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 Strip or treat ? || Ft. Elizabeth

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Blair Voorhees

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face + © : Do Hanse © unevalsepourvenus (avatar)
multinicks : Lenny Choi, une espèce de chihuahua qui aboie plus qu'il ne mord.

age (birth) : 21 ans et encore en pleine découverte de soi, trop jeune pour prendre quoi que ce soit au sérieux, pas assez vieux pour s'alarmer devant le temps qui passe, l'âge où on papillonne et enchaîne les conneries simplement pour se sentir exister et se dire que notre vie n'aura pas été un gâchis. Né jour de fête national, une date de naissance facile à retenir et qu’il passe pourtant son temps à oublier. Un premier cri poussé au cœur de Memphis, dans le Tennessee, sa vie a débuté comme un morceau de rock des années 60, rythmé par la voix grave d’un homme en chemise à franges.
♡ status : Célibataire désabusé, ennuyé par les choses de l’amour, il a arrêté chercher cette âme-sœur qu’on avait pourtant passé des années à lui promettre. Résigné, il se laisse porter le vent et enchaîne les histoires sans lendemain, préfère la compagnie d’inconnu.e.s grassement payés que celle d’un.e partenaire qui lui ferait miroiter je ne sais quoi. Il se cherche encore, Blair, essaie un peu tout et n’importe quoi, il n’arrive pas encore à poser des mots ce qu’il est et ce qu’il aime.
work : Conspirateur, la tête fourmillant d’idées et de théories toutes plus folles les unes que les autres. Complotiste, un patriotisme perdu, il est de ceux qui sont persuadés que la vie n’est qu’un mensonge, une foi déplacée, il préfère croire en l’existence d’extra et d’intra-terrestres plutôt qu’en celle d’un dieu ou qu’en la parole d’un gouvernement qu’il juge corrompu et inefficace. Enquêteur paranormal, c’est équipé d’un vieux van qu’il s’est mit à sillonner le pays. Chasseur d’aliens, de fantômes et de cryptides, il s’est mit en tête d’apporter la preuve de leurs existences, convaincu qu’un jour le monde entier verra qu’il n’est pas fou et que sa foi est légitime. Bloguer, il étale l’intégralité de ses enquêtes et théories sur un site web que peu de gens lisent, articles, photos, vidéos, ce sont des véritables threads qui voient le jour et narrent ses aventures. Piercer, uniquement parce que courir après ses fantaisies ne lui permet pas de gagner sa vie, il travaille en collaboration avec un salon de tatouage local, perçant cette peau que ses collègues habillent à coups de dermographe.
home : Locataire d'un studio sur crescent lane, c'est pourtant dans un vieux van jaune typique des années '60 qu'il passe le plus clair de son temps, perdu entre sa paperasse, ses guirlandes, ses lampes à laves et ses collections de vinyle et de DVD. Un sentiment de liberté lorsqu'il occupe l'arrière de sa Mystery Machine du pauvre, un sentiment de sécurité lorsqu'il ouvre la boite aux lettres de son studio et en extirpe son courrier.
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· Strip or treat ? || Ft. Elizabeth · Mar 21 Déc - 19:53
Strip or treat ?

"On ne s'était pas dit rendez-vous dans 7 ans et pourtant, nous y sommes. Regardes ce que tu es devenus, regarde ce que je suis devenu. On refaisait le monde autour d'une boule de bowling, et maintenant, on se blanchit les nasaux autour d'une barre de pole dance. La vie, elle s'est bien foutue de not' tronche, Eli."
@Elizabeth Esposito


Les yeux éclatés, la mâchoire se mouvant au rythme d’un chewing-gum au goût fané, mais qui, encore quelques heures plus tôt humait bon la menthe, les cheveux blonds rebondissait sur sa nuque alors que sa tête battait la mesure, la musique à fond, Blair se déhanchait en chantonnant. La soirée était déjà bien entamée, Blair aussi. Le cendrier dégueulait un méli-mélo de mégots et de cendres, posé sur une table recouverte de documents estampillés confidentiels et de photos sombres représentant une forme indistinct qui voguait sur un lac brumeux. Sur les murs se mouvait la lueur mauve d’une colonne à bulles plus haute que lui, seule lumière allumée au sein du petit studio. Blair avait bien tenté de rendre l’endroit accueillant, le remplissant de meubles en bois brun, étalant au sol un tapis à frange jaune, utilisant comme principaux éclairages des guirlandes, des colonnes à bulles et des lampes à lave dépareillées, pendant de long rideaux de perles d’un pan de mur à l’autre pour tenter de séparer le coin nuit du reste du logement, des efforts qui faisaient rire la plupart, tous jugeant que l’appartement avait l’air d’avoir fait un bond dans le temps. Passer la porte de chez Blair Voorhees, c’était l’immersion assurée dans les années 70, avec leurs meubles aux couleurs criardes, leurs murs en faux contreplaqués, leurs meubles designs et leurs coussins aux parures géométriques, sur les murs blancs étaient pendus trois cadres renfermant des affiches de films se vantant d’avoir été tournés en technicolor, Le Fantôme de l’Opéra, Ben Hur et Fenêtre sur Cour accueillaient les invités dans le salon et les invitaient à prendre place dans un long canapé cyan, couvert de plaids et des coussins. L’appartement semblait avoir été figé dans le temps, Blair aussi. L’homme dansait comme s’il n’y avait pas de lendemain, glissant sa main dans son mulet blond qu’il s’amusait à ébouriffer, sa chemise aux motifs psychédéliques dévoilait ses pectoraux imberbes parcours d’encre noire, les cuisses comprimées dans un jeans à pattes d’éléphants, il avait toujours eu l’air étrange, Blair, il n’y avait que dans son logement qu’il semblait à sa place, se fondant presque dans le décor. Il avait abandonné son téléphone sur le sommet du petit micro-onde rose, qui occupait l’unique comptoir de ce coin cuisine qui lui servait également d’entrée, après avoir envoyé un message à cette strip-teaseuse dont il avait conservé le numéro. Rencontrée quelques mois plus tôt, le complotiste lui avait proposé de payer ses services en échange de quelques grammes de poudre, la demoiselle avait aussitôt acceptée, à condition que l’échange ne se fasse pas sur son lieu de travail. Une danse en échange d’une substance prohibée, un accord qui plut aux deux parties, un accord qui s’ancra dans leurs quotidiens, l’improbable petit duo de toxico se voyant presque deux fois par mois. Blair n’entendit pas toquer à la porte, absorbé par ce son dont il ne s’était pas encore lassé. «Ra ra Rasputin. Russia's greatest love machine.» Les yeux clos, l’homme s’était mit à chanter à tue-tête, tournant sur lui-même au rythme de la musique. «He ruled the Russian land and never mind the Czar but the kazachok he danced really wunderbar.» Il se retrouva vite face à la porte d’entrée de son appartement qu’il trouva ouverte. Et il se figea aussitôt. Elle était là, debout dans son entrée. Elle était de nouveau là, de retour dans son petit monde, 7 ans plus tard. Les yeux écarquillés et la bouche ouverte, son cerveau avait cessé de fonctionner l’espace de quelques secondes. «E … Elize ?» qu’il bredouilla finalement, les bras ballants, les yeux rivés sur ce visage bien différent de celui à qui il avait commandé une danse, toujours sous le choc, il soupira un: «Mazette ...»


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Elizabeth Esposito

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work : (own dance studio + silver dragons) la danseuse est vagabonde, professeure de danse classique le jour et strip-teaseuse la nuit elle oscille entre pirouettes légères et déhanchés érotiques, double jeu terrifiant qui lui va merveilleusement au teint
activities : (fast life) tendances pathologiques aux choses dangereuses et malsaines, mieux vaut taire ce qu'elle aime faire
home : (ocean avenue) studio modeste compris dans la location du studio qui se situe juste en dessous où elle donne ses cours, eli y passe très peu de temps, préférant de loin dormir dans le lit de ses amants ou de liv
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· Re: Strip or treat ? || Ft. Elizabeth · Sam 25 Déc - 22:24
Strip or treat ?

"On ne s'était pas dit rendez-vous dans 7 ans et pourtant, nous y sommes. Regardes ce que tu es devenus, regarde ce que je suis devenu. On refaisait le monde autour d'une boule de bowling, et maintenant, on se blanchit les nasaux autour d'une barre de pole dance. La vie, elle s'est bien foutue de not' tronche, Eli."
@Elizabeth Esposito


