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 i forgot that you existed (daphne/oliver)


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Tommy Winters

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· i forgot that you existed (daphne/oliver) · Ven 22 Mai - 22:55
I forgot that you existed
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@daphne shearer @oliver winters - 22nd of May 2020

Depuis sa conversation avec Lydia, Tommy avait pris la résolution d’être plus présent pour les siens et tentait de s’y tenir malgré les aléas de la vie et la reprise du boulot. Aujourd’hui, Il avait proposé à Oliver de manger un bout au Mickey’s en début de soirée, en tête-à-tête, et avait été agréablement surpris de voir l’adolescent accepter plutôt que de chercher à passer la soirée avec ses amis. Tommy s’était attendu à devoir insister, au moins un minimum, et ignorait si Ollie voulait autant que lui reconstruire leur relation, ou s’il sentait juste qu’autre chose se tramait. L’un ou l’autre, Tommy se contentait d’apprécier la réponse positive et la soirée qu’il allait pouvoir passer avec son fils, sans interférence du reste de la fratrie. Ne souhaitant inquiéter personne - moins encore en parler -, le pompier ne s’était pas encore séparer de l’alliance qui ornait son annulaire, tel un trophée. Il avait toujours clamé que le mariage n’était ni dans ses projets ni dans ses croyances, qu’il s’agissait d’un simple bout de papier, et peut-être aurait-il mieux fait d’écouter ses propres mots avant de s’envoler pour Vegas. Ce bout de papier allait à présent lui couter de l’argent qu’il n’avait pas à sa disposition, tant et si bien qu’il ignorait à quel moment il serait en mesure d’officialiser les choses.
Passant au dessus de sa vie privée pour l’heure, il s’installa à une table du dinner, la tête plongée dans le menu - qu’il aurait pourtant pu rédiger, ce dernier n’ayant pas changé d’une ligne en quinze ans. « T’as des plans pour ce week-end? » Il demanda, refermant le menu, signe qu'il était prêt pour sa commande. La question était d’une banalité certaine, pourtant elle intéressait sincèrement le pompier qui voulait s’assurer que son gamin ne marchait pas dans ses pas. Il y avait peu de chances, Ollie ayant hérité de l’intelligence et la maturité que Tommy n’avait pas eut à l’époque - et n’avait peut-être toujours pas trouvé - mais on était jamais à l'abri. Il n’y avait que lui pour veiller au grain, aussi mal placé soit-il pour le faire.
Une serveuse s’approcha d’eux pour noter leur commande et Tommy la suivi un instant du regard lorsqu’elle s’éloigna, jusqu’à ce que ce dernier se pose sur une crinière blonde qui fit raté un battement à son coeur. Seize années étaient passées mais il n’y avait aucun doute sur l’identité de la gamine, devenue à présent une jeune femme dont il ne parvenait pas à décrocher les yeux jusqu'à ce que la voix d’Ollie le ramène sur Terre. Tommy cligna des paupières, poings serrés, alors que toute son attention était à présent portée sur l’adolescent. Etait-ce trop demander d’avoir un léger répit dans leur vie ? De pouvoir passer une putain de soirée sans que le ciel ne leur tombe sur la tête ? Son coeur battait à tout rompre alors que Tommy cherchait à la fois à garder un air détaché pour ne pas inquiéter l'adolescent, et à savoir quoi faire de la présence de sa mère en ville, à quelques mètres d’eux seulement. Ces deux dernières années avaient été chargées en émotions pour son fils et le pompier n’avait aucune envie de faire exploser son monde à nouveau, alors que la vie semblait leur avoir (enfin) accordé une pause. Il ne s’imaginait pas non plus ignorer le retour de Shearer en ville et rompre sa promesse de ne plus rien cacher au gamin. Quittant Ollie des yeux pour les glisser à nouveau sur celle qui lui avait fait le plus beau des cadeaux, qu’il avait pourtant considéré comme empoisonné à l’époque, sa mâchoire se resserra en la voyant leur tourner le dos et prendre la direction de la sortie.
Les mains de Tommy claquèrent sur la table alors qu’il se redressait, plus fort qu’il ne l’aurait voulu, et il adressa un regard qui n’invitait pas à négocier à son fils. « Ne bouge pas, je reviens. » S’extirpant rapidement de la banquette avant que Daphne ne lui file entre les doigts, le pompier accéléra le pas pour sortir du fast-food et la rattraper sur le parking, priant pour qu’Oliver n’aie pas dans l’idée de le suivre. Pas avant qu’il aie pu échanger quelques mots avec elle, quand bien même ceux-ci ne l’aideraient certainement pas à mieux la présenter au gamin. Enfin à sa hauteur, sa main se referma sur le coude de la blonde qu’il fit pivoter sans aucune délicatesse pour la forcer à lui faire face. Si leur histoire n’avait pas grand chose qui méritait d’être mentionné, que Tommy avait juste vu en elle la possibilité de devenir un mec - qu’est ce qu’il avait pu être con! - elle n’était pas en droit de s’échapper comme si de rien n’était. « Seize ans plus tard et ton premier réflexe est une nouvelle fois de prendre tes jambes à ton cou? » On se passera des formules de politesse et des présentations. On oubliait pas celui à qui on abandonnait son bambin, même quand l’acte ne semblait pas si difficile que ça - c’était ce qu’il en avait déduit, puisqu’elle n’était jamais revenue. Tournant la tête pour s’assurer qu’Oliver n’avait pas bougé de place, Tommy lâcha finalement sa poigne, toujours serrée autour du bras de la jeune femme, désignant rapidement le dinner du menton. « C’est le gamin que t’as laissé devant une putain de porte comme un colis qui nous regarde. » Aucun doute sur le fait qu’il devait observer la scène de l’intérieur. Il aurait pu lui dire que c’était leur fils, mais ces mots n’étaient pas prêts à sortir des lèvres de Winters. « Avec ou sans toi, je vais retourner dans le dinner lui dire qui tu es, parce que je lui ai promis de ne plus jamais lui mentir. » Parce qu’il méritait de savoir, tout simplement. « Il va avoir un tas de questions auxquelles je n’ai pas de réponses. Mais t’as eut 16 ans pour les préparer, non? » Ce qu’il ressentait pour Daphne se rapprochait dangereusement du mépris. D’avoir pris une décision qui changeait le cours d’une vie, pour lui, de l’avoir laissé livré à lui-même avec un nourrisson et surtout de réapparaitre après autant de temps. Tommy aurait aimé croiser sa route seul, avoir le temps de se retourner et trouver les mots justes - s’ils existaient seulement - pour en parler à Oliver, mais l’idéal n’arrivait que rarement dans le monde réel et il se préparait à briser à nouveau le coeur de son fils.

