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 TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D)


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Dorothy Lowe

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· TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Dim 7 Juin - 19:37
trick of the light, part. 2
“I found it is the small everyday deeds of ordinary folk
that keep the darkness at bay, small acts of kindness and love.”
w/ @Eason Harjo



Les jours passèrent, rodés, chronométrés, ordinaires. Chaque jour respecta son emploi du temps, minute par minute, sans écart notable, sans frasque ni surprise. Une semaine saine et satisfaisante, qui permis à Emy de ne pas multiplier de crises et à Dorothy de dormir sans trouble. Ainsi, il n’y eut aucun évènement particulier qui risqua de mettre la jeune femme en retard à son rendez-vous avec Eason. Un rendez-vous qu’elle avait priorisé, par rapport à d’autres éventualités. Elle avait ainsi bordé Emy une heure plus tôt, lui confiant la télécommande de son écran pour lui permettre de choisir elle-même son programme du soir sans son intervention. Il allait sans dire que le vase posé sur son bureau était aujourd'hui vide, après avoir accueilli plusieurs jours durant le bouquet de fleurs dérobées. L'absence de couleurs rendait la pièce plus monotone, presque lugubre, mais Emy s'en accommodait. Dorothy savait qu’elle avait une heure devant elle, un créneau qu’elle estimait suffisant pour honorer sa promesse dans de bonnes conditions. D’un pas léger, presque de course, elle dévala la rue de Bridgewater Way, ses cheveux bruns virevoltant sur ses épaules, se surprenant à surveiller son reflet dans les fenêtres éclairées qu’elle dépassait. Ses lèvres étaient tintés du verre de vin qu'elle avait siroté avant de venir et une odeur de cookies s’échappaient de ses poches. Après quelques minutes de marche, elle arriva au portail du jardin et se stoppa net. Elle avait failli grimper par-dessus le portique pour s’introduire de la même façon qu’elle l’avait fait la semaine dernière. Cette fois-ci pourtant, elle était attendue - inutile donc d’enjamber quoique ce soit. Dans la pénombre, elle jeta un coup d’oeil au cadrant de sa montre et patienta. Elle ne su trop pourquoi mais, les mains enfouies dans les poches de sa salopette blanche, elle ressentit une pointe d’appréhension au fond de son estomac. L’attente de ces retrouvailles, sans doute, avait créé en elle des interrogations et des scénarios divers. Et si le jeune homme qu’elle avait rencontré avait changé d’avis et avait décidé de porter plainte contre elle ? Et si elle était tombée dans son piège et était revenue sur les lieux du crimes par naïveté ? Elle secoua la tête, essayant de chasser ces idées de son esprit et pria pour qu’il intervienne rapidement et la rassure. Dorothy se mit finalement sur la pointe des pieds et essaya de percevoir à travers la verdure du jardin une quelconque silhouette se dessiner sous le perron et se mouver pour la rejoindre. « Allez, Eason… » chuchota-t-elle avec ferveur, comme pour l’invoquer.

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· Re: TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Ven 19 Juin - 16:14

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DOROTHY x EASON (part ii)

@dorothy lowe

La remarque balancée par la sexagénaire l’avait dérangé ; il avait observé le contenu du pichet durant une demi-heure, lassé de constater qu’il y avait bien quelque part, dans ces propos qu’elle lui avait tenus, quelque chose de vrai : un mot, une lettre, toute une réalité qui lui avait jusque lors échappé.  Okay, il avait fait des efforts. Ils n'étaient pas seulement vestimentaires, vaniteux, destinés uniquement à attirer l'attention. Il en faisait depuis qu’il avait décidé de s’installer à Windmont Bay – il en avait fait lorsqu’il avait décidé d’accorder sa confiance à cette Dorothy voleuse et qu’il s’était presque retrouvé à redouter les minutes, la course effrénée des heures, des jours.  Molesté par une impatience qui tenait presque de l’ébullition. Pas qu'il l'ait trouvé à son goût, comme le lui avait suggéré Mrs Brown, elle était jolie, elle avait ce truc, d'ailleurs, dans le vert Zelena qu'il avait aperçu; de cette nature sauvage qui le poussait à s'interroger (et pas forcément à interroger le fondement) - mais elle n'était pas ce béguin qu'il avait eu, qui s'exprimait sans retenue et ne donnait, de prime abord, aucune raison de s'accrocher aussi éperdument, de cette rareté qu'il n'avait pas eu besoin de croiser sur une voie impénétrable; dissolue, énervée, blessée et prête à en découdre avec le monde, lui le premier. Dorothy Lowe n'était pas blonde, elle était la queue d'une étoile filante - l'écho d'un phénomène sur lequel il aurait dû s'empresser de faire un voeu - 'faites qu'elle ne soit pas partie' (pas Tulip dont il avait réussi à faire le deuil, l'autre).Il évoluait sur le fil et s'attardait rarement sur ceux qu'il rencontrait; c'était une chose qu'il avait décidé de changer. Une des choses, d'ailleurs. Il avait un sachet dans la main lorsqu'il aperçut cette chevelure foncée là, le dos qu'il avait déjà eu l'occasion d'observer. Il réprima le sourire qui attaquait déjà ses lèvres. - Hey - lança-t-il, d'un ton atténué, Dorothy Lowe - elle était venue; il ne l'avait pas attendu pour rien. Le constat le surprit, il l'empêcha de gratifier la jeune femme d'une réplique concernant sa ponctualité. Il agita le sachet qu'il tenait désormais entre ses deux mains, comme pour se donner une contenance dont il n'avait jamais réellement besoin. - C'est pour vous - ça n'était pas grand chose, une paire de gants de jardinage, à sa taille (ou ce qu'il avait deviné être sa taille - il n'y connaissait rien). - Je me suis dit que peut-être il valait mieux éviter le tétanos ou même si j'ai pas vraiment regardé vos mains...éviter de ruiner votre manucure - il lui fit un signe de tête, l'invitant à entrer par la porte qu'il repoussa. Cette fois-ci, il valait mieux faire les choses correctement; il avait été étonné de relever qu'elle n'avait pas enjambé la clôture pour s'inviter à l'intérieur de son jardin; jusque sous son perron où la cruche de limonade était restée. Il avait sorti quelques outils de jardinage, déposés aux pieds des marches qui avaient été réparées et peintes dans la foulée dans des tons verts (peut-être en l'honneur de ces yeux de chat là, il n'avait pas poussé la réflexion jusque là mais elle était fortement plausible, chez celui qui accordait une telle importance à toutes celles et tous ceux dont il croisait la route, ceux dont il remarquait la présence ceux, surtout, qui remarquaient la sienne). Et il fallait bien reconnaître qu'ils s'étaient remarqués. - J'vous ai pas trop fait attendre ? Il retira sa veste en toile beige et la laissa tomber sur l'une des marches; découvrant le t-shirt blanc que sa charmante voisine avait complimenté. Il lui présenta le bulbe qu'elle était venue planter.

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· Re: TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Sam 20 Juin - 12:52
w/ @Eason Harjo

Surprise, elle fit volte-face. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il arrive par l’extérieur et elle espérait qu’il ne l’avait pas aperçut en train d’épier l’intérieur avec insistance. « Eason. » le salua-t-elle en retour. Elle était rassurée de le voir seule, sans girophare derrière son dos. Perplexe, elle arqua un sourcil en apercevant le sac qu’il lui était destiné. Elle l'attrapa alors et jeta un coup d’oeil curieux à l'intérieur pour apercevoir son contenu. Des gants en cuir, jolie attention. « Oui, ma manucure et mes bagues de diamants et joyaux. » ironisa-t-elle avant d’ajouter, un peu plus conciliante. « Mais merci beaucoup. » Elle eut un sourire avant de le suivre à l’intérieur de la propriété privée. Les lieux n’avaient guère changés (du moins, le pensa-t-elle) mais y pénétrer de manière formelle, accueillie, rendait tout très différent. Elle se sentit presque mal à l’aise, opulente, alors que lorsqu’elle était venue par effraction, elle se croyait invisible et furtive. Son regard balaya les alentours comme si elle redoutait encore de voir apparaître un duo de flics puis reposa son attention sur son hôte qui lui présenta quelques outils et se défit de sa veste. « Ca a été. » confia-t-elle, distraitement avant de sursauter, se souvenant qu’elle avait quelque chose pour lui. « Avant de commencer… » Elle plongea une main au fond de sa poche et en sortit doucement, soigneusement, un petit sachet contenant deux cookies aux deux chocolats qu’elle avait réalisé plus tôt avec sa soeur aînée. « C’est pour vous. Hum, de la part de ma soeur, celle qui a profité de vos fleurs. » Ses joues prirent une teinte rosée tandis qu’elle espéra qu’il ne poserait pas trop de questions. A vrai dire, c’était surtout Dorothy qui avait pris l’initiative de concevoir ces cookies mais elle trouvait plus confortable de prétendre que c’était Emy qui avait tenu à le remercier. Lâche, sans doute mais la jeune femme n'était vraiment pas douée pour les rapports sociaux lorsqu'il s'agissait d'inconnus ; et encore moins quand cet inconnu était aussi insaisissable et surprenant. Sujette à une gêne qu’elle n’avait pas anticipée, elle déposa précautionneusement les cookies enveloppés sur la veste abandonnée d’Eason avant de reporter toute son attention sur les outils. Elle s’empressa d’enfiler ses gants et fit mine de ramasser tous les outils à la fois, dans une hâte détonnant avec la douceur qu’elle avait eu en présentant ses cookies. « On s’y met ? » Ses bras chargés plus que de raison, comme une armure derrière laquelle elle pouvait se cacher, elle fit face à Eason, attendant ses prochaines instructions.

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Eason Harjo

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· Re: TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Sam 27 Juin - 18:55

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DOROTHY x EASON (part ii)

@dorothy lowe

Sous le parasol bicolore, une réplique du Roi Lear lui revenait sans cesse en tête : “Who is it that can tell me who I am?”  - souvent, Eason Archer Harjo Fink se disait qu’il ne s’agissait pas tant d’un « who » mais que la question devait probablement commencer par « what » qu’est-ce qui, pas qui, en ce bas monde pouvait attester de cette existence là – qui pouvait lui donner des réponses, dire, lui apprendre qui il était. Quoi. Ces bulbes, ces graines, toutes les plantes qui décoraient sa vie et étaient capables de dresser le portrait de l’homme qui en était tombé amoureux jusqu’à en faire partie.
Sous le cagnard déclinant, cette fois-ci, la réponse avait été plus franche à formuler.Un étrange troc songea-t-il. Il se pencha aussitôt sur le sachet déposé sur sa veste, l’attrapa de sa main libre, l’autre tenait encore le bulbe. Il jeta un coup d’œil à l’intérieur , renifla l’odeur sucrée qu’il dégageait ; ça faisait une éternité qu’il n’avait pas mangé des cookies ; pas depuis que Donna lui en avait fait, au lendemain d’un rhume qui lui avait ôté le goût et l’odorat – son cœur se décrocha dans son torse et il eut pendant quelques secondes le mal du pays, le mal de cet endroit qu’il devait désormais appeler ‘maison’ – pendant plusieurs mois, la chambre qu’il louait chez la mulâtresse avait été la chose la plus proche d’une maison. Ces cookies étaient le symbole d’une vie qu’il avait malgré tout, malgré le ‘je ne t’abandonne pas’ soufflé à demi mots avant d’en sortir, laissé derrière lui. En Cali, il avait accepté que celui qu’il était avant d’y mettre un panard n’était plus ; il avait été une succession d’Eason avant d’être le Archer que ces deux inconnus accro aux mimosas et au bourbon voulaient qu’il soit. Il l’avait été durant cinq mois, en fait, un peu moins. Le conformisme, rien ne l’énervait plus qu’accepter d’endosser un rôle, un habit, même une carapace ; il se préférait à poil, au milieu de ses semblables, sans à priori, sans attentes. Un bulbe de tulipe tendu dans une direction différente, attendant probablement que la direction (ou ce qui s’y trouvait) lui donne une réponse ; la simplicité des rapports, avaient-ils besoin de se connaître pour partager une activité, du temps, autre chose qu’une honnête dispute ? Ca n’était pas que des gâteaux – un mélange de farine, de morceaux de chocolat, de beurre – c’était tellement plus  qu’il ne trouva, à cet instant là, absolument rien d’autre à répliquer qu’un sourire, rien d’autre à ajouter qu’un hochement de tête entendu, une impression de compréhension qui ne devait son existence qu’à ce terrain qu’ils s’étaient chargés, à deux, de tracer à la craie ; dans cet espace, ils n’avaient pas à : premièrement se donner des airs, deuxièmement à se juger pour des actions dont souvent ils ne mesuraient pas le poids, troisièmement, se confier sur des sujets qui ne les intéressaient pas directement. Il ne releva pas l’information que la brunette avait glissé ; concernant cette sœur qui avait profité des fleurs, ça n’étaient ni ses oignons, ni ceux d’un tiers (et puisqu’il faisait partie de ce tiers, tout ce qu’il releva fut la redondance de sa propre pensée). Il ne commenta pas la hâte démontrée par Dorothy, il la suivit ; bien, ils étaient sur la même longueur d’onde. Bien, ils pouvaient travailler main dans la main. Bien, il y avait de quoi faire, entre elle et lui. Une Femme et un Homme (et les majuscules qu’il mettait n’étaient pas dépourvues de sens). Il n’avait été Eason Archer Harjo Fink qu’à peine cinq mois ; puis comme il avait quitté Windmont  - il avait quitté ce patronyme, cette identité éphémère (comme il avait quitté celle de ‘sale con’) un pas devant l’autre, sans observer de mouvement pivot : comme ça, badaboum, toutes ces lettres défaites avaient laissé place à Eason Harjo et c’était à cette seule version que Dorothy Lowe était confrontée. Des outils, des tulipes, un gazon qui laissa instantanément des traces sur son blue jean ; les mains protégées par des gants.  – Est-ce que tu es familière avec l’expression ‘Speak what you feel'? – il avait jeté le vouvoiement, agenouillé, il bêchait le terreau, une houe qu’il avait détaché de son bâton dans une main. L’autre s’appliquait à repousser les tiges qui penchaient. Je n’ai pas une seule seconde envisagé que tu ne viendrais pas ; il lui parlait pas de ce qu'il avait pensé ou de ce qu'il avait fait, ni de ce qu'il comptait faire plus tard, il exprimait les émotions , une en particulier - c'était même plus, un fait, la foi, la confiance. Et, j'suis pas du genre à faire confiance ou avoir foi en quoi que ce soit, qui que ce soit. Toi, tu relèves davantage de la loi de l'attraction; il ne développa pas son idée  celle de 'l'énergie qui attire une énergie semblable' mais c'était ainsi qu'il l'avait interprété sans aller bien loin dans sa réflexion. Je devrais probablement me féliciter d'avoir vu juste, je devrais probablement te remercier de ne pas m'avoir donné tort. Il fixait désormais un point situé derrière la jeune femme.

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· Re: TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Dim 28 Juin - 12:52
Dorothy écarquilla les yeux en voyant Eason se pencher et ramasser le sachet de cookies. Elle étudia sa réaction avec grande attention, comme si elle redoutait de voir sur son visage un signe de dégoût ou de moquerie mais ce fut tout autre chose qui se dessina sur ses traits. Perplexe, elle interpréta son regard vague comme de la nostalgie, ou peut-être de la tristesse. Soudain, il paraissait ailleurs et elle respecta le silence installé avec plus ou moins de confort. Heureusement, le songe d’Eason ne dura guère plus de quelques secondes et il retrouva son attitude flegmatique. Un hochement de sa tête fit comprendre à la jeune femme que les cookies lui plaisaient et elle s’en satisfit. Sans insister, elle se dirigea vers l’espace préparé pour leurs plantations communes. Elle s’accroupit et laissa tomber les outils près d’elle, avant de s’agenouiller à même la terre. Eason la rejoignit et elle enfila les gants offerts. Amusée un instant par le couinement du cuir, elle secoua la tête pour retrouver son sérieux et s’empressa de débuter sa tache, déterminée à prouver à ce voisin que les mauvaises herbes n’étaient que dans le terreau. Elle tendit l’oreille lorsqu’il s’adressa à elle et, étonnée par sa question et sa formulation soudain familière, s’interrompit dans son exercice de jardinage pour le regarder. Lui, par contre, continuait à bêcher avec une nonchalance déstabilisante. Ses mots, d’une profonde honnêteté, la laissèrent interdite tandis que son esprit fusait pour trouver la réponse la plus adéquate. Habituée à calculer et prévoir le monde autour d’elle, l’imprévu de l’échange la perturba. Elle finit par comprendre qu’une seule issue était possible : celle de l’honnêteté en retour. Une carte finalement, qui n’avait eu de cesse de s’imposer malgré ses différentes tentatives pour se dérober face à lui. « Je n’ai pas pensé ne pas venir. Ça m’a même obsédé. » Elle se pinça les lèvres avant d’enchaîner. « Mais j’ai douté de toi. Jusqu’à très récemment, j’ai crains que tu aies fait appel à la police. Ce n'est pas de ta faute, c'est juste moi qui suis trop habituée aux double-faces. » Elle leva son coude pour dégager une mèche de cheveux collée contre son front. « J’ai encore les mains libres alors je devrais aussi te remercier. » Elle sourit, finalement débarrassé d’un poids jusqu’ici bien présent. Il pouvait mal le prendre, mais à vrai dire, ça lui était égal à cet instant car elle avait fait preuve de sincérité et c’était exactement ce qu’il attendait de sa part. Elle garda son regard sur lui un instant, furtif, curieux, fasciné. « Je me sens en sécurité maintenant. » Un soupire s’échappa de ses lèvres et sa ride frontale s’adoucit. Elle attrapa le transplantoir et creusa attentivement la terre devant ses genoux. Un tas de possibilités pouvait encore se présenter - après tout, il était armé d’une bêche et son crâne n’était qu’à quelques centimètres de ses coups, mais la jeune femme ne le craignait plus. Il avait multiplié les actes positifs à son égard alors que le droit lui aurait justifié un traitement plus sévère. Souvent cataloguée, Dorothy préférait la plupart du temps offrir aux gens satisfaction en restant la jeune femme solitaire, sérieuse et autoritaire. Une muraille forgée ces cinq dernières années pour garder les individus à distance. Dorothy ne vit qu’à travers sa grande-soeur. Dorothy ne sort jamais. Dorothy est insaisissable, l’esprit toujours ailleurs. La liste est longue, et sans doute vraie dans une certaine mesure, mais Dorothy était tellement plus à la fois. Simplement, elle ne préférait pas l’avouer car, cachée derrière sa muraille, elle pouvait rester libre.

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Eason Harjo

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· Re: TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Mar 14 Juil - 16:05

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DOROTHY x EASON (part ii)

@dorothy lowe

Balancelle suspendue, rocking chair, limonade bien fraîche, purple summer; l’herbe, l’odeur prenante de la terre, celle moins prononcée des tulipes et – le flanquant, comme l’ajout-du-destin Dorothy Lowe. Elle avait dans le regard l’expression des fuites tragiques, l’étincelle des phénomènes d’optique, il aurait peut-être couru après cette apparition, dans la nuit noire, dans les canyons du Colorado, dans les hautes plaines du Montana, jusqu’au fond de la Snake river – à s’en détacher le ligament ulnaire. Il aurait ri, ri de cette bêtise qui dans son étreinte chaude l’emprisonnait comme l’adolescent qu’il avait vaguement été ; une houe dans sa main gantée et le regard porté sur la ligne invisible de tous les possibles qui de leurs spots le saluaient souriants : rejoins-nous. Ce point-là, situé derrière la brunette, portrait de tous ses regrets qu’il pouvait abandonner, comme il avait abandonné l’allée dallée dans des tons beiges pour se concentrer sur les paillettes d’obsidiennes qui tourbillonnaient dans le vert zelena de son interlocutrice, devint flou (peut-être le fin signal l’intimant à concentrer toute son attention sur elle) ; il gloussa lorsqu’elle lui avoua se sentir en sécurité auprès de lui. Il avait quitté Tulip, Cait, Donna en partie parce qu’il pensait que cette propension à aspirer la lumière chez ceux qui l’entouraient faisait de lui le pire candidat à : à s’inscrire dans une relation, à s’offrir aux autres, à prendre de l’importance, à créer quelque chose d’impérissable (et parce qu’il avait décidé de tenter sa chance, de tout envoyer bouler pour s’accorder un break le ‘hold on, who the fuck am i ?’-shakespearien). La vérité, c’était qu’il avait crée de ses propres mains ce mythe selon lequel ça ne valait pas le coup (il ne valait pas le coup), il n’avait rien de mieux à faire que d’être ce demi-héros qui représentait la condition humaine : boots élimées, buveur de bière, poète de la old country, des cicatrices rebondies, des menottes dont l’acier aurait rongé la peau jusqu’à l’os. Speak what you feel, ha, c’était tellement ringard ;  pourtant, la justesse de ce cadre insuffla un engouement qui eut l’aspect d’une confirmation, d’une révélation, il aurait arraché tous les bulbes un à un pour assurer la prolongation de ce qui avait lieu dans ce jardin. Il avait connu une autre forme de solitude sous le parasol bicolore ; elle était différente de celle qui l’avait toujours habitée, elle avait été enfantée par tous ces aurevoirs qu’il avait prononcé, avant son départ, par toutes les vérités qui s’étaient révélées à lui – les lèvres de Blondie, l’odeur de Donna, les larmes de Cait, le sourire effronté de Dulce. La fougue de Dorothy. Il l’aurait mise en bouteille et il l’aurait mise à disposition de tous ceux qui n’avaient jamais eu le cran. La sincérité déconcertante entre leurs mains malhabiles, Dorothy et Eason déclaraient forfait. Il lui parut particulièrement difficile de retenir les mots qui franchirent aussitôt ses lèvres, encore affaiblies après avoir lutté contre les filtres conscients. -  Il n’y a que quelqu’un qui a toujours vécu sur le qui-vive qui puisse reconnaître un semblable – sur le qui-vive ou derrière un rempart, une muraille, des obstacles construits pour se protéger, bien plus que pour s’enfermer ; dans ce cas précis, il n’y avait pas punition plus douloureuse que de s’infliger les peines du monde : se tenir à l’écart d’une vie qui pouvait s’arrêter du jour au lendemain. L'impression de redite fut secouée et retomba sur le terreau où elle ne prit pas. – Ce jardin sera le tien à chaque fois que tu auras envie de laisser libre cours aux flots; à chaque fois que les digues auront envie de rompre– il n’avait pas connaissance de ce que vivait la jeune femme – elle ne savait pas non plus ce qu’il vivait. Mais, il savait qu’il ne pourrait jamais résister à la loi de l’attraction. Pas plus qu'il ne pourrait jamais résister à l'indicible, qu'importe la forme qu'il prenait: chevelure blonde ou brune, paroles acérées, courts-circuits sinusaux nocturnes ou in broad daylight. - Tu pourras enjamber la clôture, passer ta frustration sur quelques plants - il sourit, le jardin comme échappatoire, lui comme corde balancée à laquelle s'agripper. Elle avait dit qu'elle se sentait en sécurité et il avait ressenti cette envie de confirmer son intuition. - Et si ta soeur a envie de se joindre à toi, je te donne cette permission aussi.

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· Re: TRICK OF THE LIGHT, PART. 2 (E/D) · Sam 18 Juil - 21:46
w/ @Eason Harjo

Une phrase égarée qui eut un écho immense en Dorothy. Elle sentit le sens de ces mots jusqu’à l’os, preuve de leur justesse. Le qui-vive, c’était son rythme de vie, sa façon d’appréhender le futur. Elle avait toujours son téléphone contre elle, au cas où il sonnerait et annoncerait une mauvaise nouvelle - comme la fois où elle reçut l’appel fatidique des pompiers lui annonçant l’accident de ses parents. Elle jetait toujours un coup d’oeil par dessus son épaule, craignant de se faire réprimander ou agresser. Ainsi, entendre Eason le souligner et s’y identifier également, toucha Dorothy. Elle n’était, finalement, peut-être pas si seule dans cet épisode sans fin. Ses mains avaient cessé de travailler la terre. Elles restèrent en suspension, comme sa pensée. Son regard s’attendrit, mais impossible de savoir si Eason le perçut. Il lui proposa de revenir dans son jardin comme s’il s’agissait du sien. Une invitation bienveillante, alléchante, touchante qui, à sa dernière phrase, lui fit mal. Comme un oiseau à qui on venait de couper ses ailes, elle perdit l’étincelle dans ses yeux et baissa la tête. Il n’était pas du coin, là était la preuve irrévocable car autrement, il aurait sût que l’handicap d’Emy, la soeur de Dorothy, l’empêchait de grimper à sa guise sur quoique ce soit. « C’est gentil. » Une phrase simple, la déclinaison courtoise par excellence. « Emy ne pourrait pas. » Elle se mordit l’intérieur des joues, nerveuse, hésitant à aborder le sujet de l’handicap. Ce n’était pas un tabou, mais c’était souvent perçu comme une excuse qu’elle sortait pour éviter certaines situations. Et elle ne voulait pas qu’Eason s’apitoie sur son sort ou lui pardonne excessivement ses transgressions faites pour sa soeur. Pourtant, elle savait qu’elle en avait trop dit et que ne donner aucune justification lui porterait préjudice. Elle devait, une fois de plus, faire preuve de sincérité avec lui. C’était le pacte tacite qui s’était imposé à eux. Elle retira alors ses gants et les laissa tomber dans la terre pour attraper, au fond de la poche de sa salopette, son téléphone. Elle l’activa et montra l’écran à l’homme. Une photo d’elle et sa soeur en fauteuil en guise de fond. « Il lui faudrait 2-3 miracles pour gravir la clôture, mais peut-être que tu as ça en stock ? » Un sourire mutin se glissa sur ses lèvres tandis qu’elle observa les traits d’Eason, cherchant ses réactions. Son avis et ses pensées, étonnamment, lui importait. C’était incohérent, puisqu’elle s’était promit il y a de longues années maintenant, de ne laisser personne la juger. Mais le regard d’Eason, si juste, si discret, lui parut à cet instant essentiel.

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