« J’t’en supplie Rosa, putain, je te promet que j’dirais rien, j’vais crever si tu m’aides pas ! » Ça a commencé comme ça. La première étape de son plan machiavélique, c’était la victimisation. Ça s’est passé quelques heures après la première trace, quand elles sont parties skier, leur métaphore favorite pour aller sniffer dans les chiottes, et que notre jolie petite blonde peroxydée avait pris la montée de sa vie. Elle s’accrochait désespérément à son amie, la voix pleine de sanglots étouffés. « Tu sais que je connais personne ici, si tu veux pas me dire où t’as eu cette coke, j’vais devoir aller chez le crackhead au bout de la rue et il va probablement me refiler de la mort aux rats ! » Ah, nous y voilà. C’était ce qu’elle savait faire de mieux, Eli, le chantage affectif. Bien sûr, Rosa avait fini par céder, elle avait l’air tellement fragile, cette minuscule gamine aux airs innocents, qui se repoudrait le nez un peu trop souvent avant de monter sur scène. Maru n’étant désormais plus là pour fournir la meilleure drogue du coin, elle avait littéralement sauté sur l’occasion quand sa collègue s’était vantée à demi-mot d’avoir négocié sa substance contre rien du tout. Ce rien du tout, ce n’était qu’une danse. Qu’une foutue danse comme ticket d’accès à son paradis. Et dieu sait qu’elle en avait besoin en ce moment, ça devenait trop, pour elle qui s’était jamais sentie aussi seule. Plus de Maru, plus de Ace, et si Liv et Mari restaient toujours bien présentes et ancrées dans sa vie, c’était justement parce que jusqu’à présent, elle avait toujours eu un sas de décompression, quelqu’un, quelque chose comme défouloir à idées noires. Maintenant, elle était toute seule. « Tu dis à personne que t’as fait ça, Eli. Lenny va nous buter, et il va le buter lui aussi, si il apprend qu’on se fait payer en drogue. » Elle hoche la tête énergiquement, dépose tendrement ses lèvres sur celles de la danseuse en guise de remerciement, enfile une doudoune bien trop grande pour elle par dessus le body et les résilles qui lui servent de tenue de scène, puis elle s’en va par la porte de derrière. Affronte le froid glacial parce qu’elle veut à tout prix sa poudre, parce qu’elle veut éviter cette nuit comme toutes celles d’avant, parce que y’a trop de questions et pas assez de réponses, elle se glisse dans l’obscurité, jonchée sur ces éternels talons plateformes sensés leurrer sur sa taille étrangement petite. Elle sait qu’il s’appelle Blair, qu’il est un peu fucked up mais pas méchant, il aurait bien pu s’appeler Hitler et buter des écureuils qu’elle en aurait eu rien à foutre, Eli, tant qu’elle obtient ce qu’elle veut. De derrière la porte s’échappe les basses grésillantes d’une musique diffusée à trop grand volume, Elizabeth fronce les sourcils, espère qu’elle débarque pas dans une fête d’étudiants débiles et que la danse privée ne va pas se transformer en show pour ados frustrés. Puis elle frappe, une fois, deux fois, trois fois. Commence à s’impatienter, parce que personne ne la fait attendre, et l’irritation finit par la faire céder. Elle enclenche la poignet et miraculeusement, la porte s’ouvre sur un spectacle surréaliste. L’impression d’avoir ouvert le portail d’une machine à remonter le temps, elle observe ce garçon de dos danser frénétiquement sur ce morceau d’une autre époque, dans un décor suspendu figé depuis une quarantaine d’années, elle s’est forcément trompée, pas la bonne adresse, pas la bonne porte ou… E… Elize ? Coeur qui bondit des années 70 jusqu’en 2015, là où elle l’a laissé, ce garçon qui n’a pas changé de visage. Par contre, l’entièreté de son être semble être une version alternative de lui-même, les yeux stupéfaits de Elizabeth scanne l’humain devant elle de la tête aux pieds, les jambes se dérobent sous ses pieds, parce qu’elle n’était pas du tout prête Eli, pas du tout prête à le revoir lui.


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♡ status : Célibataire désabusé, ennuyé par les choses de l’amour, il a arrêté chercher cette âme-sœur qu’on avait pourtant passé des années à lui promettre. Résigné, il se laisse porter le vent et enchaîne les histoires sans lendemain, préfère la compagnie d’inconnu.e.s grassement payés que celle d’un.e partenaire qui lui ferait miroiter je ne sais quoi. Il se cherche encore, Blair, essaie un peu tout et n’importe quoi, il n’arrive pas encore à poser des mots ce qu’il est et ce qu’il aime.
work : Conspirateur, la tête fourmillant d’idées et de théories toutes plus folles les unes que les autres. Complotiste, un patriotisme perdu, il est de ceux qui sont persuadés que la vie n’est qu’un mensonge, une foi déplacée, il préfère croire en l’existence d’extra et d’intra-terrestres plutôt qu’en celle d’un dieu ou qu’en la parole d’un gouvernement qu’il juge corrompu et inefficace. Enquêteur paranormal, c’est équipé d’un vieux van qu’il s’est mit à sillonner le pays. Chasseur d’aliens, de fantômes et de cryptides, il s’est mit en tête d’apporter la preuve de leurs existences, convaincu qu’un jour le monde entier verra qu’il n’est pas fou et que sa foi est légitime. Bloguer, il étale l’intégralité de ses enquêtes et théories sur un site web que peu de gens lisent, articles, photos, vidéos, ce sont des véritables threads qui voient le jour et narrent ses aventures. Piercer, uniquement parce que courir après ses fantaisies ne lui permet pas de gagner sa vie, il travaille en collaboration avec un salon de tatouage local, perçant cette peau que ses collègues habillent à coups de dermographe.
home : Locataire d'un studio sur crescent lane, c'est pourtant dans un vieux van jaune typique des années '60 qu'il passe le plus clair de son temps, perdu entre sa paperasse, ses guirlandes, ses lampes à laves et ses collections de vinyle et de DVD. Un sentiment de liberté lorsqu'il occupe l'arrière de sa Mystery Machine du pauvre, un sentiment de sécurité lorsqu'il ouvre la boite aux lettres de son studio et en extirpe son courrier.
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· Re: Strip or treat ? || Ft. Elizabeth · Lun 17 Jan - 0:19
Strip or treat ?