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Daphne Shearer

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· Re: i forgot that you existed (daphne/oliver) · Sam 30 Mai - 17:56
Daphne aurait dû être préparée. Elle aurait dû en prenant la décision de venir passer quelques semaines à Windmont Bay se préparer à cette éventualité, chercher les mots, décider d’aller voir si ce Tommy dont elle n’avait jamais su le nom de famille habitait toujours ici. Elle aurait dû préparer ce qu’elle aurait à dire, sa réaction, s’attendre à ce que ce bébé qu’elle avait tenu dans ses bras, dans son ventre beaucoup trop longtemps pour ne pas se briser le coeur en l’abandonnant, ait été adopté ou été gardé. Mais Daphne, au fil des années, s’était convaincue d’une fable qui l’arrangeait bien : Tommy avait pris la même décision qu’elle, parce que quel gamin de quinze ans était en état d’élever un bébé et avait poursuivi son bonhomme de chemin comme Daphne avait fait le sien. L’existence de ce bébé et toutes les questions qui allaient avec - qu’était-il devenu ? avait-il son sourire ? s’était-il trouvé une bonne famille ? était-il heureux ? avait-il ou allait-il à un moment ou un autre chercher à le recontacter ? - avaient été enfoui au plus profond de Daphne tant et si bien qu’elle ne se souvenait pas de la dernière fois dont elle avait mentionné son existence. Cela ne voulait pas dire qu’elle n’y pensait pas : elle y pensait même trop et encore plus ses dernières années, chaque fois que son organisme lui rappelait qu’elle était une femme incapable d’avoir un enfant. Regrettait-elle pour autant son choix ? Honnêtement, non. Si Daphne avait conscience que son discours aurait bien été différent cinq après, elle savait qu’elle avait fait exactement ce qu’il fallait au moment où il le fallait. Elle avait pourtant été sincère quand elle avait prévenu cet amour de vacances - qui n’en était même pas vraiment un - qu’elle était enceinte et que, prenant l’avion dès le lendemain, elle avorterait à Londres. Elle avait entrepris chacune des démarches, luttant contre la nausée causée tant par les hormones qui s’agitaient dans son corps que par l’idée seule de détruire une vie, convaincu les psychologues que c’était ce qu’elle voulait mais ce matin de décembre, elle avait été incapable de mettre un pied dans cette clinique. Elle avait réessayé la semaine d’après, puis celle d’encore après avant d’abandonner complètement l’idée. Elle ne contacta pas Tommy, parce que cela n’avait pas de sens et décida que l’adoption était la meilleure des solutions. Au dernier moment, elle changea d’avis, sans savoir pourquoi et prit le premier avion pour Portland, roula jusqu’à Windmont Bay et à sept heures huit précises, déposa ce bébé sur le perron et attendit cachée derrière un buisson qu’on vienne le chercher. La scène était ridicule mais Daphne, avec la peine qu’on pouvait lui imaginer, reprit la route en sens inverse dès que des bras vinrent l’entourer et reprit l’avion pour Londres, remerciant le ciel d’avoir des parents pouvant lui permettre ce luxe. Et si elle avait passé les quinze dernières années à faire semblant de ne pas se demander si lui permettre d’être adopté n’était pas la meilleure solution, Daphne était en paix avec sa décision : elle n’avait enlevé aucun choix à personne. Personne, sauf ce bébé devenu adolescent mais qui à l’époque n’avait aucun moyen de lui dire ce qui était le mieux pour lui.
Ce jour-là, elle était partie achetée des burgers pour toute la famille (coté Shearer, l’Abbott ayant autre chose à faire) quand elle aperçut un visage familier auquel elle ne prêta pas tout de suite attention. Elle commanda, ne sachant pas vraiment pourquoi une boule était en train de se former dans son estomac mais elle mit ça sur le compte de la faim et n’y pensa pas plus que de mesure. Enfin, elle s’efforça de bloquer toute tentative de reconnaissance et se concentra plus que jamais sur ce téléphone. Elle lança Blake sur son sujet favori, les hommes, sachant pertinemment que si elle était disponible, elle ne manquerait pas d’envoyer douze messages à la seconde et cela lui permettrait de passer le temps. Elle paya et croisa le regard de cet homme qui lui était si familier. Fronçant un peu les sourcils, elle s’éloigna ensuite, ses burgers à la main pour se diriger vers la voiture. Ce ne fut que quand elle poussa la porte de sa main libre que l’idée de l’identité de cet individu germa dans son esprit. Est-ce que… cela était-il possible ? Inconsciemment elle accéléra le pas mais alors qu’elle avait désormais la certitude qu’elle ne s’était pas trompée, on lui attrapa le coude, la faisant se retourner. Daphne déglutit, lâcha ses burgers par la surprise mais n’y porta même pas encore un regard. Elle ferma les yeux une seconde, prit une grande inspiration et les rouvrit, ne sachant pas vraiment à quelle sauce elle allait être mangée. Elle suivit son regard lorsqu’il tourna la tête et fronça les sourcils en reconnaissant l’adolescent qui les observait. Elle avait l’impression d’être en dehors de son propre corps, regardant la scène de loin et ne put s’empêcher de commenter : “Oliver Winters ?” Elle secoua doucement la tête, concentrée sur ce visage qui lui était familier. Depuis qu’elle était arrivée, il faisait partie de ses élèves à qui elle donnait des cours. Elle n’avait pas grand chose à dire à son sujet, sinon qu’il paraissait être un gamin sympa mais… Restant plusieurs secondes figées, elle écouta d’une oreille pas tout à fait attentive ce que Tommy lui disait. Elle tourna à nouveau la tête vers lui, la boule dans son estomac se faisant toujours plus imposante en se demandant comment elle n’avait rien vu. C’était idiot, elle n’avait rien vu parce qu’elle ne le connaissait pas, ne l’avait pas vu grandir. Mais Daphne s’était toujours imaginée que si elle était amenée à le revoir un jour, elle saurait. Foutaises. “Donne-moi une minute.” répondit-elle avant d’avoir quelques pas de recul. Elle pouvait déjà sentir la boule d’angoisse remonter dans sa poitrine, commençait à lui opprimer les poumons mais c’était tout sauf le moment. Elle ne répondit pas aux attaques de Tommy, parce que si elle les trouvait profondément injuste, une part d’elle comprenait la colère qui l’habitait, lui avait décidé d’assumer sa paternité ses seize dernières années. “Je viens avec toi mais donne-moi une minute.” Elle ramassa ses burgers, les déposa à l’arrière de sa voiture, inspira de la menthe poivrée à même le flacon et referma sa voiture.  Elle s’efforça de se calmer, de respirer, elle aurait bien tout le temps de paniquer/angoisser par la suite et fit un signe de tête à Tommy pour lui dire qu’elle était prête. Autant qu’on puisse l’être dans ce genre de situation - c’est-à-dire pas du tout. “Si tu veux des réponses à tes questions avant…” Le regard fuyant, Daphne n’avait même pas la force de le regarder dans les yeux, sachant que chacune de ses questions se transformerait en pic. Mais honnêtement… Daphne était plus soulagée qu’autre chose car cela voulait dire une seule chose : cet enfant était aimé. Et c’était tout ce qui comptait pour elle.

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· Re: i forgot that you existed (daphne/oliver) · Jeu 4 Juin - 16:25
Le nez plongé dans une carte qu’il connaissait pourtant sur le bout des doigts, Ollie haussa brièvement les épaules à la question de Tommy au sujet de ses projets maintenant que la sonnerie du vendredi soir avait retenti. « Je vais sans doute réviser. » Comme d’habitude. Ses plans sur le court terme étaient bien souvent les mêmes, il passait ses soirées à lire et ses journées libres à relire. Les nombreuses tensions soulevées au sein de son groupe d’amis ne l’encourageaient qu’à faire profil bas, et à s’occuper de sa propre petite vie dans la mesure du possible. Cela ne signifiait pas qu’il n’était pas présent pour les autres, il préférait toutefois éviter de prendre partie pour tel ou tel individu. « Ah si, je dois voir deux ou trois trucs avec Gibi pour l’anniversaire d’Alvin. Je sais plus si je t’en ai parlé... » Il s’interrompit le temps de passer sa commande – « un hot-dog supplément bacon, une grande frite et un moyen soda » - et ne reprit pas dans l’immédiat car il sentit que quelque chose clochait chez le pompier. Il scruta les traits de l’individu qu’il connaissait par cœur sans oser lui demander ce qui le contrariait, il plissa les lèvres et jugea préférable de conserver une conversation bateau pour lui sortir l’esprit du quelque endroit sombre dans lequel il devait se trouver. « Sa grande fête est tombée à l’eau, mais Gibi a proposé qu’on lui organise une petite sortie entre nous, la semaine prochaine. Il reste plusieurs détails à mettre en place. » Il se garda de préciser quels événements fâcheux avaient contribué à l’annulation de la « Sweet Sixteen Party » du jeune Keily, car il avait lui-même une part de torts dans l’histoire. Le cœur d’Ollie fit un bond dans sa poitrine lorsque Tommy se remit debout sans crier gare, et en frappant un peu trop violemment cette pauvre table qui n’avait rien demandé à personne. « Qu’est-ce que tu fais ? » La question demeura en suspens au sein du restaurant, écoutée par les autres clients installés autour mais pas par son destinataire. Que les humains étaient compliqués, peu importait leur âge. Il profita du départ de son père pour sortir son téléphone et échangé quelques messages, avant de porter son attention sur l’imposante baie vitrée qui offrait une vue imprenable sur le parking, et sur la scène surréaliste qui se déroulait à l’extérieur.

Ollie glissa sur la banquette afin de coller son nez contre la vitre. Il ne pouvait entendre ce qui était dit, mais il avait pleine vue sur les expressions agacées de l’aîné des Winters. Ce dernier était en pleine dispute avec une jeune femme dont il ne pouvait discerner que la longue chevelure blonde. L’espace d’un quart de seconde, il s’imagina que Shiloh était revenue à Windmont Bay, et il sauta sur ses pieds pour se diriger vers la porte d’entrée. Il n’avait pas envie de rester sur la touche et ainsi prendre le risque de voir Tommy la faire fuir à nouveau. Emporté dans son élan, il ne vit pas la serveuse revenir avec leurs boissons et lui rentra en plein dedans. « Merde ! Je suis désolé ! » La manche de son t-shirt avait réceptionné une bonne partie du liquide, mais ce n’était rien en comparaison de l’uniforme de l’employée qui était désormais recouvert de taches ambrées. Il l’entendit le traiter de « petit con » et lui accorda sans faire de scène, car c’était ce qu’il était. Il l’aida à éponger ses vêtements et à nettoyer ce qui s’était répandu au sol, non sans jeter des coups d’œil nerveux en direction de la porte vitrée, derrière laquelle devait se jouer un mini drame auquel il n’était pas convié, mais dont il deviendrait très vite l’invité indésirable. « Désolé, » répéta-t-il alors qu’il lui remettait le balai dans les mains et qu’il se dirigeait à grandes enjambées vers l’extérieur. « Qu’est-ce qui se passe ici, Tom...? » Il débarqua tel un chien dans un jeu de quilles, si vite derrière Tommy que son épaule percuta le dos de ce dernier. Il bloqua un instant, surpris et un peu déçu, en reconnaissant le visage de l’interlocutrice du trentenaire. « Mrs Shearer ? » La situation n’avait aucun sens pour Oliver qui ignorait d’où ces deux là pouvaient bien se connaître. Avait-il loupé la convocation à la dernière réunion parents-professeurs ? Tommy n’avait-il pu empêcher le chat de l’enseignante de tomber de l’arbre dans lequel il s’était réfugié ? La musicienne avait-elle brisé son cœur des années auparavant ? La mémoire d’Oliver était bonne, même s’il l’avait connue étant gamin, il aurait su resituer son visage. « C’est la nouvelle prof de musique, » annonça-t-il, à demi-voix, à destination d’un Tommy dont les traits étaient déformés par une colère sourde qu’il ne lui connaissait pas. Ollie avait beau être le premier de sa classe, il avait encore des progrès à faire au niveau de sa réflexion personnelle, et de sa tendance à agir trop vite. Il aurait donné son bras gauche pour revenir en arrière et garder ses fesses sagement installées sur la banquette du dinner. Car il n’était pas à sa place entre les deux individus qui se faisaient face. Il n’était ni bienvenu, ni désiré. Il n'avait simplement pas encore conscience que cela était le cas depuis bien des années.

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Tommy Winters

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· Re: i forgot that you existed (daphne/oliver) · Mer 10 Juin - 17:37
Sourcil arqué, sourire en coin, Tommy eut envie de faire une blague questionnant sa paternité mais estima qu’ils n’avaient pas encore atteint le stade où il pouvait se le permettre, sans prendre le risque de créer un froid entre eux. Etudier un weekend, lorsqu’il y consacrait déjà une bonne partie de ses soirées en semaine… Ollie n’avait certainement pas hérité ça de lui. Partisan du moindre effort, gamin turbulent viré un nombre incalculable de fois, Winters ne savait pas ce que c’était d’ouvrir un cours lorsqu’il n’était pas coincé en classe, sans autre choix. Quand bien même il s’en était plutôt bien sorti, tout compte fait, Tommy était heureux de voir son fils prendre ses études au sérieux et travailler dur pour parvenir à ses fins. C’était quelque chose qu’il ne tenait d’aucun Winters mais peut-être que de tous les voir patauger avait au final été la motivation dont Oliver avait besoin. « Je crois pas. T’as besoin d’aide pour ça? » Il offrit, sans trop savoir en quoi il pouvait être utile dans l’organisation de l’anniversaire d’Alvin. « Le double bacon-cheeseburger avec une grande frite et une bière, merci. » Laissant Ollie passer sa commande, Tommy en fit de même, avant de perdre toute concentration, celle-ci à présent dirigée sur la blonde qui attendait aux niveaux des caisses. Il aurait aimé pouvoir affirmer avoir prêté distraitement une oreille à Oliver, mais il n’en était rien. Sourd, Tommy n’entendait que ses pulsations qui tapaient violemment contre ses tempes, alors qu’il pesait aussi rapidement que possible les ‘pour et les contre’. Incapable de mettre de l’ordre dans ses idées, son regard se posa sur Oliver à nouveau avant que la fuite de Olivia ne le décide à se mettre à sa poursuite, laissant l’adolescent à l’abandon sur la banquette du dinner.
Il avait besoin de réponses. Certes, le pompier aurait préféré avoir une chance de la confronter seul à seul afin de se préparer au mieux pour en parler à Ollie et lui présenter. Afin, aussi, d’encaisser le coup de son côté. Il aurait été plus raisonnable de la laisser filer et se mettre à sa recherche dés demain pour réclamer une conversation qu’il estimait mérité, mais si Tommy était quelqu’un de posé et réfléchi, ça se serait su. Il ne pouvait pas prendre le risque de la laisser filer, sans certitude qu’elle serait encore à Windmont Bay le lendemain, tout comme il ne pouvait regarder Ollie dans les yeux et continuer la soirée comme si de rien n’était. Une fois à hauteur de Olivia, Tommy ne put que lui cracher son venin, incapable de conserver son calme et lui accorder une conversation entre deux adultes responsables. Il était choqué, déboussolé, mais surtout paniqué. Anticipant déjà le moment où il allait devoir lâcher cette bombe dans les mains de son fils, c’est elle qui subissait sa nervosité et sa colère - parce qu’après tout, personne d’autre ne la méritait. Après seize années, Tommy avait fait le deuil sur la possibilité de la croiser à nouveau un jour mais avait cru que, si ce moment venait, ce serait dans l’indifférence la plus complète qu’il l’affronterait. Ça aurait pu être le cas, il y a encore deux ans, mais l’idée de briser à nouveau le coeur de son fils (et peut-être leur relation, au passage) le faisait perdre le peu de contenance dont il pouvait faire preuve. Il fronça les sourcils lorsqu’elle prononça le prénom d’Oliver, comme si les présentations n’étaient plus à faire. Avait-elle fait ses recherches, sur eux, sur son fils, sans prendre la peine de les contacter pour autant?
S’il n’avait pas envie de lui accorder la minute qu’elle lui demandait, Tommy n’avait pas vraiment le choix - c’était le don de la blonde, de le prendre au piège - et en profita pour travailler sur sa respiration et chercher à se calmer lui-même. Comment allait-il annoncer ça à Oliver ? Car il avait beau retourner tout ça, aucun mot ne pourrait aider à amortir la violence de l’impact. « Si je veux des réponses à mes questions ? » Il répéta avec une pointe d’ironie, se passant les mains sur le visage pour se forcer à conserver le semblant de calme retrouvé pendant le voyage de la jeune femme jusqu’à son véhicule. « C’est un peu tard pour m’en fournir. » A quoi bon, près de seize ans plus tard ? Qu’est-ce que cela changerait à sa vie de savoir pourquoi, comment, une mère décidait d’abandonner son nouveau-né devant la maison de son adolescent de père, celui-ci vivant déjà dans la misère, entouré d’alcooliques? Si encore il avait été au sein d'une famille stable, aimante, Tommy aurait pu comprendre que Olivia s’était rassurée sur l’avenir de l’enfant, mais dans sa situation à lui, il n’y avait aucune explication. Aucune qu’il était prêt à accepter. Tommy se moquait bien de l’entendre pleurnicher sur ses choix passés et ne risquait pas de se montrer compréhensif, quelles que soient ses pseudos-justifications. Il refusait de la plaindre, parce que la blonde n’était pas celle qui avait eut à survivre plutôt qu’à vivre, qui avait eut à voler pour s’assurer qu’aucun d’eux ne crèveraient de faim avant la fin de la semaine.
Ce n’est que lorsque Oliver le percuta que le pompier réalisa sa présence à ses côtés, contractant une nouvelle fois sa mâchoire en regardant vers les cieux, comme si ces derniers pouvaient lui fournir une quelconque aide. Peut-être était-il temps qu’il se rende à l’église, vu le nombre de fois ces dernières années où il s’était remis à eux - sans qu’ils ne répondent à ses appels, ceci dit. La seule réponse était le silence, un gros ‘démerde-toi mon gars’ qu’il pouvait presque lire dans le ciel. Un rire nerveux le secoua légèrement lorsque Ollie lui donna la source de sa rencontre avec la jeune femme qui leur faisait face, baissant la tête à nouveau pour trouver le regard de Daphne/Olivia. Ce n’était sans doute pas à elle de parler, alors qu’elle ignorait tout de l’adolescent - ou presque - mais Tommy lui en voulait quand même de ne pas prendre la parole pour le débarrasser de ce nouveau fardeau. Se plaçant derrière Ollie, Tommy posa ses mains sur ses épaules qu’il pressa doucement, comme si ce simple geste pouvait amortir le coup sur la tête qu’il s’apprêtait à lui assener. « C’est aussi la personne qui t’a mis au monde. » Et t’y a abandonné, parvint-il à s'empêcher de prononcer à voix haute. Il aurait pu y aller plus doucement, commencer par lui dire que Daphne et lui avait été ‘ensemble’ à l’adolescence et laisser le soin à Ollie de faire le calcul, mais Tommy n’aimait pas tourner autour du pot. Il avait de toute façon appris, avec le temps, que ça aidait rarement d’enrober les choses avant d’en venir au but.

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· Re: i forgot that you existed (daphne/oliver) · Mar 16 Juin - 21:47
Si Daphne proposa à Tommy de répondre à ses questions, elle n’avait aucune idée des réponses qu’elle pouvait lui apporter - ni même des questions qu’il souhaiterait lui poser en réalité. La première de toute était évidente et Daphne était bien entendu prête à défendre le choix qu’elle avait fait. Il n’était pas idéal et avec quelques années en plus au compteur, elle n’aurait certainement pas pris cette décision, notamment parce que la famille de Tommy était problématique à de nombreux égards mais elle avait fait ce qu’elle pensait être le mieux à l’époque et honnêtement… elle savait qu’elle n’aurait pas été capable de faire autre chose. L’idée de confier son enfant à des inconnus lui avait tordu le ventre plus que de raison et même si elle se savait bien incapable de donner à cet enfant tout ce dont il avait besoin, elle avait espéré que Tommy soit en état de le faire. Et maintenant qu’elle connaissait l’identité de celui qui avait grandi pendant huit mois et vingt-quatre jours en elle, Daphne avait surtout l’impression d’être confortée de ce choix. C’était ridicule puisqu’au fond, elle ne connaissait pas grand chose d’Oliver ou même de Tommy mais le gamin était très bon, apprécié de tous ses professeurs et semblait l’être aussi de ses camarades de classe - même s’il était toujours très compliqué de savoir ce genre de choses en tant que professeur. Elle n’avait aucun mal à comprendre pourquoi Tommy était en colère cependant et savait pertinemment qu’elle aurait beau lui fournir toutes les explications du monde, il faudrait surement du temps pour qu’il comprenne son point de vue. Ou même le fait qu’elle soit à Windmont Bay sans avoir cherché à prendre contact avec lui pour savoir comment allait la chair de sa chair. Mais au-delà même de ce déni dans lequel elle avait réussi à s’enfoncer jusqu’au cou, comment aurait-elle pu venir sonner à sa porte ? Il n’était pas question de connaître son adresse ou du fait qu’il ait pu déménager. Daphne n’oublierait jamais où elle avait déposé ce bébé de quelques jours à peine. Et puis, c’était Windmont Bay, il y avait toujours un moyen de retrouver qui on voulait. Mais Daphne n’avait aucun droit sur cet enfant, qu’elle ne considérait pas comme le sien, car ce n’était pas le cas. Elle ne l’avait pas pris dans ses bras, pas vraiment en tout cas, ne l’avait vu grandir, ne l’avait pas éduqué… Il n’était pas son enfant; elle n’avait aucun droit sur lui et en avait parfaitement conscience. L’espace d’une seconde, Daphne se demanda si c’était une recherche que ses parents ou même sa soeur avaient fait mais elle en doutait. Ils n’auraient sans doute pas pu s’empêcher de le mentionner à Daphne, même en sachant combien ce sujet était devenu tabou au fil des années. Soufflant doucement - pour évacuer la tension, pas d’agacement, elle acquiesça doucement en entendant Tommy lui dire qu’il était trop tard pour répondre à ses questions.
Lorsque le gamin se cogna contre son père, Daphne resta stoïque le détaillant. Cette bouille qu’elle avait pu voir plusieurs fois en cours semblait être bien différent. Elle ne pouvait s’empêcher de chercher sur son visage quelque chose qui lui confirmerait que tout ça n’était pas une mauvaise blague - ou un mauvais rêve. Sur chacun des traits de l’adolescent, elle chercha quelque chose qui lui rappelait sa famille mais si elle était tout à fait honnête, elle n’y arriverait pas, tant sa vision lui semblait floue. Instinctivement, elle recula d’un pas parce qu’elle n’était pas prête pour ça. Elle n’avait aucune idée de la façon dont la conversation se déroulerait mais surtout aucune idée sur ce qu’elle pourrait bien dire à Oliver - s’il voulait lui parler, ce qui n’était pas gagné d’avance… La gorge et la poitrine serrée, Daphne ne revint sur terre que face à la brutalité de l’annonce de Tommy qui n’avait même pas cherché à préparer le terrain pour son fils. Clignant des yeux à plusieurs reprises, Daphne fit glisser son regard de Oliver à Tommy puis de Tommy à Oliver, cherchant désespérément ce qu’elle pourrait ajouter à cette annonce. “Tu peux m’appeler Daphne.” ? “Enchantée.” ? “Surprise.” ? Non mais vraiment, il n’y avait absolument rien qui allait et honnêtement, le cerveau de Daphne était tellement sous le choc de cette rencontre que ces idées ne lui étaient pas parvenues. Si elle avait été en train de faire un électro-encéphalogramme, la machine aurait probablement montrer une grande ligne plate. Détaillant l’adolescent quelques secondes, Daphne se pinça doucement le bras pour se forcer à sortir de sa torpeur. “Tu…” Elle souffla doucement, cherchant ses mots. Mais la première chose qu’elle tenait à faire était dire à cet enfant qu’elle n’était pas là pour chambouler sa vie - loupé, certes ! - et que si elle avait fait un choix à l’époque, il était désormais décisionnaire de la suite des événements, lui et lui seul. “Tu n’es pas obligé de me parler si tu ne veux pas. Je…” Soufflant une nouvelle fois, Daphne ne comprenait qu’à peine les mots qui sortaient de sa bouche tant elle réfléchisssait aux suivants. Elle souhaitait trouver les bons mots, vraiment… mais existaient-ils seulement ? “Je ne suis pas ici pour changer ta vie, ou… Tu décides. Je répondrai à toutes tes questions si tu en as, je t’éviterai autant que possible si c’est ce que tu préfères… Je… Tout est ton choix.” C’était peut-être idiot, en fait. Il n’avait l’information que depuis quelques secondes et si Daphne était sous le choc… qu’est-ce que cela devait être pour lui ? Sans compter que le choix qu’il aurait voulu avoir n’était sans doute pas celui-là….

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Oliver Winters

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· Re: i forgot that you existed (daphne/oliver) · Lun 29 Juin - 14:59
Les deux dernières années avaient été pour le moins chaotiques pour Oliver. Entre les enlèvements de ses camarades et les graves mensonges, c’était comme si le destin avait estimé que le garçon ne souffrait pas assez des affres de la poussée d’hormones, et qu’il avait besoin de faits marquants pour ne jamais oublier son adolescence. Les obstacles étaient nombreux, les chutes n’étaient pas rares, toutefois le jeune Winters prenait sur lui de se relever et d’aller de l’avant, car il savait malgré tout que la vie était belle et méritait qu’on se batte pour elle. Si l’avenir lui faisait peur, il était également excitant et digne de s’accrocher aux branches, aussi épineuses furent-elles. Il mettait de moins en moins de temps à se remettre des mauvaises nouvelles, il ne tergiversait plus autant qu’avant ; dès qu’il apprenait quelque chose, il intégrait l’information, la partageait avec les quelques membres privilégiés de son cercle d’amis, puis il avançait. A ce prix seulement, il parvenait à conserver la tête froide et à ne pas imploser. Il n’était malheureusement pas l’individu à la peau épaisse et à la santé mentale de fer, il était susceptible de se laisser engouffrer par un dérapage, l’événement de trop qui se présenterait au moment le moins propice. Consulter le psychologue de l’école lui avait enseigné l’importance de se préserver, cependant le monde extérieur n’avait clairement pas eu le mémo. Il souffla par le nez, prisonnier entre surprise et amusement durant un quart de seconde. Cela ne pouvait être qu’une blague de mauvais goût orchestré par des adultes en manque de sensations fortes. Il ne pouvait en être autrement. « Ouais, ok, elle est bonne... » Le murmure utilisé pour exprimer son manque de foi en la réponse de Tommy se perdit dans l’atmosphère pesante. Il avait l’impression d’étouffer et il tira sur un pan de son t-shirt pour s’éventer. Des secondes, ou bien des minutes, s’égrainèrent sans qu’Oliver ne fut en mesure de prononcer le moindre mot, lui qui n’était pourtant pas familier avec le terme « silence », lui qui avait toujours un mot intelligent à dire sur tout. Il ne savait pas s’il avait envie d’hurler dans la pénombre de la soirée, s’il souhaitait éclater de rire ou en sanglots ; pris à la gorge par une émotion qu’il ne connaissait que trop bien, il ignorait sur quelle voie se diriger pour accepter la situation de la manière la plus saine et mature possible. Même s’il n’avait pas connu la jeune femme auparavant, sa façon de s’exprimer l’aurait aiguillé sur sa carrière, tant ses mots étaient remplis d’une pédagogie pas forcément bienvenue en ces circonstances. Le choc était évidemment présent chez tous les partis, et Oliver ne prit pas la peine de lever le nez pour croiser le regard de Tommy, il savait déjà qu’il devait attendre une réaction de sa part. Se préparait-il à une mini explosion, à l’image de celle qu’il avait vécue lors de ses confessions forestières ? Les enjeux de l’époque avaient été tout autre, car le pompier était dans sa vie depuis toujours, il s’était agi d’un mensonge tapi dans l’ombre durant une décennie et demie et qui avait été révélée au grand jour de manière maladroite. Ce soir-là, la situation était toute autre. Ollie ne connaissait que depuis peu l’existence d’une mère adolescente qui l’avait abandonné sous le porche d’un foyer précaire, il s’était imaginé une pauvre fille déboussolée, au quotient intellectuel peu élevé, aux cuisses facilement écartées, quelqu’un d’effrayer par la simple mention du terme « responsabilités ». Son image de sa génitrice était aux antipodes de la vérité, dans une telle mesure que plus il la contemplait, moins il parvenait à réaliser la gravité de cette confrontation. « Non, » fut le premier mot qu’Oliver articula à destination de sa mère. Sa voix était rauque, comme s’il cherchait à lui prouver qu’elle avait à faire à un grand qui savait se débrouiller par lui-même, qu’il n’avait pas eu besoin d’elle pour évoluer. Il aurait pu lui demander les raisons de son abandon. Il aurait pu lui demander si elle avait pensé à lui ces quinze dernières années. Il aurait pu faire tout ça, mais il était trop las pour supporter des réponses qui l’enfonceraient dans le cercle vicieux de l’autodépréciation. « Tu t’en fiches que je sois dans ta vie ou pas, c’est ça ? » Il additionnait ses propositions pour en arriver à cette conclusion. Sans esquisser le moindre semblant d’excuse, elle tentait de se montrer magnanime en lui laissant le choix, alors qu’il ne percevait là qu’une forme aigüe de lâcheté. Il était flagrant qu’elle ne demandait qu’à ce que ses souffrances furent abrégées pour retourner dans son quotidien, loin de ses erreurs du passé. « Si Tommy n’a rien à te demander, je n’ai pas plus de questions pour toi. » Il s’avança de quelques pas pour mieux pouvoir discerner son visage et tendit une main dans sa direction. « Merci de ne pas m’avoir avorté. Merci de m’avoir confié au type le plus altruiste et ouvert de la ville. A cause de toi, j’ai grandi sans parents, mais grâce à lui, j’ai eu le meilleur modèle possible. » Il tourna la tête vers son père et ce fut son regard qui le fit flancher. Les larmes lui montèrent aux yeux tandis qu’il les posait à nouveau sur Daphne. « Si j’ai un truc à te demander, c’est ça... Que tu lui présentes des excuses pour avoir ruiné sa vie en me mettant dans ses pattes. » Son cœur, remonté jusqu’alors dans sa gorge, sembla retourner à sa place tandis qu’il essuyait du revers de la main les sillons humides qui tachaient désormais son visage. Il était brisé de savoir que sa très chère mère vivait une belle vie, avec un mari et une belle carrière, en l’ayant abandonné, alors que Tommy parvenait tout juste à s’en sortir avec une flopée de marmots et une accumulation de dettes. Ce n’était pas juste.

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Tommy Winters

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· Re: i forgot that you existed (daphne/oliver) · Ven 17 Juil - 16:53
Au delà du fait qu’elle était la génitrice d’Oliver, la jeune femme n’avait pas la moindre importance dans la vie du pompier. Les premiers mois de la vie de son fils, Tommy s’était imaginé que tôt ou tard, Daphne viendrait frapper à la porte pour le lui reprendre complètement ou, du moins, exiger d’avoir la place qui lui était due dans la vie du poupon. Lorsqu’une première année avait été barrée au calendrier, ses espoirs - attentes? - avaient commencé à s’estomper, sans que Winters ne parvienne à être complètement (r)assuré que ni l’un ni l’autre ne la reverrait un jour à Windmont Bay. A l’époque, Tommy avait autant craint son retour que son absence, n’ayant aucune envie de revoir la blonde, à qui il vouait une haine sans nom, mais dans l’incertitude d’être capable de s’en sortir seul avec Ollie. Le cinquième anniversaire du gamin avait été le moment clé, où il avait compris qu’elle ne reviendrait pas et fait une croix définitive sur sa personne. Du haut de ses vingt ans, Tommy s’était dit que ‘le pire était passé’, Oliver demandant bien moins de temps et d’énergie de sa part et surtout que, Daphne était plus âgée que lui. Si elle avait eut la moindre envie d’être dans la vie de leur fils, l’anglaise se serait déjà manifestée.
Déstabilisée, Tommy voyait bien que la jeune femme perdait ses moyens et ignorait, autant que lui, comment agir mais il n’en avait absolument rien à faire. Elle n’était pas celle à plaindre dans l’histoire, que du contraire. Des trois, Daphne était la seule qui avait eut des années pour se préparer, et il ne fallait pas aller lui faire croire qu’elle n’avait pas envisagé de pouvoir tomber nez-à-nez avec eux, en revenant dans la bourgade d'Oregon. Là où elle l’avait laissé.
Si Tommy ignorait tout d’elle, de sa vie actuelle, en dehors de son statut de professeure de musique qu’Oliver lui avait révélé quelques secondes plus tôt, Daphne ne semblait manquer de rien. Avant qu’il ne l’accoste brusquement, la blonde renvoyait l’image d’une adulte stable et bien sous tout rapport. Avait-il fait une erreur, en allant à sa rencontre ? Est-ce qu’il n’encourait pas le risque de perdre son fils dans l’opération, au profit de cette mère qui lui avait manqué durant près de seize années ? Peut-être aurait-il mieux fait de la laisser s’échapper, en priant pour ne jamais croiser sa route à nouveau. Sauf que, premièrement, cela aurait valu à un nouveau mensonge de sa part. Deuxièmement, elle donnait cours à Oliver et ne se serait donc pas évaporée par magie, parce que Winters décidait de l’ignorer.
Déglutissant péniblement lorsque Oliver laissa échapper un ‘non’, Tommy ne put que rejouer, en accéléré, la scène où il lui annonçait être son père et dans laquelle l’adolescent avait refusé, dans un premier temps, de donner sens à ses mots. Il inspira profondément, expira, sans retirer ses mains des épaules de son fils. Ses yeux étaient eux braqués sur la pauvre femme qu’il venait de mettre au bûcher et pour laquelle il n’éprouvait aucun remord de l’avoir fait. Il aurait aimé dire ‘ fais bien attention à ce que tu réponds ‘ à la question qu’Oliver posa à l’anglaise, bien qu’incertain de ce que lui avait envie d’entendre. Tommy avait beau avoir été dans la vie de son fils depuis toujours, il lui arrivait bien (trop) souvent de ne pas pouvoir déchiffrer ses émotions, ni deviner ses attentes. La suite le figea un peu plus. S’il ignorait le ressenti du gamin par rapport à tout ça, le pompier s’était certainement attendu à une longue liste de questions de sa part, lui qui questionnait bien trop souvent sa place. Chez les Winters, mais aussi dans la vie de manière plus générale. Les mots suivants le touchèrent en plein coeur, malgré ‘l’absence de parents’ qu’Oliver mentionnait. Sa déclaration détournée mais surtout son regard embué obligea Tommy à fermer les yeux une seconde. Combien de fois allait-il encore devoir souffrir des erreurs commises par deux gamins, seize années plus tôt? Dans un soupire, il rouvrit les yeux pour les porter sur son gamin, qui lui tournait à nouveau le dos pour s’adresser à sa génitrice. Il se mordit la lèvre inférieure et écarquilla les yeux. C’est à croire qu’Oliver avait décidé d’embarquer son coeur dans un tour de montagnes russes, avec le sien. Il n’y avait pas de raison que ça ne soit pas le cas, après tout. Relevant les yeux vers Daphne, Tommy combla à nouveau la distance entre Oliver et lui pour retrouver son contact, laissant ses mains reposer sur ses épaules. « Garde tes excuses, si tu en as. Elles ne changeront rien. » Il souffla, las, n’ayant aucune envie d’entendre ce que Oliver exigeait d’elle. Cela ne ferait sans doute qu’attiser sa colère, Tommy préférait encore qu’elle ne dise rien. « Ça a été difficile, au début. Je t’ai maudit de tout mon être. J’espérais que la vie ne te ferait aucun cadeau, que viendrait un jour où tu finirais par craindre de ne pas avoir les moyens de te payer le stricte minimum pour survivre. Mais ça n’arrive pas, aux gens comme toi, ce genre de merde. » Il ne pouvait s’empêcher d’être amère. Contre elle, contre les gens de bonnes familles. Ceux qui avaient des parents pour les soutenir. Qui finissaient mariés, professeure de musique, fringuée avec un pantalon qui devait couter le loyer pour un mois, pour eux. Peut-être même que Daphne avait fondé une famille, à présent. « Mais tu n’as pas ruiné ma vie et j'ose espérer que tu n'as pas ruiner la sienne, non plus. De nous deux, tu es celle qui y a le plus perdu. » Parce qu’elle ne savait pas ce que c’était d’avoir Olivers Winters dans sa vie. Que jamais elle ne connaîtrait le bonheur d’être un parent, pour lui. Tommy n’irait jamais prétendre que sa paternité avait été un choix, moins encore qu’il avait assuré toutes ces années, mais lorsqu’il dressait le bilan, ils s’en sortaient pas trop mal. Ils avaient eut leur lot de joies et de peines, comme n’importe quelle famille, mais pour rien au monde il n’aurait voulu rembobiner le fil du temps et changer les choses. « Je n’ai rien à ajouter, si tu as fini Ollie. » Conclut-il. Probablement que la conversation n’était que temporairement terminée, mais sur le coup, le pompier ne voyait rien d’autre à ajouter en présence de la génitrice de son fils.

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