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 ❛take a bullet's rain for you ━ MARU

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Jahseh Berry

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· ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Jeu 23 Sep - 1:48


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take a bullet's rain for you ;
@maru baumeister


D’abord, le bourdonnement lointain des néons défectueux, une odeur nauséabonde lézarda les murs, suintant la mort jusque dans ses abysses et les semelles craquèrent sous l’écume blafarde des flaques de sang. Ensuite, l’impitoyable fendit l’air, chargez vos M16, j’veux des putain de feux d’artifices ce soir, pas question que ce fils de pute reparte vivant d’ici. Ici, l’endroit désigné où l’enfer eut fait son nid, sous l’ondée mélodieuse de cartouches qui ricochèrent furieusement sur le sol et souligna d’effroi, combien la fin fut proche.

À mille lieues de là, les sens s’éveillèrent, assommés jusqu’alors d’un poison inhalé en surdose, sa capacité d’assimilation éteinte sous le flux toxique gisant dans ses veines. Dès lors, il put enfin s’approprier le décor et laisser le tableau de l’infamie dresser fièrement sous ses pupilles dilatées, la toute puissance de l’abomination. Soudain et trop brusquement, l’étendue vaste de la pièce parut tourner vivement autour de lui, de l’hémoglobine qui peignit le carrelage mural aux crochets métalliques suspendus au plafond, les silhouettes vacillèrent sous sa vision trouble, toutes, sauf celle qui, recluse des autres, joncha le sol, inerte et dénuée de vie.

La douleur, elle aussi, ne sembla subitement plus une hallucination. Vorace, elle s’insinua sous sa peau et lui lacéra avidement la chair, tels les fils barbelés sanglés à ses poignets, ceux-là même qui le maintinrent prisonnier de cette chaise bancale sur laquelle il eut passé de nombreuses heures, égaré entre imaginaire et réalité, à lutter pour vivre, juste un peu, survivre juste assez pour empêcher l’inconcevable. L’esprit à vif, au même titre que les plaies, il put constater l’état déplorable dans lequel il fut mit ; de ce t-shirt blanc qui n’en eut plus l’air d’un à ses bras qui furent la toile d’une barbarie colossale, son corps eut été le pantin d’une folie dévastatrice, d’une jalousie sanguinaire qui, sur sa langue, fit rouler toute son amertume.

Talha est réveillé, on fait quoi ? La voix rauque raisonna dans la ruine et des pas s’en suivirent, des pas qui pour son âme, furent identiques à l’approche létale de la faucheuse elle-même. La situation renversée et tout divergea d’une rapidité telle qu’il ne put comprendre immédiatement. D’un son crispant, la chaise fut tirée dans une pièce plus grande encore, or, la tête lourde, il ne put se résoudre à lever les yeux pour contempler le lieu dans lequel, il se vit inéluctablement mourir. Accroupi face à lui, Dean lui fit relever le menton par le biais de son arme et afficha dès lors, la monstruosité d’un rictus satisfait, content que tu sois d’retour parmi nous pour le grand final, j’ai convié ton enfoiré à se joindre à nous, j’te promets un putain de spectacle mémorable bébé. L’information ne fit qu’un tour, le venin se répandit à vive allure et fit grimper son rythme cardiaque, comme si là, sous ses yeux, l’aboutissement sordide se précisa dans l’horreur la plus entière et ce fut suffisant pour lui cracher au visage.

Son tortionnaire se releva d’une nonchalance infaillible, essuya sa joue d’un revers de manche et vint se hisser dangereusement derrière lui. Ses doigts glissèrent dans ses cheveux où le jaune flamboyant contrasta avec le carmin d’un rouge salissant, après quoi, sa poigne de fer les agrippèrent d’une violence insatiable. Sous la coupe de son emprise, Jahseh ne put se défendre et sa tête bascula en arrière, marionnette de désirs trop longtemps bafoués. Quand t’es soumis comme ça, putain ça m’fait bander, qu’il lui murmura à l’oreille. Un frisson de terreur déferla le long de son échine, toutefois, son rire cristallin saigna inopinément le climat malsain, pourquoi tu te marres ?

❝-On croirait entendre ton père❞, la comparaison ne plût pas et son bourreau raffermit davantage sa prise, soutirant à sa proie un geignement de douleur, qu’est-ce que tu racontes putain, arrête tes conneries. Le ton colérique, il ôta la sécurité de son calibre qu’il pointa sur la tempe du détenu, ❝-appelle-le, il t’expliquera lui à quel point ça l’a fait jouir d’abuser d’un gamin de quartoze piges avec ses copains pendant que sa femme enceinte jusqu’aux yeux l’attendait sagement à la maison, vas-y putain, appelle-le, j’suis sûr qu’il serait ravi d’te raconter les dé-❞. Le métal du révolver lui cogna brutalement le visage, achevant d’un seul coup, cet élan d’adrénaline qu’il l’eut poussé à révéler le secret le plus pesant qu’il dût porter jusqu’à présent, j’te crois pas, ta gueule, ferme ta putain de gueule, j’arrive pas à réfléchir.

Parfait, songea-t-il. Dès l’instant où il eut fait référence à Maru, il sut qu’il dût trouver un moyen de faire distraction, d’installer une issue potentielle, un moyen de pression, une faille dans l’engrenage, une porte de sortie à la situation délicate, une ruse instable certes, mais qui peut-être, put permettre à son enfoiré de fuir cet endroit sans égratignure. Sa tête fut basculée sur le côté sans une once de compassion, tu dis des conneries, putain ouais, tu mens et tu sais c’que je fais aux menteurs dans ton genre ? le souffle tiède qui s’écrasa sur son cou ne laissa nullement place à l’imagination et aussitôt, ses ongles s’enfoncèrent dans le bois défraîchi de la chaise, resserrant durement les liens tranchants sur ses poignets, t’étais dans les vapes la moitié du temps, t’as pas idée de ce que j’t’ai fais, oh mon ange, c’était vraiment… magique.

Les dires lui glacèrent le sang, il sortit brusquement de sa torpeur et le sourire qui vint vivre sur ses lèvres ne laissa présager rien de bon, ❝-au moins ton père lui, il a eut le cran d’attendre que j’sois sobre❞. Sous le poids des mots, il élança la tête et parvint à atteindre Dean qui lui, sous l’impact, se redressa et prit recul de quelques pas, connard tu m’as éclaté la bouche, détends-toi bordel, j’plaisantais, j’te ferai prendre ton pied quand toute cette merde sera terminée, pas avant.

Le coeur pulsant à tout rompre, la rage incrusta les méandres de ses iris et si ses mèches colorés gênèrent ses yeux, elles eurent au moins le don de dissimuler ses traits déformés par la colère, ce sourire désarticulé, façonné de cette haine étanche qui attendit docilement de pouvoir s’extérioriser, de tout sortir, de tout évacuer, de cogner, frapper, bousculer, de tout intégralement terrasser, sans une once de remord, de regret ou de pitié, d’être l’animal, la machine de guerre qu’on eut forgé.

Apportez moi de l’eau, on va lui enlever tout l’sang qu’il a sur la gueule avant que son mec vienne le larguer, déclara presque solennellement le ravisseur, plusieurs longues minutes plus tard. Les sourcils froncés, il observa Dean lui faire front. Silencieux, ce dernier reçu des mains d’un de ces hommes, une bassine d’eau froide et d’un sérieux soudain, il débarbouilla ce faciès amoché par de nombreuses heures de lutte acharnées, je t’avais prévenu que les gars comme lui se lassent de mecs comme toi et t’as pas écouté, t’écoutes jamais et voilà où on en est, Maru va venir te dire au revoir et tu le reverras plus.

Il balaya d’une seule phrase ce rictus de son visage, le chiffon humide glissa sur sa joue violacée et tout sembla doucement s’effondrer, si j’fais tout ça c’est pour t’ouvrir les yeux, tu comprends ? moi j’veux pas te perdre poussin, lui il en a rien à foutre tu piges ça ? durant un court instant, il se laissa affubler par les doutes, la peur mais surtout la crainte, celle qui logea son ventre, lui déchira les entrailles et lui fendit l’âme en deux, pourtant il n’y cru pas, pas une seconde.

❝-C’est ce que ton père me disait quand il me parlait d’toi❞, à nouveau, le coup fut inévitable et ledit César abandonna l’idée de faire preuve de bonté. Impossible de se résoudre à le croire, impossible de croire que Maru put prendre un tel risque seulement pour des adieux, il le voulut pas même y songer, pas avant d’avoir put le regarder, de l’avoir entendu de sa bouche alors, il laissa la nervosité imprégner ses sens. Les mains tremblantes, ses iris vagabondèrent en quête d’un moyen d’évasion, en vain. Kobe appelle mon père et pointez moi ces putain d’armes sur l’entrée bande d’incapables, ça va être l’heure, il devrait plus tarder, ainsi sa présence se fit toute puissante, là, juste derrière lui, tel le maître dominant sa bête.

Le moment fut adéquat, jugea son vieil ami, pour lui peindre un tableau relativement éloquent, un tableau dans lequel Maru put finir allongé sur le sol, le corps criblé de balles, la respiration sifflante, presque inexistante, la température frôlant le givre alors qu’il le vit se noyer dans son propre sang. Il lui fallut fermer les yeux, juste un peu, juste pour effacer ces images, juste assez pour ne pas flancher, ❝-tais-toi, stop, arrête, j’t’en supplie César, arrête❞. Le rictus vainqueur, il se tut, sa poigne meurtrière glissa sur sa gorge, prise d’assaut pour l’obliger à garder la tête droite, sûrement par désir de lui offrir un bien macabre spectacle et bientôt, sa seule pensée fut la suivante ; comment put-il envisager de le sortir de là vivant quand tous les canons semblèrent parés à faire pleuvoir les balles, comment ? et comme un arrière goût carnassier de trop tard, il s’en voulut de ne pas être parti plus tôt.

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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Jeu 23 Sep - 3:25


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TAKE A BULLET'S RAIN FOR YOU;
@Jahseh Berry


[Viens seul et éteins ton téléphone en arrivant.] D’accord, se dit-il, il est dans la merde. Un rire nerveux s’extirpe de ses lèvres, ces deux derniers jours lui ont été éprouvants, que ce soit la fatigue qui orne ce faciès arrogant d’ordinaire, la nervosité qui ronge les dernières miettes de son assurance, mais plus que tout, la crainte d’avoir perdu son sauvage. Aujourd’hui, il en est venu à oublier la raison de sa présence, celle du mensonge affligeant : les mots seront durs, il devra lui dire qu’il n’en a rien à faire de lui. Il s’imagine tant de scénarios, leur finalité autant pessimiste qu’optimiste. Ses sautes d’humeur déjà horriblement fluctuantes, ce soir elles le sont encore plus. Sa jambe tressaute, lui qui possède une patience fort limitée est davantage restreinte, la sensation que ses poumons s’enserrent lui est douloureuse. Un mental résistant, rare qualité qu’il met en avant avec narcissisme, désormais égratignée, la faille ouverte pour des songes anxiogènes. Le souffle se calme, puis se saccade, ce petit manège dure maintenant depuis quelques heures, comme s’il était en plein sevrage. Sa drogue, il en a besoin. Certainement pas de sa marijuana, mais juste de revoir ce visage qu’il aime détester, ces iris éteintes qui s’éveillent parfois pour de l’horrifique, Jahseh. Ce garçon qu’il pensait imperturbable, aujourd’hui il a découvert qu’il étouffait un démon en lui, noirceur dont il aimerait effleurer du bout des doigts, encore une fois. Éjecté de son déni confortable, c’est en cette terrible situation qu’il l’admet enfin à lui-même, il a besoin de lui, de le retrouver, de se disputer inlassablement avec lui, de le découvrir, comme avant. La nostalgie l’éprend, pourtant il se répète sans cesse que c’est son ennemi, non, que c’est celui qui aurait dû l’être.
Ses doigts se referment sur le volant, il évolue dans ces ruelles peu rassurantes dans un silence macabre, le myocarde qui bat lourdement dans sa cage thoracique. Comment ont-ils pu en arriver à là ? De nouveau, pour ne pas changer, il se demande quel a été l’élément perturbateur pour qu’il en vienne à ne pas pouvoir le lâcher, à devenir dingue de devoir se contenter de quelques vocaux. La rage gangrène son corps, la haine qu’il a pour le ravisseur est ultime, jamais il n’a haï quelqu’un avec autant d’intensité, il rêve de s’acharner sur César, de lui saisir la mâchoire, de la déboiter, d’abattre son poing sur son visage, jusqu’à ce que ses phalanges explosent, jusqu’à ce que ses orbites s’en révulsent. Ce soir, il serait sûrement prêt à le tuer, sans la moindre culpabilité. Perdu dans ses pensées, il comprend qu’il est arrivé, là devant ce bâtiment qui fait hérisser ses poils de malaise. Il déglutit, le rebelle, avant de saisir son téléphone, écrivant de possibles adieux maladroits à ses amis.

L’écran s’éteint, son reflet est inhabituel : ce visage sûr de lui paraît soudainement angoissé. Il lui faut quelques minutes pour retrouver un semblant d’assurance, un sourire goguenard pour la forme et une posture plus droite, tout ça pour ne pas laisser la peur être aperçue. Aussitôt, il sort, la portière claquée, il s’approche de quelques pas lents, jusqu’à s’arrêter, le regard relevé. Il scrute en silence, l’on pourrait presque uniquement entendre son cœur qui palpite. D’un souffle pour se calmer, il reprend sa marche, sentant la lourdeur de l’arme calée à sa hanche, objet emprunté à son ami peu recommandable. Mauvaise idée en soi, il en est au courant, mais il préfère prendre toutes ses chances. L’intérieur lui est tout autant effroyable. Des pièces larges, ternes, cruelles, sûrement à l’image de la raclure qu’est César. Ses pas résonnent, beaucoup trop, plus il marche plus il retrouve une aisance dans sa démarche, elle en serait même déplacée et incongrue au vu de la situation.

Puis, il les voit. Au loin, il les repère, son regard s’attarde immédiatement sur la chevelure blonde et trempée, Jahseh. Sur le point de sentir son cœur imploser, chacun de ses organes se contracte à la vue de cet être addictif, il peine à stabiliser le flots de ses songes, tous s’entremêlant avec chaos. Il n’en revient pas, que là devant lui, se trouve enfin celui qu’il a tant rêvé de revoir. De justesse il se retient d’accourir vers lui, tentant bien que mal de ne pas paraître inquiet et rassuré à la fois. Son corps se raidit à la vision de cette main placée sur cette gorge, tel un animal que l’on tient pour pas qu’il s’enfuit, tel un produit humain que l’on présente à des vendeurs, malgré lui, ses doigts se referment en un poing, alors qu’il parvient enfin à se placer face à eux. Tout est une question de stratégie désormais. Ne pas paraître trop affecté pour ne pas ruiner le plan du monstre, ne pas paraître indifférent pour ne pas être un monstre aux yeux de son « ennemi ». D’un ricanement maîtrisé, il déclare : Bah putain, une boucherie abandonnée. Vraiment ça pue la merde comme endroit, César. La hargne ponctue chaque syllabe, son regard se détache difficilement de son sauvage pour se poser sur celui du ravisseur haï. Les bras croisés pour cacher ce poing tremblant, il décide de jouer le rôle du sale gosse. Mais écoute, faut bien un endroit à la hauteur de ton prénom éclaté, finalement je préfère Dean. D’ailleurs, pourquoi tu l'tiens comme ça ? T'as cru c’était un poulet ? Prends le par ses cheveux, ça fait plus mal. Paroles teintes de cruauté, le regret s’installe déjà en lui, cependant quand tout sera terminé, il retrouvera cette méchanceté qu’il réserve à Jahseh. Mais ce soir, il aurait aimé qu’il aperçoit la panique ancrée dans son regard, celle profondément enfouie, qu’il tente de lui transmettre, comme un secret que l’on tente de transmettre. Il ne veut pas le perdre, il refuse même de l’imaginer. Il ne peut pas, ni maintenant, ni à jamais. Pas quand il vient de le retrouver, le délivrant de ces quelques jours sans sa compagnie, l’ayant tant suffoqué, le voir le comble, telle une piqûre d’héroïne qu’il s’injecte pour aller mieux.

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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Jeu 23 Sep - 14:44


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@maru baumeister


N’oubliez pas, le diable réside dans les détails et si d’une quelconque façon que ce soit, vous vous trouviez au coeur d’une enquête où les émotions vous submergent, vous pourriez passer à côté de l'immanquable, il est important de s’en souvenir, et il s’en souvint alors certes, peut-être pas assez, peut-être pas bien, mais difficile de faire la part des choses lorsqu’on dût porter à la fois l’étiquette de l’enquêteur et celle de la victime potentielle. Ici, dans cet endroit qui n’inspira que mort et vendetta, l’analyse lui sembla irrémédiablement vaine. Si l’observation lui eut sauvé la vie une première fois, aujourd’hui fut différent. La vision troublée par les ravages des sentiments qui dans son ventre grondèrent, sa perception de la situation ne put qu’être erronée et la malédiction lui parut d’un fatalisme irréversible.

Tout ce qu’il eut toujours apprit s’évapora au gré des échos, chassé par les bps sur le bitume et anesthésié par cette seule silhouette qu’il voulut ne jamais voir en ces lieux. L’assurance émana de ce visage familier, comme s’il eut été confronté à de pareilles circonstances tout au long de sa vie. Lui qui se tint là, l’air de rien, pas même un peu tremblant, lui qu’il eut prié revoir encore et encore, sans relâche, au cours des dernières heures, lui et sa neutralité, lui et sa prestance naturelle presque arrogante, lui, tout simplement. Soudain, le filtre qui couvrit d’un voile ce regard jusqu’alors indifférent, vola en éclat. Ses yeux se perdirent sur Maru comme si un halo de lumière vint traverser la pénombre pour lui soumettre une issue, ses iris trahirent inexorablement combien il fut aussi heureux de le voir qu’il en eut été terrifié.

Les traits moins raides, plus expressifs, ses pupilles engorgées d’émotions toutes à l’antipode les unes des autres, ne voulurent pas le lâcher, pas maintenant, pas tout de suite. Toutefois, lorsque les mots fendirent l’air étouffant, il eut l’impression de sentir le givre d’un poignard lui trancher l’âme en deux et son coeur lui, sursauta d’effroi avant d’être réduit à néant, aussi vite qu’il eut battu en l’apercevant. Perdu au milieu du pacifique de l’enfer, il ne sentit pas même les doigts gravirent sa nuque et saisir ses cheveux, la prise abrupte lui sembla d’une douceur inestimable en comparaison au torrent qui logea sa cage thoracique. Tu vois, je t’avais bien dis que t’étais rien, t’es rien pour personne, personne sauf moi, qu’il lui souffla fièrement à l’oreille, les yeux rivés sur Maru, telle une victoire qui pour Jahseh, eut le goût d’une vérité amer, Zig va fouiller notre invité et assure-toi que son téléphone soit éteint, ordonna celui-là en se redressant.

L’homme de main posa la mitraillette près de la chaise et hissa son imposante carrure derrière celle, un peu plus frêle, de l’hôte. Muet, il lui parut impossible de dresser le moindre dialogue, de tenter le tout pour le tout, de s’essayer à la négociation, non, il lui fut inconcevable de laisser ses cordes vocales nouées trahir le poids mort qui lui comprima la poitrine. Subitement et sans détour, Zig brandit l’arme qu’il eut trouvé sur Maru et fit glisser cette dernière sur le sol, intercepté par le pied de Dean qui, de toute évidence, ne sembla pas surpris, j’sais pas ce que tu croyais faire avec ça, on t’aurait fait la peau avant même que t’appuies sur la gâchette. Il ramassa le calibre qu’il glissa sous la ceinture de son jeans, un instant de répit pour le fruit de ses désirs qui put, enfin, laisser sa tête repartir de plus belle vers l’avant, les pensées trop lourdes pour un écrin aussi abîmé.

Son téléphone est éteint, signala son congénère en remettant l’objet où il l’eut trouvé. Celui-ci recula de quelques pas mais resta planté là, derrière lui, prêt à attaquer au moindre geste brusque. Tiens César, c’est ton père, renchérit celui qui jusqu’à présent, fut en retrait. Il approcha d’une démarche grossière et le fils prodige de torture receptionna le portable, adressant à l’invité un signe de la main pour lui soumettre de patienter un moment. Ouais, c’est moi, qu’est-ce que t’as foutu ? [...], attends, bouge pas, j’demande, c’était quand Talha ? le silence éprit l’endroit dans une étreinte de plombs, la cible elle, ne sembla plus apte à communiquer d’informations, assommée par le comportement déroutant de son semblable, elle eut fini par croire que trouver une porte de sortie fut sans aucun doute, une perte de temps.

Putain assume la merde que t’as balancé et réponds, j’t’ai demandé c’était quand, où, bordel dis-moi tout, j’veux tout savoir, le ton ferme, excessivement élevé, il eut un sursaut et aussitôt, ses ongles recommencèrent à gratter rageusement les accoudoirs de la chaise. ❝-Le huit novembre, le lendemain de mes quatorze ans, dans son parking souterrain avec Bill, Josh et Denver❞, robotiques, chaque mots qui passèrent la barrière de ses lèvres manquèrent cruellement de vie et là, pour l’heure, la possibilité de recevoir une balle en plein coeur ne lui parut pas si mauvaise. Comment t’as pu faire un truc pareil, t’as pensé à maman ? bordel mais qu’est-ce qui tourne pas rond chez toi ? [...] ouais c’est ça, prends l’premier vol et viens t’excuser vieux con.

Aussi étrange put-il être, tout lui sembla désormais limpide. Jahseh cessa tout mouvement et telle une averse imminente en plein été, son rire saigna la tension palpable, incontrôlable et enfantin, les éclats emplirent les lieux pour le rendre moins terne, moins fade et davantage agréable. Sous la coupe d’une stupéfaction lisible jusque dans les traits, César recula, les sourcils haussés alors qu’il eut tout juste raccroché, tu sais rire toi, pour de vrai ? bah putain, tu peux me dire ce qui t’amuses là ? la question abattue comme le couperet d’une guillotine sur la gorge, il ne parvint pas à freiner ses assauts cristallins, certainement au bout de ce qu’il put encaisser.

❝-Après ce que j’t’ai dis, la seule chose que tu trouves à dire à ton père c’est est-ce que t’as pensé à maman, vraiment ? tu m’dis que y’a que toi pour qui j’compte mais t’en as rien à branler, tout ce que tu veux c’est que j’te suce la queue mais hé, moi vivant, jamais ça arrivera alors à moins de te plier aux mêmes vices que ton pédophile de père, bute-moi, vas-y, après ça j’serai tout à toi❞ qu’il siffla, à bout de souffle. La respiration bruyante, l’air lui manqua atrocement. Dean lui, sembla perplexe, comme s’il n’eut pas été préparé à de tels propos, cependant, il pointa l’arme sur sa tempe, le doigt sur la gâchette et ce simple geste fit sourire Jahseh. ❝-Appuie, t’attends quoi là ?❞, cet élan d’indifférence renversa la vapeur, tel qu’il s’y attendit ; le prisonnier fut éreinté d’attendre la fin sans broncher et ça, cette comédie farouche, cette insolence aiguisée fut sa manière de faire tapis, de tenter le tout pour le tout, au péril de sa vie.

Un signe de tête et Kobe déposa les armes à son tour, troquées pour une pince coupante qui servit à le libérer des liens tranchants qui saignèrent ses poignets. Le plan qu’il eut conçu à la volée parut fonctionner puisque là, en l’instant, seul Dean fut armé. Le canon froid daigna resté pointer sur sa tête mais il n’en perdit pas son objectif, coûte que coûte, sortir Maru d’ici, sain et sauf, quoi qu’il advienne et ce, même s’il ne compta finalement pas tant que ça. Pour l’heure, il ne bougea pas, toujours sous l’emprise d’un calibre neuf et de cette poigne, nouvellement réfugiée dans ses cheveux, on s’est un peu éloigné du but de cette rencontre alors vas-y, j’t’en prie, à toi l’honneur Maru, j’te laisse lui dire ce pourquoi t’es là.

Soudain, ses yeux le trouvèrent. Ses iris contemplèrent ce visage qu’il eut pensé ne jamais revoir, cette désinvolture à toute épreuve, cette confiance qui lui fut digne, pourtant, quelque chose clocha, non, quelque chose n’alla pas, là, maintenant, quelque chose qui contrasta avec le reste et qui ne fut pas comme à l’accoutumée et c’en fut suffisamment pour le bousculer, à l’intérieur. ❝-Ouais Maru, vas-y, dis-moi au revoir et attention, j’veux la plus belle putain de déclaration que j’ai jamais entendu de ma vie, ouais, si tu dois me laisser alors j’veux que t’y mettes la forme❞, dans son dos le rire du ravisseur éclata, foncièrement ravi, alors qu’au travers de ce cinéma, de ce ton âcre, lui se risqua à deviner si tout ça ne fut pas le fruit d’une manipulation, d’une mauvaise blague. Tiraillé entre mensonge et vérité, réalité ou imaginaire, il fut complexe de savoir si le diable eut prit ce risque insensé pour soulager sa conscience ou pour une toute autre raison, une raison tenace mais passée sous silence, une raison plus forte que tout ce qu’ils purent admettre tous les deux, cette même raison qu’il valut mieux taire.



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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Jeu 23 Sep - 16:28


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TAKE A BULLET'S RAIN FOR YOU;
@Jahseh Berry


Le temps d’un instant, leurs pupilles s’accrochent, aussi étrange que ce soit, il plonge dans cet univers, à la recherche d’une réponse claire ; à quoi pense-t-il, maintenant ? Encore une fois, il aurait aimé le comprendre, ne parvenant aucunement à saisir ce qu’il peut bien se dire. Rêve utopique de vouloir posséder le don de télépathie, juste pour lui transmettre son vrai désir, celui de le sortir de là pour le réprimander, il aurait dû le tuer, songe-t-il inlassablement. Le silence s’élève et c’est là qu’il sort de sa torpeur, réalisant peu à peu dans quel état se trouve Jahseh. La peau bleutée par les coups, les yeux assurément dilatés par toute la poudre ingérée, il descend son regard sur ces poignets ensanglantés, qui le rendent furieux de l’intérieur. Il réfléchit à vive allure, se tient silencieux, même quand Dean lui murmure des paroles qu’il n’entend pas près de son oreille. La curiosité malsaine, la crainte qu’il tente de lui retourner le cerveau, elle est là, elle le ronge. S’il tente bien que mal de paraître peu affecté par la situation, son cœur, lui, est sur le point d’imploser de toutes parts, surtout quand il entend l’ordre donné à quelqu’un derrière lui. Maru se retourne brièvement, remarque enfin l’armoire à glace qui se lève, se figeant furtivement. Il se laisse tripoter, ne peut retenir un grognement agacé quand son arme est glissée au ravisseur, suivi d’un soupir frustré à l’entente de ce que dernier déclare. Ce qu’il aurait aimé lui faire ravaler sa fierté, sa supériorité, la haine qu’il ressent pour lui grimpe, jusqu’à ce qu’elle lui donne l’impression d’asphyxier, difficile de demeurer totalement indifférent désormais. Connard… qu’il murmure en allemand.
Le téléphone remis à sa place, lui qui s’est imaginé qu’il allait l’écraser, le surprenant quelque peu, il jette tout de même un regard noir derrière lui à la brute, avant d’être soudainement curieux de l’échange. Plongé dans une incompréhension la plus totale, il écarquille un instant les yeux, se demandant bien de quoi il parle. Soudain, il retient un hoquet de choc, il pense savoir ce qui se trame et de nouveau, son myocarde se déchaîne bien trop. Il ne sait pas d’où lui vient la force ultime pour ne pas déglutir, pour ne pas s’avancer et poser des questions. Parce que désormais, la conclusion lui semble impossible, accablante. Ses iris vissées sur Jahseh, la moue abasourdie, il tente de calmer son souffle, son mutisme davantage aberrant lorsque son « ennemi » se met à rire. Peut-être est-ce un moyen pour lui de montrer sa nervosité, il n’en sait rien, mais ce n’est assurément pas la réaction adéquate, que pense Maru, s’en fichant pourtant bien de si son comportement est conventionnel ou pas. D’un pas, il s’approche instinctivement, désireux de sortir de cet état second dans lequel il s’est mis, l’impuissance le rend fou, davantage quand la vérité éclate, après que l’hilarité ne cesse d’emplir la pièce. Quoi ? qu’il souffle, de manière inaudible, sa voix couverte par celle de Jahseh, erratique au possible.
Tout à coup, son pire cauchemar. La vision qu’il balayait sans cesse durant ces dernières heures, à s’imaginer l’inconcevable, une arme pointée sur la tempe de son sauvage, le risque alors qu’il tire. Le corps épris de tremblements qu’il essaie à tout prix de calmer, la panique le saisit, il est tenté de supplier Dean d’arrêter ce qu’il fait, sa voix pourtant coincée dans sa gorge. Le temps passe lentement, beaucoup trop, il ne rêve que d’une seule chose, s’en aller d’ici avec Jahseh, loin de là, loin de lui. Il déglutit, paraît se calmer quand aucun son ne s’élève, hormis les respirations saccadées, il comprend que le ravisseur n’oserait pas commettre une telle chose envers son jouet. Du moins il l’espère et le prie, même. Aussitôt, il prend sur lui pour ravaler toute trace d’émotivité, puisant dans ses dernières forces mentales, celles-ci ne tenant qu’à un fil. La lèvre mordillée quand Dean s’adresse à lui, cette maudite main de nouveau plongée dans ses cheveux, il ne répond pas tout de suite quand c’est Jahseh qui surenchérit. Les doigts forment un poing, il a soudainement envie de le lui flanquer en plein visage, comme avant, mais cette fois, ce n’est pas pour montrer qu’il le déteste, simplement pour le réveiller, sans savoir s’il joue la comédie ou pas. Finalement, il murmure un putain, la pression énorme sur ses épaules, alors qu’il s’avance enfin vers lui, s’agenouillant devant lui, les mains posées sur chacun de ses poignets. Une idée germe en lui, tandis qu’il se perd dans ses songes, à paniquer à l’idée de devoir lui faire ses adieux. Salive ravalée, il plonge ses iris dans les siennes, les ancre profondément, alors qu’il se penche un peu vers son visage, oubliant pendant un instant qu’au-dessus d’eux, se trouve le vrai diable d’entre eux. Tu te rappelles de la fois où je t’ai poussé dans la piscine ? qu’il questionne d’une voix dure, emplie de sévérité, sans le lâcher une seule fois du regard, la mine déterminée. Tu te souviens qu’après ça, tu m’as suivi comme un petit chien jusque dans ma chambre ? Il déglutit, s’apprête à insuffler le mensonge dans son discours, le léger mensonge qu’il espère que Jahseh percevra. Je t’avais dit ce soir-là dans ma chambre que j’en avais rien à battre de toi, je me suis approché de toi, je t’ai regardé dans les yeux comme je le fais maintenant. Tu te souviens de comment j’ai attrapé ta mâchoire pour te forcer à me regarder dans les yeux, pas vrai ? Pour mimer ce qu’il dit, pour accentuer ce qu’il tente de lui transmettre, il vient faire de même, empoignant alors ses joues de ses mains d’une poigne de fer pour encore plus l’inciter à le regarder que lui. C’est pareil ce soir, Jahseh. J’en ai rien à foutre de toi, tu peux te barrer de ma vie, ça m’affectera pas du tout. Mensonge, mensonge, mensonge. La voix qui tremblote malgré lui, il ne s’imagine pas une vie sans son ennemi, se refuse à accepter ce sort, pourtant ce soir, c’est ce qu’il dit, avec toute la culpabilité du monde.


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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Jeu 23 Sep - 21:59


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@maru baumeister


Les lieux morbides, les ambiances pesantes, les coeurs dénués de sentiments, les poignes sans compassion, tout ça il eut connu, cette nuit ne fit pas exception. Si Dean crut un instant le troubler en le traînant dans des décors tous plus sordides les uns des autres, il fit erreur. Jahseh eut grandi dans l’immondice d’un abattoir où le soleil ne brilla jamais, maintenu par d’épaisses chaînes entre deux cadavres en décompositions, là, allongé sur le sol à attendre qu’enfin son heure vienne. Son âme cessa d’avoir peur le jour où il dût tenir entre ses mains frêles d’enfant, une arme de destruction massive. Pour la première fois, ses paumes eurent la possession d’un MP5 et pour la première fois, il dût appuyer sur la gâchette pour survivre. Dès lors, son regard fut éteint, son sourire un souvenir et la crainte de mourir, un mythe.

Pourtant, de front à Maru, ce sentiment qu’il eut oublié s’insinua dans ses veines tel un poison. Les vertiges de la frayeur hissèrent dans son esprit, la toute puissance d’une profonde appréhension, celle de l’entendre dire qu’il n’en eut jamais rien à faire, qu’il n’eut été qu’un pantin, une piètre distraction et qu’il fut là pour asséner le coup ultime. Alors, ses iris affolés le scrutèrent, lui qui approcha dangereusement et pénétra son espace vital sans l’ombre d’une hésitation. Les mots fendirent l’air, les questions tombèrent les unes après les autres et ainsi, il se souvint de ce soir-là. Cette soirée à la tournure rocambolesque, celle durant laquelle il eut l’impression de voir défiler le cours de son existence mais aussi, celle qui fut marquée d’un constat aberrant ; qu’importe combien ce fut nié, il eut toujours besoin de Maru, cette nuit encore.

Jahseh acquiesça d’un signe de tête, qu’aurait-il put réfuter, il eut couru après lui, ce fut un fait qu’il ne put réprimer. Les dires s’enchaînèrent et l'incompréhension germa doucement dans l’écrin de sa tête, il chercha un instant ce moment, cet instant qu’il dût sans doute éradiquer de sa mémoire ; puis il comprit. L’espoir revint vivre dans son regard, l’espoir infime qu’il ne pensa pas même un mot de ce qu’il eut cité, de ce mensonge grossier qu’il eut sûrement été contraint de dire. Sans broncher, il lui laissa le loisir de malmener son visage, de l’empoigner d’une brutalité qui eut don d’apaiser ses mœurs et alors, il tenta de se creuser la tête pour trouver un moyen, quel qu’il soit, de lui faire savoir qu’il sut ce qu’il eut été entrain de faire. Cependant, son aîné ponctua son discours d’une voix qui oscilla, aisément audible, sa respiration se bloqua et il dût balayer à tout prix ce détail qui put lui coûter la vie.

Soudain, ses doigts glissèrent sur le poignet de Maru, un poignet qu’il enserra fermement et repoussa d’un coup sec. Plus subitement encore, le canon changea de cible et vint être pointé sur ce dernier, maintenant à genoux Baumeister, fini de jouer. Son cœur cessa de battre à tout rompre et si le cardio eut ralenti, l’esprit vorace, fusa. ❝-Non, attends j’vais le faire, c’est à moi d’le faire❞, sa voix trancha dans le vif, fusionna avec l’électricité ambiante et laissa un silence de plomb s’instaurer au gré des secondes. Son regard quitta celui de son égal pour venir chercher celui de Dean et d’une lenteur qui ne voulut prendre aucun risque, il se leva, d’abord étourdi avant de trouver l’équilibre maladroit en s’appuyant sur celui qu’il dût normalement tuer d’une balle.

Le geste vint trahir son intérêt puisque dans toute sa logique, l’appui idéal ne sembla pas celui qu’il dût être. Le sourire de son bourreau disparu et comme s’il prit conscience de son erreur, il ôta la main de cette épaule pourtant confortable. Éloigne-toi de lui, putain j’rigole pas, j’vais buter ce fumier, il put gronder tant qu’il le voulut, or, Jahseh ne bougea pas d’un centimètres et bien que son bourreau put tirer sur son rival sans craindre de le toucher, il ne put se résoudre à prendre le risque. Bordel à quoi tu joues, bouge de là j’vais tirer, mais il n’en eut rien à faire, rien, et tant pis s’il s’agit de son dernier instant, de son dernier souvenir, de son dernier soupir, tant pis s’il n’eut pas vécu assez, tant pis si tout fut sur le point de se terminer là, comme ça.

Un bruit sourd éclata, l’écho demeura. Le monde cessa de tourner. Sous l’impact, un sursaut. Sans y réfléchir à deux fois, il eut poussé violemment Maru, s’imposant tel un gilet pare-balle et le voilà, chancelant, déséquilibré par le choc, toutefois, si l’adrénaline empêcha la douleur de l’étouffer, son t-shirt se gorgea de sang d’une vivacité infaillible. Pourquoi t’as fais ça, t’es complètement con ? putain de merde, fais chier, les mains sur les oreilles, Dean ne parut pas savoir quoi faire lorsque son obsession première se laissa tomber sur le sol, la respiration sifflante, tout ça c’est de ta putain de faute sale connard, regarde ce que t’as fais, putain., qu'il cracha, accusant Maru parce que plus facile que d'assumer sa faute.

Agenouillé sur le bitume poussiéreux, la paume compressée contre l’épaule, il observa César, distrait à souhait, faire les cent pas. Ce n’est que lorsque ce dernier pointa son aîné de son calibre pour la seconde fois qu’il rompit l’infime distance qui le sépara des M16 en s’élançant dessus, désespéré, à court de solutions et surtout, sans réfléchir. Les cris de Kobe lui parurent lointain, tout ce dont il eut conscience, c’est ce danger imminent auquel Maru fit face. Aussitôt en sa possession, il se mit à pleuvoir une pluie de balles sur la silhouette la plus proche et le corps criblé de cet homme suffit à faire distraction, assez pour pousser Dean à manquer son tir.

Zig s’écroula au sol au même titre que la mitraillette et Jahseh suivit de près, exténué. Tout ce qu’il put entendre se résulta à des cris effacés, en vrac ; allez viens, faut s’tirer, ainsi les pas de courses ponctuèrent la fin de l’assaut. Les yeux livides rivés sur le plafond terne, l’air lui manqua alors il songea ; si tout dût finir ici, au moins il ne partit pas pour rien, il n’aura pas vécu en vain, lui qui durant sa courte existence eut cherché un sens à cette vie désarticulée, cette vie semée d’embuches, peut-être l’eut-il trouvé ce soir, peut-être que finalement, sauver Maru du précipice fut depuis toujours, sa destinée, par les coups ou via des balles, peu importe l’art ou la manière, peut-être qu’il fut celui qui donna un véritable sens à toute sa tragédie.

Plongé dans un état second, traumatique sûrement, il cligna lentement des yeux et l’oxygène lui revint brutalement. Comme s’il fut sous l’eau jusqu’alors, submergé par les vagues, noyé sous les flots, il remonta à la surface et put saisir cette bouffée qui, inéluctablement, adoucit ses poumons. Tel un sursaut de vie, il se redressa d’un bond, non sans geindre de douleur au bout de métal encore logé dans l’épaule et alors que l’esprit nébuleux sembla doucement s’éclaircir, une seule pensée l’inonda ; allait-il vraiment bien ? en quête d’une chaleur familière, son regard vint chercher opiniâtrement le sien, ❝-est-ce que tu vas bien, t’as rien ? t'es blessé ?❞.

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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Sam 25 Sep - 17:42


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@Jahseh Berry


L’emprise qu’il effectue sur sa mâchoire n’est sûrement rien en comparaison de l’emprise de César sur leur vie. Maru sait qu’à tout moment, tout peut basculer, qu’ils effleurent la mort du bout des doigts. Il suffirait d’un mot de travers, d’un geste trop brusque, d’une comédie mal jouée et ce n’est pas tant la crainte de mourir qui l’incite à prendre un tel risque, c’est celle de se retrouver séparé de Jahseh. Un égoïsme qui persiste, juste différemment cette fois. Les paroles sont durement soufflées, la langue se fourche, mais surtout les mots l’écorchent. Le mensonge est insinué dans son discours, tel un poison, un venin que l’on injecte. Incapable de décrypter les émotions comme son ennemi le ferait, il ne remarque pas les pupilles qui s’illuminent, bien trop appréhensif de la finalité de ce qu’il entreprend. Sa voix grésille un instant, il écarquille brièvement les yeux, se rendant compte de ce malencontreux détail. Le silence est lourd, oppressant, il plonge dans un mutisme effroyable, le regard braqué dans celui de Jahseh, incapable de le relever vers le diable en personne.
Soudain, il sort de sa torpeur lorsqu’il sent une légère douleur à son poignet, aussitôt éjecté. Perdu dans les méandres de ses pensées, il ravale difficilement la panique qui grimpe, se demandant s’il a réellement compris ce qu’il tentait de lui transmettre. Peut-être que non, peut-être qu’il n’a absolument pas repéré le mensonge. Son cœur se tord dans tous les sens à ce que dit soudainement César, il redresse lentement ses iris, braquées sur sa silhouette : un fusil est pointé sur lui. Sa respiration se coupe furtivement, avant que son souffle se saccade, difficile de ravaler son stress grimpant désormais, son corps émet quelques tremblants. Comme dans les films, il voit sa vie défiler pendant quelques secondes, avant de revenir brutalement à la réalité, ramené par la voix de Jahseh, étrangement emplie de détermination. J’vais le faire, qu’il déclare. Q-Quoi ? De quoi tu parles ? Il le sait, pourtant, il sait de quoi il parle, la crainte que finalement, tout se retourne contre lui, qu’il soit venu pour rien, qu’il n’a pas pu le libérer de la prison dans laquelle ce maudit ravisseur l’enferme. La main posée sur l’épaule, il l’observe se lever, incompréhensif au possible, de nouveau, les engrenages de son cerveau s’élancent à toute vitesse, tentant bien que mal de juste comprendre.
Sûrement que le désarroi annihile sa vivacité, contrairement à César qui paraît se rendre compte de quelque chose, c’est uniquement quand ce dernier réagit aussi mal qu’il saisit. Impossibilité de se lever lu aussi, le corps figé par la gravité de la situation, il ne peut qu’observer dans un silence angoissant, probablement trop choqué par la possibilité qu’une balle vienne se planter entre ses yeux. Il va mourir, s’imagine-t-il, il va mourir et il ne pourra plus embêter Jahseh.
Ce dernier ne bouge toujours pas, et c’est cette vision qui l’incite à retrouver l’usage de sa parole. Qu’est-ce que tu fous putain ? qu’il rugit, de cette voix qui tremble de nouveau, réalisant enfin ce qu’il fait. Il se maudit de sa lenteur, refuse d’assimiler ce qui se passe, ce qu’il est en train de faire, non, il ne peut pas le laisser faire, songe-t-il inlassablement. Jahseh, recule, bordel ! Tu vas- Cette fois la pièce s’emplit d’une octave plus élevée, ses émotions remontent à la surface, la tension accumulée ces derniers jours grimpent soudainement, il panique, commence à hyperventiler doucement, rien qu’à se dire qu’il commet une grave erreur. Voix arrêtée dans son élan, son corps valse brusquement contre le sol, il se rattrape misérablement dans un léger gémissement de surprise, se redressant aussitôt, sa tête lui donnant l’impression d’imploser là tout de suite. Et soudain, un bruit, un son qui l’horrifie, le bang s’élève dans l’air, lui donnant la sensation qu’il s’agit de là d’un arrêt de mort. Son myocarde tambourine dans sa cage thoracique, sa respiration se met à siffler, les yeux sont écarquillés, aux premiers abords, il n’ose pas se retourner. Puis, finalement, c’est avec appréhension qu’il jette un coup d’œil et l’horreur teint ses pupilles, il parait terrorisé, le rebelle, jamais auparavant il n’a ressenti un tel effroi. Là agenouille face à lui, se trouve un Jahseh au t-shirt ensanglanté. La réalité lui semble lointaine, il n’entend même plus César, non, il se perd dans la contemplation consternée de cette blessure, de cette plaie qui entache bien trop son ennemi, il peine à réaliser ce qui vient de se dérouler et c’est lorsque le ravisseur vocifère une deuxième fois qu’il rampe presque jusqu’à celui qui vient de le sauver, ignorant royalement les accusations. Jahseh… oh merde… tu- tu vas bien ? Oh non, non, non, ça saigne trop, oh merde, j’veux pas- j’veux pas- te perdre.
Focalisé sur lui, il ne se rend pas compte que César pointe une deuxième fois son arme sur lui et il tente pathétiquement d’arrêter Jahseh dans son élan, ne voulant pas qu’il s’élance de la sorte, ayant peur qu’il fasse trop d’efforts physiques. Mais c’est trop tard, il est parti, se ruant sur des fusils, donnant alors l’occasion à Maru de se tourner vers le diable en personne. Dorénavant, elle est loin la peur de mourir, la colère remplace la peur, il le fusille du regard – encore pire – il le dévore de sa fureur, celle de se dire qu’il est le fautif, peut-être le meurtrier de celui qu’il considère comme son poison addictif. Tire ! Vas-y, enculé, tire ! Cependant à peine a-t-il le temps de scander ces quelques mots provocateurs que c’est encore ces mêmes bruits anxiogènes qui résonnent dans la salle, poussant le rebelle à se baisser un peu, cherchant aussitôt son sauveur du regard, rien que pour s’assurer qu’il ne lui arrive rien, ne songeant même pas à se mettre à l’abri. Il le repère, là, armé de son arme imposante et sûrement est-ce déplacé de sa part, mais entremêlé au trac de l’imaginer se prendre une autre balle, il est aussi fasciné par la vision, hypnotisé par la facette qu’il voit de lui.
Puis tout à coup, il sort de sa bulle, revient brutalement à la réalité quand l’homme derrière lui s’écroule, et c’est de quelques pas effrénés que tout s’arrête aussi vite que tout a commencé, mais le pire reste à venir : Jahseh s’est aussi effondré, sous le regard alarmé de Maru. Ce dernier aussitôt se met à ramper vers lui avec frénésie, dans un mutisme ponctué de son souffle erratique. Il l’observe de haut en bas, la gorge nouée de sanglots étouffés, alors qu’il se met à parler, tel un détraqué : Putain, oh merde, non, c’est pas possible. Tu peux pas… non, j’veux pas… Les mains placées sur son torse, à se répéter qu’il est mort, il le secoue légèrement, au diable la haine qu’il lui réserve en temps général, l’inquiétude a étouffé le reste. Jahseh, me laisse pas, t’as pas l’droit de- tu peux pas mourir, non, je veux pas, s’il te plaît. Il peine à contrôler le mouvement saccadé de ses poumons, reconnaissant la familiarité d’une crise de panique qui l’éprend, mais cette fois, il ne parvient pas à se calmer, le corps malmené par ses émotions, l’esprit torturé par le corps inerte de son ennemi.
Et soudain, celui-ci se redresse subitement, faisant sursauter Maru qui se fige par la suite, le voir se redresser lui permet de se forcer à ravaler l’implosion de son stress et c’est son regard dans le sien qui l’aide un peu plus. Tu m’demandes vraiment si ça va ?! qu’il s’exclame, l’instabilité se fait ressentir dans le ton de sa voix, les iris vissées sur le sang. J’vais bien putain mais c’est parce que tu t’es pris une balle pour moi, fallait pas, tu saignes tellement bordel, je… il faut appeler une ambulance, ouais, faut le faire parce que tu vas trop saigner et tu vas mourir, je veux pas. Sans attendre, il vient chercher son téléphone, qu’il tente d’allumer. Pas de batterie. Merde. Il se tourne automatiquement vers le corps de l’homme et ne voulant pas perdre de temps, il se relève, accourant vers lui, alors qu’il fouille dans ses poches pour en sortir un mobile à l’écran craquelée par une balle. Des injures s’extirpent de ses lèvres, il en profite pour donner un coup de pied au cadavre, frustré et énervé, avant de revenir auprès de Jahseh. J’ai vu dans- dans les films qu’il fallait faire pression, alors… Pris de tremblements, c’est l’adrénaline qui lui permet de déchirer un bout de son haut, venant automatiquement la placer sur la plaie, sans se rendre compte qu’il risque de lui provoquer une douleur sourde. Le visage tourné vers lui, les pupilles ancrées dans les siennes, il déglutit. Tu vas pas mourir pas vrai ? Faut- faut aller à l’hôpital, Jahseh.



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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Dim 26 Sep - 19:13


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@maru baumeister


La fureur du cyclone, le revers cinglant d’un passé qu’il crut pouvoir éradiquer à coups de kilomètres et le sang qui découla des mauvaises décisions qu’il eut toujours prises. Le son des balles comme berceuse, leur écho eut un goût de dernière mélodie, une dernière chanson qui promit muettement une fin brutale. La cohue, une crainte palpable et un désir profond, un besoin désespéré de donner un sens réel à cette existence blafarde. Tel un songe, mourir pour Maru sembla une douce manière de s’en aller, cette fois pour de vrai, pour de bon et sans dire au revoir.

Au centre d’une folie carnassière, en gravitation autour d’une psychose sentimentale qu’il n’eut jamais sollicité, il comprit combien la plaie béante d’un cœur brisé put faire des ravages. Le sien au chômage depuis toujours, il n’eut jamais battu pour quiconque mais fut pourtant prêt à flancher pour quelqu’un ce soir. Peut-être était-ce son rôle depuis le tout premier jour, céder sous l’impact, saigner et s’éteindre pour lui, pour que le sien continue de battre, de pulser à tout rompre, de se serrer, d’en étreindre d’autres, de voler en éclat, d’aimer à n’en plus pouvoir répandre le sang dans les artères, peut-être était-ce ça, le sens caché d’une pareille misère ; succomber pour lui permettre de vivre plus fort encore.

Alors, lorsque la balle le heurta de plein fouet, les jours sombres et les nuits d’effrois furent semblables à un mirage, une passerelle désarticulée vers mieux, un carrousel horrifique pour atteindre l’objectif ultime ; laisser une trace, même infime. La collision marqua sans nulle doute la toute puissance de ce qu’il fut prêt à abandonner pour Maru, parce que si jusqu’alors les mots manquèrent, les actes eux, ne purent rester muets et soulignèrent sans le moindre filtre, l’importance limpide de l’ennemi dans l’écrin de sa vie, une vie qui, dorénavant, ne tint plus qu’à un fil.

Des sueurs froides, le bitume rugueux sous sa peau abîmée, les néons lui brûlèrent la rétine et dans la poitrine, le cœur battit moins vite. Les lèvres entrouvertes, la respiration lente, durant une minute, juste une, il se sentit plus léger mais vint l’instant d’après, celui qui fit pleuvoir sur lui la douleur du sévice, l'exhumation féroce de tout ce qu’il eut accumulé au cours des dernières heures et cette peur viscérale, gisant dans les veines, cette peur de le savoir lui aussi, atteint par l’impitoyable. Soudain, la crainte réanima ses sens et d’un sursaut brusque il revint à lui, les pieds sur terre mais la tête dans le calvaire nébuleux.

La lucidité s’insinua sous la chair écorchée, son regard livide s’embrasa d’étincelles au contact du sien, vivant, il parut ne pas être blessé et c’en fut assez pour adoucir l’agonie. D’une vivacité étourdissante, Maru débita, encore et puis toujours, excessif, en masse et il perdit le fil. Là, sous ses iris fatigués, il intercepta le flux dévastateur de sa panique, de cette angoisse dévorante qui lui déferla par tous les pores. Un contact et la réalité le cogna violemment, il réalisa doucement mais durement ; s’il eut prit une balle, s’il eut été prêt à mourir pour le savoir en vie, rien, non, il n’exista plus rien qu’il ne put pas faire pour lui, ainsi sous le poids irrémédiable du constat, pour la seconde fois de la soirée, il n’eut pas seulement peur, il fut terrorisé.

Une pression sur la blessure, il réprima, les dents serrées, combien ce fut douloureux. Les tympans jusqu’alors bourdonnants, sa voix enfin audible et ses mots le secouèrent brusquement. L’impasse inéluctable de la situation, la peau écarlate d’une vérité translucide, il sut qu’il ne resta plus grand chose des barrières qu’il eut mise entre eux, les remparts furent ébranlés dès l’instant où Maru fut dans le viseur d’une faucheuse sournoise, prête à frapper un grand coup. Or, ce constat demeura sans qu’il n’eut jamais réussi à l’expliquer - lorsqu’il fit partie de l’équation, rien ne fut plus certain, pas même le pourquoi du comment ce coeur monotone battit si vite.

Un silence de plombs, la chair couverte de frissons, l’hiver afflua en tempête ; perte conséquente de sang, température excessivement basse, l’esprit brumeux, l’état de choc menaça avidement de le noyer. Il fallut agir, maintenant, vite et sans plus attendre, ❝-Maru, hé, doucement, tout va bien, je vais bien❞ qu’il tenta d’abord, sa survie ne tint plus qu’à son aptitude à gérer une pareille urgence, ❝-regarde, je vais bien, j’suis vivant❞, sous le poids des mots, il appuya les faits en saisissant sa main libre qu’il posa doucement sur son coeur, un muscle qui, dans l’instant, tourna à plein régime, si fort qu’il crut le sentir prêt à imploser en centaine de millier de pièces, ❝-tu vois, il bat encore❞ grâce à toi.

❝-Faire pression c’est bien, t’as eu le bon réflexe❞, le mettre en confiance fut crucial pour ce qui s’apprêta à suivre, davantage lorsque son existence toute entière fut sur la sellette alors d’un calme olympien, il ôta méticuleusement la paume délicate qui lui comprima l’épaule. L’habileté sans faille fut de rigueur lorsqu’il appuya d’un doigt sur la plaie, non sans geindre, décelant d’un calcul et d’un naturel étrange, la localisation exacte du bout de métal.

❝-Oublie l’hôpital, pour une blessure par balle ils appellent les flics et finir en taule c’est pas une option❞ si le choix dût être prit, il préféra nettement y laisser corps et âme que d’être enfermé, encore, derrière des barreaux, là où le soleil ne brilla que rarement et la liberté elle, fut un mythe. ❝-La balle est encore à l’intérieur, à quatre centimètres sur la gauche, si on la laisse elle ira se loger dans le coeur donc j’dirais qu’il me reste trois à quatre heures avant de crever mais mes notions en médecine sont un peu rouillées alors c'est peut-être moins❞, aussi radical furent les dires, un sourire fébrile vint étrangement visser la commissure de ses lèvres, mince certes, mais il fut bel et bien là, doux et sincère, pour la toute première fois depuis des lustres.

Les iris ternes, le teint blême, les traits meurtris, son visage suinta la mort sous sa forme la plus précaire, pourtant le rictus persista à rester, tel un murmure qui voulut lui dire ; tout ira bien, ça va aller. Les forces manquèrent mais il puisa dans les dernières réserves pour hisser ses doigts sur la joue voisine et l’effleurer d’un geste délicat, presque tendre, ❝-j’aurai préféré que t’aies mon sang sur la peau dans d’autres circonstances❞. S’il eut toujours cru que Maru put finir peint de son lymphe carmin, jamais il ne put s’imaginer ça se produise d’une telle façon et la déception appuyée fut audible dans chacune des syllabes proférées.

Le bras trop lourd, celui-ci retomba brusquement sur le sol, ❝-tu vas devoir me l’enlever toi-même mais pas de panique, d’accord ? ça va beaucoup saigner et ça va être délicat mais je t’indiquerais quoi faire du début à la fin et tout ira pour le mieux, est-ce que tu penses pouvoir faire ça ?❞, lui qui n’eut jamais confiance en quiconque dût se résoudre à le faire, éperdument, radicalement et sans réserve. Son être put disparaître dans les limbes d’un instant à l’autre, il put être terrassé dans les méandres d’une fin si proche qu’il l’eut senti l’étreindre, pourtant, il n’eut pas peur, pas une seconde, parce qu’il sut, qu’importe l’issue, Maru se tiendra là, tout près et si la fatalité vint l’emporter, le songe qu’il put être le dernier visage qu’il vit avant de partir lui sembla une agréable conclusion, ❝-j’ai ce qu’il faut dans mon van, ils l’ont garé à l’arrière ce matin, tu m’aides ? j’arriverai pas à me lever tout seul❞.


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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Sam 9 Oct - 19:07


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Il ne sait pas ce qu’il ressent à cet instant précis, est-ce de la reconnaissance infinie qui martyrise son cœur, soumis à des battements frénétiques ? Pourquoi lui ? qu’il se demande, pourquoi le sauver lui, il ne comprend pas, vraiment pas, paradoxalement, il désire et craint l’idée d’en connaître la réponse. Peut-être vaut-il mieux laisser certaines choses dans l’ombre, s’imagine-t-il, de manière malsaine il appréhende le jour où ils sauront chaque détail à leur propos, par peur que Jahseh ne se lasse de lui. Ou alors, est-ce la terreur de le perdre lui, par sa propre faute, il cherche mille et une méthodes qui auraient pu éviter qu’il se prenne une balle, la panique ancrée en lui, viscérale à souhait. Il ne veut pas qu’il meure, ne saurait plus comment agir sans lui, lui et sa personne qu’il déteste. Le tissu posé maladroitement contre sa plaie, les mains tremblantes, il peine à réfléchir et soudain, sa voix s’élève, attirant aussitôt l’attention de Maru, qui redresse son visage vers lui. Faciès qui immédiatement se détend face à ses paroles, les iris vissées dans les siennes, accrochées à cette lueur dans l’espoir qu’elle ne s’éteigne jamais, il l’écoute silencieusement, le souffle bien plus régulier. Le cœur un peu plus apaisé, moins douloureux à chaque contraction, sa main glisse dans la sienne, se calant contre sa poitrine pulsatile. Comme par automatisme, ses doigts se referment délicatement sur son habit, il aura suffi de quelques mots, d’un touché, pour qu’il en oublie sa panique. Se calmer pour mieux se focaliser sur lui, c’est l’objectif qu’il s’est mis en tête. Il hoche la tête, déglutit, l’expression déjà moins expressive. Ça m’rassure… qu’il murmure.
Complimenté, si en temps normal il se serait vanté, par pur narcissisme, maintenant il n’en a pas la foi, concentré. La main retirée, il la laisse tomber sur sa cuisse, se rendant compte de manière inappropriée que son touché lui procure un ressenti spécial, un qu’il ne parvient pas à comprendre – pour ne pas changer. Silencieux, il aborde une légère grimace en le voyant tâtonner sa plaie, n’osant pas imaginer la douleur, il tente bien que mal de ne pas paraître alarmé par ses dires, tous inquiétants à foison, surtout face à son dernier constat. Trois ou quatre heures avant de crever. La lèvre mordue dans l’espoir de calmer l’affolement qui grimpe une énième fois, il comprend qu’ils sont livrés à eux-mêmes, ici dans un abattoir abandonné. Putain, qu’il murmure, la voix grelottante de détresse malgré lui, il essaie ardemment de prendre sur lui, puise alors dans son courage quelque peu vacillant. Le visage tordu par l’inquiétude, soudain, il le voit. Ce sourire qui aurait dû être anodin, il le bouleverse de l’intérieur et contre toute attente, son cœur rate un battement, le plongeant encore dans cette incompréhension dévorante. Peut-être est-ce là le problème qu’il a avec lui, c’est l’impassibilité de son visage, lui qui aurait aimé le voir être parsemé d’émotions, comprenant alors la raison pour laquelle il se donne autant de mal pour voir ne serait-ce qu’autre chose que la froideur.
Perdu dans sa contemplation, c’est le touché délicat sur sa joue qui le sort de sa torpeur et malgré lui, il s’accroche à ce contact physique, aussi exaltant que reposant. Il a la sensation qu’ils sont dans leur monde, que le temps s’est arrêté, que le monde a cessé de tourner pour eux, il en vient presque à oublier l’urgence de la situation, de nouveau il rejette la faute sur Jahseh : il a la capacité étonnante de le prendre pour l’emmener dans sa bulle, c’est à cause de lui, qu’il se répète. Moi aussi… qu’il souffle, d’un ton bien plus certain que tout à l’heure, comme s’il s’était vraiment calmé.
Tout à coup, le retour à la réalité, elle est brusque et soudaine, tel un poisson qui sort de l’eau, tout lui paraît subitement trop réel, la plaie de plus en plus ensanglantée, le teint pâle de son ennemi, la dureté du sol qui le dérange, son myocarde qui s’enserre beaucoup trop. Il l’écoute de justesse, la sérénité dans laquelle il baignait s’évapore, il retrouve cette légère panique au creux de l’estomac, mais pour aider son sauveur, il ravale son appréhension, hochant frénétiquement la tête. Oui, je peux le faire, détermination audible, une confiance en soi restaurée, il retrouve l’assurance qui lui colle éternellement à la peau. A sa requête, il n’attend pas, allez j’vais t’aider gros nul, l’humour en bouclier, l’arme ultime pour décompresser, une technique qu’il use souvent en ce moment. Maru ne perd pas de temps, saisit son bras pour la caler sur son épaule, le redressant. Maintenu fermement contre lui, il s’assure qu’il ne va pas glisser pour retomber au sol, avant de mener la marche, assurée et hâtive. Guidé par l’instinct, il n’est jamais venu ici, mais aussi étrange que ça paraisse, c’est son corps qui se mouve, pas lui. C’est de longues minutes plus tard qu’ils sortent, l’air frais lui permet d’enfin de réellement respirer, l’aidant à continuer jusqu’au van qu’il repère au loin. Probablement est-ce l’adrénaline, mais il ne perçoit pas son souffle devenu irrégulier à force de porter Jahseh, ayant même l’impression que ce dernier ne pèse rien contre lui. D’un geste de main hasardeux, il vient ouvrir le van, aidant son ennemi à grimper la marche, jusqu’à ce qu’il le pose doucement sur le lit. OK, maintenant je fais quoi ? qu’il demande, déjà prêt à attaquer la suite, s’armant d’un sang-froid peu représentatif de sa personne.


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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Lun 11 Oct - 15:04


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Au loin, il put entendre son heure sonner, gronder à travers la brume et lui siffler son arrivée. Il l’eut toujours su, naître dans le sang ce fut partir en s’y noyant. Perdu dans un pacifique carmin où la douceur n’eut jamais existée, il laissa les flots du souvenir le couler. Des doigts de sa mère sur le piano aux éclats de rires de son père, des après-midi allongé dans l’herbe à déceler le monde caché des nuages, à conter leurs histoires et deviner leurs secrets, ces soirées là à simplement contempler les étoiles déferler, à pleuvoir sous des iris émerveillés. Persécuté par une mémoire trop longtemps étouffée, anesthésiée par la violence, tout lui revint, d’un seul coup et sans ménagement, l’odeur des pancakes au matin, les cris gorgés de désespoir, la détresse des regards, les sourires, les anniversaires autour de la table basse, l’euphorie des samedis soirs, l’hystérie des lundis matins et le bonheur, le vrai, incrusté dans chacun des murs, un bonheur éphémère qui eut déserté trop vite, sans laisser de trace, sans même l’ombre d’un au revoir.

Les lèvres bleues, le teint blême, les traits blafards et le corps tremblant, la léthargie l’eut cueillie d’une étreinte d’acier, la faucheuse prête à frapper. Là, alors qu’il laissa le brouillard l’emporter, l’obscurité vaincre la lumière, la voix de Maru fendit l’air, envoya valser les barrières, brisa tous les remparts et fit écho à son âme, l’arrachant des bras meurtriers d’un état nébuleux. Soumise telle une issue, une porte de sortie soudain apparue dans les méandres troubles de songes, un battement de cils et la conscience vint éveiller ses sens. L’écrin de sa tête secoué par les vagues tempétueuses de flashbacks assassins, il put entendre pleuvoir le son des balles, un éclat de voix aiguë, les braillements, les hoquets de surprise et le bruit sourd de son corps qui heurta le bitume. L’imaginaire entailla les plaies encore vives et celles qui furent pansées lorsque sa silhouette se dressa juste là, sous son regard désarçonné tel un mauvais coup du sort, l’instant d’une seconde, son coeur cessa de battre à tout rompre, tu l’as enfin trouvé, cette personne qui vaut toutes les balles du monde, la raison de tous les sacrifices, celle qui te rends plus humain que tu ne l’as jamais été, maintenant tu comprends, tu sais pourquoi j’ai fais ça pour toi alors tu peux me laisser partir, il le faut. Sa main écorchée abandonna une dernière caresse empreinte de tendresse sur sa joue et sans plus un mot, elle disparut.

Egaré dans l’écume d’un adieu bâclé, Jahseh se frotta frénétiquement les yeux, interdit et déstabilisé à souhait. Tiré brusquement de cette torpeur assommante par le contact de Maru, il laissa ce dernier le saisir et l’aider à se lever, balayant d’un seul geste les premiers symptômes d’un état de choc inéluctable. Les pieds ancrés dans le sol, les doigts fermement accrochés à son vêtement, telle une poupée désarticulée qui délégua toute emprise, il laissa son aîné le traîner hors de cette cage où la fin imprégna jusqu’à l’odeur. Plus rapidement qu’il ne l’eut cru et comme jamais il ne put le penser, ils parvinrent à trouver le confort de son van, là où tout lui sembla désormais familier. ❝-Dans le placard de gauche, y’a une trousse et du désinfectant, sors les❞ qu’il indiqua en se hissant davantage sur le matelas.

Plongé dans l’urgence, ses dents vinrent entailler le col de son t-shirt qui céda sous ses canines aiguisées, le tissu écarlate déchiré d’un geste sec, il put s’en débarrasser sans trop de difficultés, ❝-j’vais désinfecter moi-même, ça va faire un mal de chien et j’préfère insulter mes ancêtres que les tiens❞, l’explication dite d’un ton vacillant, il saisit la bouteille d’alcool pour verser à la hâte son contenu sur la plaie qui elle, persista à saigner, ❝-ibn el charmout❞ grogna-t-il en laissant son dos heurter le lit. La respiration lourde, hachurée et bruyante, Jahseh tourna la tête vers Maru, ses iris le scrutèrent un moment, jaugeant combien la situation ne put pas être davantage alarmante, pourtant c’est un profond sentiment de soulagement qui apaisa conséquemment ses foudres intérieures.

❝-Dans la trousse y’a un scalpel, il va falloir que tu ouvres sans trembler, si tu sectionnes quoi que ce soit mon bras est foutu mais je sais que tu peux le faire, tu vas y arriver, ne réfléchis pas d’accord ?❞. Lui-même sut combien les émotions purent entraver un acte tel que celui auquel son semblable s’apprêta à se plier et il voulut prouver qu’il lui fit confiance, assez pour placer entre ses paumes, son entière existence, ❝-quand t’auras fais ça, tu prendras la pince à épiler et tu retireras la balle, sers toi des compresses pour absorber le sang, n’oublie pas, ça va beaucoup saigner mais ça ne doit pas t’arrêter, quoi qu’il arrive maintenant, rien ne sera de ta faute Maru, est-ce que tu comprends ? t’auras fais de ton mieux et c’est tout ce qui compte❞, vivre avec des remords, nulle ne sut mieux que lui ce qu’il put en découler, la toute puissance de la culpabilité qui rongea, corrosive, la moindre pensée et jamais il ne voulut accorder à son ennemi, la possibilité de vivre avec ce poids sur les épaules, ❝-quand tu te sens prêt, vas-y❞.


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· Re: ❛take a bullet's rain for you ━ MARU · Sam 16 Oct - 17:28


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Loin de s’imaginer qu’un jour il en viendrait à soutirer son ennemi d’un abattoir abandonné, il relate sans cesse ces dernières semaines, à se disputer avec lui, à passer du chaud au froid comme si de rien n’était, jusqu’à ce que ce soir il le porte sur son épaule, le cœur battant à tout rompre. La peur nichée au creux de l’estomac le rendrait malade, toutefois il avance d’un pas déterminé, refusant tout bonnement de le perdre, l’adrénaline lui sert alors de bouclier. Il serait prêt à tout pour ne pas revivre la scène d’il y a quelques minutes, revoir ce teint livide, proche de la mort, le corps immobile, non, il ne pourrait pas supporter de le voir une nouvelle fois dans un tel état.
Tout semble aller trop vite, une fois dans le van, la posture droite, prêt pour la suite et sans attendre face aux nouvelles directives, il se rue sur le placard, l’ouvrant à la hâte, le matériel sorti qu’il dépose près de lui. Il repère un évier et de gestes hasardeux, il se lave les mains, peu désireux d’infecter sa plaie s’il venait à la toucher, avant de revenir une nouvelle fois près de lui. Le regard posé sur lui, la moue de plus en plus inquiète, il semble plonger dans un mutisme, la terreur de le voir mourir d’une hémorragie le secouant. D’un hochement de tête frénétique, il déclare un léger « d’accord », ancrant ses doigts sur le drap, son cœur s’enserrant face à la douleur évidente de son rival, qui lui rugit dans une autre langue – pas besoin de traduction pour comprendre qu’il s’agit forcément de là d’une insulte, qu’il songe. Putain… qu’il murmure, en s’approchant, les iris vissées sur la blessure. Au début de leur relation, sûrement qu’il aurait ajouté une moquerie, maintenant qu’il y pense, il aurait assurément pris le temps d’enfoncer le clou de la situation : aujourd’hui, néanmoins, il n’en ressent aucunement l’envie, ne parvient même pas à imaginer la moindre pique à lui lancer. S’il n’était pas emporté dans un tel tourbillon, aspiré par ses émotions, peut-être aurait-il remarqué le calme étrange de Jahseh. Deux opposés polaires quoi qu’il advienne, même en cet instant précis, là où le chaos s’insinue en ces lieux.
Le dos un peu plus redressé quand il se met à lui parler, il boit ses paroles, cherchant déjà ce qu’il faut tout en l’écoutant, déglutissant légèrement à sa dernière phrase : Évidemment j’vais y arriver, tu m’prends pour qui, déclaré d’un petit grognement, pourtant le voilà à trembler de nouveau, la lèvre mordue dans l’espoir qu’il se calme. Difficile d’écouter la suite, cependant il le faut, il hoche brièvement la tête, la tête relevée vers la sienne. Il paraît pâle, bien trop, et impossible pour lui de cacher sa panique. Le scalpel entre ses doigts grelotte pendant quelques secondes, jusqu’à ce que ça devienne une longue minute, durant laquelle il s’encourage intérieurement. D’un souffle, il ferme les paupières, les tremblements cessent, les plis de son visage s’affaissent et voilà qu’il retrouve un peu de son assurance. D’accord. C’est bon. Si tu meurs ce s’ra pas d’ma faute, c’est toi qui l’a dit, humour retrouvé, même si défaillant, il s’approche davantage de son bras, l’empoignant doucement de ses doigts libres. La lame relevée, il décide de mettre toutes ses incertitudes de côté ; de toute façon, sa passion est de faire du mal à son ennemi, qu’il se répète. L’incision faite, c’est de nouveau son corps qui réagit, et l’étape suivante est déjà en marche : la pince à épiler entre ses doigts, il sait que le pire reste à venir. OK du coup… j’dois chercher la balle… tout va bien. La respiration retenue sans qu’il ne fasse attention, il suit les conseils de Jahseh, ne réfléchis pas. Se doutant de la douleur provoquée par le simple fait d’enfoncer la pince à épiler, loin de lui de se presser, la crainte de toucher quoi que ce soit qu’il ne faut pas le suffocant. La peau teintée de carmin, c’est l’effluve du sang qui l’incite à saisir soudainement la compresse de sa main libre, venant absorber le tout, continuant alors sa tâche de fil en aiguille. Et puis finalement, il la sent. Le bout de la pince cogne le métal et le visage peint d’espoir illumine ses traits, il continue, persiste, jusqu’à réussir à la saisir. Il recule, peu à peu, n’assimilant pas tout de suite ce qu’il vient de réaliser. Soudain, contre toute attente, les commissures de ses lèvres se redressent, un sourire radieux s’y dresse. J’ai réussi, qu’il souffle, quelque peu essoufflé, se rendant compte que maintenant qu’il ne respirait plus. Oh merde, ça saigne de fou, ajoute-t-il frénétiquement, sortant de son contentement, appuyant sur la plaie de sa compresse, expression inquiète retrouvée. J’dois te faire des points de suture, non ? finit-il par demander, parlant peut-être un peu trop pour un apprenti soignant. Du fond du cœur, il espère que non.



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