sombre

hell to the liars
Afin de valider votre fiche et pour participer au concept même du forum, il est important que votre personnage possède toujours un ou plusieurs secrets. Et si vous aidiez le mystérieux Mazebird à propager ses rumeurs ? Par l'achat de rumeurs dans notre boutique, vous pouvez vous prêter au jeu des commérages. Ou vous pouvez opter pour les SMS/appels anonymes, plus personnels.
wb bulletin
I.
Si vous souhaitez montrer votre soutien à FS vous
pouvez voter pour les top-sites !
II.
L'aventure FS vous tente mais vous avez peur de
vous lancer ? N'hésitez pas à nous faire part de vos
demandes/idées/doutes dans la partie
aide à la création. Plusieurs pré-liens sont
également disponibles.
III.
Pour toutes questions, demandes, suggestions,
n'hésitez pas à les poser dans ce sujet ou si vous
voulez passer par MP, veuillez contacter le staff sur
le compte @The Observer.
home sweet home
Filthy Secret est un forum city avec un système de secrets. Il n'y a pas de lignes imposées, pas de pression (un rp par mois nous parait raisonnable). Pas de recensement, des mps seront envoyés pour s'assurer que l'envie et la motivation sont toujours présentes avant de procéder à la libération de l'avatar et suppression du compte. Les doublons de prénom (et de nom - sauf si affiliation) ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits.
Le Deal du moment : -8%
100€ sur PC Portable Gamer – LENOVO Legion ...
Voir le deal
1099 €

taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Parker Young

messages : 832
name : léa, the samuraibratz
face + © : jung jinhyeong
multinicks : none

age (birth) : vingt-six ans (14.02.95)
♡ status : (single) peu préoccupé par l'amour et ne souhaite entraîner personne dans son inévitable chute, mais elle change petit à petit les règles du jeu
work : (silver dragons) barman aux portes des enfers, et plus si affinités
home : (crescent lane) un loft aux allures de garçonnière bien entretenue, appart plutôt sympa en dernier étage qui donne une vue particulièrement belle sur sa terre d'accueil
points : 1046
moodboard :
bad boys bring heaven to you

Joker  — Koa 91399ee2c97b915c2bc4b3e4a778425a7d8ae49c


image : Joker  — Koa 14762a204e68eeda4a8b39d38c01a35e

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : fr

Joker  — Koa Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Joker — Koa · Ven 22 Oct - 15:50

Joker



03:34. Parker roulait sans but. Vitres ouvertes qui laissaient l’air glacial s’engouffrer avec violence, radio qui hurlait dans ses oreilles un rap agressif, pédale d’accélération matraquée jusqu’à ce que les virages et intersections ne le forcent à freiner brutalement. Depuis combien de temps était-il dans cette voiture, à suivre instinctivement des routes qu’il connait par coeur, tout en évitant soigneusement de repasser près de cet endroit qu’il avait fui, à essayer de vider son esprit de toute la colère et la culpabilité qui le rongeaient ?

Abandon de poste, abandon de tout. Il avait simplement pris les clefs de sa Jeep et sa veste en jean noire, avait enfoncé une casquette de la même couleur sur son crâne et avait traversé le club à toute allure, loin d’eux, loin d’elle. La réalité le rattrapait, et c’était bien plus douloureux que prévu. La bombe n’attendait que d’être déclenchée, et Mari avait appuyé sur le gros bouton rouge de toutes ses forces, avait coupé le mauvais fil, et tout explosait. Tout ce qu’il refoulait, ses angoisses liées à son passé mais aussi celles qui se raccrochaient à son présent. Et il fallait que tout ça sorte, que cette implosion interne soit libérée de ses chaînes pour qu’il puisse à nouveau respirer normalement. Alors naturellement, son véhicule le conduisit jusqu’à l’appartement de Koa, celui qui était devenu son frère, celui qui le connaissait jusqu'à la moindre de ses failles.

Parker laissa mollement l’arrière de son crâne retomber sur l’appuie-tête, mains toujours sur le volant alors qu’il s’était garé n’importe comment devant la demeure de son ami. Profonde inspiration dans une tentative vaine de faire taire le chaos, il attrapa son smartphone pour déclencher l’appel vers Koa, se foutant royalement de l'heure extrêmement tardive qu’il était. Plus rien n’était important, il avait juste viscéralement besoin de lui. Parce que Koa l’écoutait toujours. Parce qu’ils avaient partagés les pires instants de leurs vies, et qu’ils étaient littéralement devenus une part de l’un et de l’autre. Et peu importait les relations entre Mari et Koa, ça n’avait plus d’importance, parce qu’il venait de détruire la seule chose qui avait ravivé son coeur mort, et Koa Thompson était le seul qui pouvait le sauver à nouveau de la perdition. Quelques sonneries, une voix ensommeillée qui finit par grésiller dans l’appareil. « Mec, j’suis devant chez toi. Faut vraiment que je te parle. » Malgré tout ce qu’il essayait de contenir, le ton de Parker laissait clairement transparaître la détresse qui le grignotait lentement. Comportement plus qu'inhabituel pour le coréen qui détestait les aveux de faiblesse, et encore plus imposer sa présence. Mais il n’avait plus le contrôle, et il n’y avait que Koa qui avait le droit de le voir lorsqu’il abandonnait. Il claqua la portière, remonta avec hâte l’allée qui menait jusqu’au domicile de Thompson, mains dans les poches de sa veste, visière qui cachait son regard perdu. Avant même qu’il n’ait le temps d’enclencher la poignet, cette dernière s’ouvrit brusquement.

« Ko, j’ai vraiment merdé. »

taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Koa Thompson

messages : 181
name : Koa Thompson
face + © : Charles Melton ; © @doom days
multinicks : sage anderson


age (birth) : 28 ans
♡ status : single
work : air force pilot
home : flat mate with Aaron Edwards - Bridgewater Way
points : 683
image : Joker  — Koa 711950a400334b9a8a7f7c055e312f19d7841d74

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : Free. 1/5 — Teodora

Joker  — Koa Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Joker — Koa · Jeu 28 Oct - 14:36

La reprise approchait. Plus proche et réelle que jamais. Le temps ne se comptait plus en saison, ni même en mois. Ce n’était plus une notion vague d’un univers autour duquel il n’avait gravité intégralement pour la première fois en plus de cinq ans. Il savait aussi parfaitement pourquoi il ne s’était autorisé à prendre ses permissions régulièrement comme le restant de ses collègues. La peur de ne pas vouloir y retourner. L’effroi d’une éventuellement réalisation. Aux yeux de tous, il avait fait ce choix. Comme un grand. Comme un adulte indépendant et bien pensant. Au yeux de tous il avait apposé sa signature sur cette lettre d’engagement de son plein grès. C’était presque le cas. En surface. Peu le savait. Pour ne pas dire personne. Parce que Koa était fier. Putain de fierté. Putain d’égo. Il se murait dans le silence, taisant les réels raisons de son engagement. L’USAF, à mi-chemin entre l’échappatoire et l’incarcération. Partir loin, haut, à la conquête des airs. Prendre de la hauteur, non sans ironie. Ces virées célestes étaient toujours de courte durée. Des instants suspendus dans le temps, avant que le caractère fatidique de leur finalité lui revienne en mémoire. Là haut, au de la d’être putain de compétent, pour ne pas dire le meilleur de sa promo, il était intouchable. Liberté utopique face à l’infinité de l’horizon au de la de son cockpit. Plus rien d’autre n’existait, et bordel qu’est-ce que c’était bon. Pincement au coeur dès lors qu’il se devait de décrocher et d’entamer la descente vers la terre ferme. Vers la réalité de ce monde de merde dans lequel il évoluait. Ce n’était pas le changement de pression atmosphérique qui altérait son rythme cardiaque et respiratoire. Il se reconditionnait juste. Switch on. Recomposition du masque. Changement de mindset.
Captain Thompson, all clear, landing authorized.
Mécanique bien huilée, puisque ininterrompue.

Windmont Bay. Désactivation du mode auto-pilot. Inévitable conscientisation. Le début de la fin. Lui qui pensait avoir hâte de revenir sur le terrain, de se glisser dans son uniforme à nouveau, de switcher le fameux bouton et de réactiver le mode soldat. Pourquoi continuait-il de lui être fidèle. De faire honneur à l’éducation complètement fucked up à laquelle il l’avait soumis enfant. Pourquoi célébrait-il son mazo de père dans chacune de ses actions, chaque jour qu’il lui était donné de vivre?
Mais que se passerait-il s’il décrochait enfin? Jusqu’où Thompson senior irait-il? Se souvenait-il de la nature des menaces qu’il avait proféré à son fils plusieurs années en arrière? Les honorait-il? Lui qui n’avait qu’une seule parole…

Les insomnies reprenaient de plus belles. Le répit avait été de courte durée, ne laissant le temps aux cernes de complètement s’estomper avant de creuser son regard à nouveau. Rythme de sommeil complètement inhabituel, il s’épuisait à s’épuiser via des séances de sport de plus en plus intenses. Comme pour s’empêcher de penser, comme pour assourdir le chaos résonnant dans sa boite crânienne, il s’adonnait à toutes les activités physiques s’offrant à lui. Même en une demie décennie de formation intensive dans les ordres il n’avait prit autant de masse que sur la dernière année en cours. C’était à ne plus rien y comprendre. Son fonctionnement était plus que jamais dénué de toute logique malgré l’image de maitrise parfaite qu’il renvoyait.

