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 ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU

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Jahseh Berry

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· ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Jeu 9 Sep - 18:51


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@maru baumeister


Dernier client, dernière conversation, premier joint. Sur ses oreilles un vieux casque rafistolé avec du scotch, les limbes d’un métal écorché dans les tympans, la toute puissance d’une colère contre le monde à travers des paroles amochées qui lui parlèrent plus que de raison. Le volume excessivement fort poussa l’animal à prendre congé, reclus dans un coin du van. Il sut qu’il fut préférable de rester docile, dissimulé entre deux cartons en attendant que la tempête s’écoule, que l’ombre de son regard se dissipe et ne laisse sur son visage, seulement cette empreinte d’une indifférence familière. Las, les doigts bousillés de la veille eurent grand mal à rouler le fruit de ses désirs, ❝-allez putain, j’ai pas que ça à foutre❞, se sermonna-t-il, les traits concentrés avant de finalement parvenir à un résultat approximatif.

Première bouffée, deuxième et c’en fut assez pour comprendre qu’aucun tube de cannabis ne put remplacer la sensation exquise et féroce de toutes les drogues ayant déjà parcouru ses veines. ❝-Où est-ce qu’on va aller ?❞ qu’il demanda au canidé, le casque maintenant autour du cou et le regard ancré sur la carte des états-unis où prôna déjà bon nombre de villes marquées d’une punaise rouge. ❝-Qu’est-ce que tu penses du dakota du nord ?❞, le chien approcha de son maître et aboya bruyamment, ❝-j’imagine que c’est un non, c’est ça ?❞. L’animal se fit entendre à nouveau et Jahseh soupira, laissant sa nébuleuse s'évaporer elle aussi, ❝-et le maine ?❞. Aussitôt énoncé, Malak se mit à lui tourner autour, joueur, ❝-ça sera le maine alors❞, le coeur lourd, destination fut marquée d’une punaise jaune.

21:43. Il fut fin prêt à partir mais l’envie manqua cruellement alors il tarda, il fit défiler les musiques sous ses yeux et perdit un temps monstre à choisir celle qu’il jouera sur le trajet, celle qui, incontestablement put taire les bruits du monde. Ainsi près de dix minutes plus tard, il lança le morceau et démarra en trombe, l’esprit déjà éteint. Rencontrer Maru ce soir, ce fut comme un au revoir, un adieu silencieux, la dernière sans prochaine fois, ce soir ce fut pour de vrai et l’idée même absorba toute envie de mettre les pieds dans ce bar. Le diable ne le sut pas encore mais cette soirée ne fut qu’une supercherie, l’œuvre d’un père qui par manque de solution, lui proposa de passer une dernière soirée avec son fils, dans l’espoir muet de voir naître un semblant d’amitié, quelque chose susceptible de le retenir, de le faire rester.

Jahseh l’eut comprit simplement en scrutant les tréfonds de ses iris, toutefois, il passa outre et eut accepté sans broncher, convaincu que cette soirée ne put rien changer aux plans déjà scellés. Le véhicule garé près de l’entrée, il salua son chien après l’avoir nourri et quitta le van, délaissant derrière lui le confort de son casque et l’entière motivation d’une confrontation pareille après la conversation de la veille. Sans grande conviction, il pénétra l’enceinte coloré et trouva rapidement refuge à une table, là où il n’eut aucunement besoin de se coller à la foule.

Comme à l'accoutumée, son aîné souligna sa totale désinvolture d'un énième retard  Bien qu'il eut précisé qu'il ne voulut pas de sa ponctualité, il ne s'attendit pas non plus à se retrouver seul dans un droit si massivement fréquenté - mais ça n'eut pas le moindre impact, puisqu'il s'en ficha, pas vrai ? Dans sa bulle de verre criblée de fêlures, il s'avachit davantage sur la banquette en cuir et s'enferma dans l'écrin sécuritaire de ses pensées. Un instant plus tard, un verre de whisky entamé devant lui, le double des clés entre les doigts et les songes voraces, ça t’a jamais traversé l’esprit que tout ça pour moi c’était rien qu’un putain de jeu, ce soir, le jeu s’apprêta à prendre fin, aussi brutalement qu’il eut commencé.


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Maru Baumeister

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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Ven 10 Sep - 15:03


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@jahseh berry


Maybe you think that you can hide, I can smell your scent for miles, just like animals. Elle dérange, la phrase, elle s’élève, emplit la voiture de son chant qui égratigne la conscience. Un tic nerveux probablement, comme la dernière fois qu’il l’a vu, son doigt tapote le volant, la mâchoire crispée. Puis, soudain, d’un mouvement un peu brusque, il éteint la radio, avant de grommeler, suivi d’un ricanement exaspéré. La tête légèrement penchée sur le côté, il profite du feu rouge pour fermer ses paupières, dans une tentative vaine de calmer la haine grandissante. Enfin, il reprend la route, son souffle déjà un peu plus régulier. La conversation d’hier avec Jahseh l’a sûrement un peu affecté – non, beaucoup, mais jamais il ne l’admettra – et il semble lier chaque petit détail à sa personne. La musique. Le tic nerveux, il a pensé à la fois où il a fait ça avant de le voir. Ça le rend dingue, plus qu’il ne l’est déjà, ses émotions s’entremêlent, colère, haine, frustration, curiosité, avarice. Ce qu’il cache tourne en boucle dans sa tête, lui qui pensait que Jahseh était forcément au courant et qu’il le tourmentait, il se rend compte qu’il a bien tort, l’agaçant davantage. Toutefois, il plonge dans le déni, persuadé qu’il ne cache rien, que pourrait-il bien cacher ? Non, il ne ment pas, ce n’est pas son genre de mentir, qu’il tente de se convaincre, décidé à étouffer les terribles souvenirs qui le saisissent.
Il se gare sèchement, son regard perdu sur l’heure. Vingt-trois heures. En retard comme la perche le voulait. Il dévie son attention sur la portière, sûrement qu’il devrait sortir, oui. Son pied tressaute, il n’a pas envie de sortir, mais son père lui a demandé des efforts. Est-ce qu’il le fait réellement pour lui ou désire-t-il simplement le voir ? De nouveau, il finit par rire, un son empli de nervosité inhabituelle, constant la contradiction dans laquelle il baigne.
Puis finalement, d’un « putain » qu’il marmonne, il sort brusquement, claquant la portière derrière lui. Ce sont des pas déterminés qui l’amènent à l’intérieur, laissant ses questions incessantes et ses émotions tourmentées derrière lui. Il est dans son élément, Maru, le démontre même de sa démarche assurée, alors qu’il s’arrête à un comptoir, le coup d’œil jeté brièvement vers la foule. Il repère sans mal Jahseh, après tout, il est différent des autres. Deux whiskys commandés, s’en fichant que ce ne soit pas au goût de son r i v a l, il le saisit, s’approchant de lui… jusqu’à ce qu’il s’arrête face à la table où il se trouve, remarquant qu’il s’est déjà servi. Ses épaules s’affaissent légèrement, il aborde moue discrète et d’un silence pour l’instant glacial, il s’installe à ses côtés. J’ai pas vu que t’avais commandé quelque chose, pas grave, ça m’fait un verre de plus, grommelle-t-il, sans même vraiment le saluer. Pas un acte de gentillesse, qu’il se répète, comme toutes les fois où il se montre moins cinglant. D’abord muet, il trempe ses lèvres dans l’alcool, sans daigner de le regarder. Pas maintenant. Le corps quelque peu tendu, le simple fait d’être à ses côtés l’incite à ressentir ce trop plein d’émotions en lui. Jahseh détonne avec le décor, lui qui est si coloré, il paraît bien plus sombre à côté de toutes ces personnes. Finalement, incapable d’y résister, il remonte ses iris sur lui, malgré lui, elles ont encore cette lueur enflammée. J’suis arrivé en retard comme tu l’as d’mandé, tu vois, j’fais déjà des efforts, ça devrait suffire nan ? Phrase claquée dans l’air, aucune trace de grande hostilité pourtant, il est simplement acerbe, cependant, il sait au fond de lui que sa curiosité le poussera éternellement à chercher à le comprendre. Juste pour en savoir plus sur Jahseh. Sûrement parce qu’il est un de ces poisons addictifs à s’injecter.

