sombre

hell to the liars

Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez le mystérieux Mazebird à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS,
vous pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de vous
lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes
/idées/doutes dans la partie aide à la création . Plusieurs
pré-liens sont également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions, n'hésitez pas à
les poser dans ce sujet ou si vous voulez passer par MP,
veuillez contacter le staff sur le compte @The Observer.
home sweet home

Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
Le Deal du moment :
Forfait Sosh Série limitée : 40 Go pour ...
Voir le deal
9.99 €

  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU

F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Ocean Avenue

taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Dim 5 Sep - 0:39


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Baumeister, 19h. La notification s’afficha plus d’une fois sur l’écran brisé de son téléphone, comme un rappel à l’ordre du diable lui-même. En effet, le jour j fut arrivé plus vite qu’il ne l’eut cru, assez vite pour en avoir oublié la tenue adéquate. Rien ne fut imposé, toutefois, il ne désira pas le moins du monde faire tâche dans ce cadre généreusement offert et pour une fois, pour cette fois au moins, il voulut faire un effort. Jahseh abandonna ses pulls larges et rafistolés d’épingles à nourrices, ses jeans troués par les chutes mais ne quitta néanmoins pas ses converses défraîchies de plusieurs années. Il opta pour la solution suivante ; réclamer l’aide de Jinhyun et faire confiance à son goût sûr pour ce domaine dans lequel lui, n’excella pas.

Dès lors, il se retrouva accoutré d’un jeans noir qui ne laissa traverser aucune parcelle de peau, une ceinture sobre cintra celui-ci à la taille et sur cette dernière déborda la simplicité d’un t-shirt noir. Puisqu’il fut d’ordre de dissimuler au grand jour la toute puissante d’une laideur gravée dans la chair, il put compter sur l’assortiment d’une chemise à carreaux pastel, ample et boutonnée à la hâte pour recouvrir l’ensemble, ses bras inclus, pourtant rien ne fut suffisant pour masquer des regards, cet oeil au beurre noir causée par la nature sauvage d’un auteur autre que Maru. La première impression fut toujours la plus marquante et ce soir, il espéra passer outre les filets de celle qu’il s’apprêta à rencontrer pour la première fois.

Pour l’occasion,  il noua un collier neuf au cou de son canidé, d’un noir profond et gravé de son nom, Malak lui couta régulièrement plusieurs jours de vivres, cependant, rien n’eut jamais de prix pour son plus vieil ami. Tous les deux se rendirent à destination avec un retard considérable, c’est pourquoi debout sur son skateboard, il laissa son animal le traîner à vive allure jusqu’au terminus. Jahseh prit l’initiative d’entrer par l’arrière afin de pouvoir laisser son chien se défouler dans le jardin, ❝-j’reviendrais plus tard mon pote, sois sage❞, la bête erra alors qu’il sortit de son sac de quoi remplir les deux gamelles qu’il eut amené. Alerté par les grognements secs de l’animal, il tourna la tête et le vit, là, simplement assit, tourné vers les arbustes, les crocs prêts à trancher dans le vif, ❝-hé, viens par là toi❞.  

Le canidé rassuré de quelques caresses, il le laissa seul et fit enfin son entrée dans la chaleureuse maison. Il salua tout le monde d’un signe de la main, toujours peu à l’aise lorsqu’il fut entouré, ainsi il se réfugia auprès d’une personne à l’aura réconfortante ; Mark Baumeister, autrement dit, le fruit d’une récurrente discorde entre celui qui fut son fils et celui qui ne le fut pas. Celui-là lui proposa un verre qu’il accepta sans rechigner, parce que s’il eut été certain d’une chose, c’est qu’il lui fallut une béquille pour tenir le coup ce soir. Instinctivement, il demanda à être servi le même nectar et fut rapidement affublé d’un whisky sans glaçon. C'est là qu'il rencontra sa grand-mère, elle qui lui parut douce et pleine de ressources, d'une énergie presque déconcertante et avec laquelle, il fut étonnamment facile de converser.

Ses iris balayèrent malgré lui les alentours, mais rien. “Dépêche-toi Maru” qu’il envoya discrètement, suivant d’une oreille distraite le discours tenu par Mark. Il tenta de concentrer son entière attention sur ce dernier, or, il eut des difficultés à s'y résoudre, Lucifer n’étant pas là, il ne put se questionner quant à l’activité quelconque qu’il eut osé faire passer avant sa propre famille. Les deux garçons eurent depuis toujours une relation excessivement conflictuelle, bien que leurs dernières conversations, étranges à souhait, eurent réveillées sa curiosité, il ne resta pas moins lassé par son comportement vis à vis des siens, ❝-mh ? ah, euh, il arrive j’crois, il avait un truc à faire, enfin j’imagine❞, tenta-t-il d’expliquer au paternel qui lui, le remercia d’un sourire, parce qu’au fond, tous les deux surent que la progéniture n’eut aucunement besoin d’un prétexte valable pour être en retard, il le justifia simplement par le fait qu’il s’agit de Maru et tout ce qui concerna Maru, demeurera à ce jour un mystère.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.


Dernière édition par Jahseh Berry le Lun 6 Sep - 0:49, édité 1 fois
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Dim 5 Sep - 23:06


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Pas tant que tu te seras pas libérer d’ce poids. Mots marqués au fer rouge dans un coin de sa tête, ils partent et reviennent pour le hanter. Il se sent presque mis à nu, Maru, et c’est un sentiment qu’il n’arrive pas à apprécier, cette sensation d’être le microbe sous le microscope. Ça lui donne envie de se cacher encore plus dans sa tanière de haine, barricadée d’animosité et d’irrespect. C’est uniquement comme ça qu’il saura se protéger, qu’il tente de se persuader, en repoussant les autres, en sortant les crocs, personne n’aura jamais l’occasion de le comprendre. Il ne peut pas se permettre de les laisser entrevoir ce qui ne va réellement pas. Et c’est toujours lui qui le sort de sa grotte, toujours Jahseh qui parvient à jeter un coup d’œil, un vrai. Il en est furieux de ce constat, pourtant le voilà qu’il cherche à le comprendre en retour, de temps à autre il parvient à discuter avec lui, comme si soudainement, la bourrasque de ses émotions s’arrêtait, juste le temps de se parler.

Ce soir, c’est le repas familial et il a ce mauvais pressentiment, il ne sait absolument pas à quoi s’attendre, comprend juste que sa grand-mère sera sur le front pour le malmener. Un terrain hostile en soi, il n’a aucune obligation de venir, du moins, il pourrait bien ne pas venir… n’est-ce pas ? Il a accepté l’invitation (qui n’en était pas vraiment une finalement), tout ça par curiosité, s’est-il dit. Ce n’est absolument pas parce qu’il y aura Jahseh. Absolument pas. Vraiment pas. Contre toute attente, il traîne. Tel un prince narcissique, il est avachi sur son canapé, à s’imaginer qu’on l’attend avec impatience ; le meilleur pour la fin, se dit-il de sa confiance en lui bien trop exubérante. Les minutes passent, les messages sont échangés, bien plus fermes, sa mâchoire se serre, dépêche-toi. Sale gamin à souhait, il décide d’encore plus prendre son temps, décidé à embêter son monde ce soir. Enfin, il se relève avec dédain, grommelant quelques phrases, avant de s’engouffrer dans son dressing. Il pourrait y aller en jogging. Son regard s’attarde sur son reflet et il aborde une moue peu certaine. Jahseh qui a été relooké par Jin… c’est totalement un défi. Compétitif, même pour les détails, il ne veut pas débarquer habillé n’importe comment quand son n é m é s i s brillera.

Et voilà qu’une dizaine de minutes plus tard, il est prêt et satisfait. Il ne se dépêche toujours pas, saisit ses clés… et un verre de whisky pour apaiser ses propres tensions – même s’il sait qu’il va quand même s’énerver à un moment donné. Peu pratique avant de conduire, mais il s’en fiche, grimpant dans sa voiture, offerte par son père durant un énième caprice. Les ruelles engagées, emplies de ce moteur qui gronde trop fort, trop vite, il arrive, se rendant compte qu’il est réellement trop en retard. La portière claquée, il s’avance de sa démarche décontractée et enfin, le sale gosse est là. Il entend les discussions au loin, les rires, sait d’avance qu’il ne sera pas forcément bien accueilli.
Ses pas l’amènent près de la salle à manger et… soudain, il s’arrête. Son visage dénué d’une quelconque émotion se transforme en une expression sadique, de plus en plus, il affiche ce rictus machiavélique, une idée germe en lui, une qui ne plaira pas ; mais justement, c’est ça qui le rend fébrile. De ses pas feutrés, silencieux, il s’avance, s’assurant alors qu’on ne le voit pas et discrètement, ses doigts effleurent le châssis de la porte, glisse jusqu’à l’interrupteur qu’il éteint. La pièce assombrie, il entend sa mère qui s’exclame, « une panne de courant ? » qu’elle demande.

Pas du tout, que songe Maru, ne pouvant se défaire de sa moue espiègle. L’enfant turbulent est de retour, il a sûrement envie d’embêter son rival, aussi. Et tout à coup, il surgit, les mains relevés tel un vampire se voulant effrayant et d’un cri, il lâche : AAAAAAAH ! Proche de sa grand-mère, celle-ci sursaute en hurlant (tout comme sa mère), puis soudain, par automatisme, elle empoigne sa canne et frappe à côté d’elle. Un « aïe » se fait entendre, Maru se plie légèrement, il a reçu le coup dans la cuisse. La lumière revient, c’est son père qui a accouru vers les interrupteurs, exaspéré au possible. Maru, t’es pas possible ! Ça aurait pu être dangereux. D’un grognement à peine audible, le fils ingrat se frotte là où la harpie a frappé, levant les yeux au ciel. Mais ça va ! C’était qu’une blague. Sans attendre de réponse, il cherche Jahseh du regard et dès qu’il le voit, il fronce les sourcils, soudainement moins enjoué. Le bras posé sur le dos du siège dans lequel il va s’asseoir, ses iris dessinent le contour de ce visage – pourquoi il a fallu qu’il ait une gueule d’ange ? – avant de descendre à sa tenue, soigneusement confectionnée par son ami. Avec lui, son visage se durcit toujours, sa langue se fourche et ses pupilles s’assombrissent, et ce soir ce n’est pas une exception, non, ce soir, c’est même pire. Il ne peut s’empêcher de lui réserver son dédain le plus palpable, suivi d’un : Oh c’est vrai, t’es là toi. Détestable, pour ne pas changer, et pourtant, il y a cette envie au fond de lui de juste le scruter pendant ce dîner, tel un adversaire que l’on analyse.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Lun 6 Sep - 2:23


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Il fut étrange de constater que cette maison n’eut pas le même apport sans Maru pour la faire vibrer, sans les injures qui lézardèrent les murs, sans la toute puissance de son égo, cet endroit lui sembla vide et dénué de son cachet pourtant idyllique. Le songe fut balayé d’une question de Mark concernant ses études, il expliqua alors à la doyenne en quoi consista son cursus et dans quel but il l’eut choisi plutôt qu’un autre. La légèreté emplit l’atmosphère et les discussions se mêlèrent les unes aux autres dans une ambiance qui se voulut joviale mais cette accalmie fut troublée par l’extinction des lumières. D’un automatisme foudroyant, son corps fut paralysé, tétanisé par l’obscurité depuis l’enfance, il eut toujours besoin d’une lumière, même infime, pour survivre dans le noir.

D’un geste instinctif, ses doigts se crispèrent sur la manche de Mark, le coeur pulsant à tout rompre, il lui fut inconcevable de proposer son aide à la résolution du problème. Alors que cet instant lui parut une éternité, son vis à vis se déroba de son emprise pour s’enfoncer davantage dans la pénombre et si jusqu’alors le calme fut de mise, celui-là eut été saigné par le brouhaha causé par l’auteur d’une mauvaise blague à laquelle il eut, lui aussi, sursauté. Les lumières revinrent et son rythme cardiaque reprit un cours approximativement normal. Les sermons tombèrent tandis qu’il tenta de se remettre de cette frayeur passagère, ainsi, lorsque le paternel demanda si tout allait bien, il hocha simplement la tête, dorénavant silencieux au possible.

Maru eut ce don inexpliqué d’éveiller des craintes longtemps endormies, d’autres plus voraces avec lesquelles il dût vivre toutes ces années, ce soir encore il frappa un grand coup. Les regards se croisèrent mais le sien divergea vers un paysage moins corrosif, moins addictif, un paysage qui ne suscita aucune envie soudaine et violente. Or, ses mots attirèrent ses iris qui posèrent leur empreinte dans les siens, comme s’il eut toujours su comment s’y prendre pour retenir son attention, ❝-ouais❞ rétorqua-t-il, le désir de répondre plus, d’être farouchement plus vivace, cependant ça ne fut ni le lieu, ni le moment d’être profondément mauvais, alors il dût taire tout ce qu’il eut envie de dire et se contenta de porter son verre à ses lèvres, tournant les yeux pour passer du fils excessif à la douceur du père.

Son regard changea subitement, le tempétueux troqua ses foudres pour une totale admiration et des traits faciaux relativement détendus. Durant un instant ils discutèrent d’une affaire criminelle mise sur le tapis par Mark qui sollicita Jahseh sur son avis en tant qu’étudiant en psycho-criminologie, ❝-ce que j’en pense ? bah pas grand chose en fait, tout ça c’est juste un malencontreux accident, il l’a pas fait exprès, l’humain reste un animal, il contrôle pas toujours ce qu’il ressent, son regard suinte la culpabilité de quelqu’un qui portera ce fardeau toute sa vie, c’est une peine assez lourde j’trouve❞ et sous le poids des mots, il termina son verre. Il n’aima pas réellement exprimer sa position sur des sujets tels que celui-là, souvent jugé du point de vue bancal qu’il eut toujours exposé, cependant, ici, il sut qu’il put être totalement limpide, ça ne fit jamais rire personne aux éclats.

Ainsi, son interlocuteur l’invita à le suivre dans la cuisine pour poursuivre cette conversation, proposition qu’il accepta d’un signe de tête. Sur les talons du paternel Baumeister, ils s’apprêtèrent à s’enfoncer dans la pièce mais Jahseh pivota la tête un bref instant, prêt à lancer un regard à Maru pour l’inciter à venir aussi, or, il se ravisa et ne lui lança pas même l’ombre d’un coup d’oeil. Silencieux, il pénétra la cuisine, s’accouda à l’îlot central et observa son ami scruter la cuisson des plats avant de sortir d’une cachette, une bouteille de whisky qu’il dit être vieille de plusieurs années. Il suggéra une dégustation qu’il accepta volontiers, peu après, les visages furent habités d’une grimace similaire mais ça ne les empêchèrent pas d’apprécier le nectar.

D’une oreille attentive, il écouta Mark déclarer son avis quant à l’affaire mise en lumière plus tôt mais son regard, lui fut attiré par la pile de lettre posé sur la surface, il se permit de regarder si l’une d’elle fut inscrite de son nom. ❝-Cet homme va passer le restant d’ses jours un flingue sur la tempe à s’demander si finalement il est pas préférable de s’fumer le crâne que d’avoir à vivre avec un truc pareil sur la conscience, c’est suffisant, tu peux m’croire❞, renchérit-il sur la vision de son semblable alors qu’il tira du lot, une enveloppe lui étant destinée. Sans adresse, juste son nom. Curieux, il ouvrit cette dernière et déplia la feuille, surpris de n’y voir qu’une poignée de mots semblant écrits à la hâte ; je t’ai trouvé et je suis impatient de te revoir, poussin.

Bloqué sur l’inscription qui ramena bon nombres de mauvais souvenirs, Mark demanda s’il se sentait bien et là encore, le mensonge fut sa béquille, ❝-euh, ouais, oui, c’est juste une facture de plus❞ et il rangea cette note amer dans son enveloppe pour la glisser en dessus du tas et balayer cet instant en terminant son verre, ❝-au diable le crime, si tu m’disais plutôt ce qui est entrain de mijoter, mh ?❞, de cette façon, leur discussion s’installa à nouveau et d’une touche moins sereine, la soirée suivit son cours, les pensées dorénavant distraites d’une multitude de questions diverses, mais celle qui flotta dans toutes les têtes ce soir fut la suivante ; la colère de Maru fera-t-elle fureur ou saura-t-il garder en cage toute la cruauté dont il put faire preuve ?


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Lun 6 Sep - 19:33


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Juste un simple ouais. Évidemment que ça ne le satisfait pas, Maru. Les doigts enserrés sur le dos du siège, les phalanges blanchissent, elles qui auraient aimé s’écorcher contre sa peau. Saisi par un rush de violence qu’il tente d’étouffer, toujours dans l’extrême, il s’assoit en tirant lourdement son siège. Il peine à supporter ce manque de réaction, cette presque indifférence, même s’il perçoit l’orage dans son regard, il peine tout autant à réprimer sa jalousie quand il le voit idolâtrer son père. Ce dernier semble dans son monde, avec eux, à discuter de sujets qui ne l’intéresse aucunement. Surtout, il se demande bien ce que peut penser son rival, lui qui aborde une expression radicalement différente. Parfois, il se surprend à l’observer, à scruter chaque détail qu’il perçoit, à s’arrêter sur ces iris versatiles.
La fourchette coincée entre ses doigts, il ne mange pas vraiment, finissant par détourner son attention vers le jardin en face de lui. Il repère le chien, dont il a oublié le nom, se perd dans ses songes, jusqu’à ce qu’il sorte de sa torpeur à l’entente de quelques phrases. Malencontreux accident. Il déglutit quelque peu, il n’aime pas ce terme. Il contrôle pas toujours ce qu’il ressent. L’emprise sur sa fourchette se resserre, il se redresse, l’air soudainement plus intéressé, les pupilles illuminées d’une légère panique. Il n’a pas écouté juste avant, de quoi ils parlent ? qu’il songe, alarmé. Son regard suinte la culpabilité. Pris de légers tremblements, sa jambe tressaute désormais, pourquoi ça colle tant à sa situation ? Tant à ça ? Son cœur bat à tout rompre, il ressent cette panique qui le saisit, cette émotion qui le rend soudainement à vif, comme si ses sens étaient exacerbés.
Est-ce qu’il sait ? La question part et revient inlassablement, telle une torture, une musique que l’on ne peut pas arrêter. Ce n’est pas possible, il doit être au courant. D’abord son discours de la dernière fois, maintenant ça. Dans le but de calmer la crainte qui grimpe, il termine son verre de whisky d’une traite, à grandes gorgées, sous le regard exaspéré de sa grand-mère, néanmoins habituée à un tel comportement. D’une main grelottante, il attrape la bouteille, déverse un grand contenu et la boit tout aussi sec, entendant à peine le « tu abuses » marmonné par sa mamie. Il s’en fiche, non, il a mieux à faire que d’écouter, maintenant. Comment pourrait-il être au courant ? De nouveau, il est assailli, incapable de s’arrêter de ruminer, s’imaginant alors le pire. La proximité de sa mère aggrave les choses et celle-ci semble remarquer qu’il n’est pas à l’aise, mais silencieuse, elle l’observe.
Immédiatement, il lance un coup d’œil vers le père et le « fils » dans la cuisine, eux qui se sont éloignés. Impossible de quitter Jahseh du regard, celui-ci s’éloigne un instant, attrapant une lettre qu’il lit. Une énième idée mesquine germe en lui, il ne sent même plus son pied qui tapote contre le sol, il paraît sur le point d’imploser. Ce n’est plus l’entente parfaite qu’il aperçoit entre le patriarche et l’enfant recueilli qui le dérange, c’est tout. Heureusement pour lui il n’a pas entendu ce qu’a ajouté Jahseh juste avant, mais son analyse de tout à l’heure lui a suffi.
Son myocarde se déchaîne, ses poumons se compressent, son visage se durcit et tout à coup, il n’en peut plus. Il ne perçoit pas sa mère qui tente de lui parler, à lui demander si ça va, et il se redresse brusquement, jetant presque sa fourchette dans son assiette. De grands pas énervés, il s’approche d’eux, un rictus enragé placardé sur ce faciès dur. L’alcool ingéré au fil de leur dîner lui fait tourner la tête, un peu trop, et le joint de cette après midi n’aide en rien. Sûrement que c’est pareil pour son rival, ce qui n’arrange pas grand-chose. C’est mignon, vous discutez de quoi, hein ? Encore de types qui culpabilisent trop ? La phrase écorche, non, elle l’écorche lui-même, il ravale un peu sa haine. Maru a l’air différent, sa crise de colère n’est pas la même que les autres, c’est évident. De mouvements hasardeux, presque trop larges, il s’approche de la pile de lettres, venant saisir sèchement celle qu’il a repéré tout à l’heure. Ou alors vous parlez de lettres ? qu’il demande, riant un peu. Il déroule le papier et le lit, sa moue plus machiavélique. Je t’ai trouvé et je suis impatient de te voir, mon poussin, bah alors Jahseh ? J’pensais que t’aimais pas les mecs, moi. T’as un sugar daddy maintenant ? Il te paie bien ? C’est comment au lit ? Impossible d’entendre les hoquets choqués à table, impossible de voir l’expression déçue de son géniteur, il est à deux doigts de saisir le bras de Jahseh pour l’emmener loin, pour lui hurler dessus, pour lui demander comment il sait, pris d’une paranoïa agaçante.



(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Mar 7 Sep - 1:24


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Ne pas accorder d’attention à Maru, pas maintenant, pas ce soir. C’est ce qu’il fut venu chercher, il sut sans même demander ; un regard noir, l’ombre d’un sourire, une brèche, même infime, dans laquelle s’insinuer pour tout saboter. Or, il ne fut pas question, pas un instant, de le laisser gagner, pas dans de telles circonstances alors il s’apparenta à jouer la carte de l’ignorance, celle qui le tourmenta plus que de raison. De ce fait il eut saisit l’opportunité de s’éclipser là où Lucifer ne fut pas, là on son aura n’imprégna pas les murs et où il n’eut pas à respirer les effluves de cette haine étanche qu’il parut lui porter, sans qu’il ne sache trop ce qu’il eut fait en l’instant pour attiser ce récurrent besoin d’abattre sa colère telle une ondée foudroyante qui n’eut de désir de répandre qu’une vague de chaos.

Sans aucun doute, il fut déjà plus à l’aise dans la cuisine, bien qu’un brin réticent à l’idée de mettre le fils Baumeister sur la touche. Toutefois, un événement vint renverser le cours de la soirée et bouleversa de quelques mots, la stabilité déjà peu tangible de sa renaissance. Jahseh balaya cette malheureuse lettre comme si elle n’eut jamais existé, persuadé que s’il parvint à se convaincre suffisamment, elle put disparaître. Cependant, rien ne fut jamais simple et là encore, les choses ne lui furent pas facilités.

Ses songes voraces tentèrent de prendre le dessus, d’infiltrer son contrôle pour ravager les efforts faits jusqu’alors. Mark lui parla, probablement du repas, or, il n’entendit rien, rien d’autre que le bourdonnement de ce surnom âcre à ses oreilles, la vision troublée par les images du passé ; lui et son sourire sournois, son rire cynique et l’écume horrifique de son regard. Il le vit lui, encore, partout, se tenir là, dans la cuisine, la clope au bec, à lui demander ce qu’il ficha ici, à jouer les bons samaritains, il put aussi le sentir derrière lui, le souffle tiède sur la nuque à lui murmurer qu’il fut sa propriété et qu’il viendra pour le chercher.

Les lèvres entrouvertes, elles cherchèrent un brin d’oxygène, l’air lui manqua et ça n’alla pas en s’arrangeant lorsque Maru pénétra dans la pièce. La conversation qu’il n’eut pas suivi s’acheva aussitôt et le diable prit possession de la cuisine par le simple biais de sa présence charismatique, ceci-dit, un charisme amoché par le vile qui sembla résider ses iris. Ses mots tombèrent et il ne comprit pas immédiatement. Il l’observa, sourcils froncés et certain de ne jamais avoir eut la chance de le voir dans un état pareil, surpris par la toute puissance qui logea ses yeux, par cet abîme sombre qui découla de ses traits, Jahseh se redressa et contempla, impuissant, son vis à vis piocher dans les lettres.

❝-Arrête Maru je-❞, la voix étonnamment fébrile, il voulut réagir mais n’en eut pas le temps, la feuille fut déjà dépliée et énoncée de vive voix par son semblable qui ponctua sa lecture de questions foncièrement dégradantes. Pantelant, immobile, il sentit le regard sûrement interrogateur de Mark, lui à qui il eut ouvertement menti quelques minutes plus tôt, toutefois, ses pupilles dilatées par la vive colère qui l’embrasa de toute part furent ancrées dans celles de Maru. Le rythme cardiaque irrégulier, il franchit cette limite qu’il eut toujours fixée et rompit les faibles mètres qui les séparèrent d’un pas félin, tel un animal avide de dévorer sa proie d’un coup de croc acéré.

L’espace vital de son vis à vis fut entravé par sa carrure et d’une poigne brutale, trop pour ce qui sembla normalement un repas de famille, il vint saisir son col et enfonça davantage ses iris noirs dans les siens, ❝-tu t’prends pour qui putain ?❞, sous le poids des mots, l’une de ses mains quitta son vêtement et emprisonna brusquement sa mâchoire tandis que Mark demanda un peu de calme, ❝-qu’est-ce que tu veux putain, hein ? qu’est-ce que tu veux Maru ?❞, là, à cet instant, un sourire vint vivre sur ses lèvres, ce sourire qui suinta toute l’infamie qu’il porta en lui comme un bagage, ❝-si tu m’détestes à ce point, pourquoi tu t’accroches autant, pourquoi t’insistes bordel, tu peux pas m’foutre la paix trois minutes ?❞.

Un éclat de rire franchit la barrière de ses lèvres. La fureur lisible dans les traits, ce fut trop tard, la colère incendia déjà abondamment ses veines, ❝-ça te tuerait d’admettre que sans moi, l’peu d’humain qui vit encore en toi serait déjà putain d’foutu, hein ? t’en crèverais d’être honnête juste une putain de fois dans ton foutu royaume à la con ?❞ qu’il cracha, le ton en totale contradiction avec les traits souriants, tiraillé entre le malsain et l’apogée. Jahseh enserra nettement plus sa prise sur la mâchoire qui fut captive, ❝-t’as gagné, tu m’as foutu en rogne, t’es content, tu prends ton putain d’pied ?❞. Une brèche de silence, presque légère, avant qu’il ne rompe quelques centimètres supplémentaires pour lui souffler au visage, tel un murmure ; ❝-ich hasse dich jetzt auch❞, une phrase qu’il eut spécialement retenue pour lui.

❝-maintenant fous moi la paix, tu vois là tout d’suite j’ai même plus envie d’voir ta gueule❞, les mots fendirent l’air et il le lâcha, reculant d’un pas lent. Déboussolé au possible, l’adrénaline retomba, comme ce sourire dont il ne resta que des cendres. Il tourna dès lors les yeux vers Mark qui, certainement, dût avoir levé le ton sans qu’il n’y eut prêté attention, ❝-je- j’suis vraiment désolé, j’vais prendre l’air j’ai- ouais❞, qu’il s’excusa avant de fuir l’atmosphère devenue trop pesante pour s’en aller dans le jardin où il trouva refuge sur les escaliers du porche, les mains tremblantes et la respiration lui manqua, mais tout ça ne fut que le résultat du poison corrosif plus communément appelé ; Maru.

(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Mer 8 Sep - 18:10


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Aveuglé par la folie, celle qu’il effleure toujours du bout des doigts, cette fois il baigne dedans, le déséquilibre évident, sans se soucier pour l’instant des conséquences. Une déception de plus pour la famille Baumeister, une frasque ajoutée sur la pile, l’interrupteur n’attend qu’une chose : le moment où il sera descendu, celui où il se rendra compte qu’il n’est qu’un monstre. La culpabilité suinte dans son regard. Pas cette fois, elle a disparu, engouffrée dans le coin de sa tête, là où le chaos gangrène sa conscience. La bourrasque de ses songes a cessé de le terrifier en cet instant précis, s’est éloignée, mais elle reviendra, elle ne part jamais. Il ne se doute pas qu’il a dépassé les limites quand il aperçoit la détresse de Jahseh, ne remarque pas sa réticence lorsqu’il saisit la lettre, non, il ne voit toujours pas qu’il est en train de l’humilier, là devant tout le monde. Peut-être n’aurait-il pas été aussi loin s’il avait repéré ces signes, ou alors il aurait simplement fini par saisir son bras pour l’emmener ailleurs, comme il le désirait au début. Plongé dans une souffrance continuelle, interrompue par les bêtises qu’il entreprend, son sens de la justice, bien trop étouffé, aurait dû comprendre qu’il n’est pas le seul ; il n’est pas l’unique qui n’arrive pas à garder la tête hors de l’eau, pourtant, au fond de lui, il s’en doute. Juste à voir les marques imprégnées sur le dorsal du plus jeune, il sait que sa santé mentale doit être tout aussi griffée et malmenée. Deux animaux blessés, laissés sur le bord de la route, qui grognent lorsque l’on s’approche, c’est ce qu’ils sont.
Soudain, il change, Jahseh. Maintenant, Maru entrevoit ce qu’il ressent, mais à peine a-t-il le temps de le scruter que le tissu de son haut est saisi d’une poigne ferme. Il pourrait hurler, lui demander de le lâcher, de le repousser, mais il ne bouge pas, ne recule pas, plante même son regard dans le sien. Est-ce un sentiment de défi ou uniquement parce qu’il veut le faire tomber avec lui dans sa folie ? Les premières paroles fusent, il n’écoute pas aux premiers abords, trop plongé dans ses iris orageuses. La deuxième question s’ensuit d’un mouvement brusque sur sa mâchoire, un léger grognement se coince dans sa gorge, il pourrait presque sentir les os de ses doigts tant il appuie. La voix du patriarche s’élève, cependant impossible de l’entendre, il n’y a que la voix de Jahseh qui résonne dans sa tête. La gueule d’ange se craquèle pour un masque de démon, ce rictus de la dernière fois devient un sourire horrifique, encore un peu et l’on pourrait apercevoir des flammes dans ses pupilles pourtant assombries. Il n’est pas le seul diable, dans cette pièce. Peut-être que ça le rassure tout autant que ça le fasse jubiler.
Maru ne cherche pas à lui répondre, de toute façon, que pourrait-il dire ? S’il insiste, c’est parce qu’il ne peut pas le lâcher, pas par manque d’attention, non, c’est Jahseh qui le rend dingue ; de colère, de haine, de curiosité, de tout. Une dépendance non assumée, une qui le tuerait s’il venait à l’admettre, il est son poison et son remède, celui qui le permet d’aller mieux : se détruire en ressentant mille et une choses est une drogue qui l’aide. Et il est l’un des rares qui arrive à le mener à cette folie.
Et contre toute attente, de l’hilarité, peu accommodée pour la situation, surtout pour ce qu’il dit, il ne s’attend pas à ce qu’il rit. La suite, toutefois, ne lui plait pas autant que le reste, ses sourcils se froncent, il titille ce qu’il ne faut pas, ce qu’il refuse d’admettre en bloc. Tu dis n’importe- Cette fois la panique se mêle à la colère, il paraît moins enjoué, moins amusé, sa main se cale aussitôt sur son poignet, désireux qu’il retire son emprise. Mais il serre davantage, l’incite à gémir faiblement, hors de lui qu’un tel son ait pu échapper ses lèvres.
Tout à coup, son visage se rapproche du sien, la proximité affole son palpitant, tant par la fureur et l’agacement ; tel une furie contrainte de s’arrêter dans sa barbarie, il se sent coincé, emprisonné, encagé, il est le prisonnier de son monde, de sa rage. Pourtant, paradoxalement, il cherche toujours plus, ne veut pas qu’il s’arrête, il s’en veut de penser de la sorte. Son souffle s’écrase contre lui, un murmure est grommelé, « je te déteste aussi maintenant ». Finalement, plus rien. Il s’arrête, le lâche et d’une respiration irrégulière, Maru tente de comprendre ce qu’il vient de se passer. Il entend les bruits autour de lui, revient brusquement à la dure réalité, cligne plusieurs fois des yeux, ceux qui sont encore vissés sur Jahseh. Ce dernier semble aussi sortir de l’eau, paraissant visiblement alarmé. Les sourcils haussés, les iris alarmées, Maru l’observe avec une attention presque trop fulgurante, ayant du mal à retrouver un souffle normal. Silencieux, il le regarde s’en aller, les doigts formant un poing. Ce n’est pas la violence qui se parsème dans ses veines, c’est la colère ; pourquoi a-t-il osé le lâcher pour ensuite s’enfuir ? Il voulait continuer, Maru, voulait encore plus de ce venin. Tu es fier de toi ? scande son père, plus à bout qu’exaspéré de son propre fils. Ce dernier l’ignore, entame quelques pas, arrêté subitement par le patriarche qui tente de garder une moue autoritaire, pour ne pas laisser la tristesse le saisir. Tu arrêtes maintenant. Tu as assez fait de dégâts comme ça ! Malgré lui, le rebelle lui jette son regard le plus noir, le plus colérique, la jalousie se mêle au bordel déjà créé par ses émotions, et d’un allemand enragé il déclare : Lâche-moi putain ! Surpris, Mark le lâche instinctivement et Maru en profite pour s’enfuir, sans même remarquer les coup d’œil choqués de sa mère et de sa grand-mère posés sur lui. A grands pas, il sort aussi dans le jardin, repère Jahseh et s’approche de lui, les poings serrés. Sa gorge se noue, il veut lui hurler dessus, le prendre par le col, s’acharner, mais il n’y parvient pas. A la place, ses épaules s’affaissent, il n’arrive pas à comprendre pourquoi il n’arrive juste pas, le frustrant bien trop. Ton accent était pourri bordel, qu’il finit par lâcher, contre toute attente, la voix tremblante, comme s’il se rendait compte de ce qu’il venait de faire tout à l’heure.

(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Mer 8 Sep - 22:19


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Le jardin sombre sous voie lactée, le silence pesant, lourd, insoutenable, pourtant le brouhaha n’eut jamais été aussi assourdissant. Le coeur menaça d’imploser, de faire le grand saut, de s’extraire de sa cage thoracique, les mains moites, les doigts tremblants, l’adrénaline le quitta, remplacée par le manque cruel d’une drogue susceptible d’apaiser ses encéphales en sous régime. La chaleur s’insinua sous la chair, imbiba ses veines, l’incendie se mit à courir sur sa peau et sur l’épine dorsale coula toute la frénésie des sueurs froides. Les paumes sur le visage glissèrent, les ongles griffant ce masque désormais fêlé ; la paix fut de courte durée, de toute évidence, les démons surent comment nager.

Les battements rudes contre les tempes, les lèvres entrouvertes en quête d’une bouffée d’air et puis sa voix, t’es pas à ta place, tu l’sais autant que moi, la sensation de ses doigts sur son épaule, sa prise vorace, avide d’emprise, tu veux que j’revienne, on le sait tous les deux, sa poigne le saisit à la gorge et sa respiration se coupa, automatiquement il tira vivement sur le col de son t-shirt, t’es plus rien sans moi poussin, t’es plus personne, le murmure au creux de l’oreille cette fois, t’as besoin de moi. Des injures à peine audible roulèrent sur sa langue dans un arabe indécemment bien maîtrisé, il est pas moi, il comprend pas et au milieu du tourbillon cataclysmique, une sonnerie.

Ses yeux gorgés de sang s’ouvrirent sur le paysage et solitaire, il comprit qu’il n’eut jamais été là. Déboussolé, il relâcha docilement son vêtement et extirpa son téléphone de son jeans, le numéro d’un client s’afficha sur l’écran et Jahseh ne put qu’être dans l’obligation de décrocher. Muet, il laissa le requin débiter sa requête et dût revenir à lui, trop vite, trop brutalement, ❝-j’peux pas là, [...], j’sais bien que tu paies pour ça mais là c’est pas le- [...], j’ai dis que j’pouvais pas parler maintenant al- [...], combien ? [...] deux-cent ou rien, [...], rappelle-moi d’ici deux heures trésor. Le surnom fut la pièce maîtresse de sa survie et quand bien même il n’eut pas été d’humeur à s’y prêter, le choix ne lui revint pas, non, pas même un peu.

Déjà bien cabossé, son téléphone fut éjecté dans l’herbe, le coeur sous rouleau compresseur. Peu après quoi, Maru décida de faire irruption, les échos de sa voix cognèrent son dos, toutefois, il ne se retourna pas. Il ne s’attendit pas à des excuses, juste à une ondée d’insultes qui ne vit étonnamment jamais le jour, ❝-putain c’est pas vrai❞, le murmure presque inaudible, il ne daigna pas poser les yeux sur lui, cependant, les songes furent peint de son aura.

Peut-être que finalement ce qu’il vit en Maru ne fut qu’une conception erroné, peut-être que ce semblant de relation contradictoire aussi amusante qu’inexorablement venimeuse n’eut été que le fruit de son imagination, ❝-t’es pas qui j’croyais, t’es pire encore❞. Le ton monotone, il tira un étui métallique de l’une de ses poches pour en sortir un joint roulé au préalable, ❝-le message est bien passé, j’remettrais plus les pieds ici, t’as gagné, maintenant fous moi la paix, j’veux plus te voir Maru❞, sans ajout supplémentaire, il glissa le cône entre ses lèvres et l’alluma, le regard à mille lieues de vouloir croiser le sien.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Ven 10 Sep - 12:07


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Son cœur se contracte, se dilate, chaque battement est un supplice pour ses veines. Maru déteste ça, ressent ce besoin viscéral de se détruire les phalanges quelque part – sur quelqu’un, non, sur lui – il en rêve, de sentir ses os qui craquent au contact de sa gueule d’ange, de voir son faciès craquelé par la colère, juste une fois. Une dernière fois. Ce sont des pas lourds qui l’amènent dans le jardin, la déception derrière lui, refusant alors de jeter un seul coup d’œil par-dessus son épaule, il n’y verrait que l’amertume d’une grand-mère, la tristesse d’une mère, l’incompréhension d’un père. La voilà, la perche, dos à lui, qui semble dans son monde, il remarque brièvement l’objet sur le sol, conclut que c’est son téléphone, sans comprendre pourquoi il se trouve là. La colère s’éteint peu à peu, il se maudit, lui et son adrénaline temporaire, lui et ses humeurs cascadeuses, il maudit le monde entier, mais surtout lui. Toujours lui. Ce garçon à la façade fissurée, au regard insondable, un sauvage tel qu’il aime l’appeler, un fou à lier. Comme lui. Deux furies, pourtant bien différentes. C’est auprès de Jahseh que sa violence est assouvie, que son chaos implose, il s’accroche à sa présence comme si elle était une drogue qu’il teste pour la première fois, sans vouloir que ça s’arrête.
Une pique lancée, grommelée, vide de sens, parce que les discours sont enfouis. Il ne se tourne pas, le plus jeune, vient même chercher un joint. Pourquoi ne le regarde-t-il pas ? Sa mâchoire se crispe, ses doigts s’enfoncent davantage dans sa paume, presque à s’en faire saigner – si seulement. Le silence ne dure qu’un instant, durant lequel il tente de reprendre un souffle régulier, puis il répond. Pire encore. Impossible de deviner s’il est déçu, sa voix ne lui donne aucun indice. Il s’apprête à répondre, ses lèvres entrouvertes, prêt à cracher son venin, une fois de plus, mais il s’arrête avant.
Malgré lui, son cœur rate un battement. Ne plus remettre les pieds ici. Il se fige pendant quelques secondes, écarquille les yeux, surpris, il est bien content qu’il ne puisse pas constater sa stupéfaction car il aurait eu honte. Non. Non. Il ne peut pas, il n’a pas le droit, qu’il songe inlassablement, s’en voulant terriblement de se sentir aussi perturbé par ces paroles. Sans se rendre compte, il se remet à trembler, son poing ne devenant qu’une boule de colère, ses sourcils se froncent, il demeure encore silencieux, tentant bien que mal d’assimiler ce qu’il dit. Pourquoi ça le dérange autant ? Pourquoi ça le met dans un tel état ? Tout à coup, à grand pas, il s’approche, saisit son bras pour le retourner sèchement, juste pour le forcer à lui faire face. Le regard détraqué, il essaie de nouveau de ne pas imploser, mais il paraît effréné. La prochaine fois que tu dis ça, ose me regarder dans les yeux ! qu’il vocifère d’une voix dangereusement hargneuse. Il enserre son emprise, sans le vouloir, un peu par mécanisme : la crainte qu’il s’enfuit, parte sans revenir, elle est là. Comment ça « ne plus jamais remettre les pieds ici » ? C’est une simple dispute qui te rend aussi lâche ? Il grogne ces phrases, jamais il n’aura été aussi sérieux, aussi dur, lui qui d’habitude ponctue toujours ses phrases d’un quelconque amusement. D’habitude, c’est lui qui essaie de le rendre fou, mais Maru est celui qui plonge dans la frénésie en cet instant précis. Je pensais que je t’affectais pas, me sors pas que j’dis ça parce que j’suis le centre de l’univers, t’es en train de te défiler juste après que j’t’ai humilié ! T’es qu’un putain de lâche, t’as pas l’droit de fuir ! Sa voix qui tremble, il se tait, enragé envers lui-même d’agir de la sorte, tel un gamin accroché à son bonbon préféré, incapable de le lâcher, de le partager.

(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Ven 10 Sep - 14:52


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Là, dans sa torpeur brumeuse, le silence. Implacable, pourtant saigné de pensées tempétueuses, il n’entendit rien autour, du vent qui caressa les feuilles aux pas de Maru dans son dos, il n’entendit rien, que l’écho de songes coincés dans l’écrin de son esprit, l’écho bruyant, insoutenable et assommant. L’écume aride de ses iris ancré sur le paysage, le décor lui sembla soudainement âcre, il sonda le tableau d’un regard livide et songea une dernière fois aux moments passés ici avant de voir le mutisme plat fendu par la voix qui lui fut familière, presque trop sage. La surprise resta dissimulée sous le masque de plombs, peint d’indifférence et il rétorqua, la désinvolture d’une vérité inexorable déferlant entre ses lèvres.

Il ajouta une poignée de mots qui ne fendirent pas seulement l’air, mais ce muscle jusqu’alors anesthésié. Ne plus le voir, en fut-il tout juste capable, la réponse résida dans les gestes, dans cette façon incontestable qu’il eut d’éviter le contact visuel, l’abîme de l’honnêteté logea ses veines mais l’émettre, l’avouer parut un calvaire auquel il refusa de se soumettre. Il préféra se convaincre qu’il n’eut jamais besoin de lui, qu’il ne représenta rien, rien que l’image qu’il se fit de l’enfer et cette volonté de fer à lui coller cette étiquette fut assez pour rester dans le déni, un peu plus longtemps, juste un peu plus longtemps.

Brusquement, son bras fut saisi, agrippé par cette poigne à laquelle son corps eut été habitué. La brutalité de la prise souligna sans détour la définition même du lien qui les unit l’un à l’autre, cet insatiable besoin d’emprise, de contrôle, cet appétit boulimique de violence et d’attention inavoué, cette relation qui les fit courir à leur perte fut la même qui les firent se sentir inéluctablement vivant. Pourtant, ce soir une ligne fut franchie et les remparts, finalement faillibles, volèrent en éclats.

Les dires découlèrent des lèvres de son semblable tel un poison acidulé, toutefois là encore, le regard de Jahseh ne put croiser le sien, ancré dans le vide. La poigne enserra davantage son vêtement et les flots continuèrent de sceller cet instant dans l’espace temps, jusqu’au détail qui suffit à lui seul à renverser la vapeur. Ses yeux vinrent subitement planter leurs pupilles dans les siennes et décontenancé, il ôta le joint de cette bouche où les non-dits furent nombreux à sommeiller. Le tremblement peu audible parvint à être intercepté et c’en fut assez pour bousculer à l’intérieur, plus qu’il ne fallut, ❝-j’ai pas l’droit, vraiment Maru ?❞.

Éteint par la brise, il vint glisser le bâton de cannabis derrière son oreille et glissa ses mains sur les siennes, maîtresses d’une prise ferme, ses paumes filèrent jusque ses poignets qu’il eut étreint sans une once de sauvagerie, pour une fois. Il tenta de se défaire de sa coupe mais son vis à vis sembla foncièrement bien attaché, ❝-j’peux encaisser les coups, aucun problème, tu peux frapper autant qu’tu veux tant que ça reste en surface, ce qui est à l’intérieur c’est zone sinistrée, tu rentres pas, c’est clair ?❞ déclara-t-il, le ton relativement calme alors qu’il eut abandonné l’idée de le faire lâcher prise, les bras retombants le long de son corps.

❝-La pute que tu crois que j’suis a accepté chacune de tes colères, toutes, sans foutue exception, mais ce que t’as fais là, c’était pas juste pour me foutre en rogne, t’as voulu cogner à l’intérieur et ça, j’accepte pas❞, les traits d’une impassibilité incontournable, il ne laissa aucune chance à Maru de déceler combien il lui coûta d’énoncer ces mots, ceux qui purent sans aucun doute signer leur fin, ❝-j’remettrais plus les pieds ici❞ qu’il lui souffla lentement au visage, après avoir  rompu cette distance déjà foncièrement ébranlée, cette fois profondément sérieux et comme demandé plus tôt, les yeux dans les yeux, ❝-à moins d’me donner une bonne raison de revenir, là, maintenant❞ conclut-il, les mains dans les poches et la pensée vive ; Maru sera-t-il réellement capable de lui soumettre une véritable raison de rester ?


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Sam 11 Sep - 16:44


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Elles partent, reviennent, ces pensées désarticulées, ces songes oppressés, son objectivité gangrénée par la haine et la crainte. Celle qui l’incite à saisir son poignet, à enserrer son emprise, à refuser qu’il parte pour ne plus jamais revenir. En colère contre son propre comportement inhabituel, il aurait aimé comprendre pourquoi il persiste à ne pas le lâcher. Pourtant, ces derniers jours ont été ponctuées de sa fureur envers lui, encore aujourd’hui, il ressent paradoxalement ce désir de le haïr, de le frapper, de l’insulter. Ça le rend fou, lui qui tente vainement d’agir comme s’il n’était pas si important. Parce que c’est ce qu’il est, n’est-ce pas ? Il n’est qu’un sauvageon, aidé par son père, qu’un voleur de place, un garçon qu’il déteste, pour sa désinvolture, ses paroles souvent trop véridiques. Oui, il ne lui est pas si vital. Il tente de se répéter ça, persuadé qu’un jour il finira par réellement y croire.
Au tour de Jahseh de s’élancer, il parle, non, il crache son venin, pourtant muni d’un masque d’indifférence, celui que Maru abhorre tant. Il rêve de le lui enlever, juste pour qu’il montre – encore une fois – sa vraie nature, celle qu’il semble encager. Il remarque à peine la présence de ses doigts sur son poignet, lui qui a une emprise si fermement vissée sur lui. Incapable de le lâcher, le rebelle, alors qu’il l’écoute de ses sourcils froncés, le corps épris de faibles tremblements. Une zone sinistrée à l’accès refusé. Non. Il veut y entrer, songe-t-il malgré lui, avant de rétracter ce désir, qu’il étouffe avec grand soin au plus profond de lui-même.
Le regard qui parcourt son visage, il le scrute, tente inlassablement de le comprendre, de savoir s’il dit la vérité, mais rien ne lui permet d’obtenir un indice, un seul. Terriblement frustré de ne pas être doué comme lui, sa mâchoire se crispe davantage au constat. Étrangement silencieux, il continue de l’écouter, lui qui s’évertue à lâcher mille et uns reproches. Son cœur se met de nouveau à battre à tout rompre, à pulser dans ses veines, lui qui se rend compte qu’il dépasse tant de limites, mais que c’est impossible de s’arrêter là, non. Il a besoin de leur violence, évidemment sans l’admettre, bien installé dans son déni depuis longtemps, sans personne pour l’extirper de là. Ses émotions deviennent plus vives, comme à chaque fois, le rongent, l’étouffent. Sa tête lui fait mal, à force de réfléchir, lui donne l’impression que là sur place il exploserait.
Le silence en réponse, il le laisse s’approcher, le souffle échoue sur sa peau, il est de nouveau proche de lui, sans que ça le dérange. Les iris plantées dans les siennes, Jahseh le satisfait, à le regarder enfin. Toutefois, ça ne l’empêche pas de ressentir cette rage déséquilibrée en lui, qui, encore, confine ses organes, ses poumons s’oppressent, ses pupilles s’assombrissent. Tel le démon qu’il est, il n’a jamais été aussi expressif quant à sa folie, puis soudain, il lâche son poignet, venant saisir son col. Tu veux une raison ? J’en ai pas de raison. Mensonge. Il continue, néanmoins, grognant les quelques mots suivants. Tu crois que j’tiens à toi au point d’te supplier de rester ? Tu délires, toi, ouais tu délires grave. Jamais j’vais te supplier de rester. Finalement il le repousse sèchement, venant le pousser une fois brutalement. Tu crois que c’est parce que t’as cette façon d’observer le monde qui m’donne envie que tu restes ? Cette façon que tu as d’attirer mon attention ? Toutes les fois où tu m’rends dingue de colère, tu crois que c’est parce que j’ai terriblement envie de te casser la gueule qui fait que j’veux te retenir ? De nouveau, ses mains s’abattent durement contre son torse, s’approchant alors vertigineusement de la piscine. Pars si tu veux ! Casse-toi de là, j’en ai rien à caler d’ta zone sinistrée putain ! Et sur ces mots, il le repousse une dernière fois et c’est qu’au « plouf » sonore qu’il se rend compte qu’il vient de le plonger dans la piscine. Figé sur place, la surprise en expression faciale, ses lèvres s’entrouvrent, la fureur s’évapore aussitôt et c’est la peur qui remplace le reste. Il vient de le pousser. Les souvenirs l’assaillent, il tente vainement de les balayer, mais il n’y arrive pas et sans réfléchir, c’est la crainte idiote de l’avoir tué qui le pousse à sauter après lui, rejoignant alors l’eau. Il le cherche frénétiquement du regard, illuminé d’une lueur inquiète, et le trouve immédiatement, venant le repêcher à la surface. Bordel, ça va ?! qu’il demande, toussotant légèrement, le regret inavouable qui le parcoure.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Dim 12 Sep - 15:54


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Les pensées s’éteignirent, le temps se figea, le vent cessa de souffler et le coeur de battre, rien ne put subsister à la force suprême d’un tel regard et tout sembla céder à la toute puissance des iris de Maru, comme s’il eut depuis toujours, l’emprise sur le monde. Si le diable résida dans les détails, il ne fit aucun doute qu’il logea la cruauté de ses mots, l’impitoyable de ses gestes et viva sur sa langue, l’insinuant d’un poison corrosif, d’un venin insatiable et découlant d’une passion dévorante pour le chaos le plus total. Pourtant là, au milieu du cyclone, il resta pantelant, incapable de s’en aller, de fuir la fureur de ses traits, le cinglant de la vérité et comme une étreinte autour de son cou qui s’enserra davantage à chaque parole, il sentit son muscle ralentir, empreint d’un étrange sentiment qui lui, en quémanda plus, encore, toujours.

Jahseh ne parvint pas à comprendre, il ne comprit pas pourquoi il daigna rester là, de front, à l’écouter lui écraser la poitrine de mots qui tranchèrent dans le vif, il ne comprit pas pourquoi il le laissa volontairement lui piétiner l’existence sans même aucune volonté de se débattre mais il le fit, bien conscient que rien de tout ça ne fut anodin. Puis, dans un limpide éclat de clarté, infime mais juste assez, un halo révélateur offert par l’iris de son semblable, il se souvint. Il se remémora la première fois. Après deux semaines de sobriété, alors qu’il songea replonger dans ses travers, d’y laisser son âme, ses principes et l’écume de ses efforts, il eut rencontré Maru et ses ravages. Sa violence l’eut frappé de plein fouet, elle torpilla son univers et poignarda ses désirs les plus ancrés, d’un regard il le sevra d’une addiction pour lui en soumettre une nouvelle et le fait désormais ouvertement exposé, il ne put le réprimer ; il eut remplacé sa drogue préférée par une autre, tout aussi nocive pour la santé.

Bouleversé du constat, la tempête renversa et emmena tout sur son passage. Il refusa d’y croire, il refusa de croire que Maru fut à la fois le poison et le remède, il refusa de croire qu’il lui eut laissé volontairement la place et le contrôle sur cette vie volatile, ses besoins irrémédiables et son âme déjà bien écorchée, il refusa de croire qu’il l’eut, sans s’en rendre compte, laisser cogner à l’intérieur depuis toujours. Perdu dans les méandres d’une vérité qu’il voulut nier, il revint à lui brusquement et observa son vis à vis qui le réveilla d’un simple geste, bousculé une première fois, une deuxième et puis il ne compta plus.

Les pas de reculs lui furent imposés au gré d’une brutalité qu’il le laissa assouvir sans rien dire, égaré entre deux phrases qui eurent le don d’assommer ses plus fermes convictions. Maru n’en eut rien à faire, jamais, il se ficha bien de lui, de le voir partir, de cogner, de cogner fort à l’intérieur, tout ça ne compta pas le moins du monde pour lui et il en prit conscience dès l’instant où il heurta la source d’eau de plein fouet. La respiration coupée sous l’impact, le chlore infiltra lentement ses poumons et sans même se battre pour remonter à la surface, il se laissa couler, la vision trouble et la tête douloureuse.

Le film se joua en boucle, encore et encore. La question subsista elle aussi, qu’eut-il fait pour éveiller chez lui, cette férocité implacable ? Jahseh n’eut pas le temps d’y trouver de réponse, saisit et remonté à la surface par Lucifer lui-même, l’air revint en bouffée pure et il toussa aussitôt. Les doigts fermement agrippés à l’auteur d’une pareille situation, il ouvrit les yeux et constata que le choc eut au moins la capacité d’éteindre sa vision. C’en fut suffisamment pour lâcher sa prise sur le vêtement de Maru et alors, il se frotta rigoureusement les yeux dans l’espoir d’y voir quelque chose, ne serait-ce que la silhouette de son semblable, ❝-dégage tu veux, t’en as fais assez j’crois❞, qu’il cracha d’un ton sec, plus venimeux qu’il ne l’eut cru.

C’est à tâtons qu’il chercha le bord de la piscine, le regard perdu dans le vide, il le trouva difficilement mais parvint à s’y hisser pour s’asseoir. Il ne put voir Maru, pourtant il sentit toujours sa présence, son aura imprégna l’atmosphère, les effluves de son parfum aussi. Il siffla alors et put entendre Malak arriver au galop, l’animal s’allongea docilement à ses côtés et posa sa tête sur ses cuisses, ainsi, la sérénité vint l’envelopper. D’un seul geste, le canidé éloigna l’entière solitude qui l’étreignit, là, plongé dans le noir le plus sombre et de ce fait, ses doigts vinrent chercher son collier auquel il s’accrocha pour s’assurer qu’il ne s’en aille pas, pas sans lui. De sa main libre, il fouilla ses poches et y trouva son étui, malheureusement son contenu fut lui aussi imbibé d’eau.

La frustration et le manque infiltrèrent ses veines dans le besoin, tremblant, il balança son précieux dans le décor, au hasard puisque toujours privé de la vue, ses doigts glissèrent dans ses cheveux mouillés avant de venir étreindre férocement le bord de la piscine, ❝-Maru ? tu pourrais aller chercher ton père, j’voudrais rentrer chez moi❞ mais sans la coopération de son vis à vis, sortir de là lui parut impossible, tel qu’il lui sembla être coincé dans une cage où seul le diable fut détenteur de la clé.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Mer 15 Sep - 19:01


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Elle est là, la crainte de l’avoir tué, de lui avoir brisé quelque chose – les jambes possiblement, mais pourquoi serait-ce ça ? – il ne peut s’empêcher de paniquer à l’idée d’être l’auteur d’un malencontreux accident, la culpabilité l’incitant à plonger, sans même réfléchir. Étonnant de sa part, lui qui aurait peut-être dû ne pas l’aider, mais il n’arrive tout simplement pas à le laisser là, aussi paradoxal que ce soit. Il le cherche du regard, le trouve aussitôt, nage vers lui avec précipitation, rassuré sans le vouloir de comprendre qu’il est encore en vie.
Remonté à la surface, tel un chat que l’on fait sortir de là, lui qui n’a pas sa place dans l’eau, il entend de justesse le toussotement. Peu de temps pour comprendre ce qui se passe, il ne remarque même pas que Jahseh se tenait à son vêtement, ce dernier réagissant vivement. Silence en réponse à sa demande qu’il lui foute la paix, il ne sait pas pourquoi il ne dit rien, à rester là à l’observer, de son expression quelque peu stupéfaite et alarmée. Pendant un instant il est tenté de nager vers lui pour l’aider quand il remarque qu’il peine à rejoindre le rebord, loin de lui la cruauté viscérale qui le colle à la peau, il se mord la lèvre en contrepartie, tentant de sortir de cet état second. Se blesser lui a toujours paru une méthode efficace pour calmer le trop plein qu’il ressent. Mais pas cette fois. Le souffle se calme, pas comme ses démons, leur mutisme l’oppresse, pour une des rares fois, peut-être n’apprécie-t-il plus autant lorsque son ennemi ne parle pas. Pourtant hypocrite, lui qui peut se montrer polaire, il ressent ce besoin qu’il réagisse, parle, fasse quelque chose. Chose souhaitée, chose faite aussitôt, il siffle et le chien, dont il a encore oublié le nom, gambade vers lui, la tête posée sur ses cuisses.
Spectateur indésirable de leur moment, il manque de sursauter quand l’étui vole à travers le jardin, objet rageusement jeté. De nouveau l’auteur indirect de ce malheureux désagrément, il déglutit, s’en voulant davantage de se sentir mal. Méthode brutale encore appliquée, ses doigts forment un poing, s’enfoncent dans sa paume, dans le désir incontrôlable de saigner, toutefois il finit par s’arrêter, frustré de rester comme un idiot au milieu de la piscine. Maru brasse vers la terre ferme, pose ses mains sur le rebord, s’apprêtant à se hausser, avant que la voix de Jahseh ne l’atteigne. La tête tournée vers lui et le canidé, il s’attaque à l’intérieur de sa joue : l’envie de rétorquer qu’il le fasse lui-même l’éprend, mais il l’étouffe inconsciemment, ne parvenant pas à lui crier dessus – pas comme d’habitude, du moins.
Néanmoins il ne peut retenir un léger grommellement inaudible, se redressant sur la surface, les mains plaquant alors ses cheveux en arrière. T’aurais pu l’faire toi-même… mais d’accord. Incapable de ne pas ajouter de pique inutiles, il se relève, les pas alourdis par le poids de ses habits trempés. Plus il se rapproche de l’intérieur, plus il sent son palpitant s’affoler, la sensation qu’encore une fois il sera pris en monstre par sa famille, celui qui, pour ne pas changer, gâche toujours tout. Au fond il est au courant qu’ils ont raison de penser de cette manière, si tel est le cas, et c’est sans trop de bruits qu’il s’engouffre dans la salle à manger, entendant immédiatement un hoquet horrifié. Sa grand-mère qui lui demande en allemand pourquoi il est mouillé, mais il ne lui répond pas, se focalisant sur son père qui aborde le même air. Jahseh veut que tu l’ramènes. J’vais chercher une serviette de- Coupé par la mère qui ne veut pas qu’il trempe la maison, elle demande à une domestique de le faire, celle-ci se dépêche, sûrement tout aussi paniquée de ce spectacle. Il ne faut pas longtemps pour qu’elle revienne, les bras chargés, distribuant une serviette de bain à Maru alors que papa Baumeister accoure vers l’enfant sauvage, la mine inquiète. Sur le point de se sécher, c’est sa mamie qui décide de le faire, de gestes secs, probablement pour se venger un peu, ponctués de phrases moralisatrices en allemand. Poupée de chiffon, trop fatigué par toute la colère ressentie jusque-là, impossible pour lui de ne pas râler : quoi qu’il advienne, il aura toujours la force pour ça. Il est tenté de jeter un coup d’œil vers le jardin, mais finalement il sait qu’il voudra tout regarder, la curiosité nichée en lui. D’un souffle exaspéré, il finit par enjamber à l’étage supérieur, s’enfermant dans sa chambre, la porte claquée.
Pour une fois, il ne se sent pas à sa place dans sa propre maison, comme si soudainement elle était trop grande pour lui et ses émotions, pour lui et son grabuge infernal, pour lui tout simplement.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Jahseh Berry

messages : 1890
name : sinki.
face + © : choi yeonjun ((ralhiel + magma))
multinicks : none.

age (birth) : vingt-et-un, mais quinze de trop.
♡ status : célibataire, le coeur au chômage.
work : dealeur d'espoir au service des téléphones roses.
activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
home : un van délabré qui traîne aux abords du parc.
points : 2416
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU 8Fui7lh1_o

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Jeu 16 Sep - 14:06


|
You asked for this ;
@maru baumeister


Le noir, l’obscurité, la pénombre la plus totale. Il n’exista nulle autre endroit plus terrifiant que celui dans lequel il fut plongé. Là, noyé sans le moindre halo de lumière, sans une seule issue, il prit conscience de l’ampleur irrémédiable de la situation, celle qui, à en croire le médecin, fut bientôt le triste tableau de son quotidien. Quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, c’est tout ce qu’il lui resta, c’est tout ce dont il dût se contenter avant de voir s’éteindre le monde sous ses iris. La terreur logea ses entrailles, inconcevable de vivre de cette façon, songea-t-il plus d’une fois et quand viendra ce jour, plus jamais le soleil ne se lèvera, ces visages tirés d’émotions qu’il eut toujours analysé ne paraîtront plus que comme des fantômes, comment put-il parvenir à exister dans un univers sans lumière, sans chaleur, où l’hiver remplaça immanquablement tout ce qu’il eut connu jusqu’alors.

Difficile d’envisager l’avenir s’il fut peint de rien, aussi étouffant sembla-t-il, il refusa de se résoudre à nager les yeux fermés dans cet océan infernal où il ne put pas même apercevoir les requins approcher de lui, la gueule grande ouverte, prêts à le dévorer sans qu’il ne puisse rien y faire. Résigné, il eut vécu à cent à l’heure jusqu’à présent, pataugeant dans la vie comme dans une flaque et là, assis au bord de la piscine, il se remémora chaque personne éclaboussée dans sa quête de sensations, ses multiples flirts avec le danger, ces nuits à empoigner l’adrénaline, à la faire sienne pour quelques heures, ces matins sans souvenirs, trop ivre pour se rappeler, il vit le film de tous ces regards échangés, les sourires marqués à l’indélébile et au milieu du cyclone, Maru, qu’un jour où l’autre, lui non plus, il ne verra plus.

Dans la poitrine, les barbelés enserrèrent son coeur, lacérant, tailladant ce muscle en sous régime et enfin, il réalisa. Le jour où il cessera de voir marquera implacablement le jour où il cessera de pouvoir le comprendre. Le fait lui parut soudainement limpide et le poison de cette vérité s’insinua dans ses veines et le secoua violemment, à l’intérieur. Jahseh n’entendit que de loin la voix de son vis à vis et lorsque celui-ci s’éloigna, il lâcha prise. Les lèvres entrouvertes, il chercha désespérément un brin d’air, une bouffée d’oxygène, même infime, juste assez pour adoucir le coeur écorché, apaiser les poumons comprimés et enlacer l’âme fendue en deux.

La respiration lente, bruyante, il ne parvint pas à trouver une béquille assez solide pour cramponner ce manque soudain de repère. Le canidé comprit et se redressa, l’animal aboya rudement sur lui comme pour l’extirper de cet état second, pour dire ; hé, je suis là. Pourtant, ça ne fut pas suffisant, pas cette fois. Ses doigts étreignirent davantage leur emprise sur le bord bétonné de la piscine et la fin lui sembla désormais effroyablement proche. Toutefois, Mark accourut jusque lui et s’accroupit à ses côtés, une main sur l’épaule, tout ce qu’il parut dire eut l’écho de bourdonnement inaudible. Crise de panique, furent les seuls mots qui se hissèrent jusqu’à ses tympans et il ne voulut pas y croire, il réprima férocement cette possibilité dans laquelle il put être victime de ce qu’il eut toujours tant de mal à admettre, en proie à un état dont la cause parut malheureusement évidente.

Une serviette eut été posée sur ses épaules mais toute la délicatesse du monde ne parvint pas à calmer cette tempête qui fit rage et dévasta ses plus fermes convictions, les unes après les autres. Subitement, ses faisceaux lumineux lui parvinrent, le paysage se dessina lentement, au gré des minutes qui filèrent et le trouble devint finalement complètement net, comme s’il n’eut pas perdu la vue l’instant d’avant. Quand bien même il retrouva la vision, l’air lui parut toujours irrespirable et les mots de son ami, un chant inconnu et bien trop lointain pour être comprit. Aussitôt, son regard, déboussolé, le chercha, lui et ses travers, lui et sa colère, lui et ses réactions aussi imprévisibles que démesurées, lui, juste lui.  

Pas là, fut la seule information que put assimiler son esprit. ❝-Maru...❞, qu’il murmura tout bas, les yeux ne daignant pas même croiser ceux de Mark qui lui, resta perplexe. ❝-Faut que j’vois Maru❞, maintenant, tout de suite, sans plus attendre, comme un besoin irrépressible, comme s’il s’agit de la dernière fois, parce qu’il sut, désormais il sut, un matin, un jour, n’importe quand, à n’importe quel moment, il put être plongé dans le noir et se voir priver à jamais des traits qu’il n’eut pas assez contemplés, un visage auquel il n’eut pas le temps de dire au revoir.

❝-Faut que j’le vois, maintenant, tel un ordre à sa propre encontre, il se leva à la hâte, sous la surprise évidente du paternel Baumeister. Dans son élan, il perdit la serviette et prit d’une pulsion incontrôlable, il partit au pas de course. Maladroit, il manqua la chute plusieurs fois mais rien ne sembla pouvoir l’arrêter et dès lorsqu’il pénétra la chaleureuse maison, un domestique l’arrêta brusquement, ❝-il est où ?❞, les mots fendirent l’air, vifs et en accélérés, il le chercha du regard mais, rien. Dans sa chambre, mais vous êtes encore-, mouillé qu’il voulut sans doute dire, mais il n’en eut pas le temps.  Il sut sans même les regarder que les yeux furent posés sur lui, probablement inquiets à l’idée qu’il puisse vouloir abattre sur Lucifer, le revers d’une vengeance irrémédiable.

Or, le songe ne lui traversa pas l’esprit, pas même une seconde. Jahseh ne perdit pas de temps, chaque minute sembla dorénavant un luxe à saigner à outrance. Alors, il reprit son élan et s’élança dans les escaliers, là encore, il frôla la catastrophe de nombreuses fois mais parvint à arriver à l’étage sans égratignures. Face à la porte, il enclencha la poignée et entra sans même avoir frappé et dans la frénésie insatiable, la porta claqua violemment derrière son dos. L’euphorie vorace s’estompa doucement et dès lors, il s’adossa à la porte, essoufflé à souhait. Cependant, lorsque ses iris se posèrent enfin sur Maru, l’oxygène lui fut offert d’un regard, d’une seule vision et ses poumons s’en remplirent agréablement, au contraire de son âme qui au constat inéluctable, comprit vraiment, elle comprit impuissante, combien elle eut besoin de lui. ❝-Je-❞, que put-il dire, comment put-il justifier sa présence sans dire ; j’ai besoin de toi pour fonctionner, comment put-il seulement y songer, ❝-tu vas bien ?❞, qu’il articula difficilement, parce que plus facile que d’admettre la vérité.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________


ஃ with a taste of your lips i'm on a ride, you're toxic, i'm slipping under, with a taste of poison paradise, i took a sip from my devil cup.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Maru Baumeister

messages : 2310
name : nath/elle
face + © : choi san (a devious route)
multinicks : -none

age (birth) : 22 ans
♡ status : célibataire pourtant marié au lit des autres
work : propriétaire 'involontaire" du bar silver dragons, bâtiment acheté par son père, il laisse le manager gérer le tout, tandis qu'en secret, il entreprend des magouilles dans l'arrière boutique
activities : just a little shit
home : ocean avenue (demeure familiale) + crescent lane (appartement)
points : 3003
image :  ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Itmn

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU · Sam 18 Sep - 18:59


|
You asked for this ;
@Jahseh Berry


Seul dans sa chambre, la serviette de bain entre ses doigts, il ne supporte pas ce qu’il ressent ; ce calme soudain, cette confusion frustrante… ce vide assourdissant. La porte claquée derrière lui, il observe sa chambre, comme si subitement elle ne lui appartenait plus, pourtant il se rappelle de toutes les fois où il finissait par s’écrouler dans ce lit, retrouvant le confort apaisant de sa maison. Mais maintenant, ce n’est plus pareil, non, ce n’est définitivement pas la même chose, sans Jahseh pour continuer de l’embêter, il résiste ardemment à ce désir de descendre dans les escaliers, de comprendre s’il est réellement parti, il enserre le tissu, réalisant que peut-être, c’est la dernière fois qu’ils se sont vus. Sa respiration s’accélère légèrement, il n’entend qu’à peine les pas frénétiques dans les escaliers, trop focalisé sur la possible évidence que son rival s’en est allé pour toujours. Après tout, il ne lui pas donné de bonne raison, il déglutit, jette un coup d’œil vers la porte, hésitant à l’idée d’aller voir, juste quelques secondes, juste une fois.
Et tout à coup, elle s’ouvre à la volée, laissant apparaître la silhouette inattendue de Jahseh. Le temps s’arrête un instant, il écarquille les yeux, les sourcils haussés de surprise, le silence en réponse à ce vacarme aussitôt apaisé. Son regard plongé dans le sien, il n’y a plus une once d’hostilité, la colère évaporée, il paraît un peu plus détendu, quoi que surpris par sa présence. Pourquoi est-il là ? Pourquoi n’est-il pas parti ? Pourquoi ça le rassure ? Il balaie le songe dérangeant, se mordillant la lèvre inférieure. Enfin, il parle, du moins il tente, puis il reprend.
Une question. Maru ne répond pas tout de suite, bien trop perturbé par sa demande, avant de passer une main derrière la tête, se maudissant de paraître un peu gêné. Bah ça va ouais… c’est juste de l’eau, qu’il répond tout de même légèrement grognon, pour couvrir ce qu’il ressent, sentiments plus légers que ce qu’il laisse entrevoir là tout de suite. La domestique va t’engueuler si elle voit que t’as trempé la maison… Il lui jette sa serviette de bain, visant au hasard, remarquant qu’elle atterrit alors sur sa tête, un peu un ordre indirect pour qu’il se sèche. Lentement, il s’approche, réduisant la distance entre eux, le regard braqué sur sa silhouette. T’étais pas censé partir de là ? Tu vas mieux finalement ? Une question malheureusement curieuse, trop pour lui, qui aurait dû vociférer des insultes, mais là il n’en a pas envie, ne ressent aucunement le besoin.


(c) SIAL ; icon kawaiinekoj


_________________
Demon fire

Is all you desire
ANAPHORE
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé



 ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: ❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU ·
 
❛YOU ASKED FOR THIS ━ MARU
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Ocean Avenue-
Sauter vers: