hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez Agnes Baker à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens sont également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions, n'hésitez pas à
les poser dans ce sujet ou si vous voulez passer par MP,
veuillez contacter le staff sur le compte @The Observer.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
-22%
Le deal à ne pas rater :
Nike – Débardeur de running pour Femme
31 € 40 €
Voir le deal

 make out like it never happened and that we were nothing.

F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Harbor Row :: marceline's coffee shop

taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jem Ridgeway

behind
messages : 121
name : beckwith · julia.
face + © : timothée bertoni · self.
multinicks : -

age (birth) : thirty-one. · march 10th.
♡ status : divorced af. done af. single af. don't text me af. doin' me af. bye af.
work : freelance photographer, reporter, travel blogger.
home : in a messy industrial loft-ish on bridgewater way
points : 442
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : open [ fr / en ]

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· make out like it never happened and that we were nothing. · Ven 26 Mar - 13:06
— the hardest one to get over is the one you never had | @deanna palmer

Pluie battante sur Windmont Bay.
Si au moins il faisait beau dans cette foutue bourgade.
C'est une habitude qu'il croyait envolée, comme tout le reste, et pourtant le voilà, incapable de se concentrer autre part que chez Marceline. Il aimait étudier ici, ou faire semblant de, se servir du prétexte pour se pointer avec son cahier et chahuter entre les rangées. Bien sûr, il y a des tas de devoirs qui ont été rédigés ici, pour la plupart copiés sur la tronche des Banshees et celle sur qui fonctionne le mieux sa jolie petite gueule braquée d'une moue à faire pleurer le marbre : Sakura. Le souvenir lui soulève doucement le coeur et l'estomac, et force un sourire furtif sur ses lèvres. Ça, avant que le naturel blasé ne lui revienne comme un boomerang.   Au moins le café y est encore bon, Chez Marceline, mais même ça a en quelque sorte changé. Il a troqué le mocha d'adolescent qui veut se donner un genre pour l'allongé bien noir d'un adulte qui n'a plus les apparences à coeur, ni le temps pour les entretenir.  Une table fait office de bureau de fortune, bien plus grand que celui qui trône fièrement dans son office, et bien trop pour ce qu'il doit y faire. Jem a l'habitude des petits espaces, et de devoir plier sa carcasse dans des angles déments pour pouvoir ne serait-ce que taper correctement sur son clavier. Ça sans subir les affres de ce chargeur qui refuse de fonctionner, et le ventilateur qui hurle s'il le pose sur ses jambes. C'est une vieillerie qu'il trimballe, mais c'est sa vieillerie, et il y tient. Tout comme il tient à ses rituels idiots de globe-trotter en camion, cela même si ça fait bien longtemps qu'il n'a plus voyagé à la nomade. Il a replié une jambe, chaussure sur le coussin du siège qu'il occupe et son genou presque à niveau de sa bouche ; il pourrait y planter les dents, si seulement il n'était pas si occupé avec son café. Il est conscient du regard des autres, et notamment de la serveuse qui jure en silence que s'il dégueulasse ce siège, c'est pas son sourire et sa donation de trois dollars dans la jarre à pourboires qui va le sauver. On s'attarde vaguement sur lui parce qu'il détonne dans le paysage, et à la fois pas du tout. Les gosses qui sont là, et font office de remplacement de fortune pour les Banshees, se laissent aller à la coutume locale : les messes-basses. Les autres se perdent dans une contemplation qui se veut subtile, mais ne l'est pas du tout, du fils de Patrick Page qu'on ne connait pas, ou peu.
Puis la porte s'ouvre et laisse entrer des effluves du passé dans une faible brise, accompagnées d'un pas qu'il pourrait reconnaitre entre mille. Deanna marche différemment. C'est comme lorsqu'on parvient à reconnaitre le pas d'un parent à force de l'entendre vagabonder dans la maison. On sait toujours qui arrive, et Jem s'est concentré tant de fois sur ce pas en particulier que le son est resté, comme une musique égarée à son oreille attentive. Sans lever les yeux, il ressent le poids de son regard sur ses épaules et comprend qu'il n'y échappera pas. “ Mornin' Deedee,  ” marmonne-t-il, faussement distrait par un document vierge sur son mac des années pop. Le surnom est, encore, emprunté au passé et même s'il le voulait, malgré tous les écueils et les silences, Jem sait qu'il ne parviendrait pas à s'en défaire. Ni aujourd'hui, ni un autre. Il voudrait être plus chaleureux, ou au contraire plus solennel que ça, mais pas servir une nuance d'entre-deux déroutante comme c'est le cas ici. Le surnom murmure l'intérêt, mais le ton signale tout à fait l'inverse. C'est au moment où il ferme sa page et lève les yeux vers elle qu'il réalise qu'elle est plus près de sa table qu'il ne le croyait, et renverse son café sur ses notes éparpillées. Voilà tout l'effet qu'elle lui fait, comme toujours. Son coeur a doublé ses battements, et il s'est laissé déborder comme si ses organes étaient une centrale électrique.   “ Damnit !  ” Les mains et les doigts se précipitent dans un ballet d'une inélégance révoltante, en quête d'un papier à sauver  ou d'une photo à essuyer, mais le mal est fait. La serveuse lui apporte un paquet de serviettes et une éponge, et alors qu'elle offre de s'en occuper, il insiste pour le faire lui-même. La routine d'un empoté.   “ Can I have another, please ? Thanks so much. ”  La gamine lui sert un rictus poli, parce que c'est comme elle prédisait. Il a dégueulassé, mais pas comme on présumait au départ ; c'est là la magie de Jem Ridgeway. Il arrive là où on l'attend, mais jamais de la manière dont on croit. Le café renversé n'a pas permis à son coeur de cesser de se débattre, mais au moins il s'est emparé de cette perche-excuse pour les ignorer, lui et Deanna. À tout le moins tenter de. Il s'est couvert de ridicule, mais ça aussi, c'est une de ses grandes habitudes chez Marceline, et auprès de Deanna. Ils ont peut être dramatiquement changés dans leur relation, mais les détails, eux, sont pour la plupart les mêmes. “ Yep, still clumsy. ” Aujourd'hui plus que jamais, même. Cette fille, ces filles vraiment... Et cette ville : sa croix, son calvaire. Et en même temps, si jolie, Deanna. Assis de nouveau sur son siège, mais cette fois correctement, il pose un coude à côté de son ordinateur et sa joue sur son poing clos, prétendant se remettre au travail et avoir perdu de son intérêt pour elle, mais il sait, sent qu'elle est toujours là et son estomac se tort. On attendrait de lui qu'il fasse au moins l'effort de lui demander comment elle va, mais Jem n'est pas maladroit que dans les gestes. Elle est là, et comme c'est souvent le cas, il s'égare, s'embrouille, renverse ce qu'il ne devrait pas et contient ce qui devrait sortir. Il n'y a plus de place à l'intérieur du café et l'extérieur n'est pas envisageable vu la météo. À moins de prendre à emporter, elle va forcément s'asseoir, et le prendre au piège sans même s'en douter. Lui laisser l'opportunité de faire mieux que ça, aussi. Autant faut-il qu'il en soit capable, et ça c'est tout à fait autre chose.

_________________

· · · Understand me. I'm not like an ordinary world. I have my madness, I live in another dimension and do not have time for things that have no soul.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Deanna Palmer

behind
messages : 40
name : rosewins ⋅ rita.
face + © : adelaide kane ⋅ fallenfeatures.
multinicks : calla brown.

age (birth) : thirty-two yo ⋅ feb 9.
♡ status : trying to mend a broken heart.
work : waitress at mickey's dinner.
points : 271
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jem ⋅ odette ⋅ wayne.

