sombre

hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez le mystérieux Mazebird à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens sont également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions, n'hésitez pas à
les poser dans ce sujet ou si vous voulez passer par MP,
veuillez contacter le staff sur le compte @The Observer.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
-40%
Le deal à ne pas rater :
-40% sur Nike React Infinity Run Flyknit 2
95.97 € 159.99 €
Voir le deal

 Open up your arms and let me in.

F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Crescent Lane

taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Marley Denbrough

messages : 4637
name : sissi.
face + © : h. treadaway + © corpsie & drownedintofiction.
multinicks : winnie, alvin, keane, efrem, basil.

age (birth) : 33. (05/04)
♡ status : I love you more than bees love honey.
work : nurse in portland.
activities : smoking cigarettes, being grumpy and in love, learning to appreciate life.
home : small house on crescent lane.
points : 6780
moodboard : Open up your arms and let me in. IEaqqiI
image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : bee.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Open up your arms and let me in. · Mar 23 Mar - 10:48

Open up your arms and let me in.
This is no escape. This is no surrender.
This is my parade, my happy ever after only if you're here.


@Beckett Schaeffer — 23 mars 2021.

Les mains fermement serrées sur son volant, Marley fixait l’arrière de la voiture de son compagnon garée juste devant la sienne dans l’allée de leur maison. Cela faisait maintenant dix minutes qu’il était arrivé, pourtant il ne ressentait pas vraiment l’envie de bouger. Les cris d’enfants qui jouaient dans la rue le ramenèrent cependant dans l’instant présent et, après un furtif sursaut, il coupa le moteur avant de sortir du véhicule. Pourquoi étaient-ils encore dehors à cette heure-ci ? Les traits tirés de son visage fatigué attestaient de la pénibilité de cette garde de quatorze heures qu’il venait d’effectuer, son unique souhait était de se reposer et de passer une soirée tranquille dans ce cocon qu’ils avaient façonné à leur image. Néanmoins il ne pouvait déterminer par avance ce qu’il trouverait derrière cette porte qu’il s’apprêtait à franchir. Un individu joyeux et dynamique ? Un homme accablé par les récents événements ? Une fée du logis qui s’était mis en tête de nettoyer les lieux du sol au plafond dans le but d’occuper ses mains, à défaut de pouvoir diriger ses pensées vers un autre sujet que son fils ? Une fois à l’intérieur de la maison, il déposa son sac dans l’entrée, retira ses chaussures et sa veste qu’il accrocha à l’endroit dédié avant de faire quelques pas dans le salon. De la musique retentissait depuis une pièce voisine dans laquelle devait très certainement se trouver Beckett. Par réflexe il jeta un rapide coup d’œil à son téléphone portable, dont l’écran tactile affichait vingt-trois heures passées, et grimaça avant d’abandonner l’objet sur un meuble. Dans une profonde inspiration, il commença à se diriger vers l’endroit d’où semblaient provenir les notes dont le volume était un peu trop élevé à son goût. Il glissa une tête dans l’entrebâillement de la porte et observa le grand échalas affairé à repeindre la chambre d’amis qui n’avait de toute évidence pas besoin d’un quelconque rafraîchissement après seulement quelques mois d’existence. Même si la pièce n’était pas uniquement dédiée à Harry, il était celui qui avait le plus souvent dormi entre ces quatre murs. Dans son souvenir, la couleur avait expressément été choisie par Beckett, probablement car ce dernier voyait avant tout l’utilité d’y recevoir son enfant, et cela avait d’ailleurs causé un léger froid entre eux à l’époque. Alors pourquoi décider de tout refaire aujourd’hui ? Et à cette heure avancée de la soirée, surtout ? Il ne sentait pas d’attaque à entamer une nouvelle dispute avec lui, pour autant il ne pouvait pas juste rester planté là, les bras croisés, à le regarder agir étrangement. « Qu’est-ce que tu fais ? » le questionna-t-il alors de manière rhétorique. Conscient du désarroi de son homme, il ne voulait pas le brusquer, toutefois, à cette seconde précise, il était exténué et pouvait déjà sentir les premiers effets d’un début de migraine arriver. Charlotte et Harry avaient quitté Windmont Bay depuis deux jours à présent et il n’avait aucun mal à imaginer qu’ils puissent être la cause de tout ceci. D’un point de vue extérieur, il essayait de dédramatiser la situation, après tout ils n’étaient pas partis se réfugier dans un autre état, lui-même faisait la route jusque Portland tous les jours. Mais Beckett était fermé à toutes formes de discussion et retenait principalement les inconvénients à être ainsi éloigné de son fils. « Tu peux baisser, s’il te plaît ? » demanda-t-il en se passant une main dans les cheveux. Cinq jours plus tôt, Beckett oubliait leur anniversaire de rencontre, aujourd’hui le jeune homme repeignait une pièce déjà refaite et terminée depuis un moment, il n’était guère utile de réfléchir bien longtemps pour comprendre son mal-être. La situation inédite qu’ils traversaient les obligeait à réagir chacun à leur manière, le blondinet préférait se renfermer sur lui-même et se murer dans un silence qui ne lui ressemblait aucunement, tandis que Marley espérait secrètement qu’ils puissent ressortir grandis de cette expérience. L’effet était totalement inverse, il avait beau essayer de se montrer solidaire avec lui, Schaeffer ne cessait de le repousser, il avait même parfois l’impression qu’il le fuyait physiquement. Il ne se confiait plus à lui, le regardait à peine, échangeait quelques banalités durant la journée, mais surtout, il ne cherchait plus le réconfort de ses frêles bras pourtant désireux de l’accueillir. Le jeune infirmier se sentait démuni et seul, comme s’il vivait dans une colocation dont les membres ne se connaissaient pas. Obtenir un câlin de sa moitié commençait à devenir compliqué, quant au dernier baiser partagé, il devait probablement remonter à plusieurs jours.

_________________

-- Tired of empty conversation,'cause no one hears me anymore.
I used to crave the world's attention. I think I cried too many times. I just need some more affection, anything to get me by.
a man on fire × a violent desire
Voir le profil de l'utilisateur
Beckett Schaeffer

messages : 4970
name : corpsie.
face + © : j. lowden x gif©jack-lowden.
multinicks : isaac - larissa - maisie - oliver - peter - tony

age (birth) : 29 {11.06}
♡ status : bzz ❤ bzz.
work : handyman at the camp TL, part-time dad, full-time wanker.
activities : building a rabbit hutch, helping his friends out, annoying Marley.
home : a small house on crescent lane.
points : 6532
moodboard :
Open up your arms and let me in. Tumblr_pnn8meWBDm1uazunqo1_400
Open up your arms and let me in. Bee-bumble-bee