Il lâchait enfin prise. Il avait réduit au silence le foutoir régissant son flux de pensée. Il sombrait peu à peu dans un état semi léthargique.
Vibration de son smartphone sur la table de chevet.
Grognement, tissu d’insultes indistinctes.
Le nom de son meilleur ami illuminait l’écran du combiné vibrant sa sonnerie dans le creux de sa main. Froncement de sourcils.

Ouais ?

« Mec, j’suis devant chez toi. Faut vraiment que je te parle. »

Koa se redressait sur son lit, moult pensées stimulaient à nouveau sa matière grise, interpellé par le ton du coréen à l’autre bout du fil. Des scénarios par centaine se mettaient à fuser, chacun pire encore que le précédent, alors qu’il quittait la tiédeur de son couchage pour aller trouver son binôme. Trainant son corps encore lourd de sommeil dans le couloir puis les escaliers, heureusement son colocataire était d’astreinte ce soir là, ses pas raisonnant dans toute la maison plongée dans le noir. Il atteignait finalement l’entrée après avoir enclenché plusieurs interrupteurs sur son chemin, et déverrouillait la porte sans plus attendre. Derrière celle-ci, planté sur le palier, il découvrait un Parker déchu. Il accueillait sa révélation dans un nouveau froncement de sourcils, avant de l’inviter à entrer d’un signe de tête, remontant déjà le couloir menant à la pièce à vivre de la baraque, lui laissant le soin de fermer la porte. Il était déjà en train de descendre une immense verre d’eau dans la cuisine au moment ou Parker l’y rejoignait. Changement d’ambiance. Il sortait de dessous l’ilot principal de la pièce une bouteille de whisky. Il faisait bientôt glisser un verre sur le comptoir en direction du jeune homme. Le pilote n’avait pipé mot jusqu’ici. Légèrement penché en avant, bras écartés, ses deux mains à plat sur le marbre du plan de travail, il avait un petit mouvement de menton en direction de son ami. Merder. Merder quoi? Merder comment? Des millions de question lui brulaient les lèvres, mais il n’en formula aucune, réellement concerné par la venue pour le moins impromptue du barman.

Ok. Vas-y. Il s’est passé quoi?

_________________
 
Plus j'en sais,
plus je sais que
je ne sais rien.
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Parker Young

messages : 832
name : léa, the samuraibratz
face + © : jung jinhyeong
multinicks : none

age (birth) : vingt-six ans (14.02.95)
♡ status : (single) peu préoccupé par l'amour et ne souhaite entraîner personne dans son inévitable chute, mais elle change petit à petit les règles du jeu
work : (silver dragons) barman aux portes des enfers, et plus si affinités
home : (crescent lane) un loft aux allures de garçonnière bien entretenue, appart plutôt sympa en dernier étage qui donne une vue particulièrement belle sur sa terre d'accueil
points : 1046
moodboard :
bad boys bring heaven to you

Joker  — Koa 91399ee2c97b915c2bc4b3e4a778425a7d8ae49c


image : Joker  — Koa 14762a204e68eeda4a8b39d38c01a35e

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : fr

Joker  — Koa Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Joker — Koa · Ven 5 Nov - 1:52

Joker



Séisme d’émotions désordonnées, comme des plaques tectoniques qui attendent depuis trop longtemps de se heurter, ça bousculait à l’intérieur, ça faisait du ping-pong contre ses parois internes, ça nouait sa gorge à s’en étouffer, ça tordait ses viscères à s’en plier à deux. Dissociation, il ne se reconnaissait plus. Cette personne qu’il s’était laborieusement appropriée, Parker Young, ce nom dans lequel il avait peiné à se reconnaître. Il avait en tellement chié, putain, putain de merde, c’était si difficile d’être Parker Young. Voilà qu’il foutait tout en l’air depuis des semaines, qu’il se laissait à nouveau bouffer par ses sentiments ridicules, par elle, voilà comment il avait été prêt à tout perdre, juste pour goûter à ses lèvres, pour quelques secondes de plénitude, comme un putain de drogué qui veut replonger une dernière fois, il s’était collé une balle dans le pied. Cette soirée infernale en avait été la preuve. D’abord, il avait péniblement fait face à une réalité détestable, où tous les liens hypocrites, malsains et douloureux entre ceux qu’ils considéraient comme les siens lui avaient été imposés, mais surtout, une réalité dans laquelle il participait lui-même à la toxicité de tout ce manège. Parce que ça l’avait rendu malade, de la voir si proche de lui, quand Parker en était si loin. Possessivité idiote et nuisible qu’il avait sagement étouffée sous le coussin, jusqu’à ce que ça lui saute à la gorge à nouveau. Puis c’était la colère sourde qui s’était emparé de lui, dans le vent offensif et le froid pénétrant, à nouveau, il perdait face à elle. Mari avait ces yeux qui agrippaient avec violence son âme, des yeux qui allaient par delà le faux décor qu’il s’était appliqué à construire pour cacher toute la merde à l’intérieur. Avec ses yeux là, elle était capable de fouler les sombres profondeurs de Taehyung, et ça le faisait flipper, alors il finissait toujours par perdre. Mari était partie en pleurant, avait sûrement pensé que c’était elle qui avait été battue, pourtant c’était lui qui avait fini genoux à terre.

Automatisme effrayant, il se laisse traîner à l’intérieur par ses jambes, connaissant par coeur les couloirs et pièces qui constituent la demeure, il avance sans but précis derrière ce frère de coeur et de guerre, gamin vidé d’énergie après une crise de nerfs trop violente pour lui-même, il met un pied devant l’autre jusqu’au tabouret le plus proche de lui. Déréalisation. Des orbites vides, qui fixent un point invisible sur le marbre propre, jusqu’à ce qu’un verre empli d’un liquide ambré s’y pose. L’irréalité de cette situation la rend impossible à analyser avec sang-froid et à agir méthodiquement. C’est surréaliste, cette manière dont il s’était éteint, à partir du moment où Koa était apparu dans son champ de vision. D’un seul coup, la colère avait disparue. Parce qu’ici, il a le droit de lâcher l’affaire.

Il s’est passé quoi ?

Voix rassurante et connue qui le reconnecte et le sort de cet état de choc, il lève alors un regard empli de doutes vers son ami, puis comme pris d’une soudaine panique, il se lève de cette chaise, fait quelques pas pour calmer son esprit trop plein, apaiser l’angoisse et la colère qui revenait par vagues, et qui menaçaient de le faire taper dans le premier objet qui barrerait sa route. Puis il adopte la même position que Koa, face à lui, dans l’impuissance la plus absolue de faire taire le désordre, un soupir las, épuisé, brise le silence. « C’est Mari… » Il s’arrête, emprisonne sa lèvre inférieure entre ses dents, recherche les bons mots. Recherche le sens. Il n’y en a pas. Il n’y en a plus. « J’sais même pas comment t’expliquer ça mec, mais j’contrôle plus rien avec elle, j’suis en putain de roue libre quand elle est là. » Il finit enfin par se saisir du récipient devant lui et laisse l’alcool lui brûler l’oesophage, visage impassible, défaillance interne trahie par un regard perdu. « Ça fait un moment que ça dure, que j’sentais que ça allait merder, elle m’a embrassée l’autre soir, quand j’ai été la chercher pendant la nuit, c’est là que j’ai perdu, mec. » Ce qu’il raconte n’a aucune cohérence, il laisse ses mots s’échapper de sa tête sans les traiter, il laisse simplement son coeur se vider. Puis, laisse un ange passer, quelques secondes qui suffisent pour trancher, et décider de jouer l’honnêteté. Il déglutit difficilement, accroche ses pupilles à celles de Koa pour tenter d’y trouver un quelconque repère, n’importe quelle bouée de sauvetage qui lui permettrait de se sauver de ce merdier sans nom. « Elle m’a eue. »
taking this one to the grave.
Voir le profil de l'utilisateur
Koa Thompson

messages : 181
name : Koa Thompson
face + © : Charles Melton ; © @doom days
multinicks : sage anderson


age (birth) : 28 ans
♡ status : single
work : air force pilot
home : flat mate with Aaron Edwards - Bridgewater Way
points : 683
image : Joker  — Koa 711950a400334b9a8a7f7c055e312f19d7841d74

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : Free. 1/5 — Teodora

Joker  — Koa Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Joker — Koa · Lun 15 Nov - 11:19

Parce que Parker en panique c’était inhabituel. Ce n’était même pas naturel. Donc c’était flippant. Donc ça requerrait obligatoirement toute son attention. Parce qu’aux yeux de Koa, Parker était l’épitome du self control, et venant du pilote ce n’était pas rien. Parce que toute sa putain d’existence il avait été conditionné à se maîtriser, à rentrer dans un moule. À coller à ce moule jusqu’a ce qu’il n’ai plus conscience de son existence, jusqu’a ce qu’il ne le perçoive plus et que ce modèle de vie lui apparaisse comme un choix fait naturellement. Parce que Koa ne faisait tomber le masque qu’en présence d’une pincée d’individus, et Parker en faisait parti. Les circonstances de leur rencontre étaient tellement sombres, qu’il était impossible de prétendre en sa présence. Le caractère presque secret de cette première nuit et de ce qui s’en était suivi, rendait leur lien indéfectible. Comme une sorte de serment inviolable, qu’aucun ne s’était pourtant donné la peine de verbaliser. Ils leur étaient impossible de se mentir, ce qui rendait chaque moment passé en la présence de l’autre pour le moins particulier. C’était tout ou rien. Souvent ils parlaient peu, perdaient toute once de maturité et agissaient comme deux cancres collés un mercredi après midi à la bibliothèque du collège. S’en était exaspérant. Puis quelques fois, plus rares, ils s’ouvraient. Vomissaient leur flux de pensée, se déchargeaient de tout ce poids dont la vie les accablait.
Koa n’avait pensé avoir besoin de Parker jusqu’a ce qu’il réapparaisse dans sa vie sans qu’il ne lui laisse le choix. Il ne pensait pas avoir désespérément besoin de cette présence. Le pilote n’avait besoin de personne, détestait dépendre de quiconque, son appartenance aux forces armées américaines le brimait suffisamment ainsi. Parce qu’ils le tenaient en laisse comme un putain de chien de garde. Et plus cette image lui apparaissait comme une réalité, plus elle se faisait une place quelque part bien au chaud dans sa conscience… Plus il se sentait dériver. Cette perte de contrôle l’étouffait plus encore que le contrôle lui même. Cela n’avait aucun sens, ni pour lui, ni pour personne. Mais pour Parker si.
Mais aujourd’hui c’était Parker qui était à la recherche de sens. Ses mots en étaient pour le moins dénués. Il s’agitait tout en déversant un semblant d’explication dans une syntaxe désordonnée.
Mari donc. Froncement de sourcils à l’évocation du prénom de la jeune femme. Il se raidissait légèrement sans quitter son ami du regard, le laissant poursuivre jusqu’au bout. Il n’y avait pas de place pour le jugement dans leur relation. Pour autant le brun n’était pas particulièrement « ravi » de cette révélation. Il secouait doucement la tête comme pour acquiescer les dires de son ami tout en se servant bientôt un verre à son tour. Généreuse dose de whisky dans laquelle il trempe ses lèvres sans plus attendre. Légère grimace. Il est bien trop tôt.

Okay… — avait-il soufflé dans un murmure, tirant un tabouret haut vers lui pour s’y laisser tomber avec lassitude. Pas vraiment de surprise quand à cette révélation. Koa était loin d’être con. La fréquence à laquelle l’un lui parlait de l’autre, bien que de manière négative jusqu’ici n’avait rien d’anodin. Famille de coeur, bien que les deux individus ne soient absolument pas reliés de la même manière, il ne voyait pas ce rapprochement d’un bon oeil. S’il était complètement honnête, il avait espéré qu’il s’agisse d’une phase, et l’espérait d’ailleurs toujours. Un flirt juvénile, rien de plus. Avec un peu de chance ça leur passerait et il ne deviendrait pas le psy de leur relation, complètement tiraillé entre les deux partis. Accoudé à l’ilot il enfouissait son visage dans se deux mains. Nouveau soupire. Plus long. Il frottait énergiquement ses joues, comme pour gommer toutes traces de fatigue de son faciès encore bouffi de sommeil. Ses larges mains finissent dans ses longueurs brunes alors qu’il relève les yeux vers le coréen.
Damn it Mari…
Elle t’a eu? —pause. Nouveau regard empreint de d’une once de perplexité, causant une nouvelle apparition de rides sur le front du pilote. La réalisation le frappant progressivement: il n’avait pas juste cédé. Pas même succomber aux charmes de sa petite soeur de coeur… Il était tombé, s’était emmêlé dans ses filets, et y avait prit gout. Attend attend… Comment ça t’as perdu?

_________________
 
Plus j'en sais,
plus je sais que
je ne sais rien.
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé



Joker  — Koa Empty
Revenir en haut Aller en bas
· Re: Joker — Koa ·
 
Joker — Koa
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: windmont bay :: Bridgewater Way-
Sauter vers: