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Leslie Pearson

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· a shoulder to cry on. · Mer 14 Oct - 18:11

@Eliot Hastings

Cela faisait près de deux heures qu’elle parcourait les livres étalés devant elle. Deux heures qu’elle essayait d’étudier dont une bonne trentaine de minutes sur la même phrase qu’elle n’avait de cesse de lire et relire encore. Leslie avait la tête ailleurs, sa concentration s’était envolée et devait se résoudre à l’évidence, elle n’était pas faite pour réviser dans une bibliothèque. Les bruits des vivants l’irritaient comme jamais. Elle avait passé dix minutes à fixer une fille qui s’obstinait à mastiquer férocement son chewing-gum, son regard lançant des éclairs, avant que cette dernière ne lui adresse une grimace. Certainement une façon de dire « t’as un problème? » ce à quoi la blonde répondit par un dramatique roulement de paupières avant de tenter de reprendre sa lecture. Elle n’avait sur-ligné que quelques phrases avant que son voisin de table ne décapsule sa canette de soda, pour la boire tout en laissant tout entendre du chemin parcourus par le liquide à bulles.« Sérieusement? » murmura-t-elle? Bien plus à l’aise dans sa chambre ou à sa table de travail, Leslie regrettait de ne pas être restée à la boutique. Mais son esprit était ailleurs, absorbé par tout sauf ses cours d’anatomie. Cours qu’elle trouvait ridicule tant elle était familière avec l’anatomie humaine. Machinalement elle se mit à gribouiller au milieu de ses cours. Des silhouettes informes qui ne représentaient rien en particulier. Quoique, à y regarder de plus près, peut être qu’elle en reconnaissait une. Une qu’elle n’avait de cesse de gribouiller un peu partout si l’on y prêtait un peu attention. Distraite, la blonde prit son téléphone portable pour en faire défiler sa galerie. Remontant à de vieilles photos comme des plus récentes. Se perdant peu à peu entre rêvasseries et souvenirs, peinant à faire la différence à ce jour. Ce fut dans un sursaut qu’elle accueillit la petite vibration lui signalant un sms. Prenant cela comme un signe qu’elle devrait retourner à ses cours, Leslie faillît le laisser de côté avant de voir le nom d’Eliot s’afficher. S’il y avait bien une personne dont elle n’ignorait jamais appels ou messages, c’était bien ceux de son meilleur ami. Le jeune homme avait une place toute spéciale dans le coeur de la jeune femme. Premier amour, oui, mais aujourd’hui il était aussi sa famille de coeur. Comme une partie d’elle dont elle ne se voyait pas se séparer un jour. Il y a longtemps, elle avait lu quelque chose sur les âmes sœurs. Redéfinissant le terme loin du couple d’amoureux fougueux que l’on avait tendance à s’imaginer. Non, ce terme englobait bien plus et une relation comme la leur, pouvait très bien être qualifiée de telle. Bien sûr, très pudique, Leslie gardait cela pour elle, certaine qu’Eliot savait ce qu’il représentait pour elle. Ainsi la jeune femme se détourna rapidement de ses cours pour répondre à son meilleur ami avant que l’inquiétude ne l’a gagne. Il ne semblait pas dans son assiette, et le ton sérieux de ses messages n’étaient en rien rassurant. Tout en rassemblant ses affaires, Leslie lui promit de le rejoindre rapidement. Elle en profitant pour jeter une boulette de papier à la vache en face d’elle et lui adressa un doigt d’honneur des plus matures en quittant la bibliothèque. Assez peu regardante sur les limitations de vitesse, un danger ambulant derrière un volant. La blonde put tenir sa promesse en se garant moins d’une quinzaine de minutes plus tard. Comme toujours, elle ne s’inquiétait de rien de matériel, et laissa son sac et autres affaires sur le siège passager avant de refermer sa voiture. Son téléphone glissé dans la poche arrière de son jean, son paquet de clopes dans l’autre, elle fini sonner son porte clé et verrouilla le véhicule. Devant la porte, la mine inquiète, la blonde frappa quelques coups fébrilement avant de repérer son ami finissant sa cigarette à la fenêtre de sa chambre. Il devait être absorbé par ses pensées pour ne pas l’avoir entendu arriver en trombe. « Eh!! » cria-t-elle en agitant les bras. Et lorsque ce dernier reporta son attention sur elle, son regard ne lui dit rien qui vaille. « J’ai fais aussi vite que possible, qu’est ce qui se passe? » l’interrogea-t-elle en espérant qu’il finirait par descendre de son perchoir pour lui ouvrir la porte. Sa jambe frappait nerveusement contre le pavé, et elle ne put s’empêcher de se mordiller la lèvre inférieur. Cela ne ressemblait pas à son meilleur ami et ne fit qu’accroître son inquiétude le concernant.

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· Re: a shoulder to cry on. · Lun 2 Nov - 20:23
On lui avait annoncé très jeune que contrairement à ses sœurs, il avait été adopté, ce à quoi il s’était contenté de hausser mollement les épaules. Pour lui, ça ne changeait rien ; il savait qui était sa famille, c’était tout ce qui comptait. En grandissant, l’envie de connaitre ses parents biologiques n’avait pas suscité de regain particulier, au mieux il y songeait tantôt quand on lui posait la question sur ses origines. Il était heureux parmi les siens alors pourquoi courir après ceux qui l’avaient abandonné ? Il ne jugeait pas, loin de là – ou peut être un peu – mais on était parfois amené à prendre des décisions extrêmes quand on était dos au mur. Lui-même le savait mieux que quiconque ; aux grands maux les grands moyens. L’affaire avait donc fini par se tasser dans un coin de sa tête, jusqu’à très récemment où il avait entrepris de vagues recherches par excès de zèle ou pour tromper l’ennui. Or qui mieux que Etta pour l’aider dans ses démarches ? L’ironie avait voulu que ce soit elle sa véritable mère, quand il l’avait cru à des kilomètres de là dans un foyer heureux à vivre une vie somme toute banale. Malheureusement pour lui, il était presque trop tard quand elle le lui avait révélé car elle était morte quelques jours après en tuant cet autre abject qui l’avait détruite. Une énième révélation à avaler pour Eliot qui voyait peu à peu son monde s’effondrer avec cette peur viscérale de finir comme son géniteur. Du peu qu’il avait saisi, l’homme était un monstre sans aucune morale et avait poursuivi Etta jusqu’au bout avant de trépasser de sa main. À présent il fallait composer avec ces nouvelles informations, ce qui était loin d’être aisé. Comment ignorer son passé quand il était désormais partout autour de lui ? Comment se remettait-on d’un tel cauchemar ? Il n’existait aucun mode d’emploi, rien susceptible de pouvoir le guider dans son deuil et ses découvertes sordides. Évidemment il n’en avait pas touché le moindre mot à la maison, au mieux s’était-on étonné de son mutisme ou de ses vêtements qui sentaient le tabac. Un comportement étrange mis sur le compte d’un stress lié au travail et qu’il n’avait pas tenté de nier… En définitive, il avait seulement parlé de ça de façon sommaire à son petit ami ainsi qu’à Leslie. Il avait d’ailleurs prié cette dernière de venir au plus vite afin de pouvoir vider son sac, mais en serait-il capable ? Ça restait à voir. Du haut de la fenêtre de sa chambre où il s’était réfugié, il terminait sa cigarette, quand il entendit des cris familiers en contrebas. Il se frotta aussitôt ses yeux rougis avant d’apercevoir Leslie qui agitait les bras pour attirer son attention. « J’arrive ! » Répondit-il aussitôt en écrasant son mégot dans un cendrier de fortune. Il descendit quatre à quatre les marches pour aller lui ouvrir ; une chance pour eux, les Hastings étaient tous de sortie. « Merci d’avoir fait vite je… » Par où commencer ? Il eut un soupir, en s’interrogeant sur l’image qu’il pouvait renvoyer à cet instant. Probablement un drôle de spectacle entre les vêtements froissés et la mine de quelqu’un qui n’a pas dormi depuis un bon moment. C’était rare qu’il appelle au secours de la sorte, ce qui impliquait nécessairement que c’était sinon grave, important. Il y eut un court silence et sans plus attendre il brisa la distance pour se réfugier dans ses bras.

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· Re: a shoulder to cry on. · Dim 15 Nov - 12:38
D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Leslie n’avait jamais été très douée pour se faire des amis. Sa grande sœur, Aurora, avait, dès lors, représenté tout son monde. Sa meilleure amie, sa confidente. Sa partenaire de coups foireux, son idole aussi. Mais lorsqu’elle avait croisé la route du jeune Hastings, elle avait découvert ce que c’était que de trouver refuge au delà de sa sphère familiale. Si les sentiments avaient changé depuis, l’importance du jeune homme était restée la même. Ce n’était donc pas étonnant, venant de Leslie, qu’elle fut capable de tout laisser tomber, dans la seconde pour rejoindre son meilleur ami. D’autant plus, peut être, depuis son rapprochement avec Peter. Elle n’oserait pas l’admettre, et préférait toujours la jouer « cool » que de mettre trop de mots sur ses sentiments. Mais une fois de plus, elle avait peur de perdre quelqu’un au profit du jeune homme. Ce n’était qu’un constat sans la moindre amertume. Mais Peter était sans doute un meilleur soutient qu’elle ne l’était. Moins bizarre, plus drôle, moins excessif et surtout bien moins stupide. Normal, en sommes. Ce qu’elle ne pourrait jamais se targuer d’être. L’originalité avait du bon, mais pas aux yeux de la blonde, qui se passerait volontiers de sa différence. Un aspect de sa personne qu’elle avait autant aimé que détesté au cours de ces vingt-quatre dernières années. Aujourd’hui, c’était plutôt une haine viscérale qui décrivait le mieux son ressenti. Alors, autant dire que si Eliot pensait toujours à elle pour se confier, la belle répondrait présente sans attendre. Et elle ne regretta pas la précipitation qui l’avait conduite jusqu’au pas de sa porte. Depuis sa fenêtre, hormis cette nouvelle habitude qu’elle ne lui connaissait pas, elle n’eut pas le temps d’apercevoir grand chose. Peut être un brin de fébrilité dans sa voix. Ce ne fut que lorsqu’il lui ouvrit la porte que la réalité la frappa brutalement. Son meilleur ami avait l’air épuisé. Les traits tirés sur un faux sourire très léger. Les yeux rougis et cernés. Il ne ressemblait pas au Eliot qu’elle avait l’habitude de côtoyer. Sans qu’il n’ait prononcé le moindre mot, la blonde senti son estomac se nouer à la vue du jeune homme. Elle lui adressa un petit sourire se voulant rassurant, avant qu’il ne se précipite dans ses bras. Inquiète, Leslie referma les siens autour de son ami, le serrant contre elle avec tendresse. « Qu’est-ce qui se passe? » murmura-t-elle sans relâcher son étreinte, pas tant que lui estimait en avoir encore besoin. Lorsqu’Eliot fit un pas en arrière pour regarder la jeune femme, cette dernière s’empressa de prendre sa main dans la sienne. « Tu es tout seul ou tu veux qu’on aille marcher un peu? » proposa-t-elle. Sa voix tremblante témoin de cet angoisse qu’elle peinait à dissimuler. Tout les scénarios possibles lui venaient en tête. Des plus anodins lui paraissant, pour le coup, ridicules. Au plus graves voir très inquiétants. « Qu’est-ce qui ne va pas, dis moi? » reprit-elle face à son mutisme. Elle cherchait vainement son regard, ce dernier se perdait dans le vide, sans doute en quête de mots, des mots justes pour lui dire ce qu’il avait sur le coeur. Hypersensible, Leslie redoublait d’efforts pour ne pas laisser ses grands yeux bleus se remplir de larmes. Pour se donner un peu plus de courage, elle déposa un baiser sur la main de son ami, se réconfortant en se disant que quoique ce soit, Eliot était là. Égoïstement, pour l’instant, c’était assez pour la jeune femme qui naviguait en plein trouble.

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· Re: a shoulder to cry on. · Mer 16 Déc - 19:31
A l’instant précis où Leslie resserra ses bras autour de sa silhouette ébranlée par le deuil, il se laissa enfin aller pour la première fois depuis qu’il avait appris la nouvelle. La douleur accumulée ainsi que toutes les questions qu’il se posait inlassablement disparurent aussitôt au profit de la chaleur réconfortante de son amie. Quelques larmes glissèrent sur ses joues rougies tandis qu’il fermait les yeux pour ne penser à rien, si ce n’était à leurs deux corps entremêlés. Elle lui avait terriblement manqué, voilà à quoi il songea lorsqu’il s’agrippa à elle avec un peu plus de force, comme si elle eut été susceptible de disparaitre à son tour. Il connaissait désormais le poids des choses et des mots, la fragilité de cette vie qu’on pensait peut-être à tort, être acquise. Du jour au lendemain tout pouvait basculer en un claquement de doigt, c’était aussi simple que ça. Jusqu’à présent, la mort avait été un concept flou, une vague idée refoulée dans un coin de sa tête. Il expérimenterait plus tard, or voilà qu’on y était à ce plus tard et il détestait ardemment ce sentiment d’impuissance. À contrecœur, il s’éloigna légèrement, le regard perdu dans le vide. Il repensait à tous ces moments partagés avec Etta, aurait-il agit différemment s’il avait su ? Aurait-il changé quoi que ce soit ? L’absence de réponse le paralysait et l’effrayait, il y avait tellement de possibilités dans un ‘si’. A quoi bon se torturer de la sorte ? Il ne pouvait rien y faire, elle avait été là et puis elle était partie, c’était sans doute injuste mais il devait l’accepter, faire la paix avec lui-même plutôt que de s’abandonner à la colère sourde. La légère pression d’une main qui serre la sienne, le rappela à la réalité tandis qu’il croisait finalement le regard de son amie. L’avait-il appelé pour se confier ou chercher du réconfort ? Il ne savait même plus, tout paraissait tellement confus, à croire que son cerveau prenait un malin plaisir à se jouer de lui… Il eut un petit soupir fatigué et se frotta les yeux. « Non je… Marcher c’est bien, c’est une bonne idée. » Conclu-t-il d’un petit signe du menton, tout en l’invitant à sortir. L’air frais sécha immédiatement sa peau humide tout en lui permettant de respirer de nouveau. Dans sa chambre, coincé entre quatre murs il avait l’impression d’étouffer en dépit de la fenêtre ouverte. « Ça te gène si je fume ? » Il n’attendit pas qu’elle lui accorde sa bénédiction et lâcha ses doigts pour sortir son paquet de la poche de son jean, trop heureux de retrouver le gout de nicotine sur ses lèvres. Depuis que sa mère était décédée, il se réfugiait là-dedans pour calmer ses nerfs à vif. Sans but précis, ils remontèrent en silence la rue où il avait grandi et firent confiance à leurs pas pour les mener dieu sait où en ville. Ce ne fut pas vraiment une surprise quand il constata que par automatisme il se dirigeait vers la forêt. « Ma mère est morte. » Lâcha-t-il brutalement entre deux taffes après avoir retenu l’information trop longtemps. Le dire était une libération, c’était renoncer à l’espoir infime que tout cela ne fut qu’un rêve, c’était reconnaitre la disparation aussi soudaine que brutale de Etta. « Tu te souviens de cette femme dont je t’ai parlé qui travaillait au garage ? Etta ? » Il eut quelques trémolos dans la voix en énonçant son prénom et poursuivit en fixant l’horizon. « Et bien c’était ma mère biologique… Elle me l’a annoncé juste avant de mourir. Moi qui n’ait jamais cherché à savoir d’où je venais, voilà que cette femme que je côtoyais depuis plusieurs semaines tout à fait par hasard, se trouvait être ma mère. Je ne sais pas pourquoi elle ne me l’a pas dit toute suite mais je ne crois pas que ça aurait changé grand-chose. » C’était de loin la phrase la plus difficile et la plus longue qu’il lui avait été donné de prononcer récemment. Il cligna des paupières, effaçant d’un revers de manche les gouttes d’eau qui perlaient au coin des yeux.

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· Re: a shoulder to cry on. · Mar 29 Déc - 21:05

@Eliot Hastings


« Non, pas du tout. » elle eut à peine le temps de formuler sa réponse qu’il avait déjà lâché sa main pour s’en allumer une. Cela ne faisait qu’une courte poignée de secondes qu’il avait écrasé la précédente. Et même elle avec sa sale habitude, n’était pas prête à fumer coup sur coup. Ce qui l’inquiétait d’autant plus que ce n’était pas dans ses habitudes. Elle glissa sur lui un nouveau regard soucieux, se retenant de l’accabler de plus de questions. Il allait finir par s’ouvrir à elle, ils pouvaient toujours tout se dire tout les deux et s’il l’avait appelé, c’était que le jeune homme avait besoin de parler. Quoique ce soit, il voulait en parler à la jeune femme. Patiemment, Leslie se tenait à ses côtés, avançant sans but dans le quartier, avant que sa voix ne s’élève. Un instant, son coeur se serra, elle faillait se stopper net, mais le voyant poursuivre, la jeune femme garda le silence. « Ohh… » elle ne s’attendait pas à une telle révélation, elle s’était imaginée bien des choses sur le trajet, encore plus en voyant la mine défaite de son meilleur ami. Mais certainement pas cela. Ce nom lui parlait en effet, Eliot l’avait mentionné quelques fois. Pourtant, elle n’aurait jamais imaginé une telle chose. « Eliot, je suis tellement désolée. » Une nouvelle fois, elle eut l’envie urgente de le prendre dans ses bras. Mais le voyant poursuivre sa route, comme le besoin de laisser ses pas l’éloigner le plus possible de chez lui, elle se résigna. Au lieu de cela, elle prit sa main qu’elle serra dans la sienne, son regard toujours posé sur lui tandis qu’elle voyait quelques larmes ruisseler sur ses joues. C’était un horrible sentiment d’impuissance. Leslie ne s’était jamais sentie très protectrice, hormis avec Aurora. Sa soeur aînée représentait tout son mode, sa moitié. Les deux blondinettes contre le monde. Elles avaient toujours prit soin l’une de l’autre. Toutefois, en rencontrant Eliot, elle avait comprit ce que c’était que d’aimer profondément quelqu’un. Une personne avec qui vous n’aviez pas grandit, ni vécu toute votre vie. Ce n’était pas le même sang qui battait dans leurs veines. Mais Eliot faisait parti de sa famille, elle ne voyait pas un monde sans le jeune Hastings à ses côtés. Sans son sourire pour illuminer une pièce, ou ses maladresses pour lui rendre le sien. Alors le voir dans un tel état lui brisait le coeur. Elle détestait le voir souffrir et ne pouvoir rien faire pour apaiser sa peine. Un câlin n’y changerait rien, quelques mots non plus. Peut être pouvaient-ils rassurer, apporter un certain réconfort, une présence. Mais seul le temps était réparateur, elle le savait. « Elle ne pensait surement pas partir si vite. » songea-t-elle, comme si cela pouvait changer quoique ce soit. Là dessus, il avait surement raison, hier, aujourd’hui ou demain, quelle différence cela pouvait-il faire? Il l’avait connu et l’avait perdu. « Ce n’était sans doute pas par hasard. Quelque soit ton histoire, cela ne devait pas être facile de trouver le bon moment pour t’en parler. » d’une voix douce et rassurante, la jeune femme essayait d’apporter un peu de sens à cette situation qui n’en avait surement aucun, pour son meilleur ami. Sa propre vie n’en avait pas, et elle avait su la vérité très jeune. Elle ne pouvait qu’imaginer ce qu’il ressentait aujourd’hui, face à ces révélations. « Que lui est-il arrivé? » s’hasarda-t-elle à demander timidement. Ignorant si c’était vraiment ce dont il voulait parler à cet instant. Mais s’il voulait l’envoyer balader pour poser des questions insensibles, elle ne le prendrait pas mal. Pas ce soir. Elle se savait maladroite, il était conscient qu’elle n’avait jamais détenu tout les bons codes et le lui pardonnait bien souvent. Si aujourd’hui n’en faisait pas parti, elle n’irait pas l’en blâmer. Mais la mort, était peut être le sujet qu’elle maîtrisait. Celui qui l’intriguait le plus, certes, mais elle y était confrontée chaque jour. Contrairement à beaucoup, cela ne la mettait pas mal à l’aise, c’était l’une des rares choses d’ailleurs.

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