image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off [0/3] marley, tommy, riley.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Mer 24 Mar - 19:42
Il s’en souvenait comme si c’était hier, malgré les décennies écoulées ; de la chaleur de la couette remontée jusque sous son menton, de la douceur du bras de sa mère passé autour de ses épaules, de l’intensité dramatique dans sa voix alors qu’elle contait l’histoire du petit garçon qui avait éteint le soleil. Il s’était endormi, inquiet, avant de se réveiller en pleine nuit pour aller quémander du réconfort dans le lit parental. Non sans un rire moqueur, son père lui avait assuré qu’il était impossible de faire taire l’astre solaire, que ce n’était qu’une fable inventée par les ancêtres de sa maman et qu’il n’y avait aucune raison de s’en faire. Plus de vingt ans plus tard, Beckett avait à son tour puisé dans sa mémoire afin de partager cette trépidante aventure à son fils, qui n’avait jamais eu la réflexion nécessaire pour se formaliser d’une telle bizarrerie scientifique. Pourtant, depuis quelques jours, le soleil s’était bel et bien éteint sur Crescent Lane. Impossible de se souvenir de la dernière fois où il s’était couché, encore moins des coloris pris par son ultime lever, il s’était fait la malle sans crier gare, ne laissant que grisaille et nuages noirs dans le cœur du jeune père. Il détestait se sentir aussi mal, aussi vide, aussi en colère contre le monde, alors qu’il avait vaillamment combattu ses vieux démons pour ne plus voir que le bon côté de la vie. Sa poitrine lui faisait mal comme s’il avait perdu son enfant depuis des mois alors qu’il n’avait pris la route que depuis deux jours, il avait retourné la situation tellement de fois avant d’arriver au jour J qu’il avait l’impression d’être coincé dans une boucle temporelle depuis l’annonce de Charlotte. Depuis leur départ, la dynamique avait drastiquement changé, Schaeffer s’était renfermé sur lui-même et n’avait adressé la parole qu’à deux personnes : Marley car il y était obligé, et un jeune client du camp qu’il avait surpris en train de voler un rouleau de papier toilette pendant qu’il nettoyait les sanitaires. Il était pareil à un vieux chien mal luné qui n’appréciait pas que quelqu’un approchât de son panier ou de sa gamelle, la sensation de possessivité en moins. Malgré son désir de ne côtoyer personne, il avait fait traîner sa journée de travail au maximum avant de rentrer dans une maison vide. Son pauvre petit ami devait supporter son sale caractère passager, néanmoins Beckett ne supportait pas de se retrouver seul sans lui. L’atmosphère était trop lourde quand il était piégé avec ses propres pensées. Pour preuve, il eut le malheur de passer devant la porte ouverte de la chambre d’ami et de jeter un regard à l’intérieur. La couleur des murs lui filèrent la nausée, et il reprit le volant pour se rendre vers le magasin de bricolage le plus proche – qui se trouvait déjà suffisamment loin – afin d’acheter de la peinture. Il prit à peine le temps de bouger et de recouvrir le mobilier avant de s’attaquer au recouvrement de cet infâme vert d’eau qu’il avait choisi au moment de leur installation. La musique forte qui s’échappait de l’enceinte lui tenait compagnie depuis qu’il s’était lancé dans cette tâche improvisée, au fur et à mesure que la pression s’évacuait de ses épaules endolories par les mouvements répétés, le son s’élevait afin de l’envelopper dans une bulle protectrice. Loin du reste du monde. « Putain, » maugréa-t-il, à cause de la surprise, lorsqu’il se retourna et aperçut la silhouette de son compagnon. Il ne l’avait pas entendu arriver, ni n’avait capté sa question, à laquelle il ne répondit par conséquent pas. Il essaya tant bien que mal de déverrouiller son portable mais ses empreintes de doigts salis de peinture – couleur terracotta – n’étaient pas reconnues. Il appuya donc directement sur l’interrupteur de l’enceinte pour l’éteindre. « Quoi ? » demanda-t-il face à l’air blasé de Marley. Ce n’était pas exactement le type d’expression qu’il avait besoin de côtoyer, ça enlaidissait le visage pourtant parfait de son compagnon. « C’est beau, non ? C’est la couleur que tu voulais. T’avais raison, c’est beaucoup plus chic... » Il désigna le mur dont la première couche était presque terminée, bien que mal appliquée à de nombreux endroits. Il n’avait pas mis autant de cœur à l’œuvre que lors de la rénovation de la maison.

_________________
I'm just a man, it's all I am
The future & the past are falling through our hands & all we have is now. So take me as I am, cause it ain't easy. I know you see me.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Marley Denbrough

messages : 4637
name : sissi.
face + © : h. treadaway + © corpsie & drownedintofiction.
multinicks : winnie, alvin, keane, efrem, basil.

age (birth) : 33. (05/04)
♡ status : I love you more than bees love honey.
work : nurse in portland.
activities : smoking cigarettes, being grumpy and in love, learning to appreciate life.
home : small house on crescent lane.
points : 6780
moodboard : Open up your arms and let me in. IEaqqiI
image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : bee.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Dim 28 Mar - 12:02
Ce n’était définitivement pas l’image qu’il se faisait d’un couple aimant et supposément heureux de se retrouver après une longue et harassante journée de travail. Dans le fond, il n’était guère étonné par l’attitude actuelle déraisonnée de son compagnon, cela faisait maintenant plusieurs jours que son comportement avait changé ; il n’était donc pas surprenant de le voir agir comme ceci. Sa mauvaise humeur représentait la seule constante qu’il semblait disposé à bien vouloir garder au quotidien, ce qui ne lui donnait pas envie de rentrer chez lui et poussait Marley à retarder au maximum l’échéance avant de passer la porte de leur domicile. L’accueil qu’il reçut aujourd’hui était différent de celui accordé les jours précédents, beaucoup plus verbal, expressif et chaleureux. Il avait même droit à une jolie insulte comme simple salutation. Le plaisir (ironique) du jeune infirmier se lisait par ailleurs sur les traits tirés de son visage exténué et vidé de toute forme de sympathie. Las et excédé par l’indisposition de Beckett, il prit une profonde inspiration qu’il expira ensuite fortement par le nez. Derrière son masque de détresse personnelle, le jeune père percevait-il le désespoir de son homme ? Probablement pas, non, autrement il ne se permettrait pas de se comporter de cette manière avec lui. Mais une fois de plus, Denbrough ne pouvait rien dire. Impossible pour lui d’exposer son mal-être ou de confier ses craintes les plus intimes, ses propos seraient automatiquement redirigés contre sa personne par le second maître des lieux. Il le connaissait, il l’avait déjà vu à l’œuvre à plusieurs reprises, le grand blond lui crachant son venin à la figure et pointant du doigt son égoïsme légendaire, le tout saupoudré d’une pointe de sarcasme blessant. Comment lui faire comprendre qu’il avait peur de le perdre, tout simplement, sans ramener la situation à lui ? Inapte à trouver une solution à cette problématique, il conservait le silence et gardait enfouies ses inquiétudes les plus grandes quant à la suite des événements. Il savait le grand échalas capable de tout plaquer sur un coup de tête et disparaître de sa vie sans prévenir, il l’avait déjà fait une fois, pourquoi pas deux ? Dans l’esprit du trentenaire, l’hypothèse n’était pas invraisemblable et était susceptible de se reproduire, raison pour laquelle il ne souhaitait pas le froisser, au risque de le voir se braquer contre lui et la terre entière. Seulement ce soir, la coupe était pleine, il ne disposait pas de suffisamment d’énergie pour assister à cette mascarade, à laquelle il ne désirait pas participer en premier lieu. « Bonsoir à toi aussi, » marmonna-t-il dans sa barbe, une fois qu’il eût coupé le son de la musique. Il observa le mur repeint qu’il désignait et haussa légèrement les épaules. Le soupir qui suivit attesta du peu d’intérêt qu’il accordait à tout ceci. « Si tu le dis, ouais. » Il secoua la tête puis recula d’un pas. « Bref, je te laisse t’amuser tout seul, dans le silence si possible. » Il ne patienta pas pour obtenir une réponse de sa part et referma aussitôt la porte de la chambre d’amis dans le but de laisser les mauvaises ondes de Beckett enfermées derrière celle-ci, loin de lui. Il était tard, enfin pas tant que ça, minuit n’avait pas encore sonné, pourtant son corps avait comme l’impression d’avoir veillé jusque trois heures du matin. Il prit la direction de la salle de bain pour se laver les dents et prendre une bonne douche bien chaude dont la température excessive plongea rapidement la pièce dans une épaisse brume. Une fois ses membres en partie détendus, il consentit à couper l’eau et à sortir pour se sécher et enfiler par la suite un bas de pyjama propre. Envisager d’aller se coucher dans ces conditions n’était pas idéal, c’est pourquoi il ouvrit la fenêtre pour aérer ses esprits en plus de l’endroit avant de s’immobiliser devant le miroir accroché au-dessus du lavabo. Une boite de somnifères à la main, il détailla son reflet comme si ce dernier était en mesure de lui fournir des réponses claires et des directives susceptibles de l’aider dans ses choix. Compte tenu de son état de fatigue avancée, sans doute n’aurait-il aucun mal à s’endormir de lui-même mais la qualité de son sommeil n’était aucunement garantie, ce dernier pâtirait forcément de cette atmosphère pesante générale.

_________________

-- Tired of empty conversation,'cause no one hears me anymore.
I used to crave the world's attention. I think I cried too many times. I just need some more affection, anything to get me by.
a man on fire × a violent desire
Voir le profil de l'utilisateur
Beckett Schaeffer

messages : 4970
name : corpsie.
face + © : j. lowden x gif©jack-lowden.
multinicks : isaac - larissa - maisie - oliver - peter - tony

age (birth) : 29 {11.06}
♡ status : bzz ❤ bzz.
work : handyman at the camp TL, part-time dad, full-time wanker.
activities : building a rabbit hutch, helping his friends out, annoying Marley.
home : a small house on crescent lane.
points : 6532
moodboard :
Open up your arms and let me in. Tumblr_pnn8meWBDm1uazunqo1_400
Open up your arms and let me in. Bee-bumble-bee

image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off [0/3] marley, tommy, riley.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Lun 29 Mar - 19:14
Le passif-agressif de l’infirmier ne fit qu’ajouter à l’électricité ambiante et Beckett détourna la tête de justesse pour ne pas lui laisser voir son lever d’yeux vers le ciel. Marley était celui qui l’avait rejoint sans la moindre formule de politesse et il osait l’accuser, lui, de ne pas l’avoir salué ? Sa mauvaise foi empestait la pièce plus encore que l’odeur de peinture fraîche. « Quoi ? T’aimes pas ? » Il donna un nouveau coup de rouleau avant de tourner le haut de son corps vers son compagnon, sauf que ce dernier avait déjà pris la poudre d’escampette, fermant au passage la porte pour l’isoler un peu plus. Au moins, l’atmosphère de la soirée était posée, Bee n’aurait pas à s’en vouloir de ne pas faire d’efforts puisque son cher et tendre n’était pas disposé non plus à prétendre qu’il appréciait sa compagnie. Il termina grossièrement le mur entamé avant qu’une notification n’allumât l’écran de son téléphone, lui indiquant l’heure tardive qu’il était désormais. Un sentiment de culpabilité l’étreignit lorsqu’il réalisa la longueur de la journée que Marley venait de vivre, qui était sans aucun doute la raison de son agacement de rentrer dans une maison bruyante. Pour autant, Schaeffer n’était pas responsable de son choix de carrière, au contraire, maintes fois lui avait-il proposé de revenir bosser sur Windmont Bay, pour avoir un train de vie plus calme à la clinique, alors il n’avait pas à pâtir de sa fatigue ou de sa mauvaise humeur. D’ordinaire, il lui aurait offert foule de câlins et de bisous que Marley aurait repoussés pour la forme, histoire de le réconforter, mais cette nuit-là, Bee aussi avait besoin de se sentir aimé, alors il n’était pas en position de jouer le rôle du grand nounours aimant. Au lieu de se rencontrer à mi-chemin, ils préféraient se tourner le dos, c’était triste, mais c’était leur lot ; ils n’étaient malheureusement pas dotés de tempéraments compatibles dans le malheur. Il sortit le nez de la chambre d’amis pour écouter la vie dans le reste de la maison, ce qui lui indiqua l’emplacement de l’infirmier. Il passa donc en premier lieu dans la cuisine pour se servir un grand verre d’eau bienvenu. Il attendit un moment, se distrayant avec son téléphone et en humant l’air de la dernière chanson écoutée, puis son regard tomba à nouveau sur l’heure et il ne tint plus. Il se dirigea vers la salle de bain encore occupée, pour bloquer devant la scène pas si surréaliste que cela, mais qui eut le don de lui fendre le cœur. « C’est minimum dix cachets pour faire une overdose, et ça marche en général mieux avec une rasade de whisky. » Il enleva ses vêtements et alluma le jet de la douche sans fermer la fenêtre, ne sentant plus ni le chaud ni le froid après l’énergie déployée durant sa tâche de peintre en bâtiment. « Je te le conseille pas, le lavage d’estomac c’est vraiment pas top. » Malgré les derniers projets en commun et la jolie avancée qu’avait prise leur relation, Beckett conservait en son cœur cette crainte de voir son petit ami replonger, il ne connaissait que trop bien le lien qui l’unissait à ses petites pilules en tout genre, et c’était là où le bât blessait le plus. Il ne serait jamais suffisant pour l’éloigner de ses drogues – légales ou non – ou pour faire fuir ses vieux démons. Il pouvait être le compagnon le plus ouvert, le plus présent, le plus doux et le plus généreux en compliment, il y aurait toujours cette part d’obscurité dans l’âme de l’infirmier, dissimulée dans un coin qu’il ne parvenait pas à atteindre, et dont il avait une peur bleue. Plaisanter sur ce sujet n’était pas très malin de sa part, cependant il n’était pas en mesure d’offrir autre chose à cet instant ; il ne pouvait pas s’inquiéter pour tout le monde en même temps. Si Marley essayait d’attirer son attention, il aurait dû le faire à coup de mots doux et de tendresse, pas de chantage affectif. Il pénétra sous le filet d’eau chaude, gardant malgré tout un œil dirigé vers son homme, au cas où il déciderait de faire une bêtise. « Pas la peine de te demander comment s’est passée ta journée, j’imagine ? » Les probabilités d’obtenir une réponse étaient faibles, il tenta malgré tout sa chance, pour l’empêcher d’avaler ses somnifères. Beckett préférait se faire crier dessus plutôt que de voir son petit ami assommé par un trop-plein de médicaments. « La mienne a été super, d’ailleurs. Du fun du matin au soir ! » Comme sa voix ne l’attestait pas le moins du monde.

_________________
I'm just a man, it's all I am
The future & the past are falling through our hands & all we have is now. So take me as I am, cause it ain't easy. I know you see me.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Marley Denbrough

messages : 4637
name : sissi.
face + © : h. treadaway + © corpsie & drownedintofiction.
multinicks : winnie, alvin, keane, efrem, basil.

age (birth) : 33. (05/04)
♡ status : I love you more than bees love honey.
work : nurse in portland.
activities : smoking cigarettes, being grumpy and in love, learning to appreciate life.
home : small house on crescent lane.
points : 6780
moodboard : Open up your arms and let me in. IEaqqiI
image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : bee.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Sam 10 Avr - 22:44
L’irruption inattendue de Beckett dans la pièce fit aussitôt éclater cette petite bulle de tranquillité dans laquelle il s’était enfermé/réfugié à la sortie de sa douche. Il avait un traitement régulier au quotidien et était suivi par un professionnel depuis un temps certain (malgré une pause plus ou moins longue dans sa thérapie ces dernières années), il connaissait son corps et son esprit et savait pertinemment ce qui était bon pour lui. Bon sur le papier, tout du moins. Les différents médicaments qu’il était susceptible d’avaler avaient le mérite d’avoir un effet apaisant sur sa personne, son homme n’approuvait sans doute pas cette pratique mais il ne pouvait le blâmer de craindre une chose qui lui était totalement étrangère. Ils n’avaient assurément pas le même parcours de vie et si de nombreux détails ou faits paraissaient simples aux yeux du blondinet, certains ne l’étaient absolument pas du point de vue de l’infirmier. Ce dernier ne lui demandait pas de comprendre son fonctionnement mais simplement de l’accepter. Schaeffer y voyait une dépendance, voire même une issue à l’allure de facilité malsaine, alors que lui essayait seulement de survivre dans un monde qui ne donnait pas l’impression de vouloir de lui. Raison pour laquelle il accueillit très mal les deux attaques successives envoyées – avec un naturel déconcertant – par son supposé compagnon dès l’entrée de celui-ci dans la salle de bain. Comment osait-il plaisanter sur un sujet aussi sensible ? Non, POURQUOI osait-il prendre à la légère des maux qui ne le concernaient pas et qu’il ne maîtrisait de toute manière pas ? Bouche bée, il suivit le déplacement du jeune homme dans la pièce à travers son reflet dans le miroir. Ses doigts enserraient toujours fermement le petit flacon de somnifères sur lequel trônait une étiquette à son nom. Sous le choc, les mots lui manquaient, si bien qu’il ne prononça pas la moindre parole pendant toute la durée de sa courte douche. Il savait Beckett capable de blesser, brusquement, violemment, par l’emploi de termes minutieusement choisis, comme s’il réfléchissait à ses phrases bien avant de les énoncer. La situation était peut-être difficile pour lui et compliquée pour eux, cependant cela ne lui donnait aucunement le droit de se comporter de cette manière avec lui. Certes son accueil n’avait pas été des plus chaleureux, toutefois il avait pris la décision de couper court à toute discussion, justement dans le but d’éviter d’en arriver là. « Ta gueule, Beckett, » souffla-t-il finalement après un long moment de silence. Jamais il n’avait été accro à ces petites pilules, la seule drogue pour laquelle il avait développé une dépendance avérée était la cocaïne. Son petit-ami le saurait s’il avait été présent à ses côtés durant cette période très pénible de sa vie. Livré à lui-même, il avait alors trouvé la force de demander de l’aide, seul, afin de suivre une cure de désintoxication. Mais Beckett était ainsi fait, il prenait un malin plaisir à minimiser ses problèmes, ses doutes, ses craintes, ses angoisses, probablement influencé par son immense ignorance dans le domaine. « C’est quoi ton problème aujourd’hui ? T’as décidé d’être plus con que les autres jours, c’est ça ? C’est réussi en tout cas, bravo. » Prenant une grande inspiration, il remit les cachets à leur place avant de se retourner vers la baignoire. « Je sais pas pourquoi tu es comme ça avec moi et finalement, je suis pas sûr de vouloir savoir. La passion, c’est important dans un couple, mais ça commence à devenir problématique quand celle-ci se traduit surtout par des disputes, des insultes, du sexe ou encore des reproches. Et la tendresse dans tout ça ? Parce que tu as des problèmes avec ta pseudo meilleure amie, je dois vivre un enfer sous mon propre toit ? Non, je suis pas d’accord. » Sa voix n’était pas agressive, pour autant on pouvait y percevoir toute sa tristesse et sa déception. « Tu veux jouer au con ? Aucun souci, moi aussi je sais jouer. J’hésitais à avaler ces cachets avant que tu n’entres mais tu m’as convaincu. Je ne vais pas les prendre parce que j’en ai besoin mais parce que je sais que ça te fait bien chier. » Sur ces paroles, il reprit possession du flacon qu’il secoua afin de faire tomber deux somnifères dans le creux de sa main, les conduisant aussitôt dans sa bouche. « Si ça peut m’éviter d’entendre tes conneries blessantes, c’est un moindre mal. » Dans pareille situation, il avait juste envie de hurler et de lui balancer des objets à la figure, sauf qu’il n’avait pas la force nécessaire de le faire souffrir équitablement en retour. Alors il préféra se retirer de cet échange qu’il n’avait pas demandé. « J’espère que ta nuit sera à l’image de ta journée et de ta soirée, fun ! » conclut-il de manière ironique avant de quitter les lieux pour rejoindre leur chambre.

_________________

-- Tired of empty conversation,'cause no one hears me anymore.
I used to crave the world's attention. I think I cried too many times. I just need some more affection, anything to get me by.
a man on fire × a violent desire
Voir le profil de l'utilisateur
Beckett Schaeffer

messages : 4970
name : corpsie.
face + © : j. lowden x gif©jack-lowden.
multinicks : isaac - larissa - maisie - oliver - peter - tony

age (birth) : 29 {11.06}
♡ status : bzz ❤ bzz.
work : handyman at the camp TL, part-time dad, full-time wanker.
activities : building a rabbit hutch, helping his friends out, annoying Marley.
home : a small house on crescent lane.
points : 6532
moodboard :
Open up your arms and let me in. Tumblr_pnn8meWBDm1uazunqo1_400
Open up your arms and let me in. Bee-bumble-bee

image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off [0/3] marley, tommy, riley.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Mer 14 Avr - 11:15
Une main portée à sa poitrine accueillit les mots doux de son compagnon. « Oh, il parle, » murmura-t-il, sans lever trop la voix de peur de faire fuir cet instant béni et pétri de tendresse. Marley ne devait par ailleurs pas avoir entendu sa réponse à cause du son du jet de la douche, mais cela ne l’aurait de toute manière pas empêché de s’épancher la seconde suivante. Il épongea le plus gros de l’eau qui ruisselait sur son corps, noua la serviette autour de sa taille et mit à peine les pieds en dehors de la baignoire avant d’être submergé par le ras-de-marée Denbrough. Il plissa les yeux pour accueillir ses reproches, ne choisissant d’écarter que certains passages de son discours inspiré pour lui renvoyer en pleine face dès qu’il rendait le micro. S’il envisageait de se taire un jour, songea-t-il en levant les yeux au ciel, car chaque pause dans laquelle il aurait pu se glisser était bien vite remplie par une nouvelle salve de commentaires désobligeants, voire menaçants. Son droit de réponse ne lui fut en outre pas accordé puisque Marley jugea préférable de tourner les talons sitôt son manège terminé ; c’était mal connaître Beckett, qui était doté d’un coffre suffisamment imposant pour être entendu sans forcément avoir besoin de crier, un petit haussement suffisait. « On relèvera que tu ranges le sexe dans le même panier que les disputes et les reproches, moi qui pensais que tu adorais ça, c’est vrai que je suis con ! » Sans doute l’infirmier avait-il oublié ce qu’était leur vie sexuelle depuis que la leur était en berne, à moins qu’il n’eut été un professionnel de la simulation, à faire croire à Bee qu’ils étaient sur la même longueur d’onde alors qu’il ne prenait jamais son pied. Ce scénario paraissait peu plausible mais il était trop en colère pour prendre le risque de discréditer la moindre piste. « J’ai pas plus envie de t’entendre, ça tombe bien, » marmonna-t-il face à son reflet. Ses mâchoires étaient serrées à un point tel que ses dents du fond grincèrent les unes contre les autres. Il aurait pu enfoncer son poing dans le miroir, s’il n’avait pas été celui qui avait galéré à l’installer quelques semaines auparavant. Il avait fait assez de mal avec la décoration intérieure pour cette soirée. Malgré sa fatigue tant physique qu’émotionnelle, il choisit de faire un tour à l’extérieur, pour vérifier que tout était en ordre dans leur petit jardin, puis s’assura que l’ensemble des porte et fenêtres étaient fermées avant de rejoindre la chambre. Le quart d’heure nécessaire aux pilules de Marley pour faire effet était de fait écoulé lorsqu’il le rejoignit sous les draps. Son regard s’accrocha sur un éclat de lumière qui traversait les volets, causé par un réverbère positionné juste devant leur maison, et il le maudit de l’empêcher de s’endormir, même s’il était loin d’être l’unique fautif. « Je suis désolé d’être con et blessant. Enfin, non, con, j’y peux rien. » Il poussa un soupir en s’installant sur le dos. La respiration forte en provenance de l’autre côté du lit le renseignait sur le profond état d’endormissement de son petit ami. « J’ai pas envie d’être comme ça… » Il ne se ressemblait plus, il avait parfois du mal à reconnaître l’image que lui renvoyait le miroir. Marley était la meilleure chose qui lui était arrivée depuis longtemps et il ne souhaitait que son bien ; la pratique lui avait pourtant appris qu’il n’était pas en mesure de tenir le rôle du parfait compagnon de vie. « Mais j’ai l’impression d’être dans le noir depuis qu’il est parti... et tu devrais être la lumière de ma journée, mais ça te soûle, ou t’as pas envie de faire cet effort… » L’animosité de Beckett se dispersait face à la bienveillance, si Denbrough l’accueillait avec un sourire et des bras ouverts, alors ils auraient pu passer des instants plus agréables. Au lieu de cela, chacun montait en pression et en résultaient des disputes ou, pire, de longs silences tendus. Peut-être que Marley en avait tout simplement marre de ce nouveau Beckett Schaeffer sans oser le formuler à voix haute. « Pour ta gouverne, c’est hyper malsain de te bourrer de médocs juste pour te venger de moi. » Il était étrangement plus facile de lui parler en le sachant endormi, ce qui était plus que triste. En dépit de la frustration qui pesait dans sa poitrine et sur ses épaules, il s’autorisa un rapprochement, sachant que son compagnon ne pourrait pas le repousser, en venant se caler dans le dos de son dernier. Il glissa un bras autour de sa taille, sa main posée sur son ventre pour sentir chacune de ses respirations, puis cala son visage dans le creux de sa nuque. Marley voulait de la tendresse, il y avait droit. Tant pis s’il ne pouvait en profiter à cause de ses maudits cachetons. « Je t’aime, imbécile, » murmura-t-il, les yeux fermés et l’esprit déjà à moitié dans les limbes. Il était tard, il avait beaucoup bossé, et sa colère s’estompait au contact de la peau chaude de son homme, alors il ne tarda pas à sombrer dans un profond sommeil, sans rêve, comme il les appréciait.

_________________
I'm just a man, it's all I am
The future & the past are falling through our hands & all we have is now. So take me as I am, cause it ain't easy. I know you see me.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Marley Denbrough

messages : 4637
name : sissi.
face + © : h. treadaway + © corpsie & drownedintofiction.
multinicks : winnie, alvin, keane, efrem, basil.

age (birth) : 33. (05/04)
♡ status : I love you more than bees love honey.
work : nurse in portland.
activities : smoking cigarettes, being grumpy and in love, learning to appreciate life.
home : small house on crescent lane.
points : 6780
moodboard : Open up your arms and let me in. IEaqqiI
image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : bee.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Lun 19 Avr - 9:50
Quelques jours plus tard — 5 avril 2021.

L’espace de quelques jours, les choses s’étaient plus ou moins tassées et arrangées entre eux. Malgré de grandes capacités en matière de destruction mutuelle, ils ne restaient jamais indéfiniment fâchés l’un contre l’autre. C’était contre leur nature première qui parvenait toujours à les réunir à nouveau. Du moins, c’était ainsi que Marley essayait de se rassurer lorsque l’atmosphère était un peu trop pesante entre eux. Ils se faisaient du mal, souvent inutilement, avaient chacun leur petite fierté et semblaient apprécier plus que de raison la compétition alors qu’ils étaient supposés jouer en équipe et non s’affronter. Supporter une telle situation n’était pas tous les jours aisé, et même si rien n’avait été simple depuis leur rencontre trois ans en arrière, le jeune infirmier trouvait du réconfort dans l’amour qu’ils se portaient au quotidien. Ses sentiments pour Beckett avaient vu le jour très rapidement, sans doute trop vite d’ailleurs, l’obligeant alors à avoir constamment de l’avance sur ceux de son compagnon. Il aimait avec naturel et passion, son cœur parlait avant la raison, il était façonné de cette manière et ne comptait pas s’en excuser. Était-il, par conséquent, en partie (ou totalement) responsable de leurs multiples échecs ? Le grand blond était-il tombé dans l’un de ses nombreux pièges ? Avait-il seulement eu le choix ou la possibilité d’échapper à cette relation amoureuse ? Le comportement insistant de Marley avait peut-être eu raison, sur le long terme, de sa faculté de jugement ? L’idée n’était pas totalement saugrenue quand on prenait le temps d’y réfléchir un peu plus longuement. Dès le début, le jeune père s’était toujours fermement opposé à une quelconque histoire sérieuse entre eux, comme si une intolérance à l’amour le protégeait jusqu’alors. Assis au centre de leur canapé, un grand mug de café à la main, Denbrough retraçait leur parcours dans son intégralité depuis une bonne heure maintenant. A dire vrai, cela avait également été son activité du week-end, entre deux coups de déprime intense et un moment d’euphorie inexpliquée. La solitude ne lui convenait définitivement pas, en plus d’avoir cet effet étrange sur sa personne. Son petit-ami avait trouvé un accord avec Charlotte concernant la garde de Harry, il voyait le petit un week-end sur deux, lorsque son travail le lui permettait, et si cela aurait dû le satisfaire, dans les faits ce n’était manifestement pas le cas. Il comprenait son besoin de passer du temps avec son fils, en revanche, ce qu’il avait bien du mal à accepter, c’était sa manière de l’évincer du tableau, lui et leur couple. Portland se trouvait à seulement une heure de route, ce n’était pas la mer à boire, pour autant Beckett avait pris la décision de s’absenter totalement du samedi matin au lundi matin, prétextant ne pas vouloir perdre un seul instant. Ils avaient une maison, qui leur appartenait de surcroît, mais son conjoint préférait séjourner dans un motel bas de gamme pour profiter de la présence de son enfant. Quarante-huit heures plus tard, l’idée ne lui plaisait toujours pas et continuait de l’agacer dans son for intérieur. Parmi tous les week-ends disponibles qu’il possédait, il avait expressément choisi celui-ci pour l’énerver et s’éloigner physiquement de lui, deux jours avant son anniversaire. Anniversaire qu’il n’avait pas mentionné un seul instant avant son départ et qui avait secrètement conduit à une énième dispute entre les deux hommes. Marley avait clairement montré son désaccord face à son absence, sans pour autant entrer dans les détails, mais Beckett avait rapidement balayé ses paroles du revers de la main. En ce jour, supposément spécial pour lui, il en était réduit à prendre son petit-déjeuner seul. « Pas de message… Sympa… » souffla-t-il pour lui-même en consultant son téléphone portable. Visiblement il n’avait pas été la première pensée à traverser l’esprit de sa moitié au réveil de celle-ci. Leurs différends ne justifiaient en rien l’absence de message pour son anniversaire, à ses yeux en tout cas. Une fois son café terminé, il se remit debout et entreprit de faire la vaisselle qu’il avait laissé s’entasser ces deux derniers jours, après avoir lancé un peu de musique sur l’enceinte du salon. Whitney Houston avait au moins le mérite de lui redonner un peu d’énergie pour entamer cette nouvelle journée. Alors qu’il fredonnait un petit oh I wanna dance with somebody, la porte de la maison s’ouvrit, annonçant le retour du second propriétaire des lieux. Il attendit une parole ou même un geste qui ne vinrent pas et fronça les sourcils. « Salut hein. »

_________________

-- Tired of empty conversation,'cause no one hears me anymore.
I used to crave the world's attention. I think I cried too many times. I just need some more affection, anything to get me by.
a man on fire × a violent desire
Voir le profil de l'utilisateur
Beckett Schaeffer

messages : 4970
name : corpsie.
face + © : j. lowden x gif©jack-lowden.
multinicks : isaac - larissa - maisie - oliver - peter - tony

age (birth) : 29 {11.06}
♡ status : bzz ❤ bzz.
work : handyman at the camp TL, part-time dad, full-time wanker.
activities : building a rabbit hutch, helping his friends out, annoying Marley.
home : a small house on crescent lane.
points : 6532
moodboard :
Open up your arms and let me in. Tumblr_pnn8meWBDm1uazunqo1_400
Open up your arms and let me in. Bee-bumble-bee

image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off [0/3] marley, tommy, riley.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Jeu 22 Avr - 19:16
Agacé était un euphémisme pour décrire l’état d’esprit dans lequel Beckett se trouvait lorsqu’il remonta l’allée conduisant jusque la porte d’entrée. Il fronça les sourcils quand il remarqua la voiture de Marley et eut la confirmation que l’infirmier n’était pas encore parti travailler sitôt le pied mis à l’intérieur de la maison. Il était persuadé, pourtant, d’avoir vu qu’il était du matin et que Bee aurait dès lors l’occasion de lui préparer un repas pour le dîner. Voilà qui contrariait ses plans sur au moins quatre niveaux, or il n’avait pas besoin de cela pour empirer son état émotionnel. « Salut, » marmonna-t-il, un coup d’œil inquiet vers son véhicule avant de refermer la porte derrière lui. Il espérait que le cadeau supporterait un temps indéterminé passer à l’intérieur de l’habitacle, puisqu’il ne pouvait pas le ramener à l’intérieur tant que Marley était présent, l’emballage n’était pas fait et le paquet trop encombrant pour passer inaperçu. Il croisa de loin le regard de son compagnon sans savoir quoi en faire. Devait-il s’approcher pour le serrer dans ses bras et l’embrasser tout en lui murmurant trente-trois fois combien il l’aimait ? Dans un monde idéal, c’eut été son plan d’attaque. Dans les faits, il restait frustré de ne pas avoir reçu de réponse au SMS d’anniversaire qu’il lui avait envoyé après avoir veillé jusqu’à minuit tapante. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : Marley était fâché contre lui. Alors tout contact charnel était hors de portée. Un retour en arrière neuf heures plus tôt l’aurait replongé dans l’édition du-dit message ou un simple tour son téléphone l’auraient informé que le SMS n’était jamais parti à destination du roi de la journée, il était resté bloqué dans ses brouillons sans être envoyé ; il n’avait pas été aidé par le fait qu’il se prenait simultanément la tête avec Charlotte qui lui apprenait que sa mère récupérerait Harry le lendemain, alors que Bee avait spécifié ne rien vouloir à faire avec cette personne. La seule vision de son visage – qui partageait pourtant beaucoup des traits délicats de sa (ex) meilleure amie – avait provoqué une colère sourde de laquelle il avait du mal à se départir, même après son trajet d’une heure en voiture. Il avait par conséquent du mal à sourire, pour ces diverses raisons, alors que la veille encore, il avait finalisé dans sa tête son programme pour faire de cette journée un bon moment pour Marley. Leur couple en avait besoin, ils en avaient besoin. « La fête a commencé sans moi? » Les deux profitaient un peu trop de la non mitoyenneté de leur maison, à écouter plus fort que de raison leur musique sans se soucier du moment de la journée. Ce n’était pas quelque chose digne d’être reproché, mais l’état d’esprit de Beckett n’était pas à la danse. Il déposa son sac à dos dans l’entrée avant d’aller se laver les mains dans la cuisine. « Je pensais que tu étais du matin, t’as changé tes horaires ? » Il aurait été logique de sa part de le faire s’il avait voulu éviter de passer un moment avec son compagnon. Cette simple idée acheva de le faire se rembrunir. Pourquoi Marley n’était-il pas capable de lui énoncer clairement les choses ? Le grand échalas aurait compris s’il avait préféré passer son anniversaire avec quelqu’un d’autre, il ne pouvait pas le blâmer de vouloir autre chose au vu des dernières semaines écoulées, et ce même si les choses s’étaient un peu améliorées depuis la fin du mois de mars. Il fouilla dans les placards afin de trouver un paquet de biscuits à grignoter, puisqu’il avait zappé le petit déjeuner en dehors des dernières cuillerées de céréales volées à son fils, et s’adossa au mur entre la cuisine et la pièce à vivre. « T’as passé un bon week-end ? » lui demanda-t-il après un silence, sans savoir comment engager la conversation. Il essayait de paraître le plus détaché possible, même s’il était évident qu’il n’était pas le Beckett rond et encourageant qu’il aurait dû être en pareille situation. Il avait l'impression d'être en plein milieu d'un western, sans savoir qui serait le premier à tirer pour débloquer la situation ou, les connaissant, pour l'empirer.

_________________
I'm just a man, it's all I am
The future & the past are falling through our hands & all we have is now. So take me as I am, cause it ain't easy. I know you see me.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Marley Denbrough

messages : 4637
name : sissi.
face + © : h. treadaway + © corpsie & drownedintofiction.
multinicks : winnie, alvin, keane, efrem, basil.

age (birth) : 33. (05/04)
♡ status : I love you more than bees love honey.
work : nurse in portland.
activities : smoking cigarettes, being grumpy and in love, learning to appreciate life.
home : small house on crescent lane.
points : 6780
moodboard : Open up your arms and let me in. IEaqqiI
image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : bee.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Mer 5 Mai - 11:18
Attristé d’avoir été oublié par son compagnon aujourd’hui, Marley essayait tant bien que mal de ne pas se laisser bêtement aller. D’une nature susceptible, il n’avait guère besoin de grand-chose pour se vexer et se braquer face à une situation qui le contrariait. Impuissant, il prenait toutefois sur lui pour ne pas déprimer à cause d’une banalité aussi futile. Il mettait tout en œuvre pour se convaincre lui-même que ce n’était pas important, que tout le monde oubliait au moins une fois dans sa vie de souhaiter un joyeux anniversaire à l’être cher, pour diverses raisons, un surmenage, un quotidien chargé, des problèmes personnels. Dans son for intérieur, il n’y croyait pas un seul instant, néanmoins il faisait l’effort de prétendre que c’était le cas. Avant l’arrivée de Beckett, sa petite mascarade fonctionnait à merveille car il n’était pas contraint d’entrer en contact direct avec une autre personne, il n’avait pas à se justifier ou à sourire de manière forcée. Seulement voilà, en passant la porte de leur maison, le grand blond avait fait entrer avec lui la mauvaise humeur qui semblait planer au-dessus de sa tête. Il était celui dont le comportement pouvait être reproché à cette seconde précise et pourtant, il avait le culot de s’imposer à lui avec ses airs de mec soûlé par la vie. Si autrefois il aurait volontiers avoué qu’il était le roi de son royaume, ce matin il n’était rien de plus qu’un villageois sans intérêt à ses yeux. Il restait certes poli mais sa patience avait des limites. Quitte à jouer au con, Schaeffer aurait mieux fait de se taire et de conserver ce silence blessant. Au lieu de cela, il prenait visiblement un malin plaisir à venir le piquer, gratuitement, car l’infirmier n’avait rien dit ou même fait qui puisse le forcer à ouvrir les hostilités de cette façon, presque innocente. Dans un profond soupir, il abandonna la vaisselle qu’il était en train d’essuyer car son compagnon choisit l’évier de la cuisine pour se laver les mains, comme s’il s’agissait du seul point d’eau de la maison et qu’il n’était pas déjà occupé. Il ne commenta pas la partie de sa réflexion sur la musique et se contenta d’aller l’interrompre pour ne pas envenimer davantage une situation suffisamment tendue comme cela. « Oui, j’ai rendu service à une collègue qui avait besoin de son après-midi, » répondit-il finalement en revenant dans la cuisine pour terminer de ranger ce qui était en désordre. Comme il n’avait pas eu de nouvelles de la part de son petit ami, il avait accepté de changer ses horaires avec quelqu’un d’autre. Il réalisa alors à quel point il s’agissait là d’une bonne idée. Pas de message, pas de geste affectueux, pas de projets, c’était définitivement le meilleur anniversaire qu’il avait connu, et pourtant il en avait vu passer des événements éprouvants depuis son enfance. « Mais je ne vais pas tarder. Il faut encore que je me prépare et ensuite je vais faire un saut chez Casey. » L’atmosphère serait peut-être moins étouffante là-bas, malgré les problèmes conjugaux de sa belle-sœur. « Il reste des pancakes d’hier matin, si tu veux, » ajouta-t-il en désignant le four dans lequel une petite assiette reposait. Ce n’étaient pas les quelques biscuits qu’il s’apprêtait à engloutir qui allaient le nourrir. Ignorant volontairement la question sur son week-end, il n’avait rien à répondre à un tel affront dans tous les cas, il se dirigea vers la salle de bain pour se laver les dents et prendre une petite douche. Son agacement était palpable mais il refusait de s’emporter au point de perdre les pédales ; pas aujourd’hui.

_________________

-- Tired of empty conversation,'cause no one hears me anymore.
I used to crave the world's attention. I think I cried too many times. I just need some more affection, anything to get me by.
a man on fire × a violent desire
Voir le profil de l'utilisateur
Beckett Schaeffer

messages : 4970
name : corpsie.
face + © : j. lowden x gif©jack-lowden.
multinicks : isaac - larissa - maisie - oliver - peter - tony

age (birth) : 29 {11.06}
♡ status : bzz ❤ bzz.
work : handyman at the camp TL, part-time dad, full-time wanker.
activities : building a rabbit hutch, helping his friends out, annoying Marley.
home : a small house on crescent lane.
points : 6532
moodboard :
Open up your arms and let me in. Tumblr_pnn8meWBDm1uazunqo1_400
Open up your arms and let me in. Bee-bumble-bee

image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off [0/3] marley, tommy, riley.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Jeu 6 Mai - 16:32
L’ambiance au sein du domicile Denbrough-Schaeffer n’était plus légère depuis plusieurs jours, malgré des tentatives de rapprochement de la part de l’un ou de plaisanterie de la part de l’autre. Ils étaient emprisonnés dans un cercle vicieux créé par une problématique aussi simple à nommer que complexe à résoudre : un manque de communication. Ils surnageaient dans les non-dits, ce qui contribuait à une atmosphère malsaine qui ne leur ressemblait pourtant pas. Les grosses engueulades étaient supposées relever du passé, ils avaient trop souffert pour demeurer sous leur joug. « O-K… » articula-t-il face au manque évident d’entrain de son compagnon, qui répondait selon son bon désir. Bee fit de son mieux pour dissimuler sa déception derrière un air goguenard, même s’il n’y était pas obligé puisque Marley refusait d’instaurer le moindre contact visuel avec sa personne. L’infirmier comptait le fuir toute la journée, voilà qui était une perspective peu réjouissante, déjà dans une journée normale mais qui l’était davantage lorsqu’on savait qu’il s’agissait du trente-troisième anniversaire du petit brun. « Ok, » répéta-t-il, à l’image d’un robot défectueux, en le suivant du regard. Aucun contact charnel n’avait été instauré, ni par l’un, ni par l’autre. Il poussa un soupir et récupéra l’assiette mentionnée pour avaler un pancake, froid et nature. Sa main libre récupéra son portable dans la poche arrière de son jean quand celui-ci se mit à vibrer et il manqua de cracher son petit-déjeuner au moment où ses yeux se posèrent sur la boîte d’envoi de ses SMS. « Merde, putain, fait chier. » Tout avait le mérite d’être plus clair, et même si cette réalisation ne le mettait pas en joie, il était en partie rassuré de savoir que Marley était fâché à cause d’une erreur de sa part, pas juste parce qu'il s'était levé du pied gauche. Il comprenait même parfaitement l’agressivité avec laquelle il l’avait reçu. Le pauvre roi de la journée pensait avoir été oublié, lui aussi l’aurait mal vécu. Après avoir avalé en vitesse une deuxième mini crêpe, le grand blond prit son courage à deux mains et alla toquer à la porte de la salle de bain avant de la pousser légèrement. « Hé, mon petit vieux, » souffla-t-il pour essayer d’instaurer un climat plus humoristique. Cela passerait ou casserait, connaissant Marley, alors il préféra enchaîner directement avec sa proposition. Son menton reposait sur le dos de sa main, elle-même installée sur l’encadrement de la porte. « Je sais que j’ai pas été très rigolo ces derniers temps… je comprendrais que tu ne veuilles pas de ma compagnie pour ton anniversaire mais… je me disais… que peut-être… on pourrait se retrouver pour un repas ce soir. » Il avait déjà prévu le menu et les ingrédients étaient répartis entre le réfrigérateur et le coffre de sa voiture. Il était persuadé qu’ils avaient besoin d’une trêve, de s’obliger à se donner une chance, pour ne pas foutre en l’air tout le travail accompli au cours de l’année écoulée. Il ouvrit un peu plus la porte afin de pouvoir regarder le corps à moitié nu de son compagnon et lui adressa un petit sourire timide. « Tu es aussi beau qu’à trente-deux ans, » le complimenta-t-il d'une petite voix, gratuitement, parce qu’il en avait envie, parce que c’était vrai. La beauté n’était qu’un critère superficiel aux yeux de Beckett, auquel il ne prêtait qu’une faible attention, mais il ne se lassait pas de contempler son petit ami, même quand ce dernier était le dernier des emmerdeurs. Il mourait d’envie de pénétrer à l’intérieur de la pièce humide, de l’attraper par la taille et de le renverser en arrière pour l’embrasser comme dans les vieilles romances télévisées. Mais avant d’en arriver là, ils avaient un gros ménage à faire entre leurs rancœurs respectives et leurs démons extérieurs.

_________________
I'm just a man, it's all I am
The future & the past are falling through our hands & all we have is now. So take me as I am, cause it ain't easy. I know you see me.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Marley Denbrough

messages : 4637
name : sissi.
face + © : h. treadaway + © corpsie & drownedintofiction.
multinicks : winnie, alvin, keane, efrem, basil.

age (birth) : 33. (05/04)
♡ status : I love you more than bees love honey.
work : nurse in portland.
activities : smoking cigarettes, being grumpy and in love, learning to appreciate life.
home : small house on crescent lane.
points : 6780
moodboard : Open up your arms and let me in. IEaqqiI
image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : bee.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Dim 9 Mai - 19:36
Des disputes, les deux jeunes hommes en avaient connu un nombre impressionnant depuis leur rencontre trois ans en arrière. Nul doute qu’à leur place, certains auraient déjà baissé les bras depuis bien longtemps en constatant que le chaos les suivait à chacun de leurs mouvements. Peu importait la direction dans laquelle ils s’engageaient – en solitaire ou même ensemble – ils finissaient toujours par se déchirer à un moment ou à un autre. Peut-être était-ce là le signe évident d’une incompatibilité qu’ils se refusaient mutuellement à voir, dans tous les cas, Marley n’acceptait pas cette défaite douloureuse. Ils n’étaient pas passés par différents stades d’euphorie, de tristesse, de désarroi ou encore de colère, pour abandonner ici. Beckett semblait plus enclin à lâcher prise, le jeune infirmier avait bien remarqué les doutes de son compagnon, pour autant il ne voulait pas le croire capable de tirer un trait définitif sur eux. Ils ne fonctionnaient pas de la même manière ; le jeune père accordait de l’importance à leur équilibre et ne souhaitait pas voir l’un d’eux souffrir inutilement, alors que lui était prêt à encaisser tous les maux et coups possibles si cela leur permettait de rester en couple. Habitué à la douleur, son unique désir était de faire vivre cette relation passionnée entre eux, il se fichait pas mal de traverser quelques turbulences durant leur voyage commun. Il estimait qu’il s’agissait du lot quotidien des gens amoureux de nos jours, rien n’était ni tout blanc ni tout noir. Même s’il avait énormément de défauts à son actif, l’abandon ne faisait hélas pas partie de ces derniers, il était un battant dans l’âme, il combattait face à divers adversaires depuis sa plus tendre enfance, de ce fait il n’avait pas peur de leurs multiples échecs. Ils n’avaient qu’à se relever, main dans la main, encore et encore, après chacune de leurs chutes. Il s’en savait capable car cela représentait son mode opératoire le plus courant, en revanche, les fissures répétées de Beckett le faisaient désormais douter de sa robusticité. Il connaissait la solidité de son petit ami, néanmoins il n’était de toute évidence pas préparé à supporter autant de naufrages consécutifs (comme lui pouvait l’être) et cela l’effrayait grandement car le grand blond devenait dès lors imprévisible. Aujourd’hui, il était extrêmement fâché contre lui et l’éviter lui permettait de ne pas craquer, de rester poli et de ne pas passer une nouvelle fois pour l’ingrat habituel. Lorsque son compagnon se manifesta à la porte de la salle de bain, il venait de sortir de la douche et enroulait sa serviette autour de sa fine taille. Il ne put contenir un léger soupir las à sa tentative d’humour, cela n’avait pas grand effet sur lui en temps normal, autant dire que ce matin cela n’était pas le moins du monde efficace. Pourquoi insistait-il de cette manière ? Il avait fait le choix de s’absenter ce week-end, contre son avis, et avait sciemment oublié de lui souhaiter son anniversaire, à lui d’assumer désormais ses décisions. « C’est le moins que l’on puisse dire, » souffla-t-il dans sa barbe lorsqu’il mentionna son attitude pas très drôle de ces derniers jours, lui coupant légèrement la parole au passage. Il attrapa sa brosse à dents avant de fixer son reflet dans le miroir placé au-dessus du lavabo, il demeura immobile plusieurs secondes, comme en pleine réflexion. « Donc tu savais que c’était mon anniversaire aujourd’hui mais tu as fait le choix volontaire d’ignorer cette information ? » Il était déçu par Beckett à cet instant précis et cela se lisait sur l’expression de son visage qu’il tourna afin de pouvoir le regarder enfin dans les yeux. « Même si tu vas encore me traiter de sale égoïste, sache que ton comportement me blesse… Je tenais à te le dire, » poursuivit-il d’un ton qui se voulait autoritaire tandis qu’une émotion évidente traversait son regard bleuté. Ses compliments sur sa prétendue beauté extérieure ne pouvaient effacer la peine qu’il éprouvait présentement. Néanmoins, il consentait à faire un effort pour le bien de leur couple. « OK pour le repas de ce soir mais uniquement si on parvient à mettre de côté toute cette animosité entre nous, au moins quelques heures. » Il ne demandait pas la lune, il voulait simplement mettre son cerveau sur pause et profiter un minimum de sa journée sans se prendre la tête avec l’homme qu’il aimait plus que tout. Ils pouvaient tenir quelques heures sans se sauter à la gorge, non ?

_________________

-- Tired of empty conversation,'cause no one hears me anymore.
I used to crave the world's attention. I think I cried too many times. I just need some more affection, anything to get me by.
a man on fire × a violent desire
Voir le profil de l'utilisateur
Beckett Schaeffer

messages : 4970
name : corpsie.
face + © : j. lowden x gif©jack-lowden.
multinicks : isaac - larissa - maisie - oliver - peter - tony

age (birth) : 29 {11.06}
♡ status : bzz ❤ bzz.
work : handyman at the camp TL, part-time dad, full-time wanker.
activities : building a rabbit hutch, helping his friends out, annoying Marley.
home : a small house on crescent lane.
points : 6532
moodboard :
Open up your arms and let me in. Tumblr_pnn8meWBDm1uazunqo1_400
Open up your arms and let me in. Bee-bumble-bee

image : Open up your arms and let me in. TSWr52A

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : off [0/3] marley, tommy, riley.

Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. · Ven 21 Mai - 15:26
Beckett n’était pas doté d’une mémoire d’éléphant, il avait besoin d’un calendrier affiché dans sa cuisine et de la fonction agenda de son téléphone pour penser aux événements importants, cependant il n’aurait pas pu oublier la date d’anniversaire de Marley. Les circonstances étranges qu’ils traversaient cette année, à cette période, auraient pu lui faire perdre la notion du temps, mais il aurait fini par s’en souvenir. Il accepta les remontrances de l’infirmier, la mine penaude, le visage baissé alors qu’il ne souhaitait que conserver son regard posé sur le torse nu de son petit ami, et réalisa qu’il était inutile de chercher à se justifier. L’anecdote était trop farfelue pour être crédible, même si la maladresse de Schaeffer était connue de tous. Marley ne lui laissa de toute manière pas le temps de s’expliquer, il enchaîna sur des mots bien plus durs, qui atteignirent le grand blond en pleine poitrine. Ils étaient deux à mal vivre cette récente situation, pour des raisons différentes. Alors que le monde semblait s’acharner sur Beckett, les problèmes de Marley n’étaient dus qu’à leurs conflits personnels, au lieu de le supporter, il en rajoutait une couche, les faisant entrer dans un cercle vicieux qui serait sans fin si aucun ne faisait l’effort d’effectuer un pas vers l’autre. Comme toujours, la main fut tendue par Bee, qui ne supportait pas de voir son compagnon mal en point, par sa faute, encore plus le jour de son anniversaire. « Je suis désolé de te faire du mal, » murmura-t-il, changeant d’appui sur ses jambes, nerveux et difficilement capable de soutenir son regard. « Je ne t’ai pas ignoré. J’avais prévu de te préparer une surprise pour ton retour, ce soir… Je pensais que tu travaillais tôt et que j’aurais le temps de tout organiser, j’ai des trucs dans la voiture, c’est pour ça que j’ai été surpris de te voir. Si j’avais eu les mains pleines, ça aurait gâché l’effet de surprise et… » Il poussa un soupir. Il s’était pourtant dit qu’il ne chercherait pas à se justifier. Il eut une pensée pour la pauvre petite lapine, installée sur le siège arrière de sa voiture, dans sa boîte percée. Pourvu qu’il ne fasse pas trop chaud dans l’habitacle. Il ne manquerait plus qu’il n’ait qu’un cadavre de lagomorphe à lui offrir le soir venu. Il se redressa, hochant la tête à plusieurs reprises, et tendit la main dans sa direction. « Trêve d’anniversaire ? » Ils donnaient l’impression d’être en plein milieu d’un conflit, d’une guerre froide qui n’appartenait qu’à eux. « Tu as le droit d’être égoïste, aujourd’hui, et j’ai le devoir de tout faire pour que tu passes une soirée agréable, deal ? » Le contrat fut scellé par deux sourires embarrassés et un bref baiser partagé.

Et ils tinrent promesse. Le risotto maison préparé par Beckett fit son effet, la découverte du cadeau éclaira les yeux de Marley de mille feux. La boule de poils noirs et blancs reçut le charmant patronyme de Honey et ne se fit pas prier pour se lover contre le torse chaleureux de son nouveau papounet. L’ambiance, sans être optimale, était plus détendue que les jours précédents, ils papotèrent comme cela n’était pas arrivé depuis longtemps et entamèrent leur nuit enlacés l’un contre l’autre. Puis, comme un charme qui prenait fin dès le dernier coup de minuit, tout rebascula aux premières lueurs du matin. Impossible de savoir qui réenclencha les hostilités, un soupir mal placé, un commentaire désobligeant, et le feu fut mis aux poudres. Le soir-même, Beckett dormit sur le canapé, et le lendemain matin, il empaqueta quelques affaires importantes pour prendre le large. Marley avait besoin d’air autant que lui, il trouvait l’idée bonne, de faire maison à part le temps d’y voir plus clair, de se départir de cette noirceur qui obscurcissait leur quotidien. Il n’en fut rien. Bee faisait désormais partie d’un tout, et s’en séparer, après des insultes et des remarques acerbes, arracha la moitié de son organe vital. Quand il claqua la porte de leur maison, il eut un instant d’hésitation, car malgré tout l’amour qu’ils se portaient, la rancœur savait toujours faire son nid sous leur toit, et ils n’étaient peut-être pas autant faits l’un pour l’autre que Marley le pensait. Il l’avait dit lui-même, Beckett le blessait, or Schaeffer avait fait la promesse, des mois auparavant, de ne plus jamais lui faire de mal.
A quoi bon persévérer s’il en était incapable ?

| topic terminé |

_________________
I'm just a man, it's all I am
The future & the past are falling through our hands & all we have is now. So take me as I am, cause it ain't easy. I know you see me.
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé



Open up your arms and let me in. Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Open up your arms and let me in. ·
 
Open up your arms and let me in.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» G - "Just Died In Your Arms" [Hentaï] [PV Mina]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Crescent Lane-
Sauter vers: