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 Lenny, ou comment se rater || OS

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Lenny Choi

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· Lenny, ou comment se rater || OS · Sam 15 Jan - 0:38
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Lenny, ou comment se rater

Samedi 15 janvier 2022


Accrochée à ses pieds traînants, l’ombre déambulait la tête basse et le dos courbée, scotchée à ses semelles usées par le gravier, elle s’était aventurée sur un chemin de terre désolé en direction d’un hangar qui semblait avoir à été laissé à l’abandon, elle le suivait sans sourciller, ce grand corps disloqué, attachée à ses chevilles comme l’aurait été un boulet à celles d’un bagnard. Coquille vide aux pas lents et chancelants, il n’était plus vraiment là, cet idiot un peu brut de décoffrage, il avait comme passé l’arme à gauche depuis un moment, s’était comme noyé dans sa propre détresse, emporté par un flot d’émotion contraire qu’il n’avait pas su anticiper ni faire ressortir. Il avait envie d’hurler à longueur de journées, d’appeler à l’aide, de dire que non, il n’allait pas bien, que oui, il avait besoin d’aide, que oui, il avait envie d’être vu, entendu, comprit, que oui, il avait besoin de sortir, de faire la fête avec ses proches, de les voir, de les enlacer, de les embrasser, de leur parler, de voir leurs sourires, d’entendre leurs rires, de prendre Mari par la taille et de la faire tourner sur une musique qu’il entendrait à peine tant il serait plein, d’essayer d’importuner Parker en lui donnant des petits coups dans les chevilles, en ébouriffant ses cheveux, de fumer le plus gros pétard dans sa vie en s’appuyant sur les épaules de Jahseh, histoire de lui prouver que oui, il est de loin le plus petit, de lancer des piques salées mais dénuées de haine à une Evy qui lui répondrait de plus belle, de faire tout, n’importe quoi mais surtout des conneries avec Maru. Il avait eu cette envie, de tous les prendre et les secouer à tour de rôle, voulait pas nécessairement qu’ils lui consacrent leurs vies, voulait juste avoir une petite soirée avec eux, au moins une fois par mois, loin des embrouilles, des querelles, des guerres de gangs et des histoires de vie ou de mort, l’avait comme l’impression que ces derniers temps sa vie n’avait été que survie, et qu’il était sûrement le pire survivant que la Terre n’ait jamais porté. Mari ne donnait plus signe de vie et Lenny n’osait pas lui en demander, pas envie de la déranger, Parker s’était barré sans donner ni nouvelles ni explications, laissant juste derrière lui un sentiment d’abandon, Jahseh passait son temps de l’autre côté du globe à faire exploser des bâtiments, à tuer impunément des inconnus, peut-être même qu’y avait un autre Lenny parmi ces inconnus, Evy lui causait à peine depuis qu’ils s’étaient échangés des mots un peu crus à la barre du tribunal, sous les yeux d’un juge qui s’était sûrement déjà mit en tête que Lenny était le plus gros connard de la Terre, Maru c’était pas vraiment mieux, les messages s’étaient raréfiés, et Lenny il s’était dit que c’était normal, qu’il avait des responsabilités maintenant, qu’il avait plus de temps à perdre avec lui, il s’était même dit qu’il s’était peut-être trouvé plus bon ami que lui, puis Maru, il avait toujours le nom de cette putain d’organisation à la bouche, s’était presque comme si il ne vivait plus que pour ça, comme si cette Légion était la solution à tout les problèmes, comme si cette Légion était la solution à tout ses problèmes. Le monde tournait sans lui, et lui n’arrivait pas à avancer sans son petit monde. Il avait perdu sa raison de vivre, encore, il en était certain. D’abord ce putain de combat, ce putain de coup mal placé qui envoya bouler ses espoirs, adieu les rêves de reprise de match, il pouvait que chialer en voyant ses médailles accumulées au fond d’un carton, contraint de dire adieu à ce sport qui l’avait maintenu à flot durant le divorce de ses parents, qui lui avait permis de fuir l’alcoolisme d’un père qui, à midi, gisait déjà sous la table, un sport dans lequel il avait déversé toute sa frustration, sa colère et son énergie, pétant des gueules d’inconnus qu’il s’imaginait être cette mère aux abonnés absent, ce père incapable de se reprendre en main, ce gars qui lui faisait un effet qu’il s’évertuait de nier, ce quartier où les gosses avaient plus de chance de finir dealer qu’agent immobilier, ce putain de poste de police où il était obligé de faire ses devoirs en attendant que sa barrique de père finisse de tringler la secrétaire. Tout s’était envolé, d’un coup, c’était comme si on lui avait arraché une partie de lui-même, c’était comme si on l’avait jeté la tête la première dans un tonneau de bière qu’il bu jusqu’à en voir le fond, jusqu’à en oublier la raison de sa venue dans ce bled paumé au milieu de nul part qu’il avait haït dès qu’il y avait posé les pieds. Incapable de leurs dire à quoi il aspirait, convaincu et persuadé qu’il n’était qu’un boulet bon à les ralentir, que chaque interaction les dérangeaient et qu’ils seraient tous bien mieux sans lui, que ce n’était sûrement pas pour rien qu’on continuait d’avancer sans lui. Parker lui avait planté un couteau dans le dos qu’Evy ne faisait qu’enfoncer dès qu’il était question de la maison et d’argent, Jahseh s’était envolé, quittant brusquement la vie de Lenny après avoir essayer de passer du temps avec lui, un rapprochement à sa sortie de cure qui n’avait rendu son silence que plus amer encore, et puis il y eut cette fois où il crut qu’on lui arrachait le cœur avec un pic à glace, cette fois où Maru avait lâché le plus sereinement au monde qu’Ezekiel était comme son frère, l’impression qu’on lui prenait sa place, l’impression qu’il avait définitivement perdu cet ami, qui s’était déjà montré cachottier mais qui avait toujours fini par se tourner vers lui en cas de besoin, l’impression soudaine que son titre de «bro » n’était qu’une mascarade, une belle phrase pour le traiter de bouche trou, l’impression que si il avait été aussi présent dans la vie des jumeaux c’était uniquement parce que personne d’autre n’était là pour assumer ce rôle qui lui avait été attribué, l’impression de n’être que le régent d’un royaume en attente d’un Roi. Puis il s’était dit qu’il ne se faisait que des idées, qu’il n’avait pas à douter de sa place au sein de ce groupe, puis les semaines s’étaient enchaînés sans la moindre nouvelle d’aucun d’eux, et sans qu’aucun d’eux ne cherche à prendre la moindre nouvelle de lui.  Alors, il avait envoyé un message à Maru, comptait l’inviter au tournoi et voyant les secondes s’engranger, il s’était mit à douter. L’impression de le déranger qui pointait le bout de son nez alors que les secondes se transformaient en minutes pour finalement prendre la fuite lorsque la réponse vint enfin. Puis ça s’était envenimé, la légion à nouveau mise sur le tapis, l’envie de tout envoyer bouler, le téléphone qui se mit à sonner affichant ce dernier message avant qu’il ne le coupe. C’était rester dans le fond de sa gorge, son cerveau répétant encore et encore cette même phrase, ce «j’ai envie de te frapper», et plus il avançait vers ce hangar plus il lui en voulait de ne pas l’avoir fait. Au moins, des coups auraient rendus les choses claires, au moins, Len aurait su à quoi s’en tenir, au moins, il n’errerait plus avec l’impression de n’être que ce boulet bon à déranger un entourage qui prouve au quotidien qu’il peut se passer aisément de lui. Il s’était dit plus d’une fois que si il venait à passer l’arme à gauche personne ne le remarquerait, que cela pourrait même réjouir sa sœur qui n’aurait plus à se battre pour obtenir ce qui lui revenait. Elles avaient finalement atteint le hangar, l’ombre et la coquille vide. Y eut un soupir qui s’échappa de lèvres gercées par le froid de l’hiver soulevant des épaules affaissées par le poids d’émotions ingérables. Elles avaient fait leurs choix en éteignant le téléphone, l’était temps de quitter cette Terre, l’était temps de ne plus être un fardeau. Il passa l’énorme porte du bâtiment, croisa l’organisateur qui avait été recycler en vigile et se contenta de lui faire un signe de tête et un sourire amical, se dirigea vers le bookmaker et lui ordonna de le faire entrer sur le ring. On lui avait dit qu’il déconnait, que ça faisait trop de temps qu’il n’était pas rentrer dans l’arène, qu’il allait crever si il tombait face à ce gars, et BigLen il avait hausser les épaules et s’était contenter de dire que dans ce cas là, ils n’avaient qu’à parier sur ce gars, celui contre qui Len ne voulait pas que Maru tombe, celui qui avait la réputation de ne pas s’arrêter tant que son adversaire ne respirait plus, celui qui n’était défié que par les fous et les suicidaires parce que tous savaient que cette réputation était fondée. Son regard passa sur la foule, il reconnut des visages que ses propres poings avaient meurtris au cours de combats, il les vit le dévisager comme il avait lui-même regarder les fous qui avaient osés entrer dans l’arène en sa présence, sûrement qu’ils se demandaient si le Choi il avait pas pété un boulon, il croisa le regard du Dimitri qui s’approcha de lui la mine soucieuse, il lui fit remarquer qu’il marchait pas bien droit, essaya de lui faire faire machine arrière, sûrement qu’il pensait que le Choi il était trop bourré pour savoir ce qu’il faisait. Picoler ça lui avait permis de se donner du courage, picoler, ça avait toujours été l’issu de secours, ouais, malgré la cure, il avait recommencé à picoler. Il l’avait pas vraiment voulu au début, il avait même fait des efforts, s’était mit à la bière sans alcool, même si ça n’avait pas vraiment de goût, prenait des jus de fruits et des cocktails pour mioches lorsqu’il devait traîner puis il y a eu la sortie avec Maru, un écart de conduite sans grande gravité, puis y a eu la séance préliminaire au tribunal, puis y a eut son cœur qui avait merdé en cédant sous le poids de ses sentiments, l’a toujours eu le coude plus léger que le myocarde le Choi, faut croire qu’c’est génétique, il donne pas cher de la p’tite Rosie, le Choi, sait bien qu’elle est à peine plus haute qu’un keg stand mais sait surtout qu’elle déjà vécu la guerre, non, pour lui aucun doute là-dessus, elle aussi, elle aura le coude léger, peut-être même qu’il sera recouvert de toile d’araignée, peut-être même qu’elle aura fusionner avec le comptoir à force de jouer aux piliers de bar, l’espère surtout qu’elle ne fera jamais partie des fous, la petite Rosie. Il poussa un nouveau soupir lorsque le bookmaker annonça son nom et celui de son adversaire, il se débarrassa de sa veste et de sa chemise, larguant les deux bouts de tissus dans les mains d’un Dimitri hébété à qui il assura qu’il pouvait garder le fric et revendre le téléphone, qu’il était pas tout neuf mais que ce genre de modèle ça valait encore un bout p’tit paquet, qu’il pouvait même garder les clés et revendre sa bécane, qu’il trouverait vite un revendeur à la sauvette à qui la refiler. A peine rentrer dans la cage de fortune qu’il cracha à la gueule du colosse, énervant le pécore pour mieux se faire fracasser. Le bookmaker faisait le show, riant comme à son habitude en lui demandant si il avait des dernières volontés, il ne répondit pas le Choi, se contentant de jeter un regard à la poche droite de cette veste qui gisait encore entre les grandes mains du Dimitri. La cloche retentit et Len se prit un premier coup. En plein dans l’arcade, il sent déjà son sang goûter le long de son sourcil. Il sourit pour la première fois depuis des semaines. Il se sent vivant, le Choi, se sentir vivant au milieu d’une arène où l’on vient chercher la mort, marrant. Il a une pensée pour la p’tite Rosie, encore une, il espère qu’elle finira pas parmi les fous cette petiote, s’dit que peut-être elle finira bien, s’dit même que peut-être qu’elle finira médecin, s’dit surtout qu’elle sera sûrement la seule à remarquer son absence, la seule à voir qu’il ne rentrera pas à la maison ce soir, espère qu’elle chialera pas trop, il aime pas les gosses Len, il aime encore moins celle-là mais déteste par dessus tout de la voir pleurer.  Il se prend un nouveau coup sur cette même arcade. C’est pas qu’il ne cherche pas à les esquiver, c’est surtout qu’il ne les voit pas venir ces coups porter dans son angle mort. Il brasse l’air autour de lui, essaie de cogner le colosse sans jamais l’atteindre. Il l’insulte, le provoque pour bien l’énerver. Il se prend un coup en plein dans le ventre, sent sa bile remonter et lui brûler la gorge. Un autre coup sur le crâne, l'a le cerveau qui fait un saut périlleux arrière. Il se retrouve vite à terre et les coups s’enchaînent. Il sent son sang inonder sa bouche et recouvrir le sol. Il sent sa tête tourner et ses paupières se fermer. Il sent ses os craquer et se déplacer sous l’impact des poings et des pieds. Il se relève à chaque chute, sourit d’avantage à chaque nouveau coup. Il entend l’organisateur dire qu’il a définitivement vriller le Choi. Il entend l’adversaire gueuler. Il se prend des postillons sur la gueule alors que le colosse lui ordonne de crever, déjà lasser de ce combat sans challenge. Il se prend les coups, serre les dents sous la douleur, il cherche plus à esquiver, veut juste morfler le plus possible, espère que l’autre fera honneur à sa réputation, qu’il se fera tellement fracasser que ses yeux s’enfonceront dans leurs orbites, que son visage ne sera même plus reconnaissable, que sa dépouille sera abandonnée au milieu du hangar par ces truand sans remords qui lui avaient servit, à de si nombreuses reprises d’adversaires, que les flics ne l’identifieront jamais et le balanceront dans une fosse commune, espère qu’Evy n’aura pas à se prendre la tête avec un possible enterrement. Les coups continuent de pleuvoir et il tombe pour la n-ième fois, il se relève pas alors que l’autre s’acharne, il fait honneur à sa réputation.


Il se sent soudainement si léger,

le Choi, il sent qu’il va bientôt tourner de l’œil, bientôt crever,

il est heureux de crever comme ça,

heureux de se faire buter par un adversaire plus coriace que lui,

heureux de pousser son dernier soupir sur un ring, aussi miteux et improvisé soit-il,

heureux de faire son Apollo Creed.

Il a un moment flippe, se met à s’agiter, essaie de se relever, sait que si il fait une Apollo Creed, Maru va faire une Rocky. Il a soudainement peur pour ce type qui l’a involontairement poussé à se zigouiller, il sait que si Maru crevait en voulant le venger il ne pourrait pas reposer en paix, qu’importe où il irait après la mort. Il s’appuie difficilement sur son coude. Le connard tape dedans pour le maintenir au sol. Il attrape son crâne et frappe le sol avec, encore et encore. Il a la tête qui devient aussi lourde que son cœur, se dit que c’est trop tard maintenant et se contente de fermer les yeux. Finalement, il crevera pas avec le sourire aux lèvres. Finalement, il ne crèvera pas sur un ring de boxe. Finalement, il se sent comme Apollo Creed, mort en laissant derrière lui un ami et un fils en quête de vengeance. Finalement, il ne l’aime plus vraiment cette fin qu’il avait pourtant choisi.

«T’fais chier Ru ...»


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