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 trick of the light (d/e)


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Eason Harjo

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· trick of the light (d/e) · Sam 23 Mai 2020 - 17:38

The hands of the clock buried inside her soul ground to a halt then.
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DOROTHY x EASON

@dorothy lowe

Il ne s’était attendu à rien ; pourtant, lorsqu’il avait remonté l’allée pavée, depuis le bout de trottoir qui serpentait plus bas, il aurait juré qu’il y avait dans ces mouvements les marques d’une  silencieuse providence. Eason Harjo se trouvait sur le paillasson ‘welcome home’ des Fink – et faisait face à une sexagénaire engoncée dans un tailleur violet, lorsqu’il s’était dit que l’ironie du sort était réelle (et qu’elle lui jouait à nouveau l’un de ses sales tours). Get a hold on yourself, dude s’était-il dit, pour un homme auquel l’on avait à maintes reprises loué la sagesse, la sécheresse de son vocabulaire, la pleutrerie de son caractère faillirent le faire déverser le contenu de son estomac sur celle qu’il avait reconnu comme étant sa mère, Eugenia 'Gina' Fink. Il n’avait conservé aucun souvenir d’elle ; ce visage qui lui faisait face était celui d’une inconnue, le même que celui qui apparaissait sur une coupure de journal qu’il avait réussi à dénicher dans l’une des bibliothèques archivistes de Stockton. Ni plus ni moins que le facteur d’une équation produits – auquel il manquait encore, en son sens, le plus flagrant des dénominateurs communs : Archer Fink. Il ne s’attendait à rien ; mais il avait le cœur qui tempêtait à tout rompre sous son sternum et le calme , celui qui le singularisait ,quant à lui, battait en retraite – il se fit la réflexion que la bâtisse solide, en toute circonstance mesurée, pliait désormais sous l’averse de sentiments qu’elle avait eu tort de sous estimer. Eason Harjo s'était senti terriblement déraciné, le sourire chaleureux de Donna était venu tapisser l'intérieur de ses paupières - avant que la femme ne prenne la parole. Avant qu'il en fasse de même; que le retour de l'enfant prodigue - parabole biblique où Archer n'était ni Jésus de Nazareth, ni le trentenaire qui se tenait debout prêt à accueillir l'accolade d'un passé qu'il sentait, jusqu'à son noyau, révolu - soit sujet à l'interprétation. La Californie avait été une marche constante sur des parterres de ronces - à condition que lesdites ronces aient  également été en feu. [...] A cette heure là, quelques minutes seulement avant que le soleil entame sa descente et parte se planquer à l'ouest; Eason profitait des derniers rayons pour réparer l'une des quatre marches récalcitrantes  que le perron en bois de sa maison comptabilisait. Le temps s'était sensiblement réchauffé - et le labeur l'avait assoiffé, il s'était rendu à l’intérieur de la bâtisse d'un style victorien particulièrement pittoresque pour se servir un verre de cette excellente limonade que sa voisine avait préparé pour le 'remercier' de s'être occupé de ses magnolias. Peu habitué à être le centre d'attention de qui que ce soit et encore moins de ses voisins, il avait appris - depuis quelques semaines- à vivre under scrutiny. C'était l'un des revers du choix qu'il avait fait de s'installer dans cette ville; il se doutait bien qu'ils allaient tous et toutes finir par trouver une nouvelle source de distraction. Sa journée s'était déroulée sans encombres. Bien évidemment, il n'aurait pas un seul instant imaginé qu'un individu profite de son absence pour s'attaquer à l'un des plants qu'il avait récemment 'introduit'; apparemment, ni la présence de la boîte à outils (ou les outils déversés sur le plancher), ni le fait que la porte d'entrée ait été grande ouverte n'avaient mis la puce à l'oreille de celle qu'il découvrit, la main dans le sac, le bulbe d'une tulipe dans la paume. - Vous pourriez simplement demander la permission- remarqua-t-il, surprenant la jeune femme, alors qu'il s'appuyait sur l'une des colonnes. Il croisa les bras sur son torse et se mit à la dévisager, un rictus en coin de lèvres.

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Dernière édition par Eason Harjo le Dim 24 Mai 2020 - 14:10, édité 1 fois
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· Re: trick of the light (d/e) · Dim 24 Mai 2020 - 11:48
w/ @Eason Harjo

Un coup de ciseaux, puis un deuxième. Un troisième finalement, celui-ci ne se remarquera pas.
Le bruit des ciseaux se poursuivit plusieurs secondes, les mains de Dorothy se remplissant au fur et à mesure de tiges inégales mais aux odeurs entêtantes. Elle se servait, assez grassement, dans un jardin de Windmont Bay, profitant de la pénombre grandissante pour dissimuler son identité. Parfois, elle jetait un coup d’oeil par dessus son épaule, pensant entendre un individu s’approcher ou voir une ombre bouger trop près d’elle mais rien ne suffit à la dissuader de poursuivre sa collecte. La naturaliste considérait tous les végétaux comme une propriété publique - dans la mesure où ils ne figuraient pas sur la liste des végétaux en voie de disparition. Et de toute évidence, les tulipes et magnolias avaient encore de beaux jours devant eux. « Je vais vous arranger si joliment, Emy va être folle de joie. » chuchota-t-elle, rieuse, à l’adresse des quelques fleurs qu’elle avait réussi à dérober. Du jaune, du rose et de l’orangé, le bouquet qui verrait le jour par ses soins serait plus éclatant qu’un coucher de soleil. Elle savait déjà où elle exposerait ce bouquet : dans la chambre de sa soeur aînée, aussi énamourée de la flore que Dorothy. Si ses handicaps l’empêchaient de venir à la nature, alors Dory se faisait un point d’honneur à lui apporter la nature sur un plateau d’agent (un vase dans ce cas présent). Les minutes passèrent, le visage enfoui dans les ombres et les doigts examinant précautionneusement les fleurs qui se présentaient à elle. Elle avait envie d’une fleur supplémentaire, juste une, et le compte serait bon. Cuic, une tulipe blanche vint rejoindre ses premières fleurs. Le soulagement du travail accompli l’accapara avant de se dissiper aux paroles qui s’élevèrent derrière elle. Figée d’effroi, elle se recroquevilla sur elle-même dans l’espoir de disparaître aux yeux de l’homme qui lui parlait. Mais c’était peine perdue : ses mots prouvaient qu’il savait ce qu’elle faisait. Doucement, elle se redressa, plaçant sa main riche de fleurs qui ne lui appartenaient pas, cachée derrière son dos. L’attitude fière mais les joues rouges de honte, elle fit face à l’individu, tout en se déplaçant pas à pas pour se sortir des plants. « Je ne fais rien de mal. » souffla-t-elle avec audace, essayant de se rapprocher au fur et à mesure de l’allée principale qui lui permettrait de prendre ses jambes à son cou. « Je ne voulais déranger personne. » Elle porta sa main libre contre son visage, massant sa tempe d’un geste distrait, tandis que son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. « Je n’ai pas abîmé vos plants, ne vous inquiétez pas. » Elle désigna du menton les fleurs en terre, en espérant que ce voisin s’y attarderait et qu’elle pourrait prendre la fuite dans son dos.

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· Re: trick of the light (d/e) · Dim 24 Mai 2020 - 15:16

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@dorothy lowe

Il sourit plus franchement et gloussa même lorsqu’il vit la brunette dissimuler le bouquet de fleurs derrière son dos ; il avait eu le temps de remarquer qu’à ses tulipes se joignaient une branche de magnolias, des roses et quelques renoncules asiatiques ; le produit d’une bonne dizaine de jardins, tous situés dans cette rue même.
Po-tay-to,  po-tah-to – songea-t-il, sourcils froncés.  D’après ses dires, elle ne faisait rien de mal ; c’était un point de vue – il ne le partageait pas et aurait été susceptible de disserter sur la question jusqu’à ce que l’aube vienne les saluer. – Vous avez fait un travail de boucher siffla-t-il, refusant de jeter un regard au trou béant laissé par la plante qui aurait mérité le contact de doigts nettement plus experts ; elle n’avait pas fait un si mauvais boulot mais il essayait de marquer un point: dans ce monde, certains gestes méritaient les courtoisies d'une permission. Il s’y prenait mal, c’était un fait. Ses manières bourrues effrayaient parfois ses interlocuteurs et le consignaient systématiquement au rang de …malgracieux, si tant est que ce mot existait. - Certaines sont des PVP que j’ai récoltés aux quatre coins des US, auprès des seed savers exchange ; ce que je veux dire c’est que je ne me suis pas seulement contenté d’aller les acheter chez American Seeds company. Ni de me servir dans des jardins. Il avait mis des années à trouver certaines espèces ; à les rechercher sur internet, à les traquer pour ensuite passer commande, négocier même parfois leur achat auprès des jardiniers qui avaient eu la merveilleuse idée d’en breveté les « origines ». Les plantes appartenaient à un règne qui n’était pas influencé par l’appât du gain, par la lutte de pouvoir : elles se contentaient de trouver un terrain favorable à leur installation, certaines espèces se montraient plus voraces, oui, que d’autres mais leur seul et unique but était de survivre, de se reproduire, d’effectuer leur cycle. Longtemps, il s’était considéré comme tel ; Eason Harjo, une simple plante, qui avait besoin de trouver un terrain, un terrain qui soit favorable à son développement: pour une fois. – Alors, ce que vous faites, c’est bien plus qu’une histoire de manichéisme ; je suis sûr que vous êtes du genre à surjouer la nuance – pour lui, ce qu’elle faisait était tout bonnement du vol et ça n’était pas seulement à ses yeux, même la société ,dans laquelle aux dernières nouvelles ils vivaient tous les deux, condamnait le geste. Tempéré, il n'élevait jamais la voix; et si la jeune femme ne s'était pas attaquée à ses tulipes, à Tulipe, à ses souvenirs alors il se serait probablement tu, laissant la voleuse s'en sortir à bon compte, forfait effectué sans punition.
Donner des leçons ne faisait pas partie de ses habitudes, son truc c'était les conseils en état d'ébriété. Ça et les plantes. Elle avait "agressé" l'une des choses qu'il aimait le plus au monde - Dulce ? - il avait vu rouge et alors que son agacement commençait à se diluer, il portait déjà un autre regard sur les faits. Il quitta son emplacement, décroisant ses bras alors qu'il rejoignait la première marche, attentif au moindre mouvement effectué par Pussy Galore et sa méthode à dix doigts. - Vous avez arraché une tulipe, maintenant, il faut en replanter une autre - c'était ce qu'il désignait 'd'équilibre', celui de toute chose. Celui qui n'avait jamais réussi à s'implanter où que ce soit y avait décelé un signe de mauvais augure, un signe qu'il était prêt à effacer avant que le processus ne se déclenche. - Il manque une touche de violet à votre composition - lança-t-il, lui faisant comprendre qu'il n'était plus nécessaire  de cacher le produit de son incartade; et que l'incartade en question était aussi incomplète que mal réalisée. J'ai de la lavande à l'arrière , mieux, la vieille Baker cultive des Freesias, vous pourriez aussi aller en voler dans son jardin ?Elle n'y ferait probablement 'rien de mal'.

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· Re: trick of the light (d/e) · Lun 25 Mai 2020 - 11:40
Les notes moqueuses du rire de l’individu agacèrent Dorothy. Il n’avait pas l’attitude agressive à laquelle on pourrait s’attendre de la part d’un propriétaire capitaliste et ce constat la laissa perplexe. Elle aurait presque préféré qu’il pointa sur elle une arme à feu, elle aurait alors eu aucun scrupule à s’enfuir en courant. Au contraire, le jeune homme était rieur et provocateur. Il commenta son geste en le qualifiant de travail de boucher et Dorothy écarquilla les yeux, scandalisée par cette accusation, elle qui avait été si prudente - comme toujours - lors de sa cueillette illégale. « Je… Même pas vrai. » eut-elle pour seule réponse, enfantine car prise de court, tandis que l’individu s’approchait de l’emplacement exact qu’elle avait ciblé. Il lui fit alors une tirade concernant la provenance de ses plants et Dorothy, experte dans le domaine de la conservation de la flore, poussa un soupire de lassitude. De tous les jardins de Windmont Bay, il avait fallu qu’elle tombe sur celui du maniaco-baroudeur. « Grand bien vous en fasse. C’est sans doute pour ça que j’ai craqué sur votre jardin. » répondit-elle avec une pointe d’insolence, bien que dans le fond, elle était terriblement impressionnée par la recherche que lui avait demandé la conception de son jardin. Il en revint finalement à juger son comportement et cette fois-ci, elle ignora la chaleur de ses joues pour se défendre avec un peu plus d’aplomb. « Honnêtement, que vous les ayez rapporté du fleuriste du coin ou du Japon, c’est pareil pour moi. Les plantes n’appartiennent à personne, elles appartiennent à l’écosystème, à la beauté, à la Terre. Et je ne sur-jouerai rien en affirmant que la splendeur des plantes, c’est qu’elles produisent des fleurs en continu. » Elle fit un sourire bref, sans joie, presque forcé. A vue d’oeil, cet homme paraissait jeune, peut-être son âge ou cinq/six ans de plus mais il maniait ses mots avec une confiance déstabilisante. Il sembler profiter de ce rapport de force déséquilibré pour la faire se sentir mal - ce qui dans l’absolu, était compréhensible, mais que Dorothy tolérait difficilement. Elle n’appréciait pas être jugée, même si les signes jouaient en sa défaveur et que l’on pouvait qualifier la situation comme prise la main dans le sac. Doucement, elle continua de se déplacer vers l’allée principale mais se figea net lorsque l’individu lui indiqua qu’elle devait compenser sa collecte de tulipe. « Pardon ? » Cette fois-ci, elle fit un pas vers lui, comme si elle s’apprêtait à lui bondir dessus en argumentant qu’elle n’avait rien fait de mal. Elle était même à deux doigts de jeter son bouquet de fortune dans son dos pour feindre l’innocence la plus totale quand il commenta sa composition, prouvant qu’il n’avait pas été dupée par sa main placée dans son dos. « Sans façon. » dit-elle en frissonnant à l’idée de se retrouver dans le jardin de Agnès Baker. Elle sortit finalement son bras de derrière son dos et regarda les fleurs dont la pénombre commençait à confondre les couleurs. « Je n’ai pris que des fleurs en fin de vie. Si je ne les avais pas cueilli, elles auraient fané et pourries dans la terre. Je vous ai rendu service, en quelque sorte. » Elle releva son visage vers le jeune homme et présenta le bouquet sous son nez. « Voyez ? » Dans ce bouquet, effectivement, une rose déployait des pétales jaunissantes par endroit, mais à côté d’elle, reposait une tulipe parfaitement close. Elle espérait pourtant que son geste rapide suffirait à lui troubler la vue et qu’il ne s’attarderait que sur la rose fatiguée.

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· Re: trick of the light (d/e) · Mar 26 Mai 2020 - 22:33

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@dorothy lowe

C’était un parterre de Dulce ‘reexvadere’ qu’il avait planté une semaine auparavant – une promesse qu’il s’était fait lorsque sur le bas côté d’une route, il avait longtemps fixé le serpent sur lequel elle avait mis les voiles – elle allait appartenir à ce jardin ; à son jardin secret, celui dont il avait, durant toute sa vie d’adulte, refusé l’entrée à qui que ce soit, qu’importe la proximité qu’il avait avec ce qui, ce quoi, de cette expression large : qui, que, ce,soit – n’importe qui.
Du ‘it’s your lucky day, handyman’ au baiser échangé sur le départ ; aux promesses qu’il n’avait jamais eu l’occasion de formuler, parce que l’oiseau s’était envolé bien avant que le grand fou se rende compte de l’importance que son chant avait dans sa vie.
Il n’avait, à l’époque, que les jeux de lumière, les cicatrices des éclats essuyés sur des terrains asséchés. Il avait effectué tant de cycles qu’il avait eu du mal à savoir s’il était toujours lui ou s’il s’était à nouveau embarqué dans un périple ; s’il avait encore besoin de renaître : studio city, Ninive, Windmont Bay – des coins de paradis qu’il avait laissé dans un nuage de poussière. Et de tous les paradis qu’il avait connu, il s’évertuait pourtant à favoriser ceux de l’espèce humaine – c’était une image, c’était bien plus qu’une attente qu’il cultivait dans ce jardin là, situé dans cette maison là. Tous les espoirs collectés au fil du temps, eux aussi aux quatre coins des US – aux quatre coins du monde, aux quatre coins d’Eason Harjo. Les morceaux d’Archer Fink éparpillés aux quatre vents ; c’était l’insolence qui s’exprimait à cet instant là, alors qu’il riait, qu’il moquait l’attitude de la jeune femme. Farouche et pleine de toupet, délicate (car il fallait l’être pour aimer autant les plantes ; délicate sans être fragile) et résolue, pourtant il se demanda si elle relevait de la rose ou de la ronce. – Vous les avez coupé – il désigna d’un geste de la main le bouquet qu’elle tenait  sous leurs regards, assumant presque pleinement l’acte auquel elle s’était adonnée. C’est une boucle, qui n’a ni fin, ni commencement – il décrit un cercle et il haussa une épaule. Et vous, vous avez décidé – en âme et conscience d’y mettre fin, vous l’avez crée cette ‘fin de vie’ comme vous dites – il descendit une marche,  évita soigneusement celle sur laquelle il effectuait les réparations, oublia  l’espace entre les deux et, évidemment, manqua de peu le vol plané ; Eason se passa une main sur la nuque, étouffa un ‘putain de merde’. – Vous, jetez-y un regard – rétorqua-t-il, parlaient-ils la même langue ou ? Était-ce ce que certains désignaient de dialogue de sourds ? Les hommes venaient-ils vraiment de Mars et les femmes de Vénus ? Ne pouvaient-ils pas être tous deux de Terre ? Ca lui aurait épargné le début de migraine qui poignait déjà – et qu’il imputait à ce seul échange (pas à cette journée de travail acharné qu’il avait mené dans sa récente acquisition). – De toute façon, quelque chose me dit qu’avec vous – tous les autres ont forcément tortfuck me dead, songea-t-il, il s’était juré de ne plus juger personne ; car il était surement le moins bien placé pour cette activité harassante et déplacée. Il ne parlait pas souvent, il ne l'ouvrait pas pour n'importe quoi et il avait eu six mois pour travailler sur ce défaut de caractère qu'on lui avait longtemps reproché. Les difficultés étaient présentes; cette marche était peut-être à son image. Il fixait le bouquet tenu par la jeune femme. Pourrir, cela faisait également partie du cycle ; vraiment, pourquoi se prenait-il autant la tête ? Tenait-il tant ça à cette Tulipe, particulièrement ? Il devait se défaire des métaphores et arrêter de chasser les manifestations soudaines au sens philosophique et raccrocher ses gants, certains combats étaient inutiles à mener, certaines personnes ne valaient pas la peine d’être combattues - malgré ce savoir, il avait cette intuition concernant la brunette qui se tenait devant lui. Il y aurait passé la nuit ; il aurait arraché l’aveu – et les excuses, Eason – il l’aurait fait pour toutes les plantes et tous les paradis du monde. Il leva les mains, les rabattit dans un mouvement qui signifiait beaucoup: il déclarait forfait.- J'étais sérieux, vous allez planter une autre tulipe; considérez cela comme un geste pour la Beauté  -affirma-t-il, d'un ton suprême, un brin condescendant (qui le surprit grandement).

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· Re: trick of the light (d/e) · Hier à 12:46
La répétition. Il n’allait, de toute évidence, pas lui pardonner le moindre coup de ciseaux. Avait-il dans l’idée de participer à un concours des plus beaux jardins privés de la Côte Ouest ? Elle écouta, agacée, son idée de boucle et l’insistance qu’il mettait à préciser qu’elle avait déstabilisé cet ordre. A l’entendre, elle avait déclenché les prémices de l’Apocalypse par ses coups de cisaille. Il descendit finalement de son piédestal en vacillant pour éviter ce qui paraissait être des marches en travaux et Dorothy fit un geste en sa direction pour l’aider mais se rétracta en le voyant se débrouiller seul. C’était idiot de sa part : s’il était tombé à terre, elle aurait dû en profiter pour prendre la fuite au lieu de vouloir lui porter secours. Mais c’était dans sa nature et tous ses réflexes pointeraient toujours vers le soutien. Un juron s’évada des lèvres de l’individu, mais il retrouva son aplomb presque instantanément, intimant l’ordre à Dorothy d’observer elle-même le bouquet qu’elle tenait entre ses doigts. Penaude, elle y jeta un coup d’oeil, ne sachant trop ce qu’elle devait y voir. A ses yeux, il n’était rien de plus que la juxtaposition de végétaux que la fin du printemps ferait encore éclore tous les jours sur l’hémisphère nord. La remarque qu’il lui lança finalement concernant sa capacité à avoir toujours raison l’atteignit de plein fouet. Cette fois, elle leva un regard cinglant sur lui, loin de ceux détachés et flegmatiques qu’elle arborait jusqu’ici. « Ils ont tord lorsque j’ai raison. » se défendit-il. Il avait touché une corde sensible sans le savoir : Dorothy avait besoin de tout contrôler et elle le faisait très bien dans chaque aspect de sa vie. Après tout, elle vivait deux existences : la sienne, et celle de sa soeur. Elle se devait d’être sûre d’elle pour mener de front les épreuves qui jonchaient son quotidien : rendez-vous médicaux, crises, sorties, rencontres même les siestes devaient être minutieusement calculées. Dans son travail, c’était similaire : elle devait être rigoureuse, vérifier dix fois ses informations et apporter des solutions. Alors, lorsqu’elle s’octroyait un instant de poésie comme au creux de ce jardin, son naturel ressortait à la moindre attaque. Comprenant néanmoins qu’il était nécessaire qu’elle fasse un effort, elle ajouta, les dents serrés. « Bon, de toute évidence, nous n’arriverons pas à nous entendre. » Et elle ne pensait pas si bien dire car, obstinément, le jeune homme revint à la charge avec son idée de la voir replanter une tulipe. Les minutes défilaient et il commençait sérieusement à mettre en péril son emploi du temps rôdé. Ne pouvait-il pas la laisser filer et replanter cette stupide tulipe lui-même dès le lendemain, lui qui aimait tant prendre soin de son joyau végétal ? Dans un geste protectif, elle tint le bouquet contre sa poitrine. L’odeur des fleurs vint chatouiller ses narines. Elle ferma les yeux, se laissant apaiser par les effluves fleuries. Elle n’allait pas s’énerver, ils étaient des adultes et il ne pouvait pas la forcer à faire quoique ce soit contre son gré. Elle refuserait, et il retournerait se coucher, peut-être un peu fâché, mais il s’en remettrait. Elle finit par rouvrir les yeux et afficher ce même sourire forcé qu’auparavant. « Je reviendrai demain, vous avez ma promesse. » Un mensonge. Elle avait opté pour la voie de la facilité et elle n’en était pas forcément fière mais elle ne voyait pas comment elle pouvait contourner son ordre sans créer un scandale. « Maintenant, si vous me permettez… » Et sans attendre véritablement sa permission, elle lui fit un signe de la main pour le remercier et prendre congé. Elle marchait sur des oeufs, mais elle espérait qu’il n’aurait pas le cran de la rattraper si elle enclenchait son départ. Ce qu’elle fit, une fois les talons tournés, un pas après l’autre.

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