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Dario Barber

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· dead doesn't mean gone. · Mer 21 Oct - 17:42

@Eliot Hastings

C’était ce qu’il avait redouté depuis le début. Depuis le jour où il l’avait rencontré, dès qu’il avait su. Il avait redouté de se retrouver là, seul, devant cette fichue pierre. Lisant les inscriptions gravées, le regard rivé sur cette terre fraichement retournée. Plusieurs bouquets de fleurs éparpillés dans les coins. Bizarrement, il ne put réprimer un sourire. Avait-elle seulement conscience de tout ceux qu’elle laissait derrière elle? Non. La réponse raisonnait en lui comme une évidence. Elle n’avait jamais su. Depuis ce jour où elle avait pu sentir les rayons du soleil sur sa peau, pour la première fois en cinq ans. Depuis ce jour où on l’avait libéré de l’emprise de cet homme. Depuis lors, son amie n’avait plus jamais été la même. Il ne l’avait pas connu avant, n’avait pas eu cette chance. Mais il n’avait eu qu’à lire dans son regard. Une part de son âme était toujours là bas. Une part d’elle-même luttait encore pour sa liberté, tentant d’émerger à travers les ombres qui l’entouraient. Il l’avait vu se débattre pendant des années, survivre au jour le jour. Il aurait voulu lui éviter cette issue tragique, mais il avait toujours su. Un jour ou l’autre il se retrouverait là. Poussant un soupire de lassitude, le médecin se laissa tomber au sol, s’assaillant face à ce qui lui restait de sa meilleure amie. « On avait dit que ce serait moi le premier. » murmura-t-il en arrachant un brin d’herbe de la pelouse impeccable bordant ce petit carré de terre. Il avait mérité cette place, il avait dit au revoir à trop de monde, elle le savait mieux que personne. Mais elle l’avait laissé ici pour pourrir seul. « J’ai toujours trouvé ça débile de parler à une pierre! » lâcha-t-il amer. Trop souvent, Dario s’était retrouvé seul devant une stupide tombe. Seul à se demander ce qu’il fichait là, ce qu’on attendait de lui. Ce qu’il était supposé dire. Était-ce ici qu’il aurait dû dire au revoir? Était-ce le moment de faire ses adieux à une femme qui n’était déjà plus là? À quoi bon?! En dépit de ce qu’il en pensait et de son aversion pour les cimetières, il était là. Quelques fleurs dans la main, sans avoir osé les déposer. Le regard fixe sur ces quelques lettres, n’ayant désormais qu’un écho triste sur ses lèvres. Comme bien trop de prénoms avant le sien. Avec provocation, il sorti la flasque qui reposait dans la poche intérieur de sa veste. Un geste qu’elle aurait détesté. Sans doute espérait-il bêtement la voir sortir pour lui mettre la raclée du siècle. Mais c’était toujours le même silence qui lui répondait. Il n’entendit que le bruissement des feuilles qui se levaient sous l’impulsion d’un vent glacé, le poussant lui même à déplier le col de sa veste. Il se résigna à ranger sa flasque, poussant un long soupire. Il ne savait pas vraiment ce qui l’avait amené ici. Ce n’était même pas le doute, le déni face à ce décès brutal. Il avait fait parti des deux personnes contactées pour l’identifier. Il avait fait les choix nécessaire pour l’inhumer, pour qu’elle repose ici, près de sa véritable famille. Il l’avait vu, il n’avait eu aucun doute. Pourtant il cherchait encore un sens à tout cela. Et obnubilé par le vacarme de son propre deuil, de ses propres interrogations, il n’avait pas perçu les bruits de pas qui s’avançaient vers lui. Ou peut être que si, mais il n’y avait pas prêté une réelle attention. Après tout, ici, il y avait malheureusement trop d’autres endroits où se recueillir. Il vit pourtant l’ombre d’une silhouette s’arrêter net derrière lui. Dario releva le regard pour y voir le visage d’un jeune garçon qu’il avait croisé à maintes reprises. Son coeur fit un bond dans sa poitrine. Il avait passé des années à penser à ce gosse, des années qu’il avait espéré faire sa rencontre. Des années où il se l’était imaginé, cherchant dans le regard de chaque enfant, celui de sa meilleure amie. Tristement, il lui adressa un petit sourire avant de reporter son attention sur « elle ».  « Je connaissais ses céréales préférés mais pour les fleurs, j’en avais aucune idée. » fit-elle en montrant son piètre bouquet, essayant de détendre l’atmosphère si tel était possible. Sans doute aurait-il dû s’excuser et le laisser seul. Mais une part de lui avait envie d’être là, avec eux, au moins cette fois.


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· Re: dead doesn't mean gone. · Ven 27 Nov - 20:50
Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la mort de Etta ; plusieurs jours à se questionner et à ruminer dans son coin en repoussant les autres. La révélation aux conséquences désastreuses sur son mental l’avait pris de court, quand sa vie personnelle allait on ne peut mieux. À présent, il en voulait à la terre entière pour cet affront. Ce n’était pas juste, voilà ce qu’il ressassait en boucle inlassablement comme un mantra. Pourtant, ça ne changerait pas à la situation : elle était partie et il n’y pouvait rien malgré son sentiment d’impuissance. Il fallait aller de l’avant comme tous se plaisaient à lui répéter en guise de réconfort succinct mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Par ailleurs, en sus du décès maternel, il y avait aussi celui du père. Il ne l’avait pas connu, ni ne pleurerait sur sa dépouille après les horreurs qu’on lui avait confié à son sujet. Cependant un vide abyssal était là et la crainte de partager ne serait-ce qu’une once de cet homme le glaçait d’effroi. Il avait beau se répéter que c’était impossible par x arguments, il y avait toujours cette petite voix au fond de sa tête pour lui prouver le contraire. N’avait-il pas déjà eu des excès de rage intenses par le passé ? On le pensait innocent à cause de son visage enfantin néanmoins des pensées sombres l’avaient traversé à mainte reprise quand il avait subi des injustices. Ce qui le différenciait jusqu’ici de son patriarche, c’était le passage à l’acte. À nouveau, il se sentait dépassé par les évènements alors que ses pas le menaient naturellement vers le cimetière de la ville. Il n’était pas retourné là-bas suite à l’enterrement car une partie de lui refusait d’accepter l’inévitable. Une infime lueur d’espoir persistait à le retenir en arrière, dans cet entre-deux où il imaginait pouvoir croiser Etta au détour d’une rue. Une chimère qu’il avait poursuivie en allant faire un tour au garage : en vain, elle avait bel et bien quitté ce monde. Il termina sa cigarette dans la précipitation en voyant le panneau barré puis se mit en quête de retrouver la bonne allée. Ses souvenirs étaient confus à l’instar de ses allers retours entre les tombes pour trouver ce qu’il cherchait. Il la repéra finalement au loin et fut surpris de constater que quelqu’un se tenait là tout près. On l’avait devancé. Eliot s’approcha timidement dans le silence étouffant à peine troublé par les murmures du vent à travers les branches d’arbres voisins. Il reconnut aussitôt ce presque étranger sans peine pour l’avoir croisé autrefois en compagnie de la défunte. Son nom lui échappait à cet instant (il était certain de l’avoir demandé) mais il avait la sensation agréable d’être en sécurité à ses côtés. Il répondit à son sourire d’une moue similaire avant de jeter un coup d’œil à la sépulture d’une sobriété banale. « Moi non plus. En fait je ne savais pas grand-chose sur elle. Tout ce que je sais, je l’ai su trop tard malheureusement. » Répondit-il dans un souffle, quoi que soulagé de ne pas se retrouver seul dans les parages. En voyant le bouquet de fleurs, il s’en voulut instantanément car il était venu les mains vides. « Vous étiez proches ? » Qu’il poursuivit afin de ne pas laisser l’accalmie pesante s’installer entre eux. Son compagnon de fortune était-il au courant du lien qu’il avait eu avec Etta ?

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· Re: dead doesn't mean gone. · Dim 20 Déc - 13:33

@Eliot Hastings

C’était à la fois étrange et rassurant de se retrouver ici, en compagnie du jeune homme. Il l’avait croisé à plusieurs reprises, échangés quelques politesses. Mais il avait toujours prit soin de s’éclipser et de le laisser avec Etta. Il adorait voir le visage de son amie se détendre dès qu’il passait le pas de la porte. Un sourire presque imperceptible se glissant sur ses lèvres alors même qu’il ne lui avait pas encore adressé la parole. Si lui ne le connaissait pas personnellement, il avait la sensation de le connaître à travers tout ce qu’elle avait pu lui dire sur lui. Dès qu’elle parlait d’Eliot, la jeune femme n’était plus la même. Bavarde, là où elle était bien souvent avare de paroles inutiles. Bien plus enjouée, elle se perdait à s’émerveiller d’un rien, elle qui était pourtant blasée de tout. Très fière de ce qu’il pouvait faire, toujours impressionnée et attendrie par le moindre de ses faits et gestes. Pendant des années, elle avait craint de ne pas le retrouver, ou pire, de le retrouver dans une situation catastrophique. Lorsqu’elle avait finalement découvert qu’il résidait dans une bourgade tranquille, paisible. Qu’il était aimé et choyé par une famille on ne peut plus normale, elle qui avait été privé de ces petits plaisirs simples, avait poussé un long soupire de soulagement. Jamais elle ne s’était imaginée devenir la mère parfaite. Et ce, même si Dario lui répétait, qu’ensemble, ils pourraient y arriver, ils pourraient élever son fils, leur fils. Car oui, le médecin s’était prit à aimer ce gamin sans savoir qui il était. Touché par l’histoire de son amie, motivé à l’idée de lui offrir ce qu’elle méritait. Bien qu’elle ait toujours su se parer d’une carapace solide, Etta était une femme sensible. Marquée à vie par ce qu’elle avait vécu et surtout profondément blessée par la perte de ce fils. Ce rayon de soleil qui l’avait fait tenir toutes ces années. Cet espoir de le retrouver lui avait permis de se lever chaque jour, alors qu’elle ne rêvait que d’une chose. Que tout s’arrête, enfin. Que quelqu’un mette un terme à son existence misérable. Dario l’aimait beaucoup trop pour la laisser se perdre dans ses idées noires, tout comme elle, l’avait aidé à oublier les siennes. Alors ils s’étaient mit à rêver, tout les deux. Un souvenir qu’il chérissait, même si aujourd’hui tout ces rêves lui rappelaient ô combien il était seul. Il aurait pu lui en vouloir d’être partie de l’avoir laissé, de les avoir laissé tout les deux. Mais il savait qu’elle n’aurait pas pu continuer si elle n’avait pas été jusqu’au bout. Si elle n’avait pas prévue cette issue là, elle avait probablement fermée les yeux, consciente que son fils était en sécurité. Loin de l’homme qui lui avait fait tant de mal. Tristement, il déposa le bouquet près de sa sépulture, ayant encore du mal à voir ces lettres ornant la pierre. Cela lui semblait irréel. Seul la voix d’Eliot lui rappelait à quel point ce moment était bel bien véritable. « Elle était très secrète. C’était le genre de femme à préférer écouter et apprendre des autres, que de parler d’elle. » elle estimait que rien d’intéressant ne pouvait venir de sa propre expérience, qu’elle n’aurait rien d’intéressant à dire ou à apporter. Ainsi, elle préférait se taire. Jugeant son existence sans saveur. Seul ses aventures sur les routes lui donnaient de la conversation, ça et Eliot bien sur. À sa question, le médecin se redressa et prit place sur le petit banc à quelques pas de là. Il lui adressa un petit sourire. « Oh oui. » commença-t-il, à une époque bien plus encore. Une proximité qui les aurait détruit s’ils n’avaient pas eu la présence d’esprit de garder leur affection pour la transformer en une profonde amitié. « On était amis, je l’ai rencontré y a plus de 20 ans. » peu de temps après qu’elle ait reprit sa liberté. Après qu’elle ait fuit le domicile familiale pour vivre dans sa voiture, tandis que lui vivait de larcins en tout genre sans savoir où il irait le lendemain. Deux êtres complètement paumés « Elle me parlait souvent de toi. » reprit-il avec tendresse, pouvant presque entendre sa voix. Lui racontant sa dernière conversation la plus banale comme s’il s’agissait du moment le plus précieux au monde. Au moins, elle savait chérir les plus petits bonheurs. « Elle serait contente de savoir que tu es passé la voir. Et en même temps, je suis sûr qu’elle nous engueulerait en nous disant de déguerpir d’ici, qu’on a mieux à faire. » il ne put s’empêcher de rire en l’imaginant. C’était bien la femme qu’il connaissait, à ceci près, qu’il ne pourrait plus jamais l’entendre râler. Et un sentiment de vide immense s’empara alors de ses entrailles, les déchirant douloureusement. Dario poussa un long soupire. « Je suis désolé mon garçon. »

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· Re: dead doesn't mean gone. · Mar 2 Fév - 19:52
Inconsciemment, ses pas l’avaient mené au cimetière où elle reposait - il l’espérait - en paix. C’était arrivé trop vite et il n’avait pas pu formuler de véritables adieux, seulement accuser le coup. Depuis tout ou presque paraissait changé. A la triste découverte avaient succédé le chagrin puis la rancoeur terrible, qui semblait désormais occuper chacune de ses pensées. Pourtant, il n’y avait rien qu’il puisse faire : sa mère s’était chargée elle même de sa vengeance. Sa colère il pouvait donc la garder, tâcher de la museler dans un coin de son esprit et se concentrer sur son deuil. Que ça lui plaise ou non, c’était ce qui l’attendait et il devrait apprendre à vivre avec ce poids sur les épaules car l’insouciance d’antan sur ses origines lui avait été arrachée. Des larmes se mirent à perler sur ses joues rougies alors qu’il rejoignait l’homme devant la tombe. Il n’était pas vraiment un inconnu (il le situait dans son entourage) mais c’était tout comme. Néanmoins si les mots lui manquaient à cet instant, Eliot était soulagé de ne pas être le seul à traverser cette épreuve. Qui d’autre sinon eux pour faire perdurer le souvenir de Etta ? Il l’observa un court instant puis reporta son attention sur la pierre tombale dont les écritures étaient floues et pour cause, il s’était mis à pleurer. D’un revers de manche il essuya ses paupières tandis que ribambelle de questions le tiraillaient. « C’est vrai… Je crois que souvent c’est elle qui m’écoutait plus que je ne l’écoutais. Elle avait toujours une parole réconfortante quand ça n’allait pas ou une plaisanterie… » Ces derniers temps ils s’étaient vus à de nombreuses reprises ne serait-ce que pour bavarder ensemble de banalités. Elle répondait toujours présente quand il en avait besoin - il se revit en train de lui déballer son coup de coeur pour un barman de la ville ; quel imbécile il avait fait. Mais l’anecdote le fit imperceptiblement sourire en dépit de la scène qui se jouait en ces lieux. Si à l’origine leurs chemins s’étaient croisés en raison d’une panne de sa foutue bagnole, au fil des mois, ils avaient développé un réel lien. Eliot l’avait considéré comme son amie (même si certains y avaient vu comportement différent) avant de connaitre sa véritable identité. Au fond, ça ne changeait rien, si ce n’était les interrogations qui demeuraient. Il suivit Dario vers le banc et s’y installa à son tour en fourrant les mains dans ses poches. Silencieux, il le laissa se confier non sans être attentif à ces nouveaux détails sur sa mère qui s’ajoutaient au reste glâné en sa compagnie de son vivant. « Ha bon ? Je ne savais pas qu’elle parlait de moi ou de nos conversations. C’était tellement banal. » Il haussa mollement des épaules, soudain habité par une nostalgie immense. Dans sa bouche ce n’était pas une critique, au contraire, la normalité avait parfois du bon. « C’est même sur, elle n’aimerait pas nous voir misérables. Elle nous dirait sûrement d’aller de l’avant. » Dit-il d’une voix fluette en jetant un coup d’oeil fugace à la pierre tombale pour finalement détourner le regard. C’était au delà de ses forces. « Merci. » Les paroles de son voisin aussi modestes étaient-elles, lui firent du bien. Derechef l’accalmie les gagna tous les deux pendant que la bise venait soulever les bords de sa veste. Il frissonna. « Je suis convoqué chez un notaire cette semaine… Est ce que tu pourrais venir avec moi ? Si ça ne te gêne pas, aucune obligation. » Il ne voulait pas que Dario se sent redevable de quoi que ce soit, mais quelque chose en son fort intérieur lui soufflait que c’était une bonne idée. Il se sentait apaisé, à l’aise avec ce dernier, suffisamment pour quémander ce service si particulier. Etta, où qu’elle fut, devait certainement se féliciter de voir les deux hommes de sa vie nouer un début de relation. « J’ai un peu froid, je vais pas tarder. Tiens moi au courant. » Il avait besoin de se dégourdir les jambes et de se mettre au chaud.

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· Re: dead doesn't mean gone. · Dim 14 Fév - 11:05

@Eliot Hastings

Se trouver là, en sa présence, était à la fois rassurant et plus douloureux qu’il ne l’aurait cru. Des années durant, il avait imaginé cette rencontre. Il s’était imaginé parler à ce fils dont Etta lui avait parlé dès leur rencontre. À l’époque, elle lui avait confié n’en avoir jamais parlé à qui que ce soit, pas même à sa famille. Ce secret leur appartenait. Ce garçonnet, existant, uniquement dans leurs échanges. Dans les souvenirs que la jeune femme voulait bien partager avec lui. Cette jeune femme d’ordinaire si triste, furieuse, en colère contre le monde entier. Cette jeune femme brisée par la vie, retrouvant alors le sourire lorsqu’elle évoquait cet enfant qu’elle n’avait pas pu prendre dans ses bras. Pas même l’espace de quelques secondes. Tandis qu’elle perdait connaissance et qu’il éloignait l’enfant, elle n’avait pu que tendre la main vers lui, cherchant son regard, suppliant de le tenir contre elle. Sa mort? Elle n’y avait jamais cru. Pas plus que Dario. À l’instant où elle lui avait raconté, où elle avait dévoilé ce qu’elle avait de plus cher, il n’avait cessé de la croire. De croire son instinct de maman. De croire que quelque part, il vivait une vie meilleure et qu’ils pourraient, un jour, le rejoindre. C’était leur rêve à tout les deux. Un rêve nourrit pendant bien longtemps. Avant que les années ne les rattrape. Avant que les démons de leurs passés ne les séparent. Avant qu’elle ne se lance dans cette chasse aux sorcières, dont elle ne revint jamais. Il avait imaginé leur rencontre, il y avait pensé bien souvent, même loin d’Etta. Il s’était attaché à cet enfant dont il ne savait rien. Mais jamais il n’aurait cru que cette rencontre arriverait ici, devant sa pierre tombale, sans elle. En remarquant les larmes sur le visage d’Eliot, le médecin détourna le regard. Le levant vers le ciel, prenant une grande inspiration pour refouler son propre chagrin. Par pudeur peut être, pour ne pas accabler un gamin qui voyait son monde et ses certitudes voler en éclat. Parce qu’il voulait être là pour lui, comme il aurait aimé l’être, bien des années plus tôt. « Peu de personnes savaient à quel point elle pouvait être drôle. Elle n’aimait pas se montrer sous son vrai jour. Je suis content que tu aies pu la connaître, rien qu’un peu au moins. » confia-t-il, la voix mal assurée. Peinant à retenir ses émotions. Lui pour qui cela relevait, pourtant, d’une seconde nature. Mais il n’avait jamais pensé que les conversations qu’elle lui racontait avec enthousiasme, seraient la seule chose qu’elle aurait la chance de vivre avec son fils. C’était sans doute plus que ce qu’elle n’espérait, mais tellement peu. Si peu par rapport à ce qu’elle méritait. « Sans arrêt! Elle était très fière de toi. » c’était tout aussi douloureux de réaliser qu’il parlait d’elle déjà au passé. Presque comme s’il s’était accoutumé à cette situation. Il n’en était pourtant rien, la seule pensée qu’il ne la reverrait jamais lui tordait les entrailles. Il connaissait le refrain, il savait ce que l’on répétait à quelqu’un dans ces circonstances. Pour l’avoir entendu tant de fois, pour l’avoir aussi répété. Pourtant, aujourd’hui il n’avait pas la force d’articuler ces mots, quoiqu’il en pense. Oui, les souvenirs qu’ils avaient d’elle, que ses proches avaient d’elle, continueraient de la faire vivre encore un peu. Une partie d’elle était encore là. Toutefois, Dario préférait taire le fait qu’il espérait qu’elle soit bel et bien partie, et qu’où qu’elle soit, elle reposait en paix. Enfin. D’un mouvement de la tête, il acquiesça. Confirmant qu’Etta n’était pas du genre à s’apitoyer sur son sort, et encore moins à vouloir qu’on en fasse de même pour elle. À sa façon, elle avait su vivre le bonheur d’être mère, et elle en était heureuse. « Bien sur, je serais là! » affirma-t-il sans l’ombre d’une hésitation. Touché par une telle proposition de sa part. « Pas de souci.. » il referma sa veste, fourrant ses mains dans ses poches, lui-même en proie à la chute des températures. Toutefois, lui, n’était pas encore prêt à quitter les lieux. « Je vais encore rester un peu. Fais attention à toi. » Le médecin lui offrit un maigre sourire, ne pouvant se résoudre à le quitter des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière une rangée d’arbres quelques mètres plus loin. Dans un soupire, il reporta son attention sur cette pierre. S’enfonçant un peu plus dans le banc, comme décidé à prendre ses quartiers ici. « Je vais te tenir compagnie. »


topic terminé.

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