hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez Agnes Baker à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens et mini-liens sont également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions, n'hésitez pas à
les poser dans ce sujet ou si vous voulez passer par MP,
veuillez contacter le staff sur le compte @The Observer.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.

 

 what the water gave me.


F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: Forest
Aller en bas 

Aurora Pearson

behind
messages : 750
name : castiells @ marido.
face + © : anya taylor-joy ; © ma mie.
multinicks : alex, aneurin, citra, eliot, raelyn.

age (birth) : 27 ans, 15 novembre.
♡ status : célibataire.
work : chanteuse d'un groupe de musique folk.
activities : écrire des chansons, faire peur à jürgen, rêvasser, tenter le diable, jouer du piano, se baigner au lac.
home : en colocation avec sa soeur leslie.
points : 1389
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : {0/3 - free} : halloween, leslie, tony.

what the water gave me. Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· what the water gave me. · Jeu 13 Aoû - 18:37
lay me down, let the only sound be the overflow.
@Tony Burton  

Elle avait écrit un gribouillis plus qu’une note à l’attention de sa sœur et elle avait filé à la première heure, à l’instant exact où la lune termine sa course dans le ciel. Qu’importe si Leslie ne parvenait pas à la déchiffrer, nulle surprise se cachait au travers des lignes sibylline, Aurora était simplement partie se promener. Une habitude récurrente qui ne choquerait surement pas sa sœur mais lui éviterait de s’inquiéter pour rien. À peine la porte fut-elle passée que l’air frais souleva les plis de sa robe et chatouilla son visage sur lequel subsistaient quelques traces d’un sommeil léger. Elle prit aussitôt la direction de la forêt dont elle distinguait les hautes cimes au loin ; sapins et hêtres se faisaient la part belle sur un horizon mordoré. C’était son havre de paix, le lieu dans lequel elle s’épanouissait telle une fleur cherchant à grappiller un rayon de soleil. Il y avait cet appel indescriptible qui guidait ses pas, façonnait ses envies et faisait battre son cœur à plein régime. Aurora pressa son allure pour gagner le chemin principal de terre battue, qu’elle abandonna un peu plus loin pour s’enfoncer dans la masse verte. Régulièrement, elle s’arrêtait pour cueillir un brin d’herbe qu’elle glissait derrière son oreille, puis elle repartait comme si de rien était. Tout était inspiration et son esprit enregistrait chaque détail, chaque son, qui, bientôt serait troublé par les premiers curieux. Le début d’une mélodie venait de naitre sur le bord de ses lèvres tandis qu’elle arrivait enfin au lac. Immobile, elle resta là un instant à observer ses ondulations et ses reflets. Il n’y avait rassemblement personne aux alentours : l’endroit était on ne peut plus paisible. Elle s’approcha vers sa cachette, une lagune nichée au beau milieu de roches immenses, où elle posait toujours ses affaires le temps d’une baignade. Après un ultime coup d’œil, elle retira chaussures et habits qu’elle cala sous un gros caillou. Un sourire énigmatique sur ses traits, elle avança vers l’eau froide en sous-vêtements tout se tenant les côtes pour se réchauffer machinalement. Il lui fallut moins d’une seconde pour se décider à plonger et disparaitre sous l’immensité noire, devenant ainsi invisible à autrui.

À bout de souffle, elle réapparut à plusieurs mètres de là, le corps frissonnant mais complétement réveillé. Ici, elle n’avait plus pied et devait bouger pour ne pas couler vers les fonds obscurs. Aucune sensation n’était similaire à cet abandon de soi, si ce n’était l’incident fâcheux d’autrefois. Elle se redressa finalement pour se mettre sur le dos et flotta les bras en croix tout en fermant ses paupières brulantes. Les souvenirs étaient d’une clarté incroyable malgré les années qui s’étaient écoulées, pourtant, jamais n’avait-elle réussi à retrouver l’exquise sensation de ce jour-là. C’était difficile à décrire, une impression unique de voir le monde. Par la suite, elle avait bien tenté de retranscrire le tout en chanson mais les textes paraissaient fades et sans saveur. L’affaire tout entière était donc devenue un secret ; secret qu’elle entendait bien conserver voire réitérer quand elle en aurait l’occasion. À nouveau elle se laissa couler vers les profondeurs en prenant sa respiration, qu’on devinait à la surface grâce à de petites bulles.

_________________

it's a different kind of danger and my feet are spinning around, never knew I was a dancer 'till you showed me how.

◖cover your eyes, the devil's inside◗

Tony Burton

behind
messages : 2249
name : corpsie.
face + © : j. ransone + ©me & ransonepj.
multinicks : beckett - isaac - maisie - oliver - peter.

age (birth) : 38 {28.05}
♡ status : ♡ his pills.
work : field agent for an alarm company.
activities : trying not to stab or strangle (or punch) people, taking his meds, laying low.
home : a sublease on pioneer oak.
points : 2389
moodboard : what the water gave me. Giphy
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off. (0/3) aurora, winifred (justyn, kerry)

what the water gave me. Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: what the water gave me. · Jeu 17 Sep - 18:41
Persona non grata, ennemi public numéro douze, homme à abattre, cette sensation de gène lui collait à la peau. Les années passées à Windmont Bay lui avaient apporté une impression de confort à laquelle il s’était attaché, se créant en ces lieux un cocon, presque un foyer. En Oregon, il avait été disposé à tirer un trait sur son passé, à se focaliser sur un avenir incertain mais qui lui était apparu bien réel l’espace d’un instant. La normalité n’était toutefois pas un acquis pour Tony Burton. Plusieurs mois s’étaient écoulés depuis que le passé lui était revenu en pleine figure avec une violence aussi extrême que celle dont il avait fait montre à maintes reprises, et ce dès son plus jeune âge. Malgré les quelques amitiés – relatives, il n’avait hélas plus énormément de place dans son cœur pour l’intensité – développées en ville, il avait privilégié l’isolation, il s’était coupé du monde et ne côtoyait plus l’humanité qu’en cas de nécessité absolue. Pour le travail, il ne pouvait évidemment pas éviter les interactions sociales, c’était par ailleurs le maximum dont il était capable actuellement et il parvenait à donner suffisamment de change pour ne pas passer pour un individu taciturne, susceptible de dissimuler un lourd et sombre secret. Pour une raison qui le dépassait, la vérité n’avait pas éclaté au grand jour, il parvenait encore à passer inaperçu dans les rues, surtout lorsqu’il les fréquentait au petit matin, alors que le soleil ne balayait le monde que de rayons timides. Burton profitait de l’aube pour démarrer sa journée avec tranquillité, pour s’extirper des quatre murs de son studio et prendre une grande bouffée d’air. Ses pas l’avaient par hasard amené jusqu’à la forêt en périphérie de la ville, un beau jour d’été alors qu’il partait en quête de calme et de solitude ; depuis, il s’était créé une sorte d’habitude qui avait pris une autre dimension lorsqu’il avait posé ses yeux sur elle. Elle était une énigme. Il avait au départ cru avoir à faire à un mirage, l’expression vivante de la pensée d’un artiste romantique couchée sur une toile. Elle sortait de son imagination, de son cerveau malade qui manquait de contact charnel, Elle ne pouvait pas être réelle. Il n’avait pas compté ses rencontres fugaces avec sa belle illusion, il avait l’impression de la connaître depuis toujours, de l’observer de loin depuis des années lors de ses bains matinaux. L’aurore couvrait sa peau diaphane d’un voile pareil à du diamant, vision renforcée par l’éclat de l’eau sur ses courbes claires. Il ne parvenait pas à mettre de mot sur les émotions qu’il ressentait face à Elle. Le plaisir qu’elle offrait à ses yeux marchait main dans la main avec ce sentiment de déranger, de ne pas être à sa place, de n’être qu’un voyeur dégoûtant qui méritait d’être enfermé. Son être était inexorablement attiré par elle, il ne réfléchissait jamais à son trajet, il avançait, jusqu’à s’installer au pied d’un arbre à quelques mètres du cours d’eau, et il la contemplait. Ce matin-là, son instinct de « stalker » s’effaça au profit de celui de Saint-Bernard quand les secondes s’étendirent jusqu’à se transformer en une inquiétude palpable. Il se releva, ouvrit la bouche, mais n’eut aucun nom à crier. Il abandonna veste, téléphone et portefeuille sur place et se rua dans l’eau sans plus de réflexion. L’entrée de son corps dans la rivière réveilla l’ensemble de la forêt, des oiseaux s’envolèrent, des batraciens s’enfuirent, tandis qu’il plongeait à la recherche de la Venus de Windmont Bay. Ses mouvements flouaient les profondeurs et l’empêchaient de voir un mètre devant lui, il marqua par conséquent une pause et croisa le regard clair de la demoiselle. Ses doigts s’étendirent pour se refermer sur son poignet de porcelaine, et il la ramena en trois mouvements de jambes à la surface. Elle était réelle, elle était douce,  elle paraissait en colère. « Désolé... » Il venait de la sauver, et il lui demandait pardon. Tony Burton avait changé.

_________________

hit me with your best shot
Knock me down, it's all in vain, I'll get right back on my feet again.

Aurora Pearson

behind
messages : 750
name : castiells @ marido.
face + © : anya taylor-joy ; © ma mie.
multinicks : alex, aneurin, citra, eliot, raelyn.

age (birth) : 27 ans, 15 novembre.
♡ status : célibataire.
work : chanteuse d'un groupe de musique folk.
activities : écrire des chansons, faire peur à jürgen, rêvasser, tenter le diable, jouer du piano, se baigner au lac.
home : en colocation avec sa soeur leslie.
points : 1389
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : {0/3 - free} : halloween, leslie, tony.

what the water gave me. Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: what the water gave me. · Lun 26 Oct - 17:23
Elle aimait le silence matinal à peine troublé par la nature qui s’éveille au loin et le clapotis léger de l’eau. C’était en ces lieux qu’elle puisait l’inspiration pour ses chansons ou pour des poèmes, dont les feuillets tapissaient les murs de sa chambre avec des fleurs séchées. Peut-être était-elle réellement une sorcière comme beaucoup avaient pu le souligner par le passé, ce qui la faisait toujours sourire. Ils n’étaient pas loin de la vérité, à ceci près que son père était un tueur en série à présent derrière les barreaux pour l’éternité. Des origines sordides, difficiles à cacher malgré les efforts de sa mère et qui donnait à la famille une aura sinon mystérieuse, relativement inquiétante. De quoi attirer les curieux, ou au contraire repousser les plus téméraires. Qu’importe, Aurora ne s’en cachait pas et répondait volontiers aux questions quand n’était pas mal lunée. En grandissant elle avait su apprendre à distinguer les victimes du paternel (auxquelles elle n’avait aucune réponse à apporter) des simples obsédés par « l’œuvre »de cet inconnu à qui elle se plaisait de raconter des conneries. Elle n’avait aucune nouvelle de sa part, ne savait pratiquement rien le concernant et n’avait aucun souvenir, si ce n’était les images relayées par les médias. On avait évidemment cherché à les éloigner avec Leslie, cependant, une fois en âge de comprendre, elles étaient allées fouiner, suffisamment pour en faire des cauchemars par la suite. Tout cela était loin désormais et Aurora préférait se dire qu’il était mort. Pourtant, une partie d’elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui, précisément à cause de son expérience récente ici même. Aurait-il été impressionné ou aurait-il rigolé de tant de candeur ? Elle frissonna et plongea dans les ténèbres pour chasser ses sombres pensées. Plus bas, plus loin, elle s’enfonçait lentement vers le vide, telle une poupée immobile aux yeux clos. Tout était si calme et paisible, si ce n’était…. Elle rouvrit brusquement les paupières en percevant un mouvement proche à ses côtés. Son regard croisa alors celui d’un étranger et elle eut à peine le temps de s’en émouvoir que déjà on la par le poignet vers la berge. Qui était-il ? Depuis quand était-il là ? Une fois à l’air libre, elle le toisa avec amertume et colère, pourquoi diable se mêlait-il de ce qu’elle faisait ? Toute dégoulinante de flotte, elle croisa les bras sur son ventre pour contrer la bise matinale, même si le geste était illusoire. Ce n’était pas qu’on la voit à moitié nue qui la dérangea, mais plutôt qu’on vienne troubler son intimité de façon aussi brutale et inopinée. « Vous êtes qui ? Pourquoi vous avez fait ça ? » Aux antipodes de s’imaginer qu’on pouvait croire qu’elle se noyait, elle s’emporta au lieu de remercier le pauvre malheureux à l’âme charitable. « J’avais pas besoin d’aide, et puis qu’est-ce que vous faites la ? » Elle était systématiquement seule dans les parages d’où l’intérêt de venir tôt avant que promeneurs ou voyeurs ne débarquent bruyamment. Était-il de ces gens-là ? Elle le considéra un instant, les sourcils froncés et la bouche pincée, cherchant à savoir s’ils s’étaient déjà croisés par le passé. Il avait l’air plus âgé, ce qui éliminait pas mal d’options, néanmoins elle n’arrivait pas à lui rattacher d’identité ; un parfait étranger donc. « J’ai froid. » Conclu-t-elle finalement en tremblotant, un poil inquiète. Elle n’était même pas certaine qu’ils soient du bon côté pour aller récupérer ses affaires.

_________________

it's a different kind of danger and my feet are spinning around, never knew I was a dancer 'till you showed me how.

◖cover your eyes, the devil's inside◗

Tony Burton

behind
messages : 2249
name : corpsie.
face + © : j. ransone + ©me & ransonepj.
multinicks : beckett - isaac - maisie - oliver - peter.

age (birth) : 38 {28.05}
♡ status : ♡ his pills.
work : field agent for an alarm company.
activities : trying not to stab or strangle (or punch) people, taking his meds, laying low.
home : a sublease on pioneer oak.
points : 2389
moodboard : what the water gave me. Giphy
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off. (0/3) aurora, winifred (justyn, kerry)

what the water gave me. Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: what the water gave me. · Jeu 12 Nov - 15:40
Les blondes avaient sur Burton une emprise qu’il ne contrôlait pas. Les souvenirs de la longue chevelure blond vénitien de sa génitrice étaient bel et bien présents, c’était eux qui devaient le mener inexorablement, si ce n’était à sa perte, au moins à chercher la compagnie de cheveux soyeux à la longueur interminables. La sirène qu’il venait de maladroitement tirer hors de l’eau ne dérogeait pas à cette règle tacite. Malgré la masse trempée qui encadrait sa silhouette, il n’était pas compliqué de percevoir la beauté et la grâce dans ses mouvements nerveux. Elle était une vision, un mirage. Mais un mirage en colère. Il fronça les sourcils en revenant bon gré mal gré dans l’instant présent. Ses bras retombèrent mollement de part et d’autres de son maigre corps tandis qu’elle quittait rapidement son étreinte, conservant son image de créature surnaturelle que le commun des mortels n’avait guère le droit d’espérer effleurer. Elle parla, et le charme se rompit aussitôt. Une humaine. Rien de plus, rien de moins qu’une foutue bonne femme aussi froide et agressive que le reste de ses semblables. Merde. « Ça fait beaucoup de questions et peu de latitude pour répondre, » rétorqua-t-il lorsqu’elle daigna enfin lui laisser l’occasion d’en placer une. Il jeta un regard circulaire pour aller récupérer sa veste, sèche malgré la rosée matinale sur laquelle elle était restée abandonnée le temps de son sauvetage raté. Il s’approcha à pas de loups de la demoiselle afin de lui tendre, pour qu’elle puisse l’enfiler au moins le temps de retrouver le reste de ses vêtements. « Je passais par hasard, je vous ai entendue et quand j’ai vu que les minutes passaient, j’ai paniqué… J’ai cru que vous étiez en train de vous noyer. » A l’évidence, Ariel la petite sirène n’avait pas eu besoin d’un preux chevalier. « Loin de moi l’envie de jouer le vieillard moralisateur, mais ce n’est pas très judicieux de se baigner toute seule, aussi tôt, dans un endroit aussi isolé. » Elle ne savait pas sur qui elle pouvait tomber. La preuve, elle n’aurait certainement jamais imaginé faire la rencontre d’un psychopathe de la trempe de Tony Burton – même si elle était chanceuse, celui qui lui faisait actuellement face n’était pas trop mal luné. « Quoi qu’il en soit, je voulais pas vous déranger. Vraiment, je pensais bien faire. » Ce n’était pas aujourd’hui qu’il ferait pencher la balance du karma en sa faveur. Son embarras était visible sur ses traits, cependant il ne l’empêcha pas de détailler le visage de la jeune femme, qui lui était vaguement familier. Windmont Bay était une petite ville qu’il avait pas mal sillonnée en deux années de vie en ces lieux, il était probable qu’il l’avait déjà croisée au détour d’une échoppe ou sur un bout de trottoir. « Est-ce qu’on se connaît ? » demanda-t-il pour en avoir le cœur net. « J’ai l’impression qu’on s’est déjà rencontrés, c’est bizarre. » Il n’arrivait aucunement à placer un prénom sur sa bouille, ni une activité professionnelle, preuve qu’ils n’étaient pas familiers. Toutefois, il ne pouvait s’enlever du crâne cet air de déjà-vu qu’elle éveillait en lui. « Moi c’est Tony, au fait. » Elle lui avait demandé qui il était, après tout.

_________________

hit me with your best shot
Knock me down, it's all in vain, I'll get right back on my feet again.

Aurora Pearson

behind
messages : 750
name : castiells @ marido.
face + © : anya taylor-joy ; © ma mie.
multinicks : alex, aneurin, citra, eliot, raelyn.

age (birth) : 27 ans, 15 novembre.
♡ status : célibataire.
work : chanteuse d'un groupe de musique folk.
activities : écrire des chansons, faire peur à jürgen, rêvasser, tenter le diable, jouer du piano, se baigner au lac.
home : en colocation avec sa soeur leslie.
points : 1389
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : {0/3 - free} : halloween, leslie, tony.

what the water gave me. Empty
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
· Re: what the water gave me. · Mer 25 Nov - 20:23
La présence de cet étranger à ses côtés lui était aussi désagréable que le vent glacial sur sa peau humide. Il l’avait sorti des eaux nébuleuses où elle flottait tranquillement et pourquoi ? À aucun moment avait-elle réclamé son secours ou son assistance. Les bras croisés, elle l’observa avec une attention accrue alors que les questions fusaient de toute part. Elle était en colère contre lui et contre cette intrusion aussi soudaine que brutale dans sa bulle. À présent que son pseudo secret éclatait au grand jour, elle se sentait souillée voire vulnérable. Au fil des ans, elle avait pris pour habitude de venir ici, un lieu reculé à l’écart des autres, où elle pouvait jouer avec ses limites en toute impunité. Que cet homme ait pu assister à ça, la déstabilisait profondément, néanmoins elle ne rechigna pas quand il lui offrit sa veste en guise de trêve. Elle la passa aussitôt sur ses épaules frêles et se frotta les mains pour se réchauffer, un geste illusoire eu égard aux températures automnales. « Je ne me noyais pas, je méditais. » Qu’elle corrigea dans la foulée en l’observant d’un air furibond. Désormais, elle comprenait mieux ses motivations et imaginait non sans mal les raisons qui l’avaient poussé à croire à une noyade, cependant il avait eu tort. Elle n’était pas en détresse et n’avait que faire de son altruisme paternaliste. « Pourquoi ? Vous avez prévu de me tuer ensuite ? » Elle eut un petit rire sarcastique, loin de se douter de l’identité de celui qui se tenait en face d’elle. Aurora ne le disait jamais toutefois la plupart du temps elle se sentait protégée par l’aura de ce père absent dont tous connaissaient de près ou de loin la réputation. À ce titre, elle ne se posait pas vraiment de questions sur ce qui était casse gueule de faire ou non, ça lui passait dessus, voilà tout. Un jour, sans doute payerait-elle son excès de confiance très cher mais pas toute suite. « C’est dangereux seulement si on pense être en danger. Je suis sûre que vous diriez pas ça à un homme. » Ils restèrent là plusieurs minutes en chien de faïence à se jauger mutuellement sans que l’un ne daigne bouger pour retourner à ses occupations. Elle mourrait de froid, quant à lui… et bien elle ne savait pas ce qui le retenait. Éludant complètement ses excuses, elle sauta directement au reste de ses propos étranges qui lui firent froncer les sourcils. À sa connaissance, ils étaient de parfaits inconnus que le destin avait trouvé bon de réunir pour on ne sait quoi. Il ne lui inspirait rien de familier à moins qu’elle n’ait oublié, ce qui était tout à fait possible, car si c’était quelqu’un qu’elle avait croisé à la fin d’un concert, elle était rarement sobre. Pour autant, le fameux Tony (son prénom n’aidait pas outre mesure) ne donnait pas l’impression de trainer à ce genre d’évènement qui regroupait surtout des jeunes ou des poivrots esseulés. Du peu qu’elle voyait, il n’appartenait à aucune de ces deux catégories même si les apparences étaient parfois trompeuses. « Non je ne crois pas, enfin je ne sais pas, ça ne me dit rien. Vous êtes du coin ? » Elle faillit ajouter un commentaire sur sa sœur et se ravisa afin de ne pas donner trop de détails sur sa vie. « Moi c’est Aurora. » Qu’elle consentit finalement à lui lâcher du bout des lèvres, tout en resserrant le vêtement sur elle. « Je devrais aller récupérer mes affaires avant de repartir. Si vous voulez venir avec moi, comme ça je vous rends les vôtres ensuite. » Sans attendre sa réponse, elle amorça un pas en direction de la baie où elle avait tout laissé un peu plus tôt dans la matinée. « C’est rare de croiser des gens si tôt, d’ordinaire il n’y a que moi. » Maintenant qu’elle s’était calmée, elle s’interrogea à nouveau sur sa présence dans les parages qui lui paraissait suspecte malgré ses dires lacunaires. « Je crois qu’on y est. » Elle désigna du menton les rochers un peu plus bas sur le sentier qui faisait le tour du lac et accéléra la cadence.

_________________

it's a different kind of danger and my feet are spinning around, never knew I was a dancer 'till you showed me how.
Contenu sponsorisé




behind
the mask

what the water gave me. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: what the water gave me. ·
 
what the water gave me.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: around windmont bay :: Forest-
Sauter vers: