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 maybe it came unexpected (h/j)


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Jean Shelley

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· maybe it came unexpected (h/j) · Lun 22 Juin - 23:22
Uncertainty is killing me
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@have trask - 21st of June 2020


Los Angeles, la cité des Anges, qu'ils disent. Plutôt la ville de la dépravation et des superficialités si on lui demandait son avis. Jean n'avait jamais été fan de la ville, de Bel Air ou Hollywood, ni même des magasins sur Rodeo Drive. La seule chose qu'elle appréciait un tant soit peu, était les plages de Santa Monica, avec son ponton et ses quelques attractions. Elle avait bien passé quelques bons moments -des soirées- au Staples Center, à suivre les matchs des Lakers ou des Clippers -qui avaient surpris tout le monde en gagnant un match au dernier moment, courant 2009, face aux Celtics de Boston.
Et aujourd'hui c'est bien dans cette ville refaite, bien loin de Windmont Bay et de son authenticité (autant que possible quand la moitié des habitants semblaient cacher un certain nombre de secrets) qu'elle était. Sous la lumière dégueulasse et palotte d'un hopital. Elle ne trouvait rien de plus lugubre que les hopitaux. Elle ne savait pas si c'était la couleur des murs, les lumières ou cette odeur particulière qui lui donnait si facilement la nausée. Ce foutu néon qui ne cessait de clignoter l'agaçait encore plus que tout le reste. Comme s'il était là, juste pour lui taper sur le système et intensifier cette atmosphère qui lui donnait l'impression d'étouffer. Elle faisait les cent pas depuis un bon moment déjà. Depuis qu'elle était arrivée en fait. Son père, hospitalisé, en urgence. Double fracture, qu'il lui semble. Elle est pas certaine d'avoir tout compris tant elle était sonnée. A la jambe qu'ils ont dit, et sa tête qui a heurté le sol après coup. Elle a hésité, à appeler Jay et Jade. Prévenir les deux autres, parce qu'il était leur père aussi. Elle avait finalement appelé son frère, directement sur messagerie. Elle a juré pendant plusieurs secondes avant de lui dire ce qu'il se passait. Putain de Jay qui semblait se volatiliser toutes les deux semaines, sans qu'elle ne sache où il s'était échoué. Pour Jade, elle s'était contentée d'un sms. Elle vivait ici, elle aussi. Cette ville était faite pour elle, sans le moindre doute, mais aucune envie de l'avoir au téléphone pour l'entendre brailler. Elle l'imagine d'ici sa foutue voix aigue dès que son ainée lui aurait dit que leur père avait été victime d'un accident. Fauché, comme un foutu gibier ébloui par des feux. Un sms, c'était bien, elle tentait du moins de s'en convaincre. Seulement Jean ne voulait pas la voir débarquer. Elle ne voulait gérer ni ses caprices ni ses angoisses, bien assez à faire avec les siennes.
Elle marche encore, tourne, se retient de ne pas secouer le premier médecin -ou infirmière, aucune discrimination- qui passe à proximité. Elle devait appeler Logan, son agent, ce soir. Il va encore râler, pensant à un oubli pur et dur, à une négligeance de sa carrière, en se prélassant gentiment dans le trou du cul du monde, comme il aime le lui dire. Il comprend toujours pas, que si elle se fait ce break, c'est aussi pour sauver sa carrière. Sa santé mentale, mais aussi pour ne pas mettre un point définitif à tout ce qu'elle a construit. Juste une pause, le temps de se recentrer, de se reconcentrer. Elle fera les choses différemment, c'est ce qu'elle continue de se répéter. Et merde pour Logan, il s'en remettra, avec un peu de chance, peut-être qu'il comprendra. Après tout, c'est sur les conseils de son père qu'elle l'a pris lui, et pas un autre. Elle soupire, se tourne vers Have. Sans savoir vraiment pourquoi -ou peut-être que si, juste trop bornée pour totalement se l'avouer- sa présence lui fait du bien. Y'a quelque chose de rassurant. Elle sait pas vraiment si cette carrure imposante (contre laquelle elle pourrait avoir envie de se blottir), ce regard qui lui semble solide, ou son attitude habituelle qui lui donne l'impression qu'il peut tout encaisser, tout gérer sans flancher ; et que juste un peu, ça pourrait se diffuser jusqu'à elle. Elle se rapproche, et silencieuse -mais la panique dans le regard- elle pose ses prunelles sur les siennes, dix secondes ou une minute. Et finalement, sa tête se pose contre son torse. Un relâchement total, qu'elle s'autorise quelques instants. Les yeux fermés, elle tente de faire abstraction de tout ça, de comprendre ce qu'il se passe ou ce qu'il pourrait arriver. Ça a du mal à s'enchainer, à cogiter, alors elle relève ses azurées sur le brun. -ça va aller, qu'il dit. « ça va aller » elle répète, comme pour s'en convaincre. Mais elle attend encore, qu'on vienne lui dire que tout s'est bien passé, et qu'il n'y a rien de critique, que son état stable, ou toutes ces autres choses relativement rassurantes, qu'elle a lu dans des scripts, entendu dans toutes ces foutues séries qui se disent médicales. Il se doute, qu'elle en train de bouillir, que la môme hyperactive a l'impression de se trouver comme un putain de lion en cage quand on lui demande de patienter bien sagement alors qu'il y a son père sur le billard. Alors une énième fois, c'est Have qu'elle fixe. Have sur qui elle se concentre pour pas dérailler, lui qu'elle fixe pour s'ancrer.

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Have Trask

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· Re: maybe it came unexpected (h/j) · Dim 12 Juil - 19:21
JEAN x HAVE
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to keep the good ones in perspective."

Il s’était écoulé approximativement  huit heures, entre l’instant où l’appel avait été reçu et celui où Have Trask et Jean Shelley se retrouvèrent blottis l’un contre l’autre au beau milieu d’une salle d’attente.
Il leur aurait fallu probablement une dizaine d’heures à trimer sur l’interstate 5 S avant de rallier la Californie, et surement quelques heures de plus pour que Los Angeles, cette vallée de perdition, ne se dresse imperturbablement racoleuse sous leurs regards fatigués.
Le texan était capable de dresser la liste des faits qui auraient concouru à le dissuader de sauter dans sa bagnole, d’entamer le périple le plus harassant depuis le El Paso-Fresno qu’il avait déjà mordillé, avalé puis recraché sans  maniérisme, une décade auparavant et auquel il s’était juré de ne jamais, o grand jamais, donner suite (il s’était donné une deadline, qu’il avait respecté jusqu’à ce que les tâches de rousseur et l’air perdu de la jeune femme viennent titiller, frôler, cajoler ces limites, attendries par un regard luisant de tentatives lacrymales bridées).
Mais les choses avaient été telles qu’il n’avait pas trouvé meilleure solution – du moins, que meilleure solution ne s’était présentée à lui (pourquoi l’aurait-elle fait ? Meilleure-solution avait bien mieux à faire que saluer l’expert en litige qui était, à cette heure là, bien imbriqué dans un édifice à la stabilité relative); Lou était un incapable (ça n’était pas une nouvelle mais, plus elle se dévoilait à Have moins il avait foi en ce trublion)( Lou fanfaronnait, lançait des « mes contacts » et n’avait pas été fichu de leur trouver une place dans un avion – même une cocotte en taule froissée), Cooper qui se targuait d’avoir un beau-père ‘friqué à la Aristote Onassis j’te l’jure’ n’avait pas été assez fervent dans l’entreprise qui constituait à  passer assez d'pommade à la vieille croûte pour que le  « djet » soit affrété et prêté au gars qui lui avait, notons-le bien, déjà rendu service en de multiples occasions (et qui s’était fait la promesse solennelle de ne pas réitérer l’expérience).
Après avoir accusé le coup et jeté son dévolu sur l’alternative la moins appréciable – autrement dit : impliquant l’homme, son Aston et la rosebeef -  ils se retrouvèrent, Shelley et lui, embarqués dans un trajet périlleux, désagréablement long au cours duquel Have Trask n’avait respecté aucune limitation de vitesse et avait même agrémenté la ligne de quelques roadkill qui ne manqueraient pas d’interloquer quiconque jetterait un regard à travers la vitre de son véhicule depuis n’importe quel siège passager - take that, fuckers ! - pour les prochaines semaines (en réalité, la présence de la jeune femme à ses côtés avait été suffisamment perturbante pour qu’il ne garde de ce trajet  aucun souvenir périssable).
Les choses se seraient probablement mieux passées s’il n’avait pas crevé à quelques kilomètres d’un hameau perdu dans le parc national de Shasta-Trinity ; rien d’autre comme perspective qu’un amoncellement d’arbres, d’asphalte, de scénarii slashers de mauvais goût énoncés entre deux tours de clé et un soupire d’effort lancé dans la vaine tentative d’inciter la brunette à arrêter ses élucubrations – se la fermer peut-être ?- (elle avait lui semblait-il dégusté toutes les pellicules du genre et poussait l’exploit ( ?) à connaître le nom des personnages et certaines de leurs répliques). Lorsqu’il arriva au bout de l’entreprise – en nage, rêvant d’une douche -, Have était prêt à assommer l’actrice pour que le reste du trajet se passe comme il l’aurait entendu : dépourvu de discussions creuses incluant des films pourris, des potins inconsistants (des tentatives lamentables de contourner le réel problème ; le réel problème étant le père pris en charge quelque part dans un hôpital de LA). Il y avait certainement pire que de tomber en rade dans Big Bar mais, le jeu de comédienne de la brunette avait failli lui faire changer d’avis sur le sujet.
Dire qu’ils étaient attablés dans un des booth du Mickey’s Dinner lorsque la nouvelle de l’accident avait été portée à leurs connaissances ; le père Shelley avait été fauché – point, parcimonie d’informations, qui de l’avis du texan avait grandement aidé à alimenter l’angoisse, servie en même temps que les assiettes intitulées ‘méli-mélo’ et qui avaient absolument tout du piège à touriste. Ça n’était pas tant un rencard qu’une réponse évidente au harcèlement – encore plus évident- auquel il avait eu droit de la part de Jean. Pourtant, le coup de fil avait été  son initiative ; un « si t’as rien d’prévu, rendez-vous au Mickey’s Dinner, Main Street, Crescent Lane » mais il s’était rendu compte que le ton et la formulation n’avaient pas été de mise et il avait rappelé. Have Trask avait rappelé celle qui lui avait parlé d’un « tout ça » et qu’il avait essayé de tenir éloignée par tous les moyens et notamment en usant de son ‘tout ça’ fourre-tout. Rappelée et conviée à l’attendre en bas de là où elle créchait à dix neuf heures pétante. Et elle se trouvait là, prête à esquisser des saltos et des pas chassés comme si elle était tout droit tombée de la Mélodie du Bonheur ; colorée, pétillante, Jean Shelley dans la plus pure définition possible – face à un expert en litige pas certain de vouloir donner le change. – Monte, Shelley. Mais laisse ta gaieté sur le trottoir, thank you – avait-il lancé, c’était probablement le pire.

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· Re: maybe it came unexpected (h/j) · Sam 18 Juil - 14:50
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@have trask - 21st of June 2020


Qui aurait cru que Shelley et Trask entameraient un roadtrip ensemble ? Certainement pas elle, encore moins lui. Mais elle était bien contente qu'il soit là. D'un point de vue pratique, parce qu'elle ne s'était pas sentie de faire la route seule -surtout de conduire. Et parce qu'elle avait besoin d'un support émotionnel -et rien que pour ça, il regrettait sans doute sa décision. Jean avait toujours été douée pour se divertir. Bavasser à tout va pour ignorer le problème. Parler sans s'arrêter juste pour ne pas penser. Il l'avait sans doute maudit, lorsqu'elle avait augmenté le son de son I-Phone pour passer du bon vieux Britney Spears -ses premiers albums, les seuls qui en valaient le coup- et chanter du baby one more time à tue tête. Ça lui avait presque oublié qu'elle s'était promise de ne plus chanter en public. Il était loin le temps de trio monté de toute pièce à de pures fins commerciales. Ils avaient bien fonctionné le temps que ça avait duré -et sa voix avait fait des merveilles- mais le chant était derrière elle. Et c'était peut-être bien la première fois qu'elle se remettait à chanter devant quelqu'un ; en oubliant Jay, qui l'avait sans doute chopé une ou deux fois, ou nathan, lorsqu'elle se pensait seule dans la maison. Ce n'était sans doute pas la musique qu'il aurait choisi, mais Jean y mettait tout son cœur, jusqu'à éclater de rire face à l'air dépité de son chauffeur.
Il lui semblait presque loin, le moment où on lui avait appris pour l'accident. Son angoisse qu'elle avait dissimulé dans des conversations sans intérêt, avant de se porter sur cette musique. C'est qu'elle en oublierait presque la panique, quand elle a les cheveux au vent, la mine fixée sur Have, et le son qui lui casse les oreilles.

Jean avait manqué de se casser la figure en lisant le sms de Trask -la bonne idée que d'ouvrir le message en descendant les escaliers, mais surtout sa faute à lui, et la surprise de lui filer un rendez-vous. Les pieds s'étaient emmêlés, la manquant de la faire dévaler le reste des marches sur le derrière. Mais la surprise avait été d'autant plus grande lorsque son téléphone avait sonné, affichant bien clairement le nom de Have sur l'écran. Contrairement à d'habitude -et sans doute un peu sonnée- elle n'avait pas parlé à outrance, se contentant d'accepter l'invitation avec un étonnement et une sincérité désarmante -quoique pas autant que son manque de débit habituel. Pendant plusieurs heures, elle avait relu le message, s'était repassée la conversation en boucle dans la tête, avec un sourire niais sur les lippes. Est-ce que c'était un rencard ? Pas la moindre idée, et au fond, elle se moquait un peu de l'étiquette (ou son absence) quant à leur diner. Apparemment, Have Trask était plein de surprises. Elle avait mis un point d'honneur à être à l'heure, en se préparant bien trop tôt, mais évitant ainsi que monsieur ne râle quant à son manque de ponctualité -il en aurait été plus que capable. Et lorsqu'elle sort de chez elle, la britannique a un large sourire plaqué sur les lèvres. Ses billes bleues qui pétillent, sans vraiment savoir ce que la soirée leur réserve. Quitte ou double, qu'elle se dit, avec lui. Penchée sur la portière pour poser ses azurées sur l'expert en litige, la brune n'en perd pas sa bonne humeur. « Faudrait pas que ça déteigne sur toi, hein. On ne te reconnaitrait plus » le sourire est amusé, malicieux et sans aucun doute taquin. Et elle pose son postérieur dans l'Aston direction le dinner.
Son sourire ne l'avait pas quitté, autant que ses prunelles n'avaient pas laché le brun en face d'elle. Elle était toujours sans doute aussi paumée en ce qui le concernait. Une démission, un baiser chopé à la volée, la môme laissée dans le bar de Portland, et ils étaient là, à essayer de déterminer le plat dont ils avaient le plus envie. Est-ce que c'était les efforts entrepris par Trask pour répondre à toutes ses interrogations ? A ce 'tout ça' qu'elle essayait de percer à jour ? Et les risques dont il lui avait parlé ? Elle ne lisait même plus la carte, trop perdue dans ses pensées -toutes orientées sur le brun peu loquace face à elle. « choisis » finit-elle par dire en reposant la carte. Qu'il continue dans les surprises. « que me vaut ce diner ? » un léger sourire toujours affiché sur le coin des lèvres, Jean était incapable de s'en défaire. Tant parce qu'elle appréciait l'initiative que pour continuer à le titiller avec sa bonne humeur contagieuse. « et non, je n'arrêterais pas de sourire » et elle a les fossettes qui se creusent Jean, quand elle baisse doucement la tête. Ça la rend un peu plus radieuse, loin des clichés pris à la volée par les paparazzis. C'est pourtant de courte durée, elle est interrompue par la sonnerie de son téléphone, et hésite un instant à décrocher. Ce serait pas le premier numéro non enregistré dans son répertoire qui l'appelle pour une merde -ou une erreur. Parfois des fans qui auraient miraculeusement chopé son numéro via des employés de plateau peu scrupuleux. Mais quand elle décroche finalement, elle devient livide. Les couleurs s'estompent et ce sourire qu'elle avait promis de pas perdre se fait la malle. Elle se contente d'un 'j'arrive dès que j'peux' avant de raccrocher.  Et elle la sent cette putain de bouffée d'angoisse qui la prend. Celle qui monte, s'insère sous la peau, avec ce frisson horriblement désagréable. L'impression d'avoir des difficultés à respirer, et en ayant chaud, presque à se sentir malade. Un bref instant, elle se prend la tête entre les mains, les yeux clos, pour souffler un coup. Puis deux. Et les paupières s'ouvre sur Have, ayant compris que quelque chose clochait. « Mon père a eu un accident. A LA. Je -un soupire- suis désolée, je dois y aller » pourtant quand elle se lève, elle reste figée. Elle est censée conduire pendant des heures, la tête ailleurs ? Shelley n'était sans doute pas aussi douée que have pour gérer les problèmes ou les imprévus. Pas ceux là. Alors sous le coup de l'émotion, elle se retrouve une nouvelle fois assise, à le regarder. « tu viendrais avec moi ? S'il te plait ? » Un j'ai besoin que tu viennes avec moi qu'il ne passe pas la barrière de ses lèvres mais qui pourrait se deviner sur ses traits, s'il se laissait le temps de s'y attarder. C'était hors de question qu'elle reste ici sans qu'elle ne sache ce qui était arrivé à son père dans les détails.

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· Re: maybe it came unexpected (h/j) · Mar 22 Sep - 13:31
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S'il n'avait pas voulu reconnaître que c'était bel et bien un 'rendez-vous' - parce qu'il refusait avant tout de reconnaître qu'elle avait réussi à l'avoir et que l'usure était distinguable à l'oeil nu sans même avoir besoin de plisser les paupières; il devait probablement également accepter que le changement de registre avait foiré tous ses plans (parce qu'il en avait eu) et qu'au léger soulagement s'était jointe une sensation plus rude, plus brutale qu'il aurait pu qualifier d'indignation. Il ne la devait pas seulement au fait de ne pas pouvoir déguster les 'méli-mélo' - il se l'était avoué lorsque ses mains s'étaient retrouvées sur le volant et que le panneau indiquant la sortie de la ville s'était chargé d'agiter les mains dans un 'aurevoir' qui manquait distinctement d'enthousiasme. Il s'était senti déçu et c'était probablement parce que la partie la plus 'sucia' de son être avait imaginé le dessert, avant même d'avoir planifié le contenu de cette soirée: il pouvait tout aussi bien mettre le fil dévoyé de ses pensées sur le compte du manque lubrique qu'il ressentait à cause du fait qu'il ait été soumis à la loi de la solitude (et aux effets déplorables qu'elle pouvait avoir sur ses putains de couilles) ou sur le fait qu'il était peut-être plus préférable de considérer cette option que celle qui le dérangeait excessivement et qui aurait utilisé de la peinture rose et des motifs fleuris pour se décrire.

D'abord, elle n'avait pas laissé sa gaieté sur le trottoir - et avait sensiblement irrité tous ses nerfs avant, bien entendu, que lesdits nerfs soumis à une telle force s'attendrissent au point de ne plus être capables d'inhiber la réponse maladroite des zygomatiques (souriait-il comme un débile ?) - il devait probablement y avoir quelque chose dans les néons ?! Ou elle avait réussi, malgré l'édifice qu'il avait érigé autour de lui, contre le fait qu'elle lui refasse une Alayna, à dans un premier temps l'attaquer au lance pierres puis au lance rocket; il avait cessé de se calfeutrer derrière les ruines et c'était exactement ce que le sms puis l'appel représentaient: une reddition inopinée, contre laquelle Have Trask luttait encore. Ensuite, en plus de déteindre sur lui - parce que qu'aurait-il pu faire contre 'la tête de noob' qu'elle affichait si ce n'est...en rire ? - , elle avait réussi à ce qu'il fasse exactement ce qu'elle attendait de lui: la divertir, répondre à toutes ses questions sans filtre et s'asseoir à nouveau sur tous les 'contre' qu'il avait déjà énoncé et qu'elle avait traité  'd'éléments narratifs inutiles'. C'était simple, ce qui lui valait ce diner relevait clairement de sa psyché tarée, des tressautements qu'il ressentait sous ceinture et cette 'infatuation' inexplicable qu'elle avait réussi  à instiguer en lui. - J'avais faim - avait-il répondu; ça n'était pas entièrement faux. Et s'il avait appris à diner seul, dans cet intérieur qui puait la sauge, avec pour seul écran celui de son téléphone cellulaire (oui, sa logeuse ne croyait pas en la technologie) - un peu de compagnie ne lui aurait certainement pas fait de mal (il se serait même contenté de celle de la vieille Baker).
Le fait était qu'il aurait probablement accepté de refaire tous les El Paso-Fresno du monde pour que ces grands yeux luisants arrêtent subito de cracher des larmes; il n'aimait pas plus ce qu'elle faisait naître en lui que cette façon qu'il avait eu de sauter sur l'occasion de passer du temps avec elle dès que l'idée de l'accompagner avait percé la réalité: peut-être même qu'il aurait trouvé un moyen de saboter Lou ou bien même Cooper pour s'assurer de dilater un peu plus les minutes, puis les minutes en heures - et le 'juste pour' n'aurait même pas été qualifié d'excuse 'au-dessous de'.  Sa main était allée à la rencontre de celle de Jean et il l'avait ramené à lui, pour l'encercler de ses bras; parce qu'il avait été un môme battu qui avait un jour rêvé de rencontré son père (sans y parvenir) et parce qu'il comprenait exactement quel tourbillon émotionnel faisait rage (et aussi, un peu, parce qu'il avait nourri l'idée d'elle, dans ses bras, au moins une bonne dizaine de fois ---ce sans qu'il n'y pige rien). Enfin, il n'avait pas dormi depuis plus de vingt quatre heures. - Ca va aller - fit-il, le bras autour de ses épaules, le menton reposant au sommet de son crâne; il y avait dans sa voix les variations de ce qu'il tentait de repousser et ce sont elles qui lorsque la brunette s'agita pour relever ses prunelles vers lui l'encouragèrent à remonter ses mains pour l'attirer à lui. Il regrettait presque de lui avoir demandé de laisser sa gaieté sur le trottoir car il préférait encore lorsqu'elle était enjouée - ou qu'elle essayait de détourner son inquiétude en lui parlant de films. Il n'interpréta pas son geste comme un pansement qu'il aurait appliqué sur une plaie, lorsque ses lèvres prirent possession de celles de la jeune femme, elles étaient cette chaleur qu'il avait gardé en lui après la rupture avec Ava, la douceur qu'il avait renié face à Gabriela, l'accord des entités qui étaient nées après chaque séparation. Le désespoir de chasser le chagrin; s'il était vacillant, dans l'attente d'une réaction, lorsqu'il entrevit une légère variation dans l'attitude de Jean, il recula. - Je faisais diversion.


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Dernière édition par Have Trask le Sam 10 Oct - 11:29, édité 1 fois

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· Re: maybe it came unexpected (h/j) · Sam 3 Oct - 17:39
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@have trask - 21st of June 2020


Jean avait été ravie de ce retournement de situation, ce dernier étant Have l'invitant à diner alors qu'il avait semblé à peine pouvoir l'encadrer pendant ces derniers mois. Est-ce que c'était ses sourires ? Son insupportable bonne humeur, ou simplement l'usure qui avait fait son boulot ? Aucun semblant d'idée mais ça lui convenait bien, parce que plus le temps passait plus la britannique éprouvait quelques difficultés à faire sortir Trask de sa tête. Non en réalité c'était faux, elle n'essayait même plus. Elle savait même pas ce qui provoquait ça. C'était pas le mec le plus chaleureux au monde, ni même le plus agréable, mais il avait réussi à s'insinuer, à se faire une place dans ce lieu qu'elle avait fini par murer à force de remparts trop hauts et trop compliqués à franchir. C'est même pas comme s'il était donné comme mission de le faire, c'était juste arrivé. Il avait remué quelque chose, et Jean était infoutue de s'en défaire.
Seulement la soirée avait pris une tournure bien différente. Panique et angoisses. Mots brouillons et inquiétudes envers un paternel bien trop loin.
Elle aurait préféré une virée en tête à tête avec Have dans d'autres conditions. Peut-être après un autre diner, sur un coup de tête plus joyeux que celui-là. Peut-être un trip dans son Austin où elle se serait amusée à le titiller consciemment et volontairement. Ils auraient débarqué dieu sait où. Dans le sud de l'Oregon ou dans un bled paumé du nord de la Californie. Elle s'en est rendue compte entre deux chansons de Britney. Entre Oops I did it again... et Stronger qu'elle a chanté comme ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait. Elle aurait préféré une virée sur des routes infinies dans un contexte où elle ne chantait pas que pour se distraire et ne pas penser à son père coincé dans un putain d'hôpital. Elle aurait préféré ne pas avoir à y penser du tout, et juste avoir à emmerder Trask juste pour le plaisir de le faire. Voir cet air agacé mais néanmoins amusé, ses machoirs se crisper avant d'apercevoir l'esquisse d'un sourire sur le coin de ses lippes.

A la place, c'était néon blafards et la brune qui était comme une lionne en cage face à une inquiétude grandissante. Y'avait pourtant une foutue bataille à  l'intérieur de son crâne. L'envie irrésistible de se blottir contre Have, comme si entre ses bras, tous les maux allaient prendre fins, quels qu'ils soient ; et l'envie de harceler chaque médecin ou infirmière qui passait. Elle se sentait égoïste d'avoir la première idée bien ancrée dans le crâne, mais elle devait aussi avouer que malgré lui, il savait y faire. Il suffisait de son bras autour de ses épaules, de sa voix grave qui avait l'effet d'un ronronnement. Et ce baiser qu'elle avait pas vu venir mais qu'elle avait imaginé -quoiqu'elle en dise- à plusieurs reprises. Son visage entouré des mains du brun, elle s'agrippe à ses lèvres comme à une bouée de secours ou un petit bout de paradis. Son bout de paradis. Salvation malvenue ou inespérée ? Tout ce qu'elle sait (ce dont elle prend un peu plus conscience), c'est de son myocarde qui s'agit sous l'action de la chaleur de ses lippes. Elle a l'impression de vaciller, de vouloir un peu plus s'y pendre aussi, mais elle le sent reculer. Le regard perdu, elle a un rire nerveux. « Une diversion ? Bien sûr » elle passe ses mains sur son visage, soupire à cause de ce trop plein d'émotions, comme une foutue déferlante. « Je te l'accorde, ça a marché » et elle se rapproche, et cette fois, c'est elle qui vient poser ses pains de chaque côté de son visage et pose ses lèvres sur les siennes. Le baiser n'est ni doux ni brutal. Ferme, avec une passion foutue sous cadenas parce que c'est ni le moment ni le lieu ; ou peut-être que c'est la réunion de ses éléments qui feraient que c'est le moment parfait. « c'était pour vérifier que j'ai pas halluciné »
Et elle sait pas bien combien de temps elle reste là, le front appuyé contre le torse de Trask, à se rêver ailleurs, même dans un motel miteux. Ou même à dormir dans sa caisse s'il le fallait. Recroquevillée ou dans ses bras, tant qu'il était là. Elle a relevé la tête plusieurs fois en croyant apercevoir un médecin, mais pas le sien. Jusqu'à l'arrivée de celui qu'elle pense imaginer. Un chirurgien, ou peut-être pas, la fatigue et la panique la font un peu vriller, et elle a l'impression que ses neurones fonctionnent plus comme ils devraient, qu'il y a une foutue soupape qui a laché pour permettre au reste de fonctionner. « il est hors de danger. On va le garder ici plusieurs jours. Je vous conseille d'aller vous reposer. Vous pourrez venir le voir demain, pendant les heures de visite. Il a besoin de repos aussi » un léger sourire -autant qu'elle puisse en faire un à cette heure-là et avec tout ce qu'il se passait dans son crâne-, un remerciement et Jean se tourne une nouvelle fois vers Have. « faut qu'on trouve où dormir » mais à cette heure-là, c'était pas gagné. Ils allaient sans doute devoir s'éloigner, elle se foutait de la somme à payer, elle voulait juste se reposer. Une main sur sa nuque pour entamer un massage de tous ces nœuds qui s'étaient formés, elle soupire une nouvelle fois « tu repartiras demain ou tu restes ? »

Spoiler:
 

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--- divine violence
she didn't need to be saved. she needed to be found and appreciated, for exactly who she was

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