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Nemrod Sisang

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♡ status : relent gastrique des exténués d'aimer, qu'on en parle pas, qu'on arrête de demander. à se perdre le corps dans tout ce qui n'éreinte pas l''euphorie d'adorer. seul, non, si, surtout pas !
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· } Each heart has its haunted chamber. · Mar 19 Oct - 1:02
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its haunted chamber }

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Where the silent moonlight falls.

Henry Wadswoth

Tes phalanges terminent de taper le message avant de l'envoyer, demeurant immobiles dans l'attente d'une notification de lecture. Orbes foncées figées sur tes digitales gardiennes des demi-mots éraflés le long de l'écran auquel tu peines encore à te familiariser. Fais attention sur la route ! Rien de plus, rien de moins, juste assez pour que jamais ne tombe de tes épaules agitées le drapé d'autorité qui t'habille et te couve depuis que tu as sous ta responsabilité les deux femmes qui partagent ton toit, ta nourriture et tes inquiétudes. Toi, Nemrod, qui jusque là n'avait jamais rien eu d'autre à faire que d'exister. Voilà qu'on a exigé de toi l'assurance, l'autorité et les gestes rassurant d'un parent. Alors qu'on ne t'a jamais appris comment. Tu patauges, souvent. Paumes humides de la boue et de la glaise que tu malaxes constamment avec comme seule ambition d'élever remparts solides autour de tes sœurs. Elles puis tous ceux et celles qui ont finit par graviter autour de votre foyer. Responsabilité élargie à ces êtres qui, sans jamais avoir la moindre idée des identités gisant sous vos sourires d'éclats frauduleusement naïfs, prirent le risque inconscient de faire de vous des éléments importants de leur quotidien rassurant.

Comme tu voudrais tous les rassurer, les protéger. Parce que, Nemrod, ne sais-tu pas mieux que la plupart d'entre eux le genre de monstre à peau d'Homme pouvant se cacher jusque dans les messages érodés des petites sœurs abîmées ?  

Fais attention sur la route ! A Mari que tu sais déjà partie. D'une minute à l'autre le bruit familier de la moto vrombira le long de pioneer oak et tu te précipiteras jusqu'à l'entrée, clé cliquetant dans la serrure que tu as récemment fait vérifier. Une fois. Deux fois. Trois, t'as fini par faire tellement chier les agents de Securehome que tu serais pas étonné de figurer dans leur liste de clients à éviter. Nemrod Sisang, l'pauv type qu'à fait faire trois fois le tour de la prioriété pour être certain que personne ne se cachait dans un quelconque recoin. Il y a une caméra dans le couloir et une autre dans le jardin maintenant. Mais t'as pas supprimé la notification de ton alarme de sécurité. Puis tu dors plus qu'à moitié. Quelqu'un est entré dans ta maison, dans le havre de paix voilé de sûreté que tu as eu à cœur de construire. Malfrat anonyme qui a dérobé ce dont vous pouviez vous passer mais qui, du coin du talon, s'est également permis de déséquilibrer le sentiment de paix qui régnait jusqu'alors dans toutes les pièces de la maison de briques rouges.

Tu te souviens très bien du sang glacé instantanément au creux de tes artères terrorisées au moment où tu as déverrouillé ton téléphone pour y lire en grand : ALERTE SECUREHOME. Le système d'alarme a détecté une intrusion. Oh non pas lui. Pas lui. Pitié. Pas lui, pas ici, pas maintenant. Comment il- mais non. C'était pas lui, c'était pas maintenant, et dans un sens, c'était peut-être pire de se retrouver à vérifier trois fois que tout a bien été fermé à clé chaque matin, puis chaque nuit, puis dès que le moindre doute surgit. Ainsi replongé dans les automatismes de survie de ton corps en état de choc amoindri par les semaines puis les mois à l'abri, tu ne réalises l'arrivée de l'invité que lorsque la chienne se met à aboyer vers la porte d'entrée. 《 Jepsy ! 》

Enjambées pressées pour ne pas la laisser geler sur le perron, tu abaisses la poignet de la porte en bois que tu as personnalisé toi-même à votre arrivée. Et dans l'obscurité perturbée par les rayons de l'ampoule un peu fatiguée coincée en haut du mur extérieur, tu découpes de l'entièreté de ton regard la silhouette de Mari que tu accueilles d'un sourire sincère et authentique. 《 Hi, entres, entres ! 》 Tu te pousses, lui laisses toute la place. 《 Donnes moi tes affaires, les filles sont pas encore là mais elles devraient pas tarder. 》 Refermant la porte derrière la jeune femme, tu renvoies la doberman au salon d'un haussement de menton associé à l'ordre muet. S'éclipsant, l'animal en profite tout de même pour renifler, en passant, les phalanges rafraichies par le trajet de Mari. 《 J'allais me prendre un truc, je te sers quelque chose ? 》 Demande légère pour ne jamais accabler l'invitée. De bonnes manières tu n'as que celles auto-apprises au fil des années. Et si de peu tu te rapproches, d'aucuns diraient que ta vulgarité ne se loge pas le long de tes mots mais au creux des cicatrices et mystères piqués de-ci et de-là sur ton corps déjà fatigué.


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♡ status : célibâtarde, quiconque est manipulable est baisable. amoureuse de la manipulation ou du sexe à outrance. nul ne saurait réellement répondre à cette question, pas même mari. mais il a attrapée son cœur, ce barman coréen. le détient, et le fait battre.
work : Patineuse artistique professionnelle. Sous la mélopée de la musique, dans le tourbillon de glaces qu’elle martèle sous ses patins, elle pourrait presque s’envoler.
activities : fracasser vos nerfs.
home : Elle alterne entre la grande demeure familiale des Baumeister située à Ocean Avenue, et son appartement deux pièces qu'elle possède à Harbor Row.
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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Mer 20 Oct - 15:29
18 10 2021

each heart has its
haunted chamber



ootd — Les messages fusent, les mots assassins lacèrent sa peau, meurtrissent son myocarde en souffrance. Et tout devient noir, elle suffoque d’appréhension. Tout s’assombrit. Les derniers mots s’éructent au bout leurs doigts et sonnent le glas d’une fracture glaciale. Va te faire foutre, de la part de l’un. Moi, je t’abandonne pas, de la part de l’autre. Frère et amant. Glace et feu, nuit et jour. Deux finalités bien distinctes qui prennent pourtant racines à la même source, une macabre découverte dans l’arrière pièce du Silver Dragons. Si la seconde semble dresser un avenir prometteur, son contenu est loin d’être flamboyant pour la belle Mari. Entre mensonges, absence d’honnêteté et déni, elle se sait déçue, lassée. Parker est parti en soirée avec son jumeau, et elle est loin d’ignorer comment cela va se passer. Que c’est dans des bras féminins, non dans les siens, qu’il ira s’abandonner le temps d’une nuit. Elle balance son téléphone contre son lit, la frustration grouillant sous les pores de son épiderme. Ses mains s’abattent dans sa chevelure qu’elle agrippe férocement, d’une poigne qui veut retenir le déferlement d’une colère qu’elle tente de contrôler. Mais dès l’instant où son regard se perd dans le reflet de son miroir, ses efforts s’écroulent les uns sur les autres. Elle perd contenance, et c’est un hurlement qui déchire le silence. D’un mouvement violent, elle envoie valser les chaises qui s’écroulent au sol avec fracas. Fait voler les feuilles, retourne son bureau. Dévastation d’un appartement qu’elle a tant pris plaisir à décorer, aménager. En temps normal, lorsque le monde devient sombre, et que la pluie ruisselle, elle s’apaise. Mais ce soir, elle comprend que ce n’est pas seulement de l’obstination qui la gouverne depuis cette fameuse nuit avec celui qui peuple ses pensées, c’est une obsession. Elle ne peut pas s’en empêcher, comme chaque soir, elle pense à lui. Elle pense à Parker, même quand le sentiment premier est actuellement celui de la colère. Mais quand il s’agit de lui, tout n’est que folie. Amertume de celle qui regrette ne rien posséder pour le convaincre de rester auprès d’elle, de ne pas la rejeter encore et encore. Parce que les jours de pluie, il vient, il la trouve et la torture toute la nuit. Et quand la pluie commence à s’arrêter, il disparaît avec elle. Existe-t-il réellement un moyen de lui faire oublier l’ondulation de sa chevelure, la déflagration solaire de son regard, la douceur de ses lèvres ? C’est comme si le monde la persécute, l’enferme dans les profondeurs de l’incertitude. Parfois, elle a l’impression qu’abandonner est le salut ultime pour sa tranquillité. Aucuns alcools n’est assez fort pour lui faire oublier son visage, sa chaleur, leurs baisers échangés. Elle veut boire ce soir, comme chaque soir. Elle fait des choses qu’elle n’aurait pas dû faire pour tenter de tirer un trait sur lui, et rien ne fonctionne.

Son téléphone sonne, Jinhyun veut savoir comment elle va. Comme s’il avait su à cet instant que tout allait mal, elle vient à elle avec la même douceur qu’à l’accoutumée. Et pourtant, elle n’est pas d’humeur. Refuse de le souiller de sa rage grise, lui promet de le contacter le lendemain. Elle soupire, puis jette à nouveau le téléphone sur le lit, essoufflée de tout le grabuge qu’elle vient d’engendrer autour d’elle. Il sonne, encore. Et merde quoi ! Son regard féroce s’attarde sur l’écran, Nemrod. Il l’invite à dîner ce soir, c’est lui derrière les casseroles. Peu encline à avaler un morceau, elle pianote sur son écran sa volonté de se foutre au lit, et ne rien faire d’autre. Non sens, qu’il scande. Il ne lui laisse pas le choix, elle cède. D’un pas traînant, Mari attrape les premiers habits qui lui tombent sous la main avant de se diriger vers la salle de bain. Une douche chaude, quelques coups d’eyeliner pour cacher ses yeux rouges, et elle s’habille. Tenue sportwear, simple, casual. Elle glisse son trousseau de clé, son téléphone et son paquet de clopes dans une mini sacoche qu’elle porte en bandoulière. La porte se claque, fermée à double tour, avant de rejoindre sa moto parquée au sous-sol. Fais attention sur la route ! Elle ne répond pas, préférant mettre le GPS qui lui indique un trajet d’une demi-heure pour se rendre jusqu’à chez lui. Les routes sont anciennes, marquées d’une époque obsolète. Le chemin jusqu’à sa demeure se fait sans encombres, si bien qu’à peine elle éteint les feux de sa Harley, la chienne aboie à la mort, elle qui flaire déjà son odeur avant même qu’elle ne foule le perron. La démarche tranquille, les mains dans sa doudoune, Mari observe la porte s’ouvrir pour laisser apparaître Nemrod, ravi de la voir. « Salut, Nem. Pas de soucis, je vais les attendre ». Elle entre, laisse Jepsy renifler sa main puis retire son manteau et sa sacoche dont elle extrait son paquet de cigarette, avant de confier le tout à son ami. « Volontiers, qu’est-ce que tu as à me proposer ? », simple formalité derrière laquelle elle se targue tout en suivant le jeune homme jusqu’à la cuisine.

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Dernière édition par Mari Baumeister le Dim 24 Oct - 18:07, édité 1 fois
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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Mer 20 Oct - 21:58
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Mari pose un pied sur le parquet soigné de ta demeure et déjà tu sens l'ambiance du lieu se métamorphoser. Chaque seconde écoulée rajoutant empreinte singulière à l'air que vous partagez pour le moment. T'as le cuir de l'être sensible, Nemrod, intuitif. Empathique jusque dans les tréfonds de tes sursauts et frissons, t'es incapable de ne pas remarquer quand la tension grimpe le long des murs mais t'es tout autant pas foutu d'être hermétique à quiconque pénètre en ce lieux, ce chez toi/chez vous qui ne ressemble encore pas totalement à un cocon mais qui s'en rapproche doucement. Alors tu accueilles chaque pas de la belle comme une bénédiction inédite le long d'un sol foulé, broyé et oublié. Tu prends soin de graver dans le fond de tes rétines l'image d'un visage amical dans cette entrée qui manque cruellement de cachet. Tu en graveras le bois, et lorsqu'elle reviendra, tu effaceras les réminiscences pour en encrer de nouvelles. Glouton des nouveautés, fils Sisang, t'es gourmand de ces choses que claironnent le futur sans jamais définir en totalité de quoi tout cela retournera. L'inconnu te tétanise autant qu'il te galvanise. Curiosité presque malfamée que tu saupoudres de ton autorité. Entres, entres jeune Baumeister pour ce que ta présence immortalise l'instant présent, éternité à durée limité, dans quelques secondes l'image mentale se brisera déjà sur les mots échangés. Rupture d'un silence de courte longévité. Tu prends quoi ? Je sais pas, tu proposes quoi ? Le classique des âmes qui se rencontrent et se culbutent en tout respect des codes instaurés.

Ces codes et dictats que ni toi, ni elle, n'avaient vraiment fondé mais qui se sont imposés de par les faits passés. Puisque ce n'est pas vraiment toi qu'elle vient voir, que tu te cramponnes férocement et depuis des mois à cette place bien précise du grand frère, scotché plusieurs mètres en arrière. Tu es l'ombre dans le fond de la pièce qui passe avec vitesse, adresse salutations lointaines, invite parfois à boire un café après une longue journée, mais qui, inévitablement, laisses les jeunes avec les jeunes. Mais putain t'es pas vieux, Nemrod. T'as les genoux qui se sont fissurés à force de cogner contre le plancher, le gravier et la vérité, mais t'es pas épuisé, t'es pas prêt d'crever. Alors pourquoi ça te semble, l'espace d'un instant, tant étrange, de la voir si proche sans que quiconque autour ne vous interrompe d'un 《 On va dans ma chambre Nem' ! 》 ? Pourquoi dès lors que les carcans se desserrent toutes les places attitrés perdent de leur superbe ? Penses pas trop, agis. Sors de ta tête, Nemrod. Elle t'a demandé proposition, et tu ne fais que te perdre dans les dédales d'un encéphale qui un jour signera ta perdition. Alors les pas guident et tu retrouves la raison de l'instant. 《 Je sais qu'elles cachent une bouteille de rhum quelque part dans la cuisine, si tu te sens d'humeur aventureuse. 》 Plaisanterie de surface pour alléger la tension que tu sens poindre le long de la peau de la jeune invitée. Perceptible partout, l'anxiété de ceux qui peinent encore à la cacher. Les épaules. Les phalanges. Le bout du nez. T'as passé trop de temps à teinté tes digitales d'un fusain policier pour ne pas remarquer. C'est une fois arrivé dans la cuisine éclairée d'une lumière tamisée, qui t'apaise en soirée, que tu te retournes pour ouvrir le frigo, sortant carafe de citronnade préparée en début de matinée. 《 Pour le coup je préfère éviter de tailler dans ma main plutôt que dans les oignons donc je m'en tiens à l'ennuyeux. 》 Tu lui adresses un sourire chaleureux, de ceux qui veulent dire sans s'énoncer : Ne t'inquiète pas, je vois tes yeux rougis mais je ne te juge pas.

Et Mais tu les connais, les parures pour faire bonne figure quand en dedans c’est tout qui se casse la gueule. Quand les pores d’une peau douce se font canevas de faux-semblants tremblants. Quand l’Homme dissimule derrière des 《 je suis fatigué 》 les véritables 《 j’ai envie de tout casser, puis d’crever 》. Tu les connais. Tu les as vu. Dans des croquis. Dans des débits maladroits. La nuit quand Alexis se blottie tout contre toi. Dans le miroir. Tu les as reconnu, les murmures inaudibles pour quiconque se contente des 《 Ne t'inquiètes pas 》. Ici, tu ne peux jouer à cet un, deux, trois, soleil de pudeur bienséante. Pas alors que tu vois. Pas alors que tout ton corps geint des spectres réveillés par les échos des larmes écoulées. Frustration. Colère. Déception. Souvent c’est elle qui blesse plus que la colère. Assassine désillusion trouant la peau en bêtes morbides, transformant tout ce qui se trouve sur son passage en ogre de destruction. Certains s’y adonnent, d'autres se contiennent mais jamais bien longtemps. Elle fini toujours par briser les chaînes de bienséance, la sauvagerie de ces êtres déçus. De ceux qui dégustent mais s'empoisonnent des relents amers prenant place dans le débarras déglingué des myocardes bafoués.

Là où tu sais parfaitement gérer les crises de tes affiliées, Mari demeure inconnue sur les berges des mauvais jours. A-t-elle besoin d’écoute, de perdition, de noyer son palpitant blessé dans des torrents de liqueur viciée ou d’un silence funèbre ? Tu l'ignores, et sûrement que tu n’as aucune raison valable de savoir. Pas ton rôle. Pas ta place. Pas ce qu’on attend de toi. Joues pas le chevalier, Nemrod, t’as pas l’armure pour supporter les glaives et poignards d’autrui. T’en as déjà trop de logés entre tes côtes et les ramures de ta propre carcasse. Chaque nervure feintant la solidité quand en réalité tu te brises un peu plus à chaque fois que tu te souviens qui n’est plus là. Qui ne se tiendra jamais là où elle se tient, Mari.

《 Assieds-toi. 》 Ordre sans en être, tu déposes un verre devant une des chaise haute en face de toi sur l'îlot central. Passant une main désinvolte au sein de tes cheveux sombres, c'est un geste devenu automatique que tu opères en ramenant la majorité sur le côté gauche pour cacher les bouts d'oreille fantôme et les cicatrices peu flatteuses. Elles qui répondent à celle qui barre ta lèvre inférieure, merde, t'as l'air d'un chien galleux, pas vrai ? A cuisiner pour une jeune femme qui porte chagrin comme loup transparent barrant yeux d'ébène. 《 Quel diable a bien pu te prendre d'envisager te coucher sans manger ? 》  
   


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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Mer 27 Oct - 18:52
18 10 2021

each heart has its
haunted chamber



ootd — La démarche est lourde, traînante, pour celle qui foule l’entrée d’une maison qui l’accueille la porte grande ouverte. Bienveillance d’une bâtisse en restauration, Mari laisse son regard se teinter de curiosité. Observe avec le plus grand intérêt le travail de longue haleine de la famille Sisang, qu’elle connaît depuis peu. Depuis leur arrivée à Windmont, la patineuse apprend encore à découvrir les nombreuses facettes des membres qui la compose. Cette fois-ci encore, elle ne peut réprimer un air admiratif, un peu comme à chaque fois qu’elle revient en ces lieux. C’est un éternel recommencement, ponctué parfois de nouvelles rénovations, qui plonge la belle dans l’émerveillement. Il y’a cette créativité chez Nemrod qui l’inonde tel un halo de lumière, le fait exceller dans de nombreux arts. La cuisine, le dessin, la menuiserie. Des doigts en or manipulant cette polyvalence avec la dextérité d’un autodidacte en perpétuelle apprentissage. Explorer sa bâtisse est un réel plaisir pour Mari, qui a l’impression de déambuler dans les dédales inexplorés d’un musée en pleine inauguration. Elle aurait bien laissé ses pieds la mener là où son esprit pullule, mais la bienséance instaure qu’en foyer inconnu, il ne faut jamais visiter les zones privées sans invitation. Si bien que c’est machinalement qu’elle questionne son ami sur le choix de boisson qu’il peut mettre à sa disposition. Peu désireuse de le mettre dans l’embarras en réclamant un alcool qu’il pourrait ne pas posséder, ou reproduire par manque d’un ingrédient. Il lui propose du Rhum, alors elle se laisse porter par le poison favori du pirate le plus célèbre des Caraïbes.

La plaisanterie fait mouche, déride le visage de la belle, y creuse un grand sourire rouge. Sincère, spontané. L’humeur est plus légère, semblant d’éclairci qui dégage son ciel obscurci de cumulus engorgés d’eau. Mari se laisse porter jusqu’à la cuisine à l’éclairage tamisé, d’où elle contemple l’aménagement fonctionnel. L’atmosphère reposante qui s’en dégage la pousse à s’asseoir sur un tabouret devant l’îlot central. Mais aussi la voix d’un Nemrod qui réclame que la Reine des glaces prenne place sur son trône d’un soir. « Oui, M’sieur, pardon M’sieur ». L’exécution est rapide, elle ne veut pas froisser le Maître de maison. Les paupières alourdies par la fatigue, par l’exténuation d’avoir trop réfléchi et trop donné d’elle-même ce soir-là, elle laisse peu à peu ses muscles se relâcher, sa carcasse s’assouplir dans cette atmosphère sereine. Le verre se pose devant elle, se retrouve enlacé dans la délicatesse de ses dextres avant de finir son voyage contre ses lèvres pourpres. Elle en avale une petite gorgée, savoure le breuvage, le repose. Et là, son regard accroche à celui du jeune homme. De toute sa stature qui héberge toute les facettes qui le compose, elle détaille sa carne du regard, décortique le visage de Sisang. Chevelure ébène caractéristique de son ascendance asiatique, fente labiale sur la lèvre inférieure, et amas de cheveux qui cache une oreille en lambeaux. Depuis son arrivée dans l’Oregon, une question lui brûle les lèvres, et taraude ses pensées mais se retient bien de lui poser. Qui es-tu ? Et comme pour l’extirper à la résolution de ce mystère notoire, la voix de l’homme s’adresse à elle, la questionne. Le voile perdu de ses prunelles s’évapore pour laisser son éclat emprisonné reprendre son envol. « Oh. Disons que lorsque la colère me noue l’estomac, il est difficile pour moi de me motiver pour me faire à manger. Alors je choisis la facilité, je saute mon repas ». Elle ne se cache pas, ne cherche pas à formuler des mensonges qu’elle ne saura pas maîtriser. Pas avec lui, pas sous son regard. Il a cette façon de la regarder, comme s’il était capable de voir à travers ses nombreuses couches épidermiques, et y comprendre les nuances qui composent son être. Il a toujours su avoir ce retrait presque religieux, à ne jamais empiéter sur ses plates bandes, cette discrétion qu’elle apprécie plus que tout. Et pour autant, s’il applique ce principe avec le plus grand naturel ce soir, Mari ressent l’envie de se confier à lui. Pour une fois, juste pour un soir. « Il y’a eu cette dispute avec mon jumeau, et ce type que j’aime bien. Et … ça me pèse beaucoup. Beaucoup de choses me pèsent pour être parfaitement honnête ». Elle agrippe à nouveau le verre pour en boire une seconde lampée, plus grande, qu’elle laisse descendre tout du long de son œsophage.  

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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Jeu 4 Nov - 16:39
EACH HEART HAS
ITS HAUNTED CHAMBER
★ Each heart has its haunted chamber where the silent moonlight falls. ( s o u n d )
L’espace d’un instant tu ne peux empêcher ton regard d’ainé d’envelopper la silhouette frêle, et pourtant gaussée d’une force empirique, de la jeune femme. Puisque n’est-il pas aiguille plus solide que celle dont la finesse impose une quasi-invisibilité aux yeux des mal avisés ? A la voir s’avancer ainsi, poser pieds tremblants et gauches sur le plancher que tu t’uses à restaurer...tant verraient les déboires d’une vieille adolescente à qui l'on retire tout bon fondement de malheur.  Trop facile de voir en les épaules rabaissées de Mari une malencontreuse déconvenue, Et puis quoi ? Un chagrin d’amour ? Une privation quelconque ? Une dispute insignifiante ? Puisqu’à cet âge n’est-il pas pire fin du monde que la moindre aspérité sur la surface lisse de ces benjamins à qui l'on ne légitimise rien. Puisque tout n’est-il pas excuse à se morfondre et se complaindre pour ne jamais avoir à grandir ? A affronter. A lutter. A vaincre. Ah…

Hérésie que de croire que rien ne touche réellement les plus jeunes. Parjure imposé aux vieux cons ayant oublié leur passé. Puisqu’un enfant aux abois vaut tous les adultes désenchantés. Rien n’épargne plus les êtres pour seule excuse que l’âge n’a pas encore construit rempart de sûreté pour éviter les éboulements intérieurs. Tu le sais trop bien, tes mains s’en souviennent encore. Alors si Mari te ressert le cœur à te suivre telle une louve blessée dans les couloirs et le long d’un plancher à moitié refait, tu ne te permets ni jugement ni méprise, juste l’attention d’un grand frère qui sait trop bien ce que de telles épaules dessinent.  T’as les paumes encore rongées de filaments, tu n’oses imaginer ce que cela provoquerait en toi que de refaire face au spectre d’une vie à laquelle on n’a pas assez prêté attention.  Parce qu’elle est forte, pas vrai ? Parce qu’elle ne se plaint jamais, pas vrai ?  Parce qu’elle est toujours là pour les gens qu’elle aime, pas vrai ? Mais qui réchauffe les phalanges de ceux ayant plongé corps et âme dans les abîmes glacées pour repêcher les êtres aimés ? Qui s’occupe de nourrir ceux et celles ayant déjà donné heures et énergie à rassasier les adorés ? Qui les empêche de sauter quand, après s’être tant accroché, l’idée du vide se fait plus attrayante que les places vides laissées par ces vénérés qui ont sucé leur dû puis ont disparu ? Personne ne vérifie que les protecteurs sont protégés. Personne. Et en cela, c’est cette force agglomérée le long de vos peaux, férocement imprégnée en vos muscles et vos voix usées de répéter sans cesse que ça va, que tu reconnais en Mari cett âme jumelée dont la pugnacité n’est pas à durée illimitée. Il y a des cordes qu’à force de tordre et tirer, l’on fini par briser.

Après la première lampée du liquide ambré, il y a vos regards qui s'agrippent et ne se détachent pas. Fervent adorateur des discours des yeux, tu ne détournes ni ton visage ni tout ce qu’elle peut détailler. Puisqu’aucune gène ne saurait étreindre ce qui s’est gravé par le passé le long de ta peau maltraitée. Elle regarde et tu la détaille, sentant mille questions glisser le long de ton derme, frissonnant des scénarios lugubres ou ridicules qui pourraient se former pour expliquer tout ça. Demanderas, demanderas pas ? Mais c’est ta question à toi qui la rattrape, l’étreint et vient chercher réponse au creux de ses lèvres à elle, et non des tiennes. « Oh. Disons que lorsque la colère me noue l’estomac, il est difficile pour moi de me motiver pour me faire à manger. Alors je choisis la facilité, je saute mon repas » que les syllabes dévoilent et révèlent. Tu reconnais le discours qui t’a enlacé durant des années, de ces instants où perdre pied te permettait de ne pas trop penser, de ne pas trop en vouloir, de rester bien sage et muselé. A ta place. Tu ne dis rien, te contentant de froncer légèrement les sourcils. Pas de mécontentement, jamais. Tu es bien trop de ceux qui gardent pour eux. Non, d’inquiétude. Celle de l’aîné pour la plus jeune, celle de toi pour elle. Quelques mois à se regarder et s’apprendre de loin, c'est suffisant pour toi, Nemrod. Assez pour savoir que son destin ne te sera plus jamais indifférent. Que sa colère pourrait galvaniser les grondements en tes côtes. Qu’une rage partagée vaut parfois mille carnivores dérangés.  T’en as rien à foutre du fardeaux des gens, mais tous ne sont pas les gens. Quand le prénom se déroge, quand l’odeur s’impose, quand l’affection s’invite, plus personne n’est les gens.  Alors Mari n’est plus l’inconnue parmi la foule, elle est le visage familier qui caresse le myocarde de proximité.

« Il y’a eu cette dispute avec mon jumeau, et ce type que j’aime bien. Et … ça me pèse beaucoup. Beaucoup de choses me pèsent pour être parfaitement honnête » que la belle continue, confie sans que ni toi ni elle ne l’ai foncièrement demandé, mais la confession s’impose sans forcer. Presque comme si vous veniez de vous rencontrer à mi-chemin, meet me halfway, entre ce qui est convenable de dire, ce qui ne fait pas trop mal et ce qu’on n’énonce à personne. Parfois la chance montre les dents et offre éventail de proches capables de lire entre les lignes et déchiffrer les non-dits logés le long des pupilles. Et puis d’autres fois, les mots glissent parce que les bras ne savent plus les contenir. Parce qu’il faut bien que quelqu’un entende...Au moins une fois, au moins un jour, au moins ça. Et si jusque-là tu n’as rien dit, tu profites de la dernière gorgée de l’invitée pour entamer l’émincé d’oignons, scandant ta réflexion avant de la formuler concrètement. Le silence n’est point diable en ce lieux, il accompagne et permet d’introduire ce qui sera dit sans rompre d’un glas manichéen chaque parole énoncée. « C’est relativement facile de s’oublier quand on est submergé de toute part. A devoir gérer ci, et ça, puis lui et elle sans oublier toutes ces choses qu’on s’est juré à soi-même. Mais à force de prendre sur soi on s’auto-sature. »  tu reposes le couteau, fais rouler les petits morceaux dans un bol, glisse le tout de côté. Tu t’empares d’une puis deux carottes que tu rappes, les pupilles figées sur la planche en bois. « Je crois qu’on a mis sur tes épaules des charges que t’as jamais demandées, mais que t’as prises en disant merci parce qu’on nous a tous élevé comme ça. » à dire merci aux responsabilités, aux rêves parentaux, aux idéaux des amis puis aux objectifs scotchés partout le long du crâne et des visions de demain. « T’as jamais dis merde, à tout ça, pas vrai ? » Merde à la thune, merde aux visions étriquées, merde aux secrets, merde aux liens qui vous ratachent tous à cette place bien polie, bien conçue, bien comme ce qu’on attend de vous. C’est seulement là que tu relèves ton visage vers Mari, reposant ustensiles et légumes pour aplatir tes paumes sur le comptoir, regard trouvant le sien. Abysse rencontrant l'abîme.



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work : Patineuse artistique professionnelle. Sous la mélopée de la musique, dans le tourbillon de glaces qu’elle martèle sous ses patins, elle pourrait presque s’envoler.
activities : fracasser vos nerfs.
home : Elle alterne entre la grande demeure familiale des Baumeister située à Ocean Avenue, et son appartement deux pièces qu'elle possède à Harbor Row.
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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Lun 8 Nov - 15:44
18 10 2021

each heart has its
haunted chamber



ootd — La première nuit, soubresaut du myocarde, hurlements à pleins poumons. Les rives entre le réel et l’immatériel se sont emboîtés, impuissance d’une gamine qui a vu une quiétude lentement commencée à se dérober. La millième nuit, elle suffoque, a besoin d’air, a besoin d’espace. De s’évader, putain. L’anesthésie du corps et de l’esprit ne fait plus effet, c’est un nœud coulant qui l’étouffe. Ils ont tous appuyés là où ça fait mal jusqu’à ce qu’elle craque, jusqu’à ce que ses résistances s’effondrent, jusqu’à cette pensée de trop. Qui s’insinue dans les embranchements neuronales de son encéphale, qui électrise ses plus sombres instincts. Comme une dose de carnage sulfureusement injectée. L’équilibre est fragile, sensible, quand il se brise. Son éclat prend scène chaque soir, elle qui rentre chaque fois un peu plus tard que la veille. Ce soir ne fera pas exception, une fois qu’elle quittera le perron des Sisang, elle errera. Ici, et là. Partout, et là-bas. Les prunelles chocolatées de la belle défient sagement celles de Nemrod, suivent distraitement les lignes et courbures qui façonnent sa physionomie, consciente de l’incision pernicieuse de son regard. Du léger flottement qui s’est installé entre eux, de ce parallélisme parfaitement maîtrisé entre indélicatesse et discrétion. Elle distille son malaise dans ses mots, éponge sa colère, ramasse les dernières miettes de son palpitant avant de refermer sa cage thoracique. Parce qu’elle fait un effort surhumain, celui de sociabiliser sans rien laisser déborder. Préserve les remous du fleuve dans son lit, veille à ce que nul tsunami ne prenne naissance derrière ses lèvres scellées avec la plus grande minutie. Elle parle Mari, elle dit les choses. Parler est une chose, mais trop en dire en est une autre. Juste mesure d’une confession en demi-teinte qu’elle assume, porte à bout de bras. Ne s’offusque pas du silence qui accueille sa soudaine prise d’initiative, à confier tout ce qui la barbouille de l’intérieur. Et comme pour embrasser le son des cloches de l’ange qui passe, la vénéneuse lève son verre avant de le porter à la bouche, pour le vider d’une seconde gorgée plus grosse que la précédente.

Le repas se prépare sous ses yeux, petite Mari qui pose son menton dans le creux de sa main qui fait office de support d’une tête trop lourde. Elle souffle, voit les morceaux d’oignons se renverser dans un bol, puis reporte son attention sur les prochaines victimes du couteau en inox. L’auto-saturation. C’est bien ce dont il s’agit, elle ne prend même pas la peine de le contredire. De prêcher le déni afin de brandir férocement les bannières de sa force mentale. De montrer avec pugnacité la parfaite maîtrise qu’elle exerce et qui se dessine sur l’étendard, sous lequel elle se drape au quotidien. Parce que tout a volé en éclats, ce soir. Alors à quoi bon ? Pourquoi mentir quand ses yeux de biche hurlent à quel point elle a mal ? Pas un jour sans qu’elle ne meure, de n’être qu’un masque, un putain de leurre. Pas un jour sans qu’elle ne crève, en ultime sacrifice du festin des corbeaux, ritournelle d’un même rêve. Est-ce qu’elle est en train de perdre pied ? Une seule vie, et pas assez de temps pour savoir qui elle est, comprendre qui est Mari. Ses doigts caressent le contour lisse du verre de rhum, elle savoure ce breuvage comme s’il était son dernier plaisir avant l’exécution. Comme si les dernières heures restantes se passaient dans le précipice d’une dernière nuitée sous les combles de la demeure Sisang. Elle pourrait éclater de rire, Mari. Subitement, sans signe avant coureur. Juste comme ça. Tant l’ironie est grande. Il n’y a pas à se moquer de la légitimité du jeune homme à la combler par sa présence, loin de là. Elle se rit d’un autre. Parker Young, celui avec qui elle voudrait passer ses derniers instants, mais c’est avec une toute autre personne qu’il passe sa soirée. Avec son jumeau, Maru Baumeister. Elle ne parvient plus à contenir l’hilarité qui s’échappe de sa gorge, elle explose de rire. Il est froid, risible, aride, disparate. Destructuration d’une réflexion qui se tourne inlassablement vers le coréen qui tourmente ses pensées, parasite sa vie, à tout instant. Jour et nuit. Nuit et jour. C’est du pareil au même, le temps n’existe plus. Plus rien n’a de sens quand il n’est pas là. D’un geste de la main qu’elle pose contre sa bouche, comme pour retenir un second rire, elle souffle avant de replonger son regard dans celui du brun. « Ta sorcellerie me fait peur Nemrod Sisang ! » ironise-t-elle avant de détourner le regard, comme pour s’extirper d’une quelconque malédiction pouvant s’abattre sur elle, à trop le regarder. Trop de charges, trop d’espérances qui ne sont pas les siennes. Immanquablement, ses pensées se tournent vers sa mère. L’ancienne patineuse déchue, sportive internationale qui ne peut plus s’élancer sur la glace. Paraplégie induite par un accident de ski, elle a reporté son désir de conquête sur les épaules de sa fille. Transfert des rêves perdus d’une femme brisée sur celle qui lui ressemble tant, qui la ramène à des temps féeriques où elle détenait en main les clés du tout-possible. T’as jamais dis merde, à tout ça, pas vrai ? « Jamais ». Elle engloutit son verre rhum cul sec avant de le reposer devant elle, vide. Vide de sens, vide de tout. « Si je dis merde, ils vont souffrir. Alors je me divertis pour rendre cela plus digeste ». Oui, ils vont en pâtir. Eux, les autres. Eux en priorité, elle toujours en arrière-plan.

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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Jeu 11 Nov - 2:27
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ITS HAUNTED CHAMBER
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Quelle scène funèbre que celle se jouant à l'instant. Plateau dramatique que la cuisine de la maison en briques rouges de pioneer oak à Windmont Bay, cette nuit d’octobre 2021. Y a des farces qui font plus de bruit que ça. Mais de silence vous savez précisément draper vos carcasses depuis tant d'années déjà.  Mari. Nemrod. Baumeister. Sisang. Mimes fantasques de ce qu’on vous veut bien. Avec vos pupilles moins riches mais tout aussi ternies que la terre des jardins. A y semer les espoirs d’autrui, leurs rêves puis toutes ces contraintes imposées de la même manière. Bien se tenir. Bien parler. Pas trop demander. Non, ne jamais demander. Remercier pour l’honneur de recevoir, mais sans un instant énoncer la moindre volonté égoïste. Putain que vous êtes seuls, au fond, pas vrai ? L’éclat de rire qui la scinde te rappelle tes propres notes quand tout t’as semblé creusé de bouffonnerie. Quand tu riais à défaut de grogner, à défaut de cogner, à défaut de planter. Quand en vérité tu ne trouvais pas ça drôle du tout. Une paroisse d’humour pour un vice de désillusion. A se rendre compte qu’il existe un monde derrière les rideaux rouges de l’opéra bien poli et organisé. Hiérarchie des existences désorganisées avec pour prisme le macabre des destins lâchés dans le barillet de vies brisées. Tous balancés dans des quotidiens qu’on désire parfaitement cirés mais qui se déglinguent à la moindre incartade.

Par quels désenchantements vous êtes vous retrouvés tous les deux autour de cet îlot à vous regarder dans le blanc des yeux en gueulant à plein cil que demain peut-être que ce sera la fin. Que, au fond, peut-être que vous ne vous en voudrez pas d’avoir au moins essayé de tout faire bien, bien comme ils veulent, comme il faut, comme ça arrange. Plante de vos pieds gelés tremblant le long de la glace incrustée à chaque marche des escaliers qu’on a bâtie spécialement pour vous, vous riez à l’unisson des aubes qu’il vous reste à tenir. A chaque marche son dérapage, sa morsure glacée, ses ecchymoses d’essais ratés. Petites déceptions sur griffes tordues. Vous ne vous étiez décidément jamais ratés, pas vrai ? Quand elle rit, quand elle éclate les octaves moroses le long des murs de la cuisine, tu ne bouges pas, gardant les paumes bien ancrées sur le comptoir. Parce qu’elle tu peux la regarder, elle, tu peux l’écouter. C’est pas trop tard pour Mari. Cette fois-ci, tu as vu. Tu vois. Alors, tu regardes et tu écoutes. Tu prends l’exclamation ironique pour ce que tu devines être une tentative d’alléger à nouveau le ton. Cependant aucune réponse de ta part, aucune syllabe pour participer à l’effort de guerre. Tes armes sont les siennes mais ce soir nulle intention de battre en retraite. Alors pas la moindre trace de réponse, juste tes lèvres qui se pincent en un sourire attristé, touché, inquiet. Un mélange maladroit bien à toi.    

L’art et la manière d’accueillir les confessions d’autrui est un hobby malhabile qui mérite les silences en demi-tons les plus absolus. Puisque répondre trop abruptement reviendrait à effacer les quelques contours maladroits des révélations murmurées presque à regret. Et tu ne désires rien gommer, rien censurer. Ce qui est dit est entendu, ne sera répété. Comme à chaque don de soi, tu garderas tout en toi, à fermer la serrure de ta parole à trop de tours. Sécurité bien inutile puisqu’à qui risquerais-tu d’éparpiller les secrets qu’ont t’a confiés ? Toi qui accueilles, rattrapes, rassures, qui emporteras avec toi dans l’au-delà tous les aveux logés dans tes bras. Tout est en retenu dans la bouche d’une Mari que tu découvres en cette soirée plus sombrement sarcastique que profondément abattue. L’ironie de la vie glissant le long de sa carne pour en arracher rires sincères bien que peu fournis d’humour véritable. L’ironie n’est pas drôle. Si elle l’était, ne seriez-vous pas les clowns les mieux chaussés de tout l’Oregon ? A cogner de vos chausses disproportionnées contre chaque coin de meuble posé là par cette chienne de vie se plaisant bien trop à vous faire baver, dents serrés sur le mors de vos jours. Métal rouillé à force de ronger vos os pour épargner les autres. Tu t’es déjà tellement tailladé pour les gens que t’as aimé.  Un mois. Quatre. Un an. Bien plus longtemps.

Tous ces gens qui complimentent l’ombre de tes branches, de ces mètres et territoires agrémentés d'une douce obscurité prodiguée par tes soins. Parce que t’aimes protéger, t’aimes caresser, t’aimes apaiser. Mais quelle est pourtant si vive et profonde la brûlure laissée par ces bienheureux quand ils se relèvent et se cassent. Quand l’herbe tassée n’est là que pour souligner qu’ils sont partis. T’en as regardé combien, Nemrod, des aimés redevenir des étrangers ? Ceux que t’as massé du plat des mains en murmurant mots délicats et réconfortants, gorge nouée en sachant déjà que bientôt les omoplates échapperont à la pulpe de tes doigts. Que bientôt les épaules rétréciront à l’horizon, rejoignant ce trait lointain au fond duquel ils finiront par se perdre et s’évaporer. Alors tu aimes et tu apprécies et tu adores en sachant pertinemment que tu seras le dernier à être resté planté sur la colline ombragée de tous tes amours dérangés. Pardon, tant pis. Tant pis pour les je t’aime. Pardon autocentré pour ces heures de défaite autorisée à gémir et crever sous le poids des questions sans réponses. A te sentir de trop, puis à côté, puis pas là où on te veut. T’es pas de ceux qui se battent pour une place dans une équation dans laquelle t’as de toute façon jamais eu ta place. On se sert de toi, tu le sais. Parce que malgré tout, malgré les cicatrices et les plaies mal refermées, tu ne peux pas t’en empêcher, hein, d’aimer, de t’attendrir, de tenir. A lui. A elle. A ceux et celles.

« Si je dis merde, ils vont souffrir. Alors je me divertis pour rendre cela plus digeste. » tu soupires. L’abnégation comme sacerdoce en l’honneur de tous ces êtres qui se crament le derme pour parer les douleurs d’autrui. Il en faut, pas vrai, des sacrifiés sur l’autel de l’amour et de la loyauté. De ces bêtes de somme, de ces vous, qui se bandent les yeux en tirant de toute leur force pour tenir le cap des vies assujetties à l’affection débordante de votre dévotion. Vous iriez vous crever les poumons pour leur permettre de respirer encore une ou deux matinées de plus. Puis un jour, une nuit, vous vous réveillez en découvrant phalanges recouvertes d’une hémoglobine qu’est la votre, bronches trouées et oxygène offerte avec le sourire de ceux qui clamsent en murmurant que c’est pas de leur faute, c’est pas de leur faute, c’est pas de leur faute mais vous êtes fatigués. Exténués de toujours vous taire. Tu observes Mari terminer son verre, tu ne la quitte pas des yeux quand elle repose le cristal domestique, tu la regardes plus que tu ne l’as jamais vu. Couperet glacial, il n’y a plus de liqueur pour parer l’instant dans lequel vous pataugez à ne plus trop savoir s’il faut tout reprendre ou tout avouer. Si c’est maintenant que vous vous effondrez en vous gémissant dessus toutes les aigreurs et violentes douleurs que vous réservez aux nuits esseulées, ou si vous vous relevez encore une fois. Et t’aurais pu attendre son signal, mais tu refuses de décrocher une nouvelle corde. Alors tu te repousses du plan de travail. Tu laisses la nourriture. Tu laisses les ustensiles et les couverts. Contournant l'îlot, tu rejoins la conscrite résignée de quelques pas. Et dans le silence imposé, à peine dérangé par tes pas dérobés, tu enveloppes ses épaules de tes bras, glissant tes phalanges à l’arrière de son crâne pour ramener visage contre torse. Carapace d'affiliée dévouée que tu fais fondre en amalgamant vos dermes d’aimants. Tu l’étreint, tu l’enlace, tu poses ta joue sur le haut de son crâne dans un silence vigilant. Attentif à la moindre résistance, à un quelconque non qui te ferait reculer sans attendre. Le bout des digitales effleure les mèches sombres, y tisse toute l’attention qu’on ne vous accorde que rarement sans arrières pensées. T’attendras rien de Mari en retour. L’enveloppe de tes bras n’est pas monnaie d’échange pour faveurs futures. Tu la tiens doucement, férocement, contre ton cœur, contre tes poumons, là, entre tes bras, parce que c’est comme ça. Parce que cette nuit, elle est ta priorité, Mari.




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· Re: } Each heart has its haunted chamber. · Mar 16 Nov - 16:21
18 10 2021

each heart has its
haunted chamber



ootd — Il y’a tant de bavures, tant d’éclaboussures dans ce rire. Il résonne, crève le silence à coups perdus. Témoigne que rien ne va en ces temps qui grondent, que tout déraille dans son monde où il pourrait neiger en Août. Porte une sorte de peau, ne soigne jamais ses bobos. Avait trop peu de force pour résister à la ferveur corrosive d’une mère qui traverse sa paralysie en alimentant le déni aux rythme de l’oubli, dégringole sur une pente de pluie. Fait semblant Mari, les doigts posées sur sa bouche, elle n’en a rien à foutre. Et pourtant, elle concède, parce qu’elle l’aime. Parce qu’elle n’ose pas la contredire, fait semblant d’être frappée par cet engouement qu’elle ne reconnaît pas. Feint d’être folle de désir, se rend compte qu’elle n’a rien. Fait semblant d’être reine sur la piste, fait semblant d’être belle dans ses patins. Elle sera championne, Mari. Tiendra dans ses mains l’héritage olympique de sa mère, et comme fille d’une grande patineuse, elle grimpera les sommets en tant que sportive historique. Parce qu’elle partage sa chair, parce qu’elle a son sang. Hérédité destructive. Elle sera championne, Mari. Verra ses jambes se noircirent d’acharnement, pour forger son mental, hissera son nom sur le podium iconique. Pour contrer cette essence sensible que son père balance en famille, qui opprime l’invulnérable soif de pouvoir maternelle qu’elle absorbe comme une éponge. Elle sera championne, Mari. Se nourrira du froid, pour faire fleurir la glace sous ses pieds à son passage au cœur de sa danse aérienne. Elle sera championne, Mari. Brillera pour Boram Park, de son allure élégante, pour rappeler au monde qu’elle n’existe que pour le plaisir d’autrui. Et elle, Mari cesse d’exister et disparaît.

Pour anesthésier le supplice, elle a décapité certaines de ses personnalités. Avant si authentique et sincère. Maintenant, elle s’efforce d’être une autre pour lui plaire. Parfaitement, elle ne sera jamais assez par rapport à toutes les envies de la matriarche. Ces antécédents hurlent qu’elle n’est pas assez bien. Jamais assez bien. A quoi bon ? Et pourquoi faire ? Tout pour lui plaire, tout ça pour R. Mieux vaut l’Enfer. Faire des pauses, et voir le vide. Pour ses tourments, il lui faut du temps. Elle ne veut pas y faire face, elle préfère se fuir jusqu’à ce qu’elle s’efface. Elle préfère ne rien dire, oublier, se mentir. Elle met des pauses, et elle s’écrase. Cherche de quoi ne pas périr, de quoi pour obéir. Elle a laissé le soleil tomber, n’a rien vu, en un clin d’œil, ses rêves ont été décroché. Plus de repères qui tiennent, en berne flotte le drapeau en rature d’une vie trop belle, trop fake. Mine de rien, elle s’est laissée faire, assiégée comme une gamine. Le mauvais caché dans les bons jours. Quasiment morte. Si elle dit merde, ça la rattrapera. Tout ce qui la ronge, tout ça. Si elle dit merde, elle en mourra. Que restera-t-il d’elle ? Si elle foire, ne garde plus la face, ne plus porter le masque qui lui sert tant parfois. Mise à nue, sans plus qu’aucune armure lui aille, elle revient. La grignote à vue, la met en péril, donne envie de s’envoyer en l’air. Elle est celle qu’on ne voit pas, celle qu’on n’entend pas. Elle est cachée au bord de ses larmes, elle est la source des drames. Quand elle veut dormir, elle vient pour l’embrasser, l’étrangler. Là, contre sa poitrine, elle cogne pour l’abîmer. Et si Mari la devine, elle essaye de résister. Si elle veut courir, fuir, elle rampe à ses côtés. Elle rappelle à quel point on peut être tellement tout, mais que l’on peut aussi rapidement devenir presque-rien.  

Elle est celle qu’on remarque, qu’on voit sans se retourner. Sourire qui frappe, goût du franc parler. Reine des soirées, sang presque dévoilé. Elle a l’odeur de l’interdit, Mari. Descend les étages, pour monter sur le tremplin où elle plane jusqu’aux étoiles sans même penser à demain, à défier tous les soirs sa propre mort. Oui elle connaît la fête de l’oubli, surtout celle de trop. Celle qui est la tête de ses envies de trop. Elle finit au Silver Dragons, à chanter dans le caniveau, à tenir la distance de ses nuits au galop. Et dans ce tapage de loups, il y’a que ça qui prouve qu’elle l’ouvre. Et si elle veut s’écarter des pistes, c’est le cri du cœur qui hurle qu’elle existe. Et Nemrod, au milieu de ça. Qui pourrait devenir fou, témoin de la perte de toute sa magie, de tout son meilleur. Ce soir, il voit toute l’absence de lueurs d’élégances, de l’effritement de sa mascarade, de l’émergence de sa froideur maussade. Et même si demain tout recommencera, elle accepte de laisser paraître ses émotions, défaire ses barrières. Avec lui, au milieu du chaos, à la fête de trop. Avec ses restes de colère. Sa mère, sa merde. Son cœur est devenu aimant, forçant leur deux corps à s’unir. Contre elle, elle le presse, l’emmène là où l’on dit que tout brûle, et il verra comme tout y rayonne de plaisirs et sourires obscures. Elle colonise son corps, pas à pas, ses mains dominent son dos, et le reste. Tout, tout de lui, lui appartient en deux-deux, et en un seul geste. Elle en fait sien, un bref instant, l’enserre en poigne possessive, se fait conquérante contre lui, épuise sa flamme. Le caresse comme pour l’apaiser, brûle d’audace bien plus qu’au soleil. Il y’a le réel qui lui revient à la gueule. Qu’il lui dise si c’est déplacé de lui demander qui est-ce qu’il voit dans la glace. Comment qu’il fait lui, pour ne pas crever ? Dis-moi où est-ce que la vie te mène, je te dirai qui tu es. Dis-moi où est-ce que la vie te mène, je te dirai qui t'as tué. Qu’elle chantonne fièrement dans sa tête, les yeux fermés alors qu’elle jouit de son odeur virile qu’elle hume à plein nez, le visage enfouit contre son torse. Mais ça ne lui suffit pas, rien ne suffit à Mari qui réclame toujours plus. Elle ne dit rien, prend tout. Se relève, s’élève sur la pointe de ses pieds dans l’espoir utopique d’atteindre le cou de Sisang. Elle abandonne, dans la galère. Ses mains se font griffes sur ses épaules, elle prend appuie dessus pour se donner de l’élan avant de s’éjecter vers le haut. Dans son saut, elle glisse ses bras autour des épaules du brun, enroule ses jambes autour de ses hanches. S’agrippe autour de lui, pieuvre indéfectible qui enfonce son visage contre sa peau, jusqu’au creux de sa nuque. Ce soir comme tous les soirs, elle sait ce qu’elle perd, rentrera trop tard. Elle a des choses à faire, des habitudes à défaire, délaisse son Enfer. Désolé Nemrod, elle a des routes à éviter. Désolé Nemrod, vous avez fait le tour.

Désolé mon ami, mais je crois bien que c’est fini.

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Bloodlust tonight, bite my tongue and hold it in. And so it ends, kisses me and kills the light — Slash
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