hell to the liars

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Aurora Pearson

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— boom, butterfly effect.
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· what the water gave me. · Jeu 13 Aoû - 18:37
lay me down, let the only sound be the overflow.
@Tony Burton  

Elle avait écrit un gribouillis plus qu’une note à l’attention de sa sœur et elle avait filé à la première heure, à l’instant exact où la lune termine sa course dans le ciel. Qu’importe si Leslie ne parvenait pas à la déchiffrer, nulle surprise se cachait au travers des lignes sibylline, Aurora était simplement partie se promener. Une habitude récurrente qui ne choquerait surement pas sa sœur mais lui éviterait de s’inquiéter pour rien. À peine la porte fut-elle passée que l’air frais souleva les plis de sa robe et chatouilla son visage sur lequel subsistaient quelques traces d’un sommeil léger. Elle prit aussitôt la direction de la forêt dont elle distinguait les hautes cimes au loin ; sapins et hêtres se faisaient la part belle sur un horizon mordoré. C’était son havre de paix, le lieu dans lequel elle s’épanouissait telle une fleur cherchant à grappiller un rayon de soleil. Il y avait cet appel indescriptible qui guidait ses pas, façonnait ses envies et faisait battre son cœur à plein régime. Aurora pressa son allure pour gagner le chemin principal de terre battue, qu’elle abandonna un peu plus loin pour s’enfoncer dans la masse verte. Régulièrement, elle s’arrêtait pour cueillir un brin d’herbe qu’elle glissait derrière son oreille, puis elle repartait comme si de rien était. Tout était inspiration et son esprit enregistrait chaque détail, chaque son, qui, bientôt serait troublé par les premiers curieux. Le début d’une mélodie venait de naitre sur le bord de ses lèvres tandis qu’elle arrivait enfin au lac. Immobile, elle resta là un instant à observer ses ondulations et ses reflets. Il n’y avait rassemblement personne aux alentours : l’endroit était on ne peut plus paisible. Elle s’approcha vers sa cachette, une lagune nichée au beau milieu de roches immenses, où elle posait toujours ses affaires le temps d’une baignade. Après un ultime coup d’œil, elle retira chaussures et habits qu’elle cala sous un gros caillou. Un sourire énigmatique sur ses traits, elle avança vers l’eau froide en sous-vêtements tout se tenant les côtes pour se réchauffer machinalement. Il lui fallut moins d’une seconde pour se décider à plonger et disparaitre sous l’immensité noire, devenant ainsi invisible à autrui.

À bout de souffle, elle réapparut à plusieurs mètres de là, le corps frissonnant mais complétement réveillé. Ici, elle n’avait plus pied et devait bouger pour ne pas couler vers les fonds obscurs. Aucune sensation n’était similaire à cet abandon de soi, si ce n’était l’incident fâcheux d’autrefois. Elle se redressa finalement pour se mettre sur le dos et flotta les bras en croix tout en fermant ses paupières brulantes. Les souvenirs étaient d’une clarté incroyable malgré les années qui s’étaient écoulées, pourtant, jamais n’avait-elle réussi à retrouver l’exquise sensation de ce jour-là. C’était difficile à décrire, une impression unique de voir le monde. Par la suite, elle avait bien tenté de retranscrire le tout en chanson mais les textes paraissaient fades et sans saveur. L’affaire tout entière était donc devenue un secret ; secret qu’elle entendait bien conserver voire réitérer quand elle en aurait l’occasion. À nouveau elle se laissa couler vers les profondeurs en prenant sa respiration, qu’on devinait à la surface grâce à de petites bulles.

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you were my crown, now I'm in exile seein' you out. I think I've seen this film before so I'm leavin' out the side door.
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Tony Burton

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· Re: what the water gave me. · Jeu 17 Sep - 18:41
Persona non grata, ennemi public numéro douze, homme à abattre, cette sensation de gène lui collait à la peau. Les années passées à Windmont Bay lui avaient apporté une impression de confort à laquelle il s’était attaché, se créant en ces lieux un cocon, presque un foyer. En Oregon, il avait été disposé à tirer un trait sur son passé, à se focaliser sur un avenir incertain mais qui lui était apparu bien réel l’espace d’un instant. La normalité n’était toutefois pas un acquis pour Tony Burton. Plusieurs mois s’étaient écoulés depuis que le passé lui était revenu en pleine figure avec une violence aussi extrême que celle dont il avait fait montre à maintes reprises, et ce dès son plus jeune âge. Malgré les quelques amitiés – relatives, il n’avait hélas plus énormément de place dans son cœur pour l’intensité – développées en ville, il avait privilégié l’isolation, il s’était coupé du monde et ne côtoyait plus l’humanité qu’en cas de nécessité absolue. Pour le travail, il ne pouvait évidemment pas éviter les interactions sociales, c’était par ailleurs le maximum dont il était capable actuellement et il parvenait à donner suffisamment de change pour ne pas passer pour un individu taciturne, susceptible de dissimuler un lourd et sombre secret. Pour une raison qui le dépassait, la vérité n’avait pas éclaté au grand jour, il parvenait encore à passer inaperçu dans les rues, surtout lorsqu’il les fréquentait au petit matin, alors que le soleil ne balayait le monde que de rayons timides. Burton profitait de l’aube pour démarrer sa journée avec tranquillité, pour s’extirper des quatre murs de son studio et prendre une grande bouffée d’air. Ses pas l’avaient par hasard amené jusqu’à la forêt en périphérie de la ville, un beau jour d’été alors qu’il partait en quête de calme et de solitude ; depuis, il s’était créé une sorte d’habitude qui avait pris une autre dimension lorsqu’il avait posé ses yeux sur elle. Elle était une énigme. Il avait au départ cru avoir à faire à un mirage, l’expression vivante de la pensée d’un artiste romantique couchée sur une toile. Elle sortait de son imagination, de son cerveau malade qui manquait de contact charnel, Elle ne pouvait pas être réelle. Il n’avait pas compté ses rencontres fugaces avec sa belle illusion, il avait l’impression de la connaître depuis toujours, de l’observer de loin depuis des années lors de ses bains matinaux. L’aurore couvrait sa peau diaphane d’un voile pareil à du diamant, vision renforcée par l’éclat de l’eau sur ses courbes claires. Il ne parvenait pas à mettre de mot sur les émotions qu’il ressentait face à Elle. Le plaisir qu’elle offrait à ses yeux marchait main dans la main avec ce sentiment de déranger, de ne pas être à sa place, de n’être qu’un voyeur dégoûtant qui méritait d’être enfermé. Son être était inexorablement attiré par elle, il ne réfléchissait jamais à son trajet, il avançait, jusqu’à s’installer au pied d’un arbre à quelques mètres du cours d’eau, et il la contemplait. Ce matin-là, son instinct de « stalker » s’effaça au profit de celui de Saint-Bernard quand les secondes s’étendirent jusqu’à se transformer en une inquiétude palpable. Il se releva, ouvrit la bouche, mais n’eut aucun nom à crier. Il abandonna veste, téléphone et portefeuille sur place et se rua dans l’eau sans plus de réflexion. L’entrée de son corps dans la rivière réveilla l’ensemble de la forêt, des oiseaux s’envolèrent, des batraciens s’enfuirent, tandis qu’il plongeait à la recherche de la Venus de Windmont Bay. Ses mouvements flouaient les profondeurs et l’empêchaient de voir un mètre devant lui, il marqua par conséquent une pause et croisa le regard clair de la demoiselle. Ses doigts s’étendirent pour se refermer sur son poignet de porcelaine, et il la ramena en trois mouvements de jambes à la surface. Elle était réelle, elle était douce,  elle paraissait en colère. « Désolé... » Il venait de la sauver, et il lui demandait pardon. Tony Burton avait changé.

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a catch in my throat, choke
torn into pieces
She seemed dressed in all of me, stretched across my shame. All the torment and the pain, leaked through and covered me.
 
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