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Ven 26 Mar - 23:58
Windmont Bay. Ses pieds foulent le sol de cette ville qu'elle s'était jurée, quelques années plus tôt, de radier de sa mémoire puis de son existence pour ce que les souvenirs qui y étaient rattachés avaient été entachés par la disparition prématurée de Mason. Une perte insurmontable pour les Banshees, une qui viendra sonner le glas de leurs aventures et leur fera emprunter des chemins tous plus différents les uns des autres. Presque deux ans qu'elle a retrouvé le chemin de la maison sans toutefois avoir l'impression de se sentir ici chez elle. Le sentiment d'appartenance qu'elle ressentait par le passé semble s'être dissipé et si elle reconnaît les artères et autres recoins familiers de sa jeunesse, elle ne parvient décemment plus à s'y refaire une place. La faute à plus d'une décennie passée loin d'ici, à tenter de se reconstruire, d'oublier. Une entreprise vaine, une réalisation qui ne l'aura frappée qu'à son retour. Son palpitant pleurent les jours heureux, à l'instar de cette météo qui la force à se réfugier au sein de l'échoppe la plus proche. Le Marceline's… dont elle n'a pas tant régalé de sa présence depuis son arrivée puisqu'elle préfère se cantonner aux espaces publics, moins propices aux crises d'angoisse, plus propices à l'introspection. Ici, rien n'a changé. L'impression d'avoir remonté le temps. Elle s'attend presque à ce qu'une main s'élève dans les airs pour l'interpeller et la guider à une table familière. Mais il n'y a pas de main, et personne pour héler son nom. Elle sent sa présence avant même que ses prunelles n'aient eu l'instinct fidèle de se poser sur lui. Une intuition commune, à n'en pas douter. Ils se connaissent à ce point que même des années de distance et de silence - imposé et imposant - semblent n'avoir pu en venir à bout. Le sobriquet lui soutire une légère grimace, vestige d'un passif sémillant qui jure grandement avec l'accueil presque inhospitalier qu'on lui réserve. Elle pourrait dispenser l'assemblée de sa maturité l'espace d'une infime seconde et le défendre vertement de prononcer ce surnom emprunt d'une nostalgie amère. Pourtant, elle ne parvient qu'à articuler un misérable — hi, qui passe presque inaperçu. Il darde un regard inespéré sur elle, ses épaules s'affaissent, et son enfin lui reste en travers de la gorge alors que le café s'échappe de la tasse, comme elle avec sa prétendue sérénité. Elle se sent idiote, à rester plantée là, témoin de cette maladresse dont il ne s'excuse pas vraiment, mais qui prête à sourire. Elle est consciente de n'avoir plus affaire au même homme mais parfois, comme à cet instant précis, l'armure se fend et elle y entrevoit son Jem, celui qui n'aurait jamais daigné l'ignorer de la sorte. Son soupir fend l'air, ses mains forment un poing pour prévenir le tremblement, ses opales se fardent d'un voile d'incompréhension puis d'humiliation. Elle se tient immobile, à l'observer avec toute l'affection qu'elle voudrait par moment ne plus ressentir à son égard tandis qu'il s'acharne à faire fi de sa compagnie. Elle a tant à lui dire et rien à la fois. Une constatation qui fait s'écrouler le sourire de façade qu'elle peinait déjà à maintenir sur ses lèvres. Elle hoche doucement la tête quand il ne lui fait don d'aucune réaction, laisse échapper un rire amer avant de lui tourner le dos pour ce qu'il n'a pas le courage de lui en faire la demande lui-même. Elle n'aura amorcé qu'un pas vers la sortie avant de lui faire face une nouvelle fois, des reproches plein la bouche, et le cœur. — So, this is how it's gonna go whenever we happen to be in the same room now… La rancune suinte de tous les mots, les pores, quand bien même l'expression tente de rester impassible. Tente, puisque sa prestation est peu reluisante et son regard trahit nettement ses pensées. Mornin'… that's all I get? Elle mérite résolument plus que les rares mots qu'il a eu l'obligeance de lui accorder jusque là, au moins au nom d'une amitié qu'elle a encore la décence d'estimer. Lui semble moins enclin à se battre pour les sortir de cet abîme sans fond dans laquelle ils se sont enlisés. Du moins, c'est toute l'impression qu'il donne à Deanna dont le ton retrouve finalement de son mielleux. — I don't understand. Have I done something to offend you? La question est on ne peut plus légitime car elle seule semble victime de son détachement, Sakura et Selina en ayant été exonérées. This is all your fault. Elle peut encore l'entendre cette voix terrible. Sa voix. Un discours profondément enraciné que personne n'a encore été capable d'extirper des méandres de son esprit. Pendant des années, il s'est évertué à lui faire croire qu'elle était à la source de tous ses problèmes. D'intarissables remontrances ayant entraîné des séquelles psychologiques qui influent encore sur son quotidien - au diner, elle courbe l'échine pendant son service, tout juste apte à essuyer les critiques. Et si les progrès sont visibles, la confrontation n'est regrettablement pas son fort. — I just miss you, you idiot. Which doesn't even make sense but- you could pretend to care a little, at least. Celle-ci requiert un effort surhumain, un dont elle était persuadée être incapable. Deanna en dit trop ou jamais assez. Là tout de suite, elle a probablement raté une occasion de se taire.

_________________
you are whole even when your heart has been broken ⋅ you were not made to be loved in parts, you were meant to be loved as a whole.


Dernière édition par Deanna Palmer le Sam 3 Avr - 17:19, édité 3 fois
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jem Ridgeway

behind
messages : 121
name : beckwith · julia.
face + © : timothée bertoni · self.
multinicks : -

age (birth) : thirty-one. · march 10th.
♡ status : divorced af. done af. single af. don't text me af. doin' me af. bye af.
work : freelance photographer, reporter, travel blogger.
home : in a messy industrial loft-ish on bridgewater way
points : 442
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : open [ fr / en ]

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Dim 28 Mar - 21:53
Dans sa confrontation avec Deanna, on croirait qu'il l'aurait facile, mais elle trompe son monde et toutes les statistiques en allant au front. Il comptait sur elle pour prendre peu importe ce qu'elle est venue chercher, et emporter avec elle le bonus de ce maigre effort de salutations qu'il donne. Ça sans broncher, parce que ce n'est pas le genre de la maison. Il y a cru, vraiment, qu'elle prendrait son grand manque d'éloquence parfaitement volontaire et s'en irait sans rien demander de plus ; et pourtant. Comme c'est souvent le cas, on sous-estime sa volonté. Il regrette plus que jamais d'avoir oublié qu'elle peut effectivement avoir des sursauts, et surtout d'avoir cru que son attitude n'aurait aucune conséquence sous prétexte que Deanna est, au moins sur le papier, d'une gentillesse inégalée. Elle frapperait du poing sur la table que ça ne ferait pas grande différence, la rancune qu'elle verse lui fait le même effet, et il sursaute presque à une question qui n'en est pas vraiment une. Comme c'est souvent le cas, Jem passe à côté d'une occasion de s'armer de flegme, de méditer et mesurer une réaction et répond avec toute la fougue imbécile dont il est fait.   “ What, what, what ?! What's with you ?!  ”  Il lève les deux mains et les agitent, parce qu'il parle autant avec les gestes qu'avec la bouche, et que parfois une vague de la main parle bien mieux pour lui. Il ne sait pas comment ce sera à chaque fois qu'ils se trouvent dans la même pièce, n'est pas en mesure de se placer, ou même de confirmer. Il peut en revanche affirmer que ce ne serait jamais plus comme avant. Tout comme c'est le cas dans ses relations avec Selina, ou Sakura. Ils ont été amputé d'un membre, le temps a passé, ils ont existé en dehors du cercle, et ce n'est plus l'école primaire, merde ! . Il ne voit pas le mal d'un bonjour passif, quand bien même voit-il parfaitement pourquoi Deanna s'offusque. Lui-même dédaignerait cette espèce de fausse innocence dont il fait là une parade comme une autre. “ The hell is wrong with 'mornin' ?! You just gave me the quietest hi in history, and I'm not makin' a fuss !  ” Il joue l'innocent, mais il sait parfaitement où est le mal. Encore qu'il considère avoir offert un ersatz de tendresse en soufflant un surnom tout droit venu de ce qui semble être une autre époque, et un dont il aurait très bien pu la priver. Good morning, ce n'est pas si mal. À travers le monde, on utilise la formule de manière automatique. C'est une politesse tout à fait respectable. Elle s'attend à quoi ? À ce qu'il se précipite à ses pieds, genoux à terre et qu'il lui tape un baisemain ? Please. Pour autant, sa question le prend à la gorge et dans les tripes. Il sait parfaitement que ce n'est pas à elle qu'il en veut, mais à tous les autres ; mais il n'y a qu'elle pour faire les frais de déconvenues et de choix hasardeux. Il sait parfaitement que sa rancoeur est injuste, mal placée. Qu'il vise mal, voire pas du tout, mais il faut un coupable à toute offense et Deanna est, au moins de ce côté, tout ce qui lui reste de valable.   “ I don't know. Have you ? ” Lamentable. Lui-même ne voit pas bien où il veut en venir. Ou peut-être qu'il sait, mais refuse de l'admettre, ou même d'entendre quoi que  ce soit qu'elle aurait à confier et dont il se doute. Le statu quo qu'il force entre eux lui est une zone tranquille où il prospère paisiblement, puisque c'est bien plus simple que de se confronter une bonne fois pour toute à tout ce qu'il n'a jamais voulu dire, tout ce qui lui appartient et doit demeurer, selon lui, secret.  Il reprend presque immédiatement pour ne pas lui laisser l'opportunité de rebondir sur une question idiote et dans laquelle il ne veut pas s'empêtrer davantage. Vérité étant, il ne veut s'empêtrer dans rien de bien. “ There's nothing to understand, I'm just – I don't know, minding my own business, trying to work a bit and have a decent cup of coffee here. I don't know what you're talkin' about. ” La tentative de se rendre plus crédule qu'il n'est vraiment est un rien grotesque, mais il est assez bon pour donner à croire que, vraiment, il ne voit pas le mal. Dans l'exercice, il tente à plusieurs reprises de trouver son regard, mais s'y perd à chaque fois et se laisse convaincre par son coeur battant de baisser les yeux sous prétexte qu'il n'a pas le droit. Deanna est trop de tout ce qui se fait de mieux au monde, et il considère, probablement à raison, qu'il a perdu le droit de ne serait-ce que la regarder. Alors une impulsion lui inspire d'ouvrir son ordinateur, là encore sans but, et il croit que cette fois ça suffira à renvoyer Deanna à son quotidien ; celui qui ne nécessite pas qu'il s'implique. Les mots fusent et le percutent brutalement. Il met tout en oeuvre pour n'en rien montrer et rester d'une impeccable indolence sur son siège, encore qu'il sait parfaitement qu'une réponse de sa part trompera tout ce que son visage dit. “ Doooon't – ” commence-t-il dans un soupir. Mais trop tard, c'est dit, il lui manque. Le problème, c'est qu'elle lui manque aussi et ce manque là en est un auquel il s'est habitué. Parce qu'elle lui manquait déjà lorsqu'elle préférait s'asseoir ailleurs - trop loin - alors même qu'ils se trouvaient dans la même pièce. Qu'elle marchait devant lui plutôt qu'à côté de lui. Quand elle était dans une autre classe, une autre rue, dans les bras d'un autre, dans le lit d'un autre, puis dans un autre pays. Il lui manque, mais il est certain que le sentiment est nouveau pour elle. Lui, en revanche, s'est obligé à le mettre de côté. Il est d'une force morale telle qu'il s'est véritablement habitué à n'être qu'un public pour Deanna. Et il s'est convaincu que ça suffirait très bien. Which doesn't make sense  ??? ”  Because I'm not fuckin' Mason ?  Il fronce un sourcil perplexe, et croise les bras au-dessus de sa poitrine, après avoir repoussé son ordinateur de nouveau. Son regard en est un de provocation, quand bien même il voudrait que ce soit tout l'inverse. Progressivement, ses épaules s'affaissent et ses coudes trouvent la table. Son regard bascule vers elle et ses ravissants traits de poupées, qu'il se force à fixer comme si elle allait foutre le camp et qu'il la voyait pour la dernière fois. Qui sait. Un jour, elle finirait par se lasser de son indifférence feinte et de ses fausses politesses.   “ I care. ” Le ton est aussi ferme que le regard qu'il lui jette, cela même s'il a soupiré plus qu'il n'a réellement parlé. Si elle savait. Si elle savait que justement, le problème est là : He cares too much. Depuis bien trop longtemps. Ici, maintenant, elle le bouscule de nouveau, comme avant, même lorsqu'elle ne fait rien.   “ Not the way I used to, I'll give you this much, but I do care, ” affirme-t-il de nouveau. Les mots sont précis, mécaniques, déterminés. C'est comme s'il récitait un discours copieusement répété à l'avance.   “ How are you ? ” s'entend-t-il demander entre ses lèvres, obligé de se prendre par la main pour ne pas la blesser davantage parce que ce n'est, encore une fois, pas sa faute et elle n'a pas à payer le prix d'une rancoeur qu'il éprouve à l'égard d'un autre. C'est injuste pour tout le monde, mais ça l'est plus que tout pour elle qui n'a rien demandé.   “ Do you want to sit with me ? Do you want a cup of coffee ? Tea ? Anything ? ”  Il assiste à la scène, vraiment, même lui ne s'entend plus, ne se contrôle plus. Impossible de prévoir ce qui va le traverser. Avec elle, il est obligé d'enclencher le pilote automatique. Parfois il fait bien, souvent il fait mal.

_________________

· · · Understand me. I'm not like an ordinary world. I have my madness, I live in another dimension and do not have time for things that have no soul.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Deanna Palmer

behind
messages : 40
name : rosewins ⋅ rita.
face + © : adelaide kane ⋅ fallenfeatures.
multinicks : calla brown.

age (birth) : thirty-two yo ⋅ feb 9.
♡ status : trying to mend a broken heart.
work : waitress at mickey's dinner.
points : 271
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jem ⋅ odette ⋅ wayne.

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Mer 31 Mar - 12:19
Il est vrai qu'elle aurait pu pivoter sur ses talons et faire comme si de rien n'était. Il est vrai également qu'elle aurait pu fuir la confrontation comme elle a l'habitude de le faire depuis si longtemps déjà et les laisser se morfondre dans cette bulle d'indifférence qui ne leur convient pas, au fond. Sauf qu'elle a à cœur de réparer ses relations passées et Jem en est une particulièrement importante et douloureuse. Depuis qu'elle a remis les pieds à Windmont Bay, son passé n'a de cesse de se jouer d'elle et Deanna n'est pas certaine d'avoir la force nécessaire pour combattre ces chimères d'un autre temps. Pourtant, la voilà à quelques pas de cet ami qu'elle avise d'un œil torve lorsqu'il joue la carte de la passivité. — What's with me? Are you serious? Elle pourrait presque rire de la réaction engendrée par cette intervention inespérée de sa part mais elle se contente de lever les yeux au ciel face à la riposte somme toute dramatique de son interlocuteur. Les lèvres sont tout de même pincées pour ne pas céder à l'hilarité que lui inspirent les grands gestes de Jem. Les traits se resserrent néanmoins quand l'outrage lui est renvoyé à la figure sans cérémonie. Les bras se croisent pour indiquer la fermeture à cet échange trop informel et trop familier à la fois. Ce n'est pas tant la formule qu'elle lui reproche mais bien la nonchalance avec laquelle elle a été dispensée. Elle est bien consciente que les années et la distance ont eu raison de cette proximité d'une époque révolue mais elle estime être en droit de s'offusquer de cet accueil dans la réserve. — It's not the same thing and you know it. Son hi insonore n'est que le fruit de sa frustration et d'années passées à s'exprimer d'une petite voix pour ne pas attiser la rage de son époux, s'attirer des ennuis vite évités avec un peu de retenue. Une justification légitime dont elle ne lui fera pas part quand bien même l'envie de se confier à lui a toujours été très forte, s'est imposée à elle à chaque nouvelle rencontre. Ces mêmes rencontres qu'elle passe silencieusement en revue à l'affût d'un mot ou d'un geste qui aurait pu provoquer la rancœur de Jem. Une qu'elle ne s'explique pas, ou qu'elle refuse plutôt de reconnaître comme valide. Il ne lui laisse pas l'opportunité de répondre à cette question à laquelle elle n'est même pas certaine d'avoir de réponse et s'il tente de désamorcer la situation, l'exécution est très maladroite et soutire une grimace à une Deanna qui se passe une main nerveuse dans la chevelure. — No? But I feel like I have. So why don't you just tell me what I've done and get this over it. Elle sait déjà que sa requête est vaine, qu'elle ne récoltera qu'un vague geste de la main ou une nouvelle interrogation pour écarter ses inquiétudes grandissantes. Et si elle se targue d'être une honnête personne, la vérité est toute autre. Il y a Mason, puis Harlan. Deux secrets qu'elle n'a jamais eu dans l'optique de divulguer, d'abord par égoïsme puis par crainte. He knows. Quoi ? Elle n'en sait rien, mais cette nouvelle découverte pourrait expliquer son attitude peu avenante. Les sourcils sont froncés, elle étudie le visage de Jem à la recherche d'un quelconque indice, en vain. Elle pourrait lui soutirer l'information à l'aide d'une simple question, mais peut-être aussi qu'elle se trompe, qu'il ignore tout et elle risque alors malencontreusement de laisser échapper un aveu difficile. — So I'm bothering you is what you mean? But yeah, sure you don't. You don't know anything. Elle rajoute presque un I can go réprimé à la dernière seconde parce qu'elle n'a pas envie de s'en aller, pas sur cette note, tout du moins. Et parce que, oui, il lui a manqué comme elle lui fait savoir sans grand détour. Une première. Un acte de courage dont elle se féliciterait presque si Jem ne choisissait pas de se focaliser sur les mauvais points. Which doesn't even make sense because… — We grew up, we're not the same people. That's all. Parce qu'il lui fait parfois l'impression de s'adresser à une étrangère, même si elle sait que le gamin aux côtés duquel elle a grandi n'est pas très loin, planqué derrière un mur de fausse apathie. Un qu'elle est résolue à abattre jusqu'à la dernière brique d'indifférence faite poussière. La confession la prend de court, et elle ouvre la bouche pour rétorquer avec un Yeah? You have a funny way of showing it mais l'atmosphère est déjà bien tendue comme ça et ne nécessite pas l'intrusion de cette nouvelle pique. Pourtant la précision apportée à l'aveu lui fait l'effet d'un pincement au cœur, une sensation désagréable qui lui arrache un rire nerveux malgré elle. — Right. You care out of obligation then. En considération d'une amitié qui avait pour vocation de perdurer jusqu'à la perte tragique d'un membre du clan. Les mots lui échappent sans qu'elle ne s'en rende compte même si elle sait qu'elle n'a pas le droit de lui en tenir rigueur. D'autant plus qu'elle a tenté d'instaurer cette même distance avec son which doesn't make sense quelques instants plus tôt pour tenter d'amoindrir l'importance de son I miss you. Elle peine à soutenir l'intensité de son regard, et baisse la tête pour dissimuler ses joues qui se fardent de rose. — I- I don't know. You? Des années qu'elle n'a pas trouvé de réponse à cette demande d'une simplicité sans nom. Elle met ça sur le compte de cette décennie passée à fabuler, à prétendre que tout allait pour le mieux quand son corps et son esprit étaient au bord de l'agonie. C'est encore plus délicat depuis son retour, depuis qu'on la confronte à des souvenirs d'antan, des rappels d'une vie passée à chaque coin de rue. Une, de chair et d'os, dont elle note le dernier effort. Elle considère l'invitation, se surprend à questionner sa sincérité, avant de hausser les épaules. — Depends. Are you gonna keep acting like I'm not even here? If that's the case, I'd rather we end it here for today.

_________________
you are whole even when your heart has been broken ⋅ you were not made to be loved in parts, you were meant to be loved as a whole.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jem Ridgeway

behind
messages : 121
name : beckwith · julia.
face + © : timothée bertoni · self.
multinicks : -

age (birth) : thirty-one. · march 10th.
♡ status : divorced af. done af. single af. don't text me af. doin' me af. bye af.
work : freelance photographer, reporter, travel blogger.
home : in a messy industrial loft-ish on bridgewater way
points : 442
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : open [ fr / en ]

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Jeu 1 Avr - 18:24
“ Do I look like I'm trying to be funny or something ? ” Non. Il l'est peut-être, mais c'est purement involontaire. Il sait parfaitement de quoi il a l'air, avec ses grands gestes et sa propension fabuleuse à grimacer pour tout et rien. Mais dans ses extravagances involontaires, il est on ne peut plus sérieux. Il ne voit le mal qu'à moitié, tout du moins de son côté de la scène. Ou il ne veut pas reconnaitre totalement que son attitude, sans être impolie, soulève un revirement douteux qui n'a que trop perduré. Il considère cependant qu'il n'y a pas à tergiverser sur un bonjour, et ne peut pas comprendre qu'elle s'attendait à mieux qu'une banalité. C'est ce qu'il donne à tout le monde, et il ne fait pas plus de fanfare à Selina ou Sakura lorsqu'ils se croisent. À sa réponse, ses yeux se soulèvent dans un élan d'insolence malheureux, et il exulte d'un ricanement qu'il regrettera peut-être plus tard. Comment ça, ce n'est pas pareil ? Bonjour, c'est bonjour. Sur les faits, il a même été bien plus emballé et éloquent dans le ton et le contenu qu'elle, pourtant ça ne lui donne pas l'impulsion de pleurnicher. Et puis quoi ? Parce que c'est elle, il devrait se rouler par-terre, coeur dans la bouche lorsqu'elle lui fait l'honneur de son auguste présence, et il devrait se contenter de la médiocrité d'un Hi  ? Unbelievable. “ Clearly, I know nothing with y'all. ”  C'est tout ce qu'il trouve de potentiellement aimable à lui donner, et il est certain qu'il se reprendra son élan aigre dans la figure dans le compte des prochaines secondes. Jem est un ordinairement un amour, quelqu'un de fondamentalement bon, mais il est à prendre avec des pincettes, et à s'enorgueillir de bien trop peu ; comme c'est ici le cas. Il ne comprend pas pourquoi aujourd'hui en particulier, alors qu'ils ont été dans la même pièce durant les dernières années, ce à quelques reprises, et qu'elle n'a jamais trouvé à redire. D'accord, il s'est copieusement servi de Selina pour prétendre être occupé, voire obnubilé, toujours trop pour se consacrer plus qu'il ne fallait à Deanna. Jamais de tête à tête, des fois qu'une seule minute et quelques mots suffisent à le faire de nouveau basculer dans l'amour secret et tortueux, après tant d'années à se défaire de l'emprunte involontaire de Deanna. Il se croyait capable de pouvoir gérer un bonjour, mais il comptait aussi sur le fait que Deanna ne se serait pas attardée davantage sur son cas ; de toute évidence, il avait tort. Il s'impatiente à peine, mais juste assez. À part tomber dans les bras de son pote, elle n'a rien fait, et il devrait y avoir prescription, mais il n'a jamais pu faire sa scène, se défouler, en vouloir ouvertement et bruyamment au monde entier. Tout ça parce que Mason a décidé de tirer le rideau vers lui, et de les laisser sur scène. Lui, avec ses reproches et ses aigreurs à ravaler et à planquer derrière un sourire pour faire bonne figure et rendre hommage à un ami fourbe. Il sait que Deanna n'a rien demandé, que c'est entre lui et Mason, mais merde. Encore une qui est tombée dans le panneau du quaterback en or, alors qu'elle valait mieux que ça. Pas lui, de toute évidence, il n'a pas cette prétention - C'est même tout l'inverse ; mais mieux. Encore que même ce mieux ne trouverait pas grâce à ses yeux.   “ Nothing, I'm weird. I behave like a mad cat trapped in a box for a bit, then the next minute I'm off to ignore people for no reason at all. Everyone knows that. ” C'est bien pour ça qu'il a eu tant de peine à nouer des liens dans l'enfance, à part bien sûr ceux qu'on lui connait. Jem était un enfant dissipé, il est devenu un adolescent émotif et il fait désormais un adulte lunatique. Il y a de la vérité dans tout ce qu'il vient de dire, et il assume parfaitement qui il est, et combien il peut-être difficile. Deanna devrait le savoir, et surtout, surtout, ne pas s'en étonner. Il tente de se dédouaner de tout le reste, et joue sur la vérité disant qu'il n'est là que pour prendre un café et travailler un peu, mais un revirement s'opère et le laisse davantage amer. “ That is so not what I said ! Don't put words in my mouth. ” Les femmes. Vraiment. Fantastiques créatures. Mais même celle qu'il connait comme étant la plus douce entre toutes s'avère un rien vicieuse. Bien sûr qu'elle est en train de le gonfler, mais ce n'est absolument pas ce qu'il a dit ; il ne se permettrait jamais. Il voit parfaitement ce qu'elle est en train de faire, et ce qu'elle va inévitablement faire à chaque fois qu'il aura l'audace de lui répondre : contourner, entendre ce qu'elle veut / croit. Pourtant, ils tombent au moins d'accord sur le fait qu'ils sont grands, plus les mêmes. “ True, and I accept that. Can you ?  ” Le véritable fond du problème est là. Jem a accepté depuis longtemps qu'ils ne sont plus tout à fait les mêmes personnes et que l'état de leurs relations, ou absence de, s'inscrit dans cette lignée. Il l'accepte parce qu'il a lui-même changé, et ils n'ont pas à prétendre l'amour fou alors même qu'ils ne sont désormais plus que des inconnus partageant un passé. Pourtant il a le sentiment d'être celui à qui on refuse tout changement. Qu'il est tenu, selon un code qu'il ne comprend pas, d'être resté le même qu'à l'époque ou au moins d'éprouver la même affection pour Deanna ; alors même qu'il a existé en dehors du carcan devenu trop étroit et trop lugubre des Banshees. Ça ne change pas qu'il éprouve une profonde affection pour les filles, quand bien même celle qui est dédiée à la ravissante fille qui se tient devant lui est tout à fait différente, profondément plus intense. Il n'a pas honte de le dire, quand bien même Deanna lui a arraché la confession avec sa petite mine déconfite et ses reproches. Mais encore une fois, elle ne voit pas l'intention, mais que le mal qu'elle croit qu'il y a.   “ What obligation ? I don't owe anything to anyone. I don't have to pretend, or to say anything to please people. Not in this fuckin' town anyway. ” Il a appris très tôt, et c'est devenu une devise. Il est surtout touché qu'elle décide de balayer une confession qui se veut tendre, d'en minimiser le poids, alors que son coeur s'agite tout spécialement pour elle. Une certaine acidité se répand lentement en lui, mais comme tout le reste, il garde pour lui tant bien que mal. “ You don't know ? ” demande-t-il, d'un calme relatif. Elle va bien, ou elle ne va pas bien. Il n'y a, à ses yeux, pas de juste milieu envisageable. Sa curiosité est immédiatement piquée au vif. “ I'm well, thank you. ” Il ne se porte pas comme un charme, mais il survit sans difficulté à tout ce que la vie balance en travers de son chemin. Il n'est pas fier de tout, pas même du quart de ce qu'il a fait ou est devenu, mais il n'a pas à rougir de là où il se trouve désormais. Il n'y a qu'un regret, un point d'ombre à son tableau, et il se trouve devant lui. Il s'attarde vaguement sur elle, les lèvres pincées pour contenir son coeur crépitant dans sa gorge, avant de s'en détourner pour mieux se recentrer. Il lui faut au moins ça si elle décide de s'asseoir. Cela signifierait parler, et pour ça, Jem n'est pas tout à fait prêt. Pas plus que pour la réponse qu'elle donne et qui le traverse comme un bus dans la figure. “ Sorry, what ?! Acting like you what ? I just asked you if you wanted to sit with me ! Why do you make it so difficult ? I'm trying here. ” Et il est presque désemparé. Qu'il se fasse violence pour ne pas purement et simplement lui dire qu'il ne peut pas tolérer sa présence, et qu'il ne veut pas essayer. Qu'il voudrait être partout sauf ici, et qu'il ne se sent pas capable de la voir sous prétexte d'avoir si bien enfoui ses sentiments à son égard, et ne pas vouloir tout reprendre de zéro. Pourtant il essaye, et ça n'est toujours pas suffisant. Il n'a jamais été aussi reconnaissant envers lui-même de n'avoir pas professé son amour d'ado auprès d'elle, parce que ça n'aurait pas été suffisant. Il le savait à l'époque, il en est certain aujourd'hui. Rien n'est suffisant, et ne le sera jamais. Il donne, il offre un moment qu'il se sent pourtant incapable de vivre, qu'il sait qu'il va lui coûter. Pas sur l'instant, mais plus tard, lorsqu'il n'y aura plus que lui et ses pensées. Mais elle préfère voir le ton, une hypocrisie qui n'existe pas, et il ne sait plus quoi faire. “ You want a cup of coffee and a talk, you may sit down. If you don't, then leave, Deanna. What do you want, for god's sake ? I can't decide for you. ” Il ponctue d'un long et douloureux soupir et s'enfonce dans son siège, les bras croisés. Marceline's était définitivement une mauvaise idée.

_________________

· · · Understand me. I'm not like an ordinary world. I have my madness, I live in another dimension and do not have time for things that have no soul.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Deanna Palmer

behind
messages : 40
name : rosewins ⋅ rita.
face + © : adelaide kane ⋅ fallenfeatures.
multinicks : calla brown.

age (birth) : thirty-two yo ⋅ feb 9.
♡ status : trying to mend a broken heart.
work : waitress at mickey's dinner.
points : 271
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jem ⋅ odette ⋅ wayne.

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Dim 4 Avr - 0:23
Non, cet échange ne fournit pas matière à rire. Et ce n'est clairement pas l'impression qu'il donne mais plus les minutes s'égrènent, et plus Deanna a conscience du ridicule de la situation. Ce débordement aberrant n'est pas dû à l'accueil qu'elle juge impersonnel, mais aux silences pesants qui lui ont précédé, à l'amoncellement de non-dits, à une rancœur égotiste qui la consume. Ils tournent autour du pot, s'égarent dans des raisonnements hasardeux tout juste bons à démanteler les fondations de leur relation passée. Une à laquelle elle tient encore malgré cette démonstration qui n'en laisse rien deviner. — I just thought- never mind. Ils se sont engagés dans une impasse dont ils ne pourront sortir indemnes, et c'est tout ce qu'il faut à Deanna pour ne pas désavouer ses paroles et finir par se retrancher dans un mutisme imprévisible. Surtout lorsqu'il s'emporte et lui reproche de déformer ses propos. Le regard est fuyant, ses pensées tournées vers son Australie natale, témoin d'une souffrance pas si lointaine. Une simple remarque innocente de la part de Deanna avait les allures d'une critique aux yeux d'un Harlan qui déplorait ouvertement son ingratitude. Il n'a jamais cédé à ses larmes, au tremblement de sa voix, n'attendant qu'une seule chose de sa part : qu'elle lui présente des excuses. Avec le temps, elle a appris qu'un maigre I'm sorry pouvait lui épargner des sévices plus graves encore. Aussi, les regrets l'assaillent pour ce qu'elle a elle-même longtemps subi les remontrances infondées de son époux et se pensait incapable d'infliger la même injustice à autrui. — I'm sorry. Le ton est plus posé, un brin craintif, quand bien même elle sait qu'il n'est pas Harlan et qu'elle est en sécurité, là plus que jamais, avec lui plus qu'avec un autre. Mais c'est un automatisme, un réflexe qu'elle n'a, a priori, pas encore été en mesure d'évacuer de son système. Pour autant, ses efforts sont louables et ses crises d'angoisse moins régulières qu'à son retour. Elle sait toutefois qu'elle vient de passer de justesse à côté d'un nouvel épisode, faisant de ce visage familier un point d'ancrage afin de ne pas sombrer dans les sinuosités de son esprit tortueux. — Sure. Tout du moins, le croyait-elle jusqu'à ce qu'il ne lui retourne la question. Désormais, elle n'est plus certaine de rien. Ils ont indéniablement changé - elle, peut-être moins que les trois autres - et elle est bien consciente qu'ils ne se doivent plus la même considération qu'à l'époque mais voilà, cette nouvelle distance - somme toute naturelle après des années passées au loin - la contrarie plus que de raison. " I don't have to pretend, or to say anything to please people. " People? I'm not just people, pense-t-elle. Ce qu'elle saisit - et elle se trompe certainement - c'est qu'elle n'est aujourd'hui pas plus spéciale qu'une autre. Elle l'a été, il y a plus d'une dizaine d'années, mais c'est un privilège dont elle ne jouit plus. — Not now, you don't. But back then… I think I- we deserved a goodbye. Even a stupid text would have been better than an automated voice telling me your number had been disconnected. Deanna a versé un torrent de larmes pour son petit ami du lycée - une considération qu'elle n'a pas accordé à son mari - durement frappée par la nouvelle de son décès. Une annonce qui lui a fait l'effet d'un coup de massue sur la tête, un coup de poignard dans le cœur ; une douleur lancinante dont elle ne se remettra probablement jamais. Mason et Jem, les hommes de sa vie, ont fait le choix de l'abandonner. Elle n'a aucun droit de leur en tenir rigueur mais une part d'elle, égoïste, leur en veut d'être partie comme ça, du jour au lendemain, de l'avoir laissée sans repère. Sakura, Selina les ont suivis peu après. Deanna a été la dernière du clan à quitter la bourgade, livrée à elle-même, jeune fille sensible qui n'aurait pas survécu à ses années collège et lycée sans le soutien indéfectible des Banshees. — I was worried. You can't blame me for needing my best friend during one of the darkest period of our lives. Just how I know I can't blame you for wanting your space but- son corps se soulève sous l'effet de l'émotion — you're right. I guess I'm still living in the past. And you, you're in the present and you don't owe anyone anything. How lucky. Son discours donne tout juste l'impression qu'elle le blâme pour avoir ne serait-ce qu'osé tourner la page et entamé un chapitre moins crucifiant de son existence quand bien même ce n'est pas le cas. Il a mérité ce nouveau départ, loin de la pression, des regards et des discours empreints de pitié. Une pitié que Deanna a dû recueillir pour quatre, enviant les absents pour leur décision de quitter le navire avant d'avoir à se retrouver au centre d'une attention indésirable. — It's been a hectic couple of years, se défend-elle, sans trop rentrer dans le vif du sujet. Elle se raccroche à l'espoir qu'il ne la pressera pas pour des détails qu'elle n'a pas à dessein, et encore moins à cœur, de partager. Elle lui adresse un sourire furtif, rassurée que la vie lui ait été plus clémente. D'aussi loin qu'elle se souvienne, Deanna a toujours veillé au bien être de son entourage, a toujours mis leurs besoins au devant des siens. Et si jamais elle n'a regretté cette générosité sans faille, cette empathie insondable, elles ont toutefois été responsables de ses plus grandes déceptions, parce qu'offertes à des personnalités qui n'en méritaient pas un soupçon. — Would you have said anything if I hadn't pushed, though? Actually, don't answer that. It doesn't matter. You're right, you did ask. Elle est consciente que tout ça lui coûte et qu'il fait des efforts considérables pour combattre ce malaise qu'elle a instauré. Il ne mérite certainement pas qu'elle s'en prenne à lui de la sorte mais elle ne sait tenir ses insécurités en laisse, et se met Jem à dos à chaque nouvelle phrase prononcée. What do I want? Recommencer à zéro ? Faire les bons choix. Remonter le temps. Tout autant de requêtes impossibles. I want my life back. Elle siffle l'aveu qui lui échappe malencontreusement, avant de reporter un regard désolé sur Jem. — I don't- excuse me for a second. Elle l'abandonne un court instant sans plus d'explications, sans lui laisser l'opportunité d'en exiger. Lorsqu'elle revient quelques minutes plus tard, c'est avec une assiette entre les mains. Une part de gâteau qu'elle vient déposer sur la table devant Jem. — Here. I remember this being your favorite back then. I don't know if you still- Anyway. Can we start today over? La chaise empruntée à la table voisine est déjà en place, ses mains reposent sur le dossier, mais elle n'attend pas sa réponse et vient enfin prendre place face au photographe.

_________________
you are whole even when your heart has been broken ⋅ you were not made to be loved in parts, you were meant to be loved as a whole.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jem Ridgeway

behind
messages : 121
name : beckwith · julia.
face + © : timothée bertoni · self.
multinicks : -

age (birth) : thirty-one. · march 10th.
♡ status : divorced af. done af. single af. don't text me af. doin' me af. bye af.
work : freelance photographer, reporter, travel blogger.
home : in a messy industrial loft-ish on bridgewater way
points : 442
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : open [ fr / en ]

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Mar 6 Avr - 15:46
C'est toujours comme ça, avec Deanna. Une collection de ' nevermind ' et autres ' sorry ' improductifs, certs, mais qui lui valent de culpabiliser. Parce qu'il sait qu'il est encore parti pied au plancher, auprès de quelqu'un qui mérite plus de considération de sa part, et qui a viscéralement besoin qu'on arrondisse les angles. Parce qu'elle ne veut que du bien, enrober, ravaler, là où il n'est que conflit. Pas en permanence, beaucoup moins avec le temps, mais malgré tout. Et au-delà de tout ça, il n'aime pas l'accent de crainte, certes à peine audible mais juste assez pour quelqu'un qui a aimé - aime, qu'elle vient de poser sur des excuses dont il ne veut pas. Ça lui vaut un froncement de sourcils perplexe, mais l'interrogation ne vient pas, faute d'éléments et d'avoir l'esprit clair ; faute de clairvoyance, aussi. “ You don't have to apologize to me, ” Ever.  Oui, certains de ses arguments sont valables, mais Jem sait qu'il lui doit une vie d'excuses, des motifs, de vérités foudroyantes et de justifications peinées. Alors il refuse catégoriquement qu'elle puisse se sentir redevable de quoi que ce soit envers lui. Il n'a pas besoin d'excuses, surtout lorsque c'est lui qui en doit ; ils ne seront jamais à égalité de ce côté-là.  Lui continue à s'agacer de tout et rien parce qu'il est proprement incapable de prétendre devant elle. Plus aussi bien qu'avant, tout du moins. Le décès de Mason a au moins changé ça. Le cadenas autour de ses émotions s'est brisé, la porte est entrouverte depuis trop longtemps, et il ne sait pas comment la renfermer une bonne fois pour toute. Il camoufle en prétendant beaucoup, péniblement et pitoyablement. Il joue la carte de l'indifférence, de l'indolence, du désintérêt pour tout ce qui se trame autour de lui et qui pourtant le concerne. Il comprend immédiatement que Deanna ne gobera pas son jeu et sa réponse le renvoi à cette satanée amitié à laquelle elle a tout l'air d'être toujours agrippée.  Il veut bien croire qu'elle a fini par croire à son tour qu'elle n'avait aucune importance, ou pas assez, alors même que c'est tout l'inverse ; et il voudrait la délivrer de ce fardeau-mensonge, mais lâcheté, mon amour. “ That's the hill you're stuck on ? Really ?  ” Ça lui semble complètement grotesque. Des au-revoir , c'est tout ce qu'elle voulait ? Il y a tellement plus que de se plaindre pour un message lui semble dérisoire. Quand bien même, il devrait y avoir prescription aujourd'hui. “ It was so long ago, and – ” Il avait ses raisons. Ils avaient tous leurs raisons, et il considère les siennes comme aussi valides que celles de Sakura, par exemple. Bien sûr, il ne lui dira pas qu'il a perdu son numéro de téléphone faute de moyens, à l'époque. Qu'il a refilé son téléphone à un prêteur sur gage pour une nuit d'hôtel, et que c'est comme ça qu'il a perdu les numéros importants et de fait, le fil de son passé. Que ça n'a pas marqué sa vie d'être privé de son téléphone, et qu'il ne voit toujours pas ça comme un essentiel, mais plutôt comme une laisse par laquelle le monde le tient à la gorge. Surtout, il ne dira pas qu'il est parti sans rien dire par facilité, et crainte qu'on le retienne de vivre sa vie comme il l'entendait à l'époque en l'agrippant au coeur ; parce que c'est ce là un talent que Deanna possède sans le savoir. “ For what it's worth, ” barely anything, “ I'm sorry. ” Parce que ça à l'air important pour elle, et c'est tout. Ce n'est pas tant un effort de sa part, et il considère que c'est gratuit et facile, et tant mieux si c'est ce qu'il faut à Deanna pour lâcher prise autour de ça ; au moins ça. Il voit en elle tout ce qu'elle essaye de contenir, parce qu'elle a toujours ces mêmes réflexes dont il a passé des années à se repaitre, à analyser, comme des miettes d'elle qu'elle aurait bien voulu lui concéder. Il écoute attentivement tout ce qu'elle a à dire et qu'il sait qui lui pèse, mais sa bonne volonté n'empêche pas un réflexe malheureux de lui échapper. Your best friend reprend-t-il en ricanant. Il a longtemps fait semblant, mais il n'a jamais été son meilleur ami, et l'idée ne lui a jamais semblé plus absurde qu'aujourd'hui. Ils ne sont pas amis. Elle est peut-être amie avec lui, mais lui n'est pas son pote, et il a cessé de le prétendre depuis des années maintenant. En prenant la fuite, certes, mais il se sent bien incapable de reprendre cette bonne vieille habitude maintenant qu'ils sont de nouveau dans le même périmètre, ce pour une durée indéterminée. Oui, en quelque sorte, ils ont été amis, mais ça n'a jamais été qu'une façade de son côté. Celle-ci s'est effondrée depuis et tout ce qu'il entend, c'est qu'elle avait besoin de lui pour essuyer les larmes causées par Mason. L'idée le brusque, l'étrangle. Encore une fois, il est relégué à l'éponge dont on se sert lorsque Mason ceci ou Mason cela. Il échappe un long et douloureux soupir à son tour, pour expulser toute aigreur, avant de reprendre à son tour et ce dans le meilleur calme dont il est capable : “ We don't all cope the same way, Deanna, that doesn't mean my way isn't valid. I'm sorry you've had to endure those moments without me, but you had plenty of people to take care of you, and I had to leave. I'm not gonna apologize for that, and I can't take it all back, and I wouldn't anyway, so ...” Let's move on from it all, once and for all. Jem avance, et ne regarde pas derrière lui. C'est un don, comme ce peut être un fardeau, mais il ne voit pas l'intérêt de se concentrer sur le passé. La nostalgie le brûle davantage qu'elle ne l'apaise. Il n'a pas eu ce genre d'enfance qu'on regrette, qu'on admire comme on admire un album photos. Le sien est amer, quand bien même conviendra-t-il qu'il y a eu du très bon ; mais bien souvent, ce très bon est entaché de quelques touches de noir d'amertume. Il a gâché son amitié avec les Banshees en gardant des secrets trop lourds pour un gamin de son âge, et en s'y accrochant encore aujourd'hui pour des questions de respect. Il a fait au mieux avec ce qu'il avait, et à l'heure actuelle, il considère s'en être plutôt bien sorti, even though he didn't get the girl. “ I heard, yes. Then again, the only advice I might have for you is move on. Let them go, those hectic years. Still got a bright future ahead of you.  ” Pour qui il se prend ? Dieu seul sait. Il est plus que jamais conscient qu'il n'a aucun conseil à donner en la matière, encore qu'il clamera la bouche grande ouverte qu'il ne se trouve personne dans cette ville qui a laissé tomber son passé plus rapidement que lui. Quitte à le faire de façon brouillonne, injuste, et à avoir des dommages collatéraux aujourd'hui plus évident que jamais. Deanna, par exemple, dont il sait qu'elle a traversé beaucoup, même s'il ne veut pas s'attarder davantage à ce sujet. Pas parce qu'il ne veut pas être ce confident dont elle a peut-être besoin, mais plutôt par crainte de toucher une corde sensible et de la froisser plus qu'il ne l'a déjà fait. L'ascenseur émotionnel est trop intense pour qu'il soit capable de quoi que ce soit. Encore, ils oscillent entre la colère, l'incompréhension et la volonté d'apaiser. Les minutes s'égrènent, les émotions aussi, et alors qu'il s'assoit de nouveau, lassé des vagues, Jem pousse un soupir à s'en rompre les côtes. “ Sometimes I need a push, ” convient-il, prenant pour lui la faute de tout. Parfois il a besoin d'être poussé à bout. Souvent, il a besoin d'être recadré, calmé, renvoyé à ses propres frontières ; celles qu'il éclate sans cesse. Il suit Deanna du regard, alors qu'elle le laisse sur un mystère complexe, et revient avec une part de gâteau qu'il n'attendait pas.   “ Thanks, but let's share, shall we ? ” Voilà une habitude qu'il est plus que disposé à remettre au gout du jour. Il n'a jamais eu quoi que ce soit pour lui seul, au moins lorsqu'il est question de ses en-cas et de ses semblants de repas. Il a tout partagé avec les filles, parfois avec Mason alors, et il ne conçoit pas d'être à la même table que Deanna sans partager. “ If I still like cake ? Come on. No one can change this much. ” Il n'est pas totalement avenant, mais fait visiblement des efforts, et ça à l'air de fonctionner. Pas de sourire, mais une volonté, et une fourchette plantée dans du gâteau pour apprivoiser le chat sauvage. S'ils peuvent recommencer cette journée ? Si ça ne tenait qu'à lui, ils recommenceraient tout depuis le début. “ I don't know, ” commence-t-il, en haussant les épaules. “ Maybe if you explain the whole ' want my life back  ' bit.  ” Bien sûr qu'il a entendu, et évidemment que non, il ne va pas laisser passer.   “ Which part ? ” Afin de l'encourager à se confier, si c'est ce dont elle a besoin, il lui lance un regard un rien plus tendre, même si incomparable avec la douceur passée. Au moins on ne lui reprochera plus de ne pas essayer. Peut-être qu'il n'essayera plus la prochaine fois. Surement qu'il regrettera plus tard de lui avoir cédé si facilement ce tête-à-tête qu'il sait va le brûler de l'intérieur comme un incendie superbement contenu. Mais le passé, c'est le passé. Le futur, c'est le futur. Et s'il y a bien quelque chose dont il est purement conscient et à laquelle il tient, c'est que le présent est devant eux, et qu'il a une importance primordiale. Il prie seulement pour que Deanna ne lui déballe pas ses sentiments à propos de Mason à la figure, et tape dans le moment précis, ce bout de passé grotesque, que lui méprise plus que tout.

_________________

· · · Understand me. I'm not like an ordinary world. I have my madness, I live in another dimension and do not have time for things that have no soul.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Deanna Palmer

behind
messages : 40
name : rosewins ⋅ rita.
face + © : adelaide kane ⋅ fallenfeatures.
multinicks : calla brown.

age (birth) : thirty-two yo ⋅ feb 9.
♡ status : trying to mend a broken heart.
work : waitress at mickey's dinner.
points : 271
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : jem ⋅ odette ⋅ wayne.

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Jeu 8 Avr - 21:41
Deanna a le I'm sorry facile, s'excuse sans cesse de reproches qu'on ne devrait lui imputer afin de s'exempter d'un conflit dont elle ressortira inexorablement défaite. L'homme qui a un temps partagé sa vie en a longtemps été le destinataire quand bien même il était à l'origine des discordes qui rythmaient leur quotidien. Une mauvaise habitude dont elle n'a su se départir comme elle le prouve souvent pendant son service au Mickey's, dédouanant les clients de leurs propres défauts, assumant leurs fautes à leur place, parce qu'on lui a appris à ne pas se faire remarquer. Leur maladresse est sienne puisque le client est roi ; si ce dernier émet des critiques - virulentes ou infondées - alors l'aimable serveuse accepte sa part de responsabilité - et la leur - sans broncher. — I do. S'il y a bien une personne qui mérite l'expression de ses regrets, c'est Jem. Pas pour le fond de sa pensée, mais pour la manière dont elle a abordé les choses. Mais à quoi bon cette expression-ci quand, lorsqu'elle ne s'emporte pas pour l'accueil, elle déplore ouvertement la trivialité de son départ ? — Because I care too much, alright? Perhaps I shouldn't. C'est vrai que c'était il y a longtemps, qu'il devrait y avoir prescription, elle lui concède volontiers… mais la séparation était trop abrupte pour que les sentiments - dont celui d'abandon - qui y sont intimement liés puissent être remisés dans la case « never to open again ». Contrairement à lui, elle n'est pas passée à autre chose et ses lamentations en sont la preuve la plus tangible. Elles froncent les sourcils lorsqu'il capitule, parce qu'elle le connaît encore à ce point qu'elle devine que cette absolution n'est vouée qu'à la rassurer elle, puisqu'il considère - comme elle l'apprendra plus tard - qu'il ne doit rien à personne. — It's fine, I wasn't asking for an apology. I just needed to know how you were doing. Like I said, I was worried. We went from talking almost every single day to radio silence in such a short time… I think I just needed a bit more time to come to terms with everything. La gamine a continué de pleurer la dissolution des Banshees, cela bien longtemps après le décès de Mason. Entourée d'une famille aimante pour finir seule au terme des semaines les plus longues et douloureuses de son existence, une issue qu'elle n'avait jamais considérée jusqu'alors. Une solitude grandissante lorsque son avion a atterri pour - elle le pensait alors - la dernière fois sur les terres de ses ancêtres, en Australie. On lui a demandé - puis on a exigé d'elle - d'apprendre à composer avec ce passé qu'elle ne parvenait à délaisser, en vain. Le temps a su apaiser ses affres - elle s'en était pour le moins convaincue avant réception de cette première lettre - et elle a pu taire ses chimères en se lançant à corps perdu dans un nouveau projet qui s'avérerait lui aussi infructueux. Sa carrière dans le patinage, son mariage, des échecs dont elle souffre encore aujourd'hui. Il y a bien eu des âmes généreuses pour l'épauler au cours de son périple australien mais aucun d'eux n'était, à ses yeux, à la hauteur de la petite bande orégonaise de sa jeunesse. — That's funny? Il lui donne tout juste l'impression qu'elle vient de lui révéler la chute d'une blague hilarante alors qu'elle lui fait part d'un simple fait. Qu'était-il si pas son meilleur ami ? La confusion est si grande qu'elle ne trouve pas les mots pour exprimer ce qu'elle ressent. Elle se perd dans ses réflexions, se demande si cette affirmation aurait engendré la même réaction s'il avait été question de Sakura ou de Selina, voire de Mason. Peut-être qu'Harlan avait raison, peut-être que c'est elle le problème, finalement. — That's not what I'm saying. Elle est bien consciente qu'il n'existe pas qu'une seule et unique manière de faire son deuil. Elle ne lui a jamais reproché son départ, a même envié l'entreprise. Elle aurait simplement souhaité un signe, un minable au revoir quand bien même celui-ci n'aurait rien changé au dénouement de leur relation vouée à s'éteindre. — Plenty of people? Who are these people you're talking about, Jem? Parce qu'elle se rappelle seulement l'abandon, son isolation. Les disputes de géniteurs qui pensaient savoir mieux qu'elle - I've told you that letting her stay in that godforsaken city with you was the worst idea you've ever had. - No, my worst idea was marrying you, et très vite, Deanna n'était plus le centre de la conversation, les inquiétudes émises à son sujet reléguées au dernier plan. Et même si elle avait eu la chance d'être entourée, aucun d'eux n'aurait mieux compris son supplice que les trois autres personnes également affectées par cette terrible perte. Un soupir passe ses lèvres à l'évocation des dernières années de sa vie un rien chaotique. — You heard… what? Elle sait que les rumeurs circulent facilement au sein d'une petite ville comme Windmont Bay - les Banshees en ont été la cible pendant un certain temps temps - mais elle peut également compter ses confidents sur les doigts d'une main, certaine qu'aucun d'entre eux n'aurait eu l'audace de faire part des horreurs qu'elle a vécues loin d'ici à Jem ou à n'importe qui d'autre. — Right. Move on. Ça semble si facile dit comme ça. Elle fait de son mieux, mais certaines traces sont indélébiles, les cicatrices encore visibles. A bright future. Elle y a cru une décennie plus tôt lorsqu'on lui en a fait la promesse, autant dire que la désillusion subséquente a été grande. Ce qu'elle note, avec soulagement, c'est que la tension n'est plus à son apothéose, et son sourire se permet une réapparition. Sa brève échappée leur permet de souffler à nouveau, la force à se ressaisir. No one can change this much. C'est un détail insignifiant, une maigre concession dont elle se repaît de bon gré. Elle n'a pas changé du tout, dissimulée sous cette carapace d'insécurité qu'elle se trimballe depuis la nuit des temps. Une qu'il lui fout sous le nez quand il relève son commentaire qu'elle pensait effacé. — Oh. That- That's nothing, I was just- it's not important. Ce n'est jamais important, c'est endigué en son for intérieur, et un beau jour, ça finit par lui éclater à la figure… au moment le plus inopportun. — It's just… I don't know, everything seemed easier before… Mason. — Look at us now. We can't even have a normal conversation, something that used to be so effortless. Du moins, c'est le souvenir qu'elle conserve de leurs conversations. Peut-être aussi qu'elle se plante complètement et qu'elle s'invente une réalité pour ne pas se confronter à une vérité qu'elle sait plus cruelle. Peut-être que Mason était la fondation, et quand il s'est écroulé, il ne restait plus rien à sauver. — Fifteen years. I still can't believe he's gone. On his last days… I was such a- La fourchette plantée à répétition dans la part de gâteau - geste mécanique pour éradiquer le souvenir de ces derniers jours - retombe sur le rebord de l'assiette dans un sourd fracas tandis que Deanna se rend compte de l'indélicatesse de son geste puis de ses propos. — I'm sorry, we don't have to talk about this. Tell me what you're working on, yeah? Smooth.

_________________
you are whole even when your heart has been broken ⋅ you were not made to be loved in parts, you were meant to be loved as a whole.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jem Ridgeway

behind
messages : 121
name : beckwith · julia.
face + © : timothée bertoni · self.
multinicks : -

age (birth) : thirty-one. · march 10th.
♡ status : divorced af. done af. single af. don't text me af. doin' me af. bye af.
work : freelance photographer, reporter, travel blogger.
home : in a messy industrial loft-ish on bridgewater way
points : 442
the mask

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : open [ fr / en ]

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. · Mer 14 Avr - 14:21
“ You shouldn't, indeed. ” Il relève et répète bêtement, pour affirmer davantage que tout ça ne devrait pas tant importer. Ni son départ, ni l'état de leur relation, ni toute la difficulté qu'ils ont à ne serait-ce que communiquer. Elle ne devrait pas prendre tout ça à coeur, lui mieux que quiconque sait combien ces choses-là peuvent blesser et changer quelqu'un. Pour preuve, il fait un adulte distant, unbothered, au moins d'apparence, parce qu'il a appris en prenant des coups au coeur que se préoccuper des autres, de tout et de rien, peut tuer à petit feu. Tout ça ne devrait avoir aucune importance parce qu'il y a prescription, et ils devraient tous s'en servir comme bouclier pour se protéger d'un futur qui ne présage pas beaucoup mieux que le passé. Pessimiste ? “ Well, I gave you one anyway, so you should take it. I was fine. Always have been. No need to worry about me. ”  Mensonge. Il a ramé comme personne et si, par fierté, il n'a jamais envisagé de rentrer ou de demander de l'aide, les premiers fois à voyager en Amérique lui ont coûté plus que ce qu'il avait à donner à l'époque. Il aurait cent fois préféré faire le tapin ou la mule que de passer un coup de fil désespéré à ses parents ; c'est une tare et une qualité tout à la fois.  À l'époque, il n'aurait pas été surpris que le diable en personne le prenne en pitié et lui propose son aide contre son âme. Il en a été à ce point, oui, mais ensuite la roue a tournée, tout s'est enchainé, et il n'a que trop rarement touché terre depuis. Pas besoin de se préoccuper de lui, Jem se démerde. Lui arrive de foutre sa fierté de côté, quand vraiment c'est la fin du monde, la fin de tout, et d'opter pour l'improbable ou l'impossible, et souvent, ça fonctionne. Si seulement il pouvait appliquer la même démarche à tous les aspects de sa vie... Le passé est passé, et ils sont présent dans ce café à la noix, à faire ce qu'il exècre par dessus-tout : ressasser. Pourtant il se laisse prendre au jeu de Deanna, avec sa nostalgie contagieuse, sa voix qui annonce tout avec une once de tendresse facilement décelable, et son attachement à tout ce que lui ne parvient plus à tenir proche à son coeur. Tout ça le rend amer, et il ne fait aucun effort pour le cacher. Il s'enfonce dans ce petit dégout viscéral de ces moments qu'elle chérit tant, et le terme best friend lui est un motif valable de se comporter comme un sale petit con. “ Mason was your best friend,  ” corrige-t-il. You worthless piece of shit, you. C'est absolument mal placé, carrément faux et il le sait mieux que quiconque. Le ton acerbe allant de concert avec l'attitude n'arrange pas le portrait scandaleux qu'il offre. C'est là l'énième preuve qu'il n'est, dans le fond, qu'aigreurs cumulées et non-dits. Il niera de toute façon, mais c'est sorti si vite, si fort qu'il ne pourra jamais l'expliquer correctement, à moins de raconter toute l'histoire. “ Damn, I'm sorry, De, I just –  ” Shut the fuck up. Il se passe une main fébrile sur le visage, camouflant ainsi la crainte de l'avoir froissée, quand bien même tout son comportement porte à croire, en permanence, que c'est ce qu'il cherche. Toutes les émotions, toutes les envies, toutes ses lubies se percutent lorsqu'elle est là. Il s'imagine s'excuser de nouveau, copieusement même, mais à quoi bon ? À part se couvrir de ridicule. Alors il expulse un soupir éreinté, se frotte les yeux, mais il est toujours aussi embourbé dans le feu de ses émotions  lorsqu'il lui répond à son tour :   “ Well, people. I don't know, Deanna. Just don't make it sound like only I could take care of you. Both know that's not true. ” or else it'll be loud and clear proof that I really am Mason's back up plan, and I might lose my shit for good.. Il ne connait pas tout le monde et il ne sait pas tout à propos d'elle. Mason en est la preuve concrète, et le fait qu'ils ne soient plus du même cercle vient l'appuyer. Il ne sait pas qui elle fréquente, s'est à peine confronté au pauvre connard qu'elle a épousé, et elle ne sait pas qui elle voit même ici, depuis qu'elle est revenue. Il ne sait rien, ne s'est pas intéressé. So people. Elle pose une question qui pourrait être anodine, et lui ne pensait pas à mal, mais il voit qu'il a touché peut-être un sujet sensible et le regrette immédiatement. Commencent les bafouilles et la confusion. “ The essentials, like that your ... ” Trop tard. Faut le dire, ça sert à rien de retarder l'échéance. Il a lancé le truc, faut aller jusqu'au bout, terminer sa phrase et poser la ponctuation. Il bafouille péniblement, noyé dans la gêne, avant de reprendre : “ That your husband passed away, Jeez, I'm really sorry. I didn't mean – I don't.  Like – That's what I meant by – Damnit!  ” L'occasion de la fermer est passée, mais il ne montre aucune intention d'appuyer sur la pédale de frein.   “ Must've been awful, I'm sorry, love, I didn't mean to. ” Here we go again.  Au moins il a un accent plus tendre, plus compatissant ; elle doit détester. Lui a horreur de ça : quand on prend des pincettes et un air de chien battu quand Mason est évoqué devant lui. “ M'gonna stop right there, eh. ” Send help. Heureusement, elle est plus mature et composée que lui, et il ya  du gâteau pour détourner plus ou moins la confrontation. “ Liar. ” Ce n'est pas un reproche, ni une réflexion mal dosée, mais une taquinerie. Pour preuve, il l'accompagne d'un léger sourire ; de ceux qui lui donnent l'air de n'avoir jamais dépassé la barre sacrée de la vingtaine. “ Yeah, well, we were kids. Things are always easier when you're young. ” Et encore. Ça dépend de l'enfance de qui. Il croit s'en tirer et tenir le fil de la conversation, se sent limite capable d'évoquer les banalités et de continuer normalement - un miracle - mais Deanna saute les deux pieds dans le plat, et il se braque immédiatement. “ I don't wanna talk about this. ” Et certainement pas avec elle. Il a peut-être été trop ferme, un rien trop brutal, ce qui ne peut qu'attirer les suspicions. Il ne peut qu'espérer que Deanna respectera son souhait, et ne se formalisera pas de sa véhémence et d'être si réfractaire à la mention de Mason.   “ I'm sorry. ” La mort de Mason ne l'impact plus. Plus autant qu'avant. Le problème ici, ce n'est pas tant le suicide de Mason, mais plutôt que c'est Deanna qui se trouve en face de lui et qu'elle est, sans la moindre comparaison possible et sans connaitre aucun égal, la personne avec qui il ne peut pas en parler.  Si Selina ou Sakura voudrait en parler, il ferait au moins l'effort d'écouter, d'acquiescer, voire de donner quelques bonnes paroles un rien hypocrites pour aider à les soulager ou pour participer à l'élan de nostalgie. Deanna n'aura probablement jamais le droit à ce traitement de faveur par principe. C'est bête et méchant, mais c'est ainsi. Un silence se répand, et il prend le parti, après quelques secondes, de reprendre le fil comme si de rien n'était. “ I... Am... Working on my blog.  I'm supposed to travel for that, but I guess that's not an option now, so... My boss wants something about Windmont Bay. Portraits of people in places, I don't know, apparently they need some material if I want my salary, so... ” Logique, mais quelle corvée de devoir faire un reportage photo sur sa ville natale. Devoir prendre les portails des résidences et les buildings en photos, les gens qu'il n'aime pas ou dont il se moque, les endroits qui puent encore la véhémence des dernières élections et l'Amérique puritaine, profonde et hermétique au changement. “ Problem is I can't think of a single thing I like about this hell of a town. ” À part elle, toujours d'une beauté époustouflante, si pas plus que lors de leurs jeunes années. La pensée le fait hésiter et se figer sur elle. Il penche la tête sur le côté, parce qu'il est frappé par le constat qu'elle lui fait toujours le même effet, et qu'il pourrait se régaler de ses traits durant des heures. Bref.  La ville est superbe, le problème c'est que chaque endroit lui parait souillé par un souvenir. Des mauvais, en pagaille, et des bons, mais gâché par trop de secrets et d'aigreurs dont il n'a pas l'air de pouvoir, ou vouloir, se défaire   “ But maybe I'm bitter. Anyway, my assistant said I should book a tour, like with a guide and everything. Rediscover the city, it's history and all, through someone else's eye. He's not wrong, but... that's sound stupid.  ” Il détestait déjà ces tours à l'école, et qui y-a-t-il de franchement intéressant et de nouveau depuis ?   “ How about you ? Heard you were working at the dinner ? ” Sounds preposterous. Il sait qu'elle vaut bien que ça, mais il est très certainement biaisé, et on ne lui en voudra pas. L'idée l'emmerde qu'on puisse fantasmer sur sa petite tenue de serveuse, que le stéréotype de l'américain moyen puisse copieusement reluquer alors qu'elle essaye simplement de faire son travail. Il s'est déjà insurgé pour bien moins que ça, à l'époque. Heureusement qu'il a appris à mettre de l'eau dans son vin, et de l'eau dans son eau... Il comprend qu'on puisse vouloir bosser, et devoir surtout pour payer les factures, mais vraiment, Mickey's Dinner... “ Last time I ate something at this place, I barfed milkshake for days. ” Ça avait tout de drôle pour les Banshees à l'époque, mais il a été depuis complètement vacciné contre cet endroit, et les milskakes - they won't bring this boy to the yard -  et doute qu'il y retournera un jour ; à moins qu'on ne lui en donne l'impulsion.

_________________

· · · Understand me. I'm not like an ordinary world. I have my madness, I live in another dimension and do not have time for things that have no soul.
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé


behind
the mask

make out like it never happened and that we were nothing.  Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: make out like it never happened and that we were nothing. ·
 
make out like it never happened and that we were nothing.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Harbor Row :: marceline's coffee shop-
Sauter vers: