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 meet me where the sky touches the sea (zander)


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Gabriela Ortega

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· meet me where the sky touches the sea (zander) · Sam 18 Juil - 16:27
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@ZANDER BYRD — ocean avenue, somewhere on the beach, july 18th (2020)

La journée au Mickey's Dinner achevée -et elle ne bossait pas à l'Illunis ce soir-  Gabriela s'était empressée de rentrer chez elle, ne rêvant que d'une chose : une douche. Retirer cette odeur de friture était devenue sa principale mission. Et ce n'était qu'une fois affalée sur son lit, ses iris ébènes fixées sur le plafond blanchatre que la portoricaine réalise qu'elle a encore une bonne partie de la soirée devant elle. Un coup d'oeil à son téléphone, 22 heures à peine. Elle aurait peut-être dû demander à bosser au club ce soir. Ça lui aurait fait un sacré extra, mais penser au fric à longueur de temps pour être certaine de ne pas en manquer -ou couvrir les possibles frais quant à la santé de son père- la fatiguait sérieusement. Gaby souhaitait seulement profiter un peu sans avoir à réfléchir, pour un oui ou pour un non.
Le téléphone dans ses mains, elle fait défiler plusieurs noms, hésite un instant à envoyer un message à Justyn. C'était à ne plus y comprendre entre eux. Séparés depuis deux ans, et voilà qu'ils remettaient ça dès qu'ils en avaient l'occasion. Un putain de booty call qui virait à l'addiction. Des retrouvailles, puis un coup pour son anniversaire, pour s'occuper, pour se changer les idées, pour décompresser, par envie de le voir, de se faire plaisir, de jouir, pour ci ou pour ça. Les excuses étaient multiples, et elle ne se donnait plus franchement la peine d'en trouver une, quitte à se pointer à des heures incongrues devant chez lui -quand ce n'était pas lui qui venait klaxonner devant chez elle sur sa moto. Mais pas ce soir. Elle avait envie d'autre chose -bien que la tentation de se retrouver en dessous (ou au dessus) du  corps de Justyn soit grande- une soirée plus calme sans doute. Alors elle continue de faire défiler, jusqu'à tomber sur le dernier nom de son répertoire. Zander. Elle est déjà en train de taper son message, sans franchement lui laisser le choix de décliner son invitation -sauf qu'il n'est pas dans la région : ramène tes fesses à notre spot, dans 20 minutes. Et j'te sors de ta zone de confort, weirdo.  Zander était différent. Calme, peut-être trop pour elle (ça lui donnait envie de le secouer ou de l'attirer dans des situations qui l'obligerait à réagir, et plus ce serait intense, mieux ce serait), bavard aussi, plus que la plupart des mecs qu'elle connaissait, et étrangement apaisant. Il avait ce côté un peu à l'ouest parfois -bien que pas autant qu'elle ne l'aurait cru au début- qui la faisait régulièrement marrer.

Arrivée sur Ocean Avenue en taxi, la portoricaine donne quelques billets au chauffeur et s'éloigne un peu de la rue encore animée. Elle marche plusieurs minutes, et les lampadaires se font plus espacés. Elle arrive sur ce petit bout de plage, cerné par des rochers et assez loin du passage des voitures. Il est là, assis dans le sable. « Ravie de voir que je n'ai pas eu à te menacer de venir te chercher moi-même » lance-t-elle alors qu'il se retourne. Elle a beau le dire avec l'ombre d'un sourire sur les lèvres, la môme est bien sérieuse, et aurait été totalement capable d'aller le tirer jusqu'à elle pour le faire venir. Elle avait fini par prendre goût à leurs petites soirées ; Loin de tout et surtout du léger tumulte du centre-ville. Juste eux, quelques histoires partagées, et le ciel étoilé lorsqu'il avait été assez clément pour être dégagé. Malgré le peu de lumière, elle lui montre le tote bag à son bras, qui laisse apparaître le haut de quelques bouteilles.Pendant un instant, elle s'était demandée s'il allait venir, si elle ne l'avait pas plutôt effrayé en lui parlant de sa zone de confort. Elle s’assoit à côté de lui , un sourire sur le coin des lèvres, et déjà elle sort les bouteilles avant de s'arrêter, son index dans la direction de Zander. « Panique pas, sinon je t'attache » bon, ça risquait d'être compliqué ici, vu qu'il n'y avait absolument rien pour l'attacher. Et même l'obscurité, elle décelait parfaitement le bleu océan de ses yeux. C'était la première chose qu'elle avait remarqué chez lui, le jour où il l'avait abordé -ça et sa gêne presque immédiate dès qu'elle lui avait répondu. « J'me suis demandée si t'allais venir »

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· Re: meet me where the sky touches the sea (zander) · Dim 19 Juil - 14:29
Zander peut donner cette impression déroutante de régler méticuleusement ses journées sur une partition, laissant très peu de part à l’improvisation et à l’inédit. Il reporte dans son agenda professionnel chaque rendez-vous, chaque mission et chaque service qui auront lieu dans les jours et semaines à venir. Il fait partie de ceux qui aiment programmer leur semaine, qui apprécient savoir où ils vont et prévoir ce qui se passera dans leur quotidien – pour anticiper une quelconque issue défavorable –. Cela présente ce côté réconfortant et rassurant pour celui qui n’apprécie pas se retrouver dans des situations complexes. Comme chaque fois, en quittant son lieu de travail, il s’accorde un détour vers l’épicerie pour s’acheter quelques produits frais qui composeront son repas du soir puis prend la route jusqu’au port de Windmont Bay où il se gare sur le parking qui offre un large plan sur les navires ancrés. Ensuite il se dirige jusqu’à son habitation quelque peu atypique – il se moque bien de ce que les badauds de passage peuvent penser de son mode de vie – et grimpe dessus. Déposant ses courses du soir, il s’allume une cigarette – un plaisir personnel auquel il s’adonne aussi souvent qu’il peut –. Il retrousse les manches de sa chemise bleue et cuisine ce qui sera son repas. Le calme environnant et bercé par la douce mélodie timide des eaux l’apaise et contraste avec le brouhaha fréquent qui règne dans les bureaux de son entreprise. Un instant, son attention est attirée par l’écran de son téléphone portable qui s’allume près de lui. Ses yeux sont rivés sur le nom de l’auteur du message qui lui est adressé : Gabriela Ortega. Il se penche sur l’écran pour lire la missive qui lui est adressée. Un discret rictus étire ses lèvres, avant qu’il ne lève les yeux en l’air à la lecture de ce surnom qu’elle l’affabule pour conclure son message.
Après avoir terminé son repas, il quitte sa cabine et retrouve la terre ferme. Ses pas foulent le bitume encore chaud de la ruelle, croisant quelques passants sur son chemin. Il marche un moment, sachant très bien où il va. Ce n’est pas la première fois qu’il se rend à cet endroit, qui a reçu le titre de « notre spot dans la bouche de la belle Gabriela. Au fil des rencontres, l’endroit est devenu leur endroit, ce lieu aussi privé qu’intime qui leur offre une parenthèse dans leur vie respective. Le lieu de leur rencontre – cette première fois qui a mis la portoricaine sur son chemin –, celui de leurs conversations bercées par la mélodie marine mais aussi celui de ces baignades partagés. Arrivé sur les lieux,  son regard balaie la plage, constatant qu’il est le premier arrivé. Comme d’habitude, il a cette mauvaise habitude d’arriver en avance – de peur d’un imprévu sur son chemin et d’être pris au dépourvu. Il se résout de s’asseoir, tout en l’attendant. Elle peut être en retard, il ne lui en voudra même pas. Il ne sait pas combien de temps s’est écoulé entre ce moment précis où il a pris place sur le sable chaud de la plage – ce lieu devenu le leur – et celui où la voix de Gabriela s’élève juste derrière lui. Il tourne la tête derrière lui, pour percevoir la silhouette de celle qui lui est devenue familière à présent. « Ravi d’entendre que tu n’auras pas à mettre tes menaces à exécution alors », il réplique alors à ses paroles. Il ne sait pas ce qu’il se cache derrière ces mots prononcés par la brune, il ne sait pas ce dont elle est capable – ou plutôt jusqu’à où elle serait capable d’aller pour le menacer. Elle est encore ce électron quelque peu inconnu qui gravite autour de lui. Son attention dévie sur ce sac qu’elle présente, presque trop fièrement. Le tintement des bouteilles qui s’entrechoquent est confirmé par les formes rondes des contenants qui se laissent entrevoir. Elle ne lui laisse pas le temps de réagir à ce qu’elle a apporté et l’intime de ne pas paniquer. « Woh », qu’il laisse s’échapper entre ses lèvres mi-closes. « On attend des invités ? », qu’il lui demande. « Tu aurais pu me prévenir que tu as prévu une petite soirée. J’aurais apporté de quoi nous mettre sous la dent », il essaie de déceler les plans prévus par Gabriela. Il peut déduire qu’elle a apporté plusieurs litres de boissons – d’alcool, il imagine –, une quantité excessive pour deux personnes. « A moins que tu m’as caché que ton titre de picoleuse... », il reprend sur un ton plus léger et un peu taquin. C’est de bonne guerre, pour toutes ces fois où elle s’est marrée de lui. Il lâche un éclat de rire, alors que son regard se dérobe furtivement pour se poser sur l’horizon qui s’offre à eux, comme un cadeau de la providence. Son rire s’estompe dans le calme qui plane. Il pose de nouveau son regard bleu sur le visage de la brune. Il détaille quelques instants les traits de son joli minois. « Qu’est-ce qui t’a fait laisser penser ça ? », lui demande-t-il. « J’ai toujours répondu présent à ce que je sache » et n’a jamais manqué l’un de leurs rendez-vous. Son regard croise celui de la portoricaine.
@gabriela ortega

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· Re: meet me where the sky touches the sea (zander) · Lun 20 Juil - 23:20
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Gabriela avait pris goût à ces 'rendez-vous' qu'ils s'organisaient de temps en temps. Rien d'extraordinaire, juste ce spot où ils avaient fait connaissance. Parfois en fin de matinée, en plein après-midi ou en soirée, comme aujourd'hui. Ça la sortait toujours de sa routine et de ses habitudes. La portoricaine qui n'était habituellement pas très bavarde se retrouvait à se confier sur tout et rien. A oublier ses quelques tracas pour seulement parler de la vie aux côtés de Zander. Des fois, ils se contentaient de rester silencieux, allongés, à fixer le ciel, jusqu'à son naturel ne revienne au galope et qu'elle n'ait besoin de bouger. Mais il avait ce quelque chose d'apaisant, qui lui permettait de rester en place et ne pas trop penser. Elle n'en venait pas à oublier son père, mais les problèmes qui allaient avec, si. Elle oubliait le boulot, le fric et les questions qui l'assaillaient régulièrement. Avec Zander, c'était la parenthèse hors du temps -presque hors de la Terre- qu'il lui fallait, bien que parfois destabilisante.
La portoricaine avait accéléré le pas, dès que le taxi l'avait déposé, ayant hâte -sans vraiment savoir pourquoi- de retrouver leur endroit. Juste un coin de plage au bord de l'eau, un peu abrité du vent qui pouvait parfois souffler assez fort. Zander est déjà là, assis dans le sable, et ça la fait sourire. Ça ava avec le personnage, qui semble avoir tout de prévu, si ce n'est pas à la minute près, s'en est pas loin. Elle le voit bien toujours en avance, quitte à lui même attendre en s'emmerdant royalement.
« ce n'est que partie remise » lache-t-elle avec un sourire en coin quant à ses menaces qu'elle pourrait mettre à exécution. Qui sait, peut-être qu'un jour, elle viendrait directement le chercher sur son bateau, avec la douce menace de le faire passer par dessus bord à la moindre contrariété. Elle imagine sa tête d'ici, sans savoir si c'était du lard ou du cochon. Il ne saurait que dans quelques temps, en la connaissant mieux, qu'elle serait bien capable de le faire. Gaby savait que le petit pactole qu'elle avait ramené ferait son petit effet. Plusieurs bouteilles d'alcool -beaucoup trop pour deux- et un soft (au cas où) se tenaient dans son sac, avec deux gobelets en plastique (lavables ! Parce qu'elle ne tenait pas à polluer la planète et surtout les océans). « fais pas cette tête » elle l'imaginait déjà paniqué et se demander ce qu'elle trafiquait avec tout ça. Elle n'avait pas l'intention de tout boire, lui encore moins, elle voulait juste du choix. « non, toi et moi, comme d'hab » lache-t-elle simplement sans plus développer. « une mouette, tout au plus, si elle désire nous rejoindre » ajoute-t-elle un peu moqueuse en haussant les épaules et prenant place à côté de lui sur le sable. Elle fouille dans son sac pour en sortir tout ce qu'il contient. Une bouteille de whisky, une de vin blanc californien, une de tequila et un jus multi-vitaminé. « Ce qu'on dit des russes avec la vodka, c'est pareil pour les portoricains et la tequila » plus encore lorsqu'elle combinait à cela des origines mexicaines. « mais vas-y, rigole. C'est pas moi qui vais finir la tête dans la sable » elle a déjà un sourire amusé sur le coin des lèvres, à le taquiner gentiment. Ils n'avaient jamais franchement bu ensemble. Ils avaient dû partager une ou deux bières tout au plus, depuis qu'ils se connaissaient. Mais la brune avait cru comprendre que Zander ne tenait pas très bien l'alcool, et elle était bien curieuse de savoir ce que ça pouvait donner une fois ivre. En réalité, ce n'était pas tant le fait de le faire boire, mais plus de le voir complètement lacher prise. Lui qui semblait toujours en contrôle, ou en tout cas à évaluer chaque situation pour élire la moins périlleuse. Ce soir, elle comptait bien le bousculer un peu. Et si vraiment, il tenait encore moins l'alcool qu'elle ne le pensait, elle serait là pour le ramener -ou du moins s'occuper de lui. Il ne finirait pas à poil, ivre mort au coin d'une rue. Elle tourne la tête, se retrouve plongée dans ses iris azurs. « Je sais. Le coup du : j'te sors ta zone de confort. J'te voyais bien flipper et inventer une excuse » avoue-t-elle, un peu coupable d'avoir pensé ça. Pourtant, il avait raison, il était toujours venu la rejoindre. « tu me connais pas vraiment, ça pouvait être tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi » ajoute-t-elle en riant. Le 'n'importe quoi' elle le gardait pour plus tard, elle n'était jamais en manque d'idées à la con. Elle lui désigne les trois bouteilles devant elle, du style choisis ton poison, alors qu'en réalité elle attrape d'abord la bouteille de tequila et lui en sert le fond d'un verre. « Cul sec. » elle se sort la même chose et trinque avec lui -il manque plus que le bruit de verre. En dix secondes, le verre est vide, et elle voit Zander grimacer. « Un autre ? » Ou peut-être pas si vite, sinon il allait finir par vomir à côté. « tu fais jamais rien de tes samedis soirs ? » demande-t-elle un peu curieuse. Il n'avait pas bronché, n'avait rien dit du tout, alors qu'il aurait pu sortir, avec des amis -ou de la famille. C'est vrai qu'elle l'imaginait mal en boite, ou totalement défoncé avec une bande de potes dans un bar, mais il pouvait sans doute la surprendre.

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· Re: meet me where the sky touches the sea (zander) · Mer 22 Juil - 17:54
Le silence régnant est rapidement étouffée par la venue de Gabriela qui constate sa présence sur le lieu de leur rendez-vous. Il ne tarde pas à répliquer quand elle prend la parole, évoquant une soi-disant menace pour venir le chercher (chez-lui, sur son bateau, elle sait où il habite : ils ont en déjà parlé quelque chose, au détour d’une conversation aussi futile et léger que ces moments passés ensemble). Il sait bien qu’il ne donnera jamais une raison à Gabriela Ortega de le menacer – ou de montrer une once de violence à son égard –. Pour autant, tout n’est que partie remise, d’après la belle brune. Il hausse les épaules, un fin sourire étirant ses lèvres. Il n’y aura aucune partie remise, qu’il pense en son for intérieur. Le regard de Zander coule jusqu’au sac porté par la jeune femme. Il ne peut difficilement l’ignorer, tant celui-ci est quelque peu bruyant. Il ne peut cacher sa réaction en remarquant le contenu rempli de bouteilles – d’alcool, qu’il imagine sans hésitation – : ses yeux s’écarquillent doucement et sa bouche laisse échappe cette syllabe empreinte de surprise. Alors que la brune l’intime de ne pas faire cette tête-là, il essaie de trouver une explication pour qu’elle ait apporté toutes ces bouteilles. Une première bouteille, puis une deuxième, une troisième et ainsi de suite. Une bouteille leur aurait été suffisant, ou deux selon la taille. La première idée qui lui vient à l’esprit et qu’il formule à haute voix est qu’ils attendent des invités. Gabriela a décidé d’organiser une soirée à la plage, en conviant quelques uns de ses amis. Cette perspective lui convient – bien que cela signifie pour lui qu’elle saborderait leur rituel passé en ce lieu. Mais elle vient le corriger, en lui annonçant qu’il n’y aura bien qu’elle et lui, ce soir. Comme d’habitude. Une syllabe (un « ah ») marquant sa surprise s’échappe de la barrière de ses lèvres : quand Zander ne s’exprime plus qu’en monosyllabe, cela souligne sa surprise et qu’il ait été pris au dépourvu. « Ah, toi et moi », il répète de vive voix, en hochant la tête comme pour donner un peu plus de poids à ses paroles. La réplique de la belle qui suit lui étire un sourire amusé : elle cite une mouette qui pourrait se joindre à eux, si elle le désire. « Je crois qu’elle n’osera même pas se poser », il siffle, en réprimant un éclat de rire. « Tu ferais trop de bruit pour elle », explique-t-il en déposant ses prunelles bleues sur le visage de celle qui se tient, à présent, juste à côté de lui. Il hausse les épaules, comme si cela était une évidence, un air taquin se peignant sur son visage.
Son attention est tirée par le tintement des bouteilles qui s’entrechoquent, au fil des gestes de Gabriela. Il observe, happé par une certaine curiosité, chacun des contenants qui s’offre à sa vue. Une bouteille de vin, une bouteille de jus de fruit – ces deux premiers breuvages lui semblent raisonnables et très bien pour passer cette soirée –, mais… elle n’a pas apporté que cela. Ses billes se lèvent pour se poser une nouvelle fois sur son visage, alors qu’elle prend la parole. « C’est de toi, non ? », qu’il réplique, amusé par ce qu’elle venait d’avancer. « Et attends, la tequila, ce n’est pas du Mexique ? », fait-il, en fronçant légèrement les sourcils, lui donnant un air faussement suspicieux. Un éclat de rire s’échappe de sa bouche, puis un deuxième. Il réprime un dernier éclat, face aux dires de la brune. Il a un moment d’arrêt, comme s’il venait de voir un peu plus clair dans le jeu de sa partenaire : « un instant, tu comptes me bourrer ? » Il lui demande. Zander n’est pas un grand consommateur d’alcool : il lui arrive quelque fois de boire, jamais avec accès, toujours avec modération parce qu’il connaît ses limites. Il pourrait se vexer de comprendre les intentions de la brune qui était de le faire boire à outrance et de se dire que c’est peut-être parce qu’elle ne le trouve pas de bonne compagnie non-alcoolisé – était-ce pour cela qu’elle voulait le faire boire ? Parce qu’il n’était pas d’assez bonne compagnie pour elle ? Il se gratte le haut de sa tête, comme pour venir effacer cette fâcheuse pensée de son esprit. « Tu as passé une mauvaise journée au boulot ? , il lui demande, tout en continuant sans lui laisser le temps de répondre. « C’est pour ça que tu veux boire ? Boire pour oublier cette journée ? », mais peut-être que c’est pour cette raison tout simplement qu’elle veut boire. Elle veut boire mais ne veut pas le faire toute seule. Alors elle l’a invité, parce qu’elle voulait se retrouver dans leur endroit à rien. Rien qu’à eux. Quant à cette question qui animait Gabriela, il l’évacue rapidement parce qu’elle n’avait pas à se le poser. Il n’avait jamais manqué l’un de leurs entrevus. Parce qu’il appréciait ce lieu mais aussi la compagnie de Gabriela. « C’est vrai ça », souffle-t-il quand elle lui fait cette remarque, « je ne te connais pas vraiment », qu’il répète. « Pas encore », il ajoute, un air optimiste colorant le son de sa voix. Finalement, le regard du brun se pose sur ces bouteilles, disposées les unes et à côté des autres. Il s’apprête à verbaliser son choix quand sa partenaire semble avoir jeté son dévolu l’une d’entre elles, celle de Tequila. Il se saisit de ce gobelet qu’elle lui tend : « ah, donc je n’ai même pas le choix de ce que je bois ? », commente-t-il, en jetant un œil sur le contenu de son verre. Il finit par trinquer avec elle puis s’apprête à porter à ses lèvres le breuvage avant qu’il ne soit épris d’une once d’hésitation. Il lance un regard vers elle, vers Gabriela, qui semble dans son élément avec ce gobelet à la main. Par mimétisme, il boit le contenu d’une traite, le liquide lui brûlant la gorge sur sa trajectoire. Il ne peut s’empêcher de grimacer, tout en agitant sa tête. « Doucement, doucement », fait-il quand elle lui en propose un autre. Il dépose son verre, à côté de lui, dans le sable. Ses prunelles s’apprêtent à s’échouer sur le panorama qui s’offre à eux, quand la voix de la belle Gabriela le tire de sa contemplation éphémère. Un rictus étire ses lèvres, en l’écoutant poser sa question. « Ca dépend… », il lui répond. « Des fois, je retrouve des copains – car oui, Gabriela, j’ai des copains – et on va boire ou on sort – mais je t’arrête tout de suite j’ai un déhanché ridicule –, d’autres fois, je vais chez mes grands-parents, à Pioneer Oak, d’autres fois encore je reste chez-moi, à jouer aux jeux-vidéos. Puis quand j’en ai envie, je pars le vendredi soir et je passe deux jours en bateau, en mer, c’est tout aussi plaisant », il énumère brièvement, alors que son regard s’échoue enfin sur le rivage. « Et toi ?  Ca ressemble à quoi un samedi soir avec Gabriela Ortega ? », il la questionne à son tour.
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· Re: meet me where the sky touches the sea (zander) · Mer 5 Aoû - 15:06
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@ZANDER BYRD — ocean avenue, somewhere on the beach, july 18th (2020)

Gabriela a toujours été plus du genre à observer les gens en silence -de près ou de loin- que de parler pour ne rien dire. Ça ne l'empêche pas d'être une tornade de temps à autre, mais elle ne parle pas dans le vide. Alors Zander, elle continue de le fixer, lui et ses mimiques. Ses sourires discrets et quelques hésitations. Elle se pince les lèvres, se retient de ne pas rire, cache même son sourire un bref instant. « oui, toi et moi » qu'elle répète « c'est gênant ? » demande-t-elle curieuse. Mais lorsqu'il reprend sa blague -pas très drôle- sur la mouette, cette fois, ses lippes s'étirent, et elle arque un sourcil. « tu sous-entends que j'suis bruyante et pas très discrète ? » taquiner Zander en soufflant le chaud et le froid -en adoptant souvent un air sérieux alors qu'elle se moquait ouvertement (mais gentiment)- était devenu une habitude au fil de leurs soirées. Et plus elles passaient, plus Zander se dévoilait, doucement mais surement. Elle se souvient encore de la tête qu'elle faisait lorsqu'il avait abordé, des joues du brun qui avaient presque viré cramoisies, alors que ce soir, y'a que de la taquinerie sur ses traits, des yeux bleus rieurs et perçants.
La portoricaine détache son regard un instant pour sortir les bouteilles de son sac. Elle en a sans aucun doute apporté beaucoup trop pour eux deux, mais elle ne savait pas vraiment ce qu'il buvait. Et vu la tête qu'il fait, ça le surprend tout autant. Elle hésite un instant, à pousser la taquinerie, lui dire qu'ils ne partiront pas de là tant qu'une bouteille entière ne sera pas vidée -voire une deuxième entamée- mais pas certain qu'il la connaisse assez pour savoir qu'elle plaisantait. Elle hausse alors les épaules « c'est du pareil au même pour ça. Mais ça marche aussi avec le rhum » qu'elle réplique, avec un sourire radieux avant de se mettre à rire avec lui. Il se calme doucement, mais l'air de la portoricaine reste malicieux. « peut-être » mais en voyant sa tête, elle le pousse gentiment « détends-toi, c'est pas le cas. Enfin tu fais ce que tu veux. Mais c'est pas mon attention. J'suis curieuse de ce que ça donnerait par contre »  ses prunelles ébènes posées sur Zander, elle continue de se questionner, de se demander ce qu'il laisse échapper lorsqu'il n'y a plus aucune barrière et que l'alcool file ce coup de pouce que certains adorent quand d'autres le redoutent. Elle tend le bras, laisse son index glisser sur les traits de son front, encore plissés, comme s'il était soucieux de cette éventualité. Une manière bien personnelle de lui faire comprendre qu'il pouvait arrêter de réfléchir, il n'avait pas à tout boire, peu importe ce qu'elle essayait de lui faire croire. « c'était compliqué » avoue-t-elle avant de hausser les épaules une nouvelle fois « j'ai pas trop réfléchi. Journée de merde, je m'emmerdais, je t'ai appelé... J'ai pris les bouteilles pour décompresser. » boire allait avec, même si elle ne prévoyait pas de se mettre une mine ce soir. C'était plus... boire pour se détendre et se relaxer plus que pour oublier sa journée. Zander semblait avoir cette faculté innée de lui faire oublier son quotidien et de lui faire prendre une vraie bouffée d'air frais. Elle n'aurait su dire de quelle façon exactement – et au fond elle s'en foutait- mais ça lui faisait du bien. Alors comme pour annoncer le début de leur soirée, elle sert deux verres, d'un fond de tequila. Elle tourne la tête, sentant l'optimisme dans sa voix dans un 'pas encore' qui laisserait sous entendre que ça viendra, et peut-être même qu'il en était enthousiaste. « ça viendra » répond-elle, sourire sincère sur les lèvres alors qu'elle lui tend son verre. « non, pas cette fois. C'est buvable, hein » elle trinque avec et ne le quitte pas du regard alors qu'il examine son verre. Elle se retient de ne pas rire en le voyant hésiter, et il l'imite dans son geste alors qu'elle vide son verre. « tu vois, t'es pas mort » lache-t-elle en se marrant, et sans se retenir. Elle attrape de nouveau la tequila, s'en sert un peu et ajoute du jus d'orange en laissant la bouteille à proximité. Ses iris sont toujours posées sur Zander, à guetter la moindre réaction, capter la moindre mimique. Les lippes qui s'étirent malgré elle au 'oui, j'ai des copains', elle l'a sans doute pensé trop fort. « tu me laisseras juger de ce déhancher » lache-t-elle comme si ce n'était pas ouvert à la discussion avant de prendre une gorgée de son mélange. «  ça dépend. En règle générale je travaille. Si c'est pas au dinner, c'est à l'Illunis. Le samedi soir, ça rapporte plus » les pourboires sont plus gros, les mecs plus nombreux. « sinon je sors, pour décompresser. Parfois sur Portland, pour trouver un bar de salsa ou de musique un peu latino » parce que là dessus, elle ne dérogeait pas à la règle quitte à être dans le cliché de la latino qui avait un besoin (presque vital) de se mouvoir sur des sons qui lui étaient familiers. « On pourra aller, un jour, en pleine mer ? » pas forcément le soir, ou de nuit, elle se doute que les conditions sont plus compliquées, mais son élément à gaby, ça a toujours été l'eau. L'océan. Alors s'y perdre, et n'avoir que ça à perte de vue, ça lui plairait bien.

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BRUNETTE BOMBSHELL
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Zander Byrd

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· Re: meet me where the sky touches the sea (zander) · Jeu 6 Aoû - 16:22
Zander comprend rapidement qu’il n’y aura personne d’autre qu’eux, ce soir, sur cette plage. Il n’y aura qu’eux. Elle. Lui. Il n’y aura qu’elle et lui. En son for, cette perspective d’une soirée à deux, seuls, sans personne d’autre qui s’incruste dans l’équation, lui convient tout à fait. La voix de Gabriela reprend de plus bel ses mots : toi et moi, venant réchauffer un peu plus son assurance et sa confiance. Il aurait paru un peu gauche, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, au milieu d’inconnus plus exubérants que lui, moins introvertis que lui en public, plus excentriques que sa banalité dont laquelle il se plaît. « Loin de là  », répond-il spontanément alors qu’elle lui demande si se retrouver tous les deux était gênant. Ce n’est pas gênant. Loin de là. Cette soirée revêt doucement un confort qui le rassure. Il pose son regard bleu sur le visage de la belle brune et lui offre un sourire sincère. Il n’est pas gêné. Il ne l’est plus. Rapidement, le brun se déride en n’hésitant pas à répliquer, reprenant sa plaisanterie sur l’oiseau marin. Pour lui, une mouette n’oserait les accompagner dans cette soirée car Gabriela pourrait être trop bruyante pour elle. « Je ne le sous-entends pas », déclare-t-il, en guettant la réaction de son amie. Un large sourire l’emporte sur son visage déjà bien rieur : « je l’affirme », qu’il reprend en un laissant un éclat de rire se frayer un chemin entre ses lèvres. Elle ne lui en voudra pas pour cette taquinerie. Elle qui est une adepte des plaisanteries, des moqueries et taquineries quand il est question de Zander.
L’attention de Zander se porte enfin sur le sac apporté par la brune, découvrant les bouteilles qu’elle a apporté pour leur soirée. Il se dit que cela faisait beaucoup pour deux être humains normalement constitué mais réprime son commentaire dans un recoin de son esprit. Il écoute Gabriela parler des russes et de la vodka – il paraît qu’ils affectionnent beaucoup de cela, il l’a déjà entendu – puis des portoricains et de la tequila. Néanmoins, il s’empresse de la corriger concernant l’origine du breuvage : la tequila est originaire du Mexique. « Donc, tu te fous de la géographie, toi ? », il la questionne, dans un ton peu sérieux. « Non, parce que le Mexique et Porto-Rico, géographiquement, ce n’est pas le même endroit, je ne veux pas dire », siffle-t-il, l’œil rieur. Il lui adresse une œillade. Cette soirée commence sous le signe de la bonne entente et des plaisanteries bercées par leurs deux rires complices. Finalement, il tente de trouver une explication à la présence de l’alcool dans la grande poche de Gabriela. Première explication : elle veut le saouler… mais dans quel but ? On ne fait pas boire une personne juste pour le plaisir de le faire boire. Il doit y avoir une finalité implicite derrière l’acte. Force est de constater qu’il ne parvient pas à l’expliquer. Il sourcille et ouvre un grand les yeux, un très bref instant, quand elle sous-entend qu’effectivement elle voudrait le faire boire et le rendre ivre. Il se détend quand elle lui révèle qu’elle n’a pas cette intention. Un sourire soulagé embrasse sa bouche. « Oh, ne sois pas si curieuse, Gabriela. Crois-moi », il rétorque quand elle lui dit être curieuse d’être confronté à un Zander ivre, sous l’effet de l’alcool. Il hoche doucement la tête, comme pour donner un peu plus de poids à ses mots, en l’intimant gentiment de ne pas être curieuse. Seconde explication : Gabriela a passé une mauvaise journée et veut se noyer dans l’alcool pour l’oublier. Oublier cette journée mauvaise et se dire que tomorrow is tomorrow après quelques verres d’alcool. Alors, il la questionne sur sa journée pour en savoir un peu plus. Son regard se pose sur les flots de la mer apaisante, tandis qu’il écoute la réponse formulée par la belle brune. Elle parle de journée de merde, qu’elle s’emmerdait – il ne note plus le langage toujours aussi fleuri de Gabriela –. « Je dois donc en conclure que tu penses à moi quand tu t’ennuies, dis-moi ? », il la questionne, un peu taquin, mais aussi intéressé par sa réponse en son for intérieur. Elle s’ennuie, elle l’appelle : entre temps, elle a pensé à lui pour en venir à lui envoyer son message. Son attention se raccroche une nouvelle fois sur le visage de la portoricaine, un rictus se dessinant doucement, tout doucement. Il est vrai qu’il ne connaît pas réellement Gabriela Ortega. Il la connaît en substance, telle qu’elle veut se montrer à lui. Il ne la connaît pas encore, avec ce peu de temps qu’ils s’étaient donnés pour se côtoyer. Il se dit qu’avec le temps, il la connaîtra. Son regard croise celui de la belle portoricaine, dont la voix sonne en écho avec ses pensées. Par mimétisme, ses lèvres s’étirent pour esquisser un sourire aussi beau et sincère que celui qu’elle lui adresse à ce moment. Cet instant complice s’estompe, au fur et à mesure, alors qu’il réceptionne un verre. « C’est comme ça qu’on traite son invité, Gabriela Ortega ? », il s’offusque faussement, quand elle lui dit qu’elle ne lui laisse pas le choix de son breuvage. Ce n’est pas des manières ! En réalité, il s’en moque un peu : même s’il redoute l’effet de l’alcool coulant dans ses veines. Après avoir trinqué, il hésite un instant de tromper ses lèvres dans le verre puis boit d’une traite son contenu qui vient lui piquer le fin de la gorge. Il grimace, tirant la langue, alors qu’il entend déjà le rire de Gabriela à ses côtés. « Je n’ai jamais dit que l’alcool me ferait mourir », qu’il réplique instantanément, en se tournant vers elle. Il fait mine de prendre au pied de la lettre ses propos, avant qu’un discret rictus n’étire une nouvelle fois ses lèvres.
Par la suite, il décline le nouveau verre qu’elle lui propose : il va attendre un peu avant. Le temps de se remettre de l’effet de son premier verre de tequila. Il ne met pas de temps pour lui répondre, lorsqu’elle le questionne sur le programme de ses samedis soirs : cela dépendait des jours, de ses humeurs (peut-être bien, c’est une évidence, en réalité). Il peut passer un samedi soir, accompagné, avec ses amis, ou bien un samedi soir, seul, chez-lui, sur son bateau. Il n’y a pas de samedi soir parfait et ritualisé. « Crois-moi, tu ne veux pas voir ça. Tu en tomberais à la renverse... », qu’il énonce, quand elle lui dit qu’il la laissera juger de son déhancher – et accessoirement de ses compétences en danse –. Il lui retourne la question, curieux lui aussi. Elle parle du Dinner (là où elle travaille) et de l’Illunis (il ne dit rien). Quand Gabriela ne travaille pas, elle sort : elle va à Portland, certains soirs, où elle se rend dans un bar de salsa, pour passer sa soirée au rythme de la musique latine et s’époumoner sur la piste de danse. Il reste silencieux, alors qu’elle habite ses pensées, où il imagine ses samedis soirs à elle. « Tu aimes bien danser... », il commente. « mais ne te mets pas en tête de m’emmener dans l’un de tes bars à salsa », et notamment pour le faire danser et juger son déhanché. Il sait qu’elle en serait potentiellement capable de mettre en place ce plan. Il tend enfin son verre pour qu’elle le remplisse de sa nouvelle potion confectionnée quelques minutes plus tôt. Il s’interrompt, quelques instants, en se répétant en son for intérieur, la question de Gabriela. Elle lui demande s’ils peuvent aller en pleine mer. Il ne répond pas encore, observant un peu trop longtemps son visage. « Oui, bien sûr », répond-il enfin. Il hoche la tête pour appuyer sa réponse : ils iront. Tous les deux, encore une fois. En pleine mer. « Mais pas ce soir... », qu’il siffle. « parce que je ne suis pas certain qu’on sera très frais pour une sortie en mer », il reprend, en réprimant un rire. « Mais, je te le promets, qu’on ira en mer ». Il lui en fait la promesse.
@gabriela ortega

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