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 i had to learn how to fight for myself


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Chani Rodrigues

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· i had to learn how to fight for myself · Dim 14 Juin - 20:49
That after everything you've done
I can thank you for how strong I have become
'Cause you brought the flames and you put me through hell
I had to learn how to fight for myself
And we both know all the truth I could tell
I'll just say this is I'll wish you farewell

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@vesper chapman & chani. june 2020 @rodrigues' house

C’est en posant les mots sur cette cicatrice invisible, imperceptible que la douleur traumatique s’est ravivée. Doucement, tout doucement. Pourtant elle s’est toujours interdite de dire qu’elle a eu mal. Elle a pansé, seule, la cicatrice qui s’est refermée maladroitement, qui s’est infectée par endroit mais que personne ne pouvait voir. Personne ne pouvait la toucher du doigt et venir appuyer un peu trop fortement dessus pour venir éveiller la souffrance. Elle s’est soignée, seule, à l’abri des regards parce qu’elle avait honte, parce qu’elle s’est sentie honteuse. C’est la honte qui l’a rongée petit à petit, c’est la honte qui a consumée la Chani nocturne et insouciante et qui a changé sa vision de ses propres rapports avec les autres, avec les garçons. Elle a appris à se protéger toute seule, en se murant dans ce silence. Elle a tu la vérité qu’ils connaissent, devenant le complice de son propre cauchemar, de ce fantôme qui vient la hanter parfois le jour, souvent la nuit. De ce fantôme qui vient raviver l’instant en projetant dans son esprit des instantanées flous de ce moment. Elle ne peut pas oublier, elle ne peut pas l’oublier. Il y a toujours quelque chose qui le ramène à lui. Une image, un son, un bruit… et son nom qui s’affiche à chaque « like » qu’il lâche sur chacune de ses photos, à chaque commentaire qu’il publie sans aucune honte sur ses réseaux sociaux. Son cœur rate un battement quand le nom de Norman apparaît dans l’une des notifications qu’elle reçoit sur son téléphone portable, à tout moment de la journée. Puis un certain vertige et la nausée l’envahissent. Elle supprime finalement d’un geste furtif la notification et éteint son téléphone, remède inefficace. Mais, existe-t-il un remède à cela ? Elle a déjà fait un pas franc vers la résilience en se confiant à Jean, à qui elle a fait la promesse de ne rien dire. Malgré elle, Chani veut garder le contrôle sur son image mais surtout sur les dires des uns et des autres. Elle veut se sentir prête. Prête à accepter le regard des autres et leur jugement, à accepter leur pitié et leur empathie.
C’est en se perdant sur ses réseaux sociaux qu’elle a trouvé cette force silencieuse, c’est en se confrontant aux messages de ces jeunes filles, de ces jeunes femmes qui sont passées par le même chemin qu’elle, de celles qui ont rencontré un Norman dans leur vie. Elles ont décidé de ne plus se taire, de changer la honte de camp. Elle ne veut plus se taire. Elle veut que la honte soit du camp de Norman. Il lui a fallu des semaines, deux mois, pour se rendre à l’évidence qu’elle devait se joindre au mouvement de ces jeunes femmes. Elle n’est pas seule, elle n’est plus seule maintenant. Chani reste, un instant silencieuse, devant Vesper qu’elle a invitée passer la soirée chez elle, en l’absence de ses parents et d’Anita. Elle ne peut plus se taire et sait qu’elle doit en parler à sa cousine. Elles ont toujours été complices, ont toujours été dans la confidence mais pourtant elle a été incapable de le lui dire, comme si on lui avait ôté les mots pendant deux ans. La brune se racle doucement la gorge. « Tu sais, Vesper, je dois te dire quelque chose... », elle se lance, à corps perdu, comme si elle s’apprêtait à faire un saut dans le vide. Avec ses paroles, elle cherche l’attention de Vesper, captivée par l’épisode diffusé sur l’écran télévisé. « Je ne veux pas que tu m’en veilles, je ne veux pas que tu crois que je t’ai trahie parce que je ne t’ai rien dit », qu’elle énonce, doucement, tout doucement, assise sur le tapis du salon, adossée contre le canapé. Elle se penche vers la table basse pour récupérer son téléphone portable. Elle pose son regard bienveillant, ne voulant pas pour autant inquiéter Vesper. « Ne t’inquiète pas, ce n’est rien » elle s’efforce de lui offrir un sourire.

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· Re: i had to learn how to fight for myself · Sam 20 Juin - 11:37
Certaines choses ont beau avoir changé dans sa vie – Vesper a quitté le Pioneer Log Homes au printemps pour rejoindre le personnel d’une compagnie ferroviaire et, se faisant, préserver un dos qui aurait été usé comme celui d’un vieillard avant son trente-cinquième anniversaire ; une femme aussi raffinée qu’inattendue commence tout doucement à se faire une place dans son quotidien ; et un adorable compagnon non pas à quatre pattes mais seulement à deux nageoires a pris ses quartiers dans le minuscule salon du rez-de-chaussée de sa maisonnette sur Pioneer Oak – celle-ci demeure assez semblable à ce qu’elle a toujours été. Rencontrer quelqu’un, changer de carrière – changer de métier plutôt, les gens comme Vesper ont un boulot, un gagne-pain, un travail, mais pas vraiment de « carrière » –, prendre un animal de compagnie : on pourrait s’attendre à ce que ces pas si petits changements, mis bout à bout, dessinent un renouveau et bousculent un quotidien des plus ordinaires – ce n’est pas tout à fait le cas. Vesper se réveille chaque matin à la même heure, cinq petites minutes avant que le radioréveil ne se mette à sonner, elle avale au déjeuner le même sandwich au porc épicé et mayonnaise moutardée, elle s’allonge dans le même lit du deuxième étage de la même minuscule maisonnée où, le soir, elle relit les mêmes recueils de poésie, dont les mots résonnent comme des notes de musique au cœur de sa poitrine.
Mais on connaît Vesper, l’absence de véritablement changement et la banalité de sa routine, elle s’en suffit.
Autre rituel inchangé : les soirées séries chez Chani, sa cousine par alliance.
Vesper avait à peine quatorze ans lorsque son père s’est remarié, juste un peu plus de trois années après le décès d’Erik. Elle se souvient qu’elle n’avait pas compris, à l’époque – en réalité, même une décennie plus tard, elle ne parvient toujours pas à comprendre. Son père, déjà avant le deuil, était un homme peu expressif, doux mais peu bavard, c’est de toute évidence de lui plutôt que de sa mère que Vesper a hérité sa discrétion toute naturelle. Le deuil d’un fils a coupé le sifflet de cet homme qui déjà ne s’exprimait qu’avec parcimonie. Ronflements, grognements, sifflements, soupirs, sourires, pincement de lèvres, raclements de gorge, claquements de langue – son organe buccal est apte à toutes sortes de signes et de sons – les mots, eux, se sont égarés en chemin et Mr Chapman s’est simplement tu.
Accepter une nouvelle famille que son père n’était même pas à apte à trouver les mots pour lui présenter – ça peut sembler quelque chose d’impossible, un mur infranchissable. Mais Vesper n’a jamais été une enfant difficile ; comme un caméléon, elle s’est fondue dans le décor de ce nouveau tableau familial : d’abord, et surtout, la belle-mère intimidée par ce premier enfant, dans l’attente d’avoir les propres siens, et puis la famille de celle-ci : les sœurs, les frères, les cousins, la nièce.
Au début timide – d’abord le caméléon se fond dans la masse, prend la température de son nouvel environnement, et puis il reprend des couleurs et trouve sa place – Vesper n’a cependant pas mis beaucoup de temps pour se lier aux autres et s’attacher, surtout, à Chani.
Il faut voir comme elle est aussi, Chani c’est un soleil, elle était déjà comme ça à dix ans, un geyser d’énergie, un rire qui rebondit contre les murs et résonne dans toute la maison, un sourire à dix millions. Vesper l’a tout de suite adoptée – ou l’inverse.
Maintenant elles en ont plus de vingt mais les années n’ont fait que les souder davantage, comme de véritables cousines de sang. Vesper détourne un instant ses yeux de l’écran de télévision pour les poser sur la fine silhouette de sa cousine de cœur, assise à même le tapis, le dos carré contre le canapé. Ses yeux sont expressifs, ses lèvres ne se départent pas de ce sempiternel sourire, son corps se balance imperceptiblement au rythme de la musique de fond qui accompagne la première scène de l'épisode. Le soleil Chani l’éblouit.
Elle cligne, Vesper, attrape le verre de lait posé sur la table basse et reporte son attention sur l’épisode qu’elles ont lancé en buvant quelques gorgées.
Le rituel, c’est juste ça. Elles se retrouvent. Elles papotent – c’est surtout Chani qui fait la conversation, tout le monde s’en doute, c’est sans conteste la plus expansive des deux jeunes filles – et puis elles se calent devant une série. Il y a, en plus du lait, une assiette de cookies sur la table, parfois des bonbons ou bien du popcorn.
L’une est enfoncée dans le canapé, l’autre à ses pieds les jambes étendues sur le tapis, parfois, Chani tourne la tête pour lui balancer un sourire adorable, faire un commentaire sur un personnage ou raconter une anecdote et Vesper sourit.
Cette fois, Chani se racle la gorge et sans encore savoir pourquoi il y a quelque chose dans ce petit son qui l'alerte. Vesper sent, dans l’intonation de sa voix, dans sa demande de ne pas s’inquiéter, le sérieux du sujet qui va être abordé. Elle ne comprend pas trop de ce qui se passe, ce qui va se dire, elle se fige un peu et, sans trop le montrer, s’interroge ce qu’elle peut vouloir lui confier.
Chani a-t-elle des soucis dont elle ne lui a pas parlé ? Vesper réprime un frissonnement – un soleil, pour l’atteindre, il faut y aller, on oublie vite qu’il a des faiblesses.
Elle se relève légèrement sur sa position pour attraper la télécommande et, sans doute plus perturbée qu’il n’y paraît, baisser le son au lieu de mettre l’épisode sur pause, avant de se laisser glisser du canapé pour venir s’y adosser, assise en tailleur sur le tapis. Son épaule est contre celle de sa cousine d’adoption. « Ok, dis-moi. » dit-elle d’une voix encourageante.

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· Re: i had to learn how to fight for myself · Dim 21 Juin - 20:19
Chani apprécie ces instants passés avec Vesper. Ces instants passés qui, malgré les années qui passent, ne changent pas et perdurent. En grandissant, elles auraient pu prendre chacune un chemin différent, jugeant qu’elles n’avaient rien en commun. Pour l’un et l’autre, elles auraient pu se considérer comme la pièce d’un puzzle rapportée et imposée. Si on demande à Chani qui est pour elle Vesper, elle la présentera comme sa cousine et ne trahira pas leur lien familiale. Ces soirées passées devant la télévision, dans le salon, font parties de ce rituel qu’elles ne partagent qu’entre elles. Elle avait déjà essayé, quand elle était plus jeune, d’inviter quelques copains en plus  – des camarades de classe souvent, il y avait Norman, Declan, Melissa et Lucy – pour des soirées pyjamas mais ces soirées-là n’avaient clairement pas la même saveur que lorsqu’elles ne se retrouvaient que toutes les deux. Elles n’ont pas changé leurs habitudes : Vesper est toujours perchée sur le canapé, assise, parfois en tailleur, et Chani à ses pieds, étendue sur le tapis – qui a changé plusieurs fois de forme et de couleur avec les années –.
Cela fait quelques temps qu’elle a envisagé de parler à Vesper. Quelques temps qu’elle essaie de répéter la scène, de répéter chaque parole qu’elle lui dirait, qu’elle lui confierait comme un aveu. Quelques temps qu’elle s’efforce de vouloir jouer la scène, devant son miroir, sans y parvenir. Elle sait qu’elle doit lui en parler et qu’elle n’a plus le droit de se taire. Alors, ce soir, en plein milieu de l’épisode diffusée, elle se concentre sur cette scène qu’elle aurait voulu envisager. Elle redresse sa tête vers la belle brune. Elle veut lui parler. Elle va lui parler mais elle ne veut surtout pas que Vesper lui en veille de ne pas avoir réussi à mettre les mots sur ce qu’elle va lui dire, ce soir, avant. Elle a pris sa décision. Sa cousine la rejoint rapidement sur le tapis. Chani prend une grande inspiration, avant de tendre sa main pour réceptionner son téléphone portable. « Avant, je vais te montrer quelque chose... », elle souffle, en allumant son appareil. Elle fait glisser son pouce sur l’écran tactile, appuyant par endroit, jusqu’à trouver ce qu’elle veut montrer à la jeune femme. « C’est une vidéo que j’ai faite, il y a quelques jours ». Elle lui explique, en lui tendant son téléphone pour qu’elle puisse voir l’écran elle aussi. On peut voir sur l’image figée Chani, au bord d’une plage, revêtue d’une robe rouge. Le cadre n’a pas été choisi au hasard, ni même la tenue. Elle s’est faite violence pour reporter cette robe. Ce même vêtement qu’elle s’était empressée à enlever et à jeter en boule au fond de la machine à laver, une fois qu’elle était rentrée chez elle, en fin de matinée, après s’être réveillée trop violemment, trop brusquement de cette nuit. « Ca ne dure pas longtemps, une vingtaine de secondes tout au plus », elle la rassure. Elle lance la lecture de la vidéo en question, retenant sa respiration. Ce n’est pas tant ce qu’elle fait dans cette mini-séquence qui compte mais probablement ces mots qui défilent, qui font de plus en plus sens pour Chani, au rythme du refrain de it’s time d’Imagine Dragons.
dear n., i want you to know i’m stronger now bc it wasn’t my fault
« C’était il y a à peu près deux ans », Elle relève les yeux de son écran et pose ses billes noisette sur le visage de Vesper. « avec Norman, à la soirée qu’il avait organisée ». Elle se tait.
you may have taken away my confidence, my privacy and my sense of security…
« J’ai longtemps cru que ce qu’il s’était passé, cette nuit-là, était de ma faute. Parce que j’avais bu, trop bu, parce que je n’étais pas capable de le repousser, de lui dire non, parce que je n’étais plus consciente de ce que je faisais, de ce qu’il se passait », elle ferme les yeux, au même moment où la musique s’interrompt brusquement.
i’m taking my power back.
« Mais je comprends que ce n’est pas moi. C’est lui », elle reprend à haute voix, comme pour s’en convaincre une nouvelle fois. Comme pour parvenir à faire changer de camp cette honte qui l’a bien trop longtemps rongée et habitée. « Si je ne t’ai rien dit avant, Vesper, c’est parce que… j’avais peur et honte de vivre avec ça », elle lui confesse.
@vesper chapman

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· Re: i had to learn how to fight for myself · Ven 31 Juil - 12:15
Ce ne sera pas une soirée lambda pendant laquelle elles vont glousser en commentant l’épisode qu’elles sont en train de visionner et s’échanger des anecdotes en avalant cookie sur cookie comme si elles avaient quinze ans. Chani se racle la gorge et Vesper devine presque immédiatement – instinctivement – le sérieux de la conversation qui va suivre, le poids des mots qui vont être prononcés et l’importance de la confession qui s’annonce. Chani ne va pas révéler à Vesper qu’elle a un nouveau petit-ami, qu’elle compte s’acheter un scooter ou qu’elle part en vacances à Miami – non c’est un aveu beaucoup plus conséquent, personnel qui va lui être fait. Vesper baisse le volume sonore de la télévision, elle inspire profondément, elle attend.
Elle ne le montre pas vraiment, seuls les frissons qui viennent parsemer la peau de ses bras la trahissent, mais elle a peur, un peu – ce genre d’introduction n’annonce jamais rien de bon, elle ne peut concevoir que c’est une bonne nouvelle que Chani s’apprête à partager avec elle. Elle se concentre sur le visage de sa cousine, elle s’essaye à sourire, elle attend.
« Ok. » prononce-t-elle seulement avec un doux sourire en croissant de lune, encourageante autant qu’elle le peut, après que Chani lui ait précisé qu’elle avait une vidéo à lui montrer. Elle suit du regard celle-ci qui se saisit de son téléphone portable pour le placer sous ses yeux et ne se détourne du visage de la jeune fille que lorsqu'elle lance la lecture de la vidéo, dont pendant un instant suspendu la musique est le seul son qui vient résonner dans le salon devenu silencieux – comme si les murs, eux aussi, attendaient.
Vesper se penche doucement sur l’image de sa cousine en robe rouge, le cœur au bord des lèvres. Ses yeux bleu-vert alternent entre l’écran du téléphone, où défilent un peu vite pour son esprit soudain embrumé les images et les mots, et le visage de Chani dont la voix, lorsqu’elle lui parle, est d’un calme assez frappant qui lui serre la poitrine.
Car au fur et à mesure que les images se succèdent et que Chani lui raconte, Vesper prend pleine conscience de ce qu’elle est en train de lui révéler, et il monte en elle comme une colère sourde qui lui serre le ventre et fait trembler ses mains. De tous les sentiments qui soudain l’assaillent par vagues – choc, chagrin, dégoût, douleur, ressentiment, rage, aigreur, accablement – c’est cette déferlante de colère (à laquelle son caractère d’ordinaire si doux, souple, débonnaire, n’est pas familier) qui l’emporte et la secoue avec une violence des plus acérées. Ce type, elle l’insulterait, elle le giflerait, elle le frapperait, elle l’humilierait, elle rayerait sa voiture, elle crèverait ses pneus, elle casserait ses fenêtres, elle parlerait à ses voisins, elle balancerait à son patron, elle l'attendrait, elle le menacerait, elle lui cracherait au visage.
La musique s’interrompt, l’image s’arrête sur un fond noir et Vesper expire enfin, lentement. Plutôt que se laisser aller à cette rage dévastatrice qui pourrait faire de gros dégâts à son cœur si tendre, elle serre le poing, repousse délicatement le téléphone portable toujours tendu devant elle par sa cousine et prend celle-ci dans ses bras dans un geste rendu brusque par la maladresse et ce courroux latent qui lui déchire le ventre. Elle serre, à la fois férocement et précautionneusement les fines épaules de Chani entre ses longs bras musclés et il s’écoule quelques minutes pendant lesquelles elle reste dans cette position avant qu’enfin Vesper ne parvienne à dire quelque chose.
« Non ce n’est pas toi, bien sûr que non, c’est lui. C’est lui. » répète-t-elle.
Vesper bafouille un peu, elle ne sait pas quoi dire en somme car elle n’est pas sûre qu’il existe quoi que ce soit à dire dans ce genre de situation. Sa voix est rendue rauque par les larmes de colère qui affleurent à ses paupières et viennent lui piquer les yeux qu’elle ferme un instant. Elle a encore en tête les images qu’elle vient d’observer – et tant mieux, elles l’empêchent de se représenter des scènes auxquelles il vaut mieux ne pas songer – les images et puis les mots, cette dernière phrase surtout : « i’m taking my power back » elle ne saurait l’expliquer et encore moins l’exprimer, mais elle est aussi envahit par un étrange sentiment de fierté devant la vidéo que vient de lui présenter Chani, ‘elle est tellement forte’ se dit-elle. Elle desserre ses bras du corps de la jeune fille et se recule de quelques centimètres, une main posée sur son avant-bras. « Tu n’as pas à avoir honte. Et peu importe que tu ne me l’aies pas dit avant, tu as fait au mieux pour toi. Et moi, je serai toujours là pour toi. » Vesper ne sauraient dire si ses mots, probablement pas aussi bien choisis qu’elle ne le voudraient, sont aptes à faire comprendre à Chani à quel point elle est désolée pour elle, et un peu fière à la fois – alors pour faire bonne mesure, elle lui offre une seconde étreinte aussi serrée.

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· Re: i had to learn how to fight for myself · Lun 3 Aoû - 19:05
Cela lui tient à cœur de partager sa démarche à Vesper, sa cousine. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais trouvé le moment opportun pour aborder ce sujet avec elle. Dans un premier temps, parce que Chani a été dans le déni de l’événement, voulant refouler ce fantôme dans un recoin de son esprit. Ensuite parce qu’elle avait été trop longtemps envahie par ce sentiment de honte, de faute – car elle était persuadée qu’elle était la fautive dans cette histoire –, en recomposant les morceaux du puzzle de cette fameuse soirée. Enfin parce qu’elle a mis trop longtemps à reconnaître, mais surtout, à mettre les mots sur ce qui lui était arrivé. Lorsque la jolie brune la rejoint, sur le tapis du salon, elle lui tend son téléphone portable. Elle lui assure que cela ne durera pas longtemps, ce sera juste l’affaire d’une vingtaine de secondes. Une vingtaine de secondes qui monopolisera l’attention de Vesper, à son insu. Une vingtaine de secondes qui accaparera son esprit. Mais vingt secondes dans une journée, ce n’est rien. Alors qu’elle lance la vidéo qu’elle a réalisé, il y a quelques jours déjà, elle conte brièvement, furtivement, cette soirée qui a tout fait basculer en elle. Cette soirée, ce jeune homme qui ont remis en question son identité de jeune femme ou encore ses rapports avec les garçons. Elle ne se laisse plus envahir par ce sentiment étrange, cocktail de peine, de colère, de dégoût, de honte qui a empli ses larmes la première fois où elle avait verbalisé cette soirée. Elle s’est promis qu’il n’aura plus ses larmes. De temps en temps, pendant qu’elle prend la parole, son regard s’accroche au visage familier et rassurant de Vesper. Lorsque la vidéo s’interrompt et qu’elle a terminé de se confier, un étrange silence s’installe entre elles. Un silence étranger. Un silence lourd. Elle réceptionne de nouveau son téléphone qu’elle repose sur la table basse, comme pour oublier cette vidéo qu’elle ne pourra jamais oublier. Elle laisse docilement retomber son dos contre le canapé, alors même qu’elle se tourne vers sa cousine, comme si elle attendait une réaction de sa part, un mot, un geste, quelque chose. Sa réaction ne tarde pas à venir et Chani accueille son étreinte en silence, sans un mot. Elle serre un peu plus fort Vesper entre ses petits bras. Elle inspire fortement, comme pour s’imprégner de toute cette force indicible qu’elle chercherait à lui transmettre. Elles restent ainsi quelques instants, quelques minutes qui semblent trop courtes pour la portugaise. Elle se recule doucement, juste pour que ses prunelles noisettes ne se posent sur le doux visage de Vesper. Quand les mots de la brune sonnent en écho avec les siens, Chani hoche hâtivement la tête, reprenant ce « c’est lui » sorti de ses tripes. Elle s’empresse alors de se justifier de son silence, pourquoi elle a mis du temps à le lui dire, à le lui confier. Elle a été hantée par ce fantôme pervers, tout ce temps, ce fantôme qui avait fini par lui faire peur et qu’elle voyait dans chacun des visages masculins qu’elle pouvait rencontrer. Selon sa cousine, elle n’a pas à avoir honte. Sur ces mots, la portugaise hoche doucement, tout doucement, la tête, comme pour approuver ses paroles, comme pour approuver cette leçon qu’elle avait appris avec le temps, qu’elle avait fini par accepter. « Merci », elle soupire, en réceptionnant sa nouvelle étreinte. Elle ne peut que la remercier d’être là. D’être là, ce soir, à ses côtés. D’avoir été toujours là, malgré le silence lourd de Chani. Elle vient déposer ses lèvres sur la joue fraîche de Vesper. Elle se recule légèrement pour s’adosser de nouveau contre le canapé. Elle laisse finalement retomber sa tête contre l’épaule de sa cousine et ferme les yeux, quelques instants. « J’ai envie d’aller de l’avant, maintenant », elle confie, dans un murmure. Elle veut chasser son fantôme, son démon, qui sommeillera peut-être toujours un peu en elle. « Même si je redoute toujours le jour où je devrais l’affronter. Enfin, tu sais, me retrouver en face de lui, dans la rue, dans un bar, une boutique… n’importe où », elle souffle doucement, tout en cherchant à cacher sa peur.
@vesper chapman

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