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II.
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/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
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III.
Joyeux anniversaire FS ! Et oui, deux ans déjà. Pour les célébrer comme
il se doit, nous lançons la season 3. Ce nouveau chapitre
s'accompagne d'un nouveau design et quelques nouveautés !
home sweet home

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 rude hours


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Gabriela Ortega

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· rude hours · Sam 23 Mai 2020 - 19:22

" rude hours,
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coll & gabriela
@coll mccrae




Gabriela n'avait pas pour habitude de chomer, si bien que ça ne lui laissait que peu de temps pour sa vie privée. Elle travaillait comme serveuse au Mickey's Dinner (là où elle avait le plus d'heures, souvent très tôt le matin, ou aux heures du diner), réceptionniste au Camp Tomahawk Lake, durant quelques après-midis -et bien plus régulièrement pendant les vacances, et en extra elle jouait les danseuses de charme à l'Illunis. Un extra qui était financièrement rentable, bien plus que les pauvres pourboires qu'elle récoltait comme serveuse. Et elle n'avait pas à se plaindre, les Tevini faisaient en sorte que les filles s'y sentent bien. Si l'une d'elle avait un truc redire, le client avait de fortes chances de se faire mettre à la porte. Elle dansait généralement une à deux fois par semaine, parfois plus si une fille était malade et que la portoricaine était disponible. Gaby dansait, dans son monde, se foutant des quelques regards libidineux qu'elle pouvait paercevoir. Elle ne s'en formalisait pas tant que les mains restaient bien en place et ne se croyaient pas tout permises. Après tout, elle était là pour les faire baver, les séduire de loin, jouer avec ce désir et une frustration qu'ils devront aller évacuer à ailleurs -souvent avec une femme délaissée, qui sera bien contente de les retrouver. Et ce soir, la latina allait ajouter une autre flèche à son arc. Non pas qu'elle l'avait franchement voulu -elle n'aurait pas dit non à un peu de repos- mais elle refusait rarement quoique ce soit à son paternel.
Deux jours déjà qu'il était malade et ça ne s'arrangeait pas. Elle avait appelé Eddie pour qu'il vienne voir, juste au cas où, parce qu'elle avait tendance à s'inquiéter un peu trop dès qu'il s'agissait de son père. Rien d'alarmant, qu'il avait dit. Juste quelques médicaments, du repos, et un peu de temps pour que ça passe. Mais en attendant, elle allait devoir assurer son shift. Il bossait toujours de nuit, à faire un peu le ménage, quelques réparations si besoin, mais surtout tenir la caisse, rien qui ne demandait un niveau d'anglais trop important. Il avait pourtant fait des progrès depuis qu'ils étaient arrivés -ça faisait déjà plusieurs années- mais son père ne s'était jamais senti sûr de lui sur ce point, alors il préférait se cantonner à des jobs (quand on lui en donnait la chance) où parler était réduit au strict minimum. Et rien que pour ça, Gabriela continuerait de remercier -silencieusement, fallait pas déconner- Coll McCrae. Elle lui était sincèrement reconnaissante de ne pas avoir posé trop de questions, et d'avoir fait confiance à son père -à elle, par extension. Tant que le boulot était fait, tout se passait bien, et son père n'était pas du genre à rechigner à la tâche. Elle non plus, d'ailleurs. Sauf quand ça voulait dire passer une soirée en tête avec Coll. Des rapports étranges entre ces deux là. Tout aurait dû se passer pour le mieux. Le mec était gentil -incroyablement agréable, aimable, avenant, et avec tout un tas de qualité que n'importe qui aurait pu se chercher. Mais Gaby, ça ne faisait que la rendre d'autant plus suspicieuse, et vu les quelques merdes dont elle avait écopé dans sa courte vie, qui aurait pu l'en blâmer ? Mais Coll, c'était typiquement le genre de mec où elle ne pouvait s'empêcher de le cataloguer comme 'trop beau pour être vrai'. Et ça n'incluait pas que son physique. Ça concernait toute sa personne. La brune essayait pourtant d'adopter cette attitude de 'laisser le bénéfice du doute' tout en se moquant gentiment des autres traits de sa personnalité.

Quand elle arrive, à 21 heures, devant le shop, elle entend la sonnette retentir. « Coll ? » qu'elle appelle en s'avançant doucement, en ayant presque l'impression de pénétrer chez lui. Et elle le voit sortir de l'arrière boutique. Elle retient un sourire et une pique sur sa femme. Forte envie de lui demander s'il a toujours ses couilles ou si le canard a repris possession de son corps, mais elle garde ça pour elle -pour le moment, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le retenir. « Donc c'est toi et moi, ce soir... » elle le fixe, guette une réaction avant de se retourne, l'esquisse d'un sourire en coin sur les lippes, pour étudier le reste de la boutique. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il lui réservait et s'il allait se venger des quelques pics qu'elle lui lançait régulièrement. Trop tentant. « Je m'attèle à quoi ? » qu'elle redemande en revenant vers lui. Qu'il ne lui dise pas le ménage, elle n'était que peu  fan du cliché de la latina en femme de ménage. Et elle serait bien trop tenté de lui mettre un coup de balais au cul, juste pour voir l'effet que ça lui ferait.

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BRUNETTE BOMBSHELL
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· Re: rude hours · Sam 23 Mai 2020 - 20:33

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Lorsque Jericho lui avait annoncé que Diego ,malade, ne pouvait pas assurer ses prochains shifts,  Coll McCrae « Monsieur-serviable-en-toute-circonstance » avait accepté de prendre temporairement le relais ; au plus grand déplaisir de Lily – qui le lui avait fait savoir en quelques vocalises particulièrement létales (il lui avait semblé perdre une centaine de cellules auditives, en plus de l’appétit).
C’était la première fois que l’homme se faisait porter pâle  - et cela faisait plusieurs années qu’il travaillait  pour le  « Fallen Angels ». D’avis mitigé quant au nom de l’enseigne, Jericho avait argué que c’était exactement ce qu’ils représentaient : les anges déchus d’Angel Landings ; à chaque fois que Coll mettait un paturon à l’intérieur du pawn shop, il avait l’impression d’envoyer un message personnalisé à Dieu, puis un autre nettement moins châtié à Israel auquel il faisait prendre une douche de jurons (pour un Coll McCrae élevé en bon mormon, c’était un péché en tant que tel). Il détestait l’idée d’être un ange déchu, il détestait celle qui faisait de lui ‘celui qui n’avait pas suivi le bon chemin’ (le titre d’un bouquin religieux avec lequel l’on calerait une porte) ; il avait connu sa part de déception, il en était même devenu une aux yeux de son père du jour au lendemain, sans éprouver la moindre envie de se réhabiliter auprès de cette communauté qui l’avait vu grandir, puis douter.
Puis se tirer en quatrième vitesse.
Coll avait cessé de s’excuser auprès de tout le monde ; il avait cessé de jouer sur l’étroitesse du costume. Un dimanche, il y avait mis le feu ; il s’était retourné et avait courru, complètement nu jusqu’à l’enclos qui délimitait Angel Landings des terres qui appartenaient aux Monroe. Il s’était affranchi des contraintes. Il n’avait pas imaginé qu’en rejoignant Jericho McCrae – the black sheep - , il deviendrait l’associé de ses magouilles, le dindon d’une farce faite de cabrioles financières peu licites – il ne s’attendait surtout pas à tomber éperdument amoureux de Lily et de lui confier ce cœur-fourbe qui avait été élevé parmi les fous (et diantre à quel point il était foutu).
Depuis vingt quatre heures, tout ce qu'il avalait tombait lourd sur son estomac et il lui était arrivé de vérifier une bonne centaine de fois qu'un message apparaisse sur l'écran impeccablement nettoyé de son téléphone cellulaire (les nouvelles technologies le rebutaient mais il essayait de vivre au "Vingt et unième siècle" comme le lui demandait sa femme). Aucun qui n'ait été en provenance de Lily, prompte à lui faire vivre un véritable enfer sur croûte terrestre, générant son lot d'ulcères.
Elle allait probablement le tuer à un jeune âge; tant de stress inutile, tant de disputes naissant de la haine qu'elle vouait envers Jeri. Et leurs joutes - essentiellement verbales, ils pouvaient encore se targuer d'être civilisés - ne manquaient pas de pourrir les relations; Jericho se vengeait sur son neveu et Lily ne trouvait rien de mieux que de se venger également sur Coll; puni et condamné d'être quelqu'un de bon, Coll devait se frayer un chemin à travers les embûches semées dans sa direction. La récupération des shifts de Diego avait été une très mauvaise décision; Coll dormait dans l'arrière salle depuis la veille et cultivait un très douloureux mal de dos.
Lorsqu'il entendit la sonnette résonner, il alla à la rencontre de Gabriela Ortega, sulfureuse, elle avait toujours dans le regard quelque chose de pas rassurant. - Oui - rétorqua-t-il, elle et lui, dans cette  grande boutique, les néons trop lumineux, les vitrines et les bibelots; des tas de trucs à nettoyer et l'ennuie à écorcher d'un bout à l'autre. - Je vais chasser la poussière, je te propose de jeter un oeil à l'inventaire du jour. Il détestait inventorier, il préférait se prêter à des exercices qui ne nécessitaient pas qu'il réfléchisse trop; de toute façon, l'essentiel de ses pensées était tourné vers son épouse qui lui faisait (encore) la gueule. Il aurait été incapable d'être productif et ce qu'il tentait de faire, un chiffon dans les mains, prouvait que même une simple addition mathématique aurait été impossible à solutionner par le jeune homme, c'était la troisième fois qu'il essuyait ce vase (et les traces qui demeuraient avaient prévu d'y faire de la résistance encore, avec l'aide de Coll). - Au fait, comment va Diego ? Le bouillon que je lui ai préparé lui a plu ? Je pourrais lui en apporter encore, je suis passé chez le primeur il parlait, pour parler, pour se sortir ses soucis du crâne, sans y parvenir.

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Dernière édition par Coll McCrae le Sam 23 Mai 2020 - 23:46, édité 1 fois

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· Re: rude hours · Sam 23 Mai 2020 - 22:53

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Une soirée de repos ne lui aurait pas fait de mal. Elle serait sans doute restée plantée devant la télé, à se bouffer une glace. Si elle avait été d'humeur, elle aurait pu appeler Lottie, ou peut-être Dory -tout en étant prête à parier qu'elle n'aurait pas été très tentée de sortir. Ouais, c'était bien aussi rester devant la télé, mais ce serait pas pour ce soir. A la place, elle écopait d'une soirée en tête avec Coll -dans d'autres conditions, ça aurait pu la faire sourire, dans celles là, pas vraiment ; mais comment aurait-elle pu refuser la requête de son père ? Presque suppliant à lui demander d'y aller à sa place, lui assurant que ça ne poserait pas de problème, et qu'il ne pouvait pas faire ça avec Coll, qui était 'si bon avec lui'. Elle avait levé les yeux au ciel, plusieurs fois, jusqu'à ce qu'elle ne cède et qu'il ne se confonde avec des lo siento à répétition.
Et il est là, à sortir de l'arrière salle, avec sa gueule de mannequin un peu ensommeillée. Gabriela ne savait pas bien si elle devait être ennuyée de cette situation ou s'en amuser fortement. Elle ne manquait généralement pas une occasion de se moquer gentiment -et de provoquer les foudres de la harpie qui lui servait de femme. Elle acquiesce d'un signe de tête, et passe derrière le comptoir, cherche la liste pour s'occuper de l'inventaire. Pas franchement le genre de tâche qu'elle avait l'habitude d'effectuer, mais ça devait pas être compliqué. Au dinner, ce n'était pas elle qui s'occupait de récupérer les commandes, elle mettait juste en place les quelques desserts en exposition, et ça s'arrêtait là. Mais la môme était débrouillarde -à défaut d'avoir fait des études comme elle l'aurait voulu. Derrière la caisse, elle regarde pourtant la tête de Coll. Elle l'a vu dans un meilleur état. « ça va, il va se remettre. Et il s'excuse, encore. » dit-elle machinalement avant de relever la tête, elle avait déjà oublié le bouillon. Ce mec était-il Mère Theresa ; à une ou deux exceptions près ? « ça a eu l'air. T'es comme ça avec tout le monde ? » une gentillesse qu'elle avait toujours trouvé suspecte. C'était pas vraiment contre lui, seulement elle n'y avait jamais été habituée -hormis avec son paternel. La plupart du temps, l'espèce humaine lui avait toujours donné des preuves de se méfier... C'était vicieux, ou un service était attendu en retour. Jamais gratuit, jamais fait par simple bonté d'âme. « Mais j'imagine que tu peux passer un soir, je t'accueillerai »  cette fois, elle est incapable de se retenir, les lèvres pincées par sa propre connerie alors qu'elle jette un coup d'oeil à la liste. Ils avaient pas chômé. « enfin, si ta furie te laisse sortir évidemment » ajoute-t-elle finalement, l'air de rien. On ne pouvait pas dire que Gabriela la portait dans son cœur. C'était typiquement le genre de femmes qui lui faisait lever les yeux au ciel toutes les trente secondes, en plus de lui donner envie de foncer dans le tas dès qu'elle ouvrait la bouche. Et c'était probablement réciproque -non pas qu'elle s'en formalise le moins du monde. Elle ne comprenait pas non plus la manie de Coll de s'écraser à la moindre occasion. Lui aussi, elle voulait lui rentrer dedans, mais pour d'autres raisons. Et elle se retenait régulièrement de lui demander de porter un peu plus ses cojones. Il y avait un monde entre être un macho et faire le canard dès que sa drama queen ouvrait la bouche. « elle est pas là d'ailleurs ?! Etonnant... » parce qu'elle était du le genre à le tenir en laisse plus qu'à ne le laisser faire ce qu'il veut... enfin, pour ce qu'elle en savait. C'était peu, et pourtant bien assez. « c'est à cause d'elle que tu tires cette tête ? Je t'ai déjà vu plus... expressif. Plus enjoué aussi. » peut-être plus réveillé, qu'elle aurait pu ajouter, mais elle ne pouvait le blamer d'une petite sieste improvisée dans l'arrière boutique en pleine heure creuse. Elle checke la liste, tourne la tête vers quelques bibelots à la recherche de ceux correspondants. Deux montres en or, avec  un cadrant blanc, l'autre noir. Un vase en cristal ? D'où c'était du cristal, ça ? elle fronce les sourcils, efface malgré elle les quelques traces de poussière. Elle allait passer la soirée à faire ça ? Sans doute un peu de rangement en prime, quelques vannes envoyées à Coll, histoire de le décoincer. Et s'il fallait qu'elle lui jette quelques boulettes de papier à la tronche pour le faire, so be it.

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· Re: rude hours · Mar 26 Mai 2020 - 19:06

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Esthétiquement parlant, les espèces de cernes bleuâtres qui flanquait son regard n’avaient même pas le don de mettre en valeur le bleu  - affreusement banal- de ses yeux ; au contraire, il affichait une mine de déterré : celui qu’une nuit blanche en compagnie de Gabriela – chingada-  Ortega allait superbement achever.
Sur ses gardes, la proximité de la jeune femme était malaisante pour celui qui avait appris, ces deux dernières années, à minimiser au maximum ses contacts – physiques et verbaux – avec le sexe opposé ; soucieux que les doléances de son épouse – pour ne pas dire : les ordres monarchiques (donc par définition ultra importants ?) – soient respectés à la lettre, des fois qu’une légère petite entorse (par exemple, un frôlement impromptu d’épaule) donne lieu à un interrogatoire policier susceptible de lui laisser des séquelles psychologiques que même un excellent psychothérapeute (ou l’association benzo et hypnotiques d’un psychiatre) aurait été incapable de réduire au silence.
Diego  était un homme  bon ; appliqué, travailleur, il ne rechignait jamais face à la tâche et effectuait le double – il surpassait ses collègues qui avaient, contrairement à lui, des papiers en règle et si Jericho – bienheureux de pouvoir compter sur le quinquagénaire (en d’autres mots : de pouvoir l’exploiter)- ne tarissait pas d'hypocrites éloges, Coll, moins prononcé, se montrait nettement plus scrupuleux ; il arrangeait l’homme, avait mis en place un code d’alerte lorsque des agents de l’immigration se trouvaient dans les parages – les jours leur avaient permis de bâtir une réelle relation de confiance : un bouillon au poulet cuisiné pour lui représentait, en toute franchise, la moindre des choses qu’il pouvait faire pour remercier l’homme d’avoir toujours été là, consciencieux, meilleur que tous ces petits cons républicains qui n’hésitaient pas à casser du sucre sur le dos de ce ‘bronzé incapable d’apprendre la langue d’ce pays’.  
Coll McCrae, enfant d’Angel Landings aurait été de ceux qui se seraient appuyés sur un verset – il aurait cité Jean. Il se serait probablement cité lui-même : ‘écoute-moi bien fils de pute, on te paie bien à ne rien foutre’ enfin, il s'agissait de Coll Mccrae, donc une version plus dulcifiée : ‘écoute-moi bien, mon ami, il travaille tandis que tu te contentes de respirer’ – mais entre ces murs comme partout ailleurs, Coll était Coll. Un gamin frustré, à la langue polie ; pas de ces pirates qui auraient craché, qui auraient tapé, qui auraient fait une montagne d’un rien. Lui, il citait la bible – la version mormone, la seule qu’il connaissait – alors, pas étonnant que beaucoup l’auraient traité de naïf ou de con, c’était au bon vouloir. On disait qu’il ne portait pas ses yeuks comme il le fallait ; car dans cette société l’homme avec un petit h devait pourtant faire montre d’un grand pénis – c’était ce qu’on avait tenté de lui inculquer : comment être un vrai homme, masculinité des temps jadis portée en cicatrices et en callosités. Mais il avait appris, en étant pas comme les autres, à être et à se montrer vulnérable : avec ses comparses mais surtout avec les femmes. Car n’étaient-elles pas à l’origine de tout homme ? Avec grand et petit h (avec grand ou petit pénis). A ses yeux, ils (les hommes desquels il faisait tristement partie) étaient tous plus ou moins pareils ; plus ou moins lobotomisés, plus ou moins peureux, plus ou moins soumis aux dures lois des mœurs et des coutumes. Plus ou moins mais jamais comme il aurait fallu; il afficha un large sourire à l'évocation de son épouse car, qu'elle ait été particulièrement encline à lui en faire voire de toutes les couleurs ou dégoulinante de petites attentions (en de très rares occasions), c'était exactement ce qu'elle éveillait en lui: un 'quelque chose' qui le faisait sourire, qui faisait qu'il remerciait le ciel de l'avoir trouvé. Lily, le quelque chose et les sourires qu'elle affichait sur son visage, à l'aide de pâte à fixe. Mais, le sourire éphémère se transforma vite en grimace, puis en fossettes contrariées sur ces joues mal rasées sur lesquelles il passa une main; il ne fallait pas être spécialement diplômé  en psychologie du couple pour arriver à cette conclusion (et le 'no shit sherlock' fut avalé par le bruissement perceptible de la clim). Il poussa un rire amer et haussa les épaules. - Les joies du mariage, Gabriela. Tu verras quand ça t'arrivera - se contenta-t-il de lancer, passant le chiffon sur une étagère, l'alliance en argent à l'annulaire gauche renvoya étrangement la lumière. - Certaines personnes ne sont pas faites pour le compromis - s'entendit-il dire, faisait-il allusion à son épouse ? Parlait-il de toutes ces personnes - employait-il ce mot en général - pour les accuser de ne pas avoir le goût de la lutte ? -T'as bien l'intention de te faire passer la bague au doigt un jour, non ? Il lui lança un regard par dessus son épaule. - En tout cas, pauvre homme...ou pauvre femme.

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