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Dernière édition par Maru Baumeister le Sam 11 Sep - 13:49, édité 1 fois
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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Ven 10 Sep - 18:48


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@maru baumeister


Elle, presque camouflée derrière ce rideau de longues boucles blondes, les yeux clairs cernés de noir et la bouche à peine étirée d’un sourire façonné de toute pièce, l’écume du mensonge fut lisible jusque dans les commissures, pourtant celui qui parut l’accompagner ne remarqua rien. Plongé dans un monologue certainement égocentrique, centré sur l’écorce de sa vie, il ne prit pas la peine de réellement la voir, il la regarda sans doute oui, mais ne vit pas, il ne vit rien, de ses iris perdus au fond de son verre à ses phalanges blanchies tant elle l’enserra, il ne prêta pas un instant attention au chaos émotionnel qui là, sous ses yeux, s’apprêta sans nulle doute à faire des ravages, à exhumer cet excès  d’un élan de rage probablement trop longtemps muselé, encagé par autrui, par le monde, pour ne pas déranger, pour ne pas faire trop de bruit et entrer dans les standards ordinaires d’une vie qu’elle rêva de secouer et qu’il devina d’un regard. Si l’inconnu cessait de parler, s’il posait une simple main sur sa cuisse, ça suffirait à panser les plaies, qu’il songea, mais celui-ci n’en fit rien.

De ce triste diagnostic, ses iris se tournèrent vers la banquette voisine, toujours empreinte de l’absence de Maru. Le temps lui parut une éternité, sans lui pour le bousiller, pour l’arrêter d’un sourire sournois ou d’une poigne trop brusque. Le constat aberrant lui soutira un soupir, las à souhait. Un sentiment troublant vint lui étreindre l’estomac et ce qu’il décela comme de la colère fut en réalité le manque de lui, de sa cruauté malsaine et pourtant addictive, sans le moindre doute, toutefois le nier à outrance, s’affaisser davantage dans le déni constant lui sembla un luxe qu’il ne put se refuser.

Toujours contrarié de ne pas parvenir à se comprendre, il enclencha ce mécanisme d’auto-défense, loufoque aux yeux d’autrui, cependant nécessaire au maintien des remparts qu’il tenta d’instaurer entre le monde et lui-même. Ainsi, il vint s’asseoir de manière différente ; accroupi sur la banquette tel un enfant indiscipliné, les coudes prirent ses genoux pour appui et la bête laissa le poids de sa tête reposer entre ses paumes. Les iris égarés sur cette place vide, une silhouette masculine approcha de la table, or lorsqu’il leva le regard, aucun cynisme ne vint le frapper, cet individu ne fut pas Maru et la déception inavouée s’incrusta jusque dans les pores de sa peau, mh, j’te regarde depuis tout à l’heure et- enfin, j’peux m’asseoir avec toi ? demanda son interlocuteur, d’un sourire solaire.

La désillusion fut balayée par la surprise mais aussitôt la requête émise, il tourna à nouveau la tête sur cette assise qui n’attendit qu’à être occupée, celle qui put accueillir Maru, lui et seulement lui, comme si son nom fut profondément gravé dans le cuir. Jahseh posa alors les yeux sur son égal et secoua la tête, ❝-j’attends quelqu’un❞ riposta-t-il, si tu changes d’avis, j’serai au bar, sous le poids des mots, il dressa un dernier rictus et s’en alla, non sans lui jeter un regard par dessus l’épaule. La solitude s’apprêta à s’installer à nouveau lorsque celui qu’il n’attendit plus, daigna montrer le bout de son nez.

Soudain, ses organes se nouèrent et lui firent savoir combien ses émotions, elles, ne furent pas un mensonge. Il l’observa approcher de sa démarche féline, tel un mannequin sur podium et de la grâce d’un ange déchu, il se glissa sur le siège, muni de deux verres et d’une phrase nonchalante. Silencieux, il posa les iris sur lui, détaillant ce visage non pas comme s’il s’agit de la première fois mais bel et bien de la dernière, le songe lui sembla, malgré lui, encore difficile à assimiler. ❝-J’ai fini par croire que tu viendrais pas❞ qu’il rétorqua, venant fondre son regard dans le fond de son verre, ❝-j’dois te dire un-❞, il n’eut pas le temps d’achever la phrase qu’un mouvement vint attirer son regard.

Elle, toujours, eut relevée la tête, le sourire presque paisible et une lueur indissociable dans les yeux, ❝-regarde là-bas❞ qu’il indiqua d’un signe de tête, ❝-ça fait deux heures qu’il tient un monologue, dans trente secondes elle va lui jeter son verre à la figure, il va lui hurler dessus, elle va le larguer et il va se mettre à chialer❞ et tout ce qu’il eut dit, se produisit sans faute. Du verre jeté aux cris désabusés en terminant par l’averse qui inonda les joues, ❝-une main sur sa cuisse, c’est tout, il aurait pu éviter tout ça juste avec- c’est du gâchis❞, la conclusion fut marquée d’un soupir et son entière attention eut été déportée sur son voisin.

D’un geste las, il saisit son verre de sa main écorchée et termina ce dernier d’une traite. Le muscle qui lui servit de coeur battit à tout rompre, toutefois, ce qu’il s’engagea à faire fut nécessaire - pas vrai ? ❝-cette soirée c’était juste un prétexte❞ qu’il vint admettre, le ton presque monotone et incapable de soutenir son regard plus longtemps, il le détourna vers l’âme en peine qui erra près du bar, ❝-si ton père a demandé à ce qu’on passe la soirée ensemble c’est parce qu’il croyait naïvement que ça changerait la donne, j’crois qu’au fond il avait espoir qu’on s’entende au moins un peu mais les miracles ça existe pas, en tout cas pas pour nous❞.

Fébriles, ses doigts glissèrent dans ses cheveux et enfin, ses pupilles posèrent leur empreinte sur Maru. Sa paume glissa sur la table et délaissa le double des clés devant ce dernier, ❝-j’aurai plus besoin de ça❞ lui confia-t-il, vissant sur son visage un masque qui ne laissa traverser aucune émotion, ❝-c’est la dernière fois qu’on se voit, j’vais quitter la ville❞. L’annonce fendit l’air, aussi compliquée fut-elle à déclarer, trop tard, maintenant il sut, il ne put faire marche arrière et c’en fut suffisamment pour l’obliger à regarder ailleurs, ❝-alors si tu veux me crier une dernière fois dessus, c’est le moment Maru❞.


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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Sam 11 Sep - 14:35


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@jahseh berry


Difficile de croire que Maru se trouve là, à ses côtés, muni de deux verres. Il y a quelques semaines, sûrement qu’il ne serait pas venu, probablement qu’il aurait même ricané face à son message.  Toutefois, ce soir, il est là, à s’imaginer les pires scénarios, se disputer, se frapper dessus, se vociférer des injures et des reproches… mais encore une fois, le voilà à lancer une simple pique en guise de salutations, ne prenant pas la peine de vraiment s’attaquer à lui. Peut-être est-ce la posture inhabituelle du garçon qui le perturbe, lui qui autrefois lui a paru bien moins vulnérable. Replié sur lui-même, il a l’air d’une de ces personnes perdues au milieu de nulle part. Maru l’observe, se perd dans sa contemplation, les doigts enserrés sur son whisky. Une première phrase rétorquée, il continue, il doit lui dire quelque chose, c’est bien ce qu’il a voulu dire, qu’il songe. Perplexe, mais surtout frustré de ne pas avoir la suite, il se met à réfléchir à toute allure à ce qu’il pourrait lui annoncer. « En fait je suis un espion et je dois te tuer ». Non, trop bancal. « Je suis un triplé et on m’a séparé de vous à notre naissance ». Ugh. Pas le temps d’entrouvrir les lèvres pour l’assaillir de questions, impatient, qu’il semble pointer une direction d’un signe de tête.
Toujours muet, le visage cependant expressif, peint d’une incompréhension bien visible, il coopère quand même, la curiosité l’incitant à détourner son attention sur ce qu’il montre. Comme s’il s’agissait d’une série télévisée, il amène son verre à ses lèvres, les trempant d’alcool. D’une oreille attentive, il l’écoute et soudain, ce qu’il a prévu arrive : digne d’une scène déchirante, cris et violence implosent, tout comme le couple. Durant un instant, il se demande s’il ne lui montre ça pour une raison plus profonde. Est-ce une allusion sur leur relation explosive ?  Il balaie l’hypothèse, amer envers lui-même de penser de la sorte, il ne répond pas encore, jusqu’à ce qu’il entende la conclusion soupirée. Puis, enfin, il reprend la parole. Il aurait pu éviter tout ça juste avec un peu d’empathie, qu’il termine d’une voix plus basse que d’ordinaire, observant l’homme devenu l’ombre de lui-même.
Il se tourne vers lui, les iris posées sur ce faciès juvénile, insondable en cet instant précis. Soudain, les premières paroles. Un prétexte. Il fronce les sourcils, ne comprenant pas où il veut en venir, alors qu’encore, ses doigts tapotent le verre de son tic nerveux. Tap, tap, tap, tap. Peut-être paraît-il soudainement trop sérieux, trop dur, mais il ne peut s’empêcher, surtout que ce qu’il l’entend le dérange terriblement. Pas pour nous. Sans se rendre compte, ou alors si mais il préfère le nier, son cœur bat plus vite, toujours plus, pourquoi a-t-il l’impression d’entendre une conclusion ? Tap. Son doigt s’arrête, il scrute les clés glissées devant lui, comprenant finalement ; sans le réaliser, ou plutôt l’assimiler.
Maintenant il saisit. L’allusion. Tout s’arrête. La respiration un peu moins régulière, il se mordille la lèvre, comme dans l’espoir de sortir de cet état second dans lequel il est. Pourquoi ça l’affecte autant ? Il entend ce qu’il dit, il écoute son au revoir, mais il n’arrive pas à l’accepter. Pourquoi ça l’énerve autant ? Il sent son cœur battre dans sa tempe, le sent se contracter, sa mâchoire se crispe. Au lieu de tapoter son whisky, il l’enserre, au point où ses phalanges blanchissent, encore un peu et il la sensation qu’il va l’exploser en mille morceaux. Le silence. Comme la dernière fois, ses pensées se bousculent, il ne cesse de se répéter qu’il n’a pas le droit, qu’il ne peut pas. Non.
Tout à coup, il implose, sa main se braque sur son poignet, sûrement est-ce une manière pour lui de l’encager de son emprise. Non. Je veux pas, qu’il déclare d’un ton plus fort, certaines personnes se retournent, mais il n’en a rien à faire. Les pupilles noyées dans la colère, il tente pourtant de la ravaler, cependant elle est palpable, il suffit de voir la poigne qui s’enserre sur lui. Je te l’ai dit la dernière fois, t’as pas l’droit, tu peux pas ! Pourquoi tu veux te barrer, même ? C’est parce que j’vais avoir des emmerdes ? C’est ce que tu as dit par messages. Je refuse. Il sait qu’il parle trop, que malgré tout, il essaie de son mieux de ne pas hurler, ses cordes vocales prises de tremblements. Reste. Un ordre qui aurait pu être grommelé, vociféré, emprunt d’une toxicité évidente, mais elle est adoucie. Complètement frustré par son propre comportement, il peine à comprendre pourquoi il agit de cette manière, pourquoi c’est lui qui le rend aussi incohérent. Il aurait dû être content de le voir s’en aller, de savoir que c’est une dernière fois qu’ils se parlent, mais il n’y arrive pas. Vraiment pas.


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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Dim 12 Sep - 1:47


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@maru baumeister


C’est difficile, d’articuler, de l’évoquer à voix haute, de l’énoncer, tel un châtiment qu’il s’ingligea à lui-même. J’vais quitter la ville, les mots furent une lame et la toute puissance de sa signification, un coup qu’il se porta droit au cœur. De toutes les villes sillonnées, au quatre coins des états-unis, jamais il n’eut encore à faire d’adieux, jamais il n’eut à regarder quelqu’un dans les yeux pour lui dire ; je m’en vais, on ne se reverra plus, jamais d’au revoir, de dernière conversation, de dernier regard, jamais, jusqu’à Maru. Sa routine fut ébranlée dès l’instant où il l’eut vu la première fois, ses règles furent bafouées, bravées pour laisser à la colère de son semblable, toute la place qu’il eut désiré et irrémédiablement, sa rage inexorable, cette haine étanche parvint à cogner, à cogner fort à l’intérieur.

Ce fut précisément le pourquoi du comment il se trouva là, d’abord à l’attendre docilement pour finalement confronter son aura imposante et insoumise. La vérité fut mise sur la table, déposée sous ses yeux d’un simple geste et il eut enfin assez de cran pour tirer sa révérence de quelques phrases, lui révéler la supercherie et annoncer un départ, un départ qui lui sembla maintenant indéfini, remis en doute par sa seule présence, troublé par le perçant de ses iris et le soudain de ses mots. Non, je veux pas. D’un naturel désinvolte, ses traits furent peints de surprise, habitué à la cruauté vorace de de son vis à vis, à ses étreintes avides de brutalité et son ton foncièrement cynique, l’intégralité de ce qu’il eut connu jusqu’à présent fut balayé par un refus abrupt et inopiné.

Toutefois, ce soir, l’analyste en herbes eut préféré ne pas s’adonner à se fondre dans les détails que Maru laissa transparaître, de ses doigts nerveux sur son verre à sa mâchoire rudement crispée, ceux qui soulignèrent combien l’annonce ne le laissa de toute évidence, pas de marbre. Il ne passa pas au crible ce comportement tant de fois mit sous microscope et s'éloigna dès lors à côté du fait avéré ; il ne voulut pas le voir s’en aller et ça, ça ne fit en aucun cas partie du jeu.

Le poignet captif de la prison féroce de ses doigts, l’étreinte fut resserrée et il ne put réprimé un geignement de douleur, ❝-tu me fais-❞, coupé dans son élan, son aîné reprit aussitôt la parole. Les choses s’enchaînèrent sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit, les mots tombèrent, sa voix trembla et enfin il prit conscience. Ses iris s’abaissèrent sur cette main à un fil de pousser le verre à l’implosion et dans l’écrin de son esprit, les pièces s’assemblèrent. Sa paume libre de geste vint d’instinct se poser sur la sienne, ❝-lâche ça, tu vas te blesser❞, soupira-t-il en tentant distraitement de tirer sur ses doigts pour le faire lâcher prise et éviter le drame.

Or, il abandonna bien vite et se résigna à trouver une issue saine à la situation, une porte de sortie qui ne l’écorchera pas mille et une fois. ❝-J’ai traversé beaucoup de villes tu sais, j’ai rencontré des tas de gens et j’me suis toujours imposé des règles, toujours, sauf que tu vois...❞, Jahseh marqua une pause, peu ravi d’avoir à être honnête, cependant il s’apprêta à s’en aller alors rien de tout ça ne compta plus - pas vrai ? ❝-j’ai toujours laissé les gens me traiter comme de la merde parce que dès le départ j’savais que c’était un jeu, c’était une saloperie de passe-temps mais c’était pas si grave parce que j’étais prévenu au début, j’savais à quoi m'en tenir❞.

Plus les flots émanèrent de ses lèvres, plus ses veines s’embrasèrent d’une infâme sensation, un sentiment désagréable qui le bouscula profondément, ❝-t’as joué du début à la fin mais ça fait rien, t’es pas l’premier à tricher avec moi❞ renchérit-il en baissant les yeux sur son verre vide, fatigué et irrité d’être perpétuellement soumis aux moindres désirs de son subconscient, s’il eut écouté la raison, il ne serait certainement pas assit face à lui ce soir et serait sans doute déjà loin, ❝-si je m’en vais c'est pas pour t’épargner les problèmes, j’me tire parce que t’es le premier à qui j’dis adieu❞. Règle numéro deux ; jamais d’au revoir, encore une restriction lacérée et réduite à néant par Maru qui jusque-là, sut s’y prendre à merveille pour toutes les éradiquer, ❝-t’as gagné Maru, c’est terminé, fin de la partie❞.


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Maru Baumeister

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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Lun 13 Sep - 19:54


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Telle une harpie aux longs doigts acérés, sa poigne se referme sur sa proie, sans même prendre conscience du gémissement, son esprit trop désarticulé pour se permettre de l’entendre. Si ce ne sont pas les mots qui l’écorchent, c’est physiquement que Maru abat son courroux sur lui, d’une certaine manière, il ne se prive jamais pour lui faire mal. Les regrets étouffés par le déni, la culpabilité rongée par celle déjà constamment présente, il n’y a souvent pas de place pour la douceur, du moins c’est ce dont il se persuade. Il ne remarque qu’à peine la tentative vaine du plus jeune pour desserrer l’emprise de sa main libre sur son verre, fermement accrochée, dans l’espoir inconscient qu’elle se brise jusqu’à l’en blesser pour sortir de cette torpeur. Puis, soudain, il se remet à parler, sans se rendre compte, il le relâche faiblement, juste assez pour ne pas briser l’os entre ses doigts de fer. Comme un chien enragé qui se calme, les oreilles rabattues, il se tait, aussi étrange que ça paraisse, il s’abreuve même de son discours, sachant pertinemment que c’est une rare occasion pour lui de mieux le comprendre. Un jeu. Il l’a marqué avec ce terme, il le sait, n’importe qui l’aurait compris.
Tricher. Pourquoi parle-t-il de tricher ? Chaque mot, chaque phrase, il se sent obligé de tous les analyser, les sonder, les décortiquer ; mais ça n’a jamais été son genre, jamais il n’est le genre d’homme à s’arrêter sur les détails. Non, il frappe, puis il réfléchit. Pourquoi se triture-t-il l’esprit face à celui qu’il est censé haïr ? Un mental déjà bien cabossé, une folie permanente à en effrayer plus d’un, il saisit que leur relation ajoute une couche à son chaos, pourtant il en a besoin, sans l’admettre, parce que ça ferait trop mal. Plongé dans un silence désormais glacial, la respiration se calme, la lueur de ses iris ne brille plus autant, il finit par le lâcher complètement quand il continue de parler. Adieu. Il persiste. Fin de la partie.
Son cœur bat à tout rompre, il déglutit, sent ses veines pulser lourdement contre sa tempe, ses poumons se contractent, toutefois son souffle ne se saccade pas comme tout à l’heure. Faciès bien plus déterminé, les pupilles sont férocement posées sur lui, sur cet homme aux mille mystères. Pour l’énième fois, il se demande quel a été l’élément perturbateur qui l’a poussé à songer de la sorte à son propos ? Est-ce toutes les fois où ils se sont disputés ? Est-ce quand il a remarqué sa moue devenir horrifique ? T’es qu’un putain d’abruti, qu’il grogne presque, la voix basse, néanmoins parfaitement audible par-dessus la musique. Si c’était qu’un stupide jeu à la con, tu crois vraiment que tu serais là à faire tes adieux ? Tu crois vraiment que j’serai là te choper le poignet à t’en faire mal ? Tout ça, toute notre situation chaotique, elle est réelle, Jahseh. Dernières paroles dites dans un ton plus fort, pour une des rares fois il prononce enfin son prénom, mais seulement pour appuyer dessus. Tu penses que tu bernes qui à m’dire tout ça hein ? Toutes les fois où t’aurais pu te barrer, toutes les fois où tu m’as regardé avec cette colère, je sais que je suis le seul à te rendre dingue, tout comme toi t’es le seul à me rendre dingue. C’est pas qu’un jeu, bordel. L’admettre l’érafle, lui fait mal, mais il n’a pas pu se retenir, son conscient désireux de lui montrer qu’ils sont plus qu’un divertissement. Contre toute attente, il continue, grommelle : Et quoi, tu vas partir, tu vas te trouver dans une ville, où tout le monde te verra encore comme le sauvage du quartier, tu vas devoir raser les murs dans l’espoir qu’on t’foute la paix et au final, ça reviendra au même, personne ne sera là pour te réveiller, où que tu sois, t’auras un putain de démon endormi en toi qui te suit, moi je serai pas là pour le choper et le sortir de là ! Sans se rendre compte, il tape du poing, près du verre, qui sursaute, cette fois, il est de nouveau essoufflé, la force brute lisible dans ses iris.


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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Lun 13 Sep - 23:00


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L’air électrique, la tension sous la suprématie d’une colère palpable, il put presque la sentir caresser sa chair tant Maru lui sembla au bord d’une implosion inexorable. Là, face à lui, le tableau sinistre dressa l’oeuvre d’une vérité incontournable, elle peignit les traits d’un sévère infaillible, elle affubla le regard d’une charge conséquente d’ombres et éradiqua toute source de sérénité. Tout laissa croire qu’il put à tout moment se résoudre à lever le poing, à le cogner plus fort qu’il ne le fit avec les mots. Pourtant, ce qui gît sous ses yeux ne lui fit pas peur, ce torrent émotionnel qui parut les inonder ne l’effraya pas et ça, ce fut suffisant pour éveiller la conscience sur l’improbable, l’inconcevable, l’irrémédiable.

La parole lui fut arrachée, prise par son vis à vis qui rétorqua à son tour d’un ton qui lui glaça le sang mais apaisa inéluctablement son âme. Une contradiction supplémentaire, un paradoxe qui, trop souvent, le laissa perplexe. Toutefois, il ne riposta rien, silencieux, il écouta attentivement, d’une insulte balayée à l’absolution des faits évoqués. Jahseh profita du relâchement pour récupérer ce poignet douloureux qu’il frotta frénétiquement, toujours profondément à l’écoute des mots qui lui furent adressés et qui ravagèrent incontestablement tout à l’intérieur.

Maru eut réussi à prendre d’assaut le peu qu’il fut parvenu à sauver jusqu’alors, il piétina les miettes, évinça les survivants et incendia de quelques phrases, les lambeaux fermement accrochés pour réduire en cendres, tout ce qu’il eut reconstruit. Or, au milieu d’un pareil chaos, c’est le soulagement qui trouva sa place, comme si l’ampleur de ce qui fut soulevé vint lui soumettre une paix que nulle autre ne put lui offrir. Les yeux ancrés sur lui, il sursauta au même titre que le verre et tout autour, tout à l’intérieur, partout, tout sembla avoir été secoué de ce simple geste.

❝-Trop facile❞, qu’il rétorqua, les mots fendirent l’air alors qu’il pencha légèrement la tête sur le côté, observant son égal d’un oeil désormais aiguisé, ❝-t’es un orateur hors pair Maru, je t’applaudis, mais tout ça c’est du vent, t’es là à me tenir un discours qui ferait peut-être rester n’importe qui mais c’est que du vent, j’te crois pas, j’peux pas croire un mec qui change si souvent de version❞ expliqua-t-il finalement, égaré entre ce qu’il fut bon de croire ou non.

❝-c’est un jeu puis c'en est plus un, c’est trop facile, tu veux que j’te dise, j’crois que tu veux que j’reste pour satisfaire ton égo, t’attends le jour où j’te montrerais ma nature profonde et une fois que tu l’auras vu, tu passeras à autre chose et j’serai resté pour te voir partir, parce qu’une fois que t’auras obtenu ce que t’auras voulu, ça sera fini, y’aura plus rien à voir❞, sous le poids des mots il haussa les épaules, las et soupira, ❝-j’suis peut-être assez dingue pour te laisser me cogner quand ça te chante, mais j’le suis pas suffisamment pour te laisser m’enlever le-❞.

Inachevé. Arrêt du coeur, l’esprit sur pause, le monde ne tourna plus, le temps cessa de défiler. Sa silhouette entra dans son champ de vision, le mythe, la bête, elle approcha dangereusement d’un sourire qui fit courir sur son dos une ondée de sueurs froides, il fut bel et bien là, le fruit d’un traumatisme qu’il crut naïvement avoir semé. Bah alors p’tit fumier, on s’barre sans me dire au revoir ? cette voix, ce grain particulier, ce rictus espiègle qu’il lui donna subitement la nausée.

Ses iris peints de terreur scrutèrent, impuissantes, ce visage mesquin. Les mains nonchalamment enfouies dans les poches, il se tint là, comme s’il n’eut aucunement le revers d’une vengeance à assener, assieds-toi bien, tout de suite, l’ordre fit écho à ses oreilles et sans broncher, il vint s’asseoir correctement, laissant l’opportunité à ce vieux démon du passé de prendre place à ses côtés, j’avais dis que j’te retrouverais poussin, j’t’ai manqué ?

La phrase fut accompagnée d’un geste, du même, toujours, constamment ; ses doigts dégagèrent une mèche brune qui gêna ses yeux et Jahseh ne dit rien, pas l’ombre d’un mot. Bah alors, tu fais pas les présentations ? celui-ci s’avachit davantage sur le canapé et glissa sa poigne possessive sur la cuisse de celui qui riposta en secouant négativement la tête, peu ravi à l’idée de présenter son tortionnaire passé à celui qui fit de sa vie un enfer où il fit bon vivre. Tu t’sers toujours pas de ta langue ? les mains dissimulées sous la table, il serra les poings et se fit violence pour prendre sur lui, au moins j’vois qu’elle te sert plus seulement à sucer des sucettes.

Son rire cynique fendit l’air, ses iris perçants visant Maru alors que sa simple aura imbiba assez l’atmosphère pour lui couper sèchement la respiration tandis qu’il tenta vainement de balayer cette prise indésirée sur lui, ❝-j’étais entrain de parler avec Maru là alors si tu-❞, interrompu par un pochon de cocaïne glissé devant lui, ses pupilles le fixèrent, dilatées au simple contact visuel qui lui fut infligé, un p’tit cadeau pour mon camé préféré, maintenant ferme ta gueule et laisse parler les adultes bébé, d’une lenteur amer, il le prit entre ses doigts et le contempla un instant, brûlant du manque qui lui lacéra aussitôt les entrailles.

Excuse les mauvaises manières de Talha et laisse-moi me présenter, j’suis Dean, s’introduisit ce dernier sans l’aide de personne, abandonnant à la volée, des informations que son congénère eut dissimulées jusque là, c’est drôle, quand on m’a dit qu’il voyait un gars dans ton genre, j’y ai pas cru, il a fallu que j’vienne voir par moi-même et tu sais quoi, Maru ? j’comprends toujours pas alors vas-y, révèle moi ton secret, qu’est-ce qu’un mec comme toi peut lui donner d’plus que moi ?, sur cette conclusion, Jahseh leva les yeux vers son voisin de front et sembla comprendre à quel point la situation fut désespérée, deux tempêtes cataclysmiques à la même table ne purent qu'entrer en collision et dès lors, il craignit de voir les étincelles devenir des flammes.


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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Jeu 16 Sep - 22:58


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Le poing s’écrase lourdement sur la table, sous la colère palpable, il s’en veut d’ores et déjà d’avoir prononcé ces quelques mots rageurs, tout ça dans le but désespéré de garder Jahseh à ses côtés, il ne comprend toujours pas pourquoi il ne parvient pas à le lâcher, pourquoi il ne lui dit pas bon débarras, pourquoi il refuse obstinément de l’imaginer ailleurs. Loin de lui. Une possessivité déplacée, incongrue, qu’il aimerait effacer, détruire à coups de poings, mais il ne peut pas, parce qu’elle sera toujours là dans le coin de sa tête. Il se voit tel un loup qui le mord, sans le lâcher, qui grogne lorsqu’il sent sa proie tenter de s’échapper, pourtant loin de lui se dire qu’il n’est qu’un marionnettiste avec lui, de toute façon son rival n’est qu’une bourrasque comme lui. Le mot toxique plane au-dessus d’eux, mais il peine à admettre que ça puisse les définir, lui qui ne voit que ça comme une relation tout simplement chaotique. Puis enfin, il se tait. Trop facile. Son regard plongé dans le sien, il ressent encore cette désagréable sensation d’être épié, observé, sous toutes ces facettes. Il est idiotement tenté de ramener ses mains à lui, dans un geste défensif, dans l’espoir naïf que ça l’empêcherait de le sonder davantage. Il déglutit discrètement, dans le fond il le sait qu’il a raison, il ne sait jamais ce qu’il veut : le frapper, le cogner, lui hurler dessus, puis lui parler, l’écouter, en savoir plus. N’importe qui en serait perturbé. Le reste, néanmoins, lui plaît beaucoup moins et son expression désemparée laisse place à de l’agacement. Frustré que tout soit toujours amené à son égo, il s’apprête à lui couper la parole, mais il continue, jusqu’à ce qu’il s’arrête soudainement dans sa phrase. Le quoi putain ? Lui qui a été si plongé dans son discours, à boire la moindre parole, il n’aime pas sortir de sa torpeur de la sorte.
Soudain, le faciès si assuré change radicalement, il paraît étrange, moins à l’aise il est certain, il finit par tourner la tête quand il remarque la présence d’un inconnu indésirable dans leur monde, leur espace. La mâchoire enserrée, les iris peintes d’une irritation, Maru est silencieux, observe cet homme qui s’est installé. Ils se connaissent, ça se voit. L’amusement qui teinte ses paroles, elle est différente de la sienne ; plus vile. Les premières paroles énoncées, il écarquille les yeux à l’insulte, sentant la rage affluer dans ses veines. Il n’a pas le droit. Il n’y a que lui qui peut l’insulter, songe-t-il. Dorénavant il lui offre de la noirceur en coup d’œil et à l’ordre donné au plus jeune, il grommelle un Mais t’es qui- Phrase coupée court de lui-même quand l’homme se remet à parler, il a quelque chose de dérangeant, de perfide. Il regarde les deux à tour de rôle, il suffit d’inspirer l’air pour saisir la situation malsaine. Tout à coup, poussin. Aussitôt il se remémore de la lettre, de ce surnom, de ce qu’il a pris comme étant une simple séduction, c’est lui. C’est cet homme. Dangereux, juste par sa posture et ses mots sifflés, tel un monstre qui a enchaîné Jahseh. Maru ne supporte pas ça, tant par jalousie profonde que par haine irascible : dans quoi s’est mené son rival ? qu’il pense. Les questions s’enchaînent, c’est un exploit que le rebelle ne s’est pas relevé de son siège pour empoigner sa nuque, rêvant déjà de le claquer contre la table, à répétitions, jusqu’à ce que son faciès en soit déformé, jusqu’à ce que les craquements d’os se fassent entendre. Il se contient, les doigts servant de poignard dans sa paume, enserrés alors en un poing tremblant. Il peine à les écouter, sa respiration se saccade légèrement, il a les pupilles vissées sur cet individu exécrable, n’a même pas vu le sachet jeté sur la table, comme si son ennemi n’était qu’un animal.
Le « mot » Talha s’élève dans l’air, il le note inconsciemment, désormais il s’adresse à lui, même s’il a déjà remarqué son coup d’œil de tout à l’heure lors de la pique. Ses yeux se plissent, sa tête penche un peu sur le côté, tel un détraqué qui a été réveillé, il ne répond pas immédiatement, le silence en réponse, telle une bombe mal foutue. Subitement, sans prévenir, il se redresse, entame des pas déterminés vers lui, épris de tressautements furieux. D’un geste sec, il empoigne son col, la main sur la cuisse en vision, celle qui l’incite à imploser davantage, avant de le relever, le poussant au loin. T’as vraiment un prénom de merde. Dean, vraiment ? Tout ce discours pour au final me sortir le prénom le plus éclaté du recoin, j’rêve. Il se tourne un instant vers Jahseh, attrapant la cocaïne sans réfléchir de ses doigts. C’est vraiment ce type qui te fait aussi peur gros ? Il s’appelle Dean putain, ha ha. Pourtant difficile de l’admettre, mais l’homme a un aura malfaisant, intimidant. Le regard tourné de nouveau sur lui, il s’approche, venant saisir son col entre ses doigts, l’approchant de lui. Tu veux savoir ce que j’ai de plus à lui offrir ? C’est moi tout simplement. Il me le dit si bien, Jahseh, je cogne à l’intérieur. Toi à part lui envoyer des lettres misérables avec ton surnom ridicule, à te pointer ici alors que personne te veut, tu fais rien de spécial. Si j’veux j’te nique ta race ici devant tout le monde, tu piges ? Les cordes vocales grésillent de rage, il fulmine, acteur d’une pièce de théâtre bien chaotique, avec les clients en spectateurs. Mais ce qui l’importe c’est pas eux, c’est Jahseh.  


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· Re: ❛toxic like a poison candy, i love it ━ MARU · Sam 18 Sep - 21:07


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Loin, voilà où il dut être en cet instant. Loin de cet endroit maudit, de ces décors de carte postale, loin du chaos, loin de lui aussi. Il eut l’opportunité de s’en aller, vite, sans rien dire, disparaître sans laisser la moindre trace et tout recommencer, comme il l’eut toujours fait jusqu’alors. Pourtant, il n’en fit rien. Tout ce qu’il eut connu, tout ce qu’il eut conçu, tout ce en quoi il crut s’effondra au simple contact de Maru, d’un seul regard, d’un mot ou du bout des doigts, ses remparts s’écroulèrent, les barrières cédèrent sous le poids conséquent de cette tempête dévastatrice et quand bien même il eut le pouvoir de l’arrêter, il la laissa tout emporter, tout terrasser mais ne put se résoudre à mettre un terme à ce champ de bataille, réduire à néant ce cyclone dans lequel il perdit doucement mais sûrement, une moitié de son âme.

Les iris à nouveau rivés sur ce petit pochon, ses songes furent ponctués par le désir profond d’assouvir un besoin trop longtemps endormi, ce manque presque palpable qui là, dans son ventre, sommeilla depuis des années. Cette dose d’espoir en poudre lui fut dérobée sans l’ombre d’un remord et le poussa brusquement à revenir à lui, secoué par les torrents ravageurs du flot de leur échange. T’as raison, il est pas si terrible que ça mais d’ici quelques jours j’en aurai changé, toi tu garderas c’te gueule jusqu’à la fin de tes vieux jours et ça mec, c’est dramatique, renchérit le démon le plus hargneux de son passé, cet éternel sourire sournois pendu au bout des lèvres comme si, finalement, rien ne put l’atteindre, rien sauf Talha, lui, ce garçon qu’il eut enterré si précipitamment, lui put tout arrêter, tout panser ou à son contraire, tout envenimer et c’est précisément pour cette raison qu’il resta silencieux lorsque son aîné questionna ses craintes à son propos.

Le col de son voisin fut saisi, agrippé par cette poigne de fer que lui, connut déjà. Les dires proférés par Maru fendirent l’air déjà insoutenable, son cœur en sous régime se mit à battre frénétiquement et sa respiration eut du mal à s’apaiser. Le mutisme prit place, il vint répandre un semblant de calme, presque apaisant, pourtant ce dernier fut saigné par le rire crispant de Dean, un écho qui éclata tel une grenade, prête à tout décimer. Ses yeux se posèrent sur celui qui daigna se lever de sa place et déclara non sans rien dire, ô combien ce simple geste ne présagea rien de bon.  Jahseh l’eut comprit lorsque ses pupilles vivaces trouvèrent ce détail qui renversa la vapeur, vint l’arracher de cette paralysie soumise à son entière emprise, ce détail qui à lui seul, put tout changer ; une arme mal dissimulée logea l'arrière de sa ceinture, elle souligna davantage la folie de celui qui la porta comme un trophée.

Tout fila à vive allure, la réflexion nébuleuse quand soudain il comprit ; quoi qu’il put arriver, quoi qu’il put dire, son plus vieil allié l’eut retrouvé dans l’unique but de lui faire payer son désir inexorable de liberté, quitte à emporter une poignée d’innocents dans sa vendetta. D’un bond maladroit, il se leva de sa place et s’interposa dans cette discussion houleuse dont il fut exclu jusqu’alors, aveuglé par la crainte de faire de Maru une victime collatérale des mauvaises décisions qu’il eut prises. Face à son tortionnaire du passé, il confronta ce regard qui croisa le sien sans trop de difficultés, parce qu’il sut, il sut que malgré tous les non-dits, tous les départs sans adieux, tous les coups et toutes ces fois où il lui eut arraché le cœur à mains nues, Dean n’eut toujours d’yeux que pour lui.

Du plus loin qu’il put s’en souvenir, qu’importe la ville foulée, il eut été sur ses talons, sans répit, sans arrêt là pour essuyer les coups à sa place, ramasser à la cuillère l’écume de nombreux sevrages vains, derrière lui jusqu’au bout du monde, à tel point que toutes sorties fut barricadées pour l’empêcher de s’en aller, encagé, enchaîné à son emprise étouffante et ce soir encore, il tenta ouvertement d’affubler de barrières, de cribler de balles cette relation sans titre qu’il ne parut pas cautionner et dès qu’il l’eut assimilé, il décida enfin, de se battre, de se lever pour dire assez.

Les yeux dans les yeux, Dean le scruta et en perdit subitement le sourire. Son sérieux inopiné lui fit froid dans le dos, pourtant il n’en montra rien et s’essaya dès lors, à soutenir fermement le poids de ces deux iris meurtriers. Le combat eut joué en sa faveur, vainqueur, le regard voisin s’éleva pour croiser à nouveau celui de Maru, tu sembles si fier d’pouvoir cogner à l’intérieur mais est-ce que tu sais au moins ce que ça implique ? parce que t’es foutu, tu t’es fais baiser mon pote, pas vrai poussin ? tu lui dis ou j’le fais ? ses yeux implorèrent, ils supplièrent qu’il ne franchisse pas  la ligne, qu’il ne révèle pas le monstre qu’il eut un jour été, ❝-ferme ta gueule, ferme ta putain de gueule❞, qu’il gronda, les poings serrés alors que sous la surprise, son vis à vis balaya la prise sur son col pour pouvoir plus aisément saisir violemment la mâchoire de son ami.

La dernière personne à avoir cogné à l’intérieur il l’a laissé se vider d’son sang sur un trottoir, tu sais pourquoi ? parce que c’est plus facile de les regarder crever que d’avoir à admettre qu’il tient à eux mais si tu t’crois si spécial, on peut tester là, maintenant, prêt à dégainer son arme, Jahseh vint saisir son bras à la volée, l’enserrant suffisamment pour s’attirer les foudres de ses pupilles. Il se ficha de l’image qu’il renvoya en l’instant, des voix discordantes qui dans l’écrin de sa tête, hurlèrent à la mort, crièrent de laisser tomber, d’abandonner, que ça n’en valut pas la peine, or il ne put se résilier à capituler et s’avouer vaincu sans rien avoir tenté, en laissant Maru là, seul, face à un destin qu’on eut choisi à sa place. Je garderais toujours un oeil sur lui, un serment qu’il eut soumit à la mère de ce dernier mais qui, dorénavant, fut un désir plus qu’une promesse.

❝-Tu veux le liquider ? vas-y, sors ton flingue mais j’te préviens, avant d’pouvoir lui coller une balle dans la tête faudra que tu vides le chargeur sur moi❞. Le ton catégorique, il appuya ses dires en lâchant sa prise et recula faiblement, pourtant assez pour percuter le torse de Maru de son dos, tel un rempart qui se dressa pour faire front. Plus rien ne fut énoncé, le bras retomba le long du corps et cette paume quitta rudement la mâchoire qui en fut prisonnière, aussitôt le dégoût imbiba les traits découlant d’une incompréhension la plus totale, j’te crois pas, tu prendrais une balle pour cet enfoiré de riche ? le ton sec, dépourvu de cette espièglerie habituelle, son cadet haussait nonchalamment les épaules, ❝-j’la prendrais ouais, plutôt deux fois qu’une, j’la prendrais au centuple s’il le fallait et tu sais pourquoi ? parce que cet enfoiré c’est mon enfoiré et si quelqu’un ici a l'droit de le faire un tant soit peu souffrir, c’est moi❞.

Et puis, comment je fonctionnerais s’il était plus là, comment c’est déjà la vie, quand il est pas là ? mais ces mots là, eux, restèrent inévitablement bloqués dans la gorge, coincés là où la vérité ne parvint pas à se hisser. Surtout ne rien dire, ne rien ajouter, se taire au péril de sa vie, parce qu’il lui sembla plus aisé de se faire trouer la peau que d’avoir à être honnête, de l’être complètement. Son congénère vint enfouir les mains dans ses poches, tel qu’on put croire qu’ils menèrent le cours d’une conversation tout à fait anodine, et pourtant, c’est malin d’avoir jeté ton dévolu sur un gosse de riches, il te file toute la came dont tu rêves et en échange quoi, il te baise comme la vulgaire p’tite pute que t’es ? Ouais j’suis au courant de tout Talha, de tout ce que tu fais le soir avant de t’endormir et ça j’suis pas sûr que tu t’amuses à le crier sur tous les toits, j’me trompe ?

Le visage déformé d’un rictus vengeur, la fureur s’empara de l’un comme de l’autre, prêts à se sauter à la gorge pour s’entretuer, parés à se déchiqueter, enfoncer les crocs et tout lacérer, jusqu’à ce qu’il n’en reste que des lambeaux, il t’en a parlé Maru ? Oh non, bah non, pourquoi il ferait ça, t’aurais sans doute plus envie d’le sauter si c’était le-, bam. La paume de la main brûlante d’adrénaline, cette dernière s’écrasa sur sa joue d’une violence inestimable, à tel point que la tête de Dean eut suivi le mouvement, au même titre que les regards autour, empreints d’une curiosité sans filtre, ❝-j’commence à en avoir ma putain de claque d’être traitée de pute, vous avez pas autre chose en stock ? Merde, j't'avais dis de fermer ta gueule❞.

Le cœur pulsant à tout rompre, son visage sombra dans la folie d’un sourire horrifique, égaré dans un carrousel émotionnel rocambolesque, l’envie de frapper et de frapper fort, elle fut là, à le tirailler comme un animal qu’on tenta rigoureusement d’écarteler, mais il n’en fit rien, pas par lâcheté mais simplement parce qu’il n’eut pas seulement été question de sa vie, une autre et pas des moindres fut elle aussi en jeu et il refusa de la mettre en danger, il est pas au courant, il a pas l’air d’te connaître si bien que ça non plus mais tu prendrais une balle pour lui ? c’est que des conneries tout ça, tu t’en rends compte au moins ? c’est que du vent, il s’amuse avec toi parce que t’es la seule chose que son putain de fric peut pas acheter, tu crois quoi ? chose, la réalité lui revint tel un boomerang, voilà ce qu’il eut toujours été pour l’être humain, une chose, un outil de distraction, un jouet à bousiller, une machine de guerre, une plante qu’on posa sur un rebord de fenêtre et qu’on arrosa seulement quand on y pensa, ni plus, ni moins.

Contrairement à moi, les mecs comme lui restent pas pour toujours mais j’suis sûr que tu le sais déjà, non ? sinon, pourquoi t’aurais voulu partir, pourquoi s’barrer si t’es si sûr qu’il resterait, réveille-toi, moi j’ai traversé le pays pour venir te chercher bébé, lui ferait jamais ça, tu crois qu’il prendrait une balle pour ta gueule ? non, mais moi j’en ai prise plus d’une une, les clous s’enfoncèrent davantage, il sut depuis le premier jour comment s’adresser à lui, choisir ses mots pour contrôler ses moindres faits et gestes, il sut sur quelles cordes tirer pour détenir le pouvoir de tout détruire, de tout écraser, comme là, maintenant, où la solitude ne lui parut jamais aussi asphyxiante, t’es rien pour lui, t’es même pas un peu spécial parce que dès que tu te seras fais la malle, il en trouvera un autre avec lequel jouer alors prends tes affaires et rentre avec moi, tu veux ? telle une bourrasque, chacun de ses doutes furent énoncés et exposés au grand jour, sans qu’il ne puisse rien y faire. Les yeux gorgés de sang, la respiration sifflante et le coeur serré, il resta silencieux, le rictus éteint aussi vite qu’il fut apparu.

La poitrine compressée, il eut soudainement l’impression d’être en chute libre sans personne en bas pour amortir l’impact, toutefois, à quoi bon, songea-t-il, l’objet qu’il eut toujours été fut cassé, piétiné et recollé à la hâte, les pièces à l’envers, parfois manquantes, sans que ça n’eut jamais vraiment d’importance. ❝-J’ai envie d’un verre❞, neutre, sa voix ne trembla même pas un peu, pourtant le regard lui, laissa croire qu’il put flancher à tout instant. Avant que ça n’arrive, il décida de les planter là, tous les deux et s’en alla s’accouder au comptoir où il put enfin respirer de nouveau, loin d’une vérité qui pesa le poids du monde. Le verre sous ses yeux livides, il eut à faire un choix entre l’enfer et ce qui lui sembla comme tel, rester ou partir, vendre son âme au diable ou la perdre, de toute façon, sans se douter que plus loin, la victoire fut déjà prise pour acquise, j’cogne peut-être pas à l’intérieur champion, mais moi, j’le connais assez bien pour savoir ce qu’il pense et comment il pense, c’est un jeu d’enfant d’entrer dans sa tête, j’ai gagné mon pote, ça fait quoi d’être un perdant ?

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Maru Baumeister

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@jahseh berry


La musique ne semble pas couvrir la cacophonie que leur altercation provoque, ce mélange de virulence et de brutalité, les mots sont sifflés avec hargne, la violence se parsème dans les veines, crispe leurs muscles, tout semble sur le point d’exploser ; ou alors est-ce déjà le cas. Dean le ressemble sur un point, ils partagent le même don pour les réparties houleuses, un venin craché sans l’once de remords, tous deux cherchent à piquer le plus fort possible. Le col saisi, il le relève, aidé de l’adrénaline qui lui confère alors un peu plus de force, ainsi qu’une colère mal dissimulée (quand l’est-elle ?). Repoussé au loin, comme s’il désirait l’éloigner de son sauvage, telle une maladie que l’on ne désire pas attraper. Maru ne remarque pas le détail qui aurait pu virer la situation au drame, comment aurait-il pu, lui qui a son regard enflammé ancré dans le sien, prêt à abattre sa brutalité sur lui. Les doigts qui enserrent le tissu, ses phalanges blanchissent, il se perd dans sa fureur, qu’il contrôle de plus en plus mal. Dans le fond, il le sait que ça ne sert à rien de la maîtriser, après tout c’est bien la colère qui lui permet de se sentir vivant.
Sans se rendre compte aux premiers abords, voilà que son rival accoure à eux. Sûrement qu’il se sent frustré qu’il s’interpose, pourtant ce n’est pas son combat, il sent cette irritation en lui quand il les voit se regarder, sans comprendre pourquoi. Il n’a pas le droit, songe-t-il inconsciemment. Aussitôt les paroles reprennent, l’incompréhension aussi. Silencieux, il tente de comprendre, les sourcils froncés, la moue colérique s’entremêle désormais à la curiosité malsaine. De quoi il parle ? qu’il demande, scrutant Jahseh. La réaction de ce dernier le perturbe davantage, comme si c’était un secret qu’il fallait absolument garder sous clé et qui s’apprêtait à sortir de la boîte précieusement fermée. L’emprise desserrée, juste assez pour qu’elle soit dégagée, il ne tente pas de la reprendre. Soudain il se redresse, il ressent un soubresaut au fond de lui, c’est la haine qui est ravivée. Il n’aime pas le voir saisir sa mâchoire de la sorte, non, vraiment, il déteste ça, il abhorre ça plus que tout, il n’a pas le droit, il ne peut pas supporter. Il se répète inlassablement ça, s’apprêtant alors à plonger pour le forcer à retirer sa poigne, mais il s’arrête à temps, quand Dean répond finalement, il paraît jubiler de raconter une telle histoire, sûrement qu’il s’imagine dégoûter Maru. Ce dernier l’écoute attentivement, aussi étrange que ça paraisse, il est même sage, à tendre l’oreille, à assimiler les informations, les yeux légèrement écarquillés. Il ne sait pas quoi penser, sur le coup, à se demander si c’est la vérité, mais il le sait la vérité provoque les réactions, c’est ce que Jahseh avait dit. Pourtant il n’arrive pas, il n’arrive pas à en être dégoûté ou effrayé, il n’en est que davantage curieux et avare, même s’il sait qu’il ne devrait pas.
Il revient enfin à la réalité, s’exclamant aussitôt : Lâche-le trou du cul ! Mais il n’est qu’un spectateur, en cet instant précis, et ça le frustre, ça le ronge de ne rien pouvoir faire de concret. La situation dégénère, il remarque enfin l’arme qu’il s’apprête à prendre, son cœur ratant un battement, lui qui n’en a jamais vu de sa vie. Longtemps, il s’est amusé de se battre avec des gens, mais jamais il n’a pu faire face à une telle dangerosité. Pourtant son myocarde se déchaîne, si la crainte est enfouie en lui, c’est l’adrénaline qui prend le dessus. Tout va vite, beaucoup trop vite, il peine à prendre conscience de ce qui se passe, surpris, surtout à l’entente des paroles qui suivent, le choc l’incitant à hausser les sourcils. Figé sur place, il sent à peine le dos qui se cogne contre son torse, et doucement, ses doigts grimpent, jusqu’à enserrer un peu ce tissu, dans l’espoir inavouable qu’il ne meure pas par sa faute. Arrête ça… qu’il souffle, comment pourrait-il le supporter s’il venait à se prendre une balle pour lui ? Il aurait dû se sentir flatté, touché, mais il ne peut pas, ne veut pas. Focalisé sur les paroles de Jahseh, il est bien heureux qu’il ne voie pas sa mine surprise, « son » enfoiré. Il déglutit, n’arrivant pas à se mettre en tête ce qu’il vient d’entendre. Peut-être est-ce plus confortable de rester dans le déni au vu du chaos actuel que d’admettre qu’il vient de dire une telle chose, il peine à comprendre pourquoi il dit ça, pourquoi il persiste tant à vouloir prendre autant de balles pour lui, pourquoi il risquerait sa vie pour lui. Il ne pourrait jamais le laisser faire, non, jamais. Il veut lui crier dessus, lui dire d’arrêter de dire ça, qu’il ne peut pas mourir pour lui. Pas mourir, tout court.
La voix de Dean, elle, lui devient insupportable, comme un vinyle qui tourne mal, une musique qui crispe ses tympans, il ne la supporte plus, ne le supporte plus lui. Il le déteste, de tout son âme, lui qui est entré dans leur monde. Il peine à réaliser ce qu’il dit, pourtant son inconscient a enregistré chaque mot, chaque phrase, chaque pique. Ce qu’il fait avant de s’endormir. Il n’en a aucune idée, s’en veut d’avoir envie de savoir ce que c’est.
Tout à coup, un bruit sourd. Une gifle. Elle résonne dans la salle, la foule déjà réceptive émet un hoquet de surprise, comme s’il s’agissait d’une scène dramatique. S’il paraît fier, la suite ne le plaît pas. Absolument pas. Les mots le percutent, de nouveau, il ressent ce rush d’émotions qui le saisit, lui qui est resté planté derrière lui, à l’utiliser comme bouclier, se maudissant même pour ça, il se détache, se plaçant à leurs côtés, l’air offusqué. Il s’apprête à répondre à ces mensonges, refusant que son rival croit une chose pareille. C’est faux- qu’il tente de de dire, mais le voilà qu’il continue, à déblatérer un discours emprunt de haine, de manipulation et de fourberie. C’est faux putain. Désormais sa voix tremblote un peu, prêt à lui sauter au cou, surtout à l’ordre donné, il ressent un désir violent, ressent ce besoin de l’éviscérer, ce n’est pas vrai qu’il se répète inlassablement. Le cœur qui tambourine, le souffle irrégulier, il se déteste pour ne pas réussir à s’interposer comme il le fallait, il aurait dû emmener Jahseh loin de ce bar maudit, qu’il songe. Puis après un long moment, l’abandon.
Son rival s’éloigne, Maru entame quelques pas pour le suivre, aussitôt arrêté par la conclusion dérangeante de Dean, à qui il envoie son regard le plus noir, le plus mauvais. T’es entré dans sa tête, mais tu en ressortiras bien vite, crois-moi. Les mecs comme toi finissent toujours par tomber de haut. Sur ce, rentre chez toi et oublie pas de changer de prénom. La voix graveleuse de fureur intériorisée, ses cordes vocales tremblotent et sans attendre, il accoure auprès de Jahseh, poussant les quelques personnes au passage, sans comprendre pourquoi il le poursuit. Il sait qu’il aurait voulu lui flanquer un coup de poing pour conclure ces paroles, mais il n’a pas réfléchi lorsqu’il s’est élancé derrière le plus grand. Il le retrouve sans peine au comptoir, venant près de lui, alors qu’il commande deux whiskys. La main grelottante, il attrape ce qu’on leur sert immédiatement, buvant son verre d’une traite, dans le but vain de calmer les battements erratiques de son cœur. Laisse-moi te ramener chez toi. Proposition subite, il ne parvient pas à s’expliquer, la tête trop vacillante de pensées.


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