sombre

hell to the liars
Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez le mystérieux Mazebird à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS vous
pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de
vous lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos
demandes/idées/doutes dans la partie
aide à la création. Plusieurs pré-liens sont
également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions,
n'hésitez pas à les poser dans ce sujet ou si vous
voulez passer par MP, veuillez contacter le staff sur
le compte @The Observer.
home sweet home
Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
-44%
Le deal à ne pas rater :
PHILIPS HD6563/64 – Machine à café SENSEO Viva Café
49.99 € 89.99 €
Voir le deal

 Les magnétiques ━ MARI

F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Harbor Row

taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Parker Young

messages : 299
name : léa, the samuraibratz
face + © : jung jinhyeong
multinicks : none

age (birth) : vingt-six ans (30.02.95)
♡ status : (single) peu préoccupé par l'amour et ne souhaite entraîner personne dans son inévitable chute.
work : (silver dragons) barman aux portes des enfers, et plus si affinités
points : 546
moodboard :
bad boys bring heaven to you

Les magnétiques ━ MARI 91399ee2c97b915c2bc4b3e4a778425a7d8ae49c


image : Les magnétiques ━ MARI 14762a204e68eeda4a8b39d38c01a35e

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : fr

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Les magnétiques ━ MARI · Ven 8 Oct - 23:50

LES MAGNÉTIQUES



Ça n’avait aucun sens. Parker Young n’était pas sentimental, c’est un fait, une vérité absolue. Les rapports qu’il entretenait avec les femmes alors qu’il était encore en Asie de l’est n’existaient que dans le but de combler besoins primaires et émotionnels,  de libérer à la fois instinct animal et pulsions de douceurs et d’affection. Mais il n’était pas sentimental. Jamais il ne s’était attachée à l’une d’entre elles. Et il fallut que ce soit elle. Parmi tous ces putains d’humains sur cette terre, il fallut que son coeur daigne finalement montrer de l’intérêt pour elle. L’intouchable et fascinante Mari Baumeister. Celle sur qui il n’a aucun droit de désir de n’importe quelle sorte, celle qui aurait du être comme sa famille. Les étoiles se riaient ouvertement de lui. Capuche rabattu sur son crâne, laissant à peine apparaitre les ondulations négligées de ses cheveux, il se scanna méthodiquement dans le miroir face à lui. « Qu’est-ce que tu fous, mec ? » Il s’observa profondément, comme si son reflet allait répondre à cette question rhétorique et réordonner le bordel émotionnel dans lequel il nageait actuellement. Même maintenant, il arrivait à garder cet air froid et indifférent de circonstance, c’était presque flippant, cette dualité entre l’intérieur de son crâne en feu et ce visage glacial. Il n’avait pas le choix. Il continuait à la sentir à distance, cette angoisse qui semblait grignoter Mari de l’intérieur, il avait la curieuse impression que si il ne la rejoignait pas tout de suite, elle allait imploser.

Alors il dévala les escaliers de sa mezzanine, enfila une paire de baskets au hasard puis fonça vers la porte de son appartement. Puis, il revint sur ses pas, et se saisit de son argentique. Parker aimait cette ville, la nuit. Lorsqu’il développait ses photos, c’était comme si le flash aveuglant révélait sur les clichés des secrets dont personne ne connaissait l’existence, et il avait l’envie bouillonnante de découvrir ses secrets à elle. Au vol, il attrapa également la petite pochette dans lequel il rangeait sa drogue douce et tous les ustensiles allant avec. Habituellement, il se serait sûrement opposé à ce que sa tentatrice goûte aux plaisirs de l’herbe, du fait de sa condition professionnelle spéciale, mais ce soir, il était prêt à sacrifier certains de ses principes si ça pouvait la soulager du poids des maux qu’elle semble porter. Claquant la porte derrière lui, il rejoignit sa voiture en un éclair et jeta les affaires qui terminèrent leurs courses au pied du siège passager. C’était une Jeep de plutôt belle facture, un des premiers cadeaux qu’il s’était offert après avoir remis les pieds dans l’illicite. Il tapota sur son portable un message bref pour la prévenir qu’il serait là dans quelques minutes, et s’élança à une vitesse dépassant largement les limitations sur les routes désertes de Windmont Bay. Sans éteindre le moteur, il se gara auprès de son immeuble puis lança la radio, en attendant sa venue.

Elle était enfin là. Sa sirène aux allures pécheresses, celle qui faisait exploser les règles de son monde. À peine avait-elle claqué la porte de l’habitacle qu’il démarra sans lui jeter un regard, et sa voix rauque et ensommeillé se superposa au morceau de rnb lancinant qui venait de démarrer.

« Forêt ou plage ? »
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Mari Baumeister

messages : 580
name : lou/she
face + © : kim jennie (balaclava), siren charms (sign), non uccidere (icons), gifs (myself)
multinicks : none

age (birth) : 22 ans. Un âge où tout vaut la peine d'être vécu, où rien n'est perdu.
♡ status : Célibâtarde, Hétérosexuelle. Quiconque est manipulable est baisable. Amoureuse de la manipulation ou du sexe à outrance. Nul ne saurait réellement répondre à cette question, pas même Mari. C'est dans le chaos qu'elle a trouvé une forme de rédemption et de paix intérieur pour appréhender ses relations aussi éphémères et irrégulières qu’elles peuvent être.
work : Patineuse artistique professionnelle. Sous la mélopée de la musique, dans le tourbillon de glaces qu’elle martèle sous ses patins, elle pourrait presque s’envoler.
home : Elle alterne entre la grande demeure familiale des Baumeister située à Ocean Avenue, et son appartement deux pièces qu'elle possède à Harbor Row.
points : 963
moodboard :
— do not summon the warbringer —

Les magnétiques ━ MARI YCecOziW_o

your taste on my lips, your salty kisses
We eat the night, we drink the time.




parkerlorcanmarujinhyun  
jahsehthe ganglennycaelumnemrod


• • • • •

m a r k e r ' s  music : 1 2 3

and when we're making love
your cries they can be heard from far and wide
it's only the two of us
If we fuckin', are we just friends ?


