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 moral of the story


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Justyn Henessy

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· moral of the story · Lun 19 Oct - 14:54
En plein cœur de la nuit, il coupe le moteur de sa moto. Un silence étrange règne dans la rue, cette nuit. Un silence perturbé par deux félins qui miaulent et font mine de vouloir se donner des coups de griffes. Il observe de loin cette scène, dans la pénombre de la nuit d’octobre. Sa journée vient de se terminer. Après avoir passé la soirée à Portland et être monté sur scène, comme la plupart des soirs, il est rentré. Il a quitté le bar de strip-tease juste après s’être changé, en coulisse, n’ayant pas l’esprit à s’attarder autour de quelques verres avec ses amis. Il range son casque dans le coffre de sa moto, puis récupère ses clés dans son sac à dos. Il ne perd pas un instant pour rentrer chez-lui. Il sait que Duff l’attend pour sa sortie nocturne. Aussitôt monté, le blond redescend, accompagné de son chien qui trottine à côté de lui. Dans sa main, il tient la laisse, qu’il apporte toujours avec eux, au cas où il aurait à retenir son compagnon – jusqu’à présent, il n’avait jamais eu à l’utiliser, Duff lui étant bien trop fidèle pour oser s’aventurer plus loin et quitter son champ de vision. Lors de ses promenades, ils prennent souvent le même chemin. Justyn profite du calme ambiant, tout en gardant un œil sur Duff. Il croise quelques habitants, qui rentrent chez-eux, après une soirée arrosée – du moins, c’est ce qu’il devine en croisant ce jeune homme titubant et se retenant sur l’épaule de son pote. Le strip-teaser finit par faire demi-tour et rentrer chez-lui. Il regagne son appartement, où il se défait de sa veste. Il se rend dans sa cuisine pour se faire un dernier café – un décaféiné, pour être exact. Il attrape sa tasse et s’installe dans son canapé. Il n’a pas le temps de se munir de sa télécommande qu’il entend un bruit émanant de sa porte d’entrée. Il n’a pas de mal à deviner qui peut bien se trouver derrière la porte, à cette heure-ci de la soirée, qui peut avoir l’idée de le retrouver. Un rictus étire ses lèvres, il n’a pas le temps de dire quoique ce soit, que sa silhouette apparaît déjà dans l’ouverture de la porte d’entrée. Gabriela Ortega est là. « Je te fais un café ? », qu’il lui demande, en se tournant vers elle. Il se lève pour aller vers elle. D’habitude, il ne lui faut pas longtemps pour qu’elle retombe dans ses bras. Il ne la quitte pas du regard. « Elle a été si pourrie que ça, ta soirée, pour que tu tires la gueule de la sorte? ». Il pose son regard insistant et interrogateur sur elle, ne la quittant pas du regard. Il comprend rapidement qu’elle n’a pas la tête à vouloir se perdre dans son lit immédiatement. Il croise les bras, alors qu’à ce même moment, Duff s’installe dans son panier, installé dans un coin de l’appartement. Il comprend à son regard qu’elle a quelque chose à lui annoncer, quelque chose à lui dire.

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· Re: moral of the story · Ven 30 Oct - 20:16
Ce soir Gabriela n'avait pas franchement eu la tête dans son boulot. Et heureusement pour elle, elle ne devait pas rester jusqu'à la fermeture. Ses danses avaient été mécaniques, bien loin de ce qu'elle faisait habituellement. La portoricaine n'avait qu'une hâte : rentrer chez elle -ou plutôt foncer jusqu'à chez Justyn. C'était devenu une habitude, bien plus ancrée que ce qu'elle ne pensait, et plus les jours passaient, plus elle se disait que cette fausse bonne idée (à quel moment s'en était une vraie que de remettre ça avec son ex?) allait lui retomber dessus à un moment ou à un autre. Et elle commençait à se demander si ce n'était pas le moment.
C'est en trombe qu'elle arrive devant chez son ex, dans sa vieille voiture qui mériterait bien un énième passage chez le garagiste. L'état de sa voiture est à l'image de son humeur depuis plusieurs jours. Moins énergique, plus triste, un petit quelque chose qui semblait avoir switché. Si Gabriela n'était surement pas la fille la plus souriante au premier abord, elle l'était au moins avec son entourage. Elle toque -plus par politesse qu'autre chose parce qu'elle n'attend pas que Justyn lui ouvre pour passer la porte d'entrée. « s'il te plait, oui » elle aurait bien été tentée de se descendre un shot de tequila, mais le café est sans doute plus raisonnable. « c'est sûr qu'en me balançant que j'ai une sale gueule, ça va tout de suite aller mieux » rétorque-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine. Ça commençait bien. Elle soupire, continue d'avancer dans l'appartement avec le regard du blond, toujours fixé sur elle. Et elle ne savait pas ce qu'elle en pensait. Est-ce que la rassurait, ou ça l'agaçait plus que de raison ? Sans doute les deux, aussi paradoxal que ça pouvait être. « j'ai du retard » lache-t-elle sans plus de cérémonie. « mes règles, du retard... » précise-t-elle en voyant sa tête. Elle n'avait pas fait de test, à peine si elle osait, mais elle avait besoin de le dire avant de complètement exploser.  Elle n'avait jamais eu de retard, alors forcément, elle se posait quelques questions. Sans franchement réfléchir, Gaby attrape l'un des coussins pour le balancer à la tête du blond. « si tu mettais des capotes, ça arriverait pas ! »  faire preuve de mauvaise foi n'était sans doute pas une très bonne idée, mais c'était la première réaction qui lui était venue, comme pour se protéger et ne pas laisser le reste la submerger, alors qu'au fond, jamais elle ne lui avait demandé de prendre ses précautions. A peine si ça leur avait effleurer l'esprit. Ni à lui, ni à elle, à toujours se laisser submerger par le désir sans prendre la peine de réfléchir un dixième de seconde. Parce qu'elle l'avait toujours voulu entier, sans le moindre bout de plastique entre eux, en se disant que les conséquences, c'était bien loin d'eux. Toujours pour les autres, rarement pour soi.

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· Re: moral of the story · Sam 31 Oct - 15:03
Gabriela n’attend pas qu’il vienne lui ouvrir pour s’inviter dans son antre masculine. Il faut dire qu’elle est devenue une habituée des lieux, depuis plusieurs semaines. Sans attendre, il lui propose un café. Ca aurait pu être une bière, un verre de vin ou un shot de tequila à la place d’une tasse de café. Il hoche la tête, quand elle approuve l’idée de boire du café. Il se dit que dans l’état dans lequel elle lui revient, le café est sûrement le meilleur combo qui puisse parmi les breuvages qu’il peut lui offrir – il aurait pu lui proposer un verre d’eau, mais elle aurait sûrement eu l’impression qu’il se fout d’elle. Justyn se dirige vers sa cuisine pour préparer la boisson chaude de la belle brune. «  Oh, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit », rétorque-t-il, en se défendant un peu trop agressivement, quand Gabriela semble être devenue sur la défensive, étrangement. Il n’avait pas voulu paraître mauvais ou méchant, il avait un commentaire banal sur la journée qu’elle venait de passer. Une journée qui semblait être difficile. Du moins, c’est ce qu’il en a déduit quand il voit ce visage blasé qu’elle affiche – il n’a pas autant dit qu’elle avait une sale gueule, parce que malgré son air boudeur et blasé, Gabriela n’est reste pas moins Gabriela. Une nana belle et désirable, séduisante et excitante. Il attrape une tasse pour la remplir de la boisson chaude. Il essaie d’oublier, dans un recoin de sa tête, la façon dont elle vient lui adresser la parole.
La tasse remplie, il revient dans le salon pour la lui tendre. C’est ce moment précis que la portoricaine choisit pour lui annoncer que… qu’elle a du retard. Il sourcille légèrement, l’air curieux et ne comprenant vraiment pas là où elle voulait en venir. «  Ah... », peine-t-il à articuler, quand son interlocutrice tente d’être plus explicite. Elle a du retard, dans ses menstruations. Justyn n’est pas une femme mais il a assez bien compris le système biologique des femmes pour comprendre que des retards dans les règles ne sont jamais de bon présage pour un pauvre type comme lui. Il se pince les lèvres, tentant de trouver les mots qu’il pourrait lui prononcer. Doit-il la rassurer, dans cet instant ? Lui dire que ce n’est pas grave ? Oui, ce n’est pas grave… après tout, cela ne veut pas pour autant dire qu’elle est… non. Il ne veut pas y croire. «  Pardon ? C’est de ma faute maintenant ? », répond-il brusquement quand elle remet la faute sur lui. «  Tu ne veux pas non plus qu’on mette la ceinture ? », siffle-t-il, en roulant des billes. La ceinture de chasteté, ça va de soi. «  T’as fait un test au moins ? », qu’il lui demande, comme pour essayer de se rassurer et de se raccrocher à quelque chose.

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· Re: moral of the story · Dim 8 Nov - 22:29

Gabriela ne réplique rien. A la place, elle reste avec sa tête des mauvais jours. Elle n'était pas des plus souriantes en temps normal (non pas parce qu'elle faisait la gueule, mais juste parce que c'était sa tête), mais aujourd'hui, on voyait clairement que quelque chose ne tournait pas rond. Elle soupire, lève les yeux au ciel, mais malgré tout ce bordel, la présence de justyn a quelque chose de rassurant. Ou c'est peut-être l'effet de son t-shirt parfaitement ajusté qui aurait tendance à la faire changer d'humeur. Comme si le sexe lui permettait de penser à autre chose alors que c'était ces mêmes envies qui l'avaient foutu dans cette situation (ou possible situation). Ce n'était pas compliqué, dès que Justyn était dans les parages, ça se finissait à poil, sur le plan de la cuisine, dans le canapé du salon, sous la douche ou dans son lit... Ou encore à l'extérieur quand ils se décidaient de se laisser aller à chacune de leurs pulsions ou pour tester autre chose. En plus d'avoir une volonté de se contrôler proche de zéro, ils ne faisaient absolument pas gaffe aux risques.
La portoricaine attrape la tasse de café et le remercie doucement avant de lacher sa bombe. Il articule à peine un mot, sans doute le temps d'intégrer ou de réaliser. Mais Gaby, elle, s'énerve. Ou en tout cas, elle déverse sa frustration sur la seule personne présente dans la pièce avec elle. « tu veux que ça soit celle de qui d'autre ?! » parce qu'elle ne couchait avec personne d'autre, il ne mettait pas de capote, et ne se retirait pas non plus -alors qu'elle ne lui avait jamais demandé quoique ce soit et se plaisait bien dans leur schéma habituel. Mais la mauvaise foi de Gabriela prenait sérieusement le dessus. Elle lève les yeux au ciel à sa question « t'es con ou quoi ?! Arrête tes conneries. » une ceinture de chasteté, manquait plus que ça. « Non, pas eu le temps. » Faux. Elle aurait eu le temps. Elle aurait pu prendre le temps, mais elle était trop flippée du résultat. Et ça se voyait dans chacun de ses gestes, dans cette espèce d'hyperactivité qu'elle avait ce soir, submergée par tout un tas d'émotions. Elle finit par reposer sa tasse, incapable de la boire et ses mains tremblaient sans doute un peu trop alors qu'elle faisait les cent pas, non pas sans jeter un coup d'oeil à justyn de temps en temps. « Je ne PEUX PAS être enceinte » non pas qu'elle en était physiquement incapable, mais cette idée lui était impossible. Cette idée l'angoissait. Parce qu'il y avait trop de choses dans sa famille, trop de choses qu'elle s'interdisait de transmettre à qui que ce soit. « c'est pas envisageable, c'est tout » qu'elle crie sans vraiment s'en rendre compte. Et sans même parler du fait qu'ils n'étaient pas non plus ensemble (un détail sans doute), et surtout pas prêts. Elle attrape alors un coussin, se met à hurler dedans sans se soucier du reste, comme si elle sentait qu'elle allait exploser ou que le sol se dérobait sous ses pieds. C'était comme si dernièrement, tout ne tournait plus rond.  

