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 #6 (jahseh) let me see you

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Maru Baumeister

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work : 〔 propriétaire du silver dragons 〕des études en finance écourtées par manque d'ambition, le patriarche baumeister a décidé d'acheter le bar dans l'espoir inespéré que maru se bougerait enfin, malheureusement il refile toutes les responsabilités à son manager, ne voulant pas être considéré comme un patron pour éviter de devoir les gérer. en secret, dans la seconde arrière-boutique, une sorte de stripclub improvisé, il fait des magouilles dans un réseau qui s'agrandit de jour en jour.
activities : 〔 foutre la merde + boire jusqu'à noyer son foie + fumer de la weed + charmer tout ce qui bouge + ses magouilles 〕
home : 〔 ocean avenue 〕demeure familiale imposante, où il existe une patinoire privée pour la jumelle patineuse, il y passe de plus en plus rarement + 〔 crescent lane 〕un appartement luxueux, un peu trop immense pour son unique personne, quelques uns ont les codes pour entrer à leur aise
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· #6 (jahseh) let me see you · Jeu 18 Nov - 1:03


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@jahseh berry


Crac, la branche cède sous son poids, la main s’appuie précautionneusement contre l’arbre et le voilà à enjamber ce tronc d’arbre, repère au milieu de la forêt désormais, celui qui l’indique qu’il est proche du bunker : leur endroit, comme il aime dire. Leur lieu à eux, à personne d’autre, là où le temps s’arrête, où les souffles s’entremêlent, les regards s’entrelacent et récemment, les souvenirs y sont ravivés : c’est ici que Jahseh s’est rappelé d’eux, bien que partiellement, Maru sait que c’est un progrès énorme, mais… il manque une pièce du puzzle. Peut-être est-ce sa tendance catastrophique à, selon lui, tout ruiner, il comprend que s’il y a une étincelle, il sera celui qui l’éteindra et à la pensée, il s’enfonce dans ses songes tout autant qu’il s’engouffre dans la forêt. La colère de leur dispute tend encore son corps aujourd’hui. Dissipée, toutefois pas assez, l’amertume s’infiltre de toutes parts, il demeure jaloux au possible, jusqu’à ce que la pensée en devienne toxique. César, il suffit de son prénom pour qu’il ne réponde plus de rien, aussitôt il s’imagine ses mains gambader sur le corps de son âme-sœur, entend les taquineries échangées durant l’anniversaire et il lui faut simplement penser à ça pour en perdre toute raison. Pour être pris de pulsions meurtrières, impossible pour lui de ne pas se projeter dans le futur à abattre ses phalanges à sang. Tout ça par possessivité, je suis fou, qu’il se répète inlassablement. Cependant, une fois arrivé devant la porte du bunker, il souffle dans l’espoir vain de calmer la rage ensevelie. Une discussion calme, c’est ce qu’il voulait, il se doit d’honorer sa propre parole… n’est-ce pas ? Imprévisibles, toujours trop, il s’accroche à sa détermination, aussi bien qu’il le peut, avant d’entrer finalement, laissant ses craintes et ses doutes derrière lui pour davantage d’assurance – pour ne pas changer. La porte se ferme lourdement derrière lui, ses pas résonnent, jusqu’à l’amener dans la pièce centrale, où il repère Jahseh et aussitôt, les battements de cœur reprennent de plus belle, les papillons émergent à l’intérieur, quoi qu’il advienne, il est fou, mais surtout fou de lui. Hm, désolé j’ai traîné, qu’il déclare, pour s’annoncer, alors qu’il s’approche lentement, les doigts grimpent à son bras, en sillonnent tout le long. Peut-être dans une tentative vaine, il l’observe, scrute ses expressions, même les plus infimes. Tu peux me voir… ? Ma silhouette, je veux dire, Curiosité avant tout, sûrement qu’il essaie de retarder un peu la conversation fatidique.
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activities : profiler potentiel, étudiant en psychologie, spécialisation en droit pénal et criminologie.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Ven 19 Nov - 19:06


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@maru baumeister


Hors de contrôle. Telle fut sa vie désormais, à distance de son emprise, sous le pouvoir d’une force qu’il ne sût gérer. S’éveiller d’un coma de plusieurs semaines, un temps passé à l’extérieur de son corps, à contempler un alter-égo impénétrable dompter un quotidien comme lui ne put jamais le faire. Se réveiller, revenir à la surface après une longue et suffocante noyade et réaliser combien tout ce qu’il eut connu jusqu’alors, demeura à mille lieues loin de lui à présent. S’adapter, qu’on eut répété maintes fois, mais pour s’adapter il dût se soumettre à l’acceptation et il ne fut pas sûr de pouvoir docilement encaisser une situation dans laquelle, tout parut lui filer entre les doigts. Dès lors il eut le souvenir de conversations crues, démunies d’empathie, de moments volés au gré d’une conscience manipulée. Son rêve de liberté fut pour toujours, enseveli sous l’entière amertume d’un idéal bafoué par la toute puissance d’une vérité sans saveur. Dorénavant, Jahseh ne fut plus sûr de rien, pas même de lui-même. Accroupi sur sa chaise, habitude toujours profondément ancrée, la vision floue égarée dans le vague, tasse de café refroidi par l’attente, il patienta sagement, perdu dans des songes aux griffes acérées. Tout ce que je t’ai donné c’est de la sincérité, c’est ce que t’as toujours voulu non, partager tes folies les plus tordues avec quelqu’un qui ne verrait que toi, pas vrai ? Les mots firent écho, sans une once de répit, ils cognèrent à l’intérieur, rudes et voraces, j’ai pas toujours agis correctement mais quand tu réussis pas à avoir ce que tu veux, tu fuis, tu t’en vas, c’est bien pour ça qu’on s’est bien entendu d’ailleurs, parce qu’à chaque fois que tu fuis, je te retiens, on se complète toi et moi, tu peux pas le nier. Peut-être eut-il un tant soit peu raison, peut-être exista-t-il une infime véracité, bien dissimulée sous les couches de cruautés, sous les voiles de rancœurs et de haine, sous l’infinité de reproches qui sépara inexorablement leurs deux âmes. En tout cas, quoi que tu puisses penser et même si c’est la dernière fois qu’on se voit, il faut que tu saches quelque chose poussin, c’est que jamais je ne te prendrais pour acquis, pas comme certains… je sais que tu vois pas grand chose, mais Zak pourra décrire pour t’assurer que je ne mens pas. Sous les brides de pensées, le bonbon sucré se brisa sous ses dents, ses doigts jouèrent distraitement du bâton de la sucette alors que la voix de son frère aîné tambourina contre ses tempes sous l’intensité tiraillante du souvenir le plus tranchant, t’as pas besoin de savoir, franchement c’est… non c’est pas grand chose je- que tu me le dises ou pas, je finirais par voir ces photos alors putain, crache le morceau. S’ensuivit une longue et décevante description des clichés posés sur la table, un tas conséquent qu’il put déceler au toucher, annotée par les dates de leur prise, beaucoup trop, il en eut beaucoup trop. Interrompu dans sa lancée, Zakaria fut contraint de cesser de l’aider à assimiler, soumit au silence par le gobelet brûlant de caféine qui fut écrasé par la poigne assassine de son cadet. Les trajets vers le bunker fut plongé dans un mutisme meurtri, une accalmie étrange qui ne présagea rien de bon et de ce fait, il se trouva là, sur sa chaise, à attendre, suspendu à la lenteur répétitive des aiguilles de l’horloge, une boisson froide pour réconfort. Jusqu’à ce qu’enfin, son ouïe lui sonna l’arrivée de Maru, les sens s’alarmèrent telle une fanfare, son parfum vint emplir la pièce et la douceur de sa voix couvrit tous les songes, un haussement d’épaules en guise de réponse au retard platement excusé. Ses doigts grimpèrent sur son bras, l’interrogation fendit l’air et Jahseh tourna les yeux vers cette silhouette, là, peinte dans la lumière blafarde, ❝-oui, je te vois, pas correctement, mais je te vois❞, qu’il rétorqua, passablement neutre, ❝-je t’ai servi un whisky, je pensais que tu voudrais boire un truc, tu bois toujours quand on a une conversation qui pue la merde❞ renchérit-il simplement, chassant aussi sec la tentative à peine déguisée de son vis à vis quant à repousser l’échéance, ❝-j’aimerai qu’on en finisse au plus vite, si tu veux bien❞.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Ven 19 Nov - 20:22


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Là dans le creux de son estomac, il sent ses entrailles se tordre d’un sentiment étrange et désagréable, incapable d’en comprendre le sens, il aurait aimé décortiquer ses propres sentiments, s’est imaginé tant de fois disséquer ses émotions pour mieux les assimiler, mais il n’en est rien. Tout devait bien se passer, a-t-il soufflé intérieurement, dans un espoir vain d’y croire, cependant difficile d’ignorer la tension, celle qui, bien trop palpable, lui semble presque suffocante. Comme s’il s’agissait de là d’une bombe à retardement, peut-être est-ce le poids des non-dits ou alors est-ce Maru qui ne parvient pas à trouver la solution ultime pour les secouer. Eux. Que sont-ils à présent ? Des âmes-sœurs, qu’il se dit, ils le sont assurément, toutefois des âmes en peine, aussi, il le sait que dorénavant ils sont liés à jamais. D’une douceur inhabituelle, pourtant instinctive, il s’approche de lui, les doigts escaladant alors le bras. Le regard posé plus bas, sur la silhouette assise de Jahseh, il ne peut contenir les battements effrénés de son cœur, ni ses sens en alerte, tout ça pour lui, mais à peine a-t-il le temps de comprendre ce qu’il ressent que tout se fige en un instant. C’est sa neutralité qui le frappe en premier lieu, cette presque froideur qu’il reconnaît, celle qui lui fait penser à ces dernières semaines qui furent un enfer. Il sort de sa courte torpeur à la remarque, du whisky quand la conversation s’annonce catastrophique. Difficile d’en ressentir de la joie face à ce détail retenu, il ne peut s’empêcher de le fusiller du regard, le ton employé ne lui plaît pas et il ne le montre pas (pas encore du moins). D’un geste lent, il finit par s’éloigner, avant de s’adosser contre la table, placé devant lui, loin de lui de démontrer la moindre tendresse, refroidi au possible. Non ça va, j’ai pas envie de passer pour un ivrogne même si c’est déjà le cas on dirait, phrase grommelée malgré lui, il tente de ravaler sa frustration, les yeux fermés durant un bref moment. J’sais même pas par où commencer, qu’il déclare en ricanant, tandis qu’il secoue la tête, exaspéré par lui-même. J’sais même pas… Il marque un court temps de pause, puis continue : J’sais même pas où en est, toi et moi. T’as retrouvé une partie de tes souvenirs, tout allait bien puis… ça a merdé. Tu m’en veux encore pour ce que je t’ai dit ? C’est pour ça que t’es comme ça ? Aussi distant, comme si t’avais même pas envie d’être là, les phrases fusent pourtant sans crier, il ne parvient pas à calmer les tremblements de sa voix, teintées de colère, celle contenue depuis des jours, qui menace d’imploser, celle qui l’aura habité par le passé, il s’en rappelle bien de ces crises avec lui, de ces bousculades jusqu’à l’en faire tomber, de ces paroles agressives et irrespectueuses. Il s’en rappelle et il le sait, elle est foncièrement audible. Juste dis-moi ce qui va pas, Jahseh. Peut-être dans une crainte irrationnelle, il s'imagine que l'autre le manipule encore et de nouveau, une bouffée possessive le saisit, il y a eu des trucs chelous, qu'a raconté l'âme-sœur, il s'attend au pire malgré lui.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Sam 20 Nov - 0:17


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La chaleur de ses doigts l’eut quitté, amer conséquence de sa désinvolture. Maru instaura une distance, loin de lui ses effluves sucrées et sa tendresse placide jusqu’alors adorée. Soudain, alors qu’il crut un instant que la tension ne put sans nulle doute être plus à son comble, son allié éleva le son de la voix, fit pleuvoir les mots, des mots ornés d’un grésillement de colère, d’un pique désespérément contenu, sûrement qu’il fit de son mieux, toutefois il le connut suffisamment pour savoir que la hargne git dans ses veines, tel un poison corrosif. ❝-Peut-être que j’ai effectivement pas envie d’être ici❞, avoua-t-il, sans l’once d’une hésitation. L’aveu imbiba l’atmosphère, Jahseh ne put réprimer une grimace, il s'en voulut de ne pouvoir contenir cette vérité alors profondément contrarié, il s’assit correctement et balança son bâton de sucette dans sa tasse, ❝-j’te préviens, ce que je vais te dire va pas te plaire mais t’as dis qu’on allait discuter calmement alors si tu t’énerves, j’me casse❞, qu’il prévint, toujours indécemment indifférent. Un soupir las franchit la barrière de ses lèvres, ses doigts glissèrent nerveusement dans ses cheveux et trahirent sans l’ombre d’un doute, qu’il ne fut pas si neutre qu’il n’y parut, ❝-j’ai vu César aujourd’hui et avant que tu t’emportes, j’étais avec Zak et à la base c’était juste parce que j’avais oublié un pull à toi chez lui et je- bref, on l’a interrogé par ce que j’trouvais ça carrément bizarre qu’il suffisait qu’il me parle pour me retourner le cerveau et il a avoué être en contact avec Nahïl, qu’il lui avait donné des instructions et tout le bordel pour te mettre hors piste, une histoire de vengeance, apparemment tu m’aurais corrompu ou j’sais pas quoi❞. Il sût, dès lorsqu’il l’eut dit, il sût combien l’irritation put le gagner telle une abominable infection, à la seule énonciation d’un prénom, ce venin décadent au goût d’enfer qui sous la peau, put s’insinuer brutalement par tous les pores, or, la tentative ne fut pas cette dernière et jamais il n’eut voulu le mettre en rogne, pas même un peu, du moins pas ce soir. ❝-Ensuite il m’a avoué qu’il te suivait depuis pas mal de temps, tu sais, histoire de bien connaître la concurrence❞, un ricanement âcre perça davantage l’écume ternie par la tension, toutefois ça ne l’empêcha pas de renchérir, ❝-puis au fil de la conversation, j’ai finalement fini par apprendre qu’on avait un point commun lui et moi et franchement, pas des moindres❞. Sous le poids des dires, il saisit son sac à dos à sa portée et d’un geste plus sec qu’il ne l’eut désiré, il en extirpa un tas conséquent de photos qu’il balança durement sur la table, ❝-non, excuse-moi, en fait, on n’a rien en commun lui et moi, parce qu’à mon contraire, il concurrence avec une personne, une seule, pendant que- il y en a vraiment beaucoup Maru, il y en a beaucoup trop, je savais pas qu’il y en avait tant, non je savais pas que- ça fait beaucoup❞. Sur les clichés, son âme-sœur, mais pas que, non, ses conquêtes, des clichés sur lesquels on put aisément le voir proches d’autres personnes, des clichés qui, bien qu’il n’en vit que les silhouettes nuancées de couleurs sombres, lui fendirent le cœur en deux, ❝-du coup César devrait être mort d’ici lundi et moi j’vais y aller, j’crois que j’ai tout dis, pas besoin d’épiloguer finalement❞. S’en aller, fuir au plus loin, s’évader d’ici avant de ne pouvoir réprimer davantage ce torrent qui, à l’intérieur, fit rage alors, il se leva de sa place et rangea d’une main tremblante ses affaires, ❝-c’était sympa de se voir, on remet ça, une prochaine fois, plus tard, un jour je- un jour, ouais un jour c’est bien, ça peut être mercredi, la semaine d’après, le mois prochain, ou alors l’année prochaine ouais, on fait ça, on se tient au courant❞, bafouilla Jahseh, tandis que d’une limpidité translucide, la panique, l’eut gagné.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Sam 20 Nov - 2:16


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Peut-être que j’ai effectivement pas envie d’être ici, une confession qui le fige sur place, elle gangrène l’atmosphère d’une tension encore plus discernable, le visage tourné vers lui, les traits sont tirés par la stupéfaction. Dans une tentative vaine, il essaie tant bien que mal d’ignorer la peine qui le saisit, celle de se dire que pour une fois, Jahseh préfère être ailleurs qu’ici, leur endroit. Incapable de répondre aux premiers abords, il hoche la tête lorsqu’il enchaîne, une menace, ou alors est-ce de la lassitude au vu du ton employé, il ne saurait le dire, mais voilà que la mauvaise humeur revient à galop, et sans pouvoir s’empêcher il répond avec dédain. Vas-y, il ne peut plus attendre, sa patience déjà mise à rude épreuve, il s’attend au pire, à tout, surtout lorsque pendant un instant il paraît nerveux. Mais pas à ça. Son corps se tend de nouveau au prénom, la mâchoire se serre brièvement, les bras sont croisés, sûrement dans un geste désespéré pour calmer la colère grandissante. Le discours lui paraît difficile à assimiler, tel un disque rayé auquel il est forcé d’écouter, chaque mot est un supplice, dans le fond il s’en doutait que ça n’allait pas être facile, mais y faire réellement face est une autre épreuve. Corrompu, probablement qu’en réalité, il l’a corrompu, tel un poison il s’est insinué en lui, l’a empoisonné de sa présence, l’a marqué à jamais, aussitôt il balaie la pensée, silencieux au possible jusque là. Le ricanement suit ce qui enfonce le clou, du moins c’est ce qu’il s’imagine, les sourcils haussés. Un « quoi ? » est soufflé, se mêle au discours qui continue, encore pire, encore plus terrible. Au départ, il ne semble pas comprendre où il veut en venir, se redresse un peu plus, les iris vissées sur le sac sorti de nulle part, là dans son esprit, mille et uns songes s’éparpillent, se disloquent, les théories s’entremêlent, non, il est trop perdu. Tout à coup, un bruit résonne, ce sont les photographies presque jetées sur la table. Interloqué par la première image, son cœur s’arrête durant un instant, la seconde de trop sûrement, les yeux écarquillés, il part à l’exploration hasardeuse du tas. Des photos de lui. Si au moins il était seul sur chacune d’entre elles. Lui, des femmes, des hommes, des inconnus, d’autres des habitués. Il s’arrête, c’est la culpabilité qui l’empêche de continuer, les paroles de Jahseh serrent le vis, toujours plus, il ressent cette désagréable sensation, tel un petit-ami pris en flagrant délit. J’vais y aller, soudain, il revient à la réalité, la dure réalité pour laquelle il a déjà été confronté, il se remémore de ces fois à le saisir par le bras, à lui vociférer dessus, parce qu’il n’avait pas le droit de partir. Doigts enserrés sur la cuisse, dans un espoir défaitiste de garder son calme, il le sait, ces derniers dires auront été ceux de trop : la fureur revient, brusquement, brutalement, elle le saisit de toutes parts, s’insinue dans ses veines, elle est pernicieuse la haine, elle qui le ronge. Cette rage qu’il a tant espéré encager en venant ici, pour ne pas le blesser, subitement, elle implose. Tu te fous de moi ? qu’il rugit d’un coup, et c’est cette première phrase qui lui permet de sortir de cet état second, peut-être même qu’il se sent un peu plus vivant à s’énerver. Je t’interdis de te barrer ! Immédiatement sur ces mots, il se redresse, s’approche et saisit sèchement le sac de ses mains pour le jeter derrière lui au hasard, le regard pétillant de colère. Et quoi, tu vas le laisser te manipuler encore une fois ? Tu vas encore lui permettre d’entrer dans ta tête, comme il a réussi à le faire ? J’ai couché avec ces gens ouais, mais ces gens ils étaient pas toi putain ! D’un geste qui se veut démonstratif, il place sa main sur son torse, toutefois il ne contrôle pas sa force et sans le vouloir il le pousse. Il a suffi que ce trou du cul se mette entre nous pour que ça te pousse à douter de moi, non, de nous, bordel t'es même en train de fuir, comme avant, je pensais qu’on avait passé cette étape, qu’on était loin de tout ça. Les doigts finissent par s’agripper sur le tissu, geste presque nostalgique où le poignet était autrefois la victime de sa prison, probablement qu’il tente de le retenir captif. L’esprit désarticulé, il peine à filtrer ses paroles et ce sont des mots de brutalité qui parviennent à s’échapper. Tu le sais, tu l’as toujours su que je faisais ça la nuit, ça n’a jamais rien changé entre nous, jamais. Tout ce que te dit ce putain de César, c’est pour foutre la merde avec toi et moi, et tu sais ce qui est le plus frustrant dans tout ça ? C’est que ça fonctionne ! Et pendant une fraction de seconde, parmi tout ce rugissement incontrôlé, les tremblements habillent sa voix, impossible de cacher le trop plein d’émotions, parce qu’il a toujours eu le don de le mettre dans tous ses états.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Sam 20 Nov - 22:16


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Fermeture éclair défectueuse sous les doigts affolés, agités par les torrents émotionnels qui déferlèrent par tous les pores, les iris livides succombèrent à la fuite, eux aussi avides d’échapper à la bombe à retardement à laquelle il fit face. Soudain, hécatombe sentimentale lorsque la voix de Maru, tel le tranchant d’une lame, fendit l’air. Un sursaut, le cœur pulsant à tout rompre eut raison de ses sens, battements démesurés résonnèrent en échos dans l’écrin de son esprit tiraillé. Son sac fut arraché de ses mains tremblantes, valsa plus loin et le ton empreint de colère bouscula fâcheusement son ouïe aiguisée. Sa silhouette fit de l’ombre à la lumière, piétina sa vision floue alors qu’il fut propulsé en arrière, égaré dans la tornade d’une rage qui éclata tel un tonnerre inéluctable. Jahseh laissa couler la fureur voisine, il la laissa imbiber l’atmosphère, lézarder les murs et pleuvoir sur lui comme l’indomptable d’une averse, jusqu’à ce qu’enfin sonne le terme de ses mots chancelants, éraillés d’un tremblement, des mots qui, sans détour, vinrent davantage décimer les dernières miettes de cœur. Le silence. De plombs, pesant, immobile. Le mutisme s’instaura par vagues assommantes, il dura, perdura quelques instants. Aussitôt, sans qu’il ne put le contrôler, ses rétines se noyèrent, gorgées de sang elles brûlèrent, s’embrasèrent et, inévitablement, pour la première fois surtout, les joues furent perlées de larmes qu’il essuya rageusement d’un revers de manche. “-Me manipuler ? Est-que tu t’entends parler au moins ?”, question rhétorique sous la voix vacillante. Les lèvres entrouvertes, le souffle court, en quête d’un brin d’air, toutefois il poursuivit, “-alors c’est ça, c’est tout ce que t’as à dire ? wow Maru, wow, j’suis vraiment très impressionné, je le savais déjà alors c’est pas si grave, c’est bien ce que t’essaies de dire, non ? Je l’ai toujours su c’est vrai ouais, mais j’ignorais tu vois, j’ignorais qu’il y en avait autant, j’ignorais qu’il t’en fallait tant que- et me touche pas, s’il te plaît, me touche pas”, sous le poids des mots, il le repoussa d’un geste approximatif et à l’antipode de ce qu’il put réellement donner, “-et je t’en prie, pitié, arrête avec ces conneries du genre j’ai couché avec ces gens mais ils étaient pas toi, ça veut rien dire, ce sont des mots bateaux pour taire ta culpabilité, j’couche avec personne, j’ai besoin que de toi moi, j’ai fais de mon mieux pour comprendre, pour passer outre mais là je- avec tout ce qui se passe en ce moment, ça c’est vraiment trop, j’peux pas l’encaisser, j’peux pas, je-”, les syllabes s’emmêlèrent, mâchées par la  colère, la dérision et ce profond sentiment innommable qui, en l’instant, lui déchiqueta les entrailles. Sans plus attendre, il prit ses distances, à la hâte il ramassa son sac et déposa sur la table, la clé du chalet et celle du bunker, “-il m’a manipulé oui, mais il a pas eut à le faire quand il m’a mit ces photos sous le nez, j’ai pris conscience des choses tout seul, écoute mh… récupère les clés, peut-être que- enfin, peut-être qu’on devrait arrêter de se voir ? Oui, peut-être”, trop tard, les dires eurent roulé difficilement sur sa langue, empoisonné par le venin amer d’une déception si rude qu’elle fit voler en éclat, tout ce qui fut encore intact à l’intérieur.
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work : 〔 propriétaire du silver dragons 〕des études en finance écourtées par manque d'ambition, le patriarche baumeister a décidé d'acheter le bar dans l'espoir inespéré que maru se bougerait enfin, malheureusement il refile toutes les responsabilités à son manager, ne voulant pas être considéré comme un patron pour éviter de devoir les gérer. en secret, dans la seconde arrière-boutique, une sorte de stripclub improvisé, il fait des magouilles dans un réseau qui s'agrandit de jour en jour.
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home : 〔 ocean avenue 〕demeure familiale imposante, où il existe une patinoire privée pour la jumelle patineuse, il y passe de plus en plus rarement + 〔 crescent lane 〕un appartement luxueux, un peu trop immense pour son unique personne, quelques uns ont les codes pour entrer à leur aise
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Dim 21 Nov - 2:53


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Les prémices d’une rupture, c’est l’impression qu’il a de cette conversation houleuse et agitée, certainement différente des autres, parce qu’avant, lorsqu’ils se disputaient, la douleur importait moins et Maru voulait lui faire mal, ressentait ce désir viscéral d’enserrer son myocarde de ses doigts acérés ; ce soir, il n’en est rien, sûrement qu’il aimerait gommer les fissures de son cœur, pourtant les paroles sont emplies de colère noire, qu’il ne parvient pas à contrôler. Longtemps contenue, la boîte de Pandore est ouverte et voilà que le malheur s’abat sur eux. Il les ressent, ces vibrations qui bercent son corps, ces tremblements de fureur et de frustration. Jamais il n’aura été aussi agacé envers lui-même, il a toujours eu ce don d’enfoncer le clou, de ruiner les choses. Il en paie le prix, aujourd’hui, il aura provoqué les larmes de Jahseh, peut-être est-ce là de la rage au vu de son poignet qui vient vigoureusement essuyer sa joue, mais la vision lui suffit pour comprendre qu’il aura dépassé les limites. Les sourcils haussés, il comprend qu’il lui est trop difficile de le voir pleurer, surtout à cause de lui. Silencieux, il assimile, le regard interloqué, la mine alarmée, il est face à une situation incontrôlable et il en est désemparé. Me touche pas, rejet qui vient davantage enserrer la cage thoracique, il recule d’un pas, les lèvres entrouvertes prêtes à parler, il n’y parvient pas, la gorge trop nouée. Les mots deviennent du poison, un qu’il n’aime pas, dans le fond, il le sait, il a raison. Soudain, ce sont les clés qui s’abattent sur la table qui le réveillent, le sac de nouveau dans son champ de vision raniment ses émotions, il manque de poser ses mains sur ses oreilles : non, il n’y arrive pas, il ne peut pas l’entendre. Une rupture, c’est ce que c’est, une rupture qu’il ne peut pas accepter, il ne pourrait pas.   Tu peux pas- qu’il commence après un léger silence, le souffle irrégulier. Il se tait, probablement qu’il réalise enfin ce qui se passe et sans se contrôler, il s’approche, dépassant les limites, me touche pas, a-t-il demandé, pourtant de ses mains tremblantes, il vient chercher les joues, tourne le visage vers lui dans un espoir de le garder près de lui. Toujours cette possessivité, jamais elle ne le lâche. Écoute-moi, la voix moins éraillée, la détermination en avant, la respiration paraît moins hachurée désormais. Je disais pas tout ça pour couvrir ma culpabilité, je suis sincère, ces personnes je couchais avec parce que quand t’es pas là, tu créés un putain de vide en moi, d’accord ? J’arrivais pas à le combler, j’arrivais vraiment pas et je- bordel, ils étaient vraiment pas toi et j’ai compris que y avait que toi qui me rendais vivant. Parce que je t’aime, Jahseh, et eux je les aime pas, s’il le faut je les toucherai plus, parce que moi aussi j’ai besoin que de toi, je vais pas te lâcher, je t’ai jamais lâché et je compte pas le faire, d’accord ? Assurance reprise, honnêteté sur le front, il ne réfléchit plus, pour une fois il ne laisse plus ses pensées se mêler, sans savoir si ce sera peut-être une dernière fois.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Dim 21 Nov - 18:13


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Leur bulle de cristal submergée par l’ondée, proie des foudres, saccagée par des sentiments brutaux, démesurés, rocambolesques, percée par la nébuleuse d’une relation sans nom qui, à terme, s’effondra sous les reproches désarticulés, s’enlisa dans l’engrenage inexorable d’une jalousie maladive, éclata sous la toute puissance des émotions voraces, sous le coeur animal qui, d’une pulsion primaire, prit d’assaut tout le reste. Dans cette tourmente, Jahseh perdit pieds, noyé par la déferlante, soumit à l’instinct de survie, celui-là même qui d’un murmure sournois lui susurra ; fuis, n’attends plus, pars, pour de bon, pour de vrai cette fois. Les poings dissimulés sous le tissu filé d’un pull victime de sa nervosité, il se frotta les yeux, hargneux de chasser chaque songe qui le ramena irrémédiablement à lui, à eux, foutaises, mensonges, qu’il pensa, tout ça n’eut été le fruit que d’une vaste blague, d’un jeu dangereux dans lequel ils eurent tous les deux échoués, or, alors que le poison s’insinua davantage dans le pacifique de son enfer, les mains de Maru se posèrent sur ses joues, détentrices d’une douceur qui n’appartint qu’à lui, il tourna les yeux vers son vis à vis, s’ancra de son visage, de ses traits approximatifs et l’écouta débiter ses arguments sans broncher. Soudain, le coeur fit arrêt, il cessa, comme le temps, comme le monde. Pourtant, la raison elle, n’y crut pas, pas même un peu. Il laissa filer les secondes, chevauchées par l’écume des minutes silencieuses, jusqu’à ce que le mutisme le plus immobile fut troqué par les gestes. Une fois encore, il rompit le contact, balayé d’un mouvement de recul brusque et là, sous la tension insoutenable, un ricanement, sec, telle une brise hivernale put geler à elle seule le tableau coloré d’un paysage, “-c’est tellement romantique Maru, coucher avec toutes ces personnes parce que quand j’suis pas là, tu te sens tout vide à l’intérieur, ok, ok alors admettons que ce soit vrai, pourquoi ne pas m’appeler ? non mieux, tiens, envoyer un message, un putain de message c’est quoi, trois secondes ? et dans la minute qui suit, j’étais là et tu le sais, s’il te plaît, si t’as un tant soit peu de respect pour moi, arrête de te justifier”, rétorqua-t-il, les mots cinglants contrastèrent ce ton monotone, presque neutre, meurtri par les plaies béantes qui, à l’intérieur, saignèrent en abondance. “-J’ai été prisonnier de quelqu’un, j’sais ce que ça fait d’être en cage et c’est pas ce que je veux pour toi, tu choisis pas d’arrêter de faire ça parce que t’en as envie, tu le fais parce que tu te rends compte que c’est la fin et c’est là toute la différence, j’veux pas t’enfermer dans une relation où tu seras pas réellement heureux, parce que quoi que tu dises, peu importe ce que tu fais, avec qui, j’te croirais pas, j’aurai toujours des doutes, j’pourrais être égoïste et te dire ok, allons-y mais j’peux pas Maru, j’peux pas te contraindre à abandonner qui tu es, j’suis tombé amoureux de toi et ça inclut tout ce qui me dépasse alors j’dois te laisser mener ta vie comme tu l’entends, même si-” soudain, la gorge nouée, il s’arrêta. Terminer sa phrase fut comme énoncer à voix haute l’épilogue de ce qu’il eut jusqu’alors, connu de meilleur, toutefois, il ne put se résoudre à laisser ses faiblesses engloutir l’aura éblouissante, magnétique et surprenante de son âme-soeur, “-même si c’est sans moi”. La voix éraillée par la douleur qui lui lacéra la coeur, un goût amer de trop tard roula sur la langue, s’immisça sous la peau et embrasa tout, fit d’un tas de cendres, la meilleure version de lui-même, celle qu’il eut été à ses côtés, “-si t’avais pas dis s’il le faut, peut-être que les choses auraient été différentes, peut-être que lorsque t’as dis que tu m’aimais, j’y aurai cru, mais là c’est sans issue, je- j’arrive plus à te croire Maru et si j’y arrive plus c’est sans doute que… c’est fini, tout ça, ce nous sans nom, tout ça c’est terminé, et sous le poids des mots, la lumière qui surplomba la pénombre de ses journées, s’éteignit, d’un claquement de doigts, d’un battement de cils, d’une dernière pulsation de coeur, “-je suis désolé”.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Dim 21 Nov - 20:11


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Les doigts se hissent aux joues, jusqu’à cette peau qu’il aura aimé découvrir, dans un espoir vain il se persuade que ce ne sera pas la dernière fois qu’il l’effleurera et à travers des paroles maladroites, il s’imagine pouvoir lui transmettre ses ressentis. Le corps tremble, tant par les émotions que par la douleur interne, celle nichée au plus profond de l’âme qui la distord de toutes parts. Il a mal, beaucoup trop mal, sans comprendre comment éteindre cet amas de songes qui l’assaillent et soudain, il recule. Il suffit d’un geste, de celui-ci, pour réaliser qu’encore une fois, il n’a pas réussi. Son hilarité amère emplit la pièce et le fige sur place, elle est désagréable à entendre, cependant bien moins que ses paroles, teintées de reproches. S’il n’a jamais aimé son indifférence par le passé, il saisit qu’aujourd’hui, ça n’a pas changé, elle le met en colère, cette désinvolture. Le souffle irrégulier, le regard s’embrume de larmes sans qu’il ne le sache, c’est d’abord la surprise qui l’éprend, puis la haine : pernicieuse, oppressante, suffocante. Tu comprends pas- Il s’arrête de lui-même, la gorge se noue, les doigts s’enserrent en un poing, les entrailles se contractent, il la connaît cette fureur. Il demeure silencieux, jusqu’au bout, incapable de lui couper la parole, il peine à assimiler les mots. Ça n’a aucun sens, songe-t-il inlassablement, non, il comprend, il réalise, il sait, c’est un discours de rupture, un vrai, il ne veut pas y croire, n’arrive pas à l’accepter. Perdu dans ses pensées, devenues terres hostiles, habillées de mines prêtes à imploser, le cœur s’enserre, toujours plus, jusqu’à l’en étouffer. Même si c’est sans moi, et soudain, la voix lui paraît lointaine, insaisissable, pendant un instant, tout ceci lui donne l’impression qu’il nage en plein cauchemar. Difficile d’entendre la conclusion, il n’en soutire que des bribes, n’écoute que les parties douloureuses, comme si son cerveau s’était décidé à enfoncer le clou, désormais, c’est plus qu’un clou, ce sont de larges épines, tranchantes, prêtes à perforer plus ne plus rien laisser.
Les lèvres s’entrouvrent pour parler, se referment lorsqu’aucun son n’en sort, les secondes passent, puis enfin, il retrouve l’usage de la voix, bien qu’éraflée de haine. C’est terminé, tu dis ? Moi je crois que ça n’a jamais commencé, Jahseh. Depuis le début, tu m’as jamais cru, quoi que je te dise, tu m’as jamais cru, tu m’as toujours repoussé et là encore, tu fais quoi ? Tu me repousses encore, reproches enragés, grommelées d’un ton brusque, il s’approche, de nouveau, et mouvement nostalgique : il le pousse une première fois. T’es vraiment en train de me reprocher de pas t’avoir envoyé de message ou de pas t’avoir appelé, alors que t’étais putain de lobotomisé, que j’étais devenu une sous-merde à tes yeux, et c’est moi qui a pas de respect pour toi ?! Criard, voilà ce qu’il devient, alors que ses mains s’abattent sur son torse dans un autre geste incontrôlé, il ne réalise pas que les larmes ont coulé, ni que la voix tremble au possible, la colère le guide, toujours aussi destructrice. Tu crois vraiment que je sacrifie ma liberté en te disant tout ça ? Bordel, t’as vraiment rien compris toi ouais, putain, ma liberté elle est avec toi, elle a toujours été qu’avec toi, t’es tellement perdu dans tes doutes que tu en viens même à croire que j’te dis tout ça par contrainte, si je t’ai dans ma vie alors le reste importe peu, après tout ce temps j’pensais qu’on en était plus à ça et tu préfères tout arrêter juste parce qu’un connard a décidé de tout niquer entre nous ! Peut-être est-ce la folie de le perdre, endommagé, perturbé, il agit telle une bombe dysfonctionnelle dont les éclats écorchent les alentours, jusqu’à ce que ses cris deviennent un rugissement colérique et désespéré. Incapable de respirer normalement, il s’arrête, puis s’élance une dernière fois d’un ton tremblant :  Tu sais quoi, t’as raison, arrêtons-nous là, Tais-toi, petites voix qui s’infiltrent, qu’il fait taire avec difficulté, il s’écarte, saisit brusquement le sac avant de le plaquer durement contre son torse. Juste pars de là, juste… Le visage se tord brièvement, la tristesse trop lourde à porter, puis dans un souffle désarticulé, douloureux, il termine : Pars, Non, non, non.

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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Lun 22 Nov - 0:02


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Je suis désolé, qu’il eut dit, sans amorcer le pourquoi, le comment, désolé de ne pas avoir été à la hauteur sans doute, désolé d’être lâche, désolé de ne pas être suffisamment courageux pour rester, pour essayer d’y croire, désolé d’abandonner, de baisser les bras, d’être fatigué, lassé par le dilemme, tiraillé par l’entière contradiction imposée par leur relation, désolé de flancher, de déposer les armes et de vouloir davantage, sans cesse plus, certainement désolé de ne pas être assez rassasié de lui, d’être insatiable, désolé d’avoir songé un jour demeuré le seul sur qui ces mains là furent posées, désolé d’avoir espérer un tant soit peu. Alors les mots tombèrent, dansèrent au bord des lèvres, glissèrent de ses remparts pour fendre l’air insoutenable, âcre, enivré par les regrets, les remords et l’amour carnassier qu’ils purent se porter. Lorsqu’il eut terminé d’avancer ses propos comme un adieu qu’on ne voulut pas voir s’achever, ses iris persistèrent à rester ancrés sur lui, le poison, le venin, mais le remède, l’antidote, le repère, ainsi dans sa tête tout se bouscula, les vagues déferlèrent, tentèrent de noyer ce soupçon d’indécision, l’infime possibilité qu’il se rétracte et s’excuse, cette infime possibilité qui put le faire rester, que sa raison essaya hargneusement de chasser, d’étouffer sous les flots. Quand Maru prit la parole, les voix s’éteignirent, elles lui laissèrent la place, toute la place et il l’écouta. Tu me repousses encore, il secoua la tête, non, faux, ça ne put être vrai, impossible lui parut le fait lorsqu’il eut évoqué des choses qu’il n’eut jamais dites à personne, alors même qu’ils eurent partagés des moments cataclysmiques rythmés par les drames personnels de chacun, là encore il ne voulut pas le croire. Maru le poussa et pour la première fois, son regard se teinta de peur. Gorgée de sang, la rétine appela à l’aide, supplia pour qu’il cesse de crier, de lui cracher si rudement au visage ces mots qui assenèrent à l’intérieur, des coups létaux. Les joues de son âme-soeur, rosies par les larmes, vinrent s’agripper à son âme, tel un sos silencieux, dans un élan désespéré, il tendit la main, prêt à les essuyer, à balayer ce chaos pour dire excuse-moi, oublions tout ça, mais il n’en dit rien. Sa main retomba sans même l’avoir effleuré, poussé à nouveau sous l’impitoyable de ses paumes qui eurent finalement raison de lui. Sa voix s’éleva encore, tremblante, vacillante, elle chancela entre colère et sentiments déchirés, ainsi, il ponctua, t’as raison, arrêtons-là. Le dire fut une chose, l’entendre en fut une autre et il réalisa, il réalisa réellement cette fois, qu’il s’agit de la fin, de la leur, de la sienne aussi, sans aucun doute. Sous la brutalité de son geste, ses doigts tremblants s’agrippèrent à son sac, terré dans un mutisme empreint de terreur. Soudain, alors qu’il put s’en aller sans rien ajouter, tout ce qu’il eut encagé jusqu’alors fit irruption, la rage qu’il eut tenté d’enterrer fit surface, elle parcourut son échine de sueurs froides, fit de sa chair un brasier et les yeux rougit, déferlèrent leur colère avide au travers de perles qui affluèrent en abondance sur les joues, “-tu veux me crier dessus, hein ? tu veux me crier dessus putain, moi aussi j’peux le faire, moi aussi j’peux crier, moi aussi j’peux te hurler au visage que tu piges que dalle, que t’es à la ramasse, ouais, moi aussi j’peux te gerber à la gueule que j’ai toujours tout partagé avec toi, toujours depuis notre pacte, toutes mes merdes on a foncé dedans à deux alors viens pas me dire que j’te repousse, non, non, non, t’as pas le droit de me cracher ça, c’est toi, c’est toi qui me repousse chaque fois que tu t’en vas baiser tes putes alors que tu pouvais être avec moi”, les dires s’envolèrent d’un ton sec, d’une voix relativement élevée, secoué par tout ce qu’il a enfermé pour ne pas tomber, pour ne pas s’enfoncer dans ce gouffre profond dans lequel il eut déjà un pied, pourtant, c’est un décibel au dessus qu’il renchérit, emporté par la fureur qui dans ses veines, l’incendia de toutes parts, “-c’est toi qui me repousse depuis le premier jour, rappelle-toi cette fois au bord de la piscine, je t’avais demandé d’me donner une bonne raison de rester et t’as fais quoi, hein ? tu m’as poussé, tu m’as traité comme un moins que rien et tu m’as foutu à l’eau, malgré ça, j’t’ai couru après, ouais, comme un putain de clébard, c’est toi qui me repousse, depuis toujours en fait, mais c’est tellement plus simple d’user de la brutalité et d’me crier dessus comme si j’étais qu’une pauvre merde, putain ouais c’est tellement plus facile que de dire oh merde Jahseh, vraiment, vraiment désolé de t’avoir brisé le coeur, promis j’le ferais plus, c’est tellement putain de plus simple”, qu’il cria, à plein poumons, de toute ses forces, comme si hurler put lui permettre d’exhumer les méandres de sa rancoeur. Le coeur serré, il essuya férocement ses joues qui, malgré tout, furent inondées aussitôt après, incontrôlable conséquence d’une âme tailladée, d’une tête emplit de souvenirs, parce que c’est ce qu’ils furent désormais, un souvenir. à bout de souffle, il renifla et fit un pas en arrière, “-t’as eu besoin de personne pour ça, t’as tout niqué tout seul”, plus calme cette fois, les dires valsèrent d’une amertume inéluctable, il poursuivit, “-j’voulais juste que tu t’excuses, c’est tout, c’est tout ce que j’voulais et t’as même pas été foutu de d’le faire”. Sur le visage tiré par la douleur, il recula à nouveau et renifla, à fleur de peau, à bout de ce qu’il put émotionnellement endurer, il tourna les talons, prêt à déguerpir, à mettre les voiles, à ne plus jamais revenir, il avança, les doigts lézardant les murs pour ne pas se perdre et là, subitement, il s’arrêta, jetant un coup d’oeil à Maru par dessus son épaule, “-le pire dans tout ça, c’est que j’t’aime à en crever”, ricanement las guidé par l’épuisement, sans plus un mot, sans plus un regard, il disparut.
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· Re: #6 (jahseh) let me see you · Ven 26 Nov - 19:24


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Jamais il n’aura ressenti une douleur pareille, elle s’insinue dans ses veines, les tambourine jusqu’à ce sa tête menace d’imploser, à l’intérieur, tout se chamboule, se fige, se contracte, tout paraît trop réel : les sens en alerte, la vision floue de ses larmes, il ne reste rien de stable. Au diable la sérénité, étouffée lourdement par ses ruminations. Il a tout ruiné, songe-t-il sans cesse, sans pouvoir s’arrêter, le songe l’agresse en contenu, le tient prisonnier dans sa cage. Son comportement toxique aura mené leur relation à leur perte, pourtant au fond, c’est l’espoir infime ou le déni étouffant qui l’incite à refuser d’y croire. Sans lui, il n’est rien, sans sa présence addictive, il est absent. Alors, il s’arrête, se tait, le discours se termine, le sac est plaqué contre son torse d’un geste brusque, non maîtrisé et aussitôt regretté. Le silence est douloureux, il comprend qu’il a dépassé les limites, pendant un instant lui aussi désire relever la main pour l’empêcher de pleurer, mais à peine a-t-il le temps d’entamer un petit pas que les paroles inondent le bunker. Le choc est soudain, trop brusque et le pousse à sursauter malgré lui, par-dessus la colère qui éraille sa voix, il y entend surtout toute sa peine, elle qui le fracasse de l’intérieur, réduisant à néant l’once d’espoir qu’il avait.
Dans le silence, il l’écoute, non, il assimile. Chaque mot le cogne brusquement et alourdit ses épaules, et c’est la culpabilité qui l’éprend, profonde et terrible. Il le sent, son cœur qui se tord dans tous les sens jusqu’à l’en étouffer. Arrête, un murmure, bien trop bas, à peine audible même pour lui, pourtant c’est un cri de désespoir dans sa tête. Le voilà qu’il enchaîne, toujours plus fort avec une vérité qu’il ne voyait pas avant, désormais il réalise : il l’a effectivement repoussé et aujourd’hui, il s’en rend compte, se remémorant de ces scènes évoquées. La piscine, la course effrénée jusqu’à sa chambre, aussitôt rejeté en-dehors au contact physique. Le poids devient insupportable lorsqu’il parle d’excuses, c’est plus facile d’être brutal et il a raison. La violence ancrée dans son ADN, il parait ne pas s’en défaire, encore aujourd’hui, toutefois avant, il n’en ressentait pas le moindre regret et ce soir, il en est assailli. Il peine à respirer, face à ce trop plein d’informations, envahi par les ressentis. T’as tout niqué tout seul, lui aussi semble en proie à un peu air et discrètement, Maru s’approche, la mine peinée. La gorge nouée, il lui est impossible de répondre quoi que ce soit, malgré le désir profond de le faire, sa conscience lui hurle d’agir, de se bouger, d’entreprendre quelque chose, mais son corps refuse d’obtempérer. Son expression le fige sur place, glace son sang, il en déglutit et ose entrouvrir les lèvres, un « ne pars pas » s’apprête à s’en extirper lorsqu’il se met à partir, la vision est terrible, bien trop, mais il n’a pas le temps de verbaliser quoi que ce soit, parce que c’est l’aveu qui l’achève. La porte du bunker se referme et s’il semblait incapable de réagir, c’est une fois seul qu’il sort de sa torpeur, le premier sanglot éclate, la confession le colle à la peau. Il l’aime à en crever, phrase répétée, qui s’abat sur lui, il recule, jusqu’à s’asseoir lourdement sur le lit, il aurait aimé l’entendre dans d’autres circonstances, il aurait aimé tant de choses, qu’il se dit, mais c’est dans l’adieu qu’ils ont déclaré leur flamme et c’est dans l’adieu qu’ils l’auront éteint.


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