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Isaac Albrecht

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· see, it’s not the wings that makes the angel. · Ven 13 Nov - 19:40
« put all your fears back in the shade
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@Raelyn Irvine | @Efrem Irvine

Le soleil dardait ses ultimes rayons de soleil sur le port de Windmont Bay, illuminant les voiles et coques des bateaux de teintes chaudes malgré une température plus que modeste. La météo était capricieuse en ce mois de novembre, la pluie s’invitait souvent à la fête et Ike s’était glissé dehors le temps d’une éclaircie pour partir courir. Entre les instants privilégiés avec sa famille retrouvée, le travail et la gestion catastrophique de sa vie sociale, il avait délaissé le sport et les entraînements. Il en payait le prix ce soir-là en se retrouvant avec le souffle court au bout d’une demi-heure de jogging. Il se força à continuer afin de ne pas permettre à ses idées noires de pointer le bout de leur nez, comme c’était souvent le cas quand il se sentait seul, raison pour laquelle il avait cherché un camarade de course sans que personne ne répondît à sa proposition. Les nuages menaçant avaient dû en dissuader plus d’un, ou peut-être avaient-ils mieux à faire un vendredi soir, il n’était personne pour les blâmer. Il imagina nombre de ses proches dans des bars, un cocktail à la main, les autres installés devant la télé, un verre de vin serré entre leurs doigts, les derniers au restaurant, une flûte de champagne au bord des lèvres. Et lui était là, à avancer comme un idiot à longues enjambées, vers une destination indéterminée. Il continuerait jusqu’à ce que le souffle lui manque, il s’en faisait la promesse, il ne s’arrêterait pas tant que sa poitrine ne lui brûlerait pas, il avait besoin de se rappeler la douleur pour oublier l’envie. Une goutte atterrit sur son nez et le força à ralentir l’allure. « Fait chier, » maugréa-t-il. Un juron fit écho au sien, en provenance d’un amas informe situé à quelques mètres devant lui. Il s’arrêta à sa hauteur pour constater qu’il s’agissait bel et bien d’un être humain. Il n’avait pas souvenir d’avoir déjà croisé un sans-domicile-fixe dans cette ville. C’était suspect, d’ailleurs, car jamais auparavant il n’avait habité dans une bourgade sans croiser l’un de ces pauvres individus errant au détour d’une ruelle. Il devrait en toucher deux mots autour de lui, afin de vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un décret tordu de la part de la mairie pour se débarrasser des habitants les moins fortunés. Dans l’attente, il tendrait la main à son prochain, lui offrirait le gîte et le couvert – Alvin râlerait, Rebecca le trouverait irrésistible d’altruisme – pour la nuit. « Est-ce que je peux vous aider ? » Il s’avança suffisamment pour être en mesure de discerner le visage de l’inconnue – car la tignasse laissait présager à quatre-vingt pourcents qu’il s’agissait d’une femme – et poussa un soupir entre lassitude et rassurement. « Raelyn ? » Il s’accroupit pour jauger la situation de la jeune femme, qui ne devait pas être en état de marche puisqu’elle était installée à même le sol, au pied d’un banc pourtant en bon état, lui. « Il va pleuvoir, tu ne devrais pas rester ici. » Elle était enfermée dans un gros manteau et ne risquait pas d’attraper froid, toutefois, il n’était pas disposé à la laisser en fâcheuse posture maintenant qu’il était tombé sur elle. Il tendit son bras dans sa direction afin qu’elle l’agrippât pour s’aider à se remettre sur pieds. De son autre main, il sortait déjà son téléphone afin d’appeler le frère de la brunette.

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· Re: see, it’s not the wings that makes the angel. · Dim 29 Nov - 20:25
On l’avait appelé la veille tard au soir, quelque part entre vingt-deux heures et vingt-trois heures, et depuis Raelyn n’avait toujours pas remis les pieds chez elle. Tout ce qui avait bien pu se passer entre maintenant et hier lui échappait complètement, hormis l’engueulade avec ses parents qui précédait son départ. Le reste était relativement flou hormis une poignée de détails futiles mais à en juger par son état, elle avait une fois de plus déconné et pas qu’un peu. Sa tête était lourde, la bouche pâteuse, et son corps était incroyablement mou, comme du chewing-gum. À n’en point douter elle avait enchainé les verres sans compter (encore un, allez c’est le dernier !) jusqu’à se mettre minable en compagnie de sa bande de potes avec qui elle trainait la nuit tombée. Pour autant, aucun d’eux n’avait visiblement songé à la ramener et c’était donc livrée à elle-même, que Rae avait essayé de trouver le chemin du retour. Force était de constater que l’affaire était plus compliquée que prévu car elle avait fini par s’asseoir ou plutôt se vautrer contre un banc, en attendant dieu sait quoi. Dans un effort qui lui parut surhumain, elle sortit son téléphone pour constater que l’écran était fissuré sur toute sa longueur. Merde. Elle se passa une main sur le visage et pesta intérieurement en constant que la batterie était morte. Double merde. Elle allait donc devoir se débrouiller seule pour finir les derniers mètres qui la séparaient de la maison familiale, à ceci près qu’elle ne voulait pas y foutre les pieds. Le faire équivalait à subir des remontrances infinies ainsi que des privations supplémentaires à venir. Finalement, s’éterniser dans les parages n’était pas plus mal, qu’importe les regards de passants effarés, elle avait besoin de temps pour réfléchir à la suite des évènements. Une opportunité que le destin semblait lui refuser alors que des gouttes de pluie lui tombaient sur le front. Ok, elle allait devoir bouger malgré tout ; elle ronchonna en serrant son manteau beaucoup trop large sur ses épaules. Un des rares vestiges de cet autre qui lui avait tourné le dos à cause de ses déclarations forcées. N’était-ce pas d’ailleurs à cause de ça qu’elle persistait à se foutre en l’air ? Elle eut un soupir, refoulant ses pensées dans un coin de son esprit. Ce n’était pas le moment de ressasser tout ça, il fallait qu’elle se décide à partir. Or comme si on l’eut entendu, un inconnu – pas si inconnu que ça – venait de s’approcher d’elle pour se mettre à sa hauteur. Elle releva mollement la tête pour toiser Isaac, un ami de son frère, parmi tous ceux qui auraient pu la trouver, il avait fallu que ce soit lui. À coup sûr il allait rameuter son ainé et c’était la dernière chose dont elle avait besoin. « Qu’est-ce que ça peut foutre ? » Rétorqua-t-elle d’une voix sourde en reniflant. Par pure contradiction, elle refusait désormais de quitter son spot cependant il avait raison, il n’allait pas tarder à pleuvoir ce qui arrangerait nullement sa situation. Résignée, elle accepta son bras et se redressa du mieux qu’elle pouvait avec cette terrible sensation de vertiges. En le voyant prendre son téléphone, elle l’interrompit aussitôt d’un geste brusque. « Tu peux ranger ça je l’ai déjà appelé. Il est occupé. » Mentir était devenu une habitude, les mots sortaient avec une facilité déconcertante sanns qu’elle puisse les retenir. Elle espéra que ce soit suffisant, elle n’avait pas envie de devoir gérer les brimades de Efrem. « J’ai faim, tu peux me dépanner ? Je te revaudrais ça. Et puis si tu as une aspirine ou un truc du genre. » En faisant l’état de ses effets personnels, elle avait constaté que son portefeuille manquait à l’appel, elle était par conséquent sans sous. « S’il te plait. » Ajouta-t-elle enfin, en titubant légèrement.

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· Re: see, it’s not the wings that makes the angel. · Mar 8 Déc - 12:04
A l’image d’un Saint-Bernard – la gourde de rhum autour du cou en moins –, Ike avait l’impression de passer sa vie à s’occuper des autres. S’il était doté d’une nature généreuse, ce n’était pas un trait qui le caractérisait pourtant, il était même plutôt sur le spectre de l’égoïsme, privilégiant que les autres soient à ses petits soins et rarement réciproquement. Néanmoins, l’accident de Rebecca avait modifié l’essence même de son être et avait développé son sens altruiste, il avait appris à s’effacer au profit de ses proches, de ceux dans le besoin. Il n’était pas parfait, il faisait des erreurs, toutefois il faisait de son mieux. « Il fait froid et tu es déjà dans un état assez pitoyable comme ça. » Un soupir accueillit l’arrogance de la jeune femme et il garda sa main tendue dans sa direction, pas prêt à lâcher prise même s’il aurait préféré avoir sa soirée pour lui, ou au moins une heure le temps d’évacuer le surplus d’émotions qui l’envahissaient au quotidien. En dépit de la mauvaise humeur de Raelyn, il fut satisfait de la voir faire un pas vers lui et accepter son aide, au moins temporairement. Isaac était gentil, mais il avait ses limites, et il n’avait pas peur d’attraper les jambes de la demoiselle et de la soulever comme un sac à patates pour la ramener auprès des siens. Il releva le nez de son téléphone pour lui adresser un regard circonspect. Il était trop tôt pour être de sortie et trop tard pour être encore au travail, il ne croyait qu’à moitié à l’excuse de la brunette. Il n’avait pas envie de se la mettre davantage à dos et fit mine de verrouiller l’écran de son portable, histoire de lui montrer qu’il jouait le jeu. Il écarta les bras et recula d’un pas afin de lui permettre de regarder sa tenue. « Je suis sorti courir, tu as cru que je me trimballais avec une pharmacie ? » S’il avait été généraliste, peut-être. Il ne se promenait pas non plus avec des barres de céréales, il n’était pas ce genre de sportif. Face à l’état approximatif de son interlocutrice, il lui offrit à nouveau son bras pour qu’elle puisse prendre appui et ne pas risquer de finir le bec dans l’eau. Même s’il n’avait pas son portefeuille, la technologie lui permettrait de lui payer un petit quelque chose grâce à son téléphone. Le progrès ne s’arrêtait décidément jamais. « Viens, on va voir ce qu’on peut te trouver. » De sa main libre, il reprit l’écriture de son SMS pour prévenir Efrem de se tenir prêt à accueillir des invités surprises. Afin de ne pas être percé à jour par la jeune Irvine, il lui donna un petit coup d’épaule qui se voulait affectueux. « Je croyais que les jeunes de ton âge tenaient mieux la route que ça… Tu tournes à quoi ? » Il ne se permettait pas de la juger, il usait avec elle d’un ton amical, comme il le ferait avec un camarade des Alcooliques Anonymes. Il ne comprenait pas tout de la dynamique au sein du foyer Irvine, cependant ça l’affectait beaucoup de voir à quel point les deux enfants étaient brisés par les addictions. Leur marche était lente à cause de l’état de Raelyn, néanmoins il releva le nez et aperçut au loin la maison d’Efrem. Dans une inspiration, il pria silencieusement pour qu’elle ne pique pas une crise de nerfs en reconnaissant les lieux.

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· Re: see, it’s not the wings that makes the angel. · Mar 5 Jan - 19:03
Elle avait espéré – sans toutefois le formuler de la sorte - qu’on vienne l’aider à rentrer chez elle, mais elle n’avait pas envisagé que la réponse se présente sous la personne d’Isaac. Il allait certainement lui rendre service mais à quel prix ? À coup sûr, son frère allait débarquer dans la foulée pour lui faire la morale de ce ton parfois supérieur qu’il prenait quand il s’adressait à elle. De qui se fichait-on ? Il était aussi pourri qu’elle à l’intérieur, même s’il paraissait cacher un peu mieux son jeu, à moins que les apparences ne fussent trompeuses. Elle n’en savait rien et le dialogue entre eux était souvent tendu quand ils abordaient ce genre de problématiques. De son côté, Raelyn avait baissé les bras : quitte à être une merde, autant l’être jusqu’au bout. Malgré sa déception et parce qu’elle n’avait pas vraiment le choix, elle accepta finalement la main tendue de son interlocuteur pour se mettre debout. Avant de continuer plus loin, elle s’assura toutefois qu’il ne contacterait pas son ainé en inventant un bobard quelconque sans prendre la peine de vérifier son téléphone. Elle lui faisait confiance, probablement à tort mais elle l’ignorait. « En tout cas tu sais faire des compliments. » Qu’elle maugréa d’une voix pâteuse, la tête lourde et les paupières brulantes. Elle avait clairement dépassé ses limites et aspirait désormais à retrouver le confort de son lit pour y hiberner. « Ok tu marques un point. » A nouveau, elle prit appui contre lui afin de ne pas glisser par terre dans un mouvement malencontreux. Il lui semblait que jamais, elle n’avait connu un état pareil, ce n’était pas faute de sortir tous les soirs, mais on atteignait ce jour un point de non-retour. Et comme chaque fois, elle essayerait de se raisonner quand elle recevrait le message fatidique l’invitant à sortir, pour finalement flancher par manque de volonté. C’était le serpent qui se mordait la queue. « Cool, merci. Je te l’ai déjà dit mais je te rembourserais. » Ce n’était pas l’argent qui manquait et ce même si on lui avait volé son porte-monnaie. Elle avait une planque sous le matelas où elle cachait ses gains obtenus plus ou moins légalement. Personne n’était au courant de ses cachoteries, surtout pas ses parents qui toléraient ses égarements tant qu’elle ramenait des notes correctes. Ils étaient naïfs néanmoins ça l’arrangeait bien. Silencieux, ils remontèrent la rue, chacun perdu dans ses pensées. Elle imaginait non sans mal ce qu’il pouvait se dire à son sujet et lui était gré de ne pas l’entendre prononcer ces choses de vive voix. « Tu ne veux pas savoir, des trucs qui existaient pas de ton temps. » Un mince sourire fila sur ses traits fatigués et bien que usée par ses déboires, elle lui donna à son tour un petit coup d’épaule pour le taquiner. Elle avait toujours apprécié Isaac, il était d’ailleurs un des seuls amis dans l’entourage de son frère contre qui elle n’avait pas une dent. Pourtant, quand elle redressa la tête et aperçut le toit familier de la maison d’Efrem, elle le détesta aussitôt. Il avait abusé de sa confiance : ni une ni deux, elle s’arrêta. Toute trace de sympathie avait déserté son corps. « Putain… Je t’avais dit que je voulais pas le voir.. Quelle merde bordel. » Elle se passa une main sur le front, désabusée. Était-il trop tard pour partir en courant ? Aurait-elle seulement la force ? L’affaire paraissait être compliquée. « Pourquoi t’as fais ca ?? » Continua t-elle en le mitraillant du regard alors que la bile remontait au fond de sa gorge. Il était trop tard pour reculer. « On va y aller, de toute façon tu ne me laisses pas le choix. Mais toi et moi… J’arrive pas à croire que t’as fait ça. » Poings sur les hanches, elle combla la distance jusqu’à la bâtisse, où elle sonna comme une forcenée. « Je te faisais confiance, c'est fini. » Elle se tourna vers Isaac et attendit en sa compagnie que derrière la porte on daigne leur ouvrir.

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· Re: see, it’s not the wings that makes the angel. · Dim 17 Jan - 10:42
Le jour de la semaine avait bien peu d’importance dans la vie d’Efrem Irvine. En effet, ce dernier se laissait guider, sans réfléchir, par l’agenda que sa réceptionniste blondinette remplissait au fil des jours. Le lundi matin était exclusivement réservé aux visites à domicile, les opérations « de routine » se déroulaient généralement le mercredi en fin de matinée, quant aux autres jours, il les passait en auscultation dans son cabinet. Son planning était bien rodé et savamment organisé, il songeait même à offrir à Blake une prime de Noël pour la féliciter de son travail, bien qu’elle fût récente sur le poste. Pleinement conscient qu’il ne s’agissait pas uniquement de prendre des rendez-vous par téléphone et d’accueillir les gens avec leurs compagnons à quatre pattes – ou moins –, il ne l’entendait toutefois pas se plaindre à ce sujet, ou bien passait-il complètement à côté des remarques désobligeantes, cela était également possible. Plongé dans son univers, il n’était pas toujours ouvert aux autres et se montrait bien souvent froid de manière involontaire. Dans tous les cas, il n’était pas entièrement aveugle et sourd, il avait bien noté que la jeune femme était naturellement douée avec un public étranger comme familier. Même s’il ne le lui disait pas clairement, il félicitait sa faculté à ne pas envoyer sur les roses sa mère dont les appels étaient fréquents. Comme son fils ne daignait jamais répondre à son téléphone portable, elle n’avait alors d’autre choix que de se rabattre sur le numéro du cabinet ; c’était là que Blake entrait en piste en prenant les messages à l’instar d’une standardiste personnelle, ce qu’elle n’était supposément pas. Une fois sa journée achevée, ce fut tout naturellement qu’il choisit le chemin de son domicile, comme il l’avait fait la veille et le jour avant cela. Rejoindre cette grande et moderne bâtisse n’était pas tous les jours simple pour le jeune homme qui souffrait d’une extrême solitude au quotidien. Ce sentiment constant d’être seul dans l’adversité ne datait pas d’hier, il le rongeait de l’intérieur depuis tellement longtemps qu’il avait fini par oublier s’il était naturellement devenu solitaire (car cela le caractérisait dans son ensemble) ou bien si ce trait de sa personnalité faisait écho à un mal-être profond. Ignorant lui-même la réponse à cette problématique, il s’était résolu à accepter cette fatalité, quitte à s’enfermer dans une spirale obscure et dérangeante. Après avoir enfilé une tenue plus confortable, un large t-shirt et un short aux couleurs d’une célèbre équipe de basketball, il s’octroya un petit remontant dont lui seul avait le secret. Mais alors qu’il commençait à verser le contenu d’un bon Whisky dans son verre, des bruissements de voix se firent entendre sur le pas de sa porte, bientôt suivis par le volume assourdissant de la sonnette sur laquelle l’invité mystère s’amusait à appuyer à répétition. Fort heureusement, il n’était pas bien tard, le voisinage était encore réveillé à cette heure-ci. En revanche, le chat qu’il gardait sous son toit depuis quelques semaines n’apprécia guère cette subite intrusion dans leur intimité, il eut d’ailleurs à peine le temps de voir la boule de poils s’enfuir à toute vitesse dans le salon. « Ouais… Moi non plus ça ne m’enchante pas d’avoir de la visite. » Il observa un instant son verre non entamé et songea à faire le mort mais les lumières allumées prouvaient la présence d’une personne à l’intérieur de la maison. De plus, le fou furieux (ou la folle furieuse) ne semblait pas disposé(e) à vouloir retirer son doigt de la sonnette. « C’est bon, j’arrive putain, » maugréa-t-il dans sa barbe tandis qu’il rejoignait l’entrée pour ouvrir la porte d’un coup sec. « Rae ? » demanda-t-il aussitôt en arquant un sourcil. Son attention se porta ensuite sur Isaac dont le regard insistant donnait l’impression que l’homme se trouvait ici pour une bonne raison. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Son téléphone portable devait très certainement trainer quelque part dans une pièce et il ne l’avait vraisemblablement pas consulté avant leur arrivée. Cette image était peu habituelle, Ike était son mentor à lui et non celui de sa petite sœur, ce n’était pas son devoir de veiller sur elle, surtout qu’il avait déjà suffisamment à faire avec lui. « Qu’est-ce qu’elle a fait ? » reprit-il alors d’une voix lasse alors qu’il se décalait pour leur céder le passage. « C’est quoi cet état ? T’as encore trainé avec tes amis bizarres là ? » Il la détailla brièvement et secoua la tête en pinçant les lèvres, le regard plein de jugement. « Tu ne rentres pas avec tes fringues dégueulasses par contre. » Se mettre dans un état pitoyable ne lui suffisait pas ? Elle devait en plus s’éclater à se rouler par terre comme une larve ? « Merci, Isaac, » souffla-t-il finalement avec un peu de retard.

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· Re: see, it’s not the wings that makes the angel. · Mer 27 Jan - 14:31
Il ignorait toujours la nature de la substance qui s’écoulait présentement dans les veines de la demoiselle, toutefois il était ravi de constater qu’elle semblait moins à cran, le choc de tomber sur un visage connu passé. Elle accepta son aide et s’autorisa même une petite pique que son sourire, à peine perceptible dans la pénombre, fit accepter plus facilement à Ike. « Tu crois vraiment que vous inventez des trucs, vous les jeunes ? Vous êtes même pas fichus de créer vos propres modes. » Pour preuve, la moitié des fringues qu’elle portait sortaient tout droit d’un magazine des années 80 ou 90. Il avait par ailleurs pris un sacré coup de vieux en voyant revenir dans les vitrines de prêt-à-porter des vêtements qu’il avait lui-même acheté dans son adolescence. L’instant de répit entre les deux fut de courte durée car la jeune femme reconnut rapidement les lieux et entra dans une colère sourde dont il était l’unique bénéficiaire. Si seulement elle avait le recul nécessaire pour comprendre qu’il voulait l’aider, pas lui faire du mal. Mais tel était le problème des addicts, de ne se concentrer que sur le poids pesant de l’existence qui retournait sur leurs épaules dès lors que l’effet des drogues prenait fin. « Je fais ça pour toi, Raelyn. » Elle n’aurait pas non plus souhaité qu’il la ramenât jusque chez ses parents. « Tu ne me faisais déjà pas confiance, je m’en remettrais... » Et il lui viendrait à nouveau en aide s’il la retrouvait un jour dans le besoin. Ainsi était faite la relation entre Isaac et la famille Irvine. Il n’était officiellement le parrain que d’Efrem, mais il acceptait volontiers d’étendre ses bras au-dessus de la tête de sa cadette, qu’elle veuille de lui ou non. La porte s’ouvrit sur le maître des lieux,  à qui il tenta d’expliquer la situation dans un échange de regards. Il n’était pas compliqué de faire l’addition de sa présence et de l’état dans lequel se trouvait Raelyn. Il laissa le trentenaire se fâcher le temps de pénétrer dans l’entrée de sa demeure, puis leva une main devant lui pour l’apaiser. « Elle a besoin d’une bonne douche, d’une tisane et d’un matelas confortable. » Culpabiliser quelqu’un qui se trouvait dans un état second n’avançait à rien, si ce n’était à le braquer davantage. Il lui tendit la main pour le saluer comme un vieil ami et hocha la tête, l’air de lui dire qu’il n’y avait pas de souci. « Tu t’occupes des chiens errants, je m’occupe des humains errants, » plaisanta-t-il en coulant un regard en direction de la jeune femme qui n’aimerait sans doute pas la comparaison. Il fit la grimace et un pas de côté pour éviter une attaque de sa part. Il ne comptait pas s’éterniser, maintenant que son rôle de rabatteur était terminé, toutefois son coup d’œil circulaire s’attarda dans le salon, où il crut déceler une image un peu trop familière. Il fronça les sourcils, se racla la gorge et dévisagea Efrem. « Tout va bien, mec ? » demanda-t-il sur une intonation qu’il espérait cool, pour se fondre dans le décor et descendre au niveau de ses camarades impromptus. La question était ouverte, malgré la tenue de sport revêtue, sa casquette de parrain était bel et bien vissée sur le sommet de son crâne ce soir. Soit il tombait mal, soit, au contraire, le destin avait bien fait de le mener jusque chez lui à cet instant précis.

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work : étudiante en astrophysique.
activities : aider les autres, faire chier ses parents, trainer en centre ville.
home : auprès des siens, en famille.
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· Re: see, it’s not the wings that makes the angel. · Mar 9 Fév - 19:31
Côte à côte le drôle de binôme attendait devant la porte qu’on daigne leur ouvrir. À nouveau Raelyn insista sur la sonnette, se fichant bien de déranger leur hôte qui semblait prendre un malin plaisir à retarder l’échéance. Avait-il compris qui se tenait là ? Perdue dans ses pensées, elle ne capta qu’a moitié les propos de son sauveur et lui offrit pour toute réponse un silence révélateur. Elle lui en voulait de l’avoir trainé ici malgré ses avertissements car la perspective de voir son ainé ne l’enchantait pas. Au fil des mois, leur relation s’était sensiblement dégradée sans qu’elle n’en connaisse réellement la raison. C’était arrivé et depuis ils faisaient mine que tout allait bien lorsqu’en réalité, rien n’allait. Il détestait qu’elle se bousille la santé et elle détestait qu’il se mêle de ses affaires, fin de l’histoire. En le voyant apparaitre sur le seuil, elle eut néanmoins l’envie brutale et soudaine de se blottir dans ses bras, comme autrefois quand il la rassurait les soirs d’orage. Immobile, elle le toisa d’un drôle d’air – elle était peut-être dans un sale état mais il n’en menait pas large non plus. « L’écoute pas, il s’est rien passé ok ? » Ce qui n’était pas tout à vrai ni complément faux. Techniquement, Isaac l’avait trouvé au terme des festivités : pour ce qu’il en savait, Raelyn avait simplement eu un problème pour rentrer chez elle. Il était certes facile de tirer une conclusion hâtive de son état général en la regardant toutefois elle préférait être de mauvaise foi pour sortir au plus vite de cette embuscade. « Vous pouvez arrêter de parler de moi comme si j’étais pas là ? Je suis pas sourde je vous entends. » Maugréa-t-elle en les toisant tous les deux tandis que les questions se multipliaient, accentuant par la même occasion son mal de tête. Il lui fallait de l’aspirine au plus vite et s’allonger pour récupérer de ses déboires. « Ils ne sont pas bizarres, pas plus que toi à trainer habillé comme ça et trainer avec un chat. » En effet une petite tête avait pointé le bout de son nez pendant qu’ils échangeaient des courtoisies sur le seuil à la vue de tout le quartier. De mémoire elle ne se souvenait pas qu’il eut jamais possédé un animal de compagnie néanmoins ils ne se parlaient plus trop dernièrement alors tout était possible. « Tu veux que je fasse comment ? Que je me foute a poil peut être ? » Elle leva les yeux au ciel et se retint de justesse de filer un coup de coude à Isaac tandis qu’elle rentrait à l’intérieur sans attendre davantage. Afin de ne pas faire d’histoire, elle se plia à la demande de son frère en retirant sa veste puis se dirigea vers la salle de bain. Le reflet que lui renvoyait le miroir était atroce mais elle s’en détacha aussitôt pour farfouiller dans les placards. Elle dénicha une boite qui trainait et avala un cachet avant de s’asperger d’eau froide. Ce n’était pas la première fois qu’elle atterrissait chez lui ; elle débarquait régulièrement pour chercher du réconfort ou fuir leurs parents. Quand il avait décidé de déménager le choc avait été rude et vécu comme une trahison. Peut-être que son ressentiment à son égard venait de là mais elle ne pouvait pas lui reprocher d’avoir réussi là où elle avait échoué. Elle soupira, épuisée et retourna vers l’entrée où les garçons étaient occupés à parler. Sur son passage elle attrapa la boule de poils qui s’était faufilé entre ses jambes. « C’est ta nouvelle bonne action ? Si tu veux pas que je reste comme ça tu peux me filer un teeshirt s’il te plait ? » Elle caressa la bestiole qui ronronnait contre elle et poursuivit. « J’ai faim aussi, si t’as un truc à grignoter et Isaac a l’air d’avoir soif. » C’était un bobard mais elle redoutait l’instant où ils ne seraient plus que tous les deux car elle n’échapperait pas à un énième sermon de Efrem.

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