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Maeve Duggan

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· 'cause no one hears me anymore. · Sam 6 Juin - 11:40

'cause no one hears me anymore.
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october 30th, 5:12pm
@Tommy Winters

Aucun son ne parvenait plus à ses oreilles. Elle était comme prisonnière d’une bulle, sa propre bulle. Tout ce qu’elle pouvait entendre c’était les battements de son cœur qui ne cessaient de s’accélérer à mesure où ses jambes la portaient de plus en plus loin de cette pièce. Elle n’était même plus en mesure de savoir si elle avait croisé qui que ce soit dans les couloirs. Elle pourrait juré qu’ils étaient vides, tout les élèves sagement assis en salle de classe. Personne ne l’avait vu claquer cette porte et fuir à toutes jambes. Elle l’espérait. Non. Elle s’en fichait. En réalité, cela n’avait plus la moindre importance, tout ce qu’elle voulait c’était aller le plus loin possible. C’était une sportive, n’aurait-elle pas dû être capable de s’enfoncer jusqu’au cœur de la forêt sans même se retourner ou s’arrêter pour reprendre son souffle? Dans ses rêves les plus fous, sans doute. La réalité était tout autre. Dans cette réalité, prise d’une fulgurante nausée, le souffle coupé par un flot de larmes ininterrompues, elle s’arrêta net. Quelque part dans la cour déserte du lycée, l’adolescente se stoppa dans sa course effrénée. La tête en arrière, les mains sur les hanches, elle inspira un grand coup, espérant pouvoir reprendre son souffle. Mais à peine eut-elle fermée les yeux qu’une succession d’images ne cessèrent de se bousculer dans sa tête. Rapidement, elle ouvrit les yeux pour regarder autour d’elle, ses mains fermement campées sur son estomac lui faisant un mal de chien. Elle retenait ses larmes à s’en brûler la gorge. Il fallait qu’elle se calme, si quelqu’un la voyait si la cloche sonnait? A quelques enjambées de la, une fontaine à eau, apparaissait comme son salut, elle n’aurait pas la force pour faire le chemin en sens inverse et s’enfermer dans les toilettes. Ses jambes ne pourraient plus la porter. À présent flageolantes, elle crut bien tomber avant de se rattraper à la pierre. Mais elle se laissa glisser contre cette dernière. Jusqu’à ce que la surface fraiche n’entre en contact avec son dos, l’adolescente n’avait pas prit conscience des douleurs qui l’assaillaient. Son bras, son dos, sa tête. Elle avait la sensation de lutter contre d'innombrables courbatures. Puis elle avait froid, si froid. Le printemps vivait ses dernières heures, une douce chaleur avait enveloppé Windmont Bay. Pourtant elle tremblait. Elle ne parvenait plus à s’arrêter de trembler. Les genoux recroquevillés contre sa poitrine comme un rempart lui semblant bien inutile, l’adolescente serra ses jambes contre elle. La tête au creux de ses genoux. Un espace confiné dans lequel elle aurait presque pu se sentir en sécurité. Presque. Combien de temps était-elle restée là? Elle n’avait plus aucune notion du temps ou des réalités, elle était complètement perdue. Une main se posa sur son épaule. Elle n’eut pas le temps de réfléchir, pas le temps de faire la moindre connexion. Son corps réagit avant sa conscience. L’adolescente sursauta brusquement, cherchant à s’éloigner de ce contact étranger. Il lui fallut quelques secondes, le temps que le brouillard se dissipe pour que les traits familiers de l’homme accroupi à ses côtés lui apparaisse. Peut être l’avait-il appelé, peut-être avait-il dit quelque chose. Elle n’en savait rien. Ne reprenant contact avec la réalité qu’à présent qu’elle posait les yeux sur lui. Une chaleur immense l’inonda. Rassurée de croiser le regard de Tommy, avant qu’une terreur ne s’empare d’elle. Très vite, elle s’essuya le visage, tentant de cacher ses larmes, en vain. « Tommy? Qu’est ce que tu fais là? » elle regrettait déjà cette question, comme si son visage n’était pas suffisant, sa voix chevrotante était bien assez pour la trahir. Elle n’aurait pas dû s’arrêter de courir, elle aurait dû suivre son instinct et continuer le plus longtemps possible. Qu’importe les douleurs, ses jambes brulantes, son estomac en vrac ou son souffle court. Elle aurait dû continuer de courir.

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Dernière édition par Maeve Duggan le Dim 24 Jan - 15:34, édité 1 fois

