Est-ce qu'il aurait morflé plus qu'il ne le laisse penser ? « je compte pas te la faire à l'envers » souffle-t-elle, sans le lacher du regard. « peu importe ce que ça veut dire. Si j'ai un problème, je te le dis, si tu me gonfle, c'est pareil » elle hausse les épaules, se disant que ça, il l'avait déjà remarqué. Elle n'avait pas pris de pincettes pour lui dire ce qu'elle pensait, et lui non plus. Ça rendait leur tout relativement explosif. Mais elle n'avait aucune raison à se payer sa tête. Et si vraiment ça ne le faisait plus, elle changerait d'expert en litige, mais étrangement, elle préférait éviter. Elle voulait le garder lui. Si comme elle lui avait dit, il ne la connaissait pas, il connaissait tout de même sa carrière et les déboires qu'elle avait eu avec journalistes et autres vautours en tout genre. Il savait aussi comment la remettre en place, et bizarrement, parfois comment la calmer. Elle pouvait tout de même comprendre qu'un caprice restait un caprice, peu importe la célébrité, peu importe la demande, et que les amalgames allaient vite, alors elle soupire doucement. « accorde-moi le bénéfice du doute » au moins pour qu'elle puisse lui prouver qu'elle n'était pas tout ce qu'il avait d'abord pensé d'elle. Elle était plus que ce qu'on voyait dans les magasines, plus que quelques coups de gueule -souvent bien mérités, parfois dus à une fatigue qui la faisait sortir de ses gonds plus rapidement que prévu.
Un sourire se dessine malgré elle sur ses lippes. Un vrai. Pas un sourire sarcastique ou forcé. Un sourire à la Jean Shelley, môme ayant vu le jour à Manchester, adepte des grands espaces et des après-midis à galoper avec les chevaux, pas l'actrice habituée des tapis rouges et autres mondanités. « ça semble intéressant. Et juteux » les lippes s'étirent un peu plus, surprise et amusée de cette proposition. Trask lui réservait plus de surprises qu'elle ne l'aurait cru. « avec plaisir » ça lui donnerait l'occasion de voir l'envers du décor. Au final, elle ne savait même pas combien de clients il avait, combien d'affaires il gérait, et surtout comment il le faisait. Puis, ça lui donnerait l'occasion d'apercevoir ce qu'il y avait derrière ce 'tout ça'. Apercevoir un peu de ce texan qu'il avait blindé à cause des connes qui lui avaient fait à l'envers. « faut juste que j'aille chercher une veste, et, mes affaires » ses papiers, ses clopes et son téléphone. Tant pis pour le manque de maquillage et la coiffure. Le naturel c'était bien aussi. « bouge pas, je reviens » elle allait pour traverser la rue mai s'arrête subitement en se retournant. « viens en fait » pas de raison qu'il reste là, maintenant qu'il savait qu'elle n'allait pas lui mettre un crochet du droit. Sans plus réfléchir, elle l'attrape par la main et traverse la rue en courant jusqu'à son porche où elle le lache « tu peux entrer hein » dit-elle alors qu'elle montait déjà les escaliers en courant pour aller récupérer son sac -et une veste.

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· Re: all fired up (j/h) · Dim 24 Mai - 13:10
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@jean shelley

Alayna Robles avait été sa toute première cliente ; et son dernier échec, en la matière, il avait fait ses classes à bonne école. Lewis Sharp avait affuté son sens du discernement – et lui avait appris à ne jamais lâcher prise, jamais donner du lest à ces vedettes merdiques qui se croyaient – neuf fois sur dix – supérieures au staff qui bossait dans l’ombre. Sachez que Have Cwej Trask n’avait jamais rien voulu d’autre que d’évoluer dans l’ombre ; il se contentait aisément de ce que l’obscurité lui offrait : un très bon salaire, une excellente couverture sociale, il était propriétaire d’un appartement à New York, d’une Aston Martin, d’une Jeep et caressait même l’idée de s’offrir un bien à Windmont Bay. Il savait qu’à l’instant où il déciderait de mettre un petit salé dans la lumière ; il devrait dire ‘adios’ aux avantages qu’il avait réussi à exploiter au maximum depuis le jour béni où Harry Goodman avait fait sonner son téléphone. Il lui avait balancé d’une bouche pleine un « Ça va te changer de ton Texas natal et de ces jobs pourris que t’as enchaîné depuis ton retour de la boîte à sardines ! » ; pour une fois dans sa vie de menteur invétéré, il ne l’avait pas fait : il n’était pas très fiable et Have avait longtemps réfléchi avant d’accepter de se lancer dans cette nébuleuse aventure.
Des occasions de le regretter ne s’étaient pas souvent présentées ; Alayna Robles en revanche avait ouvert le bal, pipé les dés, rendu dès le départ la partie compliquée. C’était la toute première leçon qu’il s’était fait dans le métier, de loin la plus mémorable : après elle, en toute franchise, il n’avait plus essayé de s’investir émotionnellement. Il avait fait ce qu’il y avait à faire – en quelques dérouillées – et y avait trouvé un coin non négligeable de confort. Il s’amusait à l’appeler ‘the easy path’ (suivi de ‘to wealth’). Un échange de parole assez expéditif, quelques témoignages de ‘compréhension’ et le tour était globalement joué ; pas besoin de raconter son passé, de se croire acteur d’une relation professionnelle quelconque, juste l’ultra strict minimum syndical pour que son paycheck ait suffisamment le goût du dur labeur. Alayna – la chanteuse country au bas des charts – faisait partie du old time. Mais Jean Shelley, elle, elle faisait partie du présent ; de son présent. S’il ne devait pas laisser les erreurs se répéter, il devait accorder à la jeune femme le ‘bénéfice du doute’ (comme elle le lui avait demandé, comme il aurait dû le faire, depuis un certain temps déjà). Il lui devait bien ça et s’il fallait que pour ce faire il s’asseye sur quelques préjugés, sur quelques pans de caractère particulièrement captieux – comme sa fierté, sa terrible putain de fierté texane – il allait se plier à l’exercice. Il éprouvait suffisamment de mal à se tenir face à elle dans ce schème où : lui, Have Trask okay ?, se soit rendu jusqu’à Jean Shelley pour lui proposer ‘d’enterrer la hache’. – Ça va être ‘juteux’ – affirma-t-il, les babines retroussées face à l’évocation des giclées de sang potentielles ; il avait parfois l’occasion d’évacuer une partie de sa frustration non pas sur un sand bag mais sur le visage des pourritures qui essayaient de tirer profit des autres. Il ne s’attaquait jamais sans que des preuves soient fournies – et faisait en sorte que le résultat de ses jeux de poings soit entièrement réversible. Il récoltait également quelques ecchymoses mais il avait survécu à bien pire alors, évidemment, il relativisait les dangers de son métier, toujours. Mimant le sourire de la jeune femme – même s’il manquait de pratique – il ne réagit pas lorsqu’elle s’empara de sa main et le traîna à sa suite de l’autre côté de la rue, puis sous son perron jusqu’au hall d’entrée  - avant de relâcher l’étreinte et de l’abandonner à la contemplation d’un intérieur où il n’avait jamais jusque là mis les pieds. Question décoration, Trask n’était pas spécialement le plus avisé, il n’avait  jamais de réelle opinion sur le sujet : un canapé et une télévision suffisaient à faire son bonheur.
A Portland, le temps était clair et alors qu'il immobilisait sa voiture face à un club de boxe; il se retint de faire la réflexion que cette fois-ci, la météo n'avait pas l'air mélancolique (et que c'était peut-être un signe de bonne humeur, du moins, la bonne humeur de celle qui le flanquait, Robin du Batman sur le point de corriger un 'criminel'. Ils étaient loin de Gotham mais il devait bien avouer que le coin manquait de raffinement). Les portières claquèrent, ses yeux se posèrent sur une frasque en graffitis - bien sûr, il fallait que le maître-chanteur soit un voyou et qu'il fasse de la boxe. Pour une fois, il allait peut-être avoir un adversaire à sa taille - et c'était peu dire qu'il trépignait d'impatience; le fin sourire qui n'avait pas quitté ses lèvres durant tout le trajet jouait les prolongations sur son faciès, atteignant même ses billes qui brillaient comme un matin de noël. - Tu m'laisse faire - diction assassinée,l'impératif notable dans le ton employé équivalait à un 'let me do the talking ' (et 'the beating, will ya'). Il n'allait pas craindre de tâcher sa chemise ou son pantalon de costume, cette fois-ci, il avait tout prévu; son corsaire de training dépassait de son large short de la fameuse marque à trois bandes, ses mouvements n'allaient pas être restreints. - C'est une partie d'job qu'est loin d'être agréable; 'hope you have a strong stomach' - auquel cas, il s'en tapait. Elle l'avait suivi, elle avait fait son choix. Il lui tint la porte d'entrée et pénétra; scannant la salle, à la recherche du mec dont le visage ornait la photographie qu'on lui avait envoyé par sms. Il le repéra  jouant les sparring-partners à l'autre bout du carré. - On va attendre un peu qu'il s'dirige vers l'vestiaires.

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Jean Shelley

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· Re: all fired up (j/h) · Lun 25 Mai - 18:03
JEAN x HAVE
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@have trask

Jean aurait souhaité savoir ce qu'il s'était passé avec cette ancienne cliente dont elle ne savait rien. Son imagination était plus que limitée lorsqu'il s'agissait d'imaginer ce qu'elle aurait pu faire pour mettre Have en rogne -encore plus qu'elle- et surtout, lui faire à l'envers, comme il le lui avait précisé. Elle ne comprenait pas cette façon de procédé, pensant sans doute à tort que les choses étaient simples -à ses yeux. Lorsque quelque chose commençait à coincer, pas besoin de devenir vicieux ou de faire les choses dans le dos des gens, à ce qu'elle en savait, la franchise n'avait jamais tué personne, et c'était toujours plus appréciable -bien que parfois blessante-  que découvrir le pot aux roses d'une manière plus que douteuse. L'anglaise avait une aversion certaine pour toutes ces personnes pas franchement droites, celles qui prenaient un malin plaisir à dispenser quelques sourires hypocrites pour mieux tailler en pièce par derrière.
Mais surtout, Jean avait toujours éprouvé une certaine curiosité (quoiqu'en restant dans une certaine réserve pour ne pas empiéter sur la vie privée des autres ; son poing partait rapidement quand ça empiétait sur la sienne), pour comprendre ce qu'il s'était passé dans la vie des autres pour faire ce qu'ils étaient aujourd'hui. Have n'échappait pas à ça. L'anglaise ne cessait de se questionnait : qu'était-il arrivé pour qu'il soit celui qu'il était aujourd'hui ? Quel enchainement -heureux et moins heureux- avait-il subi et provoqué pour être la version d'un Trask qu'il lui offrait quasiment chaque jour ? Jean résultait à n'en pas douter, d'une mère imbue de sa personne au comportement douteux, à laquelle elle n'avait jamais voulu ressembler, combiné à diverses expériences (dès son plus jeune âge) dans une industrie des plus délicates à appréhender où fallait apprendre à encaisser avec le sourire -et parfois rendre des coups avec ce même sourire qu'elle exécrait tant, et où elle n'avait que peu de talent, il fallait bien le reconnaître. Puis il y avait eu les expériences désastreuses avec les photographes, les succès, les quelques flops, l'anxiété, l'ex copain... Des hauts et des bas qui faisaient ce qu'elle était aujourd'hui ; bien qu'elle se serait volontiers passée de certaines choses et d'un repos forcé pour cause d'implosion totale. Mais elle ne force rien, accepte son silence sans rien dire de plus. Ça viendra peut-être plus tard... Et au pire, elle se dit qu'elle aura d'autres occasions de comprendre.
Sa mine change doucement lorsqu'il confirme que ça sera bel et bien juteux. Une curiosité différente qui s'installe face à cet intérêt -excitation?- qu'il semble à peine contenir sur ce qui les attendait. Ça lui donnerait quelques indications sur sa façon de régler les problèmes. Est-ce que ça signifiait qu'il gérait les siens de la même façon ? Rien n'était moins sûr. Ça dépendait sans doute du problème et du con que ça concernait lorsqu'il y avait un tiers d'inclus, pense-t-elle. Et vu le peu de conversation de Have -et son talent ô inné avec les mots- elle doutait que sa recette miracle n'implique la diplomatie et la parlotte. « c'est moi ou... t'y prends plaisir ? » demande-t-elle amusée, curieuse de découvrir une autre facette du texan. Il controlait beaucoup de choses -peut-être trop au goût de l'anglaise- et surtout ce qu'il laissait paraître aux yeux du monde entier.