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· Re: moral of the story · Sam 14 Nov - 16:17
Il peine à réaliser la nouvelle. Tant elle paraît improbable à ses yeux, tant il est impossible qu’ils ne viennent intégrer un nouveau élément à leur équation. Il est, dans un premier temps, incapable de réagir, un seul son parvient malgré tout à franchir la barrière de ses lèvres. Il n’a jamais été préparé jusqu’à présent de se retrouver dans un tel contexte, où une nana (certes, ce n’est pas n’importe quelle nana) vient lui annoncer qu’elle serait enceinte (il préfère utiliser encore le conditionnel car rien ne semble encore sûr). Il enregistre l’annonce, comme un coup de massue, avant de se défendre quand elle l’accuse. « La tienne aussi », et non seulement sa faute. Il ne tarde pas à réagir. Il lui rappelle qu’il n’est pas le seul protagoniste de leur relation, elle en fait partie aussi. Ils sont deux dans cette histoire. « Bah quoi ? Ca réglera le problème, non ? », qu’il réplique, un peu mauvais, quand elle ne tarde pas à réagir lorsqu’il suggère de porter la ceinture de chasteté, chacun de son côté.
Dans cet instant, Justyn tente de se raccrocher à un semblant de réalité : le test que Gabriela a fait. Il s’arrête de réfléchir, quand elle lui donna sa réponse. « Pas eu le temps ? Pas eu le temps ? », qu’il répète, alors que les battements de son coeur commencent à s’agiter en son for intérieur, se gonflant de cette ire sourde. « Tu te fous de moi ? T’as pas eu le temps ? », il lui demande, brusquement. « Tu débarques comme une fleur chez-moi pour m’annoncer que tu es enceinte et t’as pas eu le temps de faire un putain de test ? », il continue, la colère annihilée. Il y a quelques années, il aurait probablement réagi autrement. Il n’aurait rien dit mais il aurait donné du poing. Il s’en serait pris à elle, ce qu’il est, aujourd’hui, incapable de faire. Il lâche un lourd soupir, traduisant son agacement face à cette situation dans laquelle Gabriela semble les avoir mis. Il se laisse tomber dans son canapé, assommé par ses remous internes. Il se gratte le haut de son crâne, comme pour essayer de leur trouver une solution, une issue pour reprendre le contrôle de leur relation qui semble soudainement leur filer entre les mains, qui semble avoir décidé de ce qu’ils vivraient ensemble. Mais, ses réflexions sont interrompues par la belle brune. Il lui lance un regard, silencieux, quand elle semble être devenue une furie. Elle est passée de calme à tempête. Ses cris raisonnent dans son appartement : il est probable que son voisin l’ait entendue. Il guette chacun de ses mots, chacun de ses gestes, sans réagir, parce qu’il se dit que rien ne sert à discuter avec elle à cet instant, qu’elle n’est pas en état pour échanger avec lui, alors il laisse ses mots glisser sur lui. Il aimerait lui dire que lui aussi ne peut pas être père, que cette perspective ne sera jamais envisageable pour lui, il aimerait la rassurer. Mais il sait que cela n’aura aucun effet.
Il attend encore quelques minutes. Une vingtaine de minutes semble s’être écoulée. Gabriela semble être redevenue plus apaisée en apparence. Justyn lui attrape doucement le bras pour l’installer dans son canapé. « C’est bon ? », il souffle, en sa direction. « Ta crise d’hystérie, là ». Il attend qu’elle soit raisonnée pour reprendre la conversation. « Je ne peux pas non plus », il énonce. « Être père », parce qu’il n’a pas le CV pour, parce qu’il a un putain de passif derrière lui. Il croise son regard, dépose sa main sur sa cuisse, comme pour la rassurer, comme pour lui montrer qu’il est là. « Tu sais quoi, on ira ensemble faire ce test », du moins, il l’accompagnera. « Avant, j’irai acheter un test à la pharmacie d’en bas », qu’il signale. Il y a autre chose qui l’interpelle à cet instant : « ça t’arrive souvent ? Ces crises ? », il lui demande.

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· Re: moral of the story · Dim 22 Nov - 22:11

Au moins, il ne sous-entendait pas qu'elle se tapait qui que ce soit d'autre, mais il avait raison : c'était de sa faute à elle aussi. Mais dans sa colère, sa peur -et sa mauvaise foi ; Gaby ne voulait ni reconnaître sa faute, et encore moins s’appesantir dessus. Mais c'était clair et net, ils étaient deux, c'était leur problème à tous les deux, tout autant. Seulement c'était bien plus simple que de rejeter la faute sur un simple non port de capotes de la part de son ex, alors qu'à ce niveau, bien que c'était lui qui était censé s'en charger, ils étaient tous deux fautifs : trop pressés, trop intenses, trop irresponsables... Le besoin de sentir l'autre, chaque partie, sans rien entre eux, quitte à mettre la sécurité aux oubliettes. « c'que t'es con quand tu t'y mets » lache-t-elle en levant les yeux au ciel.
Ses yeux s'écarquillent alors qu'il répète ce qu'elle vient de dire. Etait-il devenu sourd pendant la journée et pendant ce laps de temps où ils ne s'étaient pas vus ? Elle la voit, cette veine qui palpite un peu fort contre sa tempe, signe que le blonde commence à s'énerver et perdre patience. Manquait plus que ça, qu'elle pense. « et bah je dégage si tu veux » ça règlerait une mini partie du problème, en enlevant le 'tu débarques comme une fleur' sans qu'elle n'ait fait de test. Elle était flippée et il ne semblait pas le comprendre ou même le remarquer. Même si être dans le doute était insoutenable, parfois, avoir une réponse était pire -c'était en tout cas comme ça que Gabriela voyait les choses. Mais rien, pas un mot, pas une réponse, si ce n'est son cul qui se laisse lourdement tomber dans le canapé. Alors c'est elle qui perd les pédales, elle qui sent ses nerfs vriller, et peu importe ce qui régit son être. Elle hurle dans l'un des coussins, étouffant une bonne partie du bruit -et épargnant ainsi, involontairement, les tympans d'hennessy. Et lorsqu'elle a fini de s'esquinter la voix, elle fait les cent pas, comme pour contenir le deuxième cri qui aurait menacer de sortir. Ça ne la libère pas autant qu'elle l'aurait voulu. Un peu, mais pas assez, et elle manque de sursauter lorsque justyn l'attrape doucement par le poignet, loin de la colère qu'il a exprimé quelques minutes avant. Elle se laisse tomber à ses côtés mais tourne vivement la tête à ses mots. « Ma crise d'hystérie ?! » il y a trop de choses qui tournent dans son crâne, trop de choses qu'elle ne contrôle pas, et l'envie de le gifler lui traverse l'esprit, mais elle prend sur elle, puise dans toutes ses forces pour ne pas le faire. Ce n'est pas de sa faute. « tu crois que je suis folle ? » elle se crispe, recule, pense un instant à sa mère et à sa propre réaction lorsqu'elle était petite. La machoire toujours crispée, elle écoute tout de même ce qu'il dit, mais ça lui fait secouer la tête, comme s'il ne comprenait pas -à juste titre, il n'était pas devin- ce qu'elle voulait dire. « non, tu comprends pas. C'est pas que j'suis pas prête, enfin, j'le suis pas mais... enfin j'peux pas » elle soupire, prend sa tête entre ses mains, comme si ça allait lui permettre de tout oublier. Son histoire, sa mère, ses problèmes, ce qu'elle refuse d'admettre ou de confirmer. Tout ce bordel. « okay » au moins faire un test acheté en grande surface, ça sera déjà ça, même si ça ne la rassure pas plus. Et est-ce qu'elle serait capable d'avorter ? Pas la moindre idée, et c'est une situation dans laquelle elle n'aimerait pas être. Elle se crispe encore, soupire une nouvelle. « c'est pas des crises ! » elle ne sait pas comment l'expliquer, elle ne sait même pas si elle a envie de partager cette partie de sa vie, et de ce que ça impliquerait. « tu comprends pas » et comment pourrait-il ? elle est déjà à bout, avec les yeux humides, alors que la voir pleurer est une chose extrêmement rare. Pas que ça ne lui arrive jamais, mais toujours à l'abri des regards.  

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· Re: moral of the story · Sam 28 Nov - 20:52
Justyn ne réagit pas au commentaire émis par Gabriela Ortega. Plutôt que de se renvoyer la faute, il recentre le sujet de la conversation sur le test que la brune aurait fait – car elle ne pourrait pas être aussi certaine si elle n’avait pas fait un test de grossesse –. Sa réponse ne manque pas de le faire réagir. Son corps laisse transparaître une certaine ire, au moment où il réagit. Dans son énervement, il répète les mots utilisés par Gabriela. Elle n’avait pas eu le temps. Cette excuse n’est pas recevable, pour le blond. Il agite, nerveusement, la tête, comme agacé par la situation dans laquelle la brunette vient de les mettre. Il est incapable d’agir, parce qu’il est parvenu à étouffer les fantômes du passé, à les asphyxier. Il pousse un soupir bruyant et lourd, quand il l’entend répliquer. Elle propose une option:celle de partir – ce n’est pourtant pas ce qu’il lui a dit. « T’as fini de déformer chacune de mes phrases là ? », il lui demande. Il dodeline légèrement la tête, sous l’effet de la colère, de l’énervement. « Tu restes là », qu’il reprend, plus autoritaire, plus fermement, avant de s’adoucir et de calmer ses sirènes internes. Il se contrôle, il prend sur lui et finit par se laisser retomber dans le canapé, comme pour reprendre ses esprits, comme pour réaliser ce qu’il peut leur arriver mais ses pensées sont vite chamboulées par le cri, le hurlement sorti de ses tripes de la jeune femme. Pendant quelques temps, il la laisse s’époumoner car il sait qu’il est incapable de la ressaisir dans un moment pareil. Il finit par l’attraper, doucement, tout doucement,par le poignet et la tire délicatement pour qu’elle le rejoigne dans ce canapé qu’ils connaissent trop bien. Il la questionne et sourcille légèrement devant sa réponse. Il s’apprête à lui répondre quand elle reprend la parole. « N’importe quoi ! Ne me fais pas dire un truc que je ne pense même pas », articule-t-il, d’une voix blanche. C’est délicat de définir la folie. Nombreux sont ceux qui viennent coller au mot « folle » tous leurs fantasmes. Il serait incapable d’utiliser le mot de folie, parce qu’il ne le connaît pas, parce qu’il ne l’a pas côtoyé. Il ne la quitte pas du regard et remarque qu’elle recule, à mesure qu’il prend la parole. « C’est ce que tu veux, Gabriela ? Que je te dise que tu es folle ? C’est ça que tu veux ? », il lui demande, il insiste, est-ce que c’est ce qu’elle recherche à cet instant précis ? Elle n’aura qu’à lui donner son accord et il lui offrira ce qu’elle désira, comme pour, une nouvelle fois, la satisfaire. Il a un pincement au coeur, quand il prononce ces mots, aussi étrange que cela est.
Alors, par la suite, il essaie de calmer l’électricité palpable entre eux, il essaie de calmer la foudroyante Ortega. Selon elle, il ne comprend pas. Il hausse légèrement les épaules, avant de se redresser dans le canapé. Il pose ses mains sur ses genoux, se penchant légèrement. Il lance un regard, au loin, en direction de la cuisine, où son fidèle compagnon observe la scène. Il lui propose alors d’aller lui acheter un test, tout à l’heure, à la pharmacie au coin de la rue – ce qui lèvera le doute – et de l’accompagner si elle souhaite faire des tests plus approfondis, afin d’être certaine de ne pas être enceinte (ou de l’être). Elle accepte sa proposition, il hoche la tête, et laisse entendre un « très bien ». Finalement, il la questionne sur cette crise – il ne sait pas si c’est le mot qu’il faut employer mais, à défaut, il l’utilise quand même. « C’est quoi alors ? », il l’interroge, quand elle lui affirme que ce n’est pas des crises. C’est quoi, si ce n’est pas des crises. Elle réitère ses propos, sur le fait que Justyn ne comprend pas. Il ne comprend pas, Justyn. Pourquoi ? Il fronce alors, il aimerait lui poser la question mais les mots ne parviennent à franchir la barrière de ses lèvres. « Ce que je comprends, c’est : que tu paniques, non pas parce que tu ne veux pas d’enfant (tu en veux sûrement, c’est naturel d’avoir ce sentiment maternel) mais parce que tu ne peux pas », il répète, comme cet élève sérieux qu’il n’a jamais été. « et je comprends que... », il laisse sa voix en suspens, ne sachant comment formuler cette phrase pour ne pas la braquer, pour ne pas la brusquer, pour ne pas la froisser. Son regard se pose sur son visage où les larmes perlent à flot. Il ne bouge pas. Il pourrait la prendre dans ses bras, tendrement, mais il en est incapable. « que tu flippes démesurément », il commente, de sa voix neutre.

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· Re: moral of the story · Mar 22 Déc - 18:57

« tu m'emmerdes » qu'elle marmonne alors qu'il l'agace, exactement comme avant. Pourtant, c'était bien la première fois que cette situation se présentait. Mais il ne disait rien qui lui allait, tout qui sonnait de travers. Et elle, elle avait les nerfs qui partaient dans tous les sens. Elle hausse un sourcil lorsqu'il lui intime l'ordre de rester, presque un défi dans le regarde de la brunette. Justyn lui donnait rarement des ordres -ou du moins, elle ne le prenait jamais de cette façon- sauf lorsqu'ils s'engueulaient ; et c'était arrivé un sacré paquet de fois la dernière fois. Elle retient un 'sinon quoi' qui menace de passer la barrière de ses lèvres, mais elle le retient, de justesse. Ce qu'elle ne retient pas, c'est le cri qui s'échappe, celui qui vient des tripes. Il devait sortir, laisser échapper tout ce qu'elle ressent. Ses craintes, sa frustration, la colère de toute une vie. Ce qu'elle a jamais dit sur sa mère et ce qu'elle continue de passer sous silence. Son père n'a cessé de lui demander d'en parler. A lui ou à quelqu'un de plus professionnel -conversation qu'elle finit toujours par conclure qu'ils n'ont pas assez de fric pour se permettre de le dépenser dans des choses pareilles. Elle soupire, retient une autre réflexion, mais même elle sait que ce n'est pas le moment. Pourtant, une part d'elle -malgré le fait qu'elle démarre au quart de tour- a vraiment l'impression que c'est ce qu'il a voulu dire. Remettre en question sa santé mentale en prenant quelques raccourcis. « J'te le conseille pas » le coupe-t-elle en pointant un index vif et (légèrement) menaçant dans sa direction. Ce serait sans aucun doute la dernière chose à faire. Elle risquait d'exploser, plus encore que maintenant. Si Justyn pouvait se vanter de connaître Gabriela -plus que d'autres- il ne l'avait jamais vu ainsi.
Malgré tout, elle essaie de se calmer, parce qu'elle sait que rien de bon ne sortira de tout ça. Et puis, il a raison, tant qu'elle n'a pas fait le test, autant ne pas paniquer totalement. Mais plus facile à dire qu'à faire en ce qui la concernait. Elle n'avait jamais de retard, alors pourquoi maintenant si ce n'était pour une bonne (mauvaise) raison ? Un autre soupir s'échappe ne sachant pas comment formuler ça, et pas certaine de vouloir l'aborder si elle était honnête avec elle-même. « laisse tomber » mais ce serait trop beau. Plus posément, il énumère les faits, et ses réactions. Elle ne voit pas comment ne pas en parler, pourtant, ça reste bloqué au fond de sa gorge. « je peux en avoir... » aucun problème de fertilité (ou pas qu'elle sache, elle ne s'était jamais posée la question). « c'est...  j'crois qu'il y a un problème génétique. Et j'veux pas qu'un môme subisse ça » soupire-t-elle. « mais laisse tomber, d'accord. je...  c'est compliqué » compliqué parce qu'elle a toujours flippé de savoir -mais au fond, ne le sait-elle pas déjà ? Ce serait qu'avoir la confirmation, et finalement, c'est y faire face, rendre ça réel qui la panique : être et devenir comme sa mère.

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· Re: moral of the story · Mer 23 Déc - 17:27
La façon dont Gabriela déforme ses propos l’agace au plus haut point. Il sent que dans ses entrailles ça commence à s’agiter. Il sert du poing, nerveusement. La tournure de cette entrevue lui donne à revoir ce qu’était leur relation passée car force est de constater que depuis leurs retrouvailles tout paraissait tranquille entre eux. Il n’y a pas eu de cri, de colère et de disputes comme par le passé. Pourtant, ce soir, leur relation semble prendre un nouveau tournant ou semble revêtir les discordes de leur relation sentimentale passée. Pourtant ils ne sont pas ensemble – du moins, Justyn ne le veut pas le reconnaître –. Il pousse un soupir alors qu’il cherche à la provoquer par ses paroles. Veut-elle qu’il dise d’elle qu’elle est folle ? Il ne le fera jamais car, à aucun moment, cette pensée ne lui a frôlé l’esprit. Gabriela n’est pas folle. Elle est Gabriela tout simplement, bien autre chose que de la folie. Son regard se confronte au sien, sans ciller. Elle commence à s’agiter elle aussi : ses gestes se font plus directifs, plus durs comme cette façon dont elle a de le pointer du doigt à ce moment de la conversation. A ces quelques mots, il hoche la tête. Il ne le lui dira pas. Il ne lui dira pas parce qu’elle ne lui a pas demandé. Il n’ira pas contre la volonté de la jeune femme, ni contre ses propres pensées alors il ne dit rien.
Il reste silencieux, un bref instant. Il essaie de comprendre. Comprendre ce qu’il se passe ? Comprendre pourquoi Gabriela se met dans un tel état ? Il veut comprendre. Tout simplement comprendre. Mais la belle brune estime qu’il ne le peut pas. Pourquoi ? Pourquoi ne pourrait-il pas comprendre ? Il est certain que Justyn n’est pas le plus lettré des contacts de la portoricaine, ni le plus diplômé (il n’en a aucun) mais est-ce suffisant pour estimer qu’il ne le puisse pas ? Estimer qu’il ne puisse pas comprendre ? Alors il lui partage son ressenti, il lui fait part de ce qu’il estime avoir compris de sa situation. Son regard azuréen épie sa réaction. Serait-ce parce qu’elle ne veut pas avoir d’enfance ? Ou bien parce qu’elle ne peut pas ? Vouloir et pouvoir. Voilà là bien deux différences. Rapidement la jeune femme le corrige : elle peut avoir des enfants. Il hoche la tête. Il arque un sourcil quand elle explique un problème génétique, et son souhait de ne pas le faire subir à un enfant. « Non, je ne suis pas d’accord », énonce-t-il clairement, quand elle l’intime doucement de laisser tomber. Il ne laissera pas tomber, sûrement la faute à cet entêtement qui peut le caractériser par moment. Il lui attrape doucement le poignet afin de la faire se rasseoir près de lui, sur son canapé. Il se tourne légèrement vers elle, afin de lui faire face et de pouvoir discuter avec elle. Discuter et non pas se disputer, s’engueuler comme ils ont pu commencer à le faire au début de cette conversation. « Tu vois, ma psy serait là, elle te dirait que ça ne tient qu’à toi de ne pas vouloir reproduire le schéma familial, de ne pas vouloir refaire le même parcours que ta mère : parce que ton problème génétique, c’est ta mère, n’est-ce pas Gabriela ? », il souffle, d’une voix qui se veut étonnamment rassurante et bienveillante à l’égard de son interlocutrice parce que, pour la première fois, il pense à ne pas vouloir faire de mal avec ses paroles. C’est la première fois qu’il évoque sa psychiatre et les entrevues qu’il a avec elle. « Ta mère est ce qu’elle est et ça ne définira jamais ce que tu es et qui tu es », il continue. Il pose son regard sur le faciès de la belle brune. « Ca ne le sera jamais parce que ce problème, comme tu dis, tu vas le prendre à bras le corps et le résoudre différemment qu’elle. » Il marque une pause. Il repense à cette scène que Gabriela a pu lui offrir quelques minutes auparavant, ce cri sorti de ses entrailles. C’est la première fois qu’il la voit dans un pareil état. « Tu as déjà envisagé de le résoudre ? Je veux dire à résoudre ce problème, à résoudre ces crises », il lui demande. « Tu te souviens si ta mère faisait des crises comme les tiennes ? Est-ce qu’elle était – est ? – bipolaire ? Est-ce que tu penses l’être toi aussi ? », il s’interrompt. « Je sais que tu ne veux pas que je prononce ce mot-là, mais crois-moi jamais ce mot-là dans ma bouche ne sera une insulte à ton égard. Je te le promets », il vient poser sa main sur sa cuisse.

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· Re: moral of the story · Mer 30 Déc - 17:52

Gabriela a toujours été une bombe à retardement. Peut-être pas dès sa naissance, mais elle l'a toujours été, et encore un peu plus au fil des années. Elle était sanguine -malgré des efforts constants à essayer de se contrôler devant les autres- imprévisible, impulsive et explosive. Si parfois elle n'explosait, c'était pour mieux le faire plus tard, consciemment ou pas. Certaines fois, c'était plus dur que d'autres, comme si elle n'était plus du tout maitre de ses émotions ou de tout ce qu'il se passait à l'intérieur de sa tête. Comme si sa pensée avait sa propre pensée, autre chose qu'elle-même. Un vrai casse-tête qui la rendait complètement dingue. Comme ce soir, et ce n'était pas seulement parce que Justyn était excellent pour jouer avec ses nerfs.
Il l'agace et lui tient tête, mais dans certaines circonstances, Gabriela sait aussi qu'elle a besoin de ces personnes qui lui tiennent tête, parfois même qui la remettent en place avant qu'elle ne vrille trop violemment. Justyn avait toujours deviné pas mal de choses dans sa vie, mais il y a des sujets qu'ils n'avaient jamais abordé. Elle avait toujours préféré ce flou artistique où ils devinaient et supposaient plus qu'ils ne savaient réellement. Alors maintenant, c'est compliqué de mettre des mots sur ce qu'il se passe chez elle, dans sa tête. C'est pas simple de lui dire ce qu'elle ressent et d'expliquer des choses qu'elle comprend à peine et auxquelles elle refuse de faire face. Alors le plus simple, c'est encore de lui dire de laisser tomber, de faire comme elle, de mettre ça sur le coup d'un pétage de cable et de passer à autre, tout en se doutant que ça restera encore dans un coin de sa tête. Elle se rassoit, se laisse un peu plus faire qu'il y a quelques minutes. « Ta psy ? » répète-t-elle un peu  incrédule comme si c'était la seule chose qu'elle avait retenue de sa phrase avant de doucement secouer la tête. « c'est elle. » souffle-t-elle. Elle n'en parlait jamais -du moins très rarement. La portoricaine ne sait même pas si elle est encore en vie. Elle sait seulement qu'elle avait fini par être libérée mais pour le reste... elle pourrait avoir refait sa vie comme être internée dans un hopital psychiatrique qu'elle n'en savait rien. « pourquoi tu vois une psy ? » ça la perturbe, non pas qu'il en voit une, mais parce qu'il ne l'avait jamais évoqué et qu'elle imagine difficilement justyn parler à qui que ce soit. Elle soupire, et sait ce que les paroles de justyn signifient : elle doit voir un médecin, faire tout un tas de test avec et avoir un diagnostic. Et sans doute des médicaments. « j'ai toujours eu peur du résultat. J'ai pas envie d'être comme elle. C'était... pire. Pire que ça, pire que tout » elle avait complètement pété un cable. Si ça avait été gérable pendant les premières années de son enfance, gaby se souvient que sa mère a perdu les pédales par la suite. A commencer par son enlèvement, l'interdiction de mettre un pieds en dehors de leur taudis... elle prend son visage entre ses mains, se penche en soupirant. « ouais. J'ai jamais voulu en avoir la certitude » elle se laisse basculer, laissant sa tête reposer sur les cuisses de justyn, recroquevillée en laissant le mot raisonner dans son crâne. Bipolaire. Sa propre mère n'avait jamais pris son traitement au sérieux, pensant qu'elle allait 'bien' et que tout était sous contrôle. Et ça avait été le contraire.

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· Re: moral of the story · Jeu 31 Déc - 12:16
Justyn peut bien trop souvent se montrer borné. Gabriela sait très bien qu’en lui disant de lâcher l’affaire, il s’évertuera de continuer. Car le blond est bien décidé à ne pas lâcher l’affaire. Il l’écoute, sans une once de jugement dans son regard – car il serait mal venu de le faire. D’ailleurs, les quelques mots de la portoricaine résonne en lui : il repense alors à sa psychiatre, à comment elle aurait géré la situation et, surtout, comment elle aurait mené (de main de maître, il est certain) cette entrevue avec la jeune femme. C’est bien la première fois qu’il évoque l’existence d’une psy dans son quotidien – pourtant, cela ne date pas d’hier. Il hausse légèrement les épaules, quand Gabriela semble se focaliser soudainement sur cette nouvelle donnée concernant l’américain. Il hausse légèrement les épaules, comme pour lui signifier qu’il n’y a rien à redire à ce propos. Dans ce discours mimétique, il parvient malgré tout à effleurer du boit des doigts le problème de Gabriela Ortega : sa génitrice, sa mère. Elle confirme ses pensées : c’est elle, c’est sa mère, la source de ses problèmes. Jusqu’à ce soir, ni lui ni elle n’avait évoqué l’existence de la mère d’Ortega. Il n’avait jamais jugé essentiel de la questionner sur l’absence de cette femme dans sa vie – sûrement parce qu’il n’est pas étranger aux problématiques familiales et qu’il les connaît trop bien. Même lors de ses rares échanges avec le père Ortega, il n’avait jamais parlé de son ancienne femme et de la mère de sa fille. Finalement, la voix de la brune s’élève de nouveau : elle veut savoir pourquoi il consulte une psy. « Parce que j’adore parler », il répond ironiquement. Il capte le regard de Gabriela, qui ne semble pas convaincue par ses propos. Après tout, elle le connaît suffisamment pour savoir qu’il n’est pas le garçon le plus loquace de Windmont Bay, d’autant plus lorsque cela concerne son intimité. « Tu as encore des choses à découvrir à mon sujet », il énonce et hausse légèrement les épaules. Lui aussi a ses problèmes. Bien différents de ceux de Gabriela. D’ailleurs il préfère revenir sur la problématique de cette dernière plutôt que de s’appesantir sur les siennes. «Tu ne seras jamais comme elle, Gabriela. Jamais », il souffle, comme pour la rassurer. Il pose sa main sur sa cuisse, comme pour la rassurer, pour la calmer, pour lui offrir un peu de sa présence comme il peut. Finalement, il ose prononcer ce mot qui semble être devenu interdit dans la bouche de la portoricaine : bipolarité. Il n’a pas envie qu’elle ne le prenne mal mais surtout qu’elle pense qu’à travers l’emploi de cette dénomination il l’insulterait. Ce mot ne sera jamais une insulte dans la bouche de Justyn Henessy. Il reste silencieux, digérant la nouvelle, alors que Gabriela vient trouver refuge sur son canapé et sur ses cuisses. La chaleur de son corps contre lui réchauffe son système interne. Il fait glisser l’une de ses mains sous son tee-shirt pour venir lui caresser le grain de peau. « Rien ne changera », émet-il. Rien ne changera entre eux, rien ne changera dans la façon dont il la regardera, dont il la considérera, dont il la désirera, dont il l’embrassera ou dont il lui fera l’amour. Finalement, il retire sa main et vient glisser ses doigts dans sa chevelure. « Tu veux que j’aille acheter un test ? », il demande, car il n’oublie pas la raison de sa présence dans son appartement. « De grossesse ». Parce que si Gabriela n’a pas la certitude d’être bipolaire, elle aura peut-être au moins celle de ne pas être enceinte.


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· Re: moral of the story · Dim 17 Jan - 13:21

Leur relation était à mille lieux de ce qu'elle avait été la première fois -et peu importe le nom qu'ils y mettaient cette fois- Justyn était plus compréhensif, plus solide. Leur engueulade était tout aussi intense qu'avant, mais il ne se démontait pas, il restait ancré et certainement pas prêt à se faire démonter. Elle était encore sans doute trop énervée et complètement bouleversée par le flux d'émotions qu'elle peinait à gérer, mais au fond, elle appréciait ce soutien. Elle appréciait de le voir rester, se tenir là, face à elle sans faiblir. L'autre surprise était de l'entendre parler d'une psy. C'était bien une première. Comme quoi elle avait encore pas mal de choses à découvrir sur Justyn. Ce n'était pas le mec qui se livrait le plus facilement au monde, mais cette information lui faisait un petit quelque chose de bizarre. Il avait le droit de ne pas tout lui dire, et sutout de ne pas avoir envie de partager le pourquoi du comment il voyait une professionnelle. Mais elle aurait pensé qu'il lui aurait moins dit qu'il en voyait une. « ouais, je vois ça » lache-t-elle de la même manière. Justyn avait tendance à s'enfermer dans son mutisme, et ce, depuis des années. Il y avait sans doute du mieux (bien qu'elle ne considérait pas cela comme une tare), mais elle restait dubitative. Qui était cette psy et pourquoi n'avait-il rien dit ? « visiblement. J'suis surprise, c'est tout » elle était la première à vouloir garder ses secrets, alors jamais elle ne lui demanderait de dévoiler les siens, mais pourquoi avait-il fait l'impasse là dessus ? Ça ne la rendait que plus curieuse sur ce dont il parlait à cette fameuse psy, elle qui pourtant n'était que rarement curieuse.
Elle soupire, laisse le médecin dans un coin de sa tête alors qu'il lui affirme qu'elle ne sera jamais comme sa mère. Peut-être bien, mais finalement, qu'en sait-il ? Elle même n'en savait rien. Elle avait beau tenté de se le répéter pour se rassurer, elle n'en savait rien. « on verra » lache-t-elle finalement blasée, et surtout toujours aussi paniquée bien qu'elle avait finalement réussi à l'intérioriser. Elle commençait doucement à s'adoucir, en retrouvant sa place contre lui, la tête posée sur ses genoux. Son contact lui fait du bien, plus qu'elle ne l'aurait cru. Dans ces moments, elle sait qu'il ne faut pas la toucher, encore moins essayer de la calmer, mais peut-être qu'avec les années, justyn a fini par se frayer un chemin, à l'atteindre, plus qu'elle ne le pensait. « tu dis ça maintenant... mais t'en sais rien » et elle ne l'en blâmerait pas. Elle avait vu sa mère changer, et elle-même l'avait renié. Mais ça lui faisait tout de même du bien qu'il lui dise ça et qu'il continue, encore, de doucement la caresser. « non » répond-elle subitement. « demain » il y avait assez d'émotions pour la journée, et elle ne dormirait sans doute pas de la nuit à cause des doutes et de l'angoisse. Ou peut-être qu'elle finira par sombrer à cause de la fatigue et de ce trop plein d'émotions. Mais elle préférait voir ça demain, finalement ça ne changerait pas grand chose. Elle voulait juste qu'il la garde dans ses bras. Qu'il la serre ou qu'il l'embrasse. Qu'il reste ici ou qu'ils aillent s'effondrer dans la chambre. « mais tu resteras ? Pour le test ? » peu importe le résultat, elle avait besoin qu'il reste à proximité.

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· Re: moral of the story · Lun 25 Jan - 8:58
Il n’avait jamais confié la psychiatre, ses rendez-vous hebdomadaires jusqu’à cette conversation avec Gabriela. Il y a encore bien des choses qu’elle ignore à son sujet mais le trentenaire ne préfère pas s’appesantir sur le sujet. Ils ont leurs problèmes mais ils ne sont pas si différents l’un de l’autre, à l’évidence. « Surprise ? », qu’il reprend, haussant légèrement les épaules. Il n’a jamais ressenti la nécessité de parler de cela (de ses rendez-vous chez la psy) à la portoricaine parce que ses problèmes ne regardent que lui – il sait qu’il a tort de penser ainsi – mais aussi qu’elle le juge pour cela – bien trop souvent, les personnes lambda associent un rendez-vous chez un psychiatre à de la folie. Il n’est pas fou –. Il se dit qu’un jour, Gabriela comprendra. Mais pas ce soir, parce qu’elle a besoin de se calmer après sa crise. Elle comprendra parce que Gabriela est, sûrement, celle qui le connaît le mieux, à Windmont-Bay – pas seulement parce qu’elle l’a vu sous tous ses angles et dans son plus simple appareil, en tenue d’Adam. Elle comprendra parce qu’elle est celle dont il est le plus proche. La belle brune vient le rejoindre sur le canapé. D’un geste presque instinctif et protecteur, ses mains viennent se perdre sur les parcelles de sa peau dénudée qu’il peut atteindre, sous son tee-shirt. Si d’habitude ce geste est la simple prémisse d’un échange charnel, il n’en sera rien, ce soir. Justyn veut la rassurer sur ce qu’il sera d’eux, sur ce qu’il sera de lui et de la façon dont il l’envisagera maintenant qu’il sait. Rien ne changera. « Je le sais », qu’il émet, d’une voix convaincue, tout en continuant ces gestes à son égard. Elle restera pour lui Gabriela Ortega, celle qu’il apprécie de toute sa chair, de tout son être. Et même si leur relation pourrait prendre un chemin différent, il ne changera pas son regard.
Justyn les ramène à la réalité et à la première raison pour laquelle elle est venue chez lui. Ses doutes, ses peurs, ses craintes, celles d’être enceinte. Il lui a proposé, quelques minutes auparavant, d’aller lui acheter un test de grossesse. « D’accord, c’est comme tu veux », quand elle lui explique préférer attendre demain pour le faire. Un discret sourire étire ses lèvres, quand elle lui demande s’il restera. S’il restera à ses côtés, demain, pour le test. « Bien entendu », qu’il répond, sans une once d’hésitation. Justyn se penche pour venir déposer ses lèvres sur les siennes et lui offrir un baiser. Un doux baiser, qui se veut rassurant, comme pour calmer ses craintes, calmer ses doutes. Baiser qui contraste avec tous ces échanges fougueux et langoureux qu’ils s’offrent d’habitude. Justyn se lève et lui tend la main. « Viens, on va se coucher », il propose, sauf si elle préfère dormir seule, ce qu’il pourra comprendre aussi. Il passe son bras autour d’elle et marche en direction de sa chambre. Au pied de son lit, il s’arrête et la prend dans ses bras. « Je suis là, d’accord », qu’il souffle, tout en serrant un peu plus son étreinte. Il est là. Il est là pour elle, et il sera toujours là pour elle. Enfin Justyn se déshabille pour se glisser sous les draps et s’allonger aux côtés de Gabriela. Demain matin, il ira acheter un test de grossesse et il attendra, à ses côtés, le résultat. Il lui lancera un regard rassurant et confiant, il lui tiendra peut-être la main pour la rassurer un peu plus encore mais aussi pour lui montrer qu’il est là, qu’il est bien là, à côté d’elle.



@gabriela ortega
THE END

_________________
in another love i would have found a way to stay
 
Never too late to write the best of your story
Remember to breathe
or else you're gonna be sorry
Life's no race, it's a companion
Always face with reckless abandon
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