"On ne s'était pas dit rendez-vous dans 7 ans et pourtant, nous y sommes. Regardes ce que tu es devenus, regarde ce que je suis devenu. On refaisait le monde autour d'une boule de bowling, et maintenant, on se blanchit les nasaux autour d'une barre de pole dance. La vie, elle s'est bien foutue de not' tronche, Eli."
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Les paupières qui s’agitèrent, battant un rythme que l’on aurait cru emprunté à une valse à mille temps tant il semblait intense, le cerveau qui a mit le temps, peinant à analyser la situation, l’entièreté de l’être qui s’était figé lorsque ce nom, surgit d’un passé qu’il aurait préféré oublier, résonnait dans l’enceinte du minuscule appartement. «Comment … Qu’es-ce que tu fais ici ?» Une centaine de question qui se bousculaient dans son cervelet, pas assez de neurones actifs pour toutes les traiter et ordonner à sa bouche percée de toutes les poser alors il se contenta de poser celle-là, celle qui était de loin la plus pataude de toutes. Les deux obsidiennes plantées sur la silhouette de la jeune femme, il l’observa s’élancer vers lui et n’esquissa pas le moindre mouvement, se contentant de frissonner lorsque deux mains froides vinrent se poser de part et d’autre de son visage rondelet. «Jeez ...» Petit juron murmuré qui lui fit pourtant faire les yeux ronds. «Tu as les mains gelées …» qu’il rajouta d’une voix hésitante. Il n’avait toujours pas enregistré Blair, son cerveau fonctionnant comme les VHS parmi lesquelles il vivait, le rembobinage de la bande en obligation si l’on veut qu’il soit à nouveau actif.



La bouche qui se tordait en une petite moue qu’il n’aurait lui-même pas su traduire, les mains qui se posaient sur celles toutes aussi fines de la danseuse qu’il se mit à frictionner pour les réchauffer, envieux d’offrir à la petite blonde le confort qu’elle méritait. «Je ...» La phrase laissée en suspens alors que sa langue s’affairait à agiter le bout de métal fixé à sa lèvre inférieure, langue bientôt rejointe par des dents qui maltraitèrent le bout de chaire, tic n’apparaissant que lorsque le jeune homme était gêné, autrement dit, presque jamais. «Je suis si heureux de te revoir !» qu’il finit par s’écrier d’une voix tremblante, chamboulée par une montée soudaine de larmes qui ne tardèrent pas à lui arracher la cornée et à lui barrer les joues. «Je ne pensais jamais te revoir … Je … Oh, mazette, Elize ...» Les muscles qui décidèrent enfin à reprendre une activité normale passèrent le long du  petit corps qui attira à lui dans un câlin qui, si il avait eu un peu plus de force dans les bras, aurait pu briser une côte ou deux. «En tout cas j’kiffe ta couleur, elle est sensass’ ...» qu’il chuchota au creux de son oreille avant de ricaner. L’étreinte achevée, il recula de quelques pas et se mit à inspecter la fausse blonde de la tête aux pieds, son regard obsidienne détaillant sa mine recouverte de maquillage, glissant sur sa tenue qui, au vu du peu de tissu qui s’échappait du manteau, lui semblait bien légère, s’encrant sur des chaussures qu’il aurait lui-même sûrement pu mettre. L’avait le cerveau en compote Blair, mais la compote était encore assez granuleuse pour faire le lien entre cette strip-teaseuse qui n’était pas venue et cette femme en bas résilles qui lui faisait face. «Je crois qu’on a beaucoup de chose à se raconter toi et moi, pas vrai ? Je … J’aurai préféré qu’on ait des retrouvailles un plus peu funky et un peu moins … Chelou ? Laisses moi deviner, tu es venue pour Caroline ?» Il se détourna complètement d’elle et se laissa tomba dans l’immense canapé, écrasant trois pauvres coussins qui n’avaient rien demander à personne. «Tout le monde vient tout le temps pour Caroline ...» qu’il ajouta d’une petite voix peinée, anticipant avec déception la réponse de la jeune femme.


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