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Aubrey Blum
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· Oh why don't I ever learn? · Sam 26 Nov - 17:11

3 déc. 2022

Oh why don't I ever learn?
Don't tear me down for all I need
Make my heart a better place
Give me something I can believe

@Gary Hastings & Aubrey Blum



Malgré des efforts colossaux évidents, Aubrey ne parvenait pas à trouver un équilibre dans son quotidien plus de quelques mois. Pourtant elle essayait, et de tout son cœur de surcroît, mais peu importait les situations, tout se finissait généralement mal pour la brunette. Après avoir mis tous ses espoirs dans cette histoire de la seconde chance avec Gary, elle se sentait fatiguée et vidée de toutes ses émotions. L’ingénieur l’avait trahie, en plus de piétiner ses sentiments sans réel regret, et même s’il ne l’admettait toujours pas de son côté, il lui avait bel et bien brisé le cœur en mille morceaux. Bien sûr leur idylle n’avait rien de parfait, au contraire, les jours et les semaines passés ensemble avaient davantage mis en avant leurs multiples différences, mais cela n’avait pas arrêté la jeune étudiante, motivée comme jamais à l’idée de fournir un foyer solide à son bébé. Ses plans et ses désirs de vieillir aux côtés de Hastings s’étaient envolés dès l’instant où il avait avoué son écart charnel. Si l’affection qu’elle éprouvait à son égard était restée présente un temps certain après leur rupture, elle avait néanmoins compris qu’elle ne se sentait pas prête à lui pardonner de sitôt. Elle pouvait passer outre sa tendance à la rabaisser et à la faire se sentir parfois idiote, pour autant elle ne pouvait le laisser lui manquer impunément de respect et lui donner des excuses bancales, qui n’en étaient pas tellement en fin de compte. Même lorsqu’il était totalement en faute, Gary restait fidèle à lui-même et essayait de se dédouaner en la jugeant en partie responsable d’une erreur qu’il avait lui-même commise, sans son aide. Sans doute aurait-elle pu revoir sa sentence si le jeune homme avait montré davantage d’empathie dans ses paroles, au lieu de ça, il s’était contenté de vider son sac pour simplement soulager sa propre conscience, allant jusqu’à minimiser la peine ressentie par sa compagne. Jamais il n’avait exprimé une quelconque forme de regret face à son geste, comme si détruire leur famille ne lui faisait absolument rien, ou bien était-ce elle qui le laissait parfaitement indifférent. Son fils valait la peine de se battre pour lui mais pas elle, il ne l’aimait pas suffisamment pour ça. Leur relation l’avait définitivement vaccinée de l’Amour avec un grand A. Cœur d’artichaut, elle s’attachait très facilement lorsqu’une personne lui accordait de l’attention, néanmoins son affection ne se transformait pas forcément en amour. Adepte des relations pas vraiment profondes, elle estimait judicieux de revenir aux basiques, elle ne vivrait pas de passion mais aurait tout de même de quoi se satisfaire et être un minimum heureuse avec son enfant. Chaque fois qu’elle se laissait un peu trop emporter par ses sentiments, elle finissait tête la première dans le ravin. Entre Cataleya et Gary, la coupe était plus que pleine, elle en avait assez d’aimer de manière démesurée si le résultat menait tout le temps à une telle souffrance. Cela faisait désormais deux petites semaines qu’elle fréquentait une nouvelle personne, un homme, prénommé Mason, et les choses se passaient plutôt bien entre eux. Il n’avait aucun point commun avec son ex petit-ami – hormis son âge – et c’était tout ce qui comptait pour le moment. Elle avait besoin de tourner la page avec un profil opposé à celui du père de son bébé. Certains diraient qu’un mois et quelques jours étaient insuffisants pour réellement se remettre d’une rupture, c’était pile ce qu’il fallait du point de vue de Aubrey, incapable de rester célibataire. Elle se fichait pas mal de ne pas se promener au bras d’un prince charmant, combler sa vie sentimentale était bien plus important que de partir à la conquête d’une forme de qualité pour l’heure. En dehors de ses études et de son petit garçon, toute son énergie avait été consacrée aux préparatifs de son anniversaire. On ne fêtait pas deux fois ses vingt-cinq ans, raison pour laquelle elle avait vu les choses en grand, aussi pour se changer un peu les idées et accessoirement être au centre de l’attention durant plusieurs heures, ce qu’elle appréciait fortement. Avec la participation financière de son oncle adoré, elle était parvenue à se payer la location d’une salle des fêtes sur Portland afin de pouvoir réunir une petite quarantaine de convives. Certains visages manquaient à la fête mais elle s’était fait une raison depuis le temps. Si elle connaissait très bien certains invités comme des anciens et nouveaux camarades de classe, d’autres étaient présents grâce ou à cause de leur amitié virtuelle et superficielle sur les réseaux sociaux. Il faisait plutôt froid dehors en ce début du mois de décembre mais la chaleur humaine à l’intérieur de la pièce suffisait à réchauffer les plus frileux d’entre eux, à commencer par la reine de la soirée, Aubrey, qui arborait fièrement un crop top à paillettes et une jupe longue mais fendue sur le côté pour la laisser libre de ses mouvements tout en gardant ce côté sexy qu’elle affectionnait tant. Les premières personnes arrivèrent vers vingt heures, heure à laquelle les festivités débutaient. Un buffet à volonté était mis à disposition pour permettre aux gens de se nourrir comme et quand ils le voulaient. La grande horloge de la salle affichait vingt et une heure et six minutes lorsque son ex compagnon fit son entrée. Certaines personnes étaient assises à tables et discutaient tandis que d’autres dansaient déjà sur la piste, un verre à la main. Quand son regard croisa celui de Gary, elle manqua d’oublier de respirer pendant plusieurs secondes, étonnée de le voir ici malgré l’invitation qu’elle lui avait transmise. Après ce qu’ils avaient vécu dernièrement, elle ne pensait pas qu’il ferait toute cette route depuis Windmont Bay pour festoyer avec elle, c’était à la fois étrange et surprenant de sa part. « Je reviens, » souffla-t-elle à l’attention de son nouveau petit-ami pour partir à la rencontre de l’ancien. « River est chez Ike... » dit-elle avec maladresse, comme si elle devait justifier sa présence ici alors qu’elle avait un enfant qui l’attendait. « Enfin je veux dire… hé, t’es venu ! »

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Gary Hastings
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· Re: Oh why don't I ever learn? · Ven 2 Déc - 15:01
« Qu’est-ce que je fous là ? » Gary était seul dans l’habitacle de sa voiture, raison pour laquelle il pouvait se permettre de verbaliser un ressenti qui était monté crescendo durant les derniers miles de son trajet. Il aurait pu faire demi-tour, mais cela aurait constitué un gâchis d’essence plus important encore, ce qu’il ne pouvait humainement pas se permettre. Il jeta un coup d’œil dans le rétroviseur, visualisant le siège bébé installé ainsi que le cadeau emballé qui reposait sur la banquette arrière. Quel genre d’ex était invité au vingt-cinq de sa dernière copine en date et osait y pointer le bout de son nez ? Il ne se rendait compte que tardivement du côté ubuesque de la situation. Hormis la célébration du lancement d’Artemis I, il n’avait pris part à aucune festivité depuis sa rupture et il se sentait déconnecté de tout ce qui pouvait former de près ou de loin à un échange social ; il s’était enfermé dans une bulle de travail qui ne s’ouvrait que pour laisser entrer River une semaine sur deux, et les membres de sa famille. Il aurait dû sélectionner de manière plus intelligente son retour à la vie nocturne, pour éviter de se retrouver dans une situation délicate sujette à le placer en porte-à-faux. Mais ce n’était pas le cas, et il se retrouvait devant la porte d’une salle des fêtes, à Portland, alors que le ciel était noir comme de l’encre, sans le soutien de sa très chère lune qui devait être occupée avec les préparatifs de la réception d’un nouvel invité très prochainement. Glissant un index sous le tissu de sa cravate pour la desserrer, il inspira profondément pour se donner du courage et poussa la porte qui le mena tout droit dans une ambiance festive qui devait rappeler aux plus chanceux leur bal de promo. Pour sa part, il n’en gardait qu’un souvenir relatif, car il avait été un lycéen lambda, ni populaire, ni impopulaire, qui par conséquent avait traversé cette soirée de manière somme toute banale, avec une jeune fille à son bras dont il avait oublié le prénom mais pas la sensation de ses lèvres contre les siennes. Un léger sourire aussi poli qu’embarrassé prit possession de son visage tandis qu’il saluait d’un mouvement de tête quiconque croisait son regard, sans reconnaître un quart des personnalités présentes. Les mains moites, il prenait la direction de la longue table sur laquelle s’amoncelait une montagne de cadeaux, afin de déposer le sien incognito avant de repartir la queue entre les jambes, quand une voix familière s’éleva au-dessus de la musique du DJ. « Salut, Aubrey. » Ses sourcils s’arquèrent à l’entente du prénom de son fils, qui lui manquait chaque jour un peu plus mais qu’il reverrait fort heureusement dans moins de vingt-quatre heures, et il hocha la tête, une expression un peu plus amusée sur les traits. Il avait appris à ne pas s’en faire pour River quand ce dernier était gardé par Aubrey, elle avait un appartement décent et elle était entourée de personnes en mesure de s’en occuper en son absence. Il pouvait douter d’elle sur beaucoup de points, à aucun moment il ne remettait en cause sa capacité à être une bonne mère. « Tu m’avais invité, non ? » Avait-elle déjà oublié ou avait-il imaginé cette conversation ? Il déglutit bruyamment tandis que son regard se baissait malgré lui, tombant dans le décolleté plongeant de la reine de la soirée. Il était impossible pour l’assistance de deviner qu’elle avait passé près de deux mois à allaiter, son petit haut lui faisait une poitrine d’enfer, dont il se détourna rapidement en plaçant le cadeau entre eux. « Bon anniversaire. » Il lui tendit le cadre emballé dans un papier sommaire, bleu marine. L’intérieur était plus important, il s’agissait d’une reproduction de la voute céleste telle qu’elle était apparue au-dessus de l’Oregon la nuit de la naissance de River. Il en avait lui-même fait le fond d’écran de son ordinateur de boulot tant il avait trouvé l’idée intéressante. « J’ai pensé à toi hier... Je veux dire, j’ai pensé à t’envoyer un message mais puisqu’on se voyait aujourd’hui, je me suis dit que ce n’était pas la peine… » Là aussi, avec du recul, ça avait été idiot de sa part. Connaissant Aubrey et son amour pour l’attention d’autrui, elle aurait apprécié un mot de sa part, même banal. « Tu as mis les petits plats dans les grands, je n’ose imaginer combien ça a dû couter de préparer tout ça ! » Un prix qu’il n’aurait jamais mis, ni pour lui, ni pour un membre de sa famille, encore moins pour une petite amie, c’était donc une bonne chose qu’ils se furent séparés en amont de son anniversaire.

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Lun 5 Déc - 19:31
La présence de Gary à sa fête d’anniversaire la perturbait plus qu’il ne le faudrait probablement. Leur rupture était encore bien trop récente et fraîche dans les esprits pour les voir partager un moment de divertissement ensemble, même si en parallèle et paradoxalement elle n’avait pas trop tardé à retrouver quelqu’un. Chacun avait probablement besoin de temps pour se reconstruire de son côté et s’habituer à ne plus être ensemble, tout simplement. Mettre un terme à leur promiscuité physique était sans aucun doute l’étape la plus compliquée aux yeux de Aubrey qui continuait d’effectuer un travail sur elle-même, jour après jour. Même si elle était désormais en couple avec Mason, cela n’effaçait en rien l’affection qu’elle éprouvait pour son ex petit-ami et l’importance qu’il avait dans sa vie, notamment par le biais de leur enfant. Gary était un individu solitaire par nature, il donnait l’impression de n’avoir besoin de personne auprès de lui pour aller bien, sans doute car il se suffisait à lui-même, une philosophie de vie à l’opposé de celle de la brunette dont le bonheur dépendait énormément des gens qui l’entouraient. Elle ne se faisait par conséquent aucun souci pour lui car il retrouverait sa tranquillité chérie et adorée, celle qu’il affectionnait tant, peut-être plus qu’elle. Il était de toute manière inutile de se torturer l’esprit avec ces innombrables questions qui n’étaient hélas désormais plus d’actualité. L’ingénieur avait toujours attendu – voire exigé – un comportement responsable de sa part, elle avait donc fait le choix (la bêtise?) de l’inviter à son anniversaire, pour agir comme l’adulte qu’elle était. Elle ne pensait toutefois pas qu’il irait jusqu’à se pointer aujourd’hui sur Portland. Comment devait-elle prendre sa présence ici ? Y avait-il un message subliminal à comprendre ? Soit Gary persistait à vivre dans le déni et ne réalisait toujours pas le mal qu’il avait pu lui faire le mois dernier, soit il lui prouvait par son arrivée qu’elle avait toujours de l’importance pour lui. Ou alors aucune de ces deux propositions ? « Oui, c’est vrai, je t’ai invité, » répéta-t-elle un peu bêtement en hochant la tête. Mais je ne pensais pas que tu viendrais, manqua-t-elle d’ajouter aussitôt. Si elle remarqua l’œillade qu’il jeta en direction de sa poitrine mise en avant, elle ne fit aucun commentaire, ne sachant pas trop comment analyser cette action. Reluquait-il son corps légèrement dénudé car c’était le sien ou bien avait-il juste l’habitude de regarder toutes les silhouettes peu vêtues qu’il croisait, comme un réflexe masculin ? Elle se racla doucement la gorge et prit possession du cadeau qu’il venait de lui donner pour le déballer. Elle observa un petit moment le contenu du cadre et esquissa un sourire lointain. « Merci Gary… C’est très beau. » Tout ce qui touchait de près ou de loin à son fils était magnifique par définition, de toute façon. Pas la peine. Voilà à quoi il résumait le jour de son anniversaire. Ses paroles étaient pour le moins vexantes mais elle avait l’habitude avec lui et elle ne le laisserait pas lui faire de la peine, pas aujourd’hui en tout cas. Il était question de la célébrer et non de la rabaisser. Bien entendu, ça ne lui avait pas échappé l’absence de message de sa part mais une fois de plus, elle se répétait intérieurement qu’il n’y avait rien à espérer d’un homme aussi peu attentionné que lui. Au moins il mettait un terme aux doutes qu’elle avait pu avoir en le voyant traverser la pièce un peu plus tôt, certes avait-il fait le déplacement pour elle, pour autant elle ne méritait pas son attention. « Cher, comme tu peux t’en douter, » répondit-elle avant de regarder autour d’elle. « Mais Ike a grandement participé pour rendre cette fête possible. » Parler de son oncle lui redonna un peu le sourire. « Vingt-cinq ans, c’est un cap à célébrer, tu ne trouves pas ? » demanda-t-elle en baissant à nouveau les yeux sur la reproduction de la voûte céleste qu’elle tenait entre ses mains. « Tu veux boire quelque chose ? Il y a plein de choses donc n’hésite pas à te servir, même à manger. Sauf si tu as d’autres impératifs sur Portland ? » Elle ne pouvait s’empêcher d’être suspicieuse. Gary était économe et frôlait parfois la radinerie, elle avait du mal à l’imaginer rouler deux heures, aller-retour compris, pour simplement lui remettre son cadeau en main propre. En parlant de main, elle sentit celle de son petit-ami venir se glisser dans le creux de sa taille dont la peau était en partie exposée. « Tu te souviens de Mason ? » souffla-t-elle à l’attention de l’ingénieur.

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Gary Hastings
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· Re: Oh why don't I ever learn? · Ven 9 Déc - 15:47
Aubrey était réputée pour envoyer des signaux brouillés et contradictoires, en tout cas c’était l’image qu’il lui restait d’elle, dépeinte tout au long de leur relation en dents de scie et principalement au cours de ce dernier mois. Alors qu’elle avait rompu dans une crise de larmes, elle s’était rapprochée de lui deux jours plus tard pour tirer son coup avant de le dégager à nouveau, entraînant un froid qui commençait tout juste à se résorber, distance aidant depuis son déménagement. Gary n’était peut-être pas doué pour lire les émotions des autres, il voyait clairement que la jeune femme n’avait pas tiré un trait sur lui, raison pour laquelle il laissait toujours une porte ouverte à son attention également. Certes, leurs tempéraments et visions de l’avenir n’étaient pas compatibles, toutefois elle était la mère de son enfant et possédait dès lors une place de choix dans sa vie. Trop occupé dans son quotidien professionnel pour chercher une âme digne de partager un bout de chemin à ses côtés, il visualisait l’étudiante comme une option envisageable, conforté dans son idée par les appels du pied qu’elle lui lançait de temps à autres. Toutefois, puisqu’elle était une femme, elle était forcément instable et il ne reconnaissait plus celle qui lui faisait face, avec son regard de merlan frit. Elle ne paraissait pas le moins du monde contentée par sa présence, ce que Gary Hastings prenait assez mal considérés les efforts déployés pour arriver jusqu’ici, en tenue de soirée qui plus était. « Heureux que tu aimes, » répondit-il sans aucune preuve de son bonheur dans la voix. Une fois n’était pas coutume, elle avait réussi à le faire redescendre, lui intimant silencieusement de se demander de ce que diable il faisait ici. Il était trop tard pour faire demi-tour, il devait prendre son mal en patience le temps de faire acte de présence. « Si, c’est un sacré cap, le quart de siècle, tu as de la chance de l’avoir. » Un éléphant lui marchant sur le pied lui aurait été moins douloureux que sortir cette répartie trempée d’hypocrisie. Même s’il avait suffisamment de hauteur pour réaliser que le lien quasi filial qui existait entre Aubrey et son oncle était une bénédiction pour elle, la croqueuse de diamants fauchée. Il détacha son regard du visage de la reine de la soirée pour jeter un coup d’œil en direction du généreux buffet puis hocha la tête. Il pouvait bien avaler un verre et quelques amuse-bouche, pour compenser l’argent dépensé pour le cadeau et l’essence du trajet. « Merci, oui, je vais prendre un v… » Une ombre passa devant l’un des projecteurs qu’il avait jusqu’à présent dans son champ de vision et le regard brun de l’ingénieur suivit le mouvement de la main sur la hanche d’Aubrey avant de remonter vers son propriétaire. Un sourire illumina son visage tandis qu’il levait un bras pour le saluer d’une tape sur l’épaule. « Mason ! Comment oublier le roi du lever de cartons ?! » Et apparemment pas que de ça. Il lui tendit la main pour serrer la sienne, forçant ce dernier à s’éloigner de manière momentanée de la brunette aux reflets blonds. Les deux hommes avaient eu l’occasion de faire connaissance lors du déménagement d’Aubrey, qui lui avait alors précisé qu’il ne s’agissait que d’un ami. Un ami qui avait rapidement grimpé l’échelle qui menait jusqu’à son lit, songea Gary avec un sourire narquois sur le visage. De ce qu’il connaissait de l’individu, Mason n’était pas un mauvais bougre, il était toutefois doté d’un physique extrêmement quelconque et bossait comme garçon d’écurie au ranch qui appartenait à l’oncle d’Aubrey, une carrière qui n’avait rien de reluisant. Voilà qui était une moins-value notable pour la jeune femme qui semblait pourchasser l’élite. « Qu’est-ce que tu bois ? Je vais prendre la même chose, vu qu’il semblerait que nous ayons des goûts communs, » ajouta-t-il, reportant un regard amusé sur la maîtresse de la soirée. Même si moqueur était l’adjectif qui qualifiait mieux son expression. Il emboîta le pas du grand blond jusqu’au buffet, restant à côté d’Aubrey. « Les félicitations sont de rigueur… ? Enfin, je ne sais pas ce qu’il est d’usage de souhaiter dans pareille situation, mais je suis content pour toi, Aubs. » Menteur.


Dernière édition par Gary Hastings le Jeu 5 Jan - 15:00, édité 1 fois

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Lun 12 Déc - 20:44
Gary n’avait répondu que partiellement à ses propos. Oui, il comptait se servir au buffet, pour le reste elle devait imaginer la réponse. Comptait-il retrouver quelqu’un par la suite ? Avait-il réellement fait le déplacement jusqu’à Portland pour elle ? Une petite voix au fond d’elle lui rappelait qu’il n’était pas un homme à gaspiller son argent inutilement, par conséquent elle s’était mise en tête qu’il avait quelqu’un à retrouver plus tard. Leur rupture avait sonné la fin de sa potentielle jalousie, du moins sur le papier, car même s’il n’avait désormais plus de compte à lui rendre (non pas que ça l’eut dérangé pour la tromper quand ils formaient un couple), Aubrey continuait de se poser des questions à son sujet. L’ingénieur l’avait-il déjà remplacée ? Était-il sur le point de le faire ? Le visualiser avec quelqu’un d’autre la peinait légèrement, et puis il y avait River, le petit méritait un bon beau-père ou une bonne belle-mère, et certainement pas la personne parfaite que son père attendait tant. La perception de la perfection était toute relative, surtout celle de Gary Hastings. Elle caressa brièvement la main de son petit-ami posée sur sa taille et laissa les deux hommes se saluer, sans savoir si toutes ces manières étaient forcées ou si chacun était sincère dans sa démarche. Mason connaissait une partie de leur histoire, elle l’avait mis au courant de certains faits, dont la tromperie, mais elle n’était toutefois pas entrée plus que ça dans les détails. Ça ne le regardait pas vraiment, de plus savoir que son ex compagnon lui avait piétiné le cœur suffisait très certainement à se faire une image d’ensemble des conditions de leur séparation, même si la présence du jeune père aujourd’hui allait un peu à l’encontre de la peine qu’elle avait pu lui décrire. « Des goûts communs,» reprit alors son petit-ami d’une voix amusée tandis que le trio se rapprochait ensemble du buffet bien garni. Bonne pâte, le garçon d’écurie menait une vie simple sans trop d’artifices, il était d’un naturel gentil et serviable, peu râleur et toujours positif. Cette relation la changeait assurément de la précédente. Elle perdait certes sur le plan matériel, même si pas tellement dans le fond comme elle vivait avec le pire radin de Windmont Bay, pour autant le blondinet se rattrapait sur tout le reste car il était extrêmement attentionné avec elle, ce qu’elle affectionnait particulièrement. Elle aimait être au centre de l’attention, recevoir des cadeaux, savoir en permanence que sa compagnie était appréciée, tant de choses que Gary n’avait pas voulu lui offrir. Il n’avait peut-être pas un compte en banque impressionnant, mais pour l’heure la richesse de son cœur lui convenait amplement car c’était tout ce dont elle avait besoin, être aimée. Si les paroles de Gary lui restèrent en partie en travers de la gorge, elle essaya de faire bonne figure en feintant un quelconque amusement, tandis que de son côté, Mason ricanait, réellement amusé par la situation. Quel naïf. « Deux bières dans ce cas ! » Sur ces paroles, il s’empressa de récupérer deux bouteilles qu’il décapsula lui-même avant d’en tendre une à l’ingénieur. « Merci, Gary, » souffla-t-elle dans un hochement de tête. « J’espère que ça marchera cette fois, » ajouta-t-elle avec un petit sourire triste. « Tu prends quoi ma puce ? » les interrompit Mason, qui ne se souciait pas vraiment de leur conversation. « Un Whisky pour moi, s’il te plaît. » Elle reporta son attention sur son ex, qu’elle dépassait légèrement avec ses hauts talons, et le fixa longuement avant de se racler la gorge. « Tu t’es mis sur ton trente et un pour moi ou tu as rendez-vous avec quelqu’un plus tard ? » demanda-t-elle à nouveau avant de tremper ses lèvres charnues dans le liquide alcoolisé du verre que le grand blond venait de lui apporter.

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Ven 16 Déc - 17:54
Le buffet était généreusement constitué, même en alcool, pourtant Mason jeta son dévolu sur une bière tout ce qu’il y avait de plus basique. Certes, Gary en était un adepte également car il s’agissait d’une boisson financièrement accessible qui n’enivrait pas trop, toutefois en pareilles circonstances, sans avoir à sortir sa carte bleue en fin de soirée, il aurait privilégié un breuvage un peu plus travaillé, voire carrément une flûte de champagne. Dommage, il avait surestimé le grand blond. Aubrey était tombée plus bas encore que ce qu’il avait imaginé. « Parfait, merci. » Il se fendit d’un sourire poli pour le remercier et tapota le goulot de sa bouteille contre celle du petit ami de la reine de la soirée. « Il n’y a pas de rai… » Il ne parlait pas fort car il ne le faisait qu’à destination d’Aubrey, cependant il n’apprécia pas d’avoir la parole coupée et ses sourcils se froncèrent en une expression fâchée l’espace de quelques secondes. Décidément, l’éducation du trentenaire avait eu des ratés. Il avala sa rancœur avec une gorgée de bière puis tourna sa tête vers Aubrey, déglutissant avec un peu de mal tandis qu’une bulle remontait dans sa gorge. Il glissa le revers de sa main sur ses lèvres et secoua la tête. Il avait le choix entre dire la vérité quitte à passer pour un pauvre idiot incapable de lire les signes ou mentir pour conserver de sa superbe et ne pas risquer, au passage, de se prendre un coup de poing par le faux cow-boy de service. « De quoi tu parles ? C’est ma tenue de tous les jours, ça, » mentit-il en se reculant d’un pas pour montrer de pied en cap son costume, recyclé durant les nuits de la Saint-Sylvestre de ces trois dernières années. La chemise était plus récente, en revanche, car il n’en avait que des légères et il avait investi dans un tissu un peu plus chaud pour supporter les sorties cigarettes au cours de la soirée sans avoir à enfiler son manteau à chaque fois. Idée saugrenue, maintenant qu’il y pensait, car il ne resterait pas assez longtemps pour s’en fumer plusieurs. Il ne se sentait pas à l’aise sous les regards inquisiteurs d’Aubrey et de son compagnon, alors il se redressa avant de tourner la tête vers le buffet. « Tu sais ce qui irait très bien avec ton whisky ? Un mini sandwich au crabe. Je crois en avoir repéré, là-bas au bout de la table, tu peux aller voir, Mason ? » Son intonation était à la limite de la condescendance, il ne se serait pas adressé autrement à un chien à qui il aurait demandé d’aller chercher son frisbee. Le gaillard devait être heureux de rendre service puisqu’il ne se fit pas prier pour partir en mission afin de satisfaire la faim de sa petite amie. De son côté, Gary n’avait aucune fichue idée de ce qui composait le buffet salé car il n’avait pas marché aussi loin dans la salle. Il reporta sur Aubrey un regard qui en disait long sur le jugement qu’il émettait à l’égard de l’intellect de son nouveau compagnon mais ne chercha pas à mettre de mots dessus. Il n’était pas là pour se moquer, ni pour célébrer le fait qu’elle n’ait pas été capable de trouver mieux que lui après leur rupture. « Je pensais que j’étais invité à la soirée de l’année, bien sûr que c’est pour venir ici que j’ai fait des efforts vestimentaires, » concéda-t-il au final, sans reprendre ses mots à elle qui impliquaient que sa présence était pour elle en tant que personne, ce qui était le cas mais il ne se rabaisserait pas à l’avouer. Quelqu’un passa avec quatre verres en équilibre derrière eux et l’ingénieur attrapa la jeune Blum par le bras pour éviter qu’elle ne se fasse bousculer au passage. Elle aurait pu choir de haut avec des talons pareils. « Attention à la princesse de la soirée, tout de même ! » gronda-t-il avec humour, car il se fendit d’un clin d’œil à destination du jeune déjà alcoolisé. Il ne tenait pas à passer pour le rabat-joie de service, déjà qu’il figurait parmi les plus âgés en présence. « Tu trouves que j’en ai trop fait ? » Il profita de la promiscuité physique avec la mère de son fils pour murmurer malgré le brouhaha ambiant. Il ne voulait pas donner de faux signal, et paradoxalement il ne voulait pas non plus qu’elle pense qu’il s’en fichait.


Dernière édition par Gary Hastings le Lun 2 Jan - 17:51, édité 1 fois

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Mar 27 Déc - 0:00
Elle connaissait suffisamment bien Gary Hastings pour savoir qu’il n’était pas dans ses habitudes de revêtir un costume bien taillé de manière quotidienne. C’était bien dommage d’ailleurs car il portait divinement bien sa tenue, mais elle savait que l’ingénieur tournait le dos à tout ce qui n’apparaissait pas comme rentable à ses yeux. Investir dans des vêtements hors de prix et les déposer régulièrement au pressing pour les laver avec soin, ce n’était définitivement pas des situations dans lesquelles elle pouvait l’imaginer. Mais elle ne releva pas davantage, le laissant fanfaronner comme il semblait en avoir besoin. Plus le trio passait du temps ensemble et plus le jeune papa faisait ressortir le coq qui sommeillait en lui, au point de se montrer presque mauvais avec son nouveau petit-ami. Rien dans ses mots n’était agressif, pour autant elle savait reconnaître sa condescendance car il la maniait avec perfection en plus d’en avoir fait preuve une multitude de fois avec elle. Son attitude était plus que déplacée, néanmoins elle ne souhaita pas le faire descendre de son piédestal car elle passait un agréable moment, leurs querelles n’avaient pas leur place à sa soirée. Gary étant Gary, elle ne pouvait hélas pas l’empêcher d’être l’homme arrogant qu’il avait toujours été. Fort heureusement, son comportement laissa Mason bien indifférent. Soit il savait très bien jouer la comédie, soit son compagnon était en partie stupide. Cela lui coûtait énormément de le reconnaître – elle ne le ferait certainement pas à haute voix devant son ex – mais elle n’avait pas choisi le grand blond pour sa clairvoyance. Il était attentionné et s’intéressait véritablement à elle, sans chercher à la changer ou l’améliorer. Il aimait la version d’elle qu’elle avait à offrir aujourd’hui, raison de plus, donc, de s’en contenter. Il fallait que ce soit suffisant car elle n’avait pas de plan B pour le moment. Elle observa Mason s’éloigner et secoua lentement la tête dans un petit soupir. Il n’y avait pas de mini sandwich au crabe, il l’ignorait probablement mais elle, elle le savait pertinemment. Au fond d’elle, elle mourrait d’envie d’exprimer son mécontentement mais elle fut bien incapable d’émettre la moindre réticence car aucun son ne parvint à franchir ses lèvres rouges. « J’apprécie l’effort alors ! » souffla-t-elle dans un petit hochement de tête avant d’être agrippée par le bras par l’ingénieur. Elle s’accrocha en retour à un pan de sa veste pour ne pas tomber à cause du geste un peu brusque. Bien qu’étant une adepte des talons hauts, elle n’était pas à l’abri de se laisser surprendre. « Merci, » murmura-t-elle avant de le relâcher. C’était étrange de l’entendre employer le mot princesse pour la décrire ce soir. Il l’avait déjà utilisé par le passé durant leur relation, pas toujours dans un contexte très valorisant pour elle, raison pour laquelle elle ne sut pas vraiment quoi en penser. Sans doute n’y avait-il rien à en penser tout court. Pour autant, elle ne pouvait s’empêcher de constater que même séparés, il demeurait incapable d’employer le mot reine pour parler d’elle, même lorsque l’expression l’exigeait pourtant. Elle ferma les yeux un quart de seconde tandis qu’elle secouait négativement la tête pour répondre à sa question. « Non, tu es très beau, » répondit-elle d’une voix faible pour l’imiter. « Comme tou... » commença-t-elle avant de s’interrompre. « C’est parfait, » se reprit-elle avant d’esquisser un sourire sincère. « Ça change, ça te va bien en tout cas. » Elle aurait aimé avoir eu l’occasion de le voir plus souvent dans des habits de soirée mais Gary était plus casanier que fêtard. Comme la perspective de dépenser de l’argent semblait lui donner de l’urticaire, ils n’avaient au final pas fait énormément de sorties en amoureux durant leur relation ; ce qu’elle déplorait car elle aimait sortir et s’amuser. Une façon pour elle de profiter de la vie, bien différente de sa vision des choses à lui, elle en avait conscience. « Je vais en avoir besoin d’un deuxième, » dit-elle en levant son verre après l’avoir vidé en une seule et longue gorgée. Elle chercha Mason du regard mais ne parvint pas à le retrouver près du buffet. Sans doute avait-il croisé quelqu’un en cours de route. Du coup, elle releva les yeux vers son ex petit-ami et lui tendit son verre. « Tu peux me resservir la même chose, s’il te plaît ? Je vais juste mettre de côté ton cadeau et je te rejoins. » Ils n’étaient plus ensemble, par conséquent elle n’avait plus à analyser et réfléchir à tous les propos qu’elle pouvait avoir en sa présence, de peur de le froisser. Il ne se permettrait pas de la remettre à sa place maintenant qu’elle n’était plus à lui. « La princesse a soif. » Gary n’avait jamais apprécié son attitude de princesse, justement, mais ce soir elle avait le droit d’en abuser et il n’avait pas intérêt à râler simplement car elle lui demandait de lui servir à boire. Elle posa sa main sur le haut de son torse puis effaça un pli imaginaire sur sa chemise avant de tourner les talons pour aller ranger le cadeau dans un endroit sûr, avec ses affaires, car mine de rien son geste lui faisait plaisir et elle y tenait déjà.

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Jeu 5 Jan - 15:05
Se débarrasser de Mason avait été un jeu d’enfant, le grand blond n’était pas une lumière et Gary avait par conséquent la main haute pour se jouer de lui sans avoir à déployer le moindre effort. S’il avait ruminé ces dernières semaines à propos de sa relation avortée avec la jeune mère, il retrouvait un peu de sa superbe en réalisant que si elle se contentait d’un type aussi bas d’étage que le cowboy, alors ils n’avaient absolument rien eu à faire ensemble. Aubrey profitait de leur rupture pour abaisser ses attentes, alors que Gary faisait tout le contraire, raison pour laquelle il s’accommodait d’un célibat persistant. Pour autant, avoir son ancienne petite amie tout contre lui à cet instant raviva des souvenirs charnels qui s’accompagnèrent d’un manque certain. Il retroussa le nez dans une expression faussement modeste, entendant la fin du compliment qu’elle se refusa de prononcer alors qu’elle lui avait sorti plus de cent fois au cours de leur relation. Elle l’avait trouvé à son goût dès les premiers instants, elle ne pouvait pas avoir changé d’avis sur la question alors qu’il n’avait pas – encore – périclité. « Ça me change d’être parfait ? » Il fit une grimace et porta sa main désormais libre à sa poitrine pour faire mine d’être touché par cette remarque, avant de se fendre d’un sourire amusé. Aubrey n’avait pas l’habitude de le voir apprêté car elle n’était que rarement invitée aux soirées en grande pompe organisées par son employeur. Quand il bossait encore en Floride, dans les locaux de la NASA, il était souvent amené à revêtir ses habits de lumière pour divers événements huppés. Il était moins amené à sortir costume et cravate depuis son retour en Oregon, ce qui n’était pas pour lui déplaire, puisqu’il préférait de loin une paire de jeans et un polo confortable. « Quelle descente, Miss Blum ! » Avait-elle quelque chose à oublier pour boire de la sorte ? Il ouvrit la bouche avant de la refermer dans le vide, soufflé, car, déjà, elle lui donnait l’ordre d’aller remplir à nouveau son verre, lui plaçant entre les mains sans lui laisser le choix. Il détailla longuement son visage durant les quelques secondes que dura le contact de sa main sur son torse avant de souffler longuement par le nez. « Ok… » murmura-t-il face au vide laissé par son dos qui s’éloignait, soutenu par son fessier rebondi sous sa jupe courte. Il se racla la gorge et avala la moitié de sa propre bière en se rendant compte que son regard trainait un peu trop là où il n’avait plus le droit de le faire. Il patienta quelques instants, le temps de se familiariser aux alentours et aux autres personnes présentes, dont certains regards insistaient sur sa silhouette alors que lui-même n’en avait que faire de savoir qui ils étaient et d’où ils connaissaient Aubrey. Il se rapprocha du buffet pour y poser sa bouteille aux deux-tiers vide et chercha des yeux les bouteilles de whisky. Mason se tenait non loin d’elles donc il s’avança, remplit le verre et le tendit au grand idiot. « Ta petite amie m’a chargé de te demander de lui apporter ça. Et elle a également changé d’avis, elle veut… » Il scruta le contenu de la longue table et pointa du doigt un bol. « Une de ces petites bouchées, là. » Son regard était pareil à celui d’une biche perdue au milieu d’une route de campagne une nuit d’hiver mais son interlocuteur ne remarqua rien, trop heureux de jouer au labrador avec la maîtresse de la soirée. « Merci, mec. Tu reprends quelque chose, toi ? » Il secoua la tête face à son enthousiasme et la remua de gauche à droite. « Non, ne t’en fais pas pour moi, ne va pas faire attendre la reine de la soirée, ok ? » Mason éclata de rire et lui tapota le bras avant de s’éloigner pour partir à la recherche de sa compagne. L’expression de Gary se rembrunit à son départ et il tapota sa poche arrière avant de se diriger vers la sortie de la salle. Dans un long soupir, il referma sa veste autour de lui puis s’alluma une cigarette, dont il expira la première volute de fumée en direction de la lune, voilée derrière des nuages annonciateurs de l’hiver.

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Jeu 5 Jan - 22:56
Gary lui avait brisé le cœur, sérieusement et méchamment, même s’il prétendait le contraire. Elle savait bien mieux que lui la peine qu’elle éprouvait chaque fois qu’elle repensait à leur relation avortée et surtout, les raisons de leur rupture. Avec du recul, sans doute devait-elle essayer de comprendre que cette action n’avait rien d’étonnant chez un individu tel que lui, mais même en « normalisant » sa faute, elle ne se sentait pas capable de lui pardonner et de faire comme si ce n’était jamais arrivé. Certes la question ne se posait-elle pas, mais elle était persuadée qu’il n’aurait pas laissé passer son incartade si les rôles avaient été inversés. Il aimait sa position de mâle dominant, il le savait, elle le savait, pour autant il y avait des limites à ne pas dépasser. Le père de son fils était d’une nature solitaire, elle ne devait probablement pas lui manquer au quotidien, alors que son absence à lui s’était fait ressentir dans sa vie. Durant les premiers jours séparés l’un de l’autre, après son déménagement et même s’ils n’étaient plus ensemble à l’époque, un certain manque avait pointé le bout de son nez. Comme si son parfum s’amusait à la suivre de près, elle s’était plus d’une fois surprise à se retourner pour vérifier qu’il n’était pas présent, tout en sachant qu’il ne passait jamais chez elle. Mason était un homme gentil et attentionné, à l’opposé de son ex petit-ami, de ce fait il lui apportait des choses totalement différentes et cela lui permettait de ne faire aucune comparaison en parallèle. Si elle avait de l’affection pour le grand blond, on ne pouvait hélas pas parler d’amour pour le moment. Même si le bougre y mettait de la bonne volonté pour faire marcher leur couple, elle ne pouvait se mentir sur un point, il était un rebound pour elle, une relation pansement pour se remettre de sa rupture brutale avec l’ingénieur. Elle traversait une période importante et décisive, notamment dans ses études et sa musique, elle ne pouvait se permettre de déprimer et se laisser aller, l’homme d’écurie l’aidait ainsi à garder la tête hors de l’eau. Il était hors de question pour elle d’échouer maintenant que sa vie professionnelle prenait un autre tournant et brillait un minimum. « Oublie pas mon verre hein ! » souffla-t-elle après s’être éloignée de quelques mètres. Elle n’était pas portée plus que ça sur la bouteille mais savait toutefois en profiter lors des soirées, quitte à avoir une descente importante et parfois abuser de l’alcool. Aujourd’hui elle avait de bonnes raisons de festoyer et comme elle n’avait pas à s’inquiéter de devoir récupérer River plus tard, elle comptait bien savourer chaque instant de cette soirée. Elle disparut quelques minutes car elle croisa la route d’une connaissance avec qui elle avait étudié à l’université de Portland à son arrivée en Oregon et prit le temps de papoter un peu. La conversation fut interrompue par l’arrivée de Mason qui lui apporta son verre de Whisky et un petit canapé tomate mozzarella. « Merci, tu es adorable, » dit-elle avant de lui voler un rapide baiser. Elle regarda par-dessus son épaule pour voir si Gary se trouvait derrière lui et fut surprise de constater qu’il était seul. Pourtant, c’était une mission qu’elle avait confiée à son ancien compagnon. Une vague de déception traversa son regard marron tandis qu’elle avalait sa mignardise et scrutait discrètement la salle. Un quart d’heure, voire une vingtaine de minutes (elle ne comptait plus et ne faisait guère attention au temps qui passait), s’écoula alors qu’elle grignotait et buvait en compagnie de ses amis. Mason, gardien de son téléphone car il avait des poches à son pantalon, lui tendit son portable lorsque ce dernier se mit à sonner et afficha le nom de Ike. Comme la salle était bien trop bruyante, elle se dirigea instinctivement vers la sortie où elle trouva Gary en pleine discussion avec une jeune femme, sans doute la +1 de quelqu’un car son visage ne lui disait absolument rien. Peut-être l’avait-elle déjà vue une ou deux fois, dans tous les cas les quelques verres qu’elle avait bus l’empêchaient de rassembler entre eux ses quelques souvenirs. « Je croyais que tu étais parti sans dire au revoir, » dit-elle à l’attention de Gary alors que son téléphone arrêtait de vibrer. « Vous faites quoi ? » L’ingénieur portait sur lui son manteau, avait-il voulu prendre la poudre d’escampette sans la prévenir ? Avait-il préféré la compagnie de cette fille à la sienne ? Pire encore, était-elle la raison pour laquelle il était encore là ?

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Jeu 12 Jan - 15:44
Il n’était même pas resté trois-quarts d’heure à l’intérieur mais il réalisa à quel point la chaleur était moite et pesante dans la salle, à l’opposé du dehors hivernal dont les températures étaient passées sous la barre des dix degrés depuis plusieurs jours. Aubrey était une personne tellement solaire et lumineuse qu’il était étrange de se dire qu’elle avait vu le jour durant une période si sombre et fraîche. A l’inverse de Gary, garçon de l’été, qui savait pourtant se montrer froid et distant. Il ne croyait pas à l’astrologie – même s’il les lisait parfois cette rubrique, par amusement et avec second degré – pourtant il pensait que la position des astres, les moments de l’année, pouvaient influencer la trajectoire de vie d’une personne. Les étoiles s’étaient alignées pour organiser la rencontre entre les deux protagonistes, non pas pour leur faire vivre une fabuleuse histoire d’amour, mais plutôt pour leur permettre de créer l’être incroyable qu’était et deviendrait River Blum-Hastings. Il en était venu à cette conclusion plusieurs fois durant leur relation, toutefois cette vérité lui revenait ce soir après avoir vu le bras de Mason autour de la taille de la texane. Aubrey n’était plus sa petite amie, elle était passée à autre chose et ce malgré les signaux qu’il pensait avoir lu dans ses discours ainsi que durant leurs rares interactions. Il s’était voilé la face, sans doute parce qu’il n’avait pas voulu s’avouer vaincu si vite, par paresse de redémarrer de zéro alors qu’il avait fourni tant d’efforts avec cette compagne-ci. Il avait trente-cinq ans, ce qui était encore jeune pour beaucoup, tout en apportant une certaine fatigue récurrente ; il en avait vu beaucoup au cours de son existence et il n’avait pas envie, pour l’instant, de devoir recommencer à prospecter à la recherche d’une compagnie sentimentale pour partager son quotidien. Il se demanda comment l’étudiante avait fait pour trouver quelqu’un aussi rapidement, avant de se souvenir qu’elle méprisait la solitude et qu’elle avait accepté l’un des premiers venus. Elle n’était pas un modèle à suivre. « T’as pas du feu ? » Le raclement d’un talon sur le macadam le tira de ses pensées et il se tourna dans la direction de la voix qui l’avait alpagué sans formule de politesse. Il arqua un sourcil, prétextant silencieusement ne rien avoir entendu. La jeune femme gloussa en croisant son regard et il put remarquer le rouge lui monter aux joues. « Pardon, t’as du feu, s’il te plaît ? » Voilà qui était mieux. Il ressortit son briquet puis s’avança vers elle pour allumer la cigarette qu’elle tenait entre ses lèvres maquillées. Taiseux, il la gratifia d’un clin d’œil lorsqu’elle le remercia avant de reporter son attention sur le parking quelques mètres plus loin. « T’es l’ex de la fille dont c’est l’anniversaire, non ? » Elle ne manquait pas de toupet. Dans un raclement de gorge, il reporta à nouveau son attention sur elle puis secoua la tête de gauche à droite. « Je m'appelle Gary, je suis ingénieur aérospatial et jeune papa, » corrigea-t-il, sans l’animosité que certains lui connaissaient. La demoiselle, June, se présenta à son tour, avec quelques nouvelles excuses et elle parvint à capter son attention en lui posant des questions sur son travail. Elle s’était renseignée sur la récente mission Artemis I, alors Gary était plus que ravi de pouvoir échanger à ce sujet. Rares avaient été ceux dans son entourage capables d’entretenir une conversation suivie en rapport avec ce voyage spatial. Au fur et à mesure de la discussion, il se déraidit pour lâcher quelques rires amusés. June lui proposa de retourner à l’intérieur car elle commençait à avoir froid mais Gary se montra hésitant, d’une hésitation qui alla crescendo quand le visage d’Aubrey apparut à leurs côtés. « J’allais t’envoyer un message pour te prévenir, » se justifia-t-il bêtement avant de se rapprocher d’un pas de la jeune inconnue, qui parut tout à coup très gênée et se fit toute petite – elle l’était déjà car elle faisait une tête de moins qu’Aubrey malgré ses talons. Il releva sa main droite dans laquelle trônait sa deuxième cigarette et la secoua. « Tu es sortie en petite tenue juste pour fliquer tes invités fumeurs ? » Pour la troisième fois de la soirée, son regard se perdit « malgré » lui dans son décolleté. « Ne me dis pas que tu viens râler car tu n’as pas eu ton verre… J’avais chargé Mason de te l’apporter. » Un sourire moqueur avait pris possession de son visage et il se passa la langue sur les lèvres lorsque June esquiva la conversation en retournant à l’intérieur. Gary la suivit des yeux en poussant un long soupir. Quelques minutes de plus et il aurait pu repartir avec son numéro. « Qu’est-ce que tu fais là, Aubs ? Tu vas attraper froid. »

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Ven 13 Jan - 22:45
L’alcool qui circulait doucement mais sûrement à travers tout son corps aurait dû la rendre euphorique et de bonne humeur. Au lieu de ça, elle se retrouvait dehors en tenue légère, à essayer de retenir son ex petit-ami, en plein mois de décembre. Si la fête battait son plein et était assurément une réussite, elle ne pouvait cependant pas s’empêcher d’éprouver un sentiment étrange, qu’elle ne parvenait d’ailleurs pas à qualifier. Gary avait cet effet indescriptible sur sa personne. Même en ayant toutes les raisons du monde de lui en vouloir, elle n’arrivait pas à se montrer distante et froide avec lui de manière continue. Ce soir sa solide carapace s’effritait, sans doute car elle avait été prise au dépourvu en le voyant débarquer à sa soirée l’air de rien. Leur relation était compliquée et elle n’était pas certaine que les choses deviennent plus faciles avec le temps. « Tu comptais me dire au revoir par message ? » Elle n’était pas la fille de son facteur, elle méritait davantage de considération et de respect. De plus, il avait fait de la route pour venir la voir. Elle ne comprenait donc pas pourquoi il voulait s’éclipser discrètement après seulement quelques minutes. Elle balaya du regard les alentours avant de le poser à nouveau sur le duo qui lui faisait face. Si elle examina la jeune femme dans un premier temps, elle reporta bien vite toute son attention sur son ancien compagnon, le fixant avec une certaine intensité. « Je ne flique personne, » se défendit-elle avec une mauvaise foi évidente même si, pour le coup, elle était sortie pour répondre à un appel et non pour le surveiller. La preuve, elle le pensait déjà parti. Comme elle se contentait de le regarder en clignant à peine, elle put remarquer l’œillade (et ce n’était pas la première) qu’il jeta à son décolleté, ce qui provoqua chez elle un sentiment de supériorité sur l’autre demoiselle. C’était elle qu’il reluquait et non une simple invitée. Cela eut au moins le mérite de faire redescendre la tension qui était montée crescendo depuis qu’elle les avait rejoint. Désormais un brin plus calme, elle ne commenta pas le départ de la prénommée June et souffla fortement par le nez lorsqu’ils se retrouvèrent seuls. « Tu me prêtes ta veste ? C’est vrai qu’il fait froid. » Maintenant que la menace était écartée, elle pouvait se détendre et réalisa que la température extérieure était très basse. « Je ne te surveillais pas, tu sais. J’étais juste sortie pour répondre à mon téléphone car il y a trop de bruit à l’intérieur. » Mais elle n’était pas allée au bout de son geste en les découvrant. Elle prit deux petites secondes pour envoyer un message à son oncle et lui demander si tout allait bien pour lui et River à la maison. « Tu fais une heure de route pour venir à ma fête et tu pars comme ça ? » reprit-elle par la suite. « Mason m’a bien ramené mon verre et j’ai eu le temps d’en boire deux autres avant de te trouver ici. C’est pas très gentil d’ailleurs. C’est mon anniversaire, tu te souviens ? » Elle esquissa une petite moue boudeuse et lui adressa des yeux facilement attristés, probablement grâce aux effluves de l’alcool. Sans doute essayait-elle d’arborer une mine innocente et mignonne comme Gary avait le secret, restait toutefois à juger si elle arrivait à la reproduire et si celle-ci était efficace. « Désolée de l’avoir fait fuir… Tu semblais en bonne compagnie. » Faux. Elle n’était pas désolée et la compagnie laissait à désirer. Peut-être extrapolait-elle mais elle était persuadée que la jeune femme était intéressée par Gary. Il était bel homme et cet argument suffisait certainement à une fille comme ça pour combler son samedi soir. Légèrement plus âgé que le reste des convives – si on mettait Mason de côté – il représentait une pièce unique en quelque sorte. « Tu m’aimerais plus si je fumais... ? » Elle remua les lèvres. « M’aurais plus aimé ? »

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Gary Hastings
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· Re: Oh why don't I ever learn? · Mer 18 Jan - 19:10
Les jeunes d’aujourd’hui ne juraient que par leurs téléphones, auxquels ils étaient rivés de l’aube jusqu’au soir – parfois même une bonne partie de la nuit –, et Aubrey ne dérogeait pas à cette règle. Elle aussi se mirait souvent dans le reflet déformé des réseaux sociaux, qui l’adulaient car elle avait la chance d’être une jolie jeune femme dynamique. Elle n’était pas une célébrité, ni même une influenceuse, mais elle se frayait un chemin vers la notoriété, notamment grâce à Mazebird. Gary ne comprit par conséquent pas où était le mal de lui envoyer un message pour lui informer de son départ, ça n’était pas moins valorisant que de lui faire ses adieux en personne. Il ne comptait pas l’étreindre ou lui déposer un bisou émouvant sur le front pour la saluer, ils n’en étaient plus – ou pas encore – dans ce stade de leur relation. Comme à son habitude, Aubrey faisait preuve d’un élan de gaminerie bien loin des vingt-cinq années qu’elle était supposée célébrer ce soir-là. Dans sa profonde générosité, il ne releva pas la stupidité de sa question pour ne pas la ridiculiser devant leur spectatrice. Cette dernière ne se fit pas prier pour retourner à l’intérieur, sans doute parce qu’elle avait froid à cause de la météo mais également à cause de l’attitude de l’organisatrice de la soirée. « Du coup, ça ne te dérange pas que, moi, je tombe malade ? » Il fronça les sourcils mais il ne joua pas sa carte de goujat habituel. Il n’avait aucune envie qu’elle n’attrape la crève, ou pire, et qu’elle le refile à leur fils. Il se défit donc de sa plus grosse épaisseur vestimentaire pour la déposer sur ses épaules alors qu’elle semblait désormais concentrée sur son téléphone. Il jeta au passage un coup d’œil sur son écran pour lire ce qu’elle envoyait et fut intéressé par la réponse à la question qu’elle posait à son oncle. Il le fut moins par celle qu’elle lui adressa à lui en présentiel. « Qu’est-ce qui n’est pas gentil ? D’avoir fait une heure de route, deux si on compte le retour, pour te souhaiter un joyeux quart de siècle ? » fit-il mine de ne pas comprendre tandis qu’il glissait son pouce sur le mégot de sa cigarette afin d’en faire tomber les dernières cendres rougeoyantes. Il soutint son regard de Chat Potté sans en être affecté, car il se tenait suffisamment près d’elle pour savoir que l’alcool lui faisait dire n’importe quoi. Les molécules présentes dans ses trois verres de whisky interagissaient avec son cerveau pour lui faire oublier les raisons de leur séparation ou la colère qu’elle éprouvait à son égard. A moins qu’elle avait encore les esprits à peu près clairs et qu’elle souhaitait juste lui ruiner sa soirée, à lui, en se jouant de lui. Aucune option n’était alléchante. Il secoua vigoureusement la tête et laissa échapper un rire amusé. « Tu coûtes déjà assez cher comme ça, tu te rends compte de ce que ça donnerait si, en plus, il te fallait un budget clopes ? » Il s’avança d’un pas vers elle pour poser sa main sur son épaule, glissant ses longs cheveux dans son dos pour libérer sa joue, afin de pouvoir la regarder. « Écoute, je ne suis pas venu pour te jouer un mauvais tour ou pour t’agacer. Je pensais que ton invitation était sincère, ce n’est qu’en arrivant que je me suis rendu compte que tu avais dû la faire par politesse, j’ai été stupide de l’accepter. » Fait qui arrivait rarement, et qu'il assumait encore moins souvent. Il marqua une pause le temps d’une inspiration. « Je ne regrette pour autant pas d’avoir fait le déplacement, car... et bien... tu es quelqu’un qui compte pour moi, tu es la mère de mon fils, tu es Aubrey Blum. » Tant pis si elle prenait mal sa présence ici, elle aurait certainement tout oublié après quelques heures de sommeil. « Par contre, je me caille les miches, à cette seconde. Si tu pouvais rentrer pour que je récupère ma veste... » Il se colla à elle jusqu’à glisser son bras autour de sa taille, sous son propre vêtement qu’il avait prêté bon gré mal gré, afin de l’inciter à reculer pour retourner à l’intérieur, profitant du même coup d'un peu de chaleur corporelle.

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Aubrey Blum
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· Re: Oh why don't I ever learn? · Mer 18 Jan - 22:49
Comme à son habitude, Gary manquait de tact. Car même s’il semblait visiblement d’accord pour lui prêter son vêtement, il ne pouvait hélas pas s’empêcher de faire une petite remarque à ce sujet. Bien sûr que non elle ne lui souhaitait pas de tomber malade mais elle attendait de lui un peu de générosité et qu’il se comporte en gentleman. Fort heureusement, le bout de tissu finit par recouvrir ses épaules dénudées et même s’il le lui avait donné en râlant, elle accueillit le geste avec un petit sourire satisfait. Elle ignorait si cela lui coûtait énormément ou non, dans tous les cas le résultat la contentait. Une fois son message envoyé, elle verrouilla l’écran de son téléphone portable et glissa l’objet dans la poche du jeune homme, comme sa tenue à elle n’en disposait pas. « Arrête… Tu sais très bien ce que je veux dire, » souffla-t-elle en roulant des yeux, derrière un léger sourire. Il pouvait bien jouer à l’idiot, elle n’était pas dupe. Oui, elle était reconnaissante de savoir qu’il avait fait le déplacement pour elle, néanmoins il n’était pas utile d’en faire des tonnes. Il n’avait pas non plus pris l’avion pour se rendre à sa soirée. Elle n’avait sans doute interrompu aucun de ses potentiels plans comme il était plutôt casanier. L’alcool lui embrouillait quelque peu l’esprit, pour autant elle restait en pleine possession de ses moyens, elle n’en était pas encore arrivée au point de zigzaguer sur son chemin. « Tu vois, ça, par exemple, c’est pas très gentil, » répondit-elle d’une petite voix en le suivant du regard tandis qu’il s’approchait d’elle pour placer sa grande main sur son épaule. Il parlait d’elle comme si elle était une chose ou un animal domestique, c’était assez dégradant. Mais par chance, elle n’était pas en mesure de se braquer pour si peu car son état lui empêchait de voir le mal partout comme cela aurait pu être le cas en temps normal dès qu’il s’exprimait. Elle relativisait et percevait la touche d’humour dans ses propos même si, pour le coup, ce n’était pas très sympa, en effet. « Je suis une femme autonome moi, Monsieur, » dit-elle avec conviction et fermeté. Malheureusement pour elle, elle n’était pas vraiment crédible en plus de paraître risible car de tels mots sortis de sa bouche, ça ne sonnait pas très juste. Elle n’en avait juste pas conscience sur le moment. Elle fit l’effort de retrouver un semblant de sérieux, comme il semblait le suggérer, et se concentra sur son interlocuteur afin de l’écouter avec attention. Pour une raison inconnue, probablement l’emploi du mot stupide par le jeune homme pour se qualifier, elle esquissa un large sourire édenté et hocha la tête. « Mon invitation était sincère, sur le moment… Je sais pas. Je sais plus. » Elle n’arrivait même plus à se souvenir du contexte dans lequel elle l’avait invité ce soir. « J’ai juste été surprise de te voir, pour des raisons évidentes… Avec notre rupture et tout ça, je ne pensais pas que tu viendrais. Tu n’es pas le seul à avoir du mal à t’ajuster à cette nouvelle facette de notre relation. C’est dur pour moi aussi, tu sais. » Elle ne pouvait pas le laissait endosser toute la responsabilité de leur situation actuelle. De toute évidence, elle n’avait pas non plus été très claire sur ses désirs et ses intentions avant aujourd’hui, pas étonnant donc, d’être dérouté. « Je suis Aubrey Blum, » répéta-t-elle d’une voix légèrement alcoolisée et donc un peu idiote, tandis qu’elle souriait toujours plus. « C’est bien d’être Aubrey Blum, tu crois ? » s’enquit-elle alors qu’il glissait ni vu ni connu un bras autour de sa taille, en quête d’un peu de chaleur lui aussi. « Ah mais t’as les mains froides ! » s’exclama-t-elle dans une grimace car ses doigts étaient entrés en contact direct avec sa peau dénudée au niveau de son ventre. Elle obéit à la requête et fit de petits pas en direction de la salle des fêtes dans le but de retourner à l’intérieur, où ils furent à nouveau agressés par la musique forte et le brouhaha ambiant. Leur rapprochement physique ne passa pas inaperçu et attira quelques œillades indiscrètes sur leur passage. L’espace d’un instant – quelques secondes ou peut-être même une minute, elle l’ignorait – son regard noisette se perdit dans le sien avant qu’elle ne se décide à retirer sa veste pour lui rendre. Comment lui dire qu’il lui manquait sans les perturber tous les deux et surtout, sans manquer de respect à son petit-ami actuel ? Elle avait mis un terme à leur relation, elle ne pouvait pas et ne devait pas retomber dans ses travers. « Tu restes un peu ? » demanda-t-elle sans le lâcher du regard. « Danse avec moi et je te laisse partir, » conclut-elle avec une part de malice dans la voix. Il n’avait pas été sensible à son charme et ses yeux de biche un peu plus tôt, sans doute ne risquaient-ils rien. Leurs rapports avaient souvent été physiques entre eux, si cette alchimie et ce langage ne fonctionnaient plus, alors ils étaient définitivement à l’abri de tout, car ce n’était assurément pas avec des mots que Gary reviendrait vers elle. « S’il te plaît ? » ajouta-t-elle, tout en sachant que la politesse était importante pour l’ingénieur qui ne répondait pas aux ordres, avant de lui tapoter le bout du nez.

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· Re: Oh why don't I ever learn? · Lun 23 Jan - 11:59
Il l’avait quittée en pleine possession de ses moyens, désormais le regard d’Aubrey était plus flou, rendu trouble par un verre et demi de trop. Elle devait penser tenir l’alcool de par ses origines, mais chaque organisme devait tôt ou tard s’incliner devant un trop-plein de whisky. Néanmoins, elle souriait, beaucoup, et il tenait encore suffisamment à elle pour que l’angle jovial de ses lèvres le fasse ressentir une certaine forme de joie. Elle parvenait à le réchauffer malgré les températures glaciales. Elle sortait des énormités au moins deux fois plus grosses qu’elle, qui le firent rire malgré lui, tandis qu’il essayait de se recomposer rapidement pour récupérer un visage neutre. Certes, elle revenait de loin et avait traversé beaucoup d’épreuves au cours de sa courte vie, cependant elle n’était pas l’archétype de la femme indépendante, preuve en était qu’elle n’avait eu besoin que de quelques semaines pour s’officialiser avec un nouveau petit ami. Elle était incapable de vivre seul et dans un lit vide. « Je n’ai pas de mal à m’ajuster, » souffla-t-il, sourcils froncés, alors qu’elle osait impliquer qu’il n’était pas passé à autre chose. Elle devait prendre ses désirs pour des réalités en lui conférant le rôle du mec incapable de se remettre d’une rupture, alors qu’il n’était nullement cet homme-là. Lui pouvait se targuer d’être autonome, car il avait passé la majeure de sa vie en solitaire – hors présence d’animaux de compagnie. Il profita de la promiscuité de leurs deux visages pour la contempler alors qu’elle partait dans un délire étrange en reprenant une partie de son discours. Il ne comprenait pas pourquoi elle lui posait la question alors qu’elle avait démontré clairement qu’elle n’avait pas de problème avec son image, qu’elle aimait ce que son reflet lui renvoyait et que rien de ce que Gary n’aurait pu dire ou faire n’aurait pu changer cela. A moins que si ? Se pouvait-il qu’il ait eu ce pouvoir et qu’il l’ait fait douter au point d’aujourd’hui revoir ses standards à la baisse ? Cela expliquerait la présence de Mason en tant que prince de la soirée au bras de la reine. Une partie de lui se serait contenté de cette diminution de ses exigences car cela le plaçait sur un piédestal, une autre partie, plus enfouie et timide, regrettait de voir la mère de son fils tombait plus bas que ce qu’elle méritait réellement. Elle l’avait blessé en refusant de lui pardonner son infidélité, pour autant il ne lui voulait pas de mal. En tout cas, il ne pensait plus le vouloir maintenant qu’il la tenait tout proche de lui. « Ce n’est pas une bonne idée. » Ils n’avaient même pas passé trois minutes en compagnie l’un de l’autre qu’ils se retrouvaient déjà à avoir un contact charnel. Leur offrir plus de temps en présence relevait du suicide social, pour elle, car lui n’avait plus grand-chose à perdre de ce côté-là. Un coup d’œil alentour le conforta dans cette pensée, sauf qu’il eut le malheur de croiser à nouveau le regard de son ex-compagne. « Ok, une chanson, parce que la reine de la soirée l’exige, » soupira-t-il, ses lèvres s’étirant tout de même en un semblant de sourire. Le rythme de la musique qui passait était assez rapide pour ne pas autoriser un rapprochement des corps, alors il lui emboîta le pas jusqu’à la grande zone de la salle qui servait de piste de danse et se mit à remuer épaules et hanches en lui faisant face. L’accès de dopamine lui donna le sourire l’espace de deux chansons, jusqu’à ce que Mason ne les ramène à la réalité en s’accrochant dans le dos d’Aubrey. Si une ombre voila momentanément le regard de Gary, il ne se défit pas de sa mine réjouie et offrit un clin d’œil au trentenaire. Quand la musique changea pour un tempo plus lent, sans doute réclamé par le grand blond, l’ingénieur rendit les armes. Il tendit le bras pour frotter le poignet de la mère de son fils. « Merci pour l’invitation. Bon anniversaire. » Il articula suffisamment pour se faire entendre, même si le son était moins fort qu’auparavant. Il ne pouvait pas lui dire à bientôt ou au revoir, car la Aubrey qu’il serait amené à revoir les dimanches lors de la passation de River ne serait plus la même que ce soir. Il comprenait, le cœur plus lourd qu’escompté, qu’il faisait ses adieux à Aubrey la charmeuse qui s’était emparée d’une partie de son cœur, plus d’un an plus tôt, sur le campus de Portland. Mason ne laissa à personne le loisir de faire durer les salutations car il maintenait la fausse blonde contre lui, à juste titre, ayant raison d’être jaloux car les intentions de Gary n’étaient pas totalement innocentes. Sur le chemin jusque sa voiture, dans le froid hivernal, il réalisa qu’il était venu ce soir pour tenter de revenir dans les bonnes grâces d’Aubrey. Il repartait avec une sensation à la fois de vide et de satisfaction, parce que les choses étaient enfin claires dans sa tête. Elle était à Mason, désormais, et appartiendrait à son prochain compagnon quand elle se serait lassée de lui. En aucun cas il ne possédait le moindre pouvoir sur elle.
« Putain, fait chier, » maugréa-t-il une fois rentré chez lui, sous le regard intrigué de Raoul, alors qu’il sortait le portable d’Aubrey de la poche de sa veste.

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