Les magnétiques ━ MARI NXpOxHBx_o


image : Les magnétiques ━ MARI Original

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : full (8/8)

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI · Dim 10 Oct - 23:22
06 10 2021
late night ride

les magnétiques



L’appel a pris fin. Il arrive. Il est en chemin pour la rejoindre. Maintenant, tout de suite. Lui et sa complexité. Il est ce mystère qu’elle ne parvient pas à résoudre. Elle voudrait pouvoir percer le glacier qui fait rempart autour de sa forteresse de solitude. Mais Parker, il préfère la froideur et le vide plutôt que l’aveu de faiblesse, plutôt que de se découvrir des failles et devoir leur faire face. C’est bien plus simple, plus confortable, d’écouter sa fierté parler. Il se rapproche. C’est à nouveau en jeu, c’est à nouveau dangereux, c’est mal. Dans un souffle, la belle se laisse tomber lourdement sur chacun de ses pieds alors qu’elle s’extirpe lentement de son lit. Elle se masse la nuque, ouvre les yeux. L’angoisse horrifiante qui s’était ancrée au fond de sa rétine s’estompe comme de l’encre diluée pour y redessiner les contours de ce visage d’ange qui lui faisait face à la caméra. Tente de s’imaginer la douceur de ses lèvres pulpeuses. Elle cligne des yeux après lu son message, se presse pour revêtir un sweat à capuche noir par dessus son t-shirt et son jogging. Dans un dernier regard circulaire, elle glisse son téléphone dans la poche de son sweat, met des converses à ses pieds avant de claquer sa porte. Tranquillement, elle descend les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée duquel elle voit une Jeep garé juste devant l’entrée de son immeuble. La silhouette de la patineuse se fond dans la nuit, courant après le jour. Nuit qui l’entoure, qui oppresse son esprit, cherche à faire paniquer son cœur.

Après que Mari ait claqué la porte du siège passager et attaché sa ceinture de sécurité, il démarre sans un mot. Aux pieds de la belle, elle ramasse un appareil argentique et une sache noire qu’elle dépose sur ses genoux. Avant qu’elle n’ait le temps de se questionner sur la présence de ces objets, il la questionne sur leur destination. Et comme pour se rassurer qu’elle n’est pas victime d’hallucinations auditives, elle répond en écho à cette voix qui la fait chavirer. « Euh … plage, s’il te plaît ? » lâche-t-elle du bout des lèvres tout en jetant un regard à travers le rétroviseur conducteur. Parker Young. Il est cet homme à quelques centimètres d’elle, provoquant des vagues aussi captivantes que risquées. Il est cet être aimé responsables de nombreux cataclysmes qui explosent les récifs protecteurs de son cœur, qui menace de la faire basculer par-dessus bord. Elle suffoque. Il est là, il est là.

Parker, c’est un nom porteur de mauvais augure. Parker, son nom est la lame du couteau qui effleure son palpitant arythmique, le transperce lentement avant de la ressortir rapidement, et replanter sa pointe pour y enfoncer la lame encore et encore, encore et encore. C’est un massacre incessant, incandescent. Il l’achève. Et elle a mal Mari, elle a mal de lui. « Je ne savais pas que tu faisais aussi de la photographie ». Et cette musique sensuelle, une réelle torture pour sa respiration à la déroute. C’est un véritable carnage d’émotions, un torrent de sensations. La fin se trouve là où commencent les fantasmes. Là où dans la nuit noire, elle s’enivre de lui. Là où elle s’effondre sous le poids de cette attirance qui lui prend au bas ventre, le dévore en pensées dans une étreinte chimérique où ils s’embrassent et s’entrelacent comme deux fauves en proie à l’effervescence d’une nuit en apesanteur. Parce que la fin se trouve là où tout doit être oublié. Et pour tout oublier, elle voudrait s’échapper de lui, de son emprise, de cette hantise. Mais elle n’y parvient pas. Revient inlassablement jusqu’à lui. Lui, dont l’attraction magnétique ne peut que la ramener dans son sillage. Silencieusement, elle détourne le regard. Tente de s’extraire de ce satellite qui gravite inévitablement autour d’elle, à l’image d’un objet volant non identifié. « Merci d’être venu ce soir Parker, j’en avais vraiment besoin ». Cette phrase lui arrache les couleurs des joues, lui retourne l’estomac et inonde son cœur. Chagrin ressuscité, un florilège de sentiments contraires renaissent ici et là.

_________________
Bloodlust tonight, bite my tongue and hold it in. And so it ends, kisses me and kills the light — Slash
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Parker Young

messages : 299
name : léa, the samuraibratz
face + © : jung jinhyeong
multinicks : none

age (birth) : vingt-six ans (30.02.95)
♡ status : (single) peu préoccupé par l'amour et ne souhaite entraîner personne dans son inévitable chute.
work : (silver dragons) barman aux portes des enfers, et plus si affinités
points : 546
moodboard :
bad boys bring heaven to you

Les magnétiques ━ MARI 91399ee2c97b915c2bc4b3e4a778425a7d8ae49c


image : Les magnétiques ━ MARI 14762a204e68eeda4a8b39d38c01a35e

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : fr

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI · Mar 12 Oct - 23:10

LES MAGNÉTIQUES



Ils ne devraient pas être là. Pourtant, ils l’étaient. Dans cette voiture où la tension le faisait suffoquer comme l’air trop humide d’un épais brouillard, empruntant désormais la route vers son petit coin de rivage secret suite à sa décision hésitante. Ne pas la regarder. Fixer un point lointain sur la route, ignorer le sentiment de culpabilité mêlé à la frustration, aux doutes et désirs incandescents qui rendent sa vision floue. Parker s’appliquait à accélérer frénétiquement pour ne simplement plus penser, ne plus penser à la toucher, à respirer l’odeur de ses cheveux, à goûter la douceur de son épiderme. Toutes ces pensées charnelles qu’il arrivait habituellement à contrôler avec aisance, et qui désormais s’imposaient à lui dans un séisme de sensations. La voix de Mari le força à raccrocher avec la réalité. Il rit nerveusement à cette semi-question. Ils apprenaient à se connaître ? Ils avaient des conversations normales maintenant ? Il posa le coude sur le rebord de la fenêtre, puis reposa son visage contre sa main, étrangement, cette tentative de conversation l’avait légèrement déridé. « J’essaie. J’veux me rappeler de ces moments là de ma vie. » Des mots dont le sens profond allait probablement échapper à sa partenaire de nuit, qui resteraient lettre morte, parce que c’était tout ce qu’il pouvait lui offrir. Le silence reprit alors ses droits pour ne laisser place qu’à la musique lascive et au grondement du moteur. Il la sentait tout près d’elle, hésitante, avançant lentement d’un pas après l’autre pour évaluer le terrain. « Me remercie pas, Mari. » Une pointe de supplication dans la voix, il saisit brutalement sa lèvre inférieure entre ses dents, comme pour s’empêcher d’en dire plus. Ça lui faisait mal qu’il la remercie. En réalité, c’était insupportable de la voir comme ça. D’entendre sa fragilité. C’était tellement plus simple de refouler et d’ignorer, lorsqu’elle n’était que provocations et nervosité animale. Dans l’obscurité enveloppante de la nuit, il roulait plein phares, comme un automate, connaissant sur le bout des doigts l’itinéraire pour se rendre à cet endroit qu’il chérissait tant, cet endroit qui l’aidait à faire taire les bourdonnements dans sa tête.

Ce n’était pas la plage la plus proche de Windmont Bay, la voiture quittait les routes spacieuses et bien entretenues pour d’autres plus tortueuses et étroites. À cet instant seulement, il réalisa ce qu’il était en train de faire, et un sourire insolent étira alors ses lèvres, en réponse à ses propres réflexions. « Si je le voulais, j’pourrais t’emmener loin d’ici et plus jamais te ramener. » Les mots l’avaient traversés avant même qu’ils ne dessinent dans sa tête. Un silence empli de mille mots s’installa dans le véhicule, il avait la dérangeante impression d’avoir dégoupillé une grenade qui n’attendait que d’exploser dans un chaos tragiquement beau. Alors après quelques secondes lourdes de sens, il se reprit. « Tu penses que Maru serait prêt à payer un max pour te récupérer ? » Il lança alors un regard à sa co-pilote à travers le rétroviseur central, comme si l’intermédiaire de ce miroir l’autorisait à alimenter cet échange visuel de complicité et de défis. Et si on essayait ? Premier regard, ça le transperçait. Putain, qu’elle était belle. Il loucha un peu trop longtemps sur les lèvres pulpeuses de la brune, si bien qu’il dut freiner brutalement sous peine de manquer son virage. Ils arrivaient. Plus qu’un kilomètre avant que Parker ne se décide à garer le monstre lui servant de voiture, le capot de cette dernière pointant directement vers cette plage qu’il aimait tant. Cette plage complètement coupée du reste du monde, peu entretenue, enfermée entre  récifs et végétations sèches, sur laquelle il était tombée au hasard d’un jogging qui s’éternisait. Koa avait été le seul chanceux à goûter à la paix du rivage, parce qu’il n’avait jamais eu envie d’y amener quelqu’un d’autre, jusque là. Jusqu’à elle. Naïvement, il espérait que l’air réparateur de cet endroit pourrait chasser toute l’angoisse qui semblait la faire suffoquer. Moteur éteint, ils étaient maintenant plongés dans la pénombre totale, aucune source lumineuse provenant d’une ville ou autre installation humaine ne parvenant jusqu’ici. Il se défit de sa ceinture, puis inclina alors son visage de quelques centimètres vers elle, avant de chuchoter non sans amusement cynique cette phrase près de son oreille, souffle sur sa peau. « J’espère que t’as pas peur du noir. »
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Mari Baumeister

messages : 580
name : lou/she
face + © : kim jennie (balaclava), siren charms (sign), non uccidere (icons), gifs (myself)
multinicks : none

age (birth) : 22 ans. Un âge où tout vaut la peine d'être vécu, où rien n'est perdu.
♡ status : Célibâtarde, Hétérosexuelle. Quiconque est manipulable est baisable. Amoureuse de la manipulation ou du sexe à outrance. Nul ne saurait réellement répondre à cette question, pas même Mari. C'est dans le chaos qu'elle a trouvé une forme de rédemption et de paix intérieur pour appréhender ses relations aussi éphémères et irrégulières qu’elles peuvent être.
work : Patineuse artistique professionnelle. Sous la mélopée de la musique, dans le tourbillon de glaces qu’elle martèle sous ses patins, elle pourrait presque s’envoler.
home : Elle alterne entre la grande demeure familiale des Baumeister située à Ocean Avenue, et son appartement deux pièces qu'elle possède à Harbor Row.
points : 963
moodboard :
— do not summon the warbringer —

Les magnétiques ━ MARI YCecOziW_o

your taste on my lips, your salty kisses
We eat the night, we drink the time.




parkerlorcanmarujinhyun  
jahsehthe ganglennycaelumnemrod


• • • • •

m a r k e r ' s  music : 1 2 3

and when we're making love
your cries they can be heard from far and wide
it's only the two of us
If we fuckin', are we just friends ?


Les magnétiques ━ MARI NXpOxHBx_o


image : Les magnétiques ━ MARI Original

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : full (8/8)

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI · Mer 13 Oct - 14:33
06 10 2021
late night ride

les magnétiques



Les bandes de peinture au sol défilent en un seul trait uni, monochrome. La belle se laisser porter dans une escapade, une aventure, un voyage qui lui permettra de s'évader quelques instants. Son esprit tente de s'en persuader pour ne pas admettre la vérité qui lui entaille l’épiderme. Jusqu'à perforer l'intégralité de sa chair. Jusqu'à pénétrer les couches concentriques qui composent ses artères. Jusqu'à dompter le débit sanguin qui parvient au moteur de sa cage thoracique. Cette vérité qu'elle s'interdit d'admettre, d'accepter, d'accueillir. Qui se fraye un chemin parmi la censure, refusant d'admettre la défaite, affirmant envers et contre tous que Parker est la seule trajectoire qui lui donne du réconfort ce soir. Pourtant, elle consacre son temps à éviter son regard comme s’ils ne pouvaient se trouver au même endroit au même instant. Prenant soin de rester à l'écart pour ne pas céder au désir irrépressible qui lui brûle les entrailles. Au besoin viscéral d’effleurer sa bouche, de saisir toute la vie qui en émane au travers d’un baiser, de lui confier ses maux. Mais elle n’en fait rien, appliquant les principes du mensonge sur sa propre conscience. Au point de se persuader qu'il la déteste de tout son être. La culpabilité rendant cette fabulation plus réelle encore que l’espoir d’un amour réciproque. Au creux du plaisir suprême. Ses mains triturent nerveusement l’appareil à photo qu’elle fait rouler entre ses doigts, le questionne sur son intérêt pour la photographie. Son rire nerveux lui décroche un sourire éphémère, ses yeux  rivés sur l’horizon sombre esquissent en leur profondeur, mille nuances d’émerveillement qui se distinguent par leur teinte. « On peut essayer de capturer un bout de rêve, ensemble ». Les mots pleuvent comme une pluie d’étoiles, fébriles et hésitants. L’appareil contre le cœur, son attention se porte sur la petite sacoche qu’elle caresse du bout des doigts sans jamais franchir la limite de l’intrusion en l’ouvrant sans permission. Mari hoche silencieusement la tête à la demande du brun. Pour autant, exprimer sa gratitude lui semble opportun, voir même nécessaire. Sans le savoir, il la rattrape à bout portant. La sauve du précipice qu’elle ne connaît que trop bien. Il l’épargne d’une nuit d’angoisse, d’une nuit solitaire.

Perdue dans l’ouragan de ses sentiments, le temps semble s’allonger, comme pour livrer un affront insolent envers la gravité. Cette échappée belle se suspend, la mène sur des routes lointaines vers un lieu inconnu. Les propos de Parker lui arrache le rouge aux oreilles, fait suffoquer son palpitant en pâmoison. Elle souffle son malaise à travers ses lèvres, silencieusement tout en posant sur le paysage qu’elle contemple à travers la fenêtre passagère. Le silence à huit-clos, entretenu par leur soin conjugué, elle contemple ce magnifique désastre qui s’opère comme par magie. Amusée par la suite de ses mots, elle ne peut réprimer un éclat de rire qui secoue sa tête dont la chevelure suit le mouvement telle une couronne asservie à sa reine. « Je pense qu’il doublera le prix pour que tu me gardes, avec éloges et remerciements ». Dans cet échange, Mari se sent plus détendue si bien qu’elle se laisse aller contre le dossier du siège sans quitter la route des yeux. Tout est flou, un peu trop fou. Pourquoi lui ? Parmi tous les hommes, parmi tant d’autres hommes, pourquoi fallait-il qu’il soit celui qu’elle désire éperdument ? Et malgré tout ce qui les sépare, malgré tout ses efforts pour la repousser. Elle ne parvient pas à se résoudre à s’éloigner de lui. Les billes sombres de la vénéneuse se hasardent à se poser sur le visage de Parker, qui l’observe également en retour. Dans un sursaut de l’âme, sa respiration se coupe.

Un regard de sa part, elle s’égare, et tout repart. Il la fait chavirer d’un simple regard, et elle s’embrase sous la frénésie. Elle se meurt quand son cœur s’envole et s’affole, hurlant son nom à chaque pulsation. Effervescence d’une nuit à ses côtés, partage d’un vol plané jusqu’au firmament, à trop se mordiller les lèvres dans l’enchevêtrement d’un désir ardent qui se fait légion. Elle ne craint plus les flammes de son antre, elle qui en est une résidente permanente. Tout ce qu’elle désire secrètement, c’est pouvoir franchir l’obstacle qui lui barre la route. Elle qui contemple son visage sans intermédiaire, elle pourrait peut-être fouler le vide qui la sépare de ses lèvres. Cueillir l’objet qui alimente ses pensées, la plonge dans un suicide cardiaque, en se noyant dans ces yeux qui brillent en sa direction. Le bruissement des pneus la ramène à une réalité où la voiture pile violemment, tentative de rattrapage pour emprunter un virage qui a failli être manqué. Ses mains s’agrippent à l’accoudoir de sa portière, et ne s’en desserrent pas jusqu’à ce que la voiture s’immobilise, que le moteur se coupe. Plongés dans l’obscurité la plus totale, elle détache lentement sa ceinture avant de sursauter. Le souffle de Parker contre son oreille, la sensation de le sentir si près. Quelques secondes s’écoulent avant qu’elle ne tourne le visage sur le côté, tâtonnant à l’aveuglette. Ses doigts butent contre ce qui semble être ses lèvres, s’en dégagent dans une caresse, fourmillent pour atterrir contre ses tempes en ultime point de repérage. Lentement, délicatement, précieusement, Mari rapproche ses lèvres contre l’oreille du jeune homme pour lui répondre doucement. « Non, et toi, de quoi as-tu peur ? » Elle laisse la question en suspens, se recule après quelques secondes. Elle quitte l’habitacle, l’appareil photo en main avant de claquer la porte. Les chaussures retirées dans une main, l’appareil dans l’autre, elle amorce quelques pas sur le sable froid non sans se retourner en direction de Parker.

_________________
Bloodlust tonight, bite my tongue and hold it in. And so it ends, kisses me and kills the light — Slash
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Parker Young

messages : 299
name : léa, the samuraibratz
face + © : jung jinhyeong
multinicks : none

age (birth) : vingt-six ans (30.02.95)
♡ status : (single) peu préoccupé par l'amour et ne souhaite entraîner personne dans son inévitable chute.
work : (silver dragons) barman aux portes des enfers, et plus si affinités
points : 546
moodboard :
bad boys bring heaven to you

Les magnétiques ━ MARI 91399ee2c97b915c2bc4b3e4a778425a7d8ae49c


image : Les magnétiques ━ MARI 14762a204e68eeda4a8b39d38c01a35e

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : fr

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI · Lun 18 Oct - 12:28

LES MAGNÉTIQUES



Rire sonore et mélodieux, sourire radieux et sincère qui traverse son visage aussi vite qu’un éclair transperce la nuit noire d’un rayon de lumière aveuglant, et à cet instant, il a pensé qu’il était chanceux. Il était chanceux de la voir rire, comme on est chanceux d’assister à une chute de comète donnant naissance à une étoile filante. Jusque là, la seule réflexion qui tournait en boucle dans sa tête était que toute les phénomènes d’attraction de la planète devaient s’être donnés rendez-vous dans cette voiture cette nuit pour rendre la tension suffocante et quasi-insupportable à gérer pour deux êtres humains. Elle lui avait proposé de capturer les rêves ensembles, ce à quoi il s’était contenté de sourire faiblement, ils savaient tous les deux que ce n’était que mirages que l’on s’invente pour rendre la réalité moins difficile à accepter. La soeur de Maru, et presque celle de Koa. Mais Mari avait ce genre de rire qui rendait tous les problèmes insignifiants, et avoir déclenché cette douce hilarité chez elle donnait la sensation à Parker d’avoir remporté une victoire qu’il avait attendu toute sa vie, alors naturellement, un large sourire, vraiment sincère cette fois, éclaira son visage avant qu’il ne lui réponde. « Dans ce cas j’vais peut-être te garder, ça me remboursera mes heures supp pas payées. » Information évidemment fausse, Parker n’avait aucune raison de se plaindre de son salaire, surtout depuis qu’il avait goûté aux autres activités du Silver Dragons. Ce doux instant fugace qui venait d’avoir lieu entre les magnétiques résonnait encore dans la voiture, la complicité et la proximité qui se créait précautionneusement se mêlait à leurs désirs de l’autre, et rendait la cacophonie d’émotions encore plus ingérable pour Parker, qui avait à nouveau entrepris de concentrer toute son énergie sur sa conduite, après avoir échangé ce regard avec elle et manquer de les faire mourir tous les deux en loupant un virage.

Il y avait tellement de choses dans sa tête, il aurait tout donné pour les faire taire. Les noms de ses amis les plus proches, sa culpabilité incandescente de simplement ressentir, son passé qui le rattrapait plus vite que prévu, l’étau qui se resserrait lentement autour de lui. Et pourtant il était là, bercé par du rnb sensuel qui n’aidait pas à calmer les tensions, la personne qu’il appréhendait le plus dans sa vie actuellement - bien plus que ceux qui le poursuivaient - assise tranquillement à ses côtés, le regard perdu dans le vide après ce drôle de moment qu’ils venaient de vivre. Cependant, il y avait une pensée qui dominait royalement les autres. Une pensée qui lui faisait peur à lui en tordre l’estomac. Il aurait été prêt à mourir à l’instant, juste pour goûter plus longtemps à son regard. Il aurait été prêt à foncer tout droit dans cette forêt, planter sa caisse dans les méandres des bois, juste pour ne pas à avoir à quitter ses yeux voraces de lui, qui lui intimaient silencieusement de la toucher, d’envoyer se faire foutre tout ce qu’il les empêchait.

Pourtant, il donna ce brusque coup de volant qui le ramena violemment sur terre, à cette réalité blessante. Parker s’était donné tellement de mal pour obtenir cette stabilité fragile, était tellement reconnaissant de cette paix illusoire à laquelle il avait droit aujourd’hui, et voilà qu’il envoyait balader tout ça. En une fraction de seconde, elle effaçait la réalité. La voiture s’arrêta, le moteur vrombissant fit enfin taire son tumulte. Et de plus en plus, il s’autorise. À jouer avec elle, à tester les limites, à marcher sur la frontière du raisonnable, funambules aux coeurs explosés. Mais elle est une adversaire redoutable, qui ne se laisse pas démonter.

Et toi, de quoi as-tu peur ?

Souffle brûlant dans sa nuque, laissant une empreinte fourmillante qui refuse de s’en aller, comme si elle avait toujours été là, attendant simplement d’être révélée. « De toi. », murmura-t-il imperceptiblement, alors que sa sirène s’était, à son plus grand malheur, à nouveau éloigné de lui et était sur le point de quitter l’habitacle chaud et rassurant pour la fraîcheur de la nuit. Il suivit le geste de la jeune femme, claqua sa portière avant d’enfoncer dans la poche de son sweat noir la pochette abandonnée sur le siège passager pour à son tour s’avancer dans le sable, baskets encore aux pieds. Le tableau qui se dépeignait devant lui était d’une beauté absolue. Quelques nuages dans le ciel qui n’empêchaient pas les étoiles et la lune de jeter un doux voile de clarté sur elle et ses longs cheveux en cascade dans son dos, au milieu de ce paysage d’une splendeur insolente. Depuis qu’il était arrivé ici, Parker avait pris cette drôle d’habitude de prendre le temps d’apprécier ce genre de choses, lui qui ne prêtait aucune attention à ce qui l’entourait lorsqu’il était en Corée. Parce qu’il savait que cela pourrait être la dernière plage qu’il admirerait, la dernière nuit claire, leur dernier instant. Il s’approcha alors d’elle dans son dos, jusqu’à ce que leurs deux corps se touchent presque. Le coréen glissa ses deux bras par dessus les frêles épaules de Mari, frôlant imperceptiblement et lentement sa cage thoracique jusqu’à ce que ses mains frôlent les siennes et atteignent l’appareil photo dont il se saisit, puis il fit quelques pas à reculons et enclencha le bouton de capture aussi vite qu’il le put, objectif pointant directement vers sa silhouette de dos. Il voulait saisir cet instant, brut et sans artifices. Après avoir pris quelques clichés à la suite, il finit par s’accroupir près du sol, extirpant ledit sachet de sa poche et dévoilant peu à peu le matériel qu’elle contenait. « Tu as froid ? » Doigts habiles saisissant la feuille qu’il remplissait sans hésitations, il lui adressait cette question sans la regarder, visage baissé et camouflé par sa capuche, une nouvelle manière d’échapper aux désirs inassouvis qui l’avaient pris d’assaut lorsqu’il s’était approché trop près d’elle. Sa langue experte caressa le collant de la feuille pour achever son travail, il glissa alors le cône entre ses lèvres avant d’en faire brûler le bout.  
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Mari Baumeister

messages : 580
name : lou/she
face + © : kim jennie (balaclava), siren charms (sign), non uccidere (icons), gifs (myself)
multinicks : none

age (birth) : 22 ans. Un âge où tout vaut la peine d'être vécu, où rien n'est perdu.
♡ status : Célibâtarde, Hétérosexuelle. Quiconque est manipulable est baisable. Amoureuse de la manipulation ou du sexe à outrance. Nul ne saurait réellement répondre à cette question, pas même Mari. C'est dans le chaos qu'elle a trouvé une forme de rédemption et de paix intérieur pour appréhender ses relations aussi éphémères et irrégulières qu’elles peuvent être.
work : Patineuse artistique professionnelle. Sous la mélopée de la musique, dans le tourbillon de glaces qu’elle martèle sous ses patins, elle pourrait presque s’envoler.
home : Elle alterne entre la grande demeure familiale des Baumeister située à Ocean Avenue, et son appartement deux pièces qu'elle possède à Harbor Row.
points : 963
moodboard :
— do not summon the warbringer —

Les magnétiques ━ MARI YCecOziW_o

your taste on my lips, your salty kisses
We eat the night, we drink the time.




parkerlorcanmarujinhyun  
jahsehthe ganglennycaelumnemrod


• • • • •

m a r k e r ' s  music : 1 2 3

and when we're making love
your cries they can be heard from far and wide
it's only the two of us
If we fuckin', are we just friends ?


Les magnétiques ━ MARI NXpOxHBx_o


image : Les magnétiques ━ MARI Original

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : full (8/8)

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI · Mar 19 Oct - 15:45
06 10 2021
late night ride

les magnétiques



Ravissant. Sourire sincère, grand, qui lui rappelle à quel point Parker est beau. Elle fait semblant de ne pas sentir sa gorge se nouer quand sa voix répond en écho à cet échange de taquineries, sonne si doux à ses oreilles. De ne pas craquer alors que la moiteur de cette tension s’éternise en arrière plan.  Alors elle abrège le vertige qui les enveloppe dans l’obscurité de la voiture, s’envole à tir d’ailes. Loin de lui. Et de cette attirance qui distille son espoir et s’effrite afin d'en cultiver l'essence. Parce qu'elle est incapable d'anéantir la finalité sinistre, cette perte de contrôle qui la menace à chaque croisement de chaque route qui ponctue chaque instant à ses côtés. Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais il semble que le destin n'ait pas l'intention de lui concéder ce désir. N'est-ce pas ce qu'il représente à l'évidence ? Une profonde attirance. Dans un déni total, elle s’imagine que sa mémoire sera capable d’oublier, de l’oublier. Que ses prunelles qui se risquent, défaillent, tourbillonnent dans les siennes oublieront. Tandis que sa raison l’incite à reconsidérer la situation, sachant pertinemment qu’une telle prouesse lui est impossible. Comment pourrait-il en être autrement ? Son envie de lui ne fait plus l'ombre d’un doute et les efforts mis en œuvre pour s’en libérer prouvent l’étendue de sa dépendance. Sous ce ciel nuiteux autrefois tavelé de comètes incendiaires, elle tente de s’extraire des billes sombres qui tapissent le regard du brun. Ses trous noirs ont ce pouvoir. Celui de broyer la matière, les poussières stellaires en néant creux, d’aspirer, consumer tout ce à quoi elle aspire. Et il laisse un éclat en son myocarde condamné. Damné à la piqûre de ces orbes d’ébènes. L’intensité du sevrage se révélant particulièrement éprouvante, il lui reste une quantité infime d'énergie dans laquelle elle puise pour faire le vide dans son esprit. Chasser les pensées reluisantes et extatiques à son encontre. Elle inspire à pleins poumons, en proie à la torture mentale. Elle pourrait très bien faire marche arrière, lui demander de la ramener chez elle. Et pourtant, elle a fait son choix. Elle a choisie d’être là. Avec lui. Il est tout ses choix. Les seuls qu’elle se plaît à endosser. Les seuls qui en vaillent la peine. Malgré tout, malgré lui. Malgré ce qu’il est et sera tant que les barrières ne tomberont pas : l’ami de son jumeau, et celui de Koa. L’homme qu’il lui a présenté, l’homme dont elle est tombée sous le charme, mais hors de sa portée.

Le vent du soir soulève sa chevelure noire en même temps qu’elle porte sa main en visière dans le but de protéger ses yeux de la projection du sable. Il s’approche d’elle, corps à corps séparés par quelques centimètres qui lui font mal. Atrocement mal. Descente aux instants oniriques de ses bras sur ses épaules, contre sa cage thoracique au plus près de sa poitrine, Mari chavire, pleine de doute. Ses yeux capturent le geste du jeune homme, et son cœur s’emballe si fort que le seul réflexe qu’elle exécute est celui de bloquer sa respiration, dans l’attente d’encaisser doucement ce contact. Elle ne le quitte pas du regard, son rythme cardiaque s’accélère à mesure que ses mains se rapprochent encore et toujours plus. Effleurent ses mains avant de dérober l’objet de cette parade magnifique, l’appareil photo. Avec lequel, il la mitraille de photos,  elle qui reste immobile, dos à lui sans qu’elle n’amorce le moindre mouvement pour l’en empêcher. Elle aimerait disparaître sous les flots à cet instant. Noyer chaque seconde passée avec lui dans le remous de l’océan qui lui fait face. Afin de ne plus sentir cette douleur l’étriper de l’intérieur. Elle aimerait s’évaporer dans les airs. Fuir le plus loin possible. Afin de ne plus sentir ce besoin de contact la consumer lentement. Mais elle est là, dos à lui. Ensorcelée par une toute nouvelle malédiction, par la silhouette du coréen qui l’a surplombé pour mieux la troubler. Il lui faut redoubler d’efforts pour ne rien laisser transparaître. Elle éduque le silence, réapprend la douleur d’être enchaînée, de ne pas pouvoir agir à sa guise. C’est la voix de son brun préféré à peine audible, qui finit par l’extirper de son songe. Elle redoute de rêver parce qu’il faut se réveiller. Ce n’est ni une option, ni une alternative. C'est une obligation formelle, une contrainte éternelle. Et chaque fois que la fiction se dissout entre ses doigts, son cœur se resserre un peu plus. Jusqu'à comprimer les battements qui continuent de s'exécuter pour ne pas s'éteindre complètement. « Un petit peu ». Le charme flotte entre eux, comme une fleur s’épanouit, comme une lueur qui s’embrase, comme une vie qui se ranime. Lentement, brutalement. Doucement, violemment. Pourtant, l’espace d’un instant, il lui semble encore pouvoir sentir sa peau contre la sienne. Un souvenir. Une sensation dont les détails s’écrivent sur les pages de sa mémoire. Pour en former les contours. Pour en laisser une trace, inébranlable, inaltérable, immuable.

Elle se laisse porter par ses pas, qui l’amènent devant un Parker accroupi en train de rouler un joint. Capuche rabattue sur sa chevelure ondulée qu’elle aime tant, son visage à huit-clos penché vers le bas, elle l’observe silencieusement sans parvenir à croiser son regard fuyant. Sans un mot, elle se met à genoux devant lui. Nonchalamment, il glisse le bout de son roulé qu’il allume à l’aide son briquet. Les mains de la belle se glissent au pourtour de son visage qu’elles viennent encadrer délicatement, remontent dans le chaos de sa chevelure tout en repoussant sa capuche en arrière. De ce simple geste, elle extirpe son visage de cette cachette contrariante. Et dans l’air il ne reste qu’un parfum, presque familier, qui soulève le cœur, étourdit l’esprit, hante l’âme. Son parfum. Elle se rapproche doucement vers lui, retire ses mains de ses cheveux. Ses doigts cheminent jusqu’à sa nuque, reviennent se heurter contre la proéminence de sa pomme d’Adam, tâtent chaque parcelle de peau qui se dessinent sous ses caresses. Elle abolie la retenue, elle succombe à l’interdit. Elle se dresse sur ses genoux maintenant l’appui sur la pointe des pieds, subtilise le joint fumant entre ses griffes et colle délicatement ses lèvres contre celle de son coréen. Des sensations, des picotements, le long des lèvres. Comme une caresse qui se perd dans l’attrait de la chair. Des siècles pour ce baiser et l'éternité pour capturer son souffle. Sa main glisse contre la musculature de sa mâchoire, tandis qu’elle décolle ses lèvres du jeune homme avant de poursuivre à demi-mots : « S’il te plaît Parker, je ne veux pas que tu ais peur de moi ». Son regard se fait suppliant, elle se mord la lèvre inférieure. Sa bouche foule à nouveau la sienne sans pour autant se l’approprier immédiatement, laissant plutôt chaque mot venir apposer légèrement ses lèvres contre celles de l’homme qu’elle aime : « J’espère juste que tu ne m’en voudras pas après ça ». Enchaînée à ses lèvres, dévouée à cette bouche dont la douceur semble avoir été conçue pour endurer la sienne. Ce baiser reconstruit un bouleversement aortique, il esquisse un millier de couleurs, un printemps dont les bourgeons tendent déjà vers le prestige d’un astre renaissant.

_________________
Bloodlust tonight, bite my tongue and hold it in. And so it ends, kisses me and kills the light — Slash
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Parker Young

messages : 299
name : léa, the samuraibratz
face + © : jung jinhyeong
multinicks : none

age (birth) : vingt-six ans (30.02.95)
♡ status : (single) peu préoccupé par l'amour et ne souhaite entraîner personne dans son inévitable chute.
work : (silver dragons) barman aux portes des enfers, et plus si affinités
points : 546
moodboard :
bad boys bring heaven to you

Les magnétiques ━ MARI 91399ee2c97b915c2bc4b3e4a778425a7d8ae49c


image : Les magnétiques ━ MARI 14762a204e68eeda4a8b39d38c01a35e

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : fr

Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI · Jeu 21 Oct - 16:43

LES MAGNÉTIQUES



Il la sent. Pas feutrés dans le sable froid, aura fascinante qui s’approche de lui. Figé dans son mouvement, lui qui était prêt à se débarrasser de son sweat pour lui offrir sa chaleur, il la laisse venir à lui. Se contente de fixer les grains de sable sur lesquelles quelques gouttes de pluie éparses s’écrasaient désormais. Le ciel s’était assombri, comme si la lune elle-même avait décidé de se retirer pour leur laisser plus d’intimité. Intimité à laquelle il tentait vainement d’échapper, distance qui s’effritait à mesure qu’elle s’approchait et s’agenouillait devant lui. Il voulut lui dire d’arrêter. Lorsqu’elle glissa ses mains glacées contre ses tempes, déclenchant immédiatement un frisson traitre dans sa nuque, lorsqu’elle laissa ses doigts fins explorer ses boucles brunes. Il voulut la stopper, mais les mots bloquaient dans sa gorge, alors il se contenta de plonger de toutes ses forces ses yeux dans les siens. Et tout y passa. La peur de perdre le contrôle, le désir dévastateur, tout son naufrage intérieur était là, dans ses yeux. Mais elle aussi, ne semblait plus rien contrôler du tout. La danse lascive de ce contact ne s’arrêtait plus, et son coeur lui a semblé s’être stoppé une éternité. Mains qui encadraient maintenant sa mâchoire acérée, elle succombe. Elle dérive, et emporte tout sur son passage. Le barrage cède, et les flots destructeurs qui n’attendaient que d’être libérés remplissent chaque parcelle de son corps et de son âme lorsque les lèvres de Mari se posent sur les siennes. Pourtant, aucune réaction ne le trahissait. Il la laissa simplement venir à lui, sans répondre à ce baiser qui l’emportait pourtant intégralement, derniers fragments de self control qui luttaient avec acharnement.

« S’il te plaît Parker, je ne veux pas que tu aies peur de moi. »

Il ne fallut que ces quelques mots pour le faire céder. Comme une formule magique, lui qui lui avait dit non tant de fois, avait abandonné toute résistance. Aussitôt, il glissa sa main sur sa nuque, en dessous de ses cheveux désordonnés par le vent et les gouttes de pluie. Passant quelques doigts dans cette chevelure qu’il agrippait, il fondait à son tour sur sa bouche, et l’extase du lâcher prise vint le dominer entièrement. Il décolla cet échange embrasé de quelques millimètres, seulement quelques secondes. Juste pour jeter un regard brûlant sur ces lèvres tellement désirables, avant d’y replonger dans un désordre incroyablement beau. Parce qu’il ne pouvait en être autrement, parce que leurs bouches étaient irrémédiablement attirées l’une par l’autre.

Les magnétiques.

Sa deuxième main vint alors brutalement saisir le haut de la cuisse de sa sirène, manquant presque de les faire basculer, contact dont il avait fondamentalement besoin tout de suite. Sa langue, vorace d’elle, se contentait d’effleurer ses lèvres lorsqu’il les emprisonnait entre les siennes. Caresse désireuse mais contenue, parce que si il cédait à la tentation, alors il n’aurait d’autre choix que de lui faire l’amour maintenant. Mais la pluie tombait. Mouillait leurs cheveux, trempait leurs vêtements, leur criait d’arrêter. Le temps et l’espace n’existaient plus, peut-être cela avait-il duré une éternité, ou à peine une minute, mais ce n’était jamais assez. Il allait en mourir. Quand la réalité les rattraperait, quand ils seront contraints d’y mettre fin, ils pourraient en mourir. Et quitter ses lèvres fut plus douloureux encore que la mort. Il laissa son front retomber faiblement contre celui de Mari, tentait de retrouver le contrôle. Sa cage thoracique se soulevait violemment au rythme de sa respiration chaotique, ses doigts s’agrippaient brutalement à la nuque de Mari, son corps entier trahissait le désir viscéral qui le dévorait. Et puis voilà qu’elle revenait, cette putain de culpabilité, douche aussi froide que la pluie glacée qui ruisselait sur leurs corps. Il avait merdé. Il avait gravement merdé, et maintenant c’était trop tard. « On rentre. » Sa voix n’avait jamais été aussi dure qu’à cet instant. Passant à la volée la anse de l’appareil photo sur son épaule, il attrapa le poignet de sa sirène avec fermeté, rabattant sa capuche sur sa tête avec sa main de libre, puis la traîna avec force vers la voiture, comme on le ferait avec un enfant qui n’obéit pas.

Elle n’avait pas obéi. Elle avait violé toutes les règles du jeu. En à peine quelques minutes, la pluie s’était transformée en une averse qui les arrosait de la tête aux pieds, mais il ne le sentait même pas. Parce que tous ses sens étaient bouffés par l’angoisse qui l’envahissait peu à peu, gagnait du terrain sur sa maitrise de lui-même, et les pensées se mélangeaient, lui hurlaient qu’il venait d’absolument tout détruire. Parker lâcha sa prise sur sa partenaire une fois le véhicule atteint, s’engouffra côté conducteur sans un mot. Il ne parlait plus. Ne montrait plus aucune émotion. Il avait presque retrouvé ce visage fermé qu’il arborait lorsqu’elle était montée dans sa voiture la première fois. Comme si rien n’avait changé durant cette heure, alors qu’en réalité, tout son monde venait de se désaxer. Et la ligne de son destin venait de brutalement prendre la direction d’une réalité qu’il aurait voulu ne jamais connaître, celle où il était un traître. Un putain de traître, qui venait de planter un couteau dans le dos de celui qui l’avait sauvé. Et le pire, c’est que le regret n’arrivait pas à totalement ternir ce désir encore tellement encré, comme une empreinte indélébile dans son bas-ventre, ce désir qui lui gueule de lui arracher ses vêtements, de goûter chaque millimètre carré de sa peau, de lui faire l’amour jusqu’à ce qu’elle en pleure de bonheur. Guerre interne épuisante. Bruit tonitruant des gouttes qui s’écrasent par milliers sur le toit de la voiture, il est assis sur son siège, raideur dans chacun de ses membres, de sa mâchoire serrée jusqu’aux jointures blanchies de ses doigts qui agrippaient le volant. Pas de musique, cette fois. Il attendait sans un mot qu’elle prenne place à ses côtés, aurait voulu se téléporter jusque chez elle pour ne pas avoir à subir ces hostilités intérieures plus longtemps.
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé



Les magnétiques ━ MARI Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Les magnétiques ━ MARI ·
 
Les magnétiques ━ MARI
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Harbor Row-
Sauter vers: