hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez Agnes Baker à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites et/ou faire un petit
tour dans notre pub bazzart.
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens et mini-liens sont également disponibles.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
Le Deal du moment : -60%
Trottinette électrique pliable – GO RIDE ...
Voir le deal
99 €

 

 crop circles


F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: The World
Aller en bas 

Philae Cassidy

messages : 936
name : margot / chasinghearts
face + © : T. Swift ~ moses
multinicks : Finn ▴ James ▴ Ali ▴ Daphne ▴ Maya ▴ Rory ▴ Oscar
points : 1076
age (birth) : 27 yo.
♡ status : too busy chasing aliens.
work : agent at WSBO's central ~ cleaning lady @ the majestic
activities : reading everything about aliens, travelling to Roswell, collecting pics of UFOs, chasing storms, writing on her blog, etc.
home : studio @ crescent's lane

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ✎ Chani ▴ Luna ▴ Lottie ▴ Pristine ▴ (Luther) | fr/en ▴ Closed

crop circles Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· crop circles · Sam 23 Mai - 11:50
Crop circles
23.05.20 / @Pristine Varjak

Toute la difficulté de ce trajet en voiture de trois heures qui les attendait était de rester suffisamment calme pour ne pas pousser des petits cris d’excitation et de ne pas partir dans des explications qui finiraient assurément par fatiguer Pristine. Philae avait hâte d’arriver sur place et savait pertinemment que Pristine ne serait pas la dernière à rechigner mais elle savait aussi qu’elle ne croyait pas à tout ça comme Cassidy y croyait. Les aliens, c’était son truc à elle. Malgré les apparences, Philae n’était pas totalement folle : elle avait tout à fait conscience que peu de gens y croyaient et qu’il y avait une raison pour cela. Seulement quand tout le monde était convaincu que la raison était qu’il n’existait pas, la jeune femme était persuadée que personne n’y croyait car ils avaient besoin de voir quelque chose pour y croire. Elle ne blâmait d’ailleurs personne à ce sujet, elle comprenait les appréhensions. Certains refusaient de croire en Dieu parce qu’il ne pouvait le voir. Avec les aliens, c’était exactement la même chose. Alors, Philae prenait sur elle la plupart du temps, osait parfois poser des questions qui, à force, ne choquaient plus vraiment son entourage et attendait de découvrir une preuve de leur existence. Enfin… elle n’attendait pas vraiment, pas sans rien faire en tout cas. Philae passait des heures sur les forums, sur les sites spécialisés. Elle faisait partie d’un groupe qui faisait un podcast mensuel sur le sujet, résumant les différentes preuves qui avaient pu être trouvée dans le monde, les pistes à suivre et celles qui avaient échoué… A y penser, c’était assez épatant cette capacité à croire si fort à quelque chose que même le fait que la plus grande majorité de la population américaine - mondiale, à dire vrai - n’y croit pas, ne suffisait pas à vous décourager. Pire, Philae était si convaincue que le gouvernement américain - avec tous les autres, il ne pouvait s’agir que d’un travail d’équipe pour être aussi bien fait - cherchait à dissimuler leur existence et leur présence sur Terre qu’elle se sentait investie d’une mission : les trouver et informer le monde entier de leur existence, les convaincre qu’il fallait à tout prix les protéger… L’idée qu’il puisse être des êtres dangereux lui avait également traversé l’esprit, naturellement mais elle avait finalement décidé que cette option ne lui plaisait pas et l’avait donc ignoré. “Il faut prendre à gauche.” précisa-t-elle, en parfait copilote. Les filles s’étaient entendues : Pristine conduisait à l’aller et Philae le faisait au retour. Il ne leur restait qu’une demi-heure de route avant d’arriver à la ferme de cet homme qui avait vu un cercle de culture se dessinait dans son champ alors qu’il assurait n’avoir rien fait pour. Philae avait conscience qu’il pouvait simplement s’agir d’un homme qui cherchait à avoir un peu d’attention des médias, à obtenir des visites à sa ferme car il avait besoin d’argent pour survivre mais certains risques valaient la peine d’être pris. “Gare toi là.” lui proposa-t-elle, alors qu’elles se trouvaient encore à quelques centaines de mètres de la ferme. “Je voudrais qu’on aille voir le champ avant d’aller lui parler, histoire de me faire une idée.” Non pas qu’elle soit devenue experte en culture de blé mais Philae avait lu assez de choses sur le sujet pour apprendre à différencier les véritables cercles de culture de ceux artificiels. Ces derniers étant de plus en plus fréquents… Philae ne voulait prendre aucun risque - ni ne pas perdre plus de temps que ça. Après tout, ils avaient trois autres champs dans le périmètre auxquels elle souhaitait jeter un oeil.

_________________


Is it wrong that I still don't know my heart?



Pristine Varjak

messages : 449
name : east side (anna).
face + © : madelyn cline (av/bambi eyes♡)
multinicks : eason + have + coll
points : 1069
age (birth) : twenty three years old
♡ status : a wolf will never be a pet
work : ex black jack dealer, currently working as customer service rep at the Bubba Blue (family casino)

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : oscar, jace, philae

crop circles Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: crop circles · Sam 23 Mai - 14:48
Crop circles
23.05.20 / @Philae Cassidy

La météo était ""excellente"" ; le soleil était de plomb, il frappait inlassablement contre le pare-brise et illuminait les deux jeunes femmes non sans s’appliquer à : à la fois leur brûler la rétine et à décimer au moins deux couches de cellules épithéliales dans la foulée.
Cet astre là, contrairement aux autres, était d’une abondante générosité – si bien qu’à l’intérieur de l’habitacle, la température aurait pu avoisiner les 95 degrés Fahrenheit (le système de climatisation était broken depuis 1990 sur cette Chevy – Pristine mâchait son chewing avec cette élégance que l’on ne rencontrait que chez les Redbrangus et , tant qu’à faire,  maudissait oncle Elrod de ne pas avoir fait son boulot correctement la dernière fois qu’elle avait consenti à lui mettre Bonita sous la pogne. Elle n’y connaissait que dalle à cette marque, autrement, elle s’en serait surement chargée elle-même, appréciatrice de l’adage selon lequel l’on n’était jamais mieux servi que par soi-même) et réduire leurs cervelles en bouillies.
Ses doigts ornés de bagues en argent (il y en avait sur les dix) frappaient le cuir du cerceau, le verni pêche appliqué la veille par Lupe (sa nail artiste favorite du bastion dénommé ‘El Palacio’ – vraiment, un repère de strippers fauchées) brillait et renvoyait même quelques rayons ; satisfaite elle leva les yeux de ce spectacle de perfection pour les poser à nouveau sur la route. Conductrice aguerrie – permis de conduire officieux détenu depuis  facilement dix années -, sa dangerosité sur le trimard n’avait d’égale (au féminin, yes !) que sa propension à collectionner les procès verbaux (elle disait ‘well, at least, it’s logical). A sa directe droite, se trouvait Miss Philae Cassidy, trépignant d’impatience contenue sous son carré bob exécuté avec maestria et qui résumait plutôt bien l’idée générale de ce road trip improvisé : deux gonzesses en recherche d’aventure, prêtes à parcourir des kilomètres de grises pour se retrouver à trois heures de leur quartier général habituel. Et tout cela pour quoi, exactement ? Le thrill de l’inconnu, l’adrénaline qui pulsait, adjurée par l’hypothétique et l’improbable ; qu’on soit clairs : Pristine Belle Varjak ne croyait pas aux petits êtres verts mais elle croyait en ce que la croyance pouvait générer chez l’homme. Pour elle, Philae n’était qu’une grande tarée que personne ne prenait au sérieux  mais à ses deux mirettes positivistes, elle méritait bien qu’une bad bitch de sa trempe la soutienne dans toutes ces entreprises farfelues qu’elle menait aux quatre coins des united states. Elle débraya puis prit la direction indiquée par la blondinette à ses côtés – sans actionner son clignotant, un peu à la sauvage -, le nuage de poussière s’éleva aussitôt et – bien sûr, fenêtres grandes ouvertes – le dust bowl s’infiltra ne manquant pas de lui soutirer une quinte de toux. Holy shit, siffla-t-elle, coiffant sa chevelure ; sa Silverado méritait qu’un expert en la matière se penche sur ce système, presto de préférence. Cassidy lui avait parlé d’un champ, d’un cercle de culture et tout ce que Pristine avait saisi dans le charabia balancé avec excitation était ‘virée entre gurls’, il ne fallait pas plus à la gypsy pour prévoir la glacière remplie de canettes de bière fraîche et les clubs-sandwiches au peanut butter – let’s hit it ! – J’espère qu’il est réglo ton agriculteur, cracha-t-elle, immobilisant le véhicule à plusieurs centaines de mètres de la ferme, prenant soin de ne pas enliser les roues dans la terre molle. Elle se pencha au dessus de son amie pour ouvrir la boîte à gants ; elle en sortit un revolver et du spray contre les moustiques. – Quoi ? lança-t-elle, sourcil arqué. On ne sait jamais à quoi on pourrait avoir affaire – elle faisait davantage référence au spray qu’à l’arme de poing qu’elle avait glissé derrière la ceinture de son short en jean, elles n’en étaient pas à leur premier trip du genre et si elle n’avait jamais jusque là eu l’occasion de brandir son jouet, il y avait malheureusement une première à tout. Elle appliqua soigneusement le spray sur ses jambes et ses bras dénudés puis tendit le flacon à Philae. Never lose perspective. -J'ai le coeur qui palpite, à deux phalanges de stopper net - avoua-t-elle, prenant le chemin du champ; elle pensa qu'elle aurait peut-être dû apporter sa machette,il aurait été plus facile de se frayer un chemin parmi les plants. - Qui t'a donné cette piste déjà ?elle ajusta les bretelles de son sac à dos - elle s'était chargée de prendre quelques bières avec elle et une seringue anti-venin, practical jusqu'au cuir chevelu.

_________________

She speaks like the rain But she howls at the moon She runs like the sun in the winter
She's not coming home soon

Philae Cassidy

messages : 936
name : margot / chasinghearts
face + © : T. Swift ~ moses
multinicks : Finn ▴ James ▴ Ali ▴ Daphne ▴ Maya ▴ Rory ▴ Oscar
points : 1076
age (birth) : 27 yo.
♡ status : too busy chasing aliens.
work : agent at WSBO's central ~ cleaning lady @ the majestic
activities : reading everything about aliens, travelling to Roswell, collecting pics of UFOs, chasing storms, writing on her blog, etc.
home : studio @ crescent's lane

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ✎ Chani ▴ Luna ▴ Lottie ▴ Pristine ▴ (Luther) | fr/en ▴ Closed

crop circles Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: crop circles · Ven 29 Mai - 22:17
Si Philae s’efforçait d’avoir l’air détachée et totalement raisonnée sur l’aventure qui les attendait, sommeillait au plus profond d’elle une petite fille qui ne cessait de sauter sur un trampoline - tant et si bien qu’à être aussi surexcitée, la jeune femme en aurait presque eu la gerbe. Elle s’efforça de se concentrer, se répétant chacune des étapes qu’elle avait fixé pour pouvoir tester l’agriculteur. Si elle avait conscience de passer pour une illuminée, Philae n’en avait que faire : sa méthode était tout ce qu’il y avait de plus scientifique. Il ne s’agissait pas d’une lubie, d’une foi en un dieu dont personne ne pourrait jamais prouver l’existence. Non, la question en jeu était trop importante pour que Philae se contente de croyance ou de quand dira-t-on. Si sa conviction personnelle était que l’existence des aliens était indéniable, elle avait conscience de ne pas avoir les éléments pour l’étayer et - gardez le pour vous, c’est bien une chose qu’elle n’avouerait jamais - une part d’elle refuserait toujours d’y croire pleinement tant qu’il n’y aurait pas de preuve devant ses yeux. Alors, à sa façon, elle partait en croisade - sans le sang, les morts et l’invasion de territoire qui n’étaient pas les siens - et allait récolter le moindre bout d’information qui lui permettrait de prouver au monde entier - mais surtout à elle - que oui, les petits hommes verts existaient, qu’ils étaient simplement le secret le mieux gardé de l’humanité. Et elle tombait parfois sur des éléments qui allaient dans son sens, d’autres qui étaient totalement contradictoires mais contrairement à certaines personnes des diverses associations qu’elle pouvait fréquenter, Philae souhaitait à ce que son dossier soit complet. Pour la science. Et surtout parce que c’était le seul moyen de mieux réfuter ces soit-disant preuves que rien n’existait.
Une fois quasiment arrivée à destination, elle demanda à Pristine de s’arrêter avant de se pencher pour attraper une bouteille d’eau dans son sac. Haussant doucement les épaules à l’inquiétude de Pristine sur le caractère réglo ou non de “son” agriculteur, Philae redressa la tête. “Si je le savais, on s’arrêterait pas là ma chérie !” Ouvrant le bouchon de la bouteille, elle but une grande lampée d’eau avant de tendre celle-ci à Pristine qui était déjà en train de se pencher sur la boîte à gants. “Attends, je sors c’est plus simple.” dit-elle en posant sa main sur la portière alors que l’arme métallique - et un spray… pepper spray ? - apparaissait devant ses yeux. Ayant un grand mouvement de recul, Philae ouvrit sa portière sans vérifier qu’elle ne risquait pas d’assomer quelqu’un (événement peu probable au beau milieu d’un champ, je vous l’accorde). “Mais Pristine !” Elle secoua la tête. “Non mais garde ça dans la voiture. Je travaille au bureau du shériff, je peux pas me permettre d’avoir ce genre d’emmerdes.” Accessoirement, elle n’avait pas non plus envie de se retrouver dans une situation où elle aurait besoin d’utiliser cette arme - ou pire encore, une situation où cette arme serait utilisée. Une scène de balle perdue se dessina devant ses yeux et Philae ne put s’empêcher de regarder dans les environs s’il y avait un endroit d’enterrer ce corps qui n’existait pas - et, elle l’espérait, n’existerait pas ! “Sérieux, je suis pas fan de l’idée, meuf…” Sortant de la voiture, sa bouteille d’eau toujours à la main, Philae secoua la tête. Elle n’insisterait pas plus pour que Pristine range cette arme dans sa boîte à gant : elle lui avait fait part de son avis sur la question et savait pertinemment qu’elles étaient aussi têtues l’une que l’autre. De plus, Pristine était la seule “non-croyante” de ses amies qui acceptait de la suivre dans ce genre d’aventures et cela valait bien un ou deux laissez-passers. Poussant un soupire, elle attrapa le spray qu’elle échangea avec la bouteille d’eau et en mit sur les parties visibles de son corps - qui n’était pas si nombreuse, jamais quand elle se lançait dans ce genre d’aventures. Un sourire mi-touché mi-bienveillant apaisa quelques secondes le visage de Philae qui, rendant le spray, ajusta son sac sur ses épaules avant de lui faire signer d’avancer. “C’est peut-être pas une fausse piste, te fais pas trop d’espoir… On ne sait jamais.” Parlait-elle pour Pristine, ou pour elle ? La seconde proposition était sans aucun doute la bonne - sans que l’autre ne soit fausse pour autant. “Personne, justement.” dit-elle avec un air fier. “J’ai pris l’habitude de faire les différents journaux de la région toutes les semaines. Je pense que la raison pour laquelle on attends encore des preuves c’est parce que les gens ne les voient pas. Il faut qu’on se montre tous plus attentifs…” Elle sortit son téléphone de la poche arrière de son jean et pianota rapidement sur son clavier avant de montrer l’article de journal auquel elle faisait référence. “Tiens, lis, ça te donne le background du type et de son champ.” précisa-t-elle avant de soupirer, cherchant à expier sa nervosité. “Marrant, non ?” demanda-t-elle après lui avoir laissé le temps de lire. “Son frère s’est fait prendre pour un faux crop circle. T’avoueras qu’il faudrait quand même être sacrément con pour oser faire la même chose. C’est pour ça que je l’ai choisi.

_________________


Is it wrong that I still don't know my heart?



Pristine Varjak

messages : 449
name : east side (anna).
face + © : madelyn cline (av/bambi eyes♡)
multinicks : eason + have + coll
points : 1069
age (birth) : twenty three years old
♡ status : a wolf will never be a pet
work : ex black jack dealer, currently working as customer service rep at the Bubba Blue (family casino)

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : oscar, jace, philae

crop circles Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: crop circles · Jeu 4 Juin - 20:00
Crop circles
23.05.20 / @Philae Cassidy

Skeeter avait torpillé toutes les attentes puériles pour les traîner sur plusieurs mètres avant, bien entendu, de les enterrer dans une fosse creusée à la va-vite (et où il avait déjà collecté tous les cadavres de rêves au fil des années). Pristine avait cessé de croire au père Noël à cinq ans ; oui puisque Ray-Nathan s’était fait un sacré point d’honneur à lui expliquer qu’il n’existait que dans son imagination (la gamine aux cheveux indisciplinés avait pleuré de tout son saoul et n’avait trouvé aucun bandit pour la réconforter).
Jimmy James s’était quant à lui chargé de lui dévoiler qu’au-delà du ciel, il n’y avait aucun risque qu’elle trouve autre chose qu’un univers noir ( les étoiles, toutes les notions de cette astronomie complexe et encore inintelligible réduits aux prosaïsmes d’un routier brutal, dépourvu de manières  - échappant grandement à cet illettré de première n’étaient donc que ‘some philistine shits’ - c'était lui, le philistin ). La fée des dents, toutes les conneries du néo-folklore entérinées par la perception enfantine décortiquées et ratatinées du plat de la main, réduites en tas de miettes par ceux auxquels elle accordait une grande importance. Alors, si elle avait eu le malheur de croire en ce qui pouvait avoir lieu au-delà de ce ciel bleu – là où tout était noir, pas ses mots, ceux d’oncle Ray – peut-être aurait-elle eu droit à une énième claque. Varjak avait reçu une éducation strictement réaliste : pas le moins du monde utopiste ignorant l’unicité du monde dans lequel elle évoluait, certainement pas. La môme qui à huit ans était capable d’expliquer ce qui se déroulait entre un homme et une femme, par le menu détail et l’exposait éhontément au reste de ses camarades horrifiés savait que la démarche ne manquait pas d’arrières pensées. Avec le temps, elle avait fini par comprendre que les croyances coûtaient trop d’argent à ces figures qui préféraient largement s’acheter un pack de six plutôt que de glisser un billet vert sous un oreiller ou encore le troquer contre un cadeau enveloppé qu’elle serait heureuse de découvrir au lendemain d’une fête qui manquait clairement de ‘véracité’ (et au cours de laquelle ils se mettaient absolument tous une mine). Pourtant, elle entamait les routes du pèlerinage qui menaient jusqu’au boredom du Wisconsin, pour festoyer en compagnie de tous les clans qui avaient décidé de tenter leur ‘chance’ en Amérique. Lófasz !  Elle pouvait encore parcourir quelques kilomètres dans le but de soutenir celle qu’elle considérait comme une amie – un titre honorifique car Pristine n’était pas reconnue pour son amabilité, ni pour sa tendance à cultiver les pinesco – elle s’en sortait certainement mieux en griefs et en démonstrations de sauvagerie répulsives. On lui donnait davantage de ‘vade retro’ que de ‘good to see you’  et, en sachant dans quel terreau elle avait grandi, personne n’aurait osé trouver la dépravation phénotypique (et psychologique) curieuse, bien au contraire. Il y avait une logique dans l’utilisation disproportionnée qu’elle faisait de la violence et envers qui, surtout. Elle avait balayé les craintes de Philae d’un rire porcin, d’un hochement de tête – de ce ballet de gestes qui n’était que le grand simulacre du jour. Peut-être qu’une partie d’elle – celle qui avait de la boue jusqu’aux cuisses, désirait que les choses ne se passent pas pour le mieux ; qu’elles se finissent en hurlements de terreur, en résidus de poudre sur les doigts, en course effrénée dans un champ, parmi les blés, sous des bourrasques de vent. Et si la météo n’était pas au rendez-vous, celle d’un slasher (c'est-à-dire : pluie battante, brume épaisse) – Pristine pouvait toujours compter sur le poids rassurant du flingue derrière la ceinture de son short. Ses iris quittèrent la vue du champ pour se poser à nouveau sur le minois blond de Cassidy. Are ya kiddin’ me ? Les cernes qui lui coloraient divinement mal le faciès étaient alors expliquées par des nuits blanches à farfouiller sur internet ? Il fallait vraiment qu’elle la sorte, se fit-elle la remarque, attrapant l’article de journal tendu dans sa direction. Elle le lut en diagonal, trébucha sur quelques mots décidément ‘trop nerdy’ pour le bien de son encéphale ; le type avait tout l'air d'une blague , dans le genre ‘capable de reconnaître un crop circle’ en plein milieu de son champ et de rameuter les médias. Puis, elle rendit le téléphone à sa propriétaire. – Il cultive du blé pour vivre, chérie – cracha-t-elle – comme si son constat faisait sens : fou ou stupide pour faire le choix d’une vie ‘honnête’, peut-être devait-elle l’étroitesse de sa vision aussi à cette brochette d’incapables qui l’avait élevé -?-. – It takes two, hein. Bravo, t’as quand même l’air d’avoir bossé ton coup. Je suis bien contente d’avoir ramené mon joujou – déclara-t-elle, elle prit les devants, s’engouffra en premier. N’étaient-elles pas les deux protagonistes presque ingénues d’un Giallo remis au goût du jour ? – Tu sais ce que tu devrais faire après ça ? Te trouver un saisonnier et essayer de voir ce que quelques galipettes feraient à cette tension que je ressens chez toi – elle gloussa et repoussa quelques plants. Pour l'hongroise, cette obsession n'était que le fruit d'autre chose et comme elle s'improvisait Fräulein Pristine Varjak-Freud tous les quatre matins, il était évident que la projection extraterrestre correspondait à l'expression du ça frustré. Elle n'avait pas effectué vingt mètres qu'elle se contorsionnait déjà pour attraper une canette dans son sac à dos. - Everythin's better wit'a beer affirma-t-elle,solennellement, sous le regard de son amie.

_________________

She speaks like the rain But she howls at the moon She runs like the sun in the winter
She's not coming home soon

Philae Cassidy

messages : 936
name : margot / chasinghearts
face + © : T. Swift ~ moses
multinicks : Finn ▴ James ▴ Ali ▴ Daphne ▴ Maya ▴ Rory ▴ Oscar
points : 1076
age (birth) : 27 yo.
♡ status : too busy chasing aliens.
work : agent at WSBO's central ~ cleaning lady @ the majestic
activities : reading everything about aliens, travelling to Roswell, collecting pics of UFOs, chasing storms, writing on her blog, etc.
home : studio @ crescent's lane

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ✎ Chani ▴ Luna ▴ Lottie ▴ Pristine ▴ (Luther) | fr/en ▴ Closed

crop circles Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: crop circles · Lun 15 Juin - 23:31
Philae avait conscience que la probabilité qu’elle soit à l’origine d’une découverte d’une importance capitale pour la “cause” aliens, si on pouvait la nommer comme ça, était proche de zéro voire même totalement inexistante. Mais cela n’avait pas vraiment d’importance pour elle. Si la jeune femme avait - comme toute personne normalement constituée, en fait - un ego sur certaines choses, son but dans la vie n’était pas de devenir populaire ou une star du milieu qui la fascinait tant. Elle se moquait du strass des paillettes (même si ce n’était de toute façon pas tout à fait le style des personnes qui croyaient aux petits hommes verts) mais voulait simplement savoir si cette croyance, basée sur des éléments factuels qui ne faisaient plus débats (dans sa communauté, en tout cas), pouvait devenir une science sociale. Car une fois que leur découverte serait avérée, si seulement un jour cela finissait par être le cas, il faudrait alors découvrir leur langue, us et coutumes, traditions, histoires, … Et au fond, c’était peut-être cela qui donnait le plus envie à Philae dans sa quête invraisemblable et, osons le dire, probablement inachevable. C’était la découverte d’un autre si différent d’elle-même que son cerveau aurait constamment la bouche bée, qu’il ne comprendrait pas tout de suite tout ce que cela voulait dire. Il faudrait que Philae apprenne à s’ouvrir plus au monde qu’elle ne l’avait jamais fait auparavant, elle qui osait pourtant à peine déjà s’ouvrir à ce qui lui existait, dissimulant ses propres émotions et envies au profit d’un idéal traditionnaliste qui n’était que le pur fruit d’une création sociétale qui ne lui convenait pas. Mais apparemment, croire en une existence extraterrestre était beaucoup plus aisé que de croire qu’on puisse aimer les femmes, ou les hommes et les femmes à la fois. Enfin… qu’elle puisse le faire, puisque Philae avait dans son entourage des personnes avec une sexualité de tout bord et que pas une seule fois, elle n’avait envisagé de les juger. C’était juste qu’elle, aimait les hommes et puis c’était tout. Enfin, les extraterrestres aussi.
Philae soupira doucement en entendant Pristine lui rappeler que l’homme en question était un agriculteur. Sous-entendu : évidemment qu’il était con. Ce n’était pas tant que Pristine prenne des raccourcis qui la gênaient, elle la connaissait assez pour savoir que cela ne faisait pas nécessairement d’elle une mauvaise personne mais Philae était femme de chambre - et agent d’accueil du shériff - et cela n’en faisait pas nécessairement quelqu’un de stupide. Beaucoup de gens avait tendance à considérer que parce que x ou y faisait tel ou tel “sot” métier, il n’était bon à rien d’autre, n’avait pas la capacité de faire autre chose. Philae n’était pas persuadée de pouvoir faire mieux - raison pour laquelle les propos de Pristine la heurtèrent plus que de raison - mais elle savait que ce n’était pas nécessairement le cas. “J’fais le ménage pour les autres et je réponds à des appels téléphoniques toute la journée.” Malheureusement, trop ancrée dans ses propres insécurités, Philae ne comprit pas que c’était sur l’honnêteté du type que Pristine souhaitait l’alerter et non sur ses capacités intellectuelles. D’un autre côté, sa remarque restait vraie : Philae n’avait jamais volé à qui que ce soit et pourtant, il y en avait des choses oubliées au Majestic qu’elle aurait pu revendre à bon prix… Elle embraya cependant rapidement, n’oubliant pas la raison de sa venue. “Bien sûr - je ne dis pas que c’est legit mais honnêtement, ça se tente. Dans le pire des cas, on ira manger une glace et vider des canettes pour que tu t’amuses un peu.” dit-elle en montrant du menton son joujou. A dire vrai, ça c’était dans le meilleur des cas. Le pire serait dans l’hypothèse où elles se retrouvaient dans une position où l’utilisation de l’arme n’était plus une option (ou pire encore, le choix de Pristine) mais Philae préférait ne pas trop penser à cette éventualité.
Philae pouffa doucement en entendant Pristine lui conseiller d’aller tirer un coup - il n’y avait vraiment pas d’autres expressions qui correspondaient mieux - avec le premier gars venu. “Ouais, je reste sur l’option d’aller manger une glace, tu veux ?” Si Philae n’était pas du genre à avoir des rapports sexuels tous les quatre matins, cela ne signifiait pas que cela n’arrivait jamais - mais avec de parfaits inconnus, il fallait bien l’admettre… cela serait encore inédit. L’idée de se montrer aussi aventureuse avait son charme, il fallait bien l’admettre mais cela ne signifiait pas pour autant que Philae y succomberait. Avant de partager ce genre de moments intimes, elle préférait connaître un minimum la personne. “Mais vas-y toi, je t’en prie. Je t’attendrai dans la voiture - ou au café, si tu préfères le faire sur ta banquette arrière plutôt que dans une botte de foin.” Continuant à avancer avec un sourire amusé sur le visage, Philae poursuivit son chemin jusqu’à trouver un arbre qui semblait avoir l’air plutôt solide. “J’vais essayer de voir d’en haut si on voit un peu mieux ce qui se trame.” Elle retira son sac à dos qu’elle déposa au pied de l’arbre avant de se tourner vers Pristine : “Tu m’fais la courte échelle ?” A dire vrai, Philae aurait probablement pu grimper même sans l’aide de Pristine mais avoir un premier point d’appui et commencer plus haut lui permettrait d’économiser ses forces - qu’elle utiliserait pour aider son amie à se hisser à ses côtés.

_________________


Is it wrong that I still don't know my heart?



Pristine Varjak

messages : 449
name : east side (anna).
face + © : madelyn cline (av/bambi eyes♡)
multinicks : eason + have + coll
points : 1069
age (birth) : twenty three years old
♡ status : a wolf will never be a pet
work : ex black jack dealer, currently working as customer service rep at the Bubba Blue (family casino)

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : oscar, jace, philae

crop circles Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: crop circles · Sam 18 Juil - 13:37
Crop circles
23.05.20 / @Philae Cassidy

La canette émit le chuintement typique au plus grand bonheur de Pristine qui soif à étancher, rua ses lèvres sur l’emballage métallique pour aspirer le salut de son âme en quelques gorgées qui eurent le don certain d’hydrater sensiblement ses muqueuses et surtout, surtout ses neurones perplexes. Il n’y avait pas assez de bulles toutefois pour qu’un jeu de densité aide la jeune femme à alléger les appréhensions qui continuaient, malgré les paroles se voulant rassurantes de sa complice (pour ne pas dire ‘le cerveau des opérations’), à la travailler, demeurait toujours cette pointe de suspicion. Pristine Varjak avait appris à s’attendre à tout. Et elle avait beau essayer – ardemment, notons-le à la vue de tous – elle détestait avouer qu’elle était sévèrement atteinte : ses oncles avaient tout foutu en l’air, il n’y avait, chez l’ange blond, plus rien d’innocent, plus rien de doux, plus rien de rêveur – car à vouloir protéger ces aspects de sa personnalité, elle aurait été dévorée toute crue ; c’était l’application d’une stratégie, purement et simplement. Philae et elle étaient deux femmes distinctes : pas forcément les mêmes hobbies, pas les mêmes intérêts intellectuels mais dans cet océan où barbotaient des tas d’espèces (des sous espèces même dans la grande espèce Humaine – un autre concept largement relayé par les sous clans Varjak  ici et là) les leurs (d’un côté la white anglo saxonne et de l’autre la white-pas-si-white irish hungarian) s’étaient pourtant bien galochées ; c’était peut-être plus une histoire d’alchimie que de réels points communs – Pristine avait appris à parfois s’offrir au compromis (elle ne le faisait pas pour n’importe qui et surtout pas sans avoir testé le terrain avant). – Manger une glace ? On a huit ans ? – elle rit, gorge déployée, écho d’un cataclysme sur le chemin ; le bruit sourd des sabots se faisait déjà entendre, à quelques miles de là où elles se trouvaient, l’idée du chaos requinqua diablement Pristine qui apprécia «l’évitement » choisi par Cassidy, il y avait toujours dans un duo celui qui représentait la réflexion, le bon sens tandis que sur l’autre versant, se tenait une Varjak prête à jouer au tir sur cible au moindre signe d’encouragement. – Je pourrais prendre ta remarque au sérieux si on survit à cette aventure, elle lui tira la langue et se contenta de prendre quelques gorgées de sa boisson , jetant des coups d’œil derrière elles, toujours sur le qui-vive, elles représentaient des cibles faciles, que Mademoiselle Cassidy ici présente ait été sûre d’elle ou pas, il y avait tellement de détraqués dans ce bled – et au sein même de sa propre famille- qu’elle avait pour habitude de ne faire confiance à personne. La hongroise appréciait beaucoup Philae, elle la considérait comme son amie mais elle n’avait pas confiance en son jugement. Pouvait-on alors, par extension, présupposer qu’elle n’avait tout bonnement pas confiance en elle ? Long shot mais un beau ‘probablement’. Un arbre se dessina sous leurs yeux et Philae eut l’excellente idée de vouloir y grimper, peut-être avaient-elles effectivement huit ans ?  Pristine poussa un soupire, déposa sa canette près du sac de Philae et enchevêtra ses doigts, rejoignant ainsi ses mains pour offrir au carré-bob de quoi fournir l’impulsion nécessaire pour attraper la première branche et, éventuellement, se hisser en haut de l’arbre. – Humpfr – souffla-t-elle lorsque le premier pied se posa sur ses mains – Low-Carb diet à envisager Miss Cassidy ! Elle serra les dents et tint les trois minutes (et les quatre tentatives nécessaires) que dura la déplaisante expérience ; lorsque Philae la délesta de son poids, Pristine se laissa tomber dos contre l’arbre, tendit la main pour attraper sa bière et la porta à ses lèvres. C’est à la deuxième gorgée qu’elle constata les fourmis qui s’étaient glissées sur le bord, elle les observa sans broncher et de son index les chassa, elle devait probablement en avoir avalé quelques unes : des protéines. – Compte pas sur moi pour te rejoindre, j’suis très bien là où je suis ; prends quelques clichés ça me suffira. Lets face it, songea-t-elle, escalader un arbre ? Ses petits bras si peu musclés n'auraient jamais survécu.

_________________

She speaks like the rain But she howls at the moon She runs like the sun in the winter
She's not coming home soon
Contenu sponsorisé




crop circles Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: crop circles ·
 
crop circles
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: The World-
Sauter vers: