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Nemrod Sisang

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· } empty yourself of yourself. · Ven 22 Oct 2021 - 2:17
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Charles Wright

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Ah mais pour de vrai ? 》 L'étonnement de la jeune femme cogne contre tes os et tu soupires d'ironie. 《 Oui, pour de vrai, je vous avais prévenu y à quelques jours déjà. 》 T'avais informé, t'avais répété. Tu sors. Tu t'casses puis tu sais pas si tu reviens tôt ou si tu ne reviens pas. Peut-être que Salem t'avalera tout entier et que de toi et Sage ne resteront que les vies laissées derrière vous. Duo incongru dont on retrouvera des restes éparpillés de quotidiens un peu répétés, un peu désabusés. On se dira, qu'au final, c'était prévisible qu'un jour vous ne vous barriez sans jamais vous retourner. Mais non. Non. Tu sors. Tu vas éclater chacun de tes pores contre les murs grisants d'une festivité peu de fois rencontrée depuis que vous avez déménagés. Besoin de changer. Besoin de la rencontrer de nouveau, mais différemment, cette jeune femme qui t'a dis oui pour une nuit d'inconnue.《 Ouai 'fin je pensais que tu plaisantais ! 》 Ta tête pivote vers l'entrée de la chambre et tu détailles la silhouette de Delilah accoudée à l'encadrement de la porte. Tu hausses un sourcil, elle ne bouge pas, et dans vos yeux muets s'échange toute la conversation que vous n'aurez jamais. On ne cause pas chez vous, n'est-ce pas ? Alors elle déglutit et se redresse pour débarrasser le plancher. Avant de vraiment disparaître, sa tête réapparaît furtivement : 《 T'es cool comme ça, fais gaffes à toi. 》et en moins de temps qu'il ne t'aurait fallu pour répondre, c'est déjà à un couloir vide que tu t'apprêtes à rétorquer. Au vide s'accorde ton soupir et tu attrapes à la volée deux bagues rapidement enfilées à l'index puis au majeur. Tes phalanges claquent et glissent le long des bijoux dont tu repousses fermoirs et vis pour assurer qu'ils ne bougent pas d'un pouce. Peu importe les secousses. Peu importe les aventures. Peu importe la sueur et liqueurs d'humanité qui vous rouleront le long de la carne du début à la fin. Peut-être encore un peu demain quand il faudra démaquiller les affres d'une nuit prévue pour enfermer puis déchaîner vos deux âmes perdues à Windmont Bay le reste du temps. Un, deux, trois et un quatrième qui enlace l'Helix qu'il te reste. Leur couleur dorée flatte ta carnation que tu sais déjà flamboyer sans retenue sous les lumières, néons et éclairages ultra-violets présents et gourmands de toutes ces chairs à glorifier par la fête et l'excès. Salem comme berceau de vos jeunes carcasses fauchées déjà par tant de fois. Que l'ivresse d'une nuit vous gonfle des basses propulsées contre vos peaux. Et si tu tangues de droite à gauche, tu ne veux rien perdre. Bijoux, chemise, fute, c'est à toi, rien qu'à toi et tu n'es guère prêteur. Alors tu secoues avec frénésie ta tête pour assurer leur prise tenace. Rien ne bouge. Parfait. 《 J'y vais, bonne soirée les filles ! 》La porte claque, la nuit t'avale.  

C'est surement inconscient de ta part de ne craindre nulle danger le long des trottoirs d'une ville dont tu ne connais que la moitié, et encore. C'est très probablement inconsidéré de frapper le pavé sans te retourner malgré les quelques bruits parfois suspects. Tu feintes surdité pour ne pas laisser la panique te gagner. Ca fait des mois, Nemrod. Souffles. Respires. De toute façon si c'est dans ton dos que se cache l'ombre famélique du diable incarné, tu ne pourras rien faire pour t'en débarrasser. Pas ici. Pas tout seul. Alors, tu lances le paris aux silhouettes désarticulées que les lampadaires projettent le long des bâtisses et maisons. Viens, viens, manges moi ou laisses moi. Quand le téléphone dans la poche de ton jean sombre tremble, tu le sors et plisses les paupières face à l'assaut de la luminosité non ajustée. Un nom. Tu soupires et appuies sur la notification.
JOSHUA
2*3-50*-**95
Tu vas où ?

NEMROD
45*-87*-*05*
Chez les sorcières. Je serais accompagné.

JOSHUA
2*3-50*-**95
Tu attends. Je préviens quelqu'un.

NEMROD
45*-87*-*05*
J'attend rien du tout. Fais ton taff.
L'appareil fini sa course dans ta poche, à sa place, et tu reprends ton avancée jusqu'à la demeure de la captivante Sage. Tu ne saurais vraiment dire ce qui t'a poussé à lui adresser la parole il y a de cela quelques semaines. Puis à recommencer. Une fois, deux fois. Et si elle t'avait répondu par politesse sans le moindre intérêt, tu te serais contenté de ça. La gracieuse serait restée la meuf sympa mais sans plus du cours de yoga que t'as fini par même plus prendre parce que tu veux bien avoir l'air con 5 minutes mais tu te sens mieux à cheval ou sur ta bécane. Mais Sage s'est révélée d'un intérêt fou, d'une présence simple au magnétisme naturel. Tu ressens sans mal les secrets et le passé coincé le long de ses lèvres, reclus contre les gencives. De ces choses qu'on préfère tasser sans plus y toucher, pour éviter de s'y perdre et s'y noyer. Si t'as des spectres sous ton lit, peut-être a-t-elle les siens dans sa vie. Elle t'intrigue. Tu l'aimes bien. Mais t'es pas de ceux qui se contentent d'un état bien tranquille, d'une étape sécurisante et monotone. Te faut plus, te faut différemment. Du changement puis des découvertes à en perdre la tête. Alors de Sage tu as décidé de t'emparer de l'image bien décente et tempérante pour la recolorier aux craies grasses d'un lieu teinté de crasse. Le résultat de l'altération est inconnue, vous verrez bien.

Arrivé devant l'appartement tu cherches le panneau d'interphone. De quelques pas tu trouves puis en un souffle tu attrapes son nom du coin de l'œil, appuyant ton index sur le bouton d'appel. T'es là, Nemrod. T'es là, figé dans ta peau qui n'attend que ton invitée. D'ici quelques instants vous prendrez la route, elle au volant, toi à côté. Vous partirez. La ville des procès vous attend, elle vous appelle. Et tu comptes lui répondre jusqu'à l'aube, lui répondre jusqu'à ne plus être foutu de discerner le soleil des rêves encore éclairés de musique dératée. Tu chanteras, et Sage, est-ce qu'elle le sera ?


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· Re: } empty yourself of yourself. · Mar 26 Oct 2021 - 0:13

New girl in town.

Pourtant les interactions sociales ne florissaient pas vraiment par bouquets depuis que Sage avait débarqué dans la petite bourgade d’Oregon. Bon il est vrai qu’elle était apte à les accueillir depuis quelques mois réellement. Elle n’avait même pas tenté en entrée dans la sphère sociale de Windmont Bay avant le processus de rééducation complètement enclenché; enfin à la vue des premiers résultats, jugés encourageants, elle se l’était autorisé. Sa vision des relations avait bien évoluée entre temps. Elle avait toujours favorisé la qualité à la quantité mais pendant des années durant ils avaient été nombreux à faire parti de son cercle. Peut être parce que c’était le milieu qui voulait ça. Ces groupes liés par une passion commune. Des groupes qu’elle pensait soudés, forts, résistants à toutes épreuves face à cet amour sincère presque inconditionnel du surf. Des vagues. De l’océan.
L’océan. L’indomptable. L’imprévisible. Le doux. Le dangereux.
La vie de la néo-australienne gravitait autour de l’immensité du grand bleu. Autant qu’elle s’en souvienne il n’avait jamais été très loin. Sa présence lui en était devenue presque vitale. Rassurante. Ressourçante. La brise marine imprégnait quotidiennement ses pores d’ions négatifs. Elle y était tellement habituée qu’elle ignorait l’influence de ses terres natales sur son fonctionnement. Elle vivait au fil des marrées, s’endormait bercée par le bruit presque régulier des vagues. Ce lien qui la liait à son environnement la définissait. Cette osmose était palpable dans chacune de ses actions. Chaque tissus de son être gorgés d’atomes salins, elle était inextricablement lié à l’élément source de vie.

Puis la rupture. L’éloignement. L’abandon. Le déchirement. L’envol vers de nouveaux horizons. La côte orégonaise comme nouveau point d’ancrage. Un nouveau littoral, complètement inconnu et dont l’exploration lui était interdite. Elle en souffrait. Putain qu’est-ce qu’elle en souffrait. Pourtant toujours fidèle, il ne se passait pas un jour, depuis qu’elle avait été capable d’aligner deux pas sans tomber, sans qu’elle rejoigne la plage de Windmont. Parfois à des heures complètement improbables, telle une accro pas entièrement repentie qui succombait à ses pulsions. C’était viscéralement douloureux. Jamais elle n’aurait pensé être rongée par cette passion si pure qui l’avait habitée toute son existence.
Elle s’interdisait d’espérer un jour pouvoir reprendre les choses la où elle les avaient laissées. Personne n’avait été capable de le lui certifier jusqu’ici. Sage s’était donc lancé dans une toute nouvelle quête consistant à se trouver de nouveaux passe-temps pour ne pas dire passions. Pour l’occuper, la stimuler. Pour l’empêcher de tomber dans une phase pseudo dépressive telle une ex petite amie coincée dans le déni.
La marche. L’aquarelle. La lecture. La cuisine — résultats peu fructueux jusqu’ici. Le yoga. Et les plantes. Ces deux derniers l’avaient amenée à rencontrer celui qui la trainait dehors ce soir même.  Elle le connaissait depuis peu et pourtant il s’était fait une place dans son quotidien. Qu’est-ce qui les avaient tant rapprochés en si peu de temps? C’était… Assez flou, compte tenu qu'ils ne partageait pas tant de choses en commun, parlaient peu de leur vie respective. C’était une connexion d’âmes plus que d’êtres vivants. Sage savait de Nemrod ce qu’il voulait lui faire savoir et vice versa. Ils apprendraient à se connaitre. Il apprendrait à la connaitre… Eventually.

La néo-australienne avait décidé qu’ils se rendraient à Salem en voiture. Pas que la virée en moto que lui avait proposé le jeune homme ne l’avait pas fait rêver… Mais c’était plus prudent ainsi. Elle se détestait à penser de la sorte. C’était tellement contre nature. Elle rêvait de frissons, d’adrénaline, d’aventures en tout genre mais elle était devenue plus… Frileuse. Elle était sur une si bonne voie, et elle avait passé un accord avec son kiné. Pas de risques inutiles.
Virée en quatre roues, donc.
Elle était prête d’ailleurs. Pas vraiment apprêtée en soit. Coquette ne faisait pas vraiment parti de son vocabulaire. Elle avait opté pour un jean brut un peu trop large qui s’affaissait en une multitude de plis sur une paire de sneakers blanches indémodable. Allez si, elle avait fait un effort en enfilant un crop top particulièrement simple en soit à l’exception de la matière satinée dans lequel il avait été coupé. Au retentissement de la sonnette, elle avait jeté une immense veste en cuir sur ses épaules, vêtement on ne peut plus oversized dont elle avait encombré les poches de divers essentiels, boudant l’idée de sortir avec un sac à main. « J’arrive j’arriveeeee ! » Avait-elle chantonné dans l’interphone avant de saisir les clés de sa Jeep et de dévaler les escaliers du bâtiment.

Heyyyyyy ! —avait-elle scandé juste après avoir ouvert la porte securisée, lançant ses bras en l’air avec une pointe de théâtralité alors qu’un sourire venait illuminer son visage. Bien qu’elle ne soit pas à l’origine de cette soirée en dehors de Windmont Bay, l’excitation était palpable et on ne peut plus lisible sur ses traits. Ça va? —elle passait un bras autour du coup du jeune homme, se hissant sur la pointe des pieds dans une courte étreinte avant d’enchaîner, sans vraiment lui laisser le temps de répondre. Je ne savais pas que j’avais besoin de sortir jusqu’à ce que tu me le propose. —rires. Uughhhhh ! Tellement hâte ! Je ne suis jamais allée à Salem en plus ! —elle sautillait sur place avant de traverser la rue. Déverrouillant le véhicule à distance, elle ouvrait bientôt la porte coté passager, et s’essayait à une petite courbette. S’il vous plait… —soufflait-elle avant qu’un nouveau rire ne s’échappe de ses lippes, rire provoqué par sa propre personne. Sans surprise. Elle n’attendait pas plus longtemps et prenait place à son tour derrière le volant.

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· Re: } empty yourself of yourself. · Mer 27 Oct 2021 - 1:44
EMPTY YOURSELF OF YOURSELF
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Vous n'êtes que des êtres respirant l'air vert-moulu d'une ville dont vous crevez d'envie de vous échapper. Ce soir tout pèse trop lourd et il serait de bon ton de retrouver l'insouciance gravée au plus profond de vos artères. Veines de jeunesse dont la trentaine n'a pas encore frôlé le derme. Faudrait pas l'oublier, faudrait pas se gausser des misères vécues du lundi au dimanche sans jour de congé. Il est bien facile de déserter l'extase contenue dans les moments orchestrés pour procurer enthousiasme et évacuation des tensions accumulées. De ces heures mises bout à bout après avoir sciemment déposé les tracas sur le pas de l'entrée sans se retourner. Et si de liqueur ambrée tu ne comptes pas t'abreuver, c'est de timbres bas et de mouvements enracinés en ces sons suintant l'impudicité des âmes en quête d'impunité dont tu cherches à t'harnacher. Danser. S'éclater les genoux en des rythmes d'éberlues incapables de s'arrêter. Alors tel un vorace dont l'eau à la bouche se fait plus obsessive que purement divertissante, tu l'attends. Sage, Sage, Sage...Curieuse Sage. Puis toi, Nemrod. Toi qui pues l'appétence de la découvrir loin de Windmont Bay. Avec, pour risque calculé, celui de dévoiler plus de toi qu'escompté.

Heyyyyyy ! 》La porte ouverte à la volée t'offre spectacle engendrant sourire franc et petit rire amusé. Les paumes de la brune s'embourbent dans les cieux pour figurer l'entrée en scène de la tête d'affiche de cette soirée tandis que tes yeux ne peuvent se détacher de son visage hâlé miroitant l'embrasement d'une excitation toute nouvelle. 《 Heyy... 》ton plus grave en réponse à la frivolité que tu sens caresser peau et iris des deux protagonistes que vous êtes.《 Ça va? 》qu'elle demande en s'avançant rapidement. Familiarité des corps que tu refuses à tant, mais pas à elle. Car si tu es de ceux qui refusent et ne peuvent promettre unique allégeance en terme d'amour et rapports, tu n'en es pas désespéré pour autant et il faut de ton affection mériter la moindre démonstration. Alors à Sage tu ne refuses pas les bras en collier, bijou de proximité physique éprouvée quelques instants à peine. Assez pour que toi-même tu enroules bras autour de ses hanches pour faire ta part de l'étreinte. C'est que tu es sincèrement heureux de la voir tant enjouée et que ton idée d'escapade ne te parait alors que plus sensée. Oui, vous aviez besoin de décamper. Elle. Toi. Une nuit pour pouvoir aborder le reste de vos vies sans avoir la sensation putride de n'être qu'en sursit. Mais aussitôt l'approche exécutée, les carcasses s'éloignent en geste de sureté pour éviter toute longueur inappropriée. Tu l'aimes bien, elle est heureuse, mais il y a des choses qui ne peuvent être appréciées à Windmont Bay.  

Je ne savais pas que j’avais besoin de sortir jusqu’à ce que tu me le propose. Uughhhhh ! Tellement hâte ! Je ne suis jamais allée à Salem en plus ! 》Elle est volubile, Sage, et t'apprécie ne pas avoir à faire la totalité de la conversation. D'ailleurs tu n'en as pas fait la moitié pour le moment, et tu ne t'en plains pas, loin de là. On cause pas chez vous. On jacasse en surface pour échanger faits moindres et banaux sur sa journée puis sur les projets de demain. Jamais trop loin, la semaine prochaine c'est déjà trop dangereux. Chape de plomb sur le foyer Sisang puisque toute joie explosive s'y retrouve déplacée, presque gênante. Vous avez plus l'habitude de sourire de bien-être tout simplement. Les bonheurs simples sont cachés pour ne pas embarrasser ceux qui sont encore à moitié coincés dans le passé. Parfois Delilah. Parfois Alexy. Parfois toi. Souvent les trois en même temps. Demeure à l'allure de morgue pour les êtres qu'on arrive pas à laisser s'en aller. 《 M'en parles pas ! J'ai l'impression d'avoir quarante ans bien tassé à force de passer mes soirs de week-end chez moi. Salem, j'y suis allé quelques fois mais j'ai l'impression que c'était une autre vie. 》 ça l'était.

Souvenirs en rafale qui n'ont guère d'écart pour les murailles érigées en protection fragile de ton palpitant agonisant encore sur les dernières lueurs d'une histoire qui a duré trop longtemps pour que tu ne saches totalement gérer les réminiscences correctement. Dans le fond de ton crâne se jouent des images apprises par cœur, puis d'autres inventées sur le tas puisque ton petit cerveau délirant n'a de passion que celle de te faire passer pour le plus tordu des types bien caché entre nervures névralgiques et pupilles dilatées. Tu revois quelques lumières éparses, tamisées, vibrant contre vos dermes alcoolisés. Tu la vois elle, puis lui, puis vous trois. Tu revois le vrai, la soirée terminée à se raconter quinze mille souhaits sur le bord d'une allée non loin des bruits étouffés de la soirée. Puis tu dérapes sur le faux. Sur vos trois corps enfermés dans un couloir de service peu emprunté. Contre les détonations lubriques d'un rapport flinguant gorges, bassins et vices d'extasie. C'est faux, c'est pas arrivé. Et pourtant contre les ravins de ton encéphale se déraillent images et photos. Peaux en sueurs puis mains serrant trop fort le long d'une pomme d'Adam qu'est pas la tienne. Rapport transformé en attentat à soi. De trois, y a plus que vous deux. Vous deux à rire à gorges déployées, mélangeant liquides d'hédonisme au carmin d'une victime encore réchauffée par tes coups de reins. Un battement de cil et t'es loin, Nemrod. T'es coincé dans ta tête en une semi-absence imposée par l'imaginaire débridé que tu partageras qu'avec ta propre moralité.《 S’il vous plait… 》Secousse imposée à tes cervicales pour chasser tout ça, chasser réminiscences factices et non désirées. Tu voulais pas te souvenir d'eux, puis de toi, puis de Salem. Tu veux tout redécouvrir. Oui, ce soir, Salem, tu poses un pied neuf, Nemrod.

La courbette et l'invitation de Sage t'attirent en quelques pas enjoués, un peu exagérés, pour reprendre pied dans la réalité. Tu es à Windmont Bay, samedi soir, 21h. Tu es avec Sage, tu la dépasses, répond à sa courbette en l'imitant pauvrement, propulsant épaules vers le sol en une révérence sans grande virilité, presque un brin trop comme la sienne. Ah, au diable. 《 Oh mais merci bien, ma dame ! 》 et tu grimpes dans la jeep, siège passager, laissant les rênes à la jeune femme que tu sais pourtant être ton aînée de quelques années. Attendant qu'elle prenne elle-même place, tu sors ton portable de ta poche, envoie valser la notification de Joshua sans prêter attention au contenu du message puis va pour accrocher ton téléphone au tableau de bord, itinéraire affiché sur l'application indiquant fièrement une heure de route. 《 Aaaand we're all set ! J'espère que t'as de la conversation sinon ça va être très long. 》remarque réhaussée d'un regard taquin que tu tiens assez longtemps pour ne pas être pris de la mauvaise façon. 《 Au pire je commence par un truc bateau. Du genre...t'acceptes souvent des invitations d'mecs que tu connais presque pas ? 》Parce que c'est pas après trois cours de yoga et quelques séances à jardiner dans un silence relatif dans ton jardin que tu peux réellement prétendre avoir laissé entrapercevoir quoi que ce soit de toi, et elle d'elle. N'êtes vous pas deux presqu'inconnus dans une Jeep en route pour une soirée pulvérisée sur l'autel du défouloir ?  



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· Re: } empty yourself of yourself. · Jeu 4 Nov 2021 - 15:54

On ne pouvait pas vraiment qualifier Sage de fêtarde. Elle n’était pas vraiment sortie depuis des lustres en réalité. Quelques restaurants par ci, quelques apéro type after work —bien qu’elle ne travaille pas—par là. Depuis plusieurs mois son quotidien était celui que Nemrod venait de lui décrire, bien qu’elle soit plus âgée que lui, ce n’était pas vraiment le train de vie auquel elle aspirait. Le trentaine approchait à grands pas. Ce n’était pas quelque chose qui l’effrayait. Elle ne faisait pas partie de cette majorité de personne calquant leur vie autour d’un schéma sociétal. Du moins elle n’en faisait plus partie. Pas qu’elle ai été du genre mariage, famille, labrador et villa en bord de mer, mais certaines choses semblaient comme établies d’office. Ne serait-ce que son corps de métier pour commencer. C’était une évidence que sa vie continuerait d’évoluer autour du surf, elle aurait éventuellement arrêté les compétitions mais serait resté dans le milieu à terme. Car c’était plus qu’un métier, c’était avant tout une passion, une raison de vivre plus qu’un mode de vie, jamais elle n’avait envisagé une possible reconversion professionnelle. Bien que le facteur risque avait toujours été présent, elle n’avait jamais accordé trop de réflexion à ce sujet. Elle ne prenait pas risque inutile, ne s’amusait pas à flirter avec la mort mais elle avait toujours vécu pleinement. Grande amatrice de sensations, de frissons, d’émotions. Elle avait toujours été à la recherche de ces petits picotements. Ceux qui vous brulent délicieusement le bout des doigts, ceux qui enflamment vos joues et étirent largement vos lèvres sans que vous en ayez conscience, ceux qui affolent votre coeur. Ceux qui vous rendent vivants.

Et bizarrement elle avait fini par apprécié ce sentiment de plénitude. Elle s’était retrouvé seule avec ses pensées, ses peurs, ses angoisses, elle s’était écouté. Pour la première fois depuis longtemps elle s’était entendue penser et s’était laissé faire. Pour la première fois sa vie avait été calme. Elle avait décidé d’accueillir ce changement comme une énième expérience. Une décision mature. Mais la grande enfant qui sommeillait sagement en Sage commençait à s’impatienter. Elle avait besoin d’un peu plus. Elle avait tenté la routine mais ne pouvait s’y résoudre, du moins pas sur du long terme. L’invitation de Nemrod tombait à pic. Elle n’aurait pensé ceci dit que sa première sortie en club en dehors de Windmont Bay serait en sa compagnie.

Elle ajustait son siège. Contact. Le moteur se réveillait dans un ronronnement propre au modèle, que Sage accueillait dans un petit sourire en coin, marquant une pause avant de boucler sa ceinture. Se penchant légèrement vers le tableau de bord elle jetait un coup d’oeil à l’écran du smartphone indiquant l’itinéraire qu’ils emprunteraient. Elle avait un petit rire à la pique lancée par son co-pilote dont elle soutenait bientôt le regard. Le sourcil droit arqué, le même sourire aux lèvres elle reportait bientôt son regard sur la rue devant eux, éclairée par les phares puissants du véhicule. Elle passait la première et embrayait avec douceur pour s’extraire du créneau serré dans lequel la jeep était garée.

Bien sûr que j’ai de la conversation dans cinq minutes tu en auras déjà probablement marre de m… —soufflait-elle, concentrée sur sa manoeuvre, un sourire audible dans son murmure bien que son regard glisse entre les différents rétros. Elle n’avait le temps de finir qu’il décidait lui même de lancer le premier sujet de conversation. Nouveau rire. Elle passait la seconde, la main droite sur le levier de vitesse, la gauche sur le volant, elle se détendait dans la posture, son dos venant bientôt rencontrer le dossier du siège. —Mmmmmh… —commençait elle, pinçant ses lèvres pour quelques secondes de réflexion. En temps normal oui. À part si le mec est creepy ou qu’on est pas du tout du tout sur la même vibe… Normal j’ai envie de dire. —elle penchait la tête sur le côté comme pour appuyer ses propres dires, avant de poursuivre. Mais sinon oui, sauf depuis que je suis à Windmont Bay on va dire qu’il n’y a pas foule et puis ce n’est pas le patelin de l’audace quoi ! —elle avait un petit rire, lançant un regard rapide au jeune homme assit à sa droite. Mais ouais j’aime bien les rencontres un peu incongrues et spontanées quelque soit la finalité, je sais pas si ce que je dis à du sens… — Pause. Et toi?

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NEMROD - Please don't fake it, show me what you're all about. I got wasted, learning how to let it out. I can't take it, kiss me with the lips of doubt. Please don't fake it - DON'T FAKE IT.

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— boom, butterfly effect.
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· Re: } empty yourself of yourself. · Mer 10 Nov 2021 - 2:15
EMPTY YOURSELF OF YOURSELF
★ There are some things that cannot be spoken of, or thought about. ( s o u n d )
Elle rit, Sage. De ces éclats cristallins qui teintent un habitacle de plaisir serein. A promettre des heures légères, à te faire penser avec la plus grande des honnêtetés que t’aurais échangé sa place avec aucune autre. Du rire tu puises les brins d’humains qu’il te manque parfois. D’un rapide battement de cils tu chasses toutes ces fois où, coincé sur le bureau d’un des employés du shérif, tu entends cent et milles raisons de perdre tout espoir en ton espèce. L’humain est dégueulasse, mais Sage est belle et elle rit. Ca te suffit.《 En temps normal oui. À part si le mec est creepy ou qu’on est pas du tout du tout sur la même vibe… Normal j’ai envie de dire. 》qu’elle te répond alors que tu te cales bien plus confortablement sur le siège passager, laissant tes genoux et cuisses s’écarter pour faire reposer le poids de tes jambes dans le vide. Haussement de sourcil pour accentuer l’évidence de la fin. 《 Mais sinon oui, sauf depuis que je suis à Windmont Bay on va dire qu’il n’y a pas foule et puis ce n’est pas le patelin de l’audace quoi ! 》l’ironie du propos s’étale et s’immortalise contre vos deux palais tandis qu’elle rit et que tu glousses avec amusement, sourire en coin révélant doucement l’émail de tes dents.  Parce que de Windmont Bay tu ne connais certainement pas le moindre recoin, mais que tu ne peux nier le manque de divertissement pour une audience peu friande des bas-fonds aux mœurs questionnables et moralement grisâtres. Pas que la tienne soit sans tâches, c’est que tu préfères te cramer le derme de scandales loin de là où tu vis. Loin. Salem c’est peut-être même encore un peu trop près, mais du coin de l'œil tu aperçois les dernières lueurs publiques de la ville s’effacer, et tu te dis que c’est au moins un bon point de départ.

Le paysage s’effile et se casse la gueule le long des vitres de la jeep qui dévale le macadam comme on ravale ses larmes en plein milieu de la nuit. Battement de cil accueillant les souvenirs en myriade sans leur laisser l’opportunité de franchir la barrière de ton expression amusée. Garder la face, Nemrod, sans tout de fois oublier. Oublier ces trop nombreuses heures où tes dents ne connurent que la franche ossature, pas moins moelleuse, de ton oreiller pour camoufler la saturation d’eau salée le long de tes paupières. Barrage de chair et  de cils pris d’assaut pour finalement tremper le tissu sans un bruit. Alternant entre perdre tes lèvres étirées contre l’oreiller et flanquer tes doigts entre tes dents pour gueuler sans faire raisonner la moindre corde vocale, laissant marques en demi-lune rougies le long de tes phalanges. Personne ne t’as questionné. Jamais. Alors t’as continué et ils n’ont pas cessé de détourner leur regard désolé. Il n’y eut pas meilleur confident que celui-là. Le silence. Muet comme le sont les tombes. T’as arrêté de compter les nuits à tout contracter pour ne pas faire trop de bruit. Faisant grincer côtes, vertèbres et poumons pour pouvoir agoniser sans les réveiller. A ceux à qui on demande de lutter pour ne jamais s’écrouler, l’on réserve les nuits les plus sombres pour pouvoir s’y noyer sans se laisser le choix de ne pas se relever. Les obscures qui dévalent les contours de ta rétine à toute allure en cette nuit d’octobre te renvoient aux multiples crépuscules passés à appuyer contre tes propres poumons pour en taire les gémissements. Faut pas les refouler, sinon tu guériras jamais. Alors t’as ressenti, t’as rien repoussé, t’as tout enlacé et t’as eu l’impression de crever trop de fois pour pouvoir sincèrement le recommander désormais. Pour quelles raisons est-ce que tu t’égarerais à préconiser les acceptations en cascade que les bien pensants prescrivent en toute bonne foi ? Sûrement que ça marche pour une mésaventure. Sûrement que c’est bénéfique quand on perd un ami. Probablement que ça traîne pas trop longtemps le long de la gorge quand c’est à un inconnu qu’on dit adieu. Mais lors des nuits comme celle-ci, Nemrod, t’en vient presque à te dire que t’aurais mieux fait de tout garder en-dedans. Pour le jour divin où t’aurais fini par exploser. Emportant avec toi les squelettes sous le plancher, les secrets moisis dans tes papiers, les adieux acides ayant creusé milles tunnels le long de ta trachée déglinguée. Est-ce que d’une certaine manière, cette soirée, c’est pas ta façon à toi de creuser un trou si profond dans le jardin de tes pensées que tu finiras par y enterrer tout ce que tu veux plus voir cogner contre tes mollets ? Si. Est-ce que Sage se réveillera demain matin avec la terre de tes ignominies coincée sous ses ongles et le long de ses joues ? Peut-être. Qui vivra verra, et cette nuit, vous existez plus que vous n’avez jamais survécu.

Mais ouais j’aime bien les rencontres un peu incongrues et spontanées quelque soit la finalité, je sais pas si ce que je dis à du sens…Et toi? 》 Il y a ce sourire léger mais amusé qui n’a pas quitté la commissure de ta lèvre et quand elle te pose la question en retour, tu attrapes l'interrogation à pleine main, inspirant rapidement en haussant les sourcils en une mimique presque comique. 《 On m’invite pas, je prend trop les gens d’court pour ça. 》le ton est moqueur, un brin vantard, bien trop appuyé pour que tu te penses sincèrement en charge de quoi que ce soit. Puisqu'en vérité c'est que rien ne se passe si ce n'est pas toi qui claque le talon dans la fourmilière sociale. Accentuant le sarcasme, tu tournes ta tête vers la conductrice et offre grimace de qualité douteuse, illustrant bien que tu ne crois pas toi-même à ce que tu dis.《 ...Et oui, ce que tu dis est sensé. 》Puisque la banalité n'a d'attrayant que la distance mise avec elle. Tu repousses l'assommant si loin de ton quotidien que de tes liens l'on ne retire que tout ce qui les rend peu communs. Ces gens que tu fréquentes. Ces relations que tu as tissées en arborant un patronyme inédit dans une ville singulière pour des raisons bancales. Personne n'est simplement ton ami. Puis plus jamais tu ne laisseras quelqu'un t'aimer avec trois fois rien en promettant que demain tout ira bien. Quête perpétuelle de ces êtres qui te rappellent que tu te damnerais pour les étonnants. Que tu vendrais ta peau pour l'impressionnant, pour le sang parcourant ton corps à vive allure, pour les sourires galvanisés de vice ou de pureté blasphématoire. Tu ne vis pas pour te faire chier, Nemrod. Alors, si tu ne peux énoncer à Sage toutes ces fois où tu as dérogé aux règles établies pour te sentir un peu plus en vie, tu te contentes de la détailler dans la semi-obscurité de l'habitacle. Regard glissant le long des mèches sombres en te demandant l’espace d’un instant s’ils ne seraient pas plus obscurs encore enroulés autour de phalanges mordorées. Enumération folle des taches de rousseur étalées le long de sa carne, tu comptes sans compter, tu te perds avant tout. Dans l’esquisse de son visage éclairé à moitié quand vient s’y décalquer la lumière des lampadaires rarement croisés. 《 La vie serait bien triste si on ne se laissait pas surprendre de temps en temps par des rencontres et des êtres un peu étranges, un peu décalés. Genre...un peu comme... 》comme ça, comme cette soirée, comme l'asphalte sous la gomme des pneus lancés à vive allure pour rejoindre lieu d'affront aux comportements bien comme il faut. 《 Comment une femme comme toi a fini à Windmont Bay ? 》tonalité de ta voix dégringolant deux ou trois marches pour taper dans les graves de la fascination. Et si elle élude, tu trouveras les réponses par toi-même. Sous le clair de lune ou perdu dans les néons de rythmes frauduleux et envoûteurs. Puisqu'à partir de maintenant tu veux tout savoir, tout découvrir, qu'un être est sauf tant que tu n'es pas piqué à vif. Mais la curiosité est finaude, désormais présente, elle épie.  


 @Sage Anderson  
@made by ice and fire.

_________________

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ஃ oh father tell me...do we get what we deserve ? we get what we deserve. ஃ @magma
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