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Jeu 18 Juin - 12:00
L’appel du principal l’avait surpris. N’ayant plus que Beth et Ollie au lycée, Tommy n’avait plus vraiment de soucis à se faire et se contentait de se présenter aux rencontres parents-élèves, pour s’entendre dire qu’ils étaient irréprochables, tant dans leurs comportements que leurs notes. Une réussite, la seule peut-être, qui avait le don de l’apaiser lorsqu’il pensait à tout ce que les Winters avaient enduré. S’il avait toujours tenté, sans grande conviction, de les pousser à être sérieux à l’école afin de sortir un jour de ce pétrin, Tommy n’avait pas cru une seule seconde que l’un d’eux finirait par l’écouter. Alors voir les deux plus jeunes réussir… C’était une victoire, une vraie. Une victoire qu’il n’attribuait qu’à eux-mêmes, à leur détermination, et non à lui. Il n'aurait sans doute pas été si surpris d’apprendre que Oliver avait raté un cours au l’autre, ce dernier s’étant un peu rebellé cette dernière année - à raison - , mais sa surprise fut grande lorsqu’on le convoqua pour lui parler de Beth et ses deux absences cette semaine. Questionné sur un possible changement brutal à la maison, Tommy se retrouva bien con devant le principal, n’ayant aucune réponse à fournir. Il n’y avait rien d’exceptionnel à mentionner, rien qui ne la touchait personnellement ou plus que les années précédentes, qui n’avaient jamais été simples. Il n’avait remarqué aucun changement de comportement chez sa petite soeur. Hier encore, Beth s’était occupé du diner en lui assurant qu’elle n’avait pas besoin de son aide, le plus naturellement possible. Pris de court, le pompier promis que ça n’arriverait plus, comme s’il était celui pris en faute, et assura qu’il découvrirait le problème et parlerait à la cadette, avant d’être libéré du bureau qu’il avait connu mieux que les salles de cours à l’époque.
Appuyé contre une rangée de casiers, Tommy envoya immédiatement un message à Beth pour s’assurer qu’elle allait bien et pour lui signaler sa présence dans l’établissement, où elle était, elle, aux abonnés absents. Il cru reconnaître Maeve dévalant le couloir, appela son prénom pour l’interpeller, sans que l’étudiante n’interrompe sa course. S’était-il trompé sur son identité, ou est-ce qu’elle lui en voulait toujours, au point de prétendre ne pas l’avoir remarqué ? Par acquis de conscience, Tommy pressa le pas pour suivre la gamine, s’arrêtant à l’entrée du lycée pour l’observer dans la cours alors qu’elle semblait reprendre son souffle. Quelque chose dans son attitude, sa position, noua l’estomac du pompier sans qu’il ne puisse l’expliquer. S’il n’avait pas vu Maeve aussi souvent cette dernière année, il la connaissait encore suffisamment pour voir que quelque chose ne tournait pas rond. Tommy l’observa faire quelques pas de plus, puis s’écrouler dans la cours, serrant les dents. Il devait être la dernière personne que Maeve souhaitait voir, la dernière personne à qui elle désirait parler, mais tourner les talons et la laisser là était bien au dessus de ses forces. Tommy avait toujours considéré les Duggan comme une extension des Winters et tenait à Maeve autant qu’il pouvait tenir à Lydia. A son âge, il y avait de grandes chances que la jeune fille passe par une grosse peine de coeur. C’est du moins la première idée qu’il eut, à laquelle il désirait se raccrocher pour ne pas envisager quelque chose de plus grave. Après avoir inspirer et expirer, Tommy traversa la cours pour la rejoindre, restant dans un premier temps debout. « Mae? » Il l’appela, à peine audible, ne désirant pas la secouer, mais le silence fut la seule réponse, alors que le corps de la gamine s’agitait dans des tremblements. Pouvait-on se mettre dans de tels états pour une rupture, si jeune? Difficile à dire, lorsqu’il n’avait fait que jouer avec le feu du haut de ses quinze ans. « Maeve, c’est Tommy. » S’agenouillant en équilibre, il déposa une main sur son épaule avant  de la retirer brusquement lorsqu’elle sursauta, levant les deux mains devant elle, comme pour s’excuser de ce contact. Ses mains se posèrent pourtant sur les genoux de Maeve dés que celle-ci le reconnu, penchant la tête sur le côté alors qu’elle cherchait à dissimuler vainement les larmes qui tapissaient ses joues rougies. « J’ai été appelé pour Beth… Tu ne saurais pas où elle se cache par hasard? » Tommy demanda, cherchant à parler d’autre chose et, surtout, à ne pas attaquer de front avec les questions qui se bousculaient dans son esprit. « Tu es gelée… J’ai un pull dans la voiture, si tu veux. » Il lui proposa en désignant d'un geste de la tête le parking, comme si ce dernier était visible d'ici, sans savoir si ses tremblements résultaient des températures, pourtant agréables, ou d’autre chose. L’un ou l’autre, il était hors de question qu’il se rende au véhicule et la laisse seule dans cette état, Tommy essayait juste d’établir la conversation, sans la brusquer. Il aurait aimé la prendre dans ses bras, l’y serrer en lui assurant que tout irait bien, mais ne s’y autorisa pas pour l’instant. Au delà du fait que Mae n’avait peut-être pas envie de l’avoir dans les parages, Tommy ne pouvait pas lui mentir sans savoir ce qui la tourmentait. « Et toi, qu’est ce que tu fais dehors? » Le ton employé était doux, cherchant à ne pas ébranler la confiance qu’elle avait un jour placé en lui, mais Tommy peinait à masquer son inquiétude.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Jeu 16 Juil - 19:19

@Tommy Winters

Fébrile, l’adolescente ne l’avait pas entendu arriver ni s’agenouiller près d’elle. Le contact de sa main sur son épaule n’avait rien d’une attaque, au contraire. Il se voulait doux et rassurant. Pourtant elle se surprit à se soustraire à son emprise à la seconde où elle sentit sa paume effleurer sa peau. Le bourdonnement dans ses oreilles l’avait empêché d’entendre le son de sa voix, de le reconnaître. Et en une fraction de seconde, son regard passa de la terreur à un profond soulagement. Tout son être lui hurlait de se jeter dans ses bras et le supplier de la ramener chez elle. De l’éloigner d’ici le plus vite possible. Et en dépit du flot de larmes qu’elle peinait à contenir, elle ne pouvait pas se laisser aller à cette détresse. D’une part, Tommy aurait plus d’une questions à lui poser et il aurait raison, mais que dirait son père? Jamais elle ne pourrait lui expliquer, jamais elle ne pourrait se pardonner de voir l’inquiétude déformer ses traits par sa faute. Elle s’était promis de toujours faire ce qu’il fallait, de ne lui causer aucun problème, pas le moindre souci. Voilà qu’elle avait tout raté. Cela faisait des semaines que leurs rapports étaient tendus, par sa faute, uniquement. Des semaines qu’elle mentait, esquivait, éludait toutes conversations, pourvu que le sujet ne revienne pas sur le tapis. Mais tout ce qu’elle faisait c’était aggraver la situation. Au pied du mur, elle avait l’impression que la solution n’existait pas. Qu’elle se raccrochait péniblement au vide sans possibilité d’atteindre la surface. Alors, si elle était mal à l’aise qu’il l’a voit dans cet état, qu’il puisse en toucher un mot à son père, que la nouvelle puisse se répandre comme une trainée de poudre. Une part d’elle se sentit aussi rassurée, presque apaisée par sa seule présence. « Euh non, désolée. Elle va bien? » s’enquit-elle, étonnée de le savoir ici pour la jeune fille. Elle n’aurait pas été plus rassurée de le savoir ici pour son fils. Des Winters, c’était bien les seuls à ne pas faire de vague. Peut être avait-elle une nouvelle amie à impressionner, ou juste l’envie d’avoir l’air cool. Maeve aurait préféré commencer à sécher les cours pour une raison aussi simple.
À sa question, elle prit conscience de ses tremblements, elle n’avait même pas remarqué qu’elle était transit de froid. « C’est rien.. » commença-t-elle, son regard se perdant entre le parking et la porte par laquelle elle était sortie. Nerveuse, elle releva la tête vers le pompier les yeux toujours brillants de larmes. « Tu peux rester avec moi, s’il te plait? » se surprit-elle à lui demander fébrilement. C’était idiot, pourquoi resterait-il, il cherchait Beth, il avait bien mieux à faire que de rester scotché à elle bêtement et de l’écouter chouiner. Mais elle ne voulait pas le voir s’éloigner, pas maintenant qu’il était là, pas maintenant qu’elle se sentait en sécurité. La boule dans son estomac ne s’était pas pour autant dissipée mais elle avait l’impression de pouvoir reprendre enfin sa respiration. Elle essuya rapidement ses joues pour essayer de se donner un brin de crédibilité. Bien qu’elle se soit attendue à cette question, elle n’avait rien préparé, elle avait beau chercher dans les recoins de sa tête, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait bien lui dire. Alors par défaut, elle préféra se défendre d’une bêtise qu’elle aurait très bien pu faire. « Je ne sèche pas les cours! » se défendit-elle très vite. « Je te le promets, j’ai été à tout mes cours aujourd’hui. C’était juste un rattrapage, c’était facultatif. » l’adolescente balbutia quelques excuses sans se rendre compte de ce qu’elle parvenait à articuler ou non. Elle aurait aimer être plus crédible, sortir quelque chose de plus pertinent et ne pas avoir l’air de cette pauvre gamine totalement perdue. Mais elle ne parvenait pas à calmer ses nerfs, ses tremblements ni même les larmes qui ruisselaient le long de ses joues. Elle était sur le point de le supplier de ne pas en parler à son père, de garder ça pour lui, lorsque son regard fut attirer par la porte à quelques mètres de là. Une ombre s’en rapprochait et cette boule qui commençait à se faire moins douloureuse, revint lui tordre les entrailles à nouveau. En voyant sa silhouette apparaître derrière la porte vitrée, l’adolescente eut un haut-le-coeur. Il avait entre ouvert la porte, regardait dans sa direction sans oser avancer, comme furieux qu’elle ne soit pas seule. Dissimulant son visage derrière la carrure de Tommy, elle le supplia du regard. « On peut aller à ta voiture? Je t’aiderai à trouver Beth c’est promis. Mais j’ai vraiment très froid et je veux bien ce pull finalement. » elle ne pouvait pas rester là, elle ne voulait pas lui donner une occasion de venir les rejoindre. Elle voulait s’éloigner de ce lycée le plus rapidement et le plus loin possible.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Lun 3 Aoû - 20:45
S’ils ne se voyaient plus aussi souvent que dans le passé, Tommy n’en considérait pas moins Maeve comme sa petite soeur. Un être cher qu’il ne souhaitait, pour rien au monde, voir souffrir. Mae était, depuis aussi longtemps qu’il s’en souvienne, un rayon de soleil. Malgré toutes les épreuves traversées par la gamine, que nulle personne de son âge n’aurait dû connaître et surmonter, elle illuminait une pièce lorsqu’elle y pénétrait. Il n’y avait aucun doute sur le fait que Tommy en avait pris pour son grade, lorsqu’Oliver s’était réfugié auprès d’elle il y a près de deux ans, mais ça avait eut un côté rassurant de le savoir entouré de l’aura de la jeune Duggan. Là, sous les yeux du pompier, il ne restait rien de cette lumière. Le corps vouté, recroquevillé sur elle-même, les joues bercées par un flot de larmes, le regard meurtri, il ne restait rien de la Maeve Duggan qu’il connaissait. Tommy s’était tant éloigné d’elle qu’il n’aurait su dire si la descente avait été lente et progressive, sans que quiconque ne le voit, où si elle était en chute libre. Toujours est-il que Mae venait de percuter le fond, et qu’il se retrouvait complètement désemparé et inquiet à son sujet. Tommy regretta immédiatement d’avoir mentionné Bethany, quand bien même l’intention était de ne pas mitrailler la gamine de question et instaurer un climat de confiance. Il fut un temps, elle lui accordait toute sa confiance. Là encore, tout semblait loin. Très loin. Trop loin, peut-être. « Oui, elle a juste raté quelques classes. » Il la rassura, cherchant à balayer la raison de sa présence du tapis et lui accorder toute son attention, n’étant pas réellement inquiet concernant sa petite sœur. Les réponses de Bethany pouvaient attendre.
Lèvres pincées, Tommy évita de la contredire sur le fait que ce n’était pas rien, même si son regard devait trahir le fait qu’il n’y croyait pas une seule seconde. Sa main retrouva le genou de Maeve lorsqu’elle lui demanda de rester à ses côtés, pressant doucement ce dernier d’un geste rassurant. S’il avait envie de faire une blague, de lui demander s’il n’était pas trop ringard pour être vu à ses côtés, ce n’est qu’un « Bien sûr. » qui franchi la barrière de ses lèvres, avant qu’un maigre sourire se dessine sur celles-ci. Les yeux larmoyants de Maeve ne lui permettaient pas de dédramatiser et faire taire ses angoisses, alors que son esprit s’affolait sur ce qui pouvait expliquer son état. Tommy refusait néanmoins de se faire la moindre théorie, sachant parfaitement que laisser sa tête jouer aux devinettes ne le menait jamais bien loin. Tommy hocha la tête lorsqu’elle lui certifia n’avoir raté aucun cours, quand bien même il n’en croyait pas un mot. S’il n’encourageait pas les jeunes à suivre son exemple, il était le dernier à pouvoir juger lorsqu’à leur âge, il avait fini par déserter complètement les bancs du lycée. Vu l’état de détresse dans lequel se trouvait Maeve, il n’y a avait pas vraiment de justification à lui fournir pour son absence en cours. Il eut envie de lui dire qu’il ne comptait pas cafter auprès de son père, mais peut-être qu’il était de son devoir de le faire. Si la situation avait été inversée, il aurait aimé être informé… Tout comme il aurait apprécié que Keane soit la présence dont Ollie avait besoin. Il serait encore temps de se poser la question lorsqu’elle lèverait le voile sur ce qui la mettait dans cette situation.
Sur le point de poser ses paumes sur ses joues pour essuyer ses larmes, Tommy suivit le regard de l’adolescente pour le poser sur un homme faisant partie - du moins pouvait-il imaginer - du corps professoral. Est-ce qu’il s’agissait simplement d’un cours, ou un instituteur, qui lui menait la vie dure ? Ce qu’il lut dans le langage corporel de Maeve, dans son regard aussi, indiquait qu’il ne pouvait s’agir que de ça. Sans parvenir à mettre le doigt sur le problème, les entrailles du pompier se nouèrent à nouveau alors que son sang ne fit qu’un tour. Maeve avait peur. Elle était terrorisée. Quoi qu’il se soit passé, quoi que ce professeur aie pu lui dire, elle en était complètement retournée, dans un état de panique absolue. Ses pulsions lui hurlaient de laisser Maeve là pour confronter l’homme qui les observait, à quelques mètres de là, afin d’obtenir des réponses. Au lieu de quoi, il glissa rapidement sa main sur la joue de la lycéenne, avant de la lui tendre pour l’aider à se relever. « Viens. » Maeve avait besoin de lui, et non besoin qu’il charge sur un de ses professeurs en ignorant le fond du problème. Il serait encore temps de revenir sur ses pas plus tard, mais pour l’instant, elle était sa priorité. La gamine relevée et tremblante à ses côtés, Tommy enveloppa ses épaules d’un bras pour la garder contre lui, non sans accorder un regard à la porte d’entrée ou l’individu avait disparu.
C’est en silence que le pompier la guida jusqu’au parking, lui ouvrant la porte de la vieille alfa romeo une fois parvenu à hauteur du véhicule. Tommy récupéra le fameux hoodie à capuche sur le siège arrière, s’installa côté conducteur et le tendit à Mae, attendant qu’elle l’aie enfilé pour prendre ses mains, glacées, dans les siennes. « Mae, est-ce que quelqu’un t’a fait du mal ? » Mâchoire contractée, Winters murmura à peine ces mots, se refusant d’additionner le peu d’indices à sa disposition pour en tirer cette conclusion, sans pour autant parvenir à l’éliminer. S’il n’y connaissait pas grand chose au lycée et avait esquivé ces années souvent décrites comme ‘les pires d’une vie’ (en de très rares cas, les meilleures), Tommy ne voyait pas d’autres facteurs expliquant qu’une adolescente se retrouve dans un tel état. Il ne fallait pas être passé par là pour savoir que les gamins, entre eux, pouvaient faire preuve d’une méchanceté incroyable. Envisager que Mae était, potentiellement, confrontée à pire que du harcèlement de la part de ses camarades donnait la nausée à Tommy, mais il était hors de question qu’il emprunte cette route sans avoir plus d’informations à sa disposition. Le pompier ne pouvait tirer ce genre de conclusion en quelques minutes à peine, alors qu’il y avait sans le moindre doute mille-et-une autre explication beaucoup plus plausibles, auxquelles il ne pensait même pas.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Dim 11 Oct - 22:27

@Tommy Winters

Cela faisait plusieurs mois que l’adolescente flottait dans un brouillard épais sans trop savoir où elle allait. Les jours défilaient, échappant complètement à son contrôle. Tout comme le reste. Parfois, elle avait cette sensation d’exister en dehors de son propre corps, de voir les événements d’un regard extérieur. Là pour tout voir, pour tout ressentir et pourtant tout lui paraissait si loin. C’était comme chercher à emprisonner un filet d’eau entre ses doigts. Tout finissait par lui échapper. Et lorsque son regard se posa de l’autre côté de la cours, en dépit de la présence rassurante de Tommy, l’adolescente en eut le souffle coupé. Presque surprise de voir que tout cela n’avait rien d’un cauchemar, que ce qu’elle cherchait à refouler depuis des semaines était bien réel. Qu’il existait, là, à quelques mètres. Mais cette fois-ci c’était à elle de se soustraire à cette situation. Paralysée par la peur, Maeve trouva en la présence du pompier, la force et le courage nécessaire pour fuir le moment présent. Pour détourner le regard un bref instant, mais le temps nécessaire pour qu’il disparaisse de son champ de vision. Sans doute méfiant à l’égard de l’homme qui l’accompagnait désormais. Ne se sentant plus en position de force, la silhouette avait disparu lorsqu’elle regarda une dernière fois par dessus son épaule. L’adolescente poussa un soupire de soulagement imperceptible, forçant l’allure tout en se dirigeant vers la voiture de Tommy. La peur au ventre, sans trop savoir ce qu’elle craignait, qu’il réapparaisse devant eux? Qu’il invente un prétexte idiot à l’adresse du pompier pour qu’elle retourne dans sa salle de classe? Hors de question. Elle n’avait pas besoin de faire d’effort pour rattraper les grandes enjambées du jeune homme, elle arriva presque avant lui à hauteur du véhicule. Haletante. Sans s’en apercevoir, l’adolescente avait retenu sa respiration tout du long, ses jambes tremblantes la portaient à peine. Lorsqu’elle pu s’assoir côté passager, la gamine ressentit un véritable soulagement, accru lorsqu’elle enfila le pull qui lui tendit. Elle était comme dans un cocon, en sécurité auprès de lui, et emmitouflée, dissimulée sous la capuche qu’elle rabattit sur sa tête. S’offrant ainsi une protection supplémentaire. Silencieuse, Maeve sentait les battements de son coeur s’apaiser, ses larmes se tarir. Petit à petit, elle parvenait à se calmer. La présence de Tommy la rassurait et l’apaisait, même si elle cherchait à ne pas penser à l’après. À ce qu’il dirait à son père, à ce qu’elle même devrait dire. Comment allait-elle éviter les cours les jours à venir? Elle ne pourrait pas remettre un pied ici, elle ne pouvait pas le croiser à nouveau. Les mains crispées et gelées, elle sentit le contact apaisant de celles de Tommy. À la fois rassurée d’être en sécurité ici, avec lui, mais en proie à de multiples angoisses qu’elle ne parvenait plus à terre. Et lorsqu’il posa cette question, ces quelques mots déclenchèrent un déluge qu’elle-même n’avait pas vu venir. « Non.. » murmura-t-elle d’abord, choquée par la question de Tommy. Mais cela dépassait ce qu’elle était capable de gérer. Elle n’était plus en mesure de faire face, n’avait plus la moindre solution. Perdue, dos au mur. L’adolescente avait beau regarder partout autour d’elle, elle n’y voyait aucune réponse. « C’est de ma faute. » répondit-elle, le regard rivé vers ses pieds. Les souvenirs s’enchainaient, rien ne faisait plus sens, elle ne parvenait plus à déceler le début de la fin. Non. La fin elle ne la connaissait que trop bien. « Si j’avais pas fais ces vidéos, si j’avais pas été aussi stupide. Je croyais que je discutais avec un garçon de mon âge. Je pensais vraiment que c’était quelqu’un qui s’intéressait à moi. » expliqua-t-elle, la voix tremblante, les mots s’entrechoquant les uns avec les autres. Elle était à peine compréhensible, elle-même n’était plus sûre de comprendre ce qui s’était passé. « Quand j’ai compris que quelque chose n’allait pas, j’ai voulu arrêté nos conversations. Il était pas d’accord. Et c’est là que j’ai appris que c’était mon prof. »  elle n’osa même pas lever le regard vers lui, se confronter à son jugement. Qu’allait-il penser d’elle? Après tout, c’était de sa faute, elle s’était montrée naïve et stupide. Tout ça pour quoi? Quelques commentaires, l’impression d’être jolie et spéciale aux yeux d’un garçon? Elle n’avait parlé de lui à personne, pas même à sa cousine Gibi. Ça avait été une erreur, peut être qu’elle aurait su voir la faille. Même elle, la voyait à présent. Dans sa façon de parler, même les quelques fautes qu’il faisait. Tout semblait trop lisse, trop calculé. Elle s’était fait avoir comme la dernière des idiotes, avait cédé à son chantage. N’avait pas fait le rapprochement avec les regards que son professeur de littérature avait pu lui adresser ces derniers mois. Pas même les allusions concernant ses tenues, sa remarque sur une jupe qui risquerait d’affoler les garçons. Il avait même suggéré d’en toucher deux mots à son père. Mon dieu, que dirait-il s’il savait? Non, il ne pouvait pas savoir, il a déjà bien assez de souci pour s’encombrer de son idiote de fille. Elle ne pouvait pas le décevoir, elle ne pouvait pas lui faire ça. « Tout est de ma faute. » répéta-t-elle, étouffant ces quelques mots dans un sanglot.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Mer 18 Nov - 16:58
La raison pour laquelle il était venu au lycée aujourd’hui lui échappa complètement face à l’état de détresse de Maeve. Il n’avait pas eut une seule vraie conversation avec l’adolescente depuis des mois, des années peut-être, et Tommy savait dés lors qu’il aurait préféré ne jamais avoir à avoir celle qui était à venir. Peu importe ce qui la tourmentait, cela ne pouvait être rien de bon. Plutôt que de laisser son esprit le tourmenter avec mille-et-une possibilités, le pompier l’invita à quitter les lieux pour se rendre à son véhicule et discuter à l’abri des regards. Il serait encore temps de penser à justifier à Keane ce qui l’avait poussé à éloigner sa fille d’une journée de cours plus tard.
Son sang se glaça. Les mains de Mae toujours prisonnières des siennes, Tommy se figea, son regard quittant un instant l’adolescente pour se poser sur le lycée dans l’espoir d’apercevoir l’homme qui était la raison de ses tourments. Mais rien. Le professeur avait bien compris qu’il était à son avantage de disparaître avant qu’un autre adulte lui tombe dessus et d’une certaine façon, Tommy en fut rassuré. Maeve avait besoin de sa présence, qu’il reste à ses côtés pour la rassurer et non qu’il sorte de la voiture pour charger l’individu répugnant. Aussi impulsif puisse-t-il être, Maeve avait besoin de lui. Ils allaient faire les choses dans l’ordre. Silencieux, Tommy ne se souvenait pas avoir un jour été aussi en colère face à l’impensable. L’inimaginable. Ces histoires, on ne les voyait qu’à la télévision. On les lisait dans un roman (pas qu’il aie un jour eut un livre dans les mains), au pire dans le journal mais ça n’arrivait pas chez nous. Pas à Windmont Bay, pas au lycée où on confiait ses enfants en toute confiance. Après la maison, c’était le lieu le plus important de leur vie, un lieu où ils étaient censés se sentir en sécurité. Pour certains un refuge, lorsque ça déraillait à la maison. Un quart de seconde, son estomac se noua un peu plus alors que ses pensées partirent vers sa petite soeur. Et si derrière ce qui était arrivé à Maeve se cachait la raison des absences de Bethany ? Non. Il l’aurait vu, il l’aurait senti. Elle n’avait pas réellement changé de comportement, au delà d’une maturité dont elle avait toujours fait preuve et qui n’avait de cesse de surprendre Tommy.
Tout son attention se reporta sur Maeve, pressant rapidement ses mains pour lui signaler qu’il était toujours là. De quelles genres de vidéos parlait-on ? Est-ce que cela durait depuis longtemps ? Pire, jusqu’où était-il aller ? Un tas de questions auxquelles le pompier souhaitait obtenir réponse au plus vite, sans pour autant être capable de les poser. La gamine venait à peine de s’ouvrir à lui, il ne pouvait prendre le risque qu’elle se braque. Non, Tommy avait bien l’intention d’aller à bout de cette histoire dés aujourd’hui et agir en conséquence. « Rien n’est de ta faute. » Parvint-il à souffler lorsqu’elle répéta pour la seconde fois être responsable du comportement de son professeur. Tommy passa un bras autour des épaules de l’adolescente pour la serrer contre lui, autant que possible dans l’inconfort du véhicule. « Maeve, peu importe ce que tu as pu dire ou faire, rien de tout ça n’est de ta faute, d’accord ? C’est lui l’adulte. Lui qui a agit en connaissance de cause. » Lui qui, en sachant l’âge de la gamine avec laquelle il était en contact, n’a pas hésité à engager la conversation et continuer son petit cirque au sein même du lycée. Avait-il posé la main sur elle ? Cette question tournait en boucle, Tommy s’interdisant d’y penser tant que Mae n’y faisait pas référence. L’harcèlement moral était une chose, mais l’homme ne sortirait pas vivant d’un harcèlement physique. Relâchant son étreinte, Winters glissa ses mains sur ses joues pour essuyer une nouvelle fois ses larmes et repris place correctement sur son siège, démarrant le véhicule afin de l’éloigner du lieu du crime. Quand bien même son professeur était sans doute trop lâche (ou peut-être juste assez intelligent) pour ne pas les approcher alors qu’elle était en présence d’un autre adulte, Tommy souhaitait que la gamine se sente en sécurité. Machinalement, il pris la direction de Pioneer Oak. « Il n’y a personne à la maison. » Souffla-t-il, jetant un regard en biais à Maeve avant de reporter son attention sur la route. En quelques minutes à peine, ils étaient garés devant les quatre murs qui abritaient les drames des Winters depuis près de trente-deux années. Tommy fit le tour du véhicule, ouvrit la portière du côté passager pour tendre la main à Mae et la guider à l’intérieur et l’inviter à s’asseoir à la table de la cuisine. Il lui servit un verre d’eau qu’il posa devant elle et repris une main dans la sienne. « Ça dure depuis combien de temps ? » Et que lui avait-il fait ? Cette question lui brulait les lèvres mais le pompier était incapable de la prononcer, ignorant lequel des deux il cherchait le plus à protéger de sa réponse.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Ven 11 Déc - 15:15

@Tommy Winters

À plusieurs reprises, Maeve avait eu envie d’en parler. Sans trop savoir vers qui se tourner. Elle ne pouvait s’empêcher de songer que si sa mère était là, elle aurait réussit à se confier. Mais c’était injuste, injuste envers les personnes qui étaient encore là. Encore plus à l’égard de son père. Et pourtant c’était peut être envers lui que c’était le plus difficile. Avec ce qui leur tombait dessus, elle ne pouvait pas lui faire ça. Pas maintenant. Pas ça. Ses amis? L’adolescente avait bien trop honte, pour ne serait-ce que effleurer l’idée. Peut être aurait-elle dû essayé d’en parler à Luna ou Gibi. Mais elles aussi en avaient assez de leur côté, pour qu’elle n’aille étaler ses problèmes. C’était idiot, elle le savait. Elle-même aurait conseillé à n’importe qui de parler. De s’ouvrir et de se confier à quelqu’un de confiance. Mais elle réalisait à quel point c’était compliqué. Maintenant confrontée à cette triste réalité. Toutes ses certitudes s’étaient effondrées, une à une. À cet instant, dans cette voiture, le masque tombait peu à peu, trop épuisée pour maintenir la supercherie, trop effrayée pour inventer un mensonge. Toutefois, elle n’aurait jamais imaginé à quel point ce serait douloureux de laisser les mots franchir ses lèvres. Elle n’avait pas songé à la honte qui l’envahirait, ce besoin de se soustraire au regard du pompier. Tommy, à l’instar de tout les Winters, l’avait accueillit dans sa famille à la seconde où son père et elle avaient posé un pied à Windmont Bay. Mais bien qu’il soit rassurant, l’adolescente peinait à croire en la seule culpabilité de son professeur. Malgré tout, elle reposa sa tête sur l’épaule du pompier et apprécia ce sentiment de sécurité se faisant trop rare ces derniers mois. Sans rien dire, elle accueillit ses paroles et tentait de les laisser faire sens. C’était encore quelque chose qu'elle-même aurait dit à n'importe qui d'autre et avec la plus grande sincérité du monde. Alors d’où lui venait toute cette culpabilité, cette honte? Faiblement, elle lui adressa un petit sourire lorsqu’il prit son visage entre ses mains et l’imita en se réinstallant dans son siège. Silencieuse, elle n’avait pas osé prononcer le moindre mot lors du trajet. Tétanisée à l’idée qu’il en parle à son père sans savoir ce qu’elle pourrait faire pour l’en préserver. Mais rapidement, Tommy la rassura sur leur destination, et un poids dans son estomac venait de disparaître. Elle ne pu s’empêcher de regarder l’heure, se demandant combien de temps ils auraient avant que Beth ne réapparaisse ou qu’Oliver rentre des cours. L’adolescente se laissa guider à l’intérieur, perdue dans ses pensées, elle n’avait même pas réalisé que la voiture s’était arrêtée. Une fois à table, elle resserra sa main sur celle de Tommy, reconnaissante qu’il ne l’ait pas laissé tomber. Qu’il soit encore là alors qu’il devait avoir des choses bien plus urgentes en tête. « Quelques mois.. » balbutia-t-elle a mi mot. « Ça a commencé peu de temps après la rentrée. » les premiers messages avaient commencé pendant l’été, mais à l’époque, Mae croyait encore à un adolescent partageant sa passion. Un jeune homme qui s’intéressait à elle. Avant de comprendre qu’il s’agissait de son professeur. « Il m’a proposé un marché pour récupérer les photos que je lui avais envoyé. Je sais que ça peut paraître ridicule, à ton âge c’est pas ce genre de photos qui détruit ta vie. Mais s’il les avait posté sur les réseaux, j’aurais jamais pu remettre un pied au lycée. » fébrile, l’adolescente prit le verre d’eau qu’il lui avait servit et en bu quelques gorgées. « J’ai été assez stupide pour croire qu’il s’arrêterait là. Mais il n’a jamais cessé d’en demander plus. » un frisson lui parcourut l’échine lorsque ces souvenirs remontèrent à la surface. Mais elle ravala son haut-le-cœur en pensant à plus urgent -à ses yeux. « S’il te plaît, tu ne dois pas en parler à papa. L’année est presque terminée et je peux l’éviter encore quelques semaines. Mais papa ne doit pas savoir, s’il te plaît Tommy. » répéta-t-elle suppliante. Consciente qu’il serait quasi impossible pour le pompier de ne rien dire. Lui-même papa et responsable de sa fratrie, il aimerait que Keane lui parle si l’un des Winters se confiait à lui. Mais l’adolescente ne pouvait pas prendre le risque de voir son père l’apprendre. Il avait des soucis bien plus pressants, plus importants. Une bataille plus urgente à mener. Il devait focaliser ses forces sur son traitement, sa santé passait avant tout. « Il va être fou d’inquiétude et il a besoin de repos, il a besoin de calme. Je peux pas lui faire ça Tommy. Il est malade, il faut qu’il guérisse. Je te jure de lui en parler, mais pas maintenant. » les larmes recommençaient à perler aux coins de ses yeux. L’adolescente a la mine fatiguée, attrapa les deux mains du jeune homme et les serra avec la plus forte tendresse dont elle était capable. « Tu comprends? S’il te plaît, je peux pas lui faire ça. » au delà de l’inquiétude qu’il ressentirait, Maeve avait d’autant plus peur de la déception que cette situation allait lui inspirer. Il ne l’avait pas élevé à se montrer aussi naïve et stupide. Elle était bien plus maligne que ça, plus forte. Il allait remettre en cause tout ce qu’il avait fait ces seize dernières années, alors qu’il les avait entièrement consacré à ses deux filles. Et ce malgré tout ce qu’il avait vécu et enduré. Cela n’avait rien de juste. « C’est mon erreur, je dois la réparer moi-même. » affirma-t-elle, d’une voix faussement assurée.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Mar 29 Déc - 19:10
Assis face à Maeve, Tommy ne pouvait s’empêcher de se demander s’il n’était pas préférable d’appeler Keane et le prévenir immédiatement, afin qu’elle n’aie cette conversation qu’une seule fois. La gamine avait beau être en sécurité à présent, son père devait savoir ce qui se passait au lycée et agir en conséquence pour mettre un halte-là au harcèlement qu’elle subissait. Au delà de la violence physique, Tommy n’avait de son côté pas grand chose pour faire pression sur le professeur, sans que l’histoire s’ébruite. Il y avait la possibilité d’aller au commissariat dés que l’adolescente lui aurait tout raconté, mais cela voulait forcément dire dévoiler l’affaire à tout Windmont Bay. Si ça ne tenait qu’au pompier, il n’aurait pas hésité à trainer ce professeur dans la boue mais le plus important à ses yeux restait Maeve, avec qui il souhaitait discuter avant de prendre quelconque décision. Sa mâchoire se contracta lorsqu’elle lui avoua que cela durait depuis le début de l’année, s’inquiétant de plus en plus de savoir jusqu’où les choses étaient allées. Déglutissant péniblement, Tommy eut un léger signe de tête pour attester qu’il était toujours là et écoutait, malgré l’absence de mot. Il était à la fois pétrifié et sur le point d’exploser et hurler. Seule la gamine apeurée assise face à lui l’empêchait de faire voler en éclat tout ce qui se trouvait sur la table, avant d’aller régler le compte de ce salopard. « L’éviter ? Mae on parle de ton professeur. » Il souffla, exaspéré. Sa colère n’était bien évidemment pas dirigée contre l’adolescente, mais bien contre ce connard et la naïveté avec laquelle elle pensait encore pouvoir s’en sortir, malgré tout ce qui avait pu (ou non) se passer. Poussant un long soupire, Tommy lâcha les mains de Maeve pour joindre ls siennes devant sa bouche, inspirant et expirant profondément pour retrouver son calme et ses esprits. C’était lui l’adulte, mais il n’y avait pas de manuel sur comment agir et réagir dans une telle situation et le fait est que s’il ne disait rien, ce n’était pas que Maeve qu’il laissait tomber. Il était impossible de déterminer si elle était seule dans cette situation ou pas, mais dans un sens comme dans l’autre, il était hors de question que Winters la laisse mettre à nouveau les pieds au lycée tant que son professeur y exerçait.
Son pied tapait nerveusement le sol alors qu’il enfuit son visage entre ses mains aux supplications de la gamine de ne rien dire à son père. C’était malheureusement une promesse que Tommy ne pouvait lui faire, une qu’il n’aurait jamais accepté et pardonné à Keane si la situation avait été inversée. Il était pris au piège entre le besoin de gagner sa confiance, aller à bout de cette histoire et la régler, et sa loyauté envers celui qui l’avait tant aidé lorsqu’il était plus jeune. Il n’y avait pas de bonnes ou de mauvaises décisions. « Comment ça, il est malade ?» La question passa la barrière de ses lèvres avant qu’il n’aie pris le temps d’y réfléchir. Peu importe ce qui clochait avec Keane, ce n’était pas le sujet de la conversation et le pompier ne voulait certainement pas s’en détourner. « Ok. » Il dit finalement dans un soupire, se frottant une nouvelle fois le visage avant de taper du doigt sur la table. « On va régler cette histoire dés aujourd’hui. Il est hors de question que l’un de vous franchisse à nouveau la porte du lycée tant qu’il y enseigne. » Beth, Ollie, elle. Tommy n’enverrait aucun de ses gamins dans la gueule du loup, même s’il devait se charger de le sortir lui-même du bâtiment. « Je te promets que ça ne sortira pas de cette pièce, mais tu dois tout me dire, d’accord ? Je ne peux pas t'aider si je ne sais pas de quoi on parle. » Il se sentait coupable de lui mentir de la sorte, alors qu’il était à peu près certain qu’il lui serait impossible de ne pas se servir de ces informations, mais le pompier n’avait d’autre choix s’il désirait obtenir les détails. « Tu n’as pas fait d’erreur et ce n’est certainement pas à toi de régler ça. Tu ne fais pas le poids face à un adulte, Maeve. » La preuve, elle avait essayé ces derniers mois et n’avaient fait que s’enfoncer un peu plus dans cette situation. Tommy n’osait même pas imaginer à quel point Maeve devait se sentir seule et prise au piège, dans les griffes d’un pervers. Tommy n'essayait en aucun cas de la faire sentir encore plus petite qu'elle ne l'était face à son bourreau, mais simplement à lui faire comprendre qu'elle ne disposaient pas des armes nécessaires pour gagner cette bataille seule. « De quel genre de marché on parle ?  Est-ce qu’il t’a touché ? » Il demanda d’un ton calme et contrôlé attrapant à nouveau l’une des mains de Maeve sur la table pour la serrer doucement dans la sienne. L’idée qu’un homme aie pu poser les yeux sur elle, lui extorquer des photos compromettantes était déjà impensable, mais qu’il aie pu poser les mains sur la gamine lui donnait la nausée.

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· Re: 'cause no one hears me anymore. · Mer 17 Fév - 11:50

@Tommy Winters

En voyant l’inquiétude tordre le visage de Tommy, l’adolescente se sentit si coupable. Elle n’aurait jamais dû faire peser cela sur ses épaules, c’était injuste de sa part. Il avait ses propres soucis, sa famille à gérer. Lui imposer ses problèmes, le confronter à cette situation, c’était tout ce qu’elle avait voulu éviter ces derniers mois. Pour elle, dans un premier temps. La honte faisant, désormais, partie d’elle. Elle la voyait chaque fois qu’elle se regardait dans le miroir, chaque fois qu’elle osait porter un short trop court, lorsqu’elle appliquait un peu de gloss sur ses lèvres. Si elle laissait ses cheveux retomber sur ses épaules dénudées par un débardeur. La honte avait changé son reflet, sa perception d’elle-même. C’était de sa faute. « Je sais .. » murmura-t-elle, à regret. Mais forcée de constater qu’il avait raison. Elle pensait pouvoir régler ça par elle-même, sans que jamais son père, ou qui que ce soit ne l’apprenne. Pourtant, plus elle lui laissait du temps, plus il trouvait de quoi la harceler, de quoi faire pression sur elle. De quoi s’insinuer dans sa tête pour remplacer chacune de ses certitudes par un mal-être pourrissant et grandissant en elle. Se détestant chaque jour un peu plus pour ce qu’elle avait fait, pour ce qu’elle l’avait laissé faire. Ce pourquoi en parler était si difficile, plus encore à son père. La peur de le décevoir, de lui faire le moindre mal, c’était au dessus de ses forces. Toutefois, dans son désir d’éviter à tout prix qu’il ne l’apprenne, Maeve réalisait qu’elle en avait sans doute trop dit. « Je n’aurais pas dû dire ça, peut être qu’il ne veut pas que j’en parle. » fit-elle. Cela lui avait échappé. Elle n’avait osé en parler à personne, ignorant ce que son père souhaitait à ce propos. Mais débordée par ce trop plein d’émotions, encore sous le choc des quelques minutes passées. Surtout, paniquée à l’idée d’inquiéter son père, l’adolescente en avait peut être trop dit. « Ne lui en parle pas, ce n’était pas à moi de dire ça, je suis désolée. » et elle ne cessait de se confondre en excuses, à deux doigts de s’excuser d’être née et d’apporter son lot de soucis avec ses erreurs naïves et stupides. Chose qui ne lui ressemblait pas. Maeve était une gamine solaire et extravertie. Elle aimait la vie et la dévorait à pleine dentss. Et ce, peut être plus encore, parce qu’elle la savait si courte, si fragile. Elle, mieux que personne, savait à quel point tout pouvait prendre fin à tout instant. Elle le devait à sa mère, à Billy.
Elle se sentait tellement égoïste. Subitement, l’idée que son professeur ait pu infliger ça à quelqu’un d’autre, n’importe qui et plus encore à l’un de ses proches lui fila la nausée. C’était encore plus insupportable que d’avoir à le subir elle-même. D’avantage en pensant qu’elle aurait pu empêcher ça, si elle ne s’était pas montrée si bornée. Depuis quand était-elle dû genre à fuir, à se dissimuler dans un coin, espérant disparaître comme une petite biche apeurée? Maeve Duggan n’était pas facilement impressionnable, forte de caractère, très à cheval sur ses principes, elle était la première à prendre la parole, à défendre la moindre injustice. Alors pourquoi en était-elle incapable aujourd’hui? Pourquoi parler de ce qui lui arrivait lui semblait si difficile? La honte, encore elle. Cette dernière s’insinuait en elle sournoisement depuis des semaines. Sans même qu’elle ne l’ait vu venir, l’adolescente l’avait senti s’installer et prendre ses quartiers. L’empêchant d’agir, continuant de couvrir les agissements du véritable responsable. Une énième punition qu’elle ne méritait pas, mais s’infligeait malgré tout. « Je ne laisserai jamais une chose pareille leur arriver si je peux l’empêcher. Tu le sais ça, hein? » si elle gardait encore le silence, si ces révélations lui étaient pénibles, ce n’était pas parce qu’elle ne pensait pas à eux. À ce qui pourrait arriver à d’autres gamins comme elle. Jamais elle ne pourrait se pardonner une telle chose. Les yeux larmoyants, les mains tremblantes, la gamine posa son regard dans celui du pompier. Elle prit une profonde inspiration, essayant de trouver le courage qui lui avait manqué ces derniers mois. « Il avait promit d’effacer mes photos. Je les avais envoyé en pensant parler à un garçon de mon âge Tommy, je te jure que je ne savais pas que c’était un adulte. » mais elle s’était fait avoir. Naïve, flattée de plaire à un adolescent qui ne cessait de lui dire tout ce qu’une gamine de son âge rêvait d’entendre. Elle s’était fait berner par quelques photos qu’il avait trouvé ici et là sur internet. Mais elle, s’était un peu plus dévoilée pour lui, ignorant alors qu’elle donnait une opportunité à un prédateur rôdant dans l’enceinte même de son lycée. « Il avait promit de tout effacer si je faisais quelque chose pour lui.. » avoua-t-elle à demi-mot, la gorge nouée, les larmes roulant sur ses joues. « Il ne m’a pas touché, c’est moi .. Il m’a.. Il m’a forcé à lui faire.. Je peux pas le dire. Je peux pas. » répéta-t-elle fébrilement, sa voix se faisant de plus en plus faible, presque un écho lointain. « Mais il en veut plus, il en veut toujours plus. » naïvement, elle avait pensé que céder était sa porte de sortie, cela n’avait fait que lui donner plus de pouvoir sur elle. C’était la peur au ventre, qu’elle vivait chaque jour, la peur que cela ne cesse jamais.

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