Après un sprint jusqu'à chez elle pour récupérer le strict nécessaire, Have les avait conduit jusqu'à Portland dans un quartier qu'elle ne connaissait pas le moins du monde. L'oeil curieux, elle regarde les alentours. Etrangement, ça lui rappelle quelques endroits de Manchester -ceux où sa mère lui interdisait d'aller mais qu'elle finissait toujours par rejoindre en douce avec Jay, juste pour frissonner un peu. Sortis de la voiture, les lieux étudiés, ils s'arrêtent avant de rentrer. « Have, t'as l'air étonnamment heureux, c'est presque flippant » qu'elle lache, sans cacher son amusement. Il avait les yeux brillants, le sourire plus excité qu'elle ne l'avait jamais vu jusque là. Même l'emmerder ne lui provoquait jamais autant de plaisir. « bien bien. Je m'immisce pas, et j'me fais discrète. Compris » elle a le sourire d'une môme à qui on vient de donner des consignes et qui promet de bien se tenir. Ses lippes étirées pourraient laisser sous-entendre qu'elle fera des siennes, mais il n'en est rien. L'anglaise se tient à carreau, et surtout, elle veut lui prouver qu'elle sait rester à sa place -et qu'il peut lui faire confiance, ou au moins commencer. « Pourtant ça semble te réjouir plus que le reste » lance-t-elle l'air de rien en passant devant lui pour pénétrer dans la salle. Légèrement en retrait par rapport à lui, elle scrute la salle, les quelques affiches, les mecs qui sont là, concentrés sur leur adversaire -ou leur sandbag- que sur ces deux étrangers qui viennent d'entrer.
Ils sont là, à attendre, Jean a même posé son cul sur un banc, quand Have s'avance finalement quand le mec en question -du moins elle imagine qu'il s'agit de lui, et vu sa tronche, elle serait pas surprise- entre dans le vestiaire. Immédiatement, elle se redresse et le brun se retourne, lui intimant de rester là. « Mais... » qu'elle sort en guise de protestation. Pas de 'mais' qui tienne apparemment. Elle se renfrogne quelques secondes et soupire, résignée. Ça ne l'empêche pas de le suivre du regard, jusqu'à voir sa tête disparaître derrière la porte. Sans savoir vraiment pourquoi, elle se sent anxieuse. Pas autant que d'habitude, mais assez pour qu'elle ne puisse l'ignorer. Et en quelques secondes, y'a des bruits qui parviennent si on tend bien l'oreille. Ils se fondent avec les autres, ces bruits d'exercice et de souffrance typique des sports de combat. Elle a l'impression que les minutes s'allongent, peut-être même se figent alors que son angoisse monte. Un autre bruit, et quelques têtes se tournent. Ça ne lui annonce rien qui vaillent, mais il ne bougent pas d'un pouce. Y'a quelques flashs qui lui reviennent, à cause de ces putains de bruit. Ça lui rappelle les siens, ceux qui lui échappaient quand Nate la frappait. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun son. Elle déglutit, secoue la tête comme pour chasser les images.
Pendant un instant, jean se demande si elle doit aller voir. Et si c'était l'autre mec qui prenait le dessus ? Et si ces bruits, c'était ceux de Trask. impossible, qu'elle se dit. Elle tente de se convaincre et soupire de soulagement de en le voyant sortir de là, les regards tournés vers lui. Le soulagement est de courte durée lorsqu'elle voit l'état de sa tronche, elle retient une remarque alors que d'un signe de tête, il lui désigne la sortie. Ce n'est pas ouvert à discussion, et pour une fois, la môme ne se fait pas prier pour obéir bien sagement. Le précède mais lui tient la porte. Elle ne va pourtant pas jusqu'à la voiture, et elle s'arrête. Sans qu'elle ne réalise, elle le pousse, un peu plus vivement qu'elle ne l'aurait pensé. « T'as vu ta tête ?! » plus inquiète qu'elle ne l'aurait voulu sans doute. Elle soupire « j'espère que t'as mal » pas vraiment, sa manière à elle de faire passer son inquiétude